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2011

Mois de fevrier

Les Echos du 07 fevrier

 

DISTINCTION HONORIQUE A ATT
La montagne a accouché d’une souris
Le secteur privé a voulu mettre le président ATT sur un piédestal en lui décernant une distinction d’un kilo d’or. Le récipiendaire a décliné le cadeau reçu qu’il a promis de déposer au Musée national.
Après avoir reçu sa médaille composée d’une plaquette comportant la carte du Mali cinquantenaire, un collier et un pin’s tout en or pur, ATT a remercié ses "bienfaiteurs". Mais la joie qui se lisait sur les visages de Jeamille Bittar, Bakary Togola et Mamadou Minkoro Traoré n’a duré qu’une fraction de seconde. La décision d’ATT de dédier le cadeau en or à ses "amis" les enfants et de le déposer au Musée national a produit l’effet d’une douche écossaise sur les trois personnalités de l’Union des chambres consulaires.
" (…) Il y a des jours où il est préférable de se taire, seul le silence est grand (…). Mais je ne saurais me passer ni me soustraire de l’une de nos valeurs de civilisation, d’une de nos valeurs les plus importantes qui est le remerciement. Je dirais un seul mot, merci pour cette récompense", a affirmé ATT. Et d’ajouter, "j’ai eu toutes les distinctions imaginables et possibles. Celle-là est l’une des plus importantes et celle qui me va droit au cœur. C’est pourquoi j’ai décidé de dédier cette médaille à mes amis les tout petits et je dirai aux enfants comme un père ou une mère qui donne de l’or à sa fille qui se marie, je ferai déposer dès lundi ce cadeau, cette distinction honorifique au Musée national du Mali pour tout simplement dire à tous les enfants du Mali je vous fais cadeau de ma distinction. Ça fera un objet de Musée que vous aurez le temps de voir aujourd’hui et que demain vos fils et petits-fils disent qu’un jour, il y a eu un président de la République qui a offert ce cadeau à nos mamans qui étaient des enfants".
Le refus gentil mais ferme d’ATT de garder par dévers lui ce cadeau d’un kilo d’une valeur de 20 millions de F CFA a certes démoralisé les initiateurs. Mais l’acte ne le dédouane pas d’avoir pris l’argent de ces opérateurs économiques qui ne sont pas des exemples de probité morale. MM. Bittar et Togola sont épinglés dans la gestion de leurs structures (Ccim et Apcam) dans le dernier rapport du Végal, nommé par ATT, pour lutter contre la corruption et la délinquance financière. Celui qui ose prendre l’argent d’un suspect ou voleur ne peut être qu’un receleur du point de vue du droit pénal. Garder le fruit d’une rapine dans un Musée est assurément un crime.
Sans état d’âme
La fausse note qui a consisté pour le médaillé à transformer sa distinction en objet de Musée n’entache pas la qualité des manifestations populaires qui ont commencé à 15 h par une ballade musicale d’artistes nationaux et internationaux dont une cantatrice mauritanienne. La cérémonie proprement dite a débuté à 17 h 10 avec l’arrivée d’ATT accompagné de son épouse avec la présence du Premier ministre et des membres du gouvernement.
La mobilisation était à son comble le samedi 5 février au stade Omnisports Modibo Kéita. L’Union des chambres consulaires, composée de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) et de l’Assemblée permanente des chambres des métiers du Mali (APCMM) a battu le rappel de ses troupes dans ce qu’il convient d’appeler l’inédite cérémonie de décoration du président de la République. Même si les organisateurs ont gardé le silence absolu sur le budget, malgré la promesse faite à la presse dans ce sens par Jeamille Bittar, la note est estimée à plus de 400 millions de F CFA. Les différentes corporations ressortissantes des trois unions ont défilé pendant plus d’une heure sous les notes de la fanfare nationale avec la parade des parachutistes du sport air
Le président de l’Apcam, Bakary Togola, et celui de l’APCMM, Mamadou Minkoro Traoré, ont planté le décor. Dans leurs interventions, ils ont expliqué les raisons de la remise d’une distinction honorifique à ATT. Ce dernier, selon eux, reçoit ainsi le prix de ses nombreuses réalisations en faveur du secteur privé, du monde agricole et des artisans, toutes catégories confondues.
Cerise sur le gâteau, Jeamille Bittar, le président de la CCIM et de l’Union des chambres consulaires a apporté le salut des industriels, des commerçants détaillants, des paysans, des artisans, des transporteurs. "(…) Les réalisations faites pour notre pays le Mali font que vous méritez plus qu’une médaille dont la valeur pour nous est symbolique. "(…) Les cœurs avec lesquels on donne sont plus importants que ce qui est à donner". Le président Jeamille Bittar a affirmé qu’il est juste chargé par ses mandants pour dire merci à ATT.
Abdrahamane Dicko

