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2011

Mois de fevrier

Les Echos du 17 fevrier

 

TOURISME AU MALI
Ndiaye Bah remet le Quai d’Orsay à sa place
La décision du Quai d’Orsay d’interdire le voyage du Nord-Mali (Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal) aux ressortissants français et son impact sur l’économie nationale ont été le sujet du débat du jour de mardi 15 février sur RFI avec comme invités Ndiaye Bah, le ministre de l’Artisanat et du Tourisme. Il n’a pas caché sa désolation face à la position française tout en assenant ses vérités.
Le directeur de Point-Afrique, un tour operator, un représentant du Quai d’Orsay, le ministre de l’Artisanat et du Tourisme étaient mardi soir sur RFI pour débattre de l’impact économique de la suspension des vols touristiques de Point-Afrique dans les régions nord touristiques du Mali, les villes d’Agadez et Arlit au Niger, ainsi que le Sud algérien et la Mauritanie.
Mais là n’est pas le problème. Celui-ci réside dans le fait qu’en prenant la décision inappropriée de suspendre ses vols à destination des sites touristiques des pays sahéliens, particulièrement le Nord-Mali, le Quai d’Orsay encourage inconsciemment ou sciemment les groupuscules de bandits ou Aqmi dans ces régions. Pour ce qui est du Mali, beaucoup de Maliens, notamment ceux des régions concernées, ne comprennent pas cette décision française.
Elles voient en elle une volonté délibérée d’asphyxier l’économie locale, le tourisme constituant la plus-value de toutes leurs activités et se révèle être une source pour un développement durable.
" En 2002, Tombouctou avait à peine 2 hôtels. A ce jour, la ville en compte plusieurs. Le tourisme fait vivre presque toute la population. La décision de suspendre les vols compromet sérieusement le développement durable dans ces régions, un développement qui s’était déjà amorcé grâce aux projets de développement en matière de santé, d’éducation, etc.", a rétorqué le ministre Ndiaye Bah à ses interlocuteurs.
Il a réfuté le fait que le Mali soit classé parmi les pays à risque. Pour lui, la menace brandit par les autorités françaises est exagérée. A preuve, avancera-t-il, sur les 32 enlèvements produits dans la bande sahélo saharienne, seul un s’est déroulé sur le territoire malien : celui de Pierre Camatte à Ménaka, soldé par une libération. De plus, il n’y a pas de sentiment anti-français chez les Maliens.
Aucun incident
Le Mali, a-t-il rappelé, vient d’organiser le festival d’Essakane en plein désert. Y ont participé, selon le ministre, 400 véhicules 4x4, avec de milliers de Maliens et Européens, hormis les Français. "Tous les festivaliers sont revenus sains et saufs", a-t-il argumenté.
L’insécurité dans la bande sahélo saharienne dont le pic a été atteint le 9 janvier 2011, selon le représentant de Point-Afrique, par l’enlèvement au Niger de 9 travailleurs de la firme Areva, parmi lesquels des Français, a conduit son agence à suspendre ses vols sur le Mali, la Mauritanie, le Niger.
Cette décision de Point-Afrique a été prise sous la pression du Quai d’Orsay, le ministère des Affaires étrangères français, qui interdisait à ses ressortissants à se rendre dans les villes des régions Nord-Mali. Mais, le patron de Point-Afrique tempère : "Notre décision de suspendre nos vols est avant tout d’ordre économique".
Il y a 5 ans, les sièges des avions à destination de Mopti (lieu du dispatching des touristes) étaient à 70-80 % occupés. La crise financière aidant, ils ne sont occupés qu’à l’ordre de 20 %. Ce qui n’est pas rentable, a estimé le chef de Point-Afrique. Il s’est dit désolé de l’état actuel des choses, et indiqué que son agence doit avant tout se soucier de la sécurité des touristes.
" Nous pensons que ce sont des Français qui sont surtout visés et nous ne voulons pas donner l’impression de favoriser la prise d’otages", a soutenu le chef de Point Afrique. Même si le représentant du Quai d’Orsay ne l’a pas affirmé ouvertement, il apparaît que la sécurité des Français passe bien avant les intérêts économiques des populations bénéficiaires des retombées du tourisme.
Denis Koné

