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Mois de Mars

Article du 14-03-07

 

Kayes : L'EAU COULE DES BORNES FONTAINES À SAMÉ

La mini-adduction apporte de l'eau potable en abondance et va aider à améliorer la santé des consommateurs

L'approvisionnement en eau potable est une condition sine qua non de la qualité de vie. Le gouvernement a, par conséquent, fait de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement une de ses priorités. C'est dans ce cadre que le ministre des Mines, de l'Énergie et de l'Eau, Hamed Diane Séméga, a inauguré la semaine dernière à Kayes, la mini adduction d'eau de la commune de Samé. L'événement s'est déroulé samedi en présence du ministre de l'Artisanat et du Tourisme, N'Diaye Bah, du gouverneur de la première région, Mamadou Adama Diallo, et du premier secrétaire de l'ambassade du Japon à Dakar, Seichi Higuchi.

GESTION RIGOUREUSE : L'adduction d'eau de Samé a pu être réalisée grâce au "projet d'approvisionnement en eau potable dans les régions de Kayes, Ségou et Mopti". Ce produit de la coopération entre le Japon et notre pays, est doté d'environ 9,53 milliards de Fcfa (un don de 8,958 milliards de Fcfa pour la partie japonaise et 95 millions de Fcfa pour notre pays à travers le budget national). 3 ans après avoir démarré, le projet a permis la réalisation de 233 forages positifs équipés de pompes à motricité humaine et de 3 mini-adductions d'eau. La région de Kayes a bénéficié de 89 forages positifs équipés de pompes à motricité humaine et de la mini adduction d'eau de Samé plantation qui est composé d'un forage équipé d'une pompe électrique, d'un groupe électrogène, d'un château d'eau de 20 m3 et de 6 bornes fontaines, a détaillé Hamed Diane Séméga. Toutes ces installations d'adduction d'eau potable ont été réalisées par l'entreprise japonaise "Urban Tone Corporation". Le contrôle et la surveillance des travaux ont été assurés par le consortium de bureaux d'études japonais Sumiko Consultants s.a. et Sanya Consultants s.a. Le ministre a invité les populations à assurer la pérennisation des installations d'adduction d'eau qui ont été mises à leur disposition par une gestion rigoureuse et une implication active de l'ensemble des habitants de Samé.

ENGAGEMENT DU JAPON : Rappelons que l'engagement du Japon dans le domaine hydraulique n'est pas récent. Le premier accord de coopération dans ce secteur remonte à 1981. Depuis, l'eau est devenue un domaine privilégié de la coopération entre nos pays avec une dizaine de projets réalisés, a indiqué Seichi Higuchi. L'objectif de ce projet, a-t-il précisé, est de faciliter aux populations de Kayes l'accès à l'eau potable par la création de systèmes performants d'adduction d'eau. Les conditions sanitaires seront également améliorées de manière significative puisque la consommation d'une eau de meilleure qualité réduira les risques de maladies liées à une eau impropre à la boisson. Auparavant, le ministre Séméga avait procédé vendredi au lancement officiel du projet d'alimentation en eau potable de 21 centres ruraux et semi-urbains à Yéréré (Nioro du Sahel) et Diéma. Cette fois-ci, il était accompagné de l'ambassadeur de France au Mali, Michel Reveyrand de Menthon, et du directeur général adjoint de l'Agence française de développement (AFD), Lucien Humbert. Le projet a vu le jour grâce à une subvention de financement de l'AFD d'environ 4,26 milliards Fcfa. En terme de réalisations physiques, le projet prévoit, entre autres, l'établissement d'orthophotoplans, la réalisation de forages productifs dans les 21 centres, la construction partout dans les 2 cercles d'adduction d'eau comprenant une station de pompage, un réservoir de stockage et un réseau de distribution avec des bornes fontaines et des branchements privés, la construction de bâtiments techniques. A ces réalisations s'ajoutent d'importantes actions d'assainissement, d'information et d'animation menées auprès des populations bénéficiaires et des autorités locales. Ces actions aboutiront à la mise en place d'un dispositif de gestion des équipements garantissant la pérennisation du service d'approvisionnement en eau potable.

