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2011

Mois de fevrier

Les Echos du 02 fevrier

 

MEDAILLE DES CHAMBRES CONSULAIRES
ATT va-t-il accepter l’or de Bittar ?
Jeamille Bittar et la Commission d’organisation de la cérémonie de remise de distinction honorifique au président ATT ont officialisé leur projet en rencontrant la presse lundi dernier. Ils ont estimé le cadeau du secteur privé à ATT le samedi 5 février à 1 kg d’or d’une valeur de 20 millions de F CFA. De la poudre aux yeux, car les gens sont restés sur leur faim sur bien de points.
D’entrée de jeu, Jeamille Bittar s’en est pris à eux-mêmes affirmant que la rumeur a pris le dessus sur l’information vraie parce qu’ils ont failli dans la communication. Voilà tout le sens qu’il a donné à la conférence de presse du lundi après-midi organisée conjointement avec Bakary Togola, président de la commission d’organisation et de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), et Mamadou Minkoro Traoré, président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM). Ces trois chambres réunies au sein de l’Union des chambres consulaires sont à l’origine de cette distinction offerte à ATT le samedi prochain, au stade Omnisports Modibo Kéita.
Bittar, le grand manitou visiblement échaudé et irrité par les articles de presse parlant du montant faramineux de 250 millions de F CFA comme coût de la médaille et l’intention machiavélique qui se cache derrière leur démarche qui consiste à demander une prorogation de mandat d’ATT jusqu’en 2014 s’est voulu clair.
Il a évalué le prix de la médaille à 20 millions de F CFA, une distinction en or massif d’1 kg composée d’un trophée, d’une médaille et d’un pin’s. Il a tout de même reconnu que le montant de 250 millions de F CFA dont la presse a fait écho n’est pas totalement faux. Selon lui, lors de leur première réunion, les contributions annoncées dans la salle avaient atteint 257 millions de F CFA.
La sculpture est l’œuvre de trois orfèvres maliens. Le président de l’Union des chambres consulaires et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Jeamille Bittar, n’a pas soufflé mot du budget de la cérémonie. Il a malicieusement esquivé la question en promettant à la presse de donner copie du budget réel et la liste des donateurs.
Il s’est borné à dire que c’est une grande enveloppe en ajoutant qu’ils ont invité trois artistes internationaux, une vingtaine d’artistes nationaux, une retransmission en directe sur la chaîne nationale de TV et une chaîne TV internationale. "Vous savez que tout cela revient cher", a-t-il affirmé.
Démenti
" Il n’y a jamais été question de politique dans ce que nous sommes en train de faire. S’il y a lieu de parler de prorogation de mandat, la classe politique est la voix la mieux autorisée pour le dire (…) Ce sujet n’est pas d’actualité. C’est du non sens et du non droit pour nous".
C’est le démenti formel de Bittar à ceux qui lui prêtent l’intention de proposer à ATT de proroger son mandat de deux ans à la faveur de cette remise de distinction honorifique.
Mais Bittar déboussolé par des questions a laissé planer des doutes avec ses idées saugrenues. "Nous sommes des mandataires et des émissaires. Nous dirons au président ATT ce qu’on nous chargera de lui dire". Il ajoutera que le discours qu’il lira samedi prochain lui sera écrit et remis.
Pour ceux qui l’ont traité de politique dans sa démarche, Bittar a répondu qu’il s’assume dans cette distinction que le secteur privé lui a proposée, il y a un an et demi. Selon lui, il l’a accepté après avoir été décoré lors de sa visite au Brésil en 2009 par la Chambre d’agriculture de ce pays. La cérémonie à laquelle sera présent le chef de l’Etat, à en croire Bittar, a fait l’objet de deux reports successifs à cause du calendrier serré d’ATT. Il a estimé que cette fois-ci serait le bon.
Abdrahamane Dicko

 

Potins
Pourquoi Bittar en veut à Alpha ?
Bittar ne s’est pas contenté de lister les bienfaits d’ATT au secteur privé pour justifier ce cadeau qui lui sera décerné. Dans ses fanfaronnades, il a fait savoir que son mentor politique est l’initiateur des Etats généraux du commerce sous la Transition en 1991. "J’ai beaucoup de respect pour Alpha qui a stabilisé la démocratie, mais il a rangé dans les tiroirs les dossiers des Etats généraux du commerce. ATT a remis ce même dossier sur la table à son arrivée et c’est ce qui est à l’origine de la révolution qu’a connue le secteur ces derniers temps", a indiqué Bittar.