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AMO ET PRIMES DES ENSEIGNANTS TAXEES
Le Snesup en grève illimitée à la mi-mars
Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) a décidé le samedi dernier d’aller de nouveau en grève illimitée. C’était au cours d’une assemblée générale à l’Eni.
Le Snesup a tenu samedi dernier une assemblée générale dans l’amphithéâtre de l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI). L’évolution du protocole d’accord signé le 17 août 2010 entre le Snesup et le gouvernement, la taxation arbitraire des primes des enseignants du supérieur et des chercheurs, la problématique de l’Assurance maladie obligatoire (Amo), le retrait des cours magistraux aux assistants pour les attribuer aux administrateurs étaient, entre autres, les points d’orgue de cette assemblée.
Déplorant la stagnation du protocole d’accord du 17 août dernier, le Snesup a dénoncé la mauvaise foi des autorités. A l’assemblée générale, des militants ont fait part de leur désaccord avec l’imposition de l’Amo et la taxation arbitraire de leurs primes. Le Snesup a décidé, à l’issue de la rencontre, de réactiver la grève illimitée qu’il avait suspendue en août 2010. Le Syndicat compte observer une grève illimitée à partir du 19 mars 2011.
Le Snesup avait suspendu son mot d’ordre de grève illimitée en août dernier suite à la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement. Celui-ci avait permis de consolider la trêve observée par le Syndicat depuis le 15 juillet 2010 afin de la poursuite normale des cours et la validation de l’année universitaire.
Sidiki Doumbia

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MALI
Un pouvoir idéalisé
Il était une fois, un roi. A chacune de ses sorties, il faisait tout pour prendre un bain de foule telle une star hollywoodienne en avant-première ! Cette attitude se justifiait par son souhait de rapprochement de ses sujets. Mais il a oublié qu’il n’y a rien de plus versatile qu’un peuple. Parallèlement, il continuait sa gouvernance, idéalisé et adoré à tel point qu’il avait ses mascottes humaines.
Ces dernières l’imitaient tellement bien qu’elles s’octroyaient les mêmes pouvoirs. Malheureusement, pour elles, rien n’est éternel ! Le pouvoir du roi prit fin. La population, frustrée, s’attaqua à elles. Elle les a lynchées avant de se tourner vers le nouveau roi avec une admiration incroyable.
Comment ne pas donner raison à la population ? Quand on voit des énergumènes qui s’octroient des droits à travers des tenues. Des bon à rien, qui n’ont d’autres occupations que vivre du nom de leur prochain à cause de son statut social. Ces sangsues qui désertent leur poste pour suivre un homme et lui sucer le sang.
Pourquoi cette escroquerie flagrante est tolérée dans un pays dit de braves, courageux et travailleurs ? Cette escroquerie qui permet à un tiers civil de s’élever au grade de général avec tous les respects qui vont avec. Un autre qui, malgré les humiliations, ne jure que par son gagne-pain.
Pourquoi le peuple ne le lyncherait-il pas si l’occasion se présente ? Ces fainéants qui pensent être plus intelligents et courageux que les autres. Nos lois n’ont-elles rien prévu pour bannir ces aberrations qui existent et persistent depuis une dizaine d’années ?
Il n’est pas interdit de flatter un homme pour ses exploits. Mais il est bien de reconnaître que la vie est un choix. Quand on a des responsabilités telle que la gestion d’un pays, la logique voudrait que l’on s’en tienne à son travail et d’encourager à faire de même, mais pas de stimuler la paresse, l’insouciance et l’oisiveté. La population n’est pas obligée de féliciter quelqu’un qui a fait son travail !
Aminata A. Lah

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MEDIAS
Le CPJ dénonce des atteintes à la liberté de presse
Alors que de courageux rapporteurs spéciaux luttent contre la violence faite aux médias, leurs efforts pour garantir la liberté de presse se heurtent au manque de volonté politique.