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BILLET
L’indu
En République, le chef de l’Etat est le premier magistrat. En conséquence, tous les actes qu’il pose doivent l’être au service de la nation. C’est pour cela qu’il est rémunéré. Au-delà de ses rétributions comme le salaire, tous les citoyens savent qu’il bénéfice aussi de grosses indemnités, qui devraient le mettre à l’abri de tout besoin.
En d’autres termes, il n’a pas besoin d’être motivé ou récompensé pour des faits et gestes qu’il accomplit au nom de son serment, de son devoir dans le cadre de son magistère. Ainsi, l’or offert à notre président de la République, le samedi 5 février 2011 au stade Omnisports de Bamako par des opérateurs économiques, pose un réel problème d’éthique de part et d’autre.
D’abord du côté du président. Les actes et les services qu’il rend découlent de son engagement solennel à servir gratuitement le Mali. Au demeurant, il ne saurait être considéré comme un marchand qui, en échange de ses actes, doit bénéficier de l’argent ou de l’or surtout de la part de particuliers, qui plus est sont des hommes d’affaires exclusivement à la quête. C’est un peu le contrôleur qui accepte des cadeaux pour couvrir les indélicatesses de celui qu’il doit contrôler.
Ensuite du côté des opérateurs économiques. Comme à leur habitude, on a le sentiment de gens qui veulent soudoyer pour bénéficier de l’impunité. Voilà pourquoi les rapports du Vérificateur général énervent au plus haut point M. Bittar.
Que ce soit dans l’un ou l’autre cas, on est évidemment devant un cas de corruption normalement prévu et puni par les lois maliennes en vigueur. Que le président ait décidé in fine de remettre son trophée en or au Musée national pour ses "amis" les enfants, n’édulcore donc pas la "faute". De surcroît, la vraie intention, en déposant sa médaille au Musée, est une tentative de devancer ses prédécesseurs au premier rang desquels Modibo Kéita dans l’Histoire parce qu’à côté de la médaille va figurer sa photo.
Bayer

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POURQUOI NE PAS LE DIRE ?
Au Trésor, pas au Musée !
C’est fait, les masques sont tombés. Le samedi, au stade, ATT est apparu, drapé du manteau de l’Imperator. Bittar et ses compagnons ; les commis du jour dont des artistes locaux qui ont joué de la voix pour voir qui va louer le mieux les qualités de notre souverain, chantant et louant ATT, remerciant le ciel de nous avoir donné ce président visionnaire ayant fait leur félicité, et finalement, lui remettant "1 kilo d’or" de récompense. Loin des 30 deniers.
Le spectacle était affligeant. En effet, il se passait au moment où, parce que l’Etat ne parvient pas à payer aux opérateurs gaziers sa subvention, ceux-ci ont coupé le robinet, les pauvres ménagères ne pouvant cuisiner ; au moment où, jamais au Mali, la vie n’a été autant chère, où, jamais le chômage n’a atteint autant de proportions…
ATT a été célébré, avec une débauche de moyens financiers, des populations "spontanément" mobilisées et envoyées au stade, les artistes déplacés de pays souvent lointains… Tout cela a un coût que quelqu’un a payé.
ATT a décidé de donner sa médaille au Musée national. Cela n’enlève rien à la symbolique de recevoir ce présent de mains d’opérateurs et pis, de notre président pour qui nous avons voté au premier tour et au-delà de la majorité absolue, baissant la tête devant Bittar ! (même si c’est pour se faire passer une médaille).
Le faisant, il met à nu des relations qu’il n’aurait pas du avoir avec ce milieu et autorise toutes les supputations. Le Musée n’est pas le "récipiendaire» idéal pour cette médaille qui vaut quand même son pesant d’or (sans jeu de mot).
L’idéal aurait été, ou en tout cas, pour que ça bénéficie "aux amis les enfants d’ATT", cette médaille pourrait être vendue et l’argent donné à une fondation ou association qui appuie les enfants, ou, pour que ça profite (revienne) à tout le Mali, pourquoi ne pas la remettre au Trésor public ? Ce ne serait que justice !
A. Kalambry

