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BREUVAGES AU SAHEL

Le « ziriki » : une boisson, plusieurs vertus

Fabriqué traditionnellement en milieu maure, le « ziriki » ne sert pas seulement qu’à étancher la soif. Il est surtout un aphrodisiaque très performant dans le Sahel occidental malien.

Le Fonds de Solidarité Numérique vide

Le fonds de solidarité numérique (FSN) n’a pas encore reçu de financement suffisant pour être vraiment opérationnel. Les donateurs ne se bousculeraient pas vraiment pour délier les bourses. Mis en place en grande pompe, le FSN serait-il arrivé à l’épuisement ? On est tenté de le croire car le président sénégalais, M. Abdoulaye Wade n’a pu apporter aucune lueur d’espoir au cours e sa conférence de presse tenue en marge du sommet de Tunis. Toutefois, l’Onu par la voix de son secrétaire se propose d’appuyer toutes les initiatives tendant à combler le fossé numérique entre le Nord et le sud. Le FSN dans sa conception devrait permettre de combler le retard accusé par l’Afrique dans les NTICs en terme d’accès, de disponibilité des infrastructures et des équipements, mais aussi en termes de ressources humaines performantes et compétitives. Le Fonds selon Abdoulaye Wade attend 7 a 8 millions de dollars.

En tous les cas, l’absence d’un mécanisme de financement adéquat empêcherait les pays en voie de développement de dépasser le stade de consommateurs passifs des technologies des pays avancés, exportateurs d’intelligences pour devenir de véritables acteurs de l’édification d’une société de l’information inclusive.

SY


L’Agenda de Tunis adopté

Les participants au sommet de Tunis ont adopté un document intitulé ‘’Agenda de Tunis pour la société de l’information’’. Ledit document est un tableau de bord des actions programmées dans le cadre e l’édification d’une véritable société de l’information d’ici 2015. L’Unesco a été chargée d’élaborer le contenu des actions énumérées, l’UIT et le PNUD ont été chargées respectivement e la logistique et du financement.

Un second document non moins important a été adopté, dénommé ‘’Les engagements de Tunis. Il est d’ordre politique et porte sur l’édification d’une société du savoir juste profitant à l’ensemble de l’humanité.

Les deux documents visent la mise en œuvre et le suivi des résultats du sommet.

SY


TICs et Personnes handicapées

Ils sont des centaines de millions d’être humains à souffrir de l’inadaptation des NTICS à leurs handicaps. Ils sont exclus du processus du SMSI, parce qu’ils présentent tout simplement des handicaps physiques. Les pays se privent ainsi de ressources précieuses pour leur développement.

Des centaines de millions de personnes à travers le monde présentent des handicaps qui rendent leur accès aux NTICs problématique d’autant que ces technologies n’ont généralement pas été adaptées à leurs handicaps. C’est pour discuter des solutions que l’Unesco a organisé un panel sur ‘’TICs et Personnes handicapées’’. Il a été constaté que les équipements informatiques et les logiciels mis sur le marché actuellement ne sont pas adaptés aux personnes handicapées. Ce qui a pour conséquence de les exclure. ‘’Ces personnes sont exclues du processus du développement de leur pays, alors que le fait de faciliter leur accès aux NTICs et de les aider à les maîtriser permettrait de faire valoir leurs potentialités et d’augmenter leurs chances d’emploi. En les écartant ainsi, les pays se privent de ressources précieuses’’ a insisté un des panélistes.

Des initiatives ciblées

Les ressources financières insuffisantes et le manque d’expertises locales des pays émergents freinent la mise en œuvre de stratégies intégrant les besoins des personnes handicapées. Toutefois, des efforts sont entrepris ici et là pour les intégrer. A titre d’exemple, en Ethiopie, M. Tamru Bellay, handicapé visuel, a fondé une association qui apprend aux non voyants des supports informatiques conçus en braille ou à consulter leur émail. L’association s’appelle ‘’The world under my fingertips’’ ou ‘’Le monde au bout de mes doigts’’.