Avec une préface de Riz Khan, journaliste au service anglais d’Al-Jazeera, le rapport du CPJ donne un aperçu de la situation des médias dans plus de 100 pays ainsi que des données sur les journalistes tués (44) et emprisonnés (145) en 2010.
Les tendances régionales identifiées par le CPJ comprennent en ce qui concerne l’Afrique : le regain d’intérêt que connaît le journalisme d'investigation a conduit les gouvernements de la région à réprimer les journalistes, en particulier ceux qui enquêtent sur la fourniture de services de base et l'utilisation des deniers publics.
Du Cameroun à l'Afrique du Sud, les autorités emploient des mesures de plus en plus agressives pour démasquer les sources d’information confidentielles des journalistes, criminalisent la possession de documents gouvernementaux et prennent des mesures de rétorsion contre les journalistes d’investigations tandis que les gouvernements à travers le continent, sous la pression des pays donateurs, s’engagent à plus de transparence et pour la reddition de comptes.
Attaque contre la presse est le guide sur la liberté de la presse internationale le plus complet au monde, contenant des analyses approfondies menées par des experts régionaux du CPJ, sur les principaux facteurs qui entravent la liberté de la presse. Il inclut un article de fond spécial sur le caractère invisible des dangers menaçant les blogueurs et les journalistes en ligne notamment la surveillance de l’Internet, les logiciels malveillants, le filtrage et la censure des sites d’informations en ligne.
Selon le rapport "Annuel attaque contre la presse en 2010 ", publié le 15 février 2011 par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), un nombre important d’institutions mondiales et régionales chargées de veiller au respect de la liberté de la presse faillent, alors que les journalistes continuent de subir des menaces, des emprisonnements, des intimidations et des meurtres à travers le monde.
" Bien que le droit international garantisse le droit à la liberté d'expression, les journalistes ne peuvent pas s’assurer que leurs droits seront valablement protégés", a déclaré Joël Simon, directeur exécutif du CPJ. "Par exemple, la récente répression et la persécution sans précédent dont les journalistes ont été victimes en Egypte, est une occasion pour que les institutions mondiales et régionales s’expriment et agissent fermement pour la défense d'une presse libre", a-t-il ajouté.
Le CPJ a constaté le peu d’enthousiasme et l’incohérence des institutions telles que l'Organisation des Nations unies, l’Union africaine, l'Organisation des Etats américains et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, entre autres, en matière de défense de la liberté de presse. "Alors que de courageux rapporteurs spéciaux luttent contre la violence faite aux médias, leurs efforts pour garantir la liberté de presse se heurtent au manque de volonté politique", a dit M. Simon.
Idrissa Sako