 

Bakary Togola : le troubadour ?
Le président de l’Apcam, Bakary Togola et président de la commission d’organisation était-il à la conférence de presse pour amuser la galerie ? L’analphabète politicien figure du PDES, le parti présidentiel, faisait éclater de rire la salle à chacune de ses interventions. Sa première doléance pour faire traduire les questions en bamanan a été écartée par la majorité des journalistes. Mais cela ne l’a pas découragé. Il jugeait utile de rebondir sur des questions auxquelles il répondait en langue nationale avec son accent du Bougouni profond.

Cinq sacs de mil au meilleur article
Le président de la commission d’organisation a invité la presse à positiver l’événement qu’il qualifie "d’œuvre patriotique". Dans sa requête, il a lancé l’idée de récompenser les meilleures plumes sur cette conférence de presse avec 5 sacs de mil, fruit de son labour.
La contribution de la presse demandée,
Les journalistes ne sont pas priés de produire que des articles complaisants. Ils ont été priés de mettre la main à la poche. L’iconoclaste Bakary Togola a estimé que c’est toujours faire preuve de patriotisme.

300 balles de tissus et 1000 T-shirts
Trois cents balles de tissus et 1000 T-shirts ont été confectionnés pour les besoins de la cause. Cette information a été donnée par Jeamille Bittar. Le budget de la cérémonie est bien au-dessus des 250 millions de F CFA même si le tout puissant président du Conseil économique, social et culturel préfère garder le silence.

 

Un ou deux kilos d’or ?
Selon Bittar, le cadeau des commerçants à ATT se chiffre à 1kilo d’or. Cependant, tout porte à croire que c’est plus. En effet, selon nos sources Bittar table sur 2 kilos d’or
Rassemblée par
A. D.

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INSECURITE AU NORD ET AQMI
Les agences de voyage broient du noir
" L’insécurité dans la bande sahélo-saharienne menace nos activités. Nous sommes en stand bye". Tel est le cri de cœur de la présidente de l’Association malienne des agences de voyage et de tourisme (AMAVT), Mme Cissé Fadimata Koïté, lors de sa rencontre avec le bureau du Conseil national du patronat malien le lundi 31 janvier.
Amadou Maïga de l’AMAVT et de Tam-Voyages, qui a développé le thème de l’insécurité, a fait savoir que le phénomène a annihilé tous leurs efforts consentis dans le secteur ces quatre dernières années. "Nous attirons l’attention de nos autorités politiques sur la prise et la libération des otages sur notre territoire. Selon des chancelleries occidentales, un étranger ne peut même pas arriver à Ségou sans être enlevé par des bandes armées", a affirmé M. Maïga. Leur activité, qu’il juge de transversale, en souffre et certains sont au bord de la faillite. Il a demandé l’application d’une fiscalité adaptée.
L’activité touristique est jugée chancelante au Mali en ce sens que si une année touristique ne marche pas elle se répercute sur la prochaine saison. Le domaine de la billeterie qui pouvait être une porte de sortie pour les agences ne marche pas non plus. L’AMAVT se plaint surtout à ce niveau de la TVA de 18 % prélevée sur la vente des billets sur laquelle les agences ne perçoivent que 5 %. "L’Etat bouffe l’argent des agences de voyage", a laissé entendre un intervenant.
La présidente de l’AMAVT lorgne du côté de l’organisation du pèlerinage dont elle souhaite que l’Etat se retire de l’aspect commercial à leur profit.
Dans la matinée, le bureau du CNPM avait rencontré à son siège, le Réseau des femmes opératrices économiques du Mali (Rfao) et la Fédération nationale de l’industrie hôtelière du Mali (FNIHM). Les doléances soumises au patronat sont partout identiques. Les difficultés soulevées seront traitées au sein des groupes de propositions et d’action mises en place pour prendre en compte les préoccupations de la quarantaine de groupements professionnels.
Abdrahamane Dicko