En Tunisie, l’association ‘’Basma’’ présidée par l’épouse du président tunisien, Mme Leïla Ben Ali s’exerce à l’emploi des personnes handicapées en vue de leur insertion socio-économique. L’effectif du Call Center qu’elle a mis en place est composé d’au moins 75% d’handicapés. Elle a aussi mis en ligne un site web ‘’Tasswik’’ spécialisé dans le e-commerce (commerce électronique) conçu et géré par des personnes handicapées.

Yaya Sangaré


 

Un vélo pour alimenter les PC

La salle d’exposition de ICT4All ne cesse d’émerveiller tant les résultats des recherches rivalisent de talent et d’ingéniosité. Les merveilles ainsi exposées prouvent que les NTICs se doivent de démontrer leur capacité à créer des solutions nouvelles pour accélérer ‘’la logique inclusive’’ qui voudrait que tous les peuples aient accès aux NTICs qu’ils soient ruraux ou citadins, élites ou analphabètes.

C’est le cas de ce vélo qui peut alimenter un ordinateur de bureau (PC). Un vélo sans pneu est exposé et selon la jeune dame qui garde le stand, il peut produire de l’électricité pour alimenter un PC. Cette nouvelle fonction du vélo a été développée pour permettre aux habitants de nos villages d’accéder à des informations utiles sur leurs activités agricoles ou autres. A la place du vélo, l’ordinateur peut aussi être alimenté par des panneaux solaires. ‘’Il suffit de pédaler pour produire de l’énergie nécessaire au fonctionnement d’un ordinateur PC’’ a ajouté la jeune dame. Pratique, le vélo sert à la fois d’outil de développement physique et mental au propre comme au figuré.

 

Yaya Sangaré



GOUVERNANCE DE L’INTERNET

Les USA gardent leur prérogative pour le contrôle

Le bras de fer entre les USA et l’Onu pour le contrôle de l’Internet a tourné à l’avantage des premiers. Toutefois, la prérogative est désormais assortie d’un forum multipartite ouvert à tous les pays. Après septembre 2006, les USA doivent soumettre aux pays membres un document de gestion des noms de domaines et des courriers indésirables ‘’spams’’.

Même si les USA ont pu garder le contrôle de l’Internet, les positions pour confier la gouvernance de l’Internet à l’organisation mondiale demeurent. Chacun des deux prétendants a défendu ses positions pour le contrôle de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN). Les partisans de l’Onu veulent que le contrôle passe de Los Angeles, siège de l’ICANN à Genève, siège de l’UIT.

Il est bon de rappeler que l’ICANN est le régulateur mondial du flux d’informations et de courriers électroniques qui circulent sans discontinuer dans l’Internet de par le monde. Son rôle principal consiste à coordonner les noms des domaines pour rendre possible la navigation sur Internet. A ses débuts, Internet réservé à une minorité d’initiés était géré par la National Science Foundation (NSF), des volontaires, des civils et des militaires liés au gouvernement américain. Avec le développement fulgurant de la toile mondiale (World Wide Web), le recours à un organisme spécialisé doté de moyens appropriés était devenu évident pour gérer les noms des domaines en progression exponentielle. C’est alors que les USA ont créé l’ICANN, un organisme à but non lucratif sous tutelle du ministère américain du commerce. Toutefois, ce contrat arrive à échéance au mois de septembre 2006.

Depuis le démarrage du processus du SMSI, des voix s’élèvent constamment pour interroger la problématique de la gouvernance de l’Internet. Pour les ‘’pro-américains’’, la gestion de américaine d’Internet est ‘’la garantie de la liberté’’ à laquelle ont droit les internautes. Mieux, le monde doit une fière reconnaissance aux américains pour avoir inventé Internet avec de gros investissements de base.