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SANTE PUBLIQUE
Partenariat nord-sud contre la drépanocytose
La drépanocytose est une maladie incurable qui frappe beaucoup les pays du Sud, du Moyen-Orient, de l’Amérique latine, du Maghreb, etc. L’Association Drépavie de Dr. Corinne Liegeois a engagé la lutte dans le cadre de la coopération nord-sud pour donner espoir aux nombreux malades maliens.
Dr. Corinne Liegeois, neurobiologiste spécialiste du cerveau, co-fondatrice et présidente de l’Association Drépavie, a dédié sa vie à la lutte contre la drépanocytose dont l’un des symptômes clé reste la douleur atroce. Elle est jugée comme une maladie tabou, qui confine des familles dans l’isolement total.
L’Association, créée en 2004, a son siège à Strasbourg (France) avec une antenne à Paris. Son logo, composé de la silhouette de deux individus qui s’étreignent, est doublé du slogan, "Agir pour la vie". Ses objectifs principaux portent sur l’information, l’éducation et la sensibilisation d’un large public sur cette maladie méconnue de la majorité de nos populations et même des malades concernés.
La présidente fondatrice de Drépavie a indiqué que cette maladie reste certes redoutable mais qu’elle est loin d’être une fatalité. "Des gens ont tendance à associer cette maladie à la mort. Je refuse cela, je veux créer l’espoir", a-t-elle affirmé. Son association a tissé des liens de coopération avec des pays du Sud (Cameroun, Mali, Madagascar, Burkina Faso).
Les activités sont basées sur l’acheminement de médicaments, les programmes d’IEC, de formation de professionnels de la santé et d’enseignants. La première rencontre entre Drépavie et l’Association malienne de lutte contre la drépanocytose (Amlud) date de 2006 à Dakar au Sénégal. Mme Corinne Liegeois et les Pr. Kourechi et Dapa Diallo du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose (CRLD) du Point G, depuis lors, travaillent étroitement.
Dans le cadre d’un développement durable, l’Amlud et Drépavie ont élaboré de commun accord un programme de quadriennal (2010-2013). Les communes I, III, IV et V du district de Bamako et plusieurs autres régions du pays dont Koulikoro sont concernées.
Pour Mme Corinne Liegeois, "la meilleure façon de lutter contre la maladie est l’information, l’éducation et la sensibilisation (IEC) ". Il s’agit, selon elle, de faire comprendre que la drépanocytose est loin d’être une maladie contagieuse. Elle est génétique, héréditaire et s’attrape par transmission du trait génétique "S/S" du père et de la mère. Tout le monde peut être porteur saint de cette maladie en portant dans son sang les traits "A/S", mais seule la combinaison de "S/S" des deux parents donne un enfant drépanocytaire.
La drépanocytose est une maladie mondiale dont la carte sanitaire s’étend de l’Afrique au Brésil en passant par l’Inde, les Antilles, le Moyen-Orient, le pourtour méditerranéen, le Maghreb.
Cette maladie, découverte en 1910, a été reconnue près d’un siècle en 2009 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les Nations unies l’ont déclaré comme priorité de santé publique et l’Union africaine et l’Unesco lui ont fait leur marque de reconnaissance comme maladie affligeante. Ces différentes reconnaissances qui arrivent bien plus tard ont jeté néanmoins la base des programmes établis par les Etats pour son éradication.
Abdrahamane Dicko

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KAR-KAR ET VINCENT BUCHER AU CCF
" Mali Denhou" au menu des deux virtuoses