ACCUEIL CHALEUREUX : Les travaux de mise en œuvre du projet ont été confiés à 3 entreprises retenues après un appel d'offres international pour une durée de 8 mois. Il s'agit du groupement d'entreprises Synergie-Sace, de la société Hydrosahel et de l'entreprise Métal Soudan Bâtiment. Ce projet a permis un rapprochement entre bailleurs de fonds. L'AFD et la KFW (coopération allemande) ont recherché des complémentarités et la collaboration entre les deux partenaires a permis de développer des outils d'aide à la décision pour l'ensemble de la région de Kayes, a expliqué Michel Reveyrand de Menthon. Cette collaboration franco-allemande, précisera l'ambassadeur de France, a encouragé la Commission européenne à financer un nouveau programme d'appui aux collectivités territoriales pour l'eau potable et l'assainissement qui doit débuter cette année et qui va poursuivre et développer les actions financées par la KFW et l'AFD en intervenant directement en complémentarité avec les programmes initiaux. Partout, les populations ont réservé un accueil chaleureux à la délégation avec des chants et des danses.

S. DOUMBIA (L'essor)

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Sécurité alimentaire : LE TERRAIN DICTE LES PRIORITÉS

Le Programme national de sécurité alimentaire (Pnsa) interviendra directement dans les 12 000 villages de notre pays en commençant par les 166 communes les plus vulnérables

Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maiga a présidé, lundi, à Ségou la 4è session du Conseil national de sécurité alimentaire pour débattre des grandes orientations du programme national alimentaire. La cérémonie s'est déroulée en présence des ministres de l'Environnement et de l'Assainissement, Nancoman Keita, de l'Élevage et de la Pêche, Oumar Ibrahim Touré, de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné, de l'Économie et des Finances, Abou-Bakar Traoré, de l'Industrie et du Commerce, Choguel Kokala Maiga et leur homologue de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Mme Diallo M'Bodji Sène. Étaient également présents les gouverneurs de Région, les représentants des deux centrales syndicales, ceux des associations de consommateurs et l'ensemble des partenaires financiers dont le porte-parole était Mme Alice Martin Dahirou.