Pour les partisans de la thèse onusienne, Internet ne peut et ne doit pas continuer à être géré par un seul pays, fut-il celui qui joué un rôle déterminant dans son développement fulgurant, car le monde est globalisé et l’information est d’une importance stratégique dans la gestion des affaires du monde. Pire, depuis l’invasion unilatérale de l’Irak par les américains et cela contre l’avis de l’Onu, beaucoup d’analystes estiment que les USA peuvent se permettre de bloquer à leur guise l’accès à Internet à un pays ‘’indésirable’’ ou situé dans ‘’l’axe du Mal’’. Une telle opération est techniquement possible, semble-t-il, ‘’même si Washington ne l’a jamais fait ni même menacé de la faire jusqu’à présent’’

Retirer donc aux USA le contrôle n’était pas facile, car il s’agissait de faire renoncer les américains à un monopole de fait sur lequel ils se sont assis tranquillement depuis des années. La bataille du contrôle vient d’être remportée par les américains, rien n’est moins sur qu’ils remporteront le combat, car la logique voudrait qu’Internet soit géré par un organisme indépendant doté de compétences sûres et jouissant d’une légitimité internationale au sein tous les pays du monde sont représentés. ‘’Seul le temps nous dira si cette question de gouvernance d’Internet reviendra encore sur le tapis’’ conclura Koffi Annan, secrétaire Général de l’Onu.



Le Pavillon du Mali à Tunis

Le look et la convivialité

Le pavillon Mali a proposé à ses visiteurs à travers des supports multimédia, des dépliants et autres documents des informations exhaustives et variées sur le Mali et ses réalisations dans tous les domaines du développement. Un espace était aménagé pour offrir des documents sur le pays, les différentes structures oeuvrant dans le domaine des TICs. Les documents ont parlé des avantages que la Mali accorde en matière de tourisme et d’investissement. Dans le pavillon Mali, il y’avait des projections vidéo sur écran géants assurée par IKATEL, SOTELMA et MALIJAW. Si les deux opérateurs téléphoniques mettaient en relief leurs réalisations et avancées technologiques dans leurs aspects marketing, Malijaw rediffusait surtout certains programmes culturels de la TV nationale.

Pour rester fidèle à la Jatiguiya qui les caractérise, les maliens ont aménagé un cybercafé avec connexion à haut débit et rafraîchissement gratuits. Ce qui a fait le bonheur de beaucoup de participants qui venaient qui pour se désaltérer, qui pour surfer ou envoyer un émail.


 

Unesco et la construction de ‘’ses’’ sociétés du savoir

En se démarquant du concept ‘’société de l’information’’ assez réducteur, l’Unesco s’est impliquée de façon créative, cohérente et constructive dans le processus du SMSI pour une appropriation humanisée des TICs.

Tout au long du processus du SMSI, l’Unesco n’a cessé d’évoquer ‘’la construction de sociétés de savoir au lieu de ‘’la société de l’information’’ unanimement admis par les autres acteurs du SMSI. Pour l’Unesco, la notion de société de l’information ‘’ne rend pas compte du potentiel que représente la révolution de l’information et de la communication pour le développement humain’’. En revanche, les sociétés du savoir prennent en compte la capacité de chaque individu à sélectionner, produire, traiter, transformer, diffuser et utiliser librement des informations pour créer et mettre en pratique des connaissances dont les communautés et les personnes pourront tirer profit. Pour ce faire, elles s’appuient sur la société de l’information. Le concept de sociétés du savoir va donc au-delà des questions de technologie et de connectivité qui dominent en général les débats sur la société de l’information. Il met en exergue les notions de pluralisme et d’inclusion. Pour l’Unesco, les discussions actuelles sur la fracture numérique doivent être replacées dans le contexte plus large de la fracture cognitive, particulièrement évidente entre le nord et le sud. Comme quoi, dans le processus d’édification de la société de l’information, il ne faut jamais pas perdre de vue ni les personnes, ni leurs besoins de développement. Le recours aux TICs doit tenir compte des droits humains universellement reconnus, en accordant une attention particulière à la liberté d’expression, l’accès universel à l’information et à la connaissance, le respect de la diversité culturelle et linguistique et l’accès égalitaire à une éducation de qualité.

Yaya Sangaré (Extraits du document SMSI de l’Unesco)

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