Après Ballaké et Vincent Segal (les 19 et 21 janvier 2011), le Centre culturel français (CCF) propose à son public un autre duo de choc sur scène : Boubacar Traoré alias Kar-Kar et Vincent Bucher, le virtuose de l’harmonica sans doute le plus convoité aujourd’hui dans le showbiz international. L’association de ces deux monstres sacrés sur une même scène promet un spectacle époustouflant et inédit ce vendredi (18 février 2011).
Ce sera sans doute l’un des événements musicaux de l’année au CCF parce que Kar-Kar et Vincent constituent chacun une tête d’affiche jamais décevante. Ce sera surtout une grande opportunité de découvrir "Mali Denhou" (fils et filles du Mali), le 8e album d’un des meilleurs bluesmen. Une œuvre relevée qui, comme l’artiste lui-même, rejoint les œuvres précédentes par la simplicité d’un style très dépouillé.
Et comme le dit si bien un critique français, "la musique de Kar-Kar ne ment pas. Mali Denhou ne déroge pas à la règle et se détache complètement de l’époque. Ce n’est pas un album sorti en 2011, c’est tout simplement du Kar-Kar : inoxydable". Cette réussite n’est pas surprenante de la part d’un des baobabs de la musique africaine qui, toute sa vie, a composé des morceaux du quotidien, entonné des thèmes d’une brûlante actualité.
Référence malienne dans le show-biz mondial, au même titre qu’un Salif Kéita ou un Ali Farka Touré, voire un Toumani Diabaté, cette âme solitaire de la musique malienne garde jalousement un style unique qui inspire "des morceaux injustement méconnus du grand public international et pourtant d’une beauté infinie". Ce qui fait dire à de nombreux critiques que Kar-Kar est "une contradiction harmonieuse, un musicien dont l’art et la biographie surprennent moins par l’équilibre que par les extrêmes".
Sur CD ou sur scène, on résiste difficilement à cette "voix mate, cafardeuse, éclairée de lueurs de bonheur qui arrivent par bouffées instrumentales". Et l'harmonica de Vincent Bucher donne à "Mali Denhou" de salutaires envolées ludiques parce que naviguant entre la source mandingue et le Mississipi. L’arrangement est rehaussé par de ponctuations sobres, mais déterminantes, des percussionnistes qui égrènent leurs rythmes dissymétriques aux calebasses, au balafon, au ngoni…
Dans ce 8e album, de l’avis de nombreux critiques, continue de cultiver un spleen qui ne l'a pas quitté depuis la disparition, en 1989, de Pierrette, l'amour de sa vie. Ses textes restent étonnamment dans le registre de la morale et des bons sentiments, glorifiant la famille, célébrant l'unité africaine, invitant au respect de l'autre. C’est dire que l’opus comble la longue attente (5 ans) des mélomanes.
C’est en rencontrant l’harmoniciste Sugar Blue que Vincent s’est initié à la scène après avoir joué dans la rue et dans le métro parisien. Au sein du groupe Hot'cha, il a accompagné les bluesmen Jimmy Johnson, Eddie Shaw, Sonny Rhodes, etc. Et en 1985, il fit son 1er voyage aux Etats-Unis où il fréquenta les scènes blues de San Francisco et de Chicago. Ce séjour lui offrit aussi l’opportunité de tourner en duo avec le chanteur de blues, Louisiana Red.
Dans les années 1990, Vincent a enregistré avec Bill Deraime, Patrick Verbecke, Paul Personne et Eddie C. Campbell, et accompagné au sein du "Chicago Nights Blues Band" des artistes de Chicago tels que Carlos Johnson, Charlie Love, Little Smokey Smothers, Lynn Jordan.
C’est dire que depuis 20 ans, Vincent arpente les scènes, studios et clubs du monde entier, accompagnant des artistes de tous les horizons, notamment d’Afrique et d’Amérique. Son duo avec Kar-Kar est loin d’être le moins réussi, le moins fascinant. Et Boubacar et Vincent ont à cœur de le démonter ce vendredi aux privilégiés qui auront la chance d’avoir une place au CCF.
Alphabet

