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2011

Mois de fevrier

Les Echos du 08 fevrier

 

SUR L’OR D’ATT PROMIS AU MUSEE
Le DG du Musée national s’explique
Le kilo d’or remis le samedi 5 février à ATT, par l’Union des chambres consulaires du Mali a suscité un quiproquo. A défaut de refuser ce cadeau encombrant, le récipiendaire a promis de le déposer au Musée national du Mali dès le 7 février. Qui est habilité à y déposer quoi ? Quel objet cette structure peut prendre ? Le DG répond.
Sur la question qui peut déposer un objet au musée, la réponse du directeur général du Musée national du Mali, Samuel Sidibé est sans ambages. "Tout le monde peut déposer au Musée. Mais il revient au Musée de considérer que l’objet a un intérêt avec le patrimoine national. Il peut accepter ou non l’objet proposé. Diplomatiquement, nous hésitons à dire non aux déposants pour ne pas décourager les gens à nous apporter des objets", affirme M. Sidibé, muséologue.
Selon lui, " il n’y a aucune raison que le président de la République ne puisse pas le faire quel que soit le jugement des gens. Nous n’entrons pas dans ce débat. Ce n’est pas la valeur monétaire qu’il faut voir, mais la valeur symbole parce qu’il rentre dans l’Histoire du Mali et cet or est fondu par des bijoutiers maliens", témoigne-t-il.
Samuel Sidibé s’empresse d’ajouter que ce n’est pas la première fois que le Musée national du Mali garde de l’or. "Il y a 4 ou 5 ans, nous avons commencé à collectionner de l’or et des bijoux maliens". Et d’ajouter que le Musée national a des objets (statuettes, masques) dont la valeur monétaire est plus grande que l’or que le président s’apprête à lui envoyer. Il s’est dit conscient du problème de sécurité que cela va poser à sa structure.
Samuel voit cette affaire autrement que sous l’angle d’analyse du citoyen lambda. "Il faut refuser de voir les choses dans leur contexte politique mais historique », dit M. Sidibé..
Parlant de la nature des objets que le Musée est habileté à prendre, Samuel Sidibé ne fait pas d’exclusion. A ses dires, son service prend tout et refuse depuis un certain temps de n’accepter que les vieux objets. "Le Musée prend des objets d’hier et d’aujourd’hui en rapport avec notre histoire". Pour M. Sidibé, son service accueille un objet tant qu’il peut être d’un symbole avec notre histoire. La preuve en est que le Musée a accueilli des pagnes du cinquantenaire du Mali, du Burkina Faso, du Togo, etc. Et d’ajouter que 50 ou 100 ans après, ces pagnes vont illustrer une partie de l’Histoire de ces pays.
Pas de trace encore
" Je ne refuse rien tant que les objets peuvent témoigner de l’Histoire du Mali. Le Musée doit être capable de s’imprégner de l’Histoire qui se construit sous nos yeux", tranche M. Sidibé.
Au moment où nous quittions son bureau à 11 h 5, le lundi 7 février dans la matinée, l’or n’était pas encore arrivé comme promis par ATT et le directeur, Samuel Sidibé n’avait reçu aucune information sur la réception du métal précieux. Mais en toute humilité, il a reconnu que cette information ne peut pas forcément passé par lui, car le ministre de la Culture dont il relève est l’autorité la mieux indiquée pour ce genre de démarche.
Le Musée national du Mali a été créé en 1960 sur les traces du Musée soudanais porté sur les fonts baptismaux le 4 février 1953 et rattaché à l’Institut français d’Afrique noire (Ifan), basé à Dakar au Sénégal. Le Musée national a pour objectifs de renforcer l’unité du pays et de valoriser une culture authentique.
Le Musée national du Mali est un musée archéologique et ethnologique situé à Bamako. Il présente différentes expositions permanentes et temporaires sur la préhistoire au Mali, les costumes, les instruments de musique, les objets rituels des différentes ethnies vivant au Mali.
Le Conseil international des musées (ICOM) a élaboré une définition plus exigeante de la notion. Pour elle, "un musée est une institution permanente, sans but lucratif, au service de la société et de son développement, ouverte au public et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l'homme et de son environnement, acquiert ceux-là, les conserve, les communique et notamment les expose à des fins d'études, d'éducation et de délectation".
Abdrahamane Dicko

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MEDAILLE D’UN KG D’OR REMIS A ATT
Les avis partagés des Bamakois
Dans le micro trottoir ci-dessous, des citoyens se prononcent sur la médaille d’un kg d’or remis à ATT par des opérateurs économiques samedi dernier. Réactions.