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PAIEMENTS DES FRAIS DE MAGASINS ET HANGARS A SANGAREBOUGOU
L’ultimatum de la mairie aux occupants
Sous peine d’expulsion, le conseil communal de Sangarébougou a fixé au 31 mars 2011 la date limite de paiement des frais d’acquisition des magasins et hangars dans les trois marchés.
Des attributions de magasins et hangars ont été faites dans les marchés A, B et C de Sangarébougou sous la première mandature. A l’époque, compte tenu du pouvoir d’achat limité des occupants, une exigence quasi drastique n’a pas été faite pour le paiement des frais d’acquisition des installations. Histoire, de leur donner du temps pour respirer économiquement afin de pouvoir faire face à ce qu’ils doivent à la mairie.
Mais que d’eau a coulé sous les ponts depuis ! Malheureusement, rares sont ceux qui se sont acquittés à ce jour correctement de leur redevance vis-à-vis de la municipalité. Or, les ressources de la Commune sont limitées. La 2e phase du lotissement sur laquelle misaient sur les autorités tardent à se concrétiser. Kati en charge du dossier n’ayant pas donné l’ordre.
Puisque la 2e phase du lotissement de Sangarébougou n’est pas pour demain, les autorités communales ont réfléchi et ont décidé d’entrer en possession des frais de l’espace des magasins et hangars mis à la disposition des commerçants afin d’entreprendre certaines actions de développement de la Commune.
Le montant à payer pour les magasins est de 182 500 F CFA et les hangars font entre 42 500 F CFA et 20 000 F CFA selon la dimension. La décision a été prise après délibération du conseil communal, il y a quelques semaines d’informer tous les bénéficiaires de l’obligation qui leur est faite de payer ces frais d’acquisition au plus tard le 31 mars 2011, faute de quoi le maire se réserve le droit de les reprendre et de les réattribuer à d’autres bénéficiaires.
Pour le maire de Sangarébougou, Mamadou Coulibaly, la mairie n’a pas du tout l’intention de causer du préjudice aux acquéreurs, mais avouera-t-il, "les autorités communales cherchent les dus de la collectivité". Ils sont des centaines de bénéficiaires qui sont redevables à la mairie.
A ce jour certains ont commencé à se manifester, mais le gros lot demeure toujours invisible. Et les fonds s’ils sont réunis pourraient s’élever à plusieurs millions de F CFA. Pour le recouvrement, le maire entend utiliser la technique de la carotte et du bâton. A la fin de la phase de sensibilisation, il sera procédé à la répression qui se traduira par le retrait pur et simple des magasins et hangars aux non-payeurs.
Mamadou Coulibaly a estimé que les ressources, une fois mobilisées, permettront à la Commune de Sangarébougou de prendre son envol. Viabilisé à moitié, Sangarébougou ne dispose pas d’un Cscom encore moins d’un bâtiment administratif en dehors des locaux de la mairie.
Mohamed Daou

