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Mois de septembre

Article du 27-09-07

 

PARTENARIAT JAMANA/ONE WORLD AFRICA

Djenné « clique » sur le développement

Dans le cadre de sa politique de « renforcement  de la voix des pauvres et des personnes marginalisée» dans six pays d'Afrique dont le Mali, un projet d'initiation et d'accès aux Tic a été élaboré entre Jamana et One World Africa. Ce projet a pour objectif principal d'initier les populations rurales et semi-urbaines aux Tic et surtout leur permettre de tirer le maximum de profit des opportunités qu'offrent les Tic.

Le projet vise à assurer une meilleure complémentarité entre les techniques traditionnelles et modernes de communication au niveau des communautés de base et renforcer les capacités de communication des populations pour une meilleure négociation, explication et défense de leurs intérêts. La Radio Jamana de Djenné a été choisie pour mener à bien le projet.

C'est ainsi qu'un certain nombre d'activités ont eu lieu à Djenné depuis le début du mois de septembre.

Dans le cadre de la promotion des Technologies de l'information et de la communication, une équipe dirigé par Lévy Dougnon, directeur de la Radio Jamana et président du Comité consultatif du Centre local d'information et de communication-Pinal (Clic) de Djenné s'est réuni le samedi 3 septembre 2007 au Clic-Pinal. L'objectif de cette rencontre était d'abord de créer un cadre de concertation, ensuite se donner un plan d'activité et enfin discuter de sa mise en œuvre pour une meilleure promotion des TIC dans une localité isolée comme Djenné.

Ainsi M. Dougnon dira : « qu'il nous revient de faire en sorte que l'unique télécentre du cercle soit un lieu public pour toute la communauté où les gens peuvent avoir accès à des ordinateurs, Internet et divers autres outils technologiques grâce auxquels ils peuvent obtenir de l'information et communiquer avec les autres tout en acquérant des compétences numériques » . Et d'ajouter que si nous réussissons ce travail, nous aurons des collectivités plus fortes, des collectivités moins isolées avec un apprentissage des Tic à la portée de tous ; la possibilité pour les communautés de prendre la parole et enfin avoir accès à de meilleurs débouchés économiques.

Dans cet ordre d'idée, l'équipe se propose de recruter des bénévoles et de les former pour élargir le réseau des novateurs liés aux Tic. Des jeunes et des femmes (une vingtaine) seront formés à l'informatique et à l'Internet afin qu'ils puissent être des relais très efficaces dans le cadre de la promotion des Tic auprès des décideurs politiques, administratives dans la commune de djenné.

Vu le faible revenu de cette couche, le Centre local d'information et de communication de chargera de leur formation en Tic mais aussi leur formation en leadership.

En écho à M. Dougnon, Mahamadou Sidibé, responsable du Centre de conseil communal de Djenné s'est félicité de la création de ce cadre pour faire la promotion des Technologies de l'information et de la communication. Il dira qu' « une des difficultés dans le travail des mairies réside dans la non utilisation de des Tic parce que n'ayant aucune formation dans ce domaine » . « Pour une simple saisie de document ou de photocopie, certains maires du cercle de Djenné peuvent se déplacer jusqu'à 50 km pour satisfaire ces besoins » , poursuivra-t-il. Il ajoutera que toutes les occasions seront bonnes pour lui de sensibiliser les maires et les conseillers municipaux à se former dans le domaine des Tic.

Chacun s'est engagé dans son domaine à être un relais d'information et de sensibilisation pour une réduction de la fracture numérique. Pour l'équipe, la fracture numérique n'est pas seulement le nombre d'ordinateurs utilisés mais aussi l'appropriation des Tic par les populations en vue de leur participation au développement.

Dougnon Levy

(Radio Jamana Djenné)

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MARCHE DE LA CUEILLETTE

Le néré et le karité prisés

Le marché de la cueillette offre aux consommateurs maliens divers produits, mais c'est le néré et le karité, qui, de par leurs vertus, sont les mieux valorisés par nos compatriotes.

Le Mali est un grand pays de cueillette où divers produits issus du secteur sont disponibles sur le marché. La disponibilité de chaque produit varie d'une période à l'autre. Les consommateurs ont même souvent l'embarras du choix entre les différents fruits.

Le marché Bamakois se taille la part du lion en matière de consommation des fruits de cueillette, qui proviennent généralement de Baguinéda et du Wassoulou. Outre certains légumes, on y retrouve la mangue, l'orange, le néré, le karité, la banane…

C'est le dernier cité qui fait parler de lui-même à cause de sa cherté. La caisse de banane est passée de 6000 F CFA à 8500 F CFA et le kilo à 350 ou 400 F CFA, selon un revendeur. L'effet direct est que « beaucoup de nos clients se sont tournés vers des fruits comme l'orange, la papaye… » , déplore Kabiné Diakité, président du syndicat des vendeurs de banane.