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PROROGATION DES MANDATS
IBK met en garde ATT
Ibrahim Boubacar Kéita, le président du Rassemblement pour le Mali (RPM), a saisi, lundi, l’occasion de la présentation de vœux de son parti, pour prévenir le président ATT des conséquences d’une éventuelle prolongation de son mandat.
Le domicile d’IBK a refusé du monde le lundi 31 janvier. C’était à l’occasion de la présentation de vœux du parti, de la rentrée politique 2011 du parti et de la commémoration du 66e anniversaire d’IBK. Profitant de cette tribune, IBK s’est prononcé sur la problématique de la prolongation de 2 ans du mandat du président ATT.
D’abord, il dira qu’ATT l’a beaucoup respecté. Il a assuré qu’il ne doute pas un seul instant qu’ATT quittera le pouvoir à la fin de son mandat. IBK ne s’est pas arrêté là. Il rappellera que des opportunistes sont en train de faire des propositions au président ATT. Mais pour IBK, "ça c’est entre eux".
Toutefois, il a ajouté que si ATT accepte ces propositions, il ne verra aucun de ces opportunistes à ses côtés quand la situation va dégénérer. "Tandja est un exemple. Qu’est-ce qu’on n’a pas fait pour Tandja au Niger. Mais, aujourd’hui il est en prison", a-t-il souligné.
Souhaitant une très bonne année à ses militants et à tous les Maliens, IBK a jugé que l’année écoulée et le début de cette année ont été très difficiles pour son parti avec le décès de plusieurs militants. Il a également souhaité une élection apaisée et équitable en Commune IV.
Moussa Timbély, le président des jeunes du RPM, a invité les membres du parti à se mobiliser pour une victoire éclatante en Commune IV .
Pour Mme Sangaré Oumou Bah, la présidente des femmes du RPM, la bataille de la Commune IV, sera pour eux une boussole qui les conduira vers d’autres victoires.
Sidiki Doumbia