Amine Diallo (boulanger) : "Un gâchis"
" A mon avis, la remise de cette médaille d’un kg d’or à ATT n’est pas une bonne initiative. C’est un gâchis. Au lieu de mettre tout cet argent dans une médaille qui va dormir dans un musée, il fallait nourrir des gens qui ont faim ou qui sont au chômage. De grâce, qu’ils cessent de se moquer de nous, qu’ils aient pitié de nous".

Mariam Camara (élève) : "C’est encourageant"
" ATT mérite bien cette médaille. Il a beaucoup travaillé. Il a construit beaucoup de routes. Cette médaille est encourageante".

Mohamed Traoré (soudeur) : "C’est l’objectif qui compte"
" Tout dépend de l’objectif des initiateurs de la médaille. Si la médaille a été remise à ATT pour son travail, c’est une bonne chose, mais si c’est pour l’encourager à briguer un autre mandat, c’est une mauvaise chose".

Makan Kéita (soudeur) : "On a d’autres soucis que ça"
" Pendant que nous sommes dans une grande difficulté caractérisée par le renchérissement des prix des céréales, par la pauvreté et le chômage, certaines personnes se permettent d’offrir un kg d’or au président pour son travail. Mais, pour quel travail ? Pour moi, les Maliens ont d’autres soucis que de décorer le président. Ces commerçants devaient mettre en place une initiative permettant de réduire les prix des céréales. C’est ça notre préoccupation aujourd’hui".

Mamadou Boubacar (commerçant) : "ATT mérite cette médaille"
" Moi je pense qu’ATT mérite cette médaille, car il a travaillé. Un travail bien fait mérite toujours d’être récompensé. Ensuite, ça donne le courage aux autres de suivre l’exemple. Le régime d’Amadou Toumani Touré a beaucoup apaisé l’esprit des Maliens".

Sidiki Kéita (agent immobilier) : "ATT aurait dû refuser cette médaille"
" ATT mérite une décoration. Il a vraiment travaillé même si beaucoup de choses restent à faire. Mais il aurait pu être décoré autrement, c'est-à-dire par l’ensemble des Maliens et non par des opérateurs économiques pendant que le prix des denrées de première nécessité prend l’ascenseur. Donc ATT aurait dû refuser cette médaille en invitant ces décorateurs à stabiliser d’abord les prix sur le marché".

Sékou Kéita (professeur) : "Une escroquerie"
" Je qualifie cette médaille d’escroquerie de la part de ses initiateurs. Tout d’abord je suis conscient qu’ATT a travaillé mais de quel travail s’agit-il ? Si vous voyez qu’ils l’ont décoré c’est parce qu’il leur a vendu le Mali en leur attribuant tous les marchés du pays sinon ce n’est pas pour l’intérêt national, mais plutôt pour leurs propres intérêts".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia
Dotigui Niaré (stagiaire)

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COMMUNALES PARTIELLES
L’Adéma à Yélimane, Moussa Mara en Commune IV
Les partis politiques et regroupements de partis politiques attendent impatiemment les résultats des élections. Hier, les résultats n’étaient pas encore connus, mais des tendances sont favorables à Moussa Mara en Commune IV et à l’Adéma/PASJ à Yélimané.
Les résultats des élections partielles communales tenues le 6 février dans les communes IV de Bamako, Toya, Bourem et Yélimané n’étaient pas encore connus hier lundi en début d’après-midi.
Au moment où nous mettions cet article sous presse, la commission de centralisation des résultats était toujours à pied d’œuvre au gouvernorat du district. Selon une source autorisée, cette commission devrait achever son travail tard dans la nuit. En attendant la proclamation provisoire des résultats de cette commission, les sièges des partis politiques affichaient la sérénité.
A Yélimané où trois listes (Adéma/PASJ, URD et RPM) étaient en compétition, le parti de l’Abeille arriverait en tête avec 6 conseillers. Il est suivi de l’URD qui s’en sortirait avec 5 conseillers.
Quant au Rassemblement pour le Mali, il n’obtiendrait aucun conseiller. En Commune IV, sur les 15 partis politiques, groupement de partis et l’indépendant Karaoual/Renouveau, le parti Yéléma de Moussa Mara arriverait en tête. Il engrangerait plus de 9000 voix, suivi du RPM (6000 voix) et de l’Adéma/PASJ (3000 voix).
Si ces tendances se confirment, l’on s’acheminerait vers une majorité absolue pour Yéléma et le Rassemblement pour le Mali aura été la grosse déception dans cette élection communale partielle en Commune IV.
Bourem au PDES
Le Tisserand avait, en effet, misé sur une majorité absolue et ne doutait pas de relever ce défi. Son président, Ibrahim Boubacar Keita, était même monté aux avant-postes pour pousser les 42 candidats en lice.
Les troupes avaient été mobilisées pour que le Tisserand ait la majorité absolue. L’élection de Yelema en Commune IV s’il elle venait à se confirmer serait un camouflet à l’ensemble des partis politiques en Commune IV qui, visiblement, n’ont plus de thèmes pour mobiliser.
Cette défaite démontre alors que les formations politiques sont restées loin des préoccupations essentielles des populations et devront maintenant se remettre en question pour reconquérir un électorat.
A Sandaré, aucune information ne nous était parvenue. Par contre Bourem serait tombé dans l’escarcelle du PDES (parti présidentiel). Le parti des amis du président de la République aurait obtenu 6800 voix (soit 15 conseillers) contre 3700 voix pour le regroupement Adéma-RPM, soit 7 conseillers et 300 voix pour l’URD qui s’en tire avec un conseiller.
Denis Koné

