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2010

Mois de septembre

Les Echos du 30 septembre

 

COULIBALY SALIMATA DIARRA, PRESIDENTE DE L’ASCOMA
" Nos opérateurs économiques sont très indélicats"
Sur l’affaire de l’huile périmée du Pam-Mali, le bilan de son association en passant par la présence souvent décriée des leaders d’association de défense des consommateurs au sein de conseils d’administration, la présidente de l’Association des consommateurs du Mali (Ascoma) Mme Coulibaly Salimata Diarra, a accepté de nous entretenir. Elle reconnaît que des opérateurs économiques ne respectent pas souvent leur engagement. Parlant de leur silence sur des sujets comme la vie chère, elle croit qu’il serait déloyal de leur part de siéger au sein du Conseil national des prix et de faire des déclarations hasardeuses.

Les Echos : A quelques mois du 20e anniversaire de votre association, quel bilan faites-vous de vos activités de défense des consommateurs ?

Mme Coulibaly Salimata Diarra : L’Ascoma est née le 11 janvier 1991 dans la mouvance du Mouvement démocratique. Elle est la première association dans un domaine précis qui prend tout en charge. C’est ainsi qu’elle est intervenue dans différents domaines dont la sécurité alimentaire sur laquelle elle a fourni beaucoup d’efforts. L’un des résultats du combat pour la sécurité alimentaire a été la création de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire des aliments (Anssa) qui est une des recommandations de l’étude que l’Ascoma a faite sur les aspects socioéconomiques et sanitaires des aliments de rue à Bamako, Sikasso et Ségou.
Nous avons réussi à convaincre les autorités, à travers l’Anssa, à adopter une politique nationale de sécurité sanitaire des aliments. Cette structure a vu le jour au sein du ministère de la Santé sur instruction du Premier ministre. L’expérience des boucheries témoins dans les six communes du district de Bamako pour promouvoir la proximité de services, la qualité et la stabilité du prix de la viande est un succès à mettre au compte de l’Ascoma.
Cependant, j’ai un peu de regret sur ce projet qui visait à promouvoir aussi l’emploi des jeunes et la naissance d’une nouvelle catégorie de bouchers plus exigeants sur la qualité de la viande. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à mettre en exergue cet aspect du projet. Au départ, les critères qui étaient retenus pour le choix des jeunes n’ont pas été respectés et pourtant l’Office de la main d’œuvre avait pris en charge ce volet qui s’est avéré être la faille du projet, vu que la chaîne de froid et le transport adéquat de la viande n’a pas bien fonctionné. C’est dire que l’expérience des boucheries témoins n’ont pas totalement réussi.
J’aimerais aussi évoquer l’affaire du bromate de potassium utilisé dans la panification et qui s’est avéré cancérigène. Cette affaire avait fait grand bruit à Bamako. Un opérateur qui continuait d’importer le produit alors qu’il était informé de sa dangerosité nous a poussé à livrer une bataille qui a conduit à la prohibition du bromate de potassium à l’importation comme à l’exportation au Mali.
Le dernier point sur lequel je veux intervenir et qui a contribué à l’amélioration de la qualité de l’électricité et de l’eau est notre visite des installations de l’Energie du Mali (EDM) qui nous a permis d’interpeller les autorités sur la vétusté de ces installations. Depuis lors, le dossier EDM est devenu un dossier personnel des chefs de l’Etat de telle sorte que les populations ont pu être à l’abri des augmentations tarifaires envisagées.
Enfin, l’affaire de la prolifération dans la région de Sikasso en 2008 d’unités de production d’huile frelatée nuisible à la consommation a conduit l’Ascoma à une campagne médiatique aux termes de laquelle des mesures ont été prises pour contrôler davantage ces unités dont la plupart ont été fermées.

Les Echos : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans vos activités. Pensez-vous que l’accusation portée contre l’Anssa qui ne jouerait pas pleinement son rôle est justifiée ?

Mme C. S. D. : Ce qui est louable, c’est que la prise de conscience générale sur la question de la sécurité sanitaire des aliments et la protection de la santé publique est une réalité. Le Mali est le seul pays de la sous-région à avoir une Agence dédiée à la sécurité sanitaire des aliments. Evidemment quand on met une telle structure en place, il faut du temps pour corriger les insuffisances. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de se référer à des pays qui ont une agence du même genre pour s’en inspirer.
J’ai souhaité personnellement qu’on fasse un audit de l’Anssa dans ses missions et organisation pour qu’on puisse voir quels sont ses vrais problèmes et rectifier le tir. Je me dis que les choses ne sont pas clairement définies et l’Anssa se trouve effectivement gênée aux entournures d’autant qu’elle n’a pas de structure de contrôle. Elle est une structure de coordination, ce qui est insuffisant pour agir correctement.

