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Mois de Mai

Article du 23-03-07

 

KALABANCOURA-ACI

Briquettes combustibles contre charbon de bois

Après la séance de démonstration sur les bienfaits des briquettes combustibles, samedi 19 mai par l'ONG Appui à la femme et à l'enfance pour un développement durable ( Adufe ), les femmes de Kalabancoura-ACI se sont engagées à s'approprier cette alternative à la consommation du charbon de bois.

La consommation du charbon de bois dans le district de Bamako connaît une croissance inquiétante : 100 000 tonnes de charbon de bois en 2005. Pour remédier à cette exploitation sauvage de nos forêts à des fins purement mercantiles, l'ONG Appui à la femme et à l'enfance pour un développement durable ( Adufe ) et le GIE Mali-Briquettes ont mis en œuvre à partir de novembre 2005, des briquettes combustibles à base de poussiers de charbon.

Le projet est soutenu par l'Agence malienne pour le développement de l'énergie domestique et de l'électrification rurale ( Amader ). Après Niamakoro , en Commune VI, les responsables de l' Adufe étaient samedi à Kalabancoura-ACI à la demande des femmes de la coopérative multifonctionnelle Sigidiya pour la promotion-vente de ce nouveau produit.

Mme Dembélé Oulématou Sow , Oumar Assarki de l' Adufe et les agents commerciaux de Mali-Briquettes ont presenté la briquette combustible dans toutes ses composantes avant de procéder à une démonstration publique de cuisson du riz. La technique a séduit les participantes. Elles ont acheté, sur place, tout le chargement et ont passé des commandes importantes de briquettes et de foyers améliorés.

Le produit fabriqué est de forme concentrique/briquettes couleurs noires. Les matières premières utilisées sont : poussiers de charbon, mélasse, argile réfractaire. L'odeur n'est certes pas agréable et pas toxique non plus. Le degré de combustibilité est faible, comparé du charbon de bois. La durée d'utilisation est plus importante, comparé au charbon de bois donc plus économique à plus de 50 % par rapport au charbon de bois. L'usage est unique. Elle est disponible à Bamako dans 26 points de vente au prix de 1000 F CFA le sac de 20 kg. D'autres points de vente sont attendus dans les prochains jours.

Sidiki Y. Dembélé

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Santé des enfants : DIAGNOSTIC ET SUIVI PAR INTERNET

Les pesées régulières des enfants permettent à des spécialistes français de déceler les anomalies et de donner l'alerte

L'enfant est un être en devenir. Il a besoin d'être maintenu en bonne santé pour garantir un développement harmonieux de son organisme. "Kafo yeredeme ton" (KYT) de Bamako-coura en est si convaincu qu'il a initié le projet "Pesée infantile par le net". Le lancement de cet outil s'est déroulé samedi 19 mai à Bamako-coura en présence des notables du quartier, de l'ancien ministre de l'Éducation nationale, Baba Akhib Haïdara, du vice-président de KYT, Losseny Bagayoko, de nombre d'invités de marque et partenaires du projet.
Pesinet est une innovation dans la prise en charge et le suivi à distance des enfants en terme de prévention. Il s'agit d'un service de télédiagnostic médical conçu en partenariat avec Afrique initiatives, Médicament export (Medex), l'Ecole centrale de commerce de Paris, Alcatel et la fondation Orange.
Pesinet démarre par le passage dans les familles d'une équipe de pesée qui relevera le poids des enfants. Elle passe deux fois par semaine pour les 0-9 mois et une fois pour les plus d'un an. Ces indicateurs sont transmis aux pédiatres, qui à leur tour, les acheminent par internet vers des spécialistes en France. Après analyse des données, les enfants dont l'état de santé nécessite une consultation sont envoyés dans les structures de santé adéquates pour recevoir les premiers soins.
La fondation Orange assure gratuitement la connexion au net du projet. Celui-ci se trouve actuellement dans une phase d'expérimentation de 6 mois. Il est appelé à s'autofinancer à la fin de ce délai. Il faut préciser que les familles qui souscrivent au projet doivent payer mensuellement 500 Fcfa par enfant.
Le vice-président de KYT a précisé que Pesinet travaille à réduire la charge de morbidité chez les enfants de 0 à 5 ans. Losseny Bagayoko a relevé que sur 1000 naissances, 121 bébés meurent avant un an. De ce point de vue, Pesinet apparaît comme une réponse à la bonne santé de l'enfant.
Salif Telly de la fondation Orange a salué une initiative dans le financement de laquelle son organisation intervient pour 6,5 millions de Fcfa. "Orange répond ainsi à la demande sociale", a-t-il souligné en rappelant les consultations ophtalmologiques parrainées par la fondation et le don d'un scanner au centre hospitalo-universitaire Gabriel Touré.
Auparavant, Mme Niaré Mama Pèrè du comité de gestion du centre de santé communautaire (Cscom) de Bamako-coura avait souligné tout le bien attendu de Pesinet par les familles. Le temps fort de la cérémonie a été la description technique du projet par son coordinateur, Mamadou Sangaré. Les différents acteurs intervenant dans le projet l'ont expliqué à l'assistance en détaillant le fonctionnement de Pesinet.
Celui-ci réunit tous les arguments pour améliorer la santé des enfants et répondre aux attentes des parents.

B. DOUMBIA (L'essor)

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 Mangues : Les Exportations en Hausse

Les traitements phytosanitaires et la sensibilisation des producteurs sur les bonnes pratiques ont permis d'améliorer la qualité de nos mangues.