UNE BONNE CAMPAGNE AGRICOLE . "Le développement durable de chaque village de notre pays passe par la sécurité alimentaire", pouvait-on lire sur une banderole affichée à l'entrée de l'hôtel "Indépendance" de Ségou où se sont déroulés les travaux. Le choix de la cité des Balanzans pour abriter cette session concrétise la volonté des pouvoir publics d'associer les populations à la base à la recherche, l'évaluation et la mise en œuvre des programmes de sécurité alimentaire. La réunion qui s'est tenue dans un contexte marqué par une campagne agricole jugée "bonne" dans l'ensemble", a fait l'état de l'exécution des recommandations de la précédente session du conseil et examiné le plan national de réponses aux difficultés alimentaires au titre de 2007. Le conseil a également discuté de questions liées au financement au chronogramme d'exécution du programme national de sécurité alimentaire 2007-2011. Le Premier ministre a, d'entrée, rappelé que le gouvernement a toujours placé "l'homme" au cœur des actions publiques avec comme principales priorités l'emploi, la sécurité alimentaire, le logement, l'école, la santé et l'amélioration du pouvoir d'achat. A ce propos le chef du Gouvernement a souligné que "le commissariat à la sécurité alimentaire est l'émanation de cette volonté politique, en tant qu'instrument de veille et d'intervention pour garantir une bonne couverture des besoins alimentaires du pays, principalement dans les localités les plus vulnérables". Comme tel, il s'insère dans un dispositif institutionnel piloté par le Conseil national de sécurité alimentaire qui sert d'instance d'orientation et de cadre de mise en cohérence des activités du commissariat à la sécurité alimentaire et de celles des départements ministériels dédiées à la production, a t-il souligné. Ousmane Issoufi Maiga a relevé que les leçons tirées des expériences à travers le monde pour la recherche de la sécurité alimentaire durable, pointent la nécessité d'aborder la question par "une approche nouvelle et pragmatique". C'est dans cette perspective que s'inscrit le Programme national de sécurité alimentaire (Pnsa) qui vient d'être élaboré par le commissariat à la sécurité alimentaire avec l'appui technique de la FAO et d'autres partenaires au développement. Les départements ministériels ont également collaboré à la mise au point du programme. Le Pnsa est un vaste projet intégré qui interviendra directement dans les 12 000 villages de notre pays avec une priorité accordée aux 166 communes les plus vulnérables. Mme Lansry Nana Yaya Haidara, le commissaire à la sécurité alimentaire, a expliqué aux participants le cadre institutionnel du programme. Il s'agit notamment de la définition précise des types d'intervention, de leur coût et du rôle de chaque intervenant. Ainsi le conseil national de sécurité alimentaire a un rôle d'orientation. Les ministères techniques s'occuperont de l'exécution des activités et projets de production. Le Commissariat à la sécurité alimentaire assurera la coordination du projet à travers un comité technique tandis que les comités régionaux et communaux veilleront sur l'exécution des activités sur le terrain. Durant ses deux premières années, le Pnsa couvrira 2855 villages dans les 166 communes les plus vulnérables dont 1000 villages dès cette année. La troisième année sera consacrée à 3000 autres villages, toujours dans les communes classées vulnérables. En 2010, il s'étendra à 3145 autres localités puis à 3000 villages en 2011. Le Pnsa interviendra dans tous les secteurs du monde rural, selon les besoins des localités cibles. Le budget prévisionnel du projet évalué 63,5 milliards de Fcfa n'est pas encore totalement bouclé. Il est réparti entre l'état (20 %, soit 12,7 milliards), les collectivités (10 %, soit 6,3 milliards), les producteurs (5 % soit 3,1 milliards) et les partenaires techniques et financiers à hauteur de 65 %, (41,4 milliards).

UN EXCÉDENT CÉRÉALIER . Le chef du gouvernement a assuré le commissaire à la sécurité alimentaire de sa disponibilité à chercher les ressources complémentaires nécessaires. "Nous sommes déjà en retard d'un mois. Le Pnsa aurait du commencer depuis début janvier", relèvera le Premier ministre qui a demandé au commissariat à la sécurité alimentaire de mettre le turbo. "Car, a-t-il souligné, la réussite du programme, dépendra des résultats des premières années".
Le Pnsa, malgré son importance, n'était pas le seul point inscrit à l'ordre du jour du rendez-vous de Ségou. La réunion a, ainsi, analysé la situation alimentaire des régions présentée par les gouverneurs. La région de Ségou a, une fois de plus, mérité son titre de "grenier du Mali". Cette région, selon son gouverneur Abou Sow, a engrangé un excédent céréalier de 500 000 T de céréales. La région de Sikasso affiche, pour sa part, un excédent céréalier de 283 000 T. Ces surplus permettront de combler les besoins alimentaires des régions de Mopti (49 900 T de déficit), Tombouctou (43 200 T de déficit), Gao et Kidal qui connaissent des déficits céréaliers plus ou moins importants. Toutefois, à Tessalit la pisciculture est en train de se développer. Une entreprise de jeunes diplômés financée par l'Apej qui dispose de plus de 400 alevins, vient de lancer un élevage de poissons dans cette zone désertique de notre pays. Dans le District de Bamako, la situation est jugée "déficitaire" par le gouverneur du district Ibrahima Féfé Koné. Ici le déficit est de 274 000 T. Pour la 2è année consécutive, notre pays dégage un excédent céréalier grâce à une production globale est de 3 428 055 T (3 398 627 T l'année dernière). Malgré cette bonne production, des poches déficitaires plus ou moins étendues sont signalées par le Système d'alerte précoce (Sap). Le rendez-vous de la cité des balanzans a, donc, été un utile forum d'informations et de réflexion pour l'ensemble des acteurs qui ont approuvé le plan national de sécurité alimentaire présenté à leur appréciation. Le prochain conseil national est prévu à Gao en octobre prochain.

