Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2011

Mois de fevrier

Les Echos du 09 fevrier

 

FACTURES IMPAYEES
L’ONP doit plus de 72 millions de F CFA à l’OGS
En cessation de paiement depuis 2008 des factures de l’Office de gardiennage et de surveillance (OGS), l’Office national des postes (ONP) a accumulé des créances de plus de 72 millions de F CFA.
Société de gardiennage de référence, l’Office de gardiennage et de surveillance (OGS) a été créé en 1996 par Mme Niono Fatoumata Kamana pour résorber le chômage des jeunes. Cette vocation de l’entreprise a eu pour résultat le recrutement de plus de 500 agents repartis entres différents services étatiques et privés pour la surveillance.
Afin de mener à bien sa mission, notamment la prise en charge du salaire du personnel, l’OGS a signé des contrats avec des structures nationales et internationales (ministères, Union européenne, Banque mondiale, système des Nations unies…) Si tout marchait bien entre l’OGS et ses clients dans le paiement des factures, aujourd’hui, force est de reconnaître que certains services se montrent défaillants.
Il en est ainsi de l’Office national des postes (ONP). Cette société est en cessation de paiement des factures de l’OGS depuis plus de deux ans (2008). Raison invoquée : difficultés financières. L’ONP est à ce jour redevable de l’OGS de 72 965 795 F CFA. La somme ne cessera de gonfler d’autant plus que l’ONP continue toujours de bénéficier des services de gardiennage de l’OGS.
" Nous avons des sociétés qui sont en cessation de paiement de nos factures il y a deux ans. D’autres six ans", regrettait la promotrice de l’OGS dans l’interview qu’elle nous a accordée le 3 février 2011. Malgré cet environnement difficile, l’OGS se débat pour faire face aux salaires de ses employés qui n’ont que faire en fin de mois du non-paiement des factures de la société par des clients.
Certes, à l’ONP le volet envoi lettres bat de l’aile, mais il est loisible de constater que depuis un certain temps la poste excelle dans les domaines de l’envoi d’argent, le courrier express… Toutes choses qui lui permettent de générer un peu de ressources. Mais avec l’OGS c’est toujours le statu quo. Tout semble indiquer que des conditions sont réunies pour permettre à la poste de mieux souffler.
A défaut de payer l’intégralité de sa créance, l’ONP devrait faire preuve de bonne foi en initiant un début de paiement. Dans une correspondance en date du 8 juin 2010 dont copie nous est parvenue, le DG de l’ONP s’est fendu d’un communiqué laconique de reconnaissance de dettes. Jamais, il n’a parlé de paiement. Ce qui est capital d’autant que l’OGS a besoin de ses fonds pour tourner en plein régime. Si tous les clients de l’OGS se comportaient de la sorte, la structure allait fermer boutique.
Une chose est certaine, s’il arrive à l’OGS de rompre aujourd’hui son contrat avec la poste, l’une des implications serait la mise en chômage de nombreux chefs de famille.
Mohamed Daou