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BRUITS SOURDS
Décoration d’ATT : des tailleurs ont protesté
Jeamille Bittar et ses comparses ont remis samedi au stade Omnisports au président de la République une médaille « d’un kilo d’or » pour, disent-ils, magnifier ses actions en faveur du secteur privé. Mais il faut dire que le public, estimé ce jour-là à 25 000 personnes, n’était pas tout acquis à la cause.
En effet, dans le lot des spectateurs, il y avait des victimes de l’incendie du marché de Bamako, en l’occurrence des tailleurs. Ceux-ci, apprend-on, étaient venus faire part de leur ras-le-bol pour le non-paiement de leurs droits. Ils murmuraient dans la foule. Mais très vite, ils ont été extraits par des forces de sécurité qui ne les ont pas laissés extérioriser leur mécontentement.
Selon des victimes de l’incendie du Marché rose, il est incompréhensible que pendant que la traversée du désert continue pour eux, des responsables du secteur se permettent de gratifier un homme à coup de millions. Donnant l’impression que leur problème ne compte pas. Puisqu’ils n’ont pas eu voix au chapitre, les mécontents sont retournés sur leurs pas tout en maugréant contre leurs "élus".

Mopti : le président du Tribunal victime de sa secrétaire
Un jour, vers 8 h, le ministre de la Justice appelle au Tribunal de première instance de Mopti afin de s’entretenir avec le président. Ce dernier n’étant pas sur place encore, sa secrétaire décroche. Ne sachant pas que c’est le garde des Sceaux qui est au bout du fil, elle lui aurait dit de faire vite parce qu’elle a d’autres choses à faire.
Devant une telle maladresse, le ministre de la Justice raccroche et appelle le juge sur son portable lui intimant l’ordre de le trouver dans son bureau le lendemain à 7 h. Paniqué, le président du Tribunal arrive à son bureau de Mopti et demande à la secrétaire ce qui s’est passé. Elle lui a fait savoir que quelqu’un dont elle ignore l’identité avait demandé après lui. Automatiquement, le juge fait la liaison et comprend que c’est son ministre tout en faisant savoir à la secrétaire qu’elle lui a crée des problèmes puisqu’il a été convoqué d’urgence à Bamako.
En déférant à la convocation de son supérieur hiérarchique, le magistrat a eu le réflexe de se faire accompagner par un Dogon pour calmer le patron. Certes, le ministre a accepté les excuses mais en retour, il a fait savoir à son cousin à plaisanterie qu’il appellera tous les jours pendant un mois à 7 h au bureau et qu’il faudrait que le juge soit au poste et décroche le téléphone en guise de punition. Deux semaines plus tard, le ministre aurait mis fin à la corvée matinale.

PDES : Bittar s’aliène la sympathie du parti des amis d’ATT
L’initiative prise par le président controversé de la CCIM et 1er vice-président du PDES de décorer ATT n’a pas été bien perçue par certains cadres du parti des amis du président de la République. D’aucuns qualifient l’acte de politiquement incorrect, car, soutiennent-ils, ça pourrait se retourner contre eux tôt ou tard.
Pour d’autres, ce n’est non seulement pas bon pour l’image du parti, mais aussi pour le récipiendaire. Pour des observateurs de la scène politique, s’il y a ou aura clash dans les rangs du PDES, c’est Bittar qui sera à l’origine du fait de ses prises de position outrancières. Au PDES, si ça ne tenait qu’à certains la remise du "trophée" aurait attendu la fin du mandat du président afin qu’il ne soit pas perçu comme la contrepartie de quelque chose.
Mais Bittar, tel qu’en lui-même, a accompli son acte même si la "récompense" est finalement perçue comme une charge pour le bénéficiaire qui a finalement décidé de le fourguer au Musée national.

 

Mairie de la Commune II : de la quittance pour la location des camions
Le maire de la Commune II, Youssouf Coulibaly, qui louait des camions de la mairie à des entrepreneurs ou qui les envoyait à Koulikoro pour le transport du sable a revu sa copie. A la suite de nombreuses dénonciations, le maire a décidé dans un premier temps d’immobiliser les camions. Après, il a ordonné leur remise en route assortie de quittances.
Présentement, il est délivré à tous ceux qui viennent pour la location des reçus en bonne et due forme de la mairie. Ce n’est plus le pilotage à vue et l’argent est censé rentrer dans les caisses de la municipalité contrairement à l’ancien système où c’est le maire seul qui gérait à sa guise les frais de location des camions.