En Afrique de l'ouest, le Mali compte parmi les grands producteurs de mangues. Notre potentiel exportable,

selon Mohamed Sidibé, coordinateur du projet cadre intégré, est estimé à plus de 200.000 tonnes par an. En cette période de production, il est facile de s'en rendre compte rien qu'en faisant un tour dans les rues de la capitale. Des vendeuses ambulantes transportant en équilibre sur la tête des pyramides de mangues dans des grandes assiettes, sillonnent les rues. Les abords des grandes artères sont encombrés d'étals surchargés de mangues aux couleurs dorées. La mangue est l'une des denrées alimentaires que les hommes, les animaux et les insectes se partagent. Une visite dans les marchés de la capitale vous édifiera. Les marchands et leurs clients sont littéralement envahis par des escadrons de mouches et d'abeilles très nerveuses à la recherche de leur pitance sur les restes gluants de mangues jetées. Cette solidarité dure au moins cinq mois, de mars à fin juillet.

Produit périssable. Mais notre pays tire très peu profit de cette manne. Les exportations n'ont pas atteint les 3000 tonnes en 2004. Selon les statistiques de Trade Mali, les exportations durant les trois dernières campagnes étaient de 1.129 tonnes en 2003, 2.404 en 2004 et 2.927 tonnes en 2005. Le reste est consommé sur place. Et une grande quantité de ce quota pourrit sous les manguiers dans les champs ou sur les dépôts d'ordures des marchés. La mangue est un produit périssable. Si elle n'est pas bien conservée après la cueillette, elle se détériore très rapidement. Surtout si elle est, déjà infestée, le pourrissement est encore plus rapide. Les études ont révélé que l'une des contraintes majeures de la filière mangue au Mali se rapporte à son infestation par les insectes nuisibles.

Pour pallier cette difficulté structurelle, le gouvernement avec l'aide de ses partenaires a mis en place un projet dénommé “Cadre intégré” pour appuyer les producteurs en vue d'améliorer la qualité de la mangue malienne -le projet prévoit le traitement phytosanitaire de 2.000 ha de manguiers-, sensibiliser les producteurs et les exportateurs sur les bonnes pratiques agricoles, mettre en place un fonds en vue de faciliter l'accès des exportateurs au crédit et réaliser le guide de l'exportateur. Pendant la campagne 2005-2006, le projet cadre intégré a traité 4.000 ha dans la zone périurbaine de Bamako, a expliqué son coordinateur, Mohamed Sidibé. Un premier traitement a eu lieu en mars 2006, contre les insectes nuisibles (fourmilles rouges et autres nuisibles).

En juin un second traitement, non prévu d'avance, a été effectué. Il a concerné les mouches. Les deux traitements ont permis d'accroître le volume des exportations, qui est passé de 2.927 à 4.521 tonnes et a rapporté à la filière environ 6 milliards de Fcfa. Pour cette année encore, un premier traitement a eu lieu au mois de mars passé. Le second est prévu en juin. Mais l'essentiel est de susciter chez les paysans le réflexe de traitement phytosanitaire des vergers, a ajouté Mohamed Sidibé. Ceci entraînera aussi le développement du sous-secteur pesticide autour de la filière. Et les experts du ministère de l'Agriculture sont en train de travailler à l'homologation d'un certain nombre de catégorie de pesticides qui entre dans le cadre du traitement des manguiers.

Amélioration de la qualité. Le résultat obtenu est très prometteur, s'est réjouit Mohamed Sidibé. Selon lui, les prix aux producteurs ont sensiblement évolué grâce à l'amélioration de la qualité de la mangue. Le risque de rejet a beaucoup reculé. Des efforts sont en cours également pour installer un poste de contrôle phytosanitaire à l'aéroport. Le but de cette initiative, selon lui, est de mieux sécuriser les exportations notamment en extirpant du lot les cas d'infection, afin de minimiser le risque de rejet. Car la découverte d'une seule mangue infestée dans une cargaison, en Europe, entraîne la destruction par incinération et aux frais de l'exportateur de tout le lot expédié.

Les consommateurs et les services sanitaires européens sont stricts sur le respect des normes et qualité. A cet effet, les pouvoirs publics ne transigent pas sur la stricte application des textes réglementaires en la matière. Les exportations de notre pays sont destinées au marché européen, en particulier, la France, le Pays-Bas et la Grande Bretagne. Les variétés prisées sur ces marchés sont les Tommy, Atkins, Haden, Keitt et Kent. Les consommateurs européens préfèrent les mangues qui présentent une pelure rouge avec un peu de jaune, qui est ferme à l'arrivée sur les marchés et de calibre homogène mais de plus en plus aussi l'Amélie pour la transformation et ses qualités gustatives.

Mais les exportateurs maliens ne sont pas les seuls à approvisionner ce marché. Ils font face à de rudes concurrences de nos voisins de la sous-région : la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal, la Guinée et les exportateurs latino-américains, notamment les Péruviens. La filière mangues au Mali est dominée par une multitude de producteurs, d'exportateurs, d'intermédiaires appelés pisteurs. Ils se partagent le marché à Bamako et dans les régions productrices comme Sikasso. Les pisteurs traitent avec les producteurs dans les vergers. Ils approvisionnent les stations de conditionnement, qui s'occupent aussi de l'exportation.

A. O. DIALLO ( L'essor)

 

 

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