Acceuil


COMMUNALES PARTIELLES
Pourquoi la Commune IV veut le "Yelema"
Les résultats des élections partielles communales du 6 février 2011 en Commune IV du district de Bamako un signal aux partis politiques notamment au Rassemblement pour le Mali (RPM), battu dans son "fief" par le néophyte Mara du parti Yelema, qui signifie changement en bambara.
Le parti Yelema de Moussa Mara est crédité de 19 conseillers sur les 42 que compte la Commune IV. Quelle analyse peut-on faire de cette victoire inéluctable, sauf retournement de situation spectaculaire (décision de justice suite à des fraudes) du parti Yelema du jeune Moussa Mara à l’élection communale partielle du 6 février en Commue IV du district de Bamako ?
C’est à cette question que doivent réfléchir désormais les "vieux" partis politiques présents dans cette commune, en l’occurrence ceux qui sont issus du Mouvement démocratique, l’URD et en particulier le Rassemblement pour le Mali, qui n’ont pas pu contrer la montée fulgurante de Yelema porté sous ses fonts baptismaux, il y a à peine quatre mois. C’était au lendemain de l’annulation des élections communales de 2009 au cours desquelles en tant qu’indépendants Moussa Mara et ses camarades avaient supplanté les partis politiques avec l’apport du MPR. La présente victoire prouve que celle de 2009 n’était pas usurpée.
La Commune IV est réputée être le fief du Rassemblement pour le Mali, c'est-à-dire là où il est le mieux implanté. Le parti y compte 7 sous-sections, 130 comités, 18 624 militants recensés, des dizaines de milliers de sympathisants et de fidèles du président IBK qui n’ont certainement pas tous voté en faveur de sa liste. C’est dire qu’une formation bien implantée dans une localité ou circonscription n’est pas forcément celle qui peut remporter des élections. Loin de là.
Désamour
Aussi, la "défaite" du RPM, tout comme les autres "anciennes" formations politiques présentes dans la Commune relève du fait qu’elles n’ont pas su intégrer la dimension sociale dans leur projet de construction de la Commune. Par dimension sociale, l’allusion est faite non pas à la générosité qui constitue à distribuer ça ou là des espèces sonnantes et trébuchantes, mais d’être à l’écoute des préoccupations réelles des populations qui ne sont autres que les besoins essentiels de la vie.
Tout le succès de Moussa Mara à cette élection semble venir de l’intégration de cet élément dans son projet avec comme socle la jeunesse. Dans une interview parue dans nos colonnes, Djoko Kéita, 3e sur la liste Yelema affirmait qu’une grande partie de leurs efforts ont été consacrés à la jeunesse et le demeurera lorsque Yelema remportera l’élection.
La "défaite" des partis politiques comme le RPM, l’Adéma/PASJ ou encore le Cnid/Fyt en Commune IV n’est pas une surprise en soi. Le glas avait déjà commencé à sonner depuis 2007 pour le Tisserand avec la mise en ballottage de son président aux élections législatives.
Ce désintéressement de plus en plus affiché des électeurs face aux partis politiques issus du Mouvement démocratique réside également dans les comportements des leaders et responsables de ces partis tant au niveau national que local avec des promesses qui ne sont jamais tenues, des préoccupations sociales reléguées au second plan au détriment de leurs propres intérêts.
La politique, c’est l’art de résoudre les problèmes des populations. Pour ne pas avoir compris cette vérité, l’Adéma/PASJ, le RPM et d’autres devront accepter le verdict des urnes et laisser cette fois le jeune Moussa Mara et son équipe montrer de quoi ils sont vraiment capables ?
Denis Koné

[haut]

Acceuil


MUNICIPALES PARTIELLES EN COMMUNE IV
Yéléma remporte 19 sièges
Les résultats provisoires définitifs des municipales partielles en Commune IV ont été publiés mardi après-midi au gouvernorat du district. Les tendances données le lundi par la presse ont été confirmées avec la victoire de Yéléma de Moussa Mara. Celui-ci a gagné 19 sièges sur 41.
Avec un taux de participation de 16,41 %, les résultats provisoires définitifs des élections communales de la Commune IV donnent vainqueur Yéléma avec 19 conseillers municipaux. Le RPM obtient 8 sièges, suivi de l’Adéma 6 sièges. Le PDES et le MPR ont enlevé chacun 3 sièges et l’URD ferme la marche avec 2 sièges. Les résultats définitifs doivent être proclamés dans quelques jours par le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales à travers la direction nationale de l’intérieur. Les partis politiques procéderont ensuite au jeu des alliances pour le contrôle de la mairie.
Le MPR de Choguel Kokala Maïga ou le PDES de la mouvance présidentielle avec trois conseillers de part et d’autres sera le mieux courtisé par Yéléma de Moussa Mara et d’autres partis comme le RPM, l’Adéma et l’URD.
Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