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DANS LES FOYERS DE MALIENS DE FRANCE
Cheick Boucadry Traoré fait des conquêtes politiques
Le président de Care-Mali n’a pas laissé indifférents les Maliens de France. Est-ce son discours, son courage malgré le lourd passif qui pèse sur son paternel ou est-ce son comportement empreint de simplicité désarmante ? Toujours est-il que Care-Mali et son leader semblent séduire les Maliens de France.
En ce dimanche 30 janvier 2011 frileux, le siège de l’Association pour le développement du cercle de Yélimané, une des trois plus puissantes de la communauté malienne en France a refusé du monde. Montreuil, la ville qui compte le plus grand nombre de Maliens dans la capitale française n’a pas été choisie au hasard par les organisateurs de la rencontre.
" Depuis maintenant quelques mois que nous sommes attelés à la mise en place des structures de Care-Mali en France, à chaque fois que nous prononçons le nom de notre leader, Cheick Boucadry Traoré, nous sommes étonnés de l’accueil des Maliens et principalement des jeunes", confie M. Massiré Ly.
Cet ancien agent voyagiste, qui a offert ses services à différentes agences de voyages vendant la destination Mali auprès des 200 à 400 000 ressortissants estimés vivant dans l’Hexagone, sait de quoi il parle.
" Vous savez, notre communauté ici en France ne croit plus beaucoup aux hommes politiques. Ils en ont entendu des promesses et des promesses sur leur situation, leurs conditions d’immigrés pendant les séjours au pays. Mais rien, comme toujours, n’a changé véritablement en leur faveur. Alors ils ont besoin que des hommes nouveaux, jeunes et ayant connu ce que c’est que vivre loin de chez soi leur apportent un espoir, une espérance nouvelle. Cheick Boucadry tranche véritablement avec son discours, son approche pragmatique, sa personnalité".
Cheick Boucadry Traoré, président fondateur de la Convergence africaine pour le renouveau (Care-Mali, un mouvement politique qui vient d’être enregistré au ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales) est le fils du général Moussa Traoré, ancien chef de l’Etat du Mali de 1968 à 1991.
" Oui, je suis fier d’être le fils de Moussa Traoré. Vous comme moi, n’avons pas choisi d’être les fils de nos pères. Chacun doit à ses parents le respect que nos valeurs, nos traditions, la nature imposent. Je n’ai pas choisi de faire la politique parce que je suis le fils de… Au demeurant, mon père ne me soutient pas et d’ailleurs faut-il encore vous le dire, je ne suis pas d’accord avec lui sur tout", avait-il déclaré sur la chaîne de télévision panafricaine basée à Londres, Vox Africa, comme le rapporte un confrère de la place.
Devant les Maliens de France à Montreuil, Cheick Boucadry Traoré a expliqué qu’il a pris l’initiative de créer Care pour lutter contre la pauvreté, car un jour, en sortant d’un supermarché de Bamako, il a été saisi par la main innocente d’un petit garçon qui lui demandait quelques sous.
" Je rentrais de là où j’ai grandi, de Séboutou, le village de mes grands parents qui m’ont élevé, une bourgade sans électricité comme d’ailleurs ma fille me l’avait fait remarquer en me demandant pourquoi je ne mettrais pas le courant dans la concession. Mais cette misère innocente, je me suis rendu compte que ce que ma fille me demandait n’était pas seulement de l’électricité pour mes grands parents, mais de faire quelque chose pour le Mali, car à chaque fois je lui répondais que si je devais fournir l’électricité, ce devrait l’être pour tout le village, toute la région de Kayes, tout le Mali et pourquoi pas toute l’Afrique".
" Voilà pourquoi j’ai décidé de créer la Convergence africaine pour le renouveau, un mouvement politique dont le but est de promouvoir les initiatives individuelles et collectives par une véritable formation citoyenne pour assurer le développement endogène, économique et social". Et pour cela, la solution prônée est d’examiner les voies et moyens ensemble avec les populations.
" Nous voulons à Care-Mali continuer ce qui a été fait par les différents pouvoirs qui ont géré le pays depuis l’indépendance. Nous reconnaissons ce qu’ils ont réalisé, chacun durant son mandat, même si nous aurions souhaité qu’ils fassent plus et autrement pour le véritable bénéfice des populations. Nous voulons continuer ce qu’ils ont fait en amenant une gouvernance bâtie sur l’harmonisation républicaine de notre démocratie fondée sur les composantes de notre société".
" Dantiguè ni baro"
" Notre démocratie doit s’adapter à notre société pour que le mécanicien qui répare notre voiture sans avoir un diplôme, le tailleur qui nous habille, le jeune qui répare notre téléphone mobile sans avoir été à une quelconque école d’électronique, parce qu’il est acteur économique majeur, soit également un acteur politique important qui ne dit plus que la chose politique est faite pour ceux qui sont allés à l’école, qui ont un diplôme, etc."
" Notre combat, argumentera M. Traoré, est de faire participer tous les Maliens quels que soient leur rang social, leur niveau d’études. Qu’ils soient du monde rural ou qu’ils vivent en ville. La démocratie, ce n’est pas seulement pour ceux qui sont allés à l’école. Nous devons faire participer tout le monde au développement de notre société. Notre tâche est de proclamer cette évidence en appelant les uns et les autres à s’intéresser à la politique pour participer à la gestion de la cité".
L’exercice de formation citoyenne est appelée "dantiguè ni baro", concertation et conversation avec les Maliens dans le programme de Care-Mali. Il s’agit d’aller à la rencontre des populations partout où elles se trouvent pour discuter avec elles sur leurs préoccupations, leurs aspirations et leur vision pour le Mali de demain.
La première a eu lieu à Kayes. La deuxième sortie, à Montreuil, fut un peu improvisée semble-t-il. Le bureau parisien a voulu profiter du passage de leur leader pour organiser cette rencontre, car comme le confiera Yamoudou Kéita, ancien militant du Miria porté à la tête de Care-France, "les gens ne connaissent pas Cheick Boucadry Traoré, ils veulent le voir avant de s’engager".
Alors que les organisateurs ont ameuté le monde, donnant au local où se tenait la rencontre des airs de manifestation, une vingtaine de membres d’une association de femmes qui finissaient leur réunion ont décidé de rester et d’écouter "cet homme qui parle très différemment des autres hommes politiques et qui respecte les gens en se mettant à leur écoute", a témoigné Oury Doucouré, la doyenne du groupe de femmes. Elle a même demandé les documents de Care-Mali afin d’en savoir un peu plus sur la Convergence.
Un certain M. Touré, qui s’est présenté comme "un déçu du retour", était venu vérifier par lui-même les bonnes choses entendues sur "Bouga". Il reconnaîtra à la fin de la rencontre l’humilité de l’homme, avant de demander à en savoir davantage sur les bases idéologiques et les priorités du programme de Care-Mali.
Un autre jeune qui s’est présenté comme le fils d’un grand commerçant de Bamako et donc n’ayant nul besoin de militer dans une organisation politique et surtout de flatter un homme politique, a déclaré au terme de son intervention qu’il s’engage derrière Care-Mali qui tient un langage de vérité.
Un autre, se disant ancien maire de Toukoutou, ayant commis et souffert des combines politiques et politiciennes croit devoir donner des conseils d’expérimenté. Réfractaire à tout militantisme politique depuis sa désillusion, il s’est néanmoins dit disposé à aider Care-France. Même la fille aînée de Djélibaba Sissoko, Mah Damba, qui a dit prendre ses distances avec la sphère politique, était venue manifester à Cheick Boucadry ses amitiés et son soutien à son action.
Oussouf Diagola
(correspondant permanent à Paris)