Musée : la médaille pas remise
ATT est parti à Kidal pour sa course de chameau et le musée national n’ouvre pas les lundis. ATT avait promis de déposer sa médaille hier lundi pour qu’o puisse déjà aller l’admirer.

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SUR LES DERIVES DEMOCRATIQUES
Lettre à mon directeur de publication
La chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali en Tunisie se doit d’édifier les dictateurs et les dictateurs version light.
Cher Alexis, je suis au regret de confondre ma chronique de ce mois avec une lettre que je t’adresse. Vois-tu, j’ai toujours écrit en fonction de mon feeling, de mes convictions et dans la mesure du possible, j’essaye d’être la voix des autres. Aujourd’hui, je ne suis plus certain d’être un représentant de la masse. Je dirai que je suis en désaccord sur certains dossiers, notamment celui de la Tunisie.
Bien entendu, comme la majorité des citoyens du monde, je défends la liberté des peuples. Je m’insurge contre l’humiliation, la martyrisation et la confiscation des libertés individuelles. Cela dit, il y a de quoi réfléchir sur cette nouvelle forme de "coup d’Etat" par la rue.
C’est visiblement l’expression d’un ras-le-bol généralisé et le signe que la défense des valeurs universelles finissent toujours par prendre le dessus sur les intérêts économiques et claniques. Mais que penser du traitement infligé à Ben Ali en Tunisie ?
Méritait-il un départ aussi humiliant pour quelqu’un qui a favorisé l’émergence économique, l’acquisition de savoir et l’accès aux soins à sa population, sans compter la place faite aux femmes ? Qu’on le veuille ou non, la Tunisie est un modèle de réussite, de stabilité et son ex-raïs a toujours protégé les étrangers, les Africains en particulier. Mais cela n’est pas suffisant et cette chute du régime Ben Ali se doit d’édifier les dictateurs et les dictateurs version light.
On comprend, à travers la désormais "révolution du jasmin", que c’est malsain de flirter avec le milieu des affaires. Il devrait être interdit aux familles présidentielles d’exercer le moindre business durant le mandat. LT, c’est-à-dire Leïla Trabelsi, et son clan se sont retrouvés dans toutes sortes de business : banques, médias, hôtelleries, importation de produits… Ses frères, beaux-fils et son réseau d’hommes d’affaires ont spolié d’honnêtes personnes de leurs terres, de leur business. Autre leçon : il faut prendre conscience que tout finit par se payer.
Partout dans la Tunisie de Ben Ali, c’était le culte de la personnalité, des affiches placardées sur panneaux géants, une omniprésence dans les médias d’Etat, sans compter le réseau dangereux de courtisans, de fortunes nouvellement conquises, d’individus véreux, ceux-là mêmes qui veulent se mettre à l’abri d’éventuels problèmes avec la justice. Pour ça, ils sacrifient idéaux et valeurs morales…
Edifiant, l’attitude souvent hypocrite et versatile des Occidentaux. Toutes les dérives se passent sous leurs yeux. Des fois, ils applaudissent, félicitent jusqu’à ce que ça explose et là ils "lâchent". En voyant Barack Obama à la télé ces derniers jours, j’ai envie de lui dire "Obama dégage !" N’est-ce pas ce même Obama qui a reçu l’année dernière Hosni Moubarak ? Quant à Nicloas Sarkozy, n’en parlons même pas !
Si je pouvais seulement catapulter ma main dans le petit écran, l’en extirper par le col et le balancer dans les airs jusqu’à Diapaga ! Lui et ses ministres qui voyagent avec ou se font offrir des vacances par des hommes d’affaires ? Lui qui a voulu installer son fils, Jean, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad), peut-il se permettre de demander le départ d’un président à son image ?
M. le directeur de publication comprend à travers ces lignes mon indignation. Plus que jamais à travers le monde, nous devons être des remparts, pour nous, pour nos enfants. Nous devons protéger nos démocraties et nos acquis pour ne pas courir le risque de provoquer un jour le chaos et le non-droit dans nos pays.
Nous ne devons pas rester indifférents face aux dérives, quitte à ne pas plaire, à tout perdre surtout ceux d’entre nous qui évoluons dans le privé. Pour moi, l’engagement prend le dessus, car certains écarts me sont complètement insupportables. Je ne peux pas me taire sur des faits graves, des faits susceptibles à force de répétition de mener mon pays à la déroute.
Pour rester dans la fraîcheur de l’actualité, je pense à la magnanimité de Jeamille Bittar à l’endroit du président de la République, Amadou Toumani Touré. Si je t’en parle, c’est pour me désolidariser et dénoncer le fait que le président malien flirte avec le monde des affaires et des individus véreux. Une centaine de millions de F CFA pour une cérémonie comme s’il n’y avait pas d’autres urgences. C’est à la limite du mépris pour les plus fragiles de la société. Si te j’écris, c’est aussi pour interpeller les responsables de ce pays.
Alors M. le directeur du Musée national allez-vous accepter dans vos murs et pour la postérité la médaille de Bittar à ATT ? Ou allez-vous dire au président de la République que ce n’est pas à lui de décider du lieu d’exhibition de la magnanimité du monde des affaires à son endroit et lui suggérer la construction d’un Musée présidentiel où il pourrait se remémorer ces exaltations que les opérateurs économiques, les artistes, l’ORTM, les griots et les griottes, le PDES lui ont adressées lors de la remise de ce chef-d’œuvre ?
Enfin, cette lettre pour te dire que ce que je vois à travers le monde ne me fait pas peur et ne m’impressionne pas. Bien au contraire. Et comme le dit Stéphane Hessel cela m’indigne et me pousse à l’engagement pour plus de justice sociale. Le plus important reste le développement de ce pays, la construction d’une nation juste pour nous et nos enfants et non l’édification d’un culte à une personnalité.
Alexis, avec un peu en retard, je te souhaite une bonne année 2011. A tous les lecteurs des Echos et au peuple malien, je leur souhaite un pays bâti sur la bonne gouvernance, des chefs plus humbles, qui comprennent qu’ils sont élus pour travailler, car les défis restent nombreux dans notre Maliba.
Birama Konaré