DEMOLITION DE LA PASSERELLE DES MESNILS PASTEUR DE DOLE
Le dernier combat de la dame de béton
Les travaux de réhabilitation des Mesnils Pasteur de Dole vont changer fondamentalement le visage de ce quartier. "Un centre qui respire et qui soit largement ouvert", ambitionne Jean-Claude Wambst, le maire de Dole. Et en certains endroits, pas question de faire du neuf avec du vieux. L’opération exige une démolition pure et simple des structures existantes. La passerelle des Mesnils Pasteur et les garages avoisinants n’échappent pas à cette exigence. Sacrifiée sur l’autel de la rénovation en premier, la dame de béton livre son dernier combat dans la douleur avec dignité et bravoure. Le film de l’événement.
Ce matin du jeudi 31 janvier 2011, la passerelle des Mesnils Pasteur ne s’est pas levée de bons pieds. Point de sommeil cette nuit ! Pas à cause du grand froid, mais parce que cette journée sonne le début de sa fin comme l’ont décidé les hommes. Ils lui reprochent d’être vieille (la quarantaine), ridée, fatiguée vilaine et surtout "has been".
Intérieurement meurtrie, elle n’affiche pourtant aucun signe de son mal-être. Sûrement par orgueil. Pas un geste, pas un signe qui trahisse le secret de sa mort. Un secret de polichinelle, car depuis une vingtaine de jours, la dame de béton est encerclée par un impressionnant arsenal de guerre : barrière… pelleteuse. Bref, tout ce qu’il faut pour l’émietter.
Elle se rappelle aussitôt de "la Mort du loup", le poème d’Alfred de Vigny, un de ses textes de chevet. En condamnée face à l’échafaud, la vieille bâtisse murmure pour se donner encore plus de courage : "Gémir, pleurer, prier est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voie où le dort a voulu t’appeler. Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler".
Pour avoir bien côtoyé des Maliens, le mastodonte ajoute avec philosophie cet adage du Mali : "Si le chemin pour l’intérêt de la communauté doit passer sur le crâne d’un homme, plutôt que de pleurnicher, son épouse doit immédiatement entamer les prières pour le repos de son âme". Elle jette de temps en temps un regard sur les garages avoisinants, attristés, impuissants, dans l’attente de leur tour au plus dans 3 mois.
Le temps prévu pour la phase de démolition. Un autre regard au loin sur les piétons qui, d’habitude au quotidien, l’empruntent pour déambuler les chemins voisins. Elle se sent abandonnée. Elle se sent trahie. Des groupuscules d’écoliers la contournent sans se douter qu’à leur retour, ils ne la reverront pas. Du moins en entier.
Un dinosaure déchiquetant sa proie
C’est dans cette atmosphère délétère que la pelle de démolition commence son action dévastatrice aux environs de 9 h 30. Comme un dinosaure déchiquetant sa proie, la gigantesque machine, de ses dents, attaque la passerelle. Comme un glouton, elle y prend d’énormes bouchées avec plus de difficultés quelle n’imagine. Comme un dégoûté, elle les crache. Les pans de béton, tombant les uns après les autres dans le vacarme et la poussière, ressemblent à des feuilles mortes en automne.
Contrairement au résultat de ce combat connu d’avance, le scénario était loin d’être écrit. A chaque assaut du monstre de fer, ses crocs transpercent le ciment et la ferraille de la brave dame. Là encore, pas un cri, pas un mot. Seulement de la résistance dans la dignité et la bravoure avant de lâcher prise au finish à cause de la vive douleur qui envahit son corps.
A ce rythme, le combat n’est pas prêt de finir de sitôt. "Trois ou quatre jours", précise Sylvain Gonzalez de PMM-Conseils, le chef des travaux, tout confiant. Peu importe le temps. C’est infaillible. Tôt ou tard, la dame de béton et ses compagnons d’infortune seront anéantis. Et de leur cendre, jailliront, plus tard un centre commercial, un centre social et le nouveau Centre Horizons. L’avenue Leclerc sera ouverte afin de créer un espace sécurisé, réservé aux bus, aux piétons et aux vélos.
C’est dans l’après-midi vers 16 h 30 que Jean-Claude Wambs et Claude Chalon, président du Grand-Dole, ont rendu hommage à la vieille bâtisse. Pardon ! Sabrer le champagne dans le hall du Centre Schweitzer pour le démarrage des travaux de rénovation de l’avenue Leclerc devant une poignée d’habitants du quartier médusés. "Faute de chemins de remplacement", pestent certains.
Un escalier en bois incrusté dans le talus, côté Caf, et tombant sur l’avenue Leclerc leur paraît insuffisant. Les autres, nostalgiques, ne décolèrent pas contre la disparition de la structure. "Ca me fait mal de voir disparaître la passerelle. Plus qu’un passage, c’est un symbole du quartier", murmure un vieil homme, habitant le quartier depuis onze ans.
On ne démolit pas pour le plaisir de démolir
Répondant à l’étonnement des habitants, M. Wambs (Les dépêches), avec un peu de chagrin, devant un plan du chantier, soutient : "Je le comprends puisqu’il y a des gens qui sont venus habiter là tout au début des Mesnils et qui ont vu construire cette passerelle. Mais ce changement est probablement nécessaire. ET en cas voulu. Je crois qu’il sera porteur de beaucoup d’améliorations pour le quartier. Malgré les petits inconforts au quotidien que nous allons rencontrer. Mais, c’est juste pour un certain temps".
M. Chalon convient que ce n’est jamais positif de démolir. Mais, on ne démolit pour le plaisir de démolir. On le fait pour améliorer les choses. Et le président du Grand-Dole de rappeler : "Quand les Mesnils ont été construits, ils ont été primés nationalement. Mais, il est daté ce quartier. Il souffre de deux problèmes de disqualification : le bâti (les logements) d’une part. D’où le fait que tous les logements ont été ou vont être réhabilités. Et le vivre ensemble, d’autre part. Et aujourd’hui, ce qu’on veut faire, c’est de l’urbanisation de cohabitation entre différentes personnes : les habitants, les commerçants, les automobilistes, les piétons…"
En attendant la fin de l’ensemble des travaux de réhabilitation des Mesnils Pasteur en 2013, le supplice de la passerelle continuera encore pour quelques jours. Merci chère dame de béton pour le service rendu !
Oumar Bakary Doumbia

