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SECURITE ALIMENTAIRE AU SAHEL

Le maïs, une alternative

Le maïs, une alternative pour lutter contre la pauvreté dans le Sahel malien.

Dans les zones sinistrées comme Nioro du Sahel, l’accès aux denrées de base est de plus en plus difficile et les cas de malnutrition sont en augmentation. La concurrence pour l’exploitation des ressources limitées dégénère parfois en conflits locaux entre pasteurs et agriculteurs. La promotion de la culture du maïs en est une réponse.

Une bouillie de 20 g de maïs écrasé est plus nourrissante qu’un kilo de riz affirment les diététiciens. Le maïs grain ou fourrage est l’aliment de référence dans le monde entier. Plébiscité par les éleveurs depuis 30 ans, ses atouts nutritionnels et économiques (culture simple à produire, à récolter et à stocker), en font un produit compétitif qui contribue à baisser le prix des produits alimentaires de base que sont le lait et la viande.

Plante protectrice de l’environnement, un hectare de maïs produit 4 fois plus d’oxygène qu’un hectare de forêt et absorbe 4 fois plus de gaz carbonique. Mieux, le maïs peut servir à fabriquer des carburants «propres», les carburants de demain.

L'aliment de base à Nioro du Sahel étant du couscous au lait dans la quasi totalité des familles, le maïs de par ses qualités nutritionnelles pour l'homme et le bétail se révèle la céréale indiquée pour venir à bout de l'insécurité alimentaire. Il s’adapte sous toutes les latitudes ; le maïs est présent aujourd’hui sur les cinq continents, à travers des milliers de variétés différentes les unes des autres. Un succès planétaire évident, tant au plan de l’alimentation animale, qu’au niveau de ses nombreuses applications : tout est bon dans le maïs ! Il est cultivé pour ses grains riches en amidon ; il est utilisé dans l’alimentation, humaine et animale, ou dans diverses industries et sa plante entière peut être consommée par le bétail comme fourrage frais ou sec ou comme ensilage.

Le cercle de Nioro du Sahel, une zone d'élevage par excellence avec un cheptel comprenant environ 600 000 têtes toutes espèces confondues, 150 000 volailles et une population estimée à près 200 000 habitants vit un besoin alimentaire de 36 000 tonnes de céréales par an. Ce besoin est loin d'être couvert avec le péril acridien et la mauvaise pluviométrie enregistrés en 2004 qui ont du coup compromis la survie des populations et l'essor de l'élevage par un manque de pâturage.

Selon le chef du service local d’appui conseil d’aménagement et d’équipement rural (SLACAER) de Nioro du Sahel, l'ingénieur agronome Mandé Diakité, « seul le maïs, qui a un cycle de 70 jours, est capable directement ou indirectement de maintenir la sécurité alimentaire à Nioro du Sahel. Sa culture n'est pas au dessus des possibilités du cercle. Il faut tout juste informer et sensibiliser les paysans en les dotant de connaissances sur la question. Les semences adaptées à la zone du Sahel sont disponibles, elles n’ont besoin que de 3 pluies de 15 mm en 20 jours pour arriver à terme avec un bon rendement à l'hectare. Les terres existent à cet effet et le fumier organique ne manque pas pour pallier à l'utilisation des produits chimiques ».

Contribuant non seulement à l’essor de l’élevage mais aussi à l’amélioration de l’alimentation, à la création d’emplois et à long terme à l’industrialisation de la zone, la vulgarisation de la culture du maïs au Sahel, à n'en pas douter, serait une action efficace en faveur de la sécurité alimentaire, une alternative pour lutter contre la pauvreté.

[haut]
Daniel DEMBELE

Point d’accès Nioro du Sahel

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