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PRATIQUES ANORMALES SUR LES ROUTES
Le Mali épinglé pour le nombre de contrôles
Tandis que certains pays consentent des efforts pour réduire les tracasseries routières, d’autres les laissent prospérer. Le Mali est dans l’œil du cyclone à cause du nombre élevé de contrôles sur ses tronçons.
L’évolution actuelle des pratiques anormales est caractérisée par une suite de hausses et de baisses pour un objectif jusque-là non atteint. Cet état de chose a été noté dans le 13e rapport de l’Organisation des pratiques anormales (Opa) sur les corridors couvrant la période de juillet à septembre 2010.
Dans le rapport, il est mentionné que le 3e trimestre 2010 s’est achevé avec des résultats somme toute insuffisants. En termes de nombre de contrôles, le corridor Ouagadougou-Bamako demeure toujours le plus dense avec près de trois arrêts aux 100 km, soit environ 26 arrêts par voyage.
Cette situation est imputable à la partie malienne du fait du nombre élevé de contrôles sur son tronçon qui, à lui seul, enregistre plus de 4 arrêts aux 100 km, soit 18 contrôles par voyage contre 8 du côté du Burkina Faso.
Selon l’Opa, le nombre de contrôles, les niveaux de rackets et les temps de contrôles demeurent toujours élevés. Ce qui, relève-t-il, doit interpeller chaque acteur de contrôle ou de sécurité (police, douane, gendarmerie, agents d’escortes, agents percepteurs de la taxe sur la surcharge) posté le long des axes routiers inter-Etats.
Une classification par pays fait ressortir que la Côte d’Ivoire est toujours en tête des pays où la densité des contrôles aux 100 km est la plus élevée. Viennent ensuite le Sénégal et le Mali.
Au niveau des corridors, celui de Téma-Ouagadougou est en tête des corridors à long temps de contrôles aux 100 km avec 17 minutes perdues tous les 100 km, soit un important retard de 2 h 57 accusé par voyage.
Le rapport tient pour responsable de cette situation le Burkina Faso avec 38 minutes de retard enregistré aux 100 km contre 13 minutes au Ghana. Le corridor Abidjan-Bamako boucle le classement avec 10 minutes de temps perdues tous les 100 km, soit un retard de 116 minutes enregistré par voyage.
L’Opa invite les Etats à intensifier la sensibilisation et le plaidoyer en vue de réduire substantiellement les pratiques anormales nuisibles à la fluidité du transit et du transport des personnes et des marchandises sur les corridors inter Etats.
Mohamed Daou