[haut]

Acceuil


MAINTIEN DE LA PAIX DANS L’ESPACE CEDEAO
Conclave des commandants des centres
Réunis depuis hier dans notre capitale, les commandants des trois centres d’excellence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour les opérations de soutien à la paix devront définir des stratégies de maintien de la paix dans la sous-région.
Les commandants des trois centres d’excellence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) tiennent du mardi 8 au vendredi 11 février 2011 une réunion à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako.
Sont présents à la rencontre, Dovlo Cek, le commandant du Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix (Kaiptc) de Ghana, Lokoson Jonah, le commandant de l’Ecole de défense nationale du Nigeria (NDC) et le général Souleymane Yacouba Sidibé, le directeur général de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP).
Cette réunion se tient dans le cadre du mémorandum signé entre la Cédéao et les centres d’excellence de la Communauté. Au cours de la rencontre, les résultats des travaux, confiés aux experts, seront présentés aux commandants. Aussi, les commandants feront-ils le point des réunions passées.
" Outre le contrôle des tâches et les évolutions depuis notre dernière rencontre, des questions essentielles déboucheront sur des décisions qui renforceront notre cohésion", dira le général de division Souleymane Yacouba Sidibé. Et de préciser que l’objectif principal de la rencontre est d’assurer une cohésion entre les trois écoles. Il fera savoir que les trois écoles se réunissent pour définir des stratégies.
" Depuis notre première réunion au siège de la Commission de la Cédéao à Abuja en 2007, nos rencontres successives ont permis de poser des actes salutaires qui contribuent à la montée en puissance de la Force africaine en attente et à la construction de la nouvelle architecture de paix et de sécurité en Afrique", a rappelé le général Sidibé.
A ses dires, la réunion statutaire des commandants des centres s’est avérée au fil du temps un instrument indispensable et efficace pour coordonner la mise en œuvre de leurs activités. La réunion des commandants des centres d’excellence de la Cédéao se tient à tour de rôle dans chacune des trois écoles. C’est la première fois qu’elle se tient à Bamako. Elle s’est déjà tenue à Abuja et à Accra.
Sidiki Doumbia

[haut]

Acceuil


 