 



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ELIMINATION DU MALI AU CHAN 2011
Un mal pour un bien ?
Finalement, l’exploit n’a pas eu lieu. Pourtant, nombreux étaient ceux qui y croyaient. Les Aigles locaux, selon leur entraîneur Amadou Pathé Diallo, ont "trop joué avec le cœur et pas assez avec la tête" lundi dernier.
Si des regrets se font sentir après cette élimination, c’est davantage au regard du match nul face aux Congolais. "On a peut-être été trop frileux là-bas, note le portier et capitaine Adama Kéita, sans allusion aucune au climat. On a trop voulu protéger notre but alors qu’on est plus une équipe faite pour faire le jeu qu’une équipe faite pour subir. Face à la RDC, nous avons livré une bonne partie, mais on aurait tout simplement dû jouer notre jeu autrement pour ne pas encaisser ce but".
Lundi, tout a été mis en œuvre pour battre la RDC, aux joueurs entamant parfaitement la rencontre et déployant un jeu direct vers l’avant. Le Mali a allumé les premières mèches, mais le pétard est resté mouillé, la faute à une flopée de tirs non cadrés.
" Jusqu’aux 16 m, ils avaient du mal à terminer, relève Pathé. Ensuite… on avait notre chance. L’équipe a pêché par inefficacité, par manque de lucidité devant le but". Pour être exact, le Mali a tiré rarement au but et n’a cadré qu’à deux reprises. Or, la RDC a inscrit dans un mouvement d’ensemble.
Principal artilleur malien avec quatre frappes au but, Alou Bagayoko a vu à chaque fois le cadre se dérober. Comment explique-t-il ce manque de réussite ? "Ça se joue à quelques centimètres près, répond-il. Il nous a manqué un brin de lucidité devant. Mais aussi un peu de réussite". La chance a souri aux Congolais sur le but assassin de Kabanku Mulota.
" Il y a eu un peu de malchance, un peu de maladresse : tout cela explique notre manque de finition devant, considère Amadou Pathé Diallo, qui préfère s’attarder sur les points positifs : "C’est un sentiment de satisfaction pour moi, car face à la RDC on a vraiment joué un football très soigné, avec beaucoup de mouvements, très peu de distances entre nos lignes", détaille-t-il.
Le tout symbolisé par un Alou Bagayoko buteur et tout à fait fringant sur le terrain : "Alou, on a vu de quoi il était capable quand il est en forme", déclare à ce sujet un membre du staff technique. Autant d’éléments porteurs d’espoirs pour la construction de l’équipe et la qualification aux JO désormais seule en vue.
D’ailleurs, cette élimination au Chan peut-elle être un mal pour un bien dans l’optique des éliminatoires du tournoi de football des JO de Londres 2012 ? "Non, répond directement un membre de Malifoot. Etre éliminé au premier tour du Chan, tu ne peux pas dire que ce soit quelque chose de bien".
Comment va réagir l’équipe ?
Reste à savoir comment les joueurs qui seront dans le groupe olympique vont digérer cette élimination précoce : elle peut leur assener un coup au moral ou encore leur mettre plus de pression pour les éliminatoires des JO, histoire d’éviter une nouvelle désillusion.
" Si on avait été débordé face à la RDC, ça aurait été perçu autrement, mais là, dans la manière de jouer c’est encourageant pour l’avenir. On a montré qu’on pouvait mettre le feu dans un match", assure Idrissa Laïco Traoré. Au finish, les Aigles locaux sont sortis par la petite porte en concédant deux défaites contre la Côte d’Ivoire (1-0) le 6 février et le Cameroun par le même score le 10 février et un nul (1-1) face à la RDC.
Amadou Pathé Diallo ne s’était fixé aucun objectif et ne croyait pas avant d’affronter la RDC en une possible qualification. Mais se défend. "Attention nous avons des excuses. La préparation n’a pas duré bien longtemps, on n’a pas eu de matches d’entraînement. Tout observateur du football sait que maintenant bon nombre de buts sont consécutifs à des coups de pied arrêtés, corners et coups francs. Ce sont des actions qui demandent beaucoup de travail aux entraînements. Nous avons beaucoup répété, mais cela n’a pas été suffisant. En football, il faut constamment se remettre en question, travailler sans compter son temps et sa peine".
L’un de ses poulains n’est pas tout à fait d’accord avec le discours de son entraîneur : "A ce stade du tournoi, je n’aime pas ce genre de propos. Le coach parlait de tout gagner jusqu’à la fin, je préfère les objectifs plutôt que de parler…"
Une autre opportunité ratée, un immense gâchis parce que cette équipe, selon son coach, renfermait les meilleurs joueurs du pays. Adama Kéita et ses camarades passent aussi à côté d’une bonne occasion. Mais, au moins l’Etat a joué sa partition et cette élimination précoce devrait être étudiée sérieusement avant les éliminatoires des JO.
Boubacar Diakité Sarr

VIOLENCE DANS LES STADES
Le CCSAM combat le phénomène
Créé en 1993, le Comité central des supporteurs des Aigles du Mali (CCSAM) organise des campagnes de sensibilisation afin d’arrêter les vandalismes et bagarres dans les stades à la suite des défaites des équipes nationales. A cet effet, le CCSAM, avec l’appui d’Orange-Mali, a organisé une conférence de presse mardi au Carrefour des jeunes.
" La violence dans les stades", thème de cette conférence, a été décortiquée. Le président du Comité central des supporters des Aigles du Mali (CCSAM), Souleymane Diabaté, et certains membres du Comité ont relaté les nombreux cas qui ont attiré l’attention de la population. Selon M. Diabaté, ces hooligans isolés devront être canalisés et responsabilisés.
Dans ce cadre, le CCSAM a élaboré une fiche du supporter. Elle définit le rôle et le comportement de celui-ci. Le supporteur doit respecter l’entraîneur, les joueurs, les dirigeants, accepter la défaite de son équipe, assurer l’animation et surtout respecter et sauvegarder les infrastructures, etc.
La cérémonie a permis au comité de remercier les grands supporters maliens en leur décernant des diplômes de reconnaissance dont certains à titre posthume. Ce sont Kalilou Cissé "Yaba", Gada Koumaré alias Colonel, Bekaye Traoré dit "Barbu", Mamadou Sidibé et Djélikèba Kouyaté, qui a beaucoup participé à la création du CCSAM.
Aminata A. Lah

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