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ELECTION COMMUNALE PARTIELLE
Très faible affluence en Commune IV
Les électeurs ont boudé les urnes hier en Commune IV où des municipales étaient organisées. En plus du manque de motivation générale, les électeurs ont été confrontés aux difficultés d’accès aux centres de vote. Une situation qui n’a fait qu’attiser la réticence des électeurs pour lesquels ce scrutin était finalement sans enjeu.
Les ressortissants de la Commune IV étaient conviés aux urnes dimanche 6 février 2011 pour des élections communales partielles. L'organisation de ce scrutin fait suite à l'annulation par la Cour suprême des élections communales de 2009 qui ont été émaillées de graves irrégularités.
Moussa Mara, le candidat du parti Yélèma, qui occupait le fauteuil de maire, a été aussitôt relevé. Le conseil municipal a été dissout. En attendant l'organisation de nouvelles élections dites partielles, la Commune était gérée par une administration provisoire mise en place par le ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales.
Lors de notre passage (à 11 h) dans certains bureaux de votes, l’affluence n’était pas au rendez-vous. L’amertume des électeurs se comprend aisément, quand on sait que pendant la campagne, les mêmes promesses pleuvent, mais une fois dans les mairies, les élus tournent le dos à ceux qui ont contribué à les propulser au-devant de la scène.
Dans les rues de Lafiabougou comme dans les autres quartiers de la circonscription, l’on se rendait à l’évidence que le scrutin n’avait aucune incidence sur la vie des populations qui vaquaient librement à leurs occupations.
A Hamdallaye, les électeurs étaient plutôt découragés par le nombre réduit des centres de vote. La localisation d’un centre de vote relevait du parcours de combattant. A Lafiabougou, non loin du centre principal, le scrutin était pourtant une opportunité pour les jeunes. "Nous n’avons pas encore voté, on attend qu'ils viennent nous proposer de l'argent", ne cessait de répeter un groupe de jeune assis autour du thé.
Par ailleurs, le décor de ce scrutin disqualifie d'emblée beaucoup d'électeurs. "Ce n'est pas comme la fois passée où on avait pas besoin de trop d'acrobatie pour retrouver son bureau de vote", a indiqué un électeur.
Djicoroni-Para était le seul quartier où l'on ressentait un peu d'affluence notamment au Camp Para et à l'école Mamady Sylla. Ici, ce qui indignait plutôt la plupart des électeurs, c’était l'enlèvement de leurs cartes par des inconnus. Cette situation avaient failli tourner au scandale la veille du scrutin, quand quelques victimes de cette injustice ayant décidé d'empêcher le déroulement des élections avant de se raviser.
Au Centre Mamady Sylla, où nous avons visité un bureau, le nombre d’électeurs n’avait pas atteint 10 (sur 497 électeurs inscrits) à 11 h. Le responsable du bureau a expliqué que cela traduit le sentiment de découragement des électeurs. "Participer à deux élections en l’espace de deux ans n’est pas facile pour tout le monde. Et puis, il revient aux partis politiques de mobiliser leurs électeurs", a-t-il dit.
Ailleurs, à Kalabambougou, Samaya et Sébéninkorola, la tendance était la même. Ce n'était pas la grande affluence comme on a l'habitude de le constater chaque fois qu’il y a élections communales. Les électeurs se comptaient du bout des doigts. L’on se demande après tout, ce qui a bien pu démobiliser les électeurs de cette Commune où le taux de participation a toujours été acceptable.
L’atmosphère morose de ces élections partielles est tout simplement la conséquence du faible dispositif mis en place. En ce sens que, partout où nous sommes passés, les citoyens ont déploré la rareté des bureaux. Ce qui constituait une raison de démotivation totale pour les rares électeurs qui étaient prédisposés à voter. Côté sécurité, il faut signaler que les aires de vote étaient ceinturées par un dispositif composé des éléments de la garde nationale et de la police.
Au moment où nous mettions sous presse, aucun cas de fraude ne nous était encore signalé. Cependant, il nous est revenu que certains partis n'ont pas lésiné sur les moyens pour recourir à leur sport favori, à savoir l'achat des consciences. Malgré tout, l’affluence n’était pas la même que lors des communales antérieures. C’est dire que le taux de participation sera infailliblement en deçà des attentes.
En Commune IV, 15 listes composées majoritairement de partis politiques sont en lice. Une seule liste de candidature indépendante de l’association Kaoural/Renouveau est en jeu. Des partis ont décidé de voler de leurs propres ailes tandis que d’autres sont en coalition. La liste Cnid/URP, RDS-UFDP-RJP et Sadi/PIDS sont dans ce cas de figure.
Il y a en tout 630 candidats pour 167 607 électeurs repartis dans 343 bureaux de vote et 16 centres. Ceux-ci sont situés à Lafiabougou (4), Hamdallaye (3), Djicoroni-Para (3), Sébénikoro (2) et Lassa, Taliko, Sibiribougou et Kalabambougou ont chacun 1 centre de vote.
David Dembélé
(26-Mars)