A.M. CISSÉ (L'essor)

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 Hôpitaux : PRIME À LA PERFORMANCE

Une subvention particulière dont le montant pour chaque établissement sera déterminé par ses résultats, devrait inciter nos structures sanitaires à faire plus et mieux

L'amélioration de la qualité des soins fait partie des priorités des autorités sanitaires qui ont pris diverses initiatives en ce sens. Au nombre de celles-ci, la création de l'Agence nationale d'évaluation des hôpitaux (ANEH) dans le cadre de la réforme hospitalière pour aider les établissements hospitaliers à améliorer leurs performances. L'Agence a ainsi élaboré avec l'appui de la Banque mondiale, un manuel de procédures de mise en œuvre par contrat du dispositif d'amélioration de la performance des hôpitaux. L'atelier de validation de ce document s'est déroulé en fin de mois passé à l'hôtel "Tim-buctu". La contractualisation de l'amélioration de la performance des hôpitaux, répond à une préoccupation des pouvoirs publics qui est de satisfaire les usagers des établissements hospitaliers. Cette nouvelle approche a été adoptée suite à une mission conjointe d'évaluation de la prestation des services hospitaliers entreprise par le ministère de la Santé et la Banque mondiale en février 2006. Cette enquête a mis en évidence la nécessité de créer un dispositif de contractualisation pour améliorer les performances des hôpitaux. En juin dernier, la Banque mondiale a entrepris une autre enquête destinée à appuyer le processus d'élaboration des contrats de performance dans le cadre de la deuxième phase du Programme de développement sanitaire et social (Prodess II). Les contrats devraient accroître les performances du système hospitalier grâce à une subvention particulière dont le montant pour chaque hôpital sera déterminé par ses résultats. Le Dr Mamadou Sidibé, conseiller technique au ministère de la Santé, explique que la contractualisation permettra aux établissements de passer d'une logique d'administration à une logique de gestion. Elle s'inscrit dans la continuité de la mise en œuvre de la réforme hospitalière. Mamadou Sidibé a rappelé à ce propos les acquis de cette reforme hospitalière. Il s'agit notamment de la validation du projet d'établissement des hôpitaux et de la loi de création des établissements publics hospitaliers (EPH). Ces innovations concourent au renforcement de l'autonomie de gestion des établissements hospitaliers. Mamadou Sidibé qui espère beaucoup de cette expérience, explique : "Le Mali a été choisi pour expérimenter cette nouvelle approche de la performance et nous devons relever ce défi". Le document avait été initialement élaboré dans le cadre de l'approche appui budget-programme de la Banque mondiale. Depuis, l'institution de Bretton Woods a donné une autre orientation à son intervention dans notre pays. Celle-ci est bâtie sur l'approche appui budgétaire global. Cette nouvelle approche change le processus de mobilisation des ressources concernées. Le directeur de l'Agence nationale d'évaluation des hôpitaux, Abdou Touré, expliquera à ce propos que la Banque mondiale affecte ses ressources au budget d'État, à charge pour les pouvoirs publics de les utiliser selon les priorités. Cet appui diffère de l'appui budgétaire sectoriel (qui vise un secteur déterminé) ou de l'appui budget-programme. Le changement du mécanisme d'intervention du partenaire stratégique, donne même la possibilité à d'autres partenaires d'accompagner le processus. A terme, la contractualisation va améliorer la qualité des prestations, élever la productivité dans les établissements hospitaliers et responsabiliser davantage les hommes. Le manuel définit les critères d'éligibilité des hôpitaux, leurs rôles et responsabilités et le contrat-type. Par exemple l'article 3 du contrat-type fait obligation à l'hôpital d'accorder une prise en charge thérapeutique immédiate et appropriée à tout malade, femme enceinte ou victime d'accident présentant une situation reconnue d'urgence sans aucune exigence financière préalable. Le contrat traite également de la tenue et de la confidentialité des informations sur les patients et du respect des tarifs. Les contrats devaient être signés depuis décembre dernier entre le ministère de la Santé et les responsables des hôpitaux.

B. DOUMBIA (L'essor)

 

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