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NOUVELLE LOI SUR LA COUPE ET LE TRANSPORT DU BOIS…
Un moratoire de 3 mois pour sa mise en application
Dans trois mois, la nouvelle loi sur la coupe et le transport du bois et du charbon entrera en vigueur et s’appliquera à tous. De plus, les exploitants, les boulangers et l’Etat se sont engagés à reboiser les massifs forestiers.
Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Pr. Tiémoko Sangaré, a rencontré lundi les représentants des exploitants forestiers et des boulangers dans la salle de réunion de la direction nationale des eaux et forêts. La rencontre avait pour but d’instaurer un échange avec les professionnels du secteur du bois et du charbon, suite aux incidents de Sanankoroba et à la grève de la semaine de dernière.
Des individus ont saccagé par deux fois le poste forestier de Sanankoroba, brûlant un véhicule et une moto. Les vendeurs de bois et de charbon de Bamako ont observé une grève en début de semaine dernière, privant les ménagères de produits pour faire bouillir les marmites.
A l’origine de ces remous, l’entrée en vigueur de la loi portant réglementation de la coupe et du transport du bois et du charbon dans notre pays. Les actions de saisie effectuées par les agents des eaux et forêts n’ont pas manqué de provoquer l’ire de certains professionnels du secteur qui pensent que ces nouvelles mesures entravent leurs activités de commerce du bois. Promulguée en juillet 2010, la nouvelle loi est entrée en application en octobre 2010.
En ouvrant les débats, le ministre Tiémoko Sangaré a expliqué que nous avons le devoir de nous organiser pour tirer profit de nos ressources et en même temps penser à en léguer à nos descendants. "Si nous ne faisons pas en sorte de préserver nos ressources forestières, nous arriverons dans un délai très court à un point de non-retour . Avant de rassurer les uns et les autres que la loi n’a été élaborée contre personne. "S’il y a des problèmes dans l’application de la loi, nous devons discuter pour trouver un terrain d’entente. C’est pourquoi j’ai tenu à écouter vos préoccupations", a-t-il laissé entendre.
Regarnir les massifs forestiers
Le président des exploitants de bois, Tidiane Sylla, a indiqué que ses membres ont besoin de plus amples explications sur le texte de loi. Il a demandé aussi un moratoire dans l’application de la nouvelle loi. "Nous avons des produits en brousse. Nous demandons un délai de 6 mois pour les faire rentrer en ville et pour nous organiser par rapport au nouveau texte de loi", a-t-il plaidé, assurant que les exploitants s’engagent à ne pas faire de nouvelles coupes de bois pendant la période du moratoire. Tidiane Sylla a promis aussi que les exploitants de bois prendront une part active désormais dans le reboisement.
A sa suite, de nombreux autres exploitants de bois ont fait des interventions pour souligner les difficultés de mise en œuvre du nouveau texte de loi. Certains ont plaidé pour une meilleure sensibilisation des exploitants et des paysans dans les terroirs. D’autres ont critiqué les montants trop élevés des redevances.
Quant au président du Syndicat des boulangers, il a réclamé des mesures d’accompagnement pour que les boulangeries arrêtent d’utiliser le bois dans la fabrication du pain. Pour lui, l’Etat doit subventionner le gaz pour qu’il soit disponible en quantité sur le marché et pour que son prix soit abordable. "Si le gaz est moins cher, nous irons au gaz sans que quelqu’un nous mette la pression", a-t-il argumenté.
En réponse, le ministre Tiémoko Sangaré s’est félicité de l’esprit constructif des uns et des autres. Il a salué particulièrement le souci des exploitants de contribuer au reboisement des massifs forestiers.
Il a ensuite accédé à la demande de moratoire des exploitants de bois en accordant un délai de 3 mois. D’ici le 30 avril 2011, un cadre de concertation réunira les agents des eaux et forêts et les représentants des professionnels du secteur pour trouver un mode opératoire dans la mise en application de la nouvelle loi. Pendant ce moratoire, sera fait tout le travail préparatoire qui consiste à se concerter et à s’informer sur le nouveau texte. Ce délai est valable aussi pour les boulangers avec lesquels la direction des eaux et forêts travaillera sur les mesures d’accompagnement à mettre en œuvre pour l’abandon du bois dans la boulangerie.
Bréhima Touré
(CM/MEA)