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SIKASSO
" Sans stocks des pesticides obsolètes"
La campagne nationale "Sans stocks des pesticides obsolètes" a été lancée jeudi dernier, au cours d’une cérémonie qui a regroupé les acteurs nationaux et régionaux dans la salle de conférence du gouvernorat de Sikasso.
Dans le cadre du lancement de l’inventaire national des stocks de pesticides obsolètes et des produits primés, le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement et celui de l’Elevage et de la Pêche à travers le programme africain relatif aux stocks de pesticides obsolètes et ses partenaires ont organisé jeudi dernier à Sikasso une rencontre qui a regroupé nombre d’acteurs de la protection de l’environnement, de la société civile et politiques.
Elle avait pour but d’informer le public sur les effets néfastes des pesticides sur la nature et la santé, et de promouvoir des solutions alternatives fiables, utilisables sur le terrain. Il faudrait donc commencer par changer les mentalités, notamment à mettre en question notre conception de la propreté, à modifier nos méthodes habituelles de travail et à accepter plus de biodiversité dans notre environnement. Le nom pesticide est le terme générique pour toutes les substances et produits chimiques, utilisés pour lutter contre les plantes, ravageurs et parasites indésirables.
Les pesticides font désormais partie de la vie quotidienne de la plupart des personnes alors que beaucoup d’entre eux ont un impact négatif avéré sur l’environnement et la santé. Ils ont des effets soit sur leurs utilisateurs par contact direct, soit sur les consommateurs par contact indirect comme l’ingestion d’aliments. La plupart des pesticides se composent d'une ou plusieurs substances actives, le pesticide proprement dit, ainsi que des additifs nécessaires à son façonnement, à l’augmentation de son efficacité et de ses propriétés d'adhérence, etc.
Le nom du produit change en fonction de son domaine d’emploi : les herbicides contre les mauvaises herbes, les insecticides contre les insectes, les fongicides contre les attaques fongiques, etc. Les stocks de pesticides obsolètes et de déchets apparentés ne cessent de s'accumuler. D'environ 600 tonnes, il y a deux ans, ils sont passés à 864 tonnes en 2007 et bientôt à 1000 tonnes selon les dernières estimations. Cette situation touche particulièrement les populations pauvres, qui ne sont pas conscientes ou ignorent même les dangers que représentent ces produits toxiques.
" Aujourd'hui, nul ne doit ignorer que la dégradation de l'environnement est sans doute l'un des indicateurs clés pour mesurer l'indice de développement d'un pays. Si l'Etat a un grand rôle à jouer dans la lutte contre les pollutions et les nuisances, cette responsabilité se doit d'être partagée par tous et chacun", a souligné Félix Dakouo, directeur national du contrôle des pollutions et naissances. Il a appelé les populations et les acteurs au développement sur leurs rôles et responsabilités en matière de gestion des pesticides obsolètes et déchets apparentés dans le contexte de la décentralisation.
Le directeur national du service vétérinaire, Ouayara Koné, a rappelé que "les stocks de pesticides obsolètes constituent une menace grave pour l'environnement et la santé des populations".
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

 



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FORUM SOCIAL MONDIAL 2011
Dakar, capitale du mouvement social mondial
Dakar 2011 sera marqué par diverses activités à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, sur l’île de Gorée et dans la banlieue dakaroise, en faveur d’un monde juste et un développement plus humain.
C’est parti depuis hier, dimanche 6 février, pour la 11e édition du Forum social mondial (FSM) dans la capitale sénégalaise. Le forum a démarré par une grande marche, partie de la Radiotélévision du Sénégal (RTS) à l’Ucad, en passant par les avenues Blaise Diagne et Cheikh Anta Diop.
Du 6 au 11 février, les acteurs des mouvements sociaux, venus de divers coins du monde, vont plancher sur le renforcement des luttes, des résistances contre le capitalisme et la construction des alternatives démocratiques et populaires.
Ainsi, à travers le thème central "les crises du système et des civilisations", les réflexions porteront sur les crises multiformes nées des politiques néo-libérales : flambées des prix, crise alimentaire, crise énergétique, crise financière, changements climatiques, problèmes migratoires, etc.
Espace très ouvert aux différentes franges de la société, le FSM est un cadre d’échanges et de propositions d’alternatives pour "Un autre monde possible", aux antipodes du Forum de Davos (Suisse), porte-étendard du néolibéralisme. Le Forum se pose en alternative aux systèmes inégalitaires qui avilissent l’homme au lieu de le placer au centre du développement.
Après Bamako (2006) et Nairobi (2007), le Sénégal prend le flambeau. Un retour d’autant plus à propos que le continent paie de loin le plus lourd tribut aux politiques néo-libérales des trois dernières décennies.
Sa démarche est ainsi fondée sur le respect scrupuleux des droits de l’Homme, le respect de la souveraineté des peuples, l’égalité des hommes et le respect de l’environnement. Toutes choses qui sont les fondements d’un monde de justice, d’équité et de démocratie participative.
D’où l’urgence et la détermination pour le Forum social mondial de Dakar à lutter contre les politiques néo-libérales, à dénoncer le capitalisme sauvage, à bâtir une économie sociale, solidaire et émancipatrice fondée sur la satisfaction des besoins fondamentaux des peuples et le respect de la nature.
Sans oublier la création d’institutions et de structures démocratiques favorisant une pleine participation des peuples dans les prises de décisions ainsi que dans le contrôle des affaires publiques et des ressources.
Moussa Camara
(à Dakar)


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