ATTAQUE SUR LE PONT FADH
De bons samaritains à la rescousse d’A. K.
Conduire la nuit à Bamako devient de plus en plus risqué. A. K. vient d’en faire l’amère expérience. Il a subi une agression en plein milieu du pont Fadh. Malgré tout, il peut s’estimer heureux puisqu’il a été secouru in extremis par un bon Samaritain.
En revenant de Dakar, à minuit passée, A. K., apprenti-chauffeur, est arrêté sur le pont Fadh par 4 individus sur des motos Jakarta. L’ayant choisi comme proie, les bandits l’accostent et parviennent à lui barrer la route. Ils le menacent et le passent à tabac. Grâce à l’instinct de survie, A. K. oppose une résistance. Malheureusement, il fait face à plus coriaces que lui. Alors, l’un des bandits menace de le jeter par-dessus le pont. A. K. se rendant compte de la gravité de la situation, prend peur et lâche la moto.
Mais avant que sa moto ne lui soit enlevée, un garde national coïncide avec l’agression. Il a la bienveillance d’appeler la police. Les agents du 4e arrondissement étant les plus proches se rendent sur les lieux. Les agents ont vite fait de mettre le grappin sur l’un des 4 chenapans.
A la suite des recherches, la moto de la victime a été retrouvée devant la maison familiale du bandit interpellé et son complice, susceptible d’informer la police sur les autres membres de la bande reste introuvable.
Aminata A. Lah

 



[haut]

Acceuil


 

CHAN-2011
Inquiétants Aigles locaux !
Dominé (1-0) par la Côte d’Ivoire lors de sa première sortie, le Mali pointe à la 3e place du groupe C du Chan dont le coup d’envoi a été donné vendredi dernier au Soudan. Les Aigles "B", qui n’ont plus droit à l’erreur, devront redresser la barre demain face au Cameroun.
L’heure est grave pour les Aigles "B". Même leur entraîneur le reconnaît volontiers. Dimanche, à l’issue du match, Amadou Pathé Diallo s’est présenté devant la presse avec des mots assez durs envers ses joueurs. Autre preuve de la gravité de la situation : l’entraînement prévu au lendemain de la défaite s’est déroulé dans un climat de méfiance généralisée, selon des sources proches de l’équipe.
Au stade de Khartoum, les poulains de Pathé n’ont pas su tenir tête, ne serait-ce qu’un quart d’heure de la seconde période à la machine de guerre ivoirienne, leader avec le Cameroun du groupe et candidate sérieuse pour les quarts de finale, faute de concentration, de rigueur défensive et tout simplement de talent.
Adama Kéita et ses coéquipiers ont livré un match indigne de leur statut et de leurs ambitions. Ils ont encaissé un but (Zoumana Koné 23e), sans réussir un seul instant à sortir la tête de l’eau. Les changements plus offensifs du technicien des Aigles en seconde période n’ont rien changé au triste visage offert dimanche par les nôtres.
Les nombreuses occasions de buts ratées non plus. Dimanche soir, le Mali a en effet pris conscience d’une triste réalité. L’équipe considérée comme la meilleure de la place n’a pas pour le moment le niveau pour intégrer les deux premières places. "Nous avons été battus dans les duels. Nous avons joué à reculons, s’est emporté Amadou Pathé Diallo, sans pitié pour ses joueurs. On est passé complètement à côté de notre match".
A qui la faute ? L’excuse du mythe des rencontres de foot entre Maliens et Ivoiriens ne tient pas pour une fois, l’entraîneur ayant fait savoir sans la moindre préparation que ses joueurs étaient compétitifs. "Les garçons ont joué de l’inexpérience et ont été fébriles, ajoute le coach. On a essayé. Je ne comprends pas comment ils ont raté ce match".
Et pourtant, cette défaite n’étonne personne, car au fil des 10, voire 12 jours d’internat de Kabala, un constat s’était dégagé : l’équipe même avec les meilleurs éléments de la Ligue 1/Orange n’est pas dotée d’un effectif de qualité suffisant pour défier les plus grands y compris les "non compétitifs".
Les chances des nôtres de prendre une place pour les quarts de finale sont désormais minces. Amadou Pathé Diallo pourrait d’ailleurs regretter bien longtemps d’avoir manqué le match de dimanche contre la Côte d’Ivoire, le chemin pourtant le plus court pour la victoire.
Le compte à rebours a déjà commencé. Les Aigles n’ont plus qu’une seule occasion pour se racheter. Demain, jeudi, face au Cameroun, autre prétendant à une place pour les quarts de finale, il leur reste encore une dernière carte à jouer. Il s’agira de ne pas la gâcher si les Aigles veulent conserver l’espoir, désormais mince, de jouer le second tour.
Boubacar Diakité Sarr

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org