 



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CYCLISME
Le Tour silencieux de la solidarité 2011 a débuté
La 2e édition du tour cycliste Dakar-Bamako, dénommée "le Tour silencieux de la solidarité" a débuté lundi dernier à Bamako et devra s’achever le dimanche 6 février à Dakar.
Initié par l’Union italienne de sport pour tous (Uisp) en collaboration avec la Fédération malienne de cyclisme, du MJS et le partenariat de la mairie du district de Bamako, le Tour silencieux de la solidarité a pour objectif d’aller à la rencontre des populations des villes étapes, de discuter avec elles afin de se faire une idée de leurs besoins en termes d’équipements et autres, pour leur venir en aide.
La délégation italienne du Tour dans cette 2e édition est composée de 18 cyclistes et leur coordonnateur n’est autre que Massimo Tossini. Le point focal du Tour est notre compatriote Mme Pasquini Haram Sidibé. La caravane de coureurs italiens et maliens pédalera sur les étapes (Kolokani, Centre Hampaté Bah, Didiéni, Kayes et Diboli) avec une incursion à Saint-Louis pour arriver à Dakar.
L’occasion était bonne pour honorer les premiers cyclistes maliens, dont Balla Sissoko en présence des responsables sportifs, dont des membres du Cnosm. La délégation italienne a aussi offert 4 vélos professionnels à la Fédération malienne de cyclisme. "Ce sera un tour de vélo silencieux, loin des fracas des sports spectaculaires, capable d'écouter l'environnement et les communautés locales", a indiqué M. Tossini.
Pour Mme Djilla Aïssata Diallo, conseillère du district, représentant le maire de Bamako, le cyclisme et le sport d’une manière générale, est un instrument non seulement pour améliorer la santé, mais aussi un moyen d’intégration entre les peuples.
Le président de la FMC, le colonel-major Yaya Ouattara, a assuré les Italiens de tout l’accompagnement nécessaire de sa fédération et des autorités maliennes. "Le sport, plus particulièrement le cyclisme, tient une place d’honneur et constitue un facteur de mobilisation et d’intégration. Ce tour permettra à nos amis italiens de découvrir notre pays immensément riche par sa culture et ses traditions".
Ce projet est né de la volonté de faire du sport pour Tous un "messager de solidarité et de coopération entre les peuples". Selon les organisateurs, le tour est porteur d’une autre idée du sport, attentive aux exigences sociales et environnementales, ouverte à la contribution et à la participation de tous.
L’initiative va favoriser la réalisation de structures, la formation des opérateurs et les dons de matériels sportifs et autres comme ce fut le cas de 2 groupes électrogènes à Kolokani et Didiéni pour l’éclairage de ces villes.
Boubacar Diakité Sarr

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