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RECONNAISSANCE DE LA NATION
ATT mérite mieux
La caravane de la fameuse médaille est passée. Elle est arrivée à destination. Malgré la bronca qui l’a accueillie tout le long de son parcours. Seulement la calèche royale n’était pas à la hauteur. Visiblement le monarque y avait pris place, pas de très bon cœur.
La mine tristounette d’ATT lors de la cérémonie de samedi, exprimait sa gêne devant cette distinction honorifique. Et sa décision de s’en débarrasser aussitôt après l’avoir reçue en l’offrant au Musée national, en dit long sur le peu d’importance qu’il lui accorde.
Il faut dire qu’ATT mérite amplement mieux que cette marque de reconnaissance de Bittar et consorts. Surtout que leur démarche est fortement marquée par des soupçons d’arrière-pensée de leur part.
Bittar ne peut convaincre grand monde en disant que son geste n’a aucune connotation politique. En tant que vice-président du PDES, parti créé officiellement pour soutenir les actions d’un président sortant - n’est-ce pas curieux ça ? -, il doit se faire à l’idée que ses faits et gestes sont désormais analysés à travers le prisme de la politique.
Le père de la démocratie malienne - encore que l’expression risque de faire jaser - mérite qu’on fête son action à la tête de l’Etat de façon beaucoup plus consensuelle. L’action d’ATT est si importante qu’elle mérite d’être célébrée dans un cadre différent d’un stade Modibo Kéita aux trois quarts vides. Célébrer l’action d’ATT dans une cérémonie marquée par un cafouillage affligeant est une insulte à la grandeur de l’homme.
Il n’est pas convenable de rendre hommage à l’homme du 26-Mars devant une foule composée majoritairement d’obligés et de riches hommes d’affaires. Au premier rang des obligés, on notait le Premier ministre Modibo Sidibé. Le pauvre !
Il semblait moins heureux dans son fauteuil qu’un prisonnier dans sa cellule. Quant aux riches opérateurs économiques présents à la cérémonie, la plupart d’entre eux traînent des relents de favoritisme de la part des princes du jour, pour ne pas dire de corruption.
ATT aurait dû dire non à cette initiative qui apparaît finalement comme la reconnaissance des hommes et des femmes qui ont bien profité de son règne pour s’enrichir ou pour consolider leurs richesses.
Il est donc normal qu’ils disent merci à leur bienfaiteur. En le faisant, ils réduisent la dimension de l’homme à celle d’un vil serviteur d’hommes et de femmes d’affaires dont la première qualité n’est pas l’honnêteté. C’est du moins l’image qu’ils projettent dans l’opinion.
Associer l’image d’ATT à celle d’une frange pas très populaire - c’est le moins qu’on puisse écrire -, n’est-ce pas le meilleur moyen de discréditer son action pour son pays ? Alors que tout le monde en convient : ATT est un acteur majeur de l’avènement de la démocratie dans notre pays.
Une chanson d’anthologie digne d’ATT
Son geste élégant de 1992 - organiser des élections transparentes et quitter le pouvoir comme promis - en a fait l’un des hommes les plus respectables d’Afrique. Voilà pourquoi il ne peut plus se permettre n’importe quoi. Il a un rang désormais à tenir. Un rang qui jure d’avec la velléité qu’on lui prête de différer son départ du pouvoir.
L’homme a déjà prouvé qu’il peut quitter le pouvoir. Tout le mal qu’on peut lui souhaiter, c’est de ne poser aucun acte qui abîmerait irrémédiablement son statut d’icône de la démocratie sur notre continent. C’est le souhait de tous ceux qui l’aiment bien et sincèrement pour ce qu’il représente en tant que symbole et non en tant que garant d’intérêts économiques ou politiques sordides.
L’action d’ATT à l’issue de son double mandat à la tête de l’Etat mérite une meilleure reconnaissance que ce que l’on vient de vivre. Passons sur son laxisme apparent à l’égard de la corruption. Et ignorons cette façon de gouverner qui fragilise la hiérarchie vis-à-vis des subordonnés.
Par exemple : les directeurs n’ont plus aucun respect pour les ministres parce qu’ils sont arrimés directement à Koulouba. Ajouter à cela l’extrême fragilité des membres du gouvernement à cause de l’incessante rumeur de remaniement ministériel, distillée depuis Koulouba.
Sans être un de ses thuriféraires, l’on est obligé de reconnaître qu’il a fait avancer le pays au plan des infrastructures dans presque tous les domaines (santé, éducation, route, logements sociaux, électricité, eau potable, etc.) Des millions de Maliens ont vu leur quotidien amélioré grâce aux actions de l’Etat sous son règne. Difficile de lui dénier ce mérite.
Pour toutes ces actions, si tant est qu’il faut le remercier, l’homme mérite une célébration autrement plus grandiose. Pourquoi ne pas célébrer sa sortie de façon inoubliable ? En organisant à son honneur une cérémonie géante le 8 juin 2012. Cérémonie à laquelle toutes les couches de la population malienne seront dignement représentées.
Pour l’occasion, une chanson d’anthologie pourrait lui être dédiée pour magnifier sa stature d’homme d’Etat et tout simplement de citoyen qui fait la fierté de ses compatriotes sur le plan international.
Ce morceau pourrait être interprété par un orchestre composé des virtuoses de la musique malienne comme Salif Kéita au micro, Toumani Diabaté à la kora, Bassékou Kouyaté au ngoni, Djélimadi Tounkara à la guitare. Nul doute que cette pléiade de génies sortirait une sorte de "Janjo" digne de notre ATT-National dont la caravane royale mérite plutôt des applaudissements que des aboiements des mécontents.
Kalil Niono