Le néré et le karité sont visiblement les produits de cueillette les plus prisés sur le marché grâce à leur transformation, qui est d'un apport inestimable pour certaines populations. En plus de sa consommation, le néré est transformé en « sumbala », fréquent dans le panier de la ménagère.

Quant au karité, il sert de base au beurre de karité. Outre la consommation, le beurre de karité est utilisé pour la fabrication de multiples produits cosmétiques, sans oublier les médicaments traditionnels.

La construction de deux usines de transformation de mangues en jus à Bougouni et à Yanfolila prouve la volonté de nos autorités de profiter du maximum possible de ce secteur, qui a beaucoup à offrir à notre pays.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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LA CUEILLETTE AU MALI

Un potentiel à revaloriser

Reconnu comme étant un grand pays producteur de fruits et de légumes, le Mali regorge de potentialités réelles. Les zones de production sont l'intérieur du pays et les environs de Bamako. Si elles étaient judicieusement exploitées, elles peuvent être une source de revenu pour le pays.

Le Mali est une grande nation productrice de fruits et de légumes variés. Parmi cette richesse, on peut citer la banane, la pomme de terre, la mangue, l'oignon/échalote, la carotte, le tamarin…

Commercialement, ces filières sont assez dynamiques puisqu'on les estime à plus de 50 % des produits commercialisés. Elles représentent ainsi un volume d'affaires de plusieurs milliards de F CFA. Pour les produits frais, les volumes des ventes suivent l'évolution de la production (grande irrégularité saisonnière). Le volume des produits transformés est très faible et peu exportable. Cette transformation concerne principalement : la mangue, la tomate, l'oignon/échalote, le gombo, le tamarin, la goyave, l'orange, etc.

Les zones de production et de provenance des fruits et légumes sont généralement les campagnes, mais certains produits sont cultivés aux alentours de Bamako sur les berges des rivières.

Cultivée à Kita, Koulikoro, Kati, Dioila, Yanfolila, Sikasso, Bougouni Koutiala, Yorosso, la mangue du Mali, selon les spécialistes et les consommateurs européens, est parmi les meilleures au monde. Son exportation peut être une activité fort lucrative. L'Institut d'économie rurale (IER) dispose de 35 variétés de mangues.

Les variétés les plus importantes et exportables repertoriées sont entre autres : le Kent, Keilt, Amélie, Valencia, etc. Annuellement, on recolte plus de 500 000 tonnes pour toutes variétés confondues. Selon Djiguiba Kouyaté du Programme compétivité et divertifications agricoles (PCDA), le potentiel exportable en 2005 etait environ 60 000 tonnes.

Quant à la pomme de terre, elle peut se cultiver partout au Mali pourvu qu'il y ait de l'eau pour son arrosage. Les principales zones de production, selon M. Kouyaté, sont : Kati, Koulikoro, le zone Office du Niger.

Des entraves

Culture de contre-saison généralement cultivée en irrigation manuelle à partir de la semence importée dans les bas-fonds, la pomme de terre est aussi cultivée en saison pluvieuse dans certaines zones hautes avec des semences locales. La production annuelle en 2005, à en croire M. Kouyaté, a été de 60 000 tonnes, dont 4000 exportés essentiellement vers la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.

Les filières banane et oignon/échalote, proviennent pour le premier de 6 bassins de production, qui sont Tiakadougou/Fraba, Wassoulou, Banan/Keleya, Baguineda, Kolondiéba Sikasso et Bamako. L'oignon/échalote provient de la zone Office du Niger, du pays Dogon, la zone périurbain de Bamako. Elle est une culture irriguée de contre-saison et cultivée dans les jardins de case hors casiers et sur les casiers rizicoles.

Si pour la banane la production annuelle est de 62 000 tonnes par an, l'oignon/échalote est de 232 000 tonnes.

Les modes de conditionnement et de transport varient d'un produit à l'autre. Ils peuvent aussi dépendre du public cible. Toutefois, si les produits sont destinés aux super marchés ou à l'etranger, le transport s'effectue dans des cageots de 20 kg, caisses ou sacs, sachets de 25 ou 30 kg pour le traitement en station. Pour la valorisation et la commercialisation de ses produits, de nombreuses organisations s'investissent à fond pour qu'ils soient un secteur pourvoyeur de ressources pour le pays.

Les contraintes liées au secteur, selon le spécialiste du PCDA, sont dues à la non maîtrise des itinéraires techniques par les producteurs, le manque de professionnalisme des acteurs de la filière (producteurs, collecteurs, exportateurs), techniques de conservation améliorées peu diffusées, malgré leur intérêt économique.

L'enclavement des zones de production et les difficultés d'accès aux marchés, les difficultés d'adaptation aux normes européennes, la difficile transformation et le stockage des produits en raison du problème technique des pertes encourues figurent parmi les problèmes auxquels le secteur est confronté.

Amadou Sidibé

 

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