 



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LIBRE OPINION
L’ambassadeur de la RCI réagit
Cher Monsieur Hamadou Tidiane Sy,
Dans sa parution n°3620 du jeudi 3 février 2011 en sa page 9, rubrique "libre opinion", le quotidien "Les Echos" a publié une importante intervention vôtre, intitulée "Côte d’Ivoire : nous remettre en question".
Votre intervention interpelle tout d’abord l’Ivoirien que je suis de même, naturellement, que l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire qui salue ici la sagesse et la clairvoyance du gouvernement malien conduit par le président Amadou Toumani Touré.
Je partage parfaitement votre digression liminaire qui souligne que la politique est faite pour "servir et non se servir", qu’il est impérieux de respecter la Constitution et non de la torturer pour s’éterniser au pouvoir, pour ne citer que cela.
Mais encore, je salue votre analyse quant à l’attitude de l’ex-président Lula du Brésil par rapport à l’héritage économique et social qu’il a légué à sa successeuse et à l’importante leçon de démocratie qu’il a donnée aux pays dits du Tiers-monde.
En revanche, il me plaît de partager avec vous les observations qu’appellent de ma part certaines opinions péremptoires qui ressortent de votre analyse, opinions qui indiquent un véritable malentendu entre vous et la problématique historique que connaît la terre d’Eburnie. Un grand malentendu par rapport aux enjeux africains en question.
1er point : vous affirmez : "L’auteur de ces lignes ne parle ici ni en supporter l’Alassane Ouattara ni en adversaire de Laurent Gbagbo". L’analyse sémantique et psychologique de votre phrase indique clairement que vous prenez position de manière non ambigüe. En effet dans un cas vous utilisez le terme “supporter’’ (d’Alassane Ouattara) et dans l’autre vous parlez d’"adversaire" (de Laurent Gbagbo) - Comme vous ne l’ignorez, les mots traduisent l’expression du "moi" le plus profond. De tout cela il résulte que vous êtes contre le président de la République de Côte d’Ivoire, M. Koudou Laurent Gbagbo. L’objectivité de votre analyse est donc sérieusement mise en doute, à notre avis.
2e point : Dans un autre volet de votre intervention vous écrivez : "… il est grand temps de partir, M. le président. Ni politiquement, ni moralement vous ne pouvez rester, fussiez-vous le vainqueur que vous prétendez être ‘légalement’".
A mon avis :
A. Seules les personnes physiques ayant la nationalité ivoirienne ont le droit de choisir le président de la République de Côte d’Ivoire ou de lui refuser leur vote, l’invitant en cela à quitter la scène politique. Je vous reconnais ce droit si vous possédez la nationalité ivoirienne. Au demeurant, les us et coutumes africains, donc ivoiriens, commandent l’utilisation d’un langage courtois et respectueux lorsque l’on s’adresse, notamment, à une autorité, a fortiori à un chef d’Etat. Entre gens de bien, les écarts de langage n’ont aucune place.
B. Vous utilisez le terme "légalement". La mise de ce terme entre griffes indique que vous n’y croyez même pas, de sorte qu’à votre avis, la Constitution ivoirienne, les lois et règlements ainsi que les institutions de la Côte d’Ivoire sont purement et simplement des quantités inexistantes ou négligeables selon votre grande indulgence.
Je vous suis reconnaissant de m’enseigner que seules les "zones" de non-droit doivent être considérées comme des Etats. Vous m’apprenez que l’individu ne peut prospérer qu’en dehors de la loi. Je vous remercie, car ce n’est point ce que l’on m’a enseigné en faculté de droit il y a de cela une quarantaine d’années. Assurément ma science est couverte de poussière !
En utilisant le terme "légalement", vous insinuez que le président Koudou Laurent Gbagbo n’aurait pas l’onction du peuple ivoirien, il n’aurait pas, en d’autres termes la "légitimité". Dans votre "objectivité", il vous apparaît que M. Alassane Dramane Ouattara est "légitime".
Une petite digression sémantique nous apprend que les concepts "légal" et "légitime" puisent leur étymologie dans le latin "Lex, Legis" qui signifie la loi, la norme. Ce qui est "légal", c’est ce qui est conforme à la loi ou a valeur de loi. En revanche on dit d’une chose, d’un fait ou d’une situation qu’elle est "légitime", c’est-à-dire conforme à la raison, à l’équité, etc.
Or donc, en sciences politiques, "légitime" est synonyme de "a l’onction du peuple". Jean-Jacques Rousseau et Montesquieu définissent la loi comme étant "l’expression de la volonté générale" - Pour moi, la volonté générale et le peuple se conjuguent ensemble. La loi est votée par les députés, eux-mêmes élus du peuple. Or donc, la loi est légitime.
La Constitution est adoptée par référendum. Le référendum est l’expression du peuple. Donc la Constitution est légitime, car elle a la plus grande onction populaire. Il ne s’agit donc point d’un syllogisme que d’affirmer que ce qui est légal est en même temps légitime.
3e point : bilan
Dans votre analyse vous stigmatisez le "bilan" du président Koudou Laurent Gbagbo, bilan que vous comparez à celui de M. Lula.
1re observation
On ne saurait raisonnablement comparer un arbre à une pierre, un cahier à une voiture ou une table à un couteau. La raison commande de ne comparer, en matière politique, notamment, que des situations similaires et non différentes. Il nous semble juste de dire que non solum la Côte d’Ivoire n’est pas le Brésil, sed etiam la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire ne saurait être comparée à celle que vit, qu’a vécu le Brésil ces dix dernières années. On ne saurait comparer le bilan d’un pays en paix à celui d’un autre pays secoué par une crise militaro-politique.
2e observation
J’aimerais souligner à votre aimable attention que dans tous les pays du monde, l’action de chacun des membres du gouvernement engage tout le gouvernement dans son ensemble. La notion de "solidarité gouvernementale" n’est pas une notion dénuée de sens.
Or depuis les accords de Marcoussis jusqu’aux élections présidentielles de 2010 la Côte d’Ivoire a été caractérisée par des gouvernements essentiellement hétérogènes, comprenant en grande majorité des ministres qui ne se sentaient aucunement liés par une quelconque solidarité de l’action gouvernementale.
Mais pour nous, tous ces ministres, qui tiraient à hue et à dia sont, restent et demeurent comptables du bilan de ces dernières années.
3e observation
Si vous admettez que nous restions dans la logique légaliste il me plaît alors de vous informer que ces neuf années que le président Koudou Laurent Gbagbo est resté au pouvoir sont parfaitement conformes à l’article 35 paragraphe premier et à l’article 38 paragraphe 3 de la Constitution ivoirienne.
Point n’a donc été besoin de tordre le cou à la Loi fondamentale pour prétendument "se pérenniser au pouvoir". Il s’est simplement agi de la respecter car elle est la boussole de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi elle continue d’encadrer la situation postélectorale actuelle.
4e Point
Vous parlez d’un président "paria sans pouvoir réel" qui à votre avis ne restera pas en place pendant cinq ans.
A. Le caractère violent et insultant de votre vocabulaire se passe de commentaire.
B. L’existence, la quintessence de la Côte d’Ivoire lui est conférée par sa seule dynamique interne : en ce sens l’extérieur est mis devant le fait accompli : la Côte d’Ivoire existe en elle-même et elle est mue par ses propres pulsions. Le mot "paria" reste donc à revoir, à relativiser, et à confronter aux notions d’indépendance et de souveraineté.
Par ailleurs, vous parlez de la "communauté Internationale" et de la "communauté africaine dans son ensemble", qui "contesteraient" le président Koudou Laurent Gbagbo : Je vous conseille de lire et de relire l’accélération récente de l’histoire de cette crise ivoirienne à Addis-Abeba lors du récent sommet des chefs d’Etat.
C. Ne vous en déplaise, le président Koudou Laurent Gbagbo terminera son mandat et passera le flambeau à un successeur légal et légitime comme lui.
5e point : illégalité
Si vous nous autorisez à considérer la loi comme le garde-fou d’une société organisée et civilisée, je voudrais partager avec vous ce qui suit :
Dans cette crise ivoirienne, les intérêts ont totalement occulté le droit. Tout se passe en dehors de la loi, des conventions internationales et, à cor et cri il est demandé aux Ivoiriens, par des interventions aussi intempestives qu’inélégantes, de se renier en ignorant la souveraineté du pays, indépendant, semble-t-il, depuis le 7 août 1960.
Le plus burlesque c’est qu’une règle nouvelle est inventée, celle de la nécessité de respecter la loi uniquement quand elle vous arrange. Or donc, lex dura sed lex.
Sous vos applaudissements nourris, la Cédéao et l’Uémoa institutionnalisent l’illégalité. La crise de confiance interétatique créée par cette situation, avec toutes conséquences économiques sociales et culturelles régionales qui en résulteront ne semblent pas vous émouvoir outre mesure.
Le besoin de "casser du Gbagbo" a occulté la désintégration régionale qui point dangereusement à l’horizon grâce au coup de sifflet de l’arbitre extérieur.
Vous me semblez heureux de constater que la Cédéao a inventé une règle nouvelle, à savoir qu’il faut éviter de respecter sa parole (pacta non servanda sunt), que l’on peut signer et ratifier un traité interétatique sans que dans les faits, il ne soit besoin de le respecter, ni de l’appliquer !
6e point : enjeux
Est-il vrai, selon vous, qu’en dehors de la Côte d’Ivoire, tous les autres pays africains sont absolument à l’abri de la négation de leur souveraineté, et que depuis les temps de l’esclavage à ce jour les Africains doivent continuer d’être instrumentalisés les uns contre les autres dans l’intérêt des extraterrestres ?
Et que l’Afrique doit continuer de s’enfoncer dans les sous-sols du sous-développement afin que ses enfants, à la recherche du bien être sous d’autres cieux, soient régulièrement rapatriés, enchaînés comme des bêtes dans les avions qui les ramènent chez eux ?
Cher Monsieur, je suis en mesure d’écrire un long essai sur votre article.
J’aimerais simplement briser là avec les réflexions qui suivent :
1. Pensez-vous qu’il soit possible de vouloir le bien d’un peuple contre le gré dudit peuple ?
Cinquante ans après les Indépendances nominatives, croyez-vous que le peuple ivoirien n’est pas assez mûr pour choisir son propre bonheur et le chemin menant à ce bonheur ?
Si je me trompe, je vous prie de me corriger, mais je suis convaincu que le premier bonheur de l’homme est la liberté.
Cette première liberté qui consiste à choisir, en toute conscience, en dehors de tout tohu-bohu extérieur. En effet, les conseilleurs ne sont jamais les payeurs. La liberté consiste à refuser la manipulation, surtout lorsque cette manipulation ne sert pas vos intérêts.
2. Parlant de manipulation, j’aimerais vous signaler que tout au long de cette crise ivoirienne, le jugement des peuples et des élites africaines s’est construit sur la base de contrevérités savamment distillées par les médias des commanditaires extérieurs qui n’en démordent et n’en démordront pas. Votre amour pour la Côte d’Ivoire me fait croire que vous n’êtes pas une victime de cette campagne médiatique ivoirophobe et ivoirophage.
Sur le socle de son inébranlable détermination le peuple ivoirien gagnera ce combat de la véritable indépendance, ne vous en déplaise.
Sur ce, je vous remercie d’avoir pris la peine de lire ces lignes et vous souhaite, à vous-même et à tous ceux qui vous sont chers une très bonne et heureuse année 2011.
Ahipeaud Guébo Noël Emmanuel
(ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Mali)

 

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