Les Echos : Les médias ont récemment révélé l’existence d’une quantité importante d’huile périmée que le Programme alimentaire mondiale (Pam-Mali) s’apprêterait à distribuer aux populations. Devant une situation grave qu’elle est votre réaction ?

Mme C. S. D. : Il y a effectivement cette affaire et tant que cette huile n’est pas détruite officiellement, elle va demeurer une affaire à suivre de près. Mais depuis l’intervention de l’Ascoma, qui a été la première à apprendre la nouvelle, l’affaire est bloquée. Nous avons mené des actions sur les antennes de radios privées, fait des communiqués de presse pour dénoncer l’affaire. Je crois qu’aujourd’hui, il est peu probable que le Pam-Mali puisse récupérer ces produits-là pour les distribuer. Donc, nous n’avons pas de crainte quant à la bonne gestion de ce dossier, car nous sommes sûrs que les autorités, alertées, ne vont jamais permettre que cette huile soit consommée.

Les Echos : Ces dernières années on a beaucoup entendu parler de vie chère, mais, en votre qualité d’association de défense des consommateurs, on vous a peu ou pas du tout vu sur le terrain. Pourquoi ?

S. D. : Il y a certaines choses qui ne sont pas publiées. Je prends l’exemple des hydrocarbures où nous avons un représentant à l’Office national des produits pétroliers (Onap), qui travaille directement avec un comité sur les prix et qui connaît les efforts fournis par les opérateurs économiques et par l’Etat pour le maintien des prix à un certain niveau. Quand on est représenté au sein du Conseil national des prix (CNP) et que des décisions qu’on n’approuve pas forcément sont prises, il est mal vu de sortir d’un tel comité pour faire d’autres déclarations. Moi je trouve qu’on a surtout des opérateurs très indélicats qui ne respectent pas souvent leurs engagements. Au-delà de leurs intérêts personnels, les opérateurs économiques devront à l’avenir respecter leur parole donnée. La population doit comprendre que l’Ascoma en tant qu’organisation de consommateurs a un rôle important à jouer dans l’éducation des citoyens en termes de consommation.

Les Echos : Des Maliens trouvent paradoxal que des organisations des consommateurs siègent dans des conseils d’administration de certaines sociétés de la place. Ceux-ci pensent que cette présence pourrait plomber vos luttes. Qu’en dites-vous ?

S. D. : N’ayez crainte ! Je suis personnellement la PCA du Centre universitaire d’odontostomatologie, mais quand on m’a proposé cette présidence, j’étais en même heureuse mais craintive. Mais, au finish, je me suis dit qu’on ne peut pas vouloir d’une chose et son contraire, car on ne peut pas réclamer être aux instances de décision et se mettre à l’écart, donc il y avait l’obligation de répondre positivement à cette sollicitation.
En dirigeant le CA de cette structure, il n’y a rien de contradictoire avec ma mission parce qu’au niveau du CA il s’agit d’apprécier ce qui se fait au niveau de cet hôpital, faire des observations critiques et proposer des solutions concrètes d’amélioration.
J’en profite pour préciser que le fait d’être PCA de l’hôpital d’odontostomatologie ne me donne aucune prérogative ni aucun avantage matériel. Je voudrais que les gens sachent cela aujourd’hui puisque ce n’est pas parce qu’on est PCA qu’on a droit à un bureau, à une voiture et à d’autres avantages. C’est honorifique pour nous. Notre présence à ce niveau nous permet cependant de jouer notre rôle et influer sur la qualité et le prix des produits et prestations. Ailleurs, nous avons des leaders des organisations des consommateurs qui dirigent des comites de régulation.

Les Echos : C’est bientôt la rentrée scolaire, quel conseil pouvez-vous donner aux parents d’élèves accablés par les dépenses liées à cet événement ?

S. D : Le conseil que je voudrais donner aux parents c’est de faire valoir nos valeurs sociétales. Quand je vois tout ce qui se passe à la télévision, j’ai très peur, car les enfants nous échappent. Pour que notre avenir ne soit pas basé sur le mimétisme, nous avons le devoir de faire adhérer nos enfants à nos réalités sociétales. Je n’apprécie pas l’image véhiculée par de petites filles coiffées avec des mèches et dépigmentées surtout qu’il m’a été rapporté par un spécialiste que beaucoup de cas de cancers de peau et de sein sont liés à l’utilisation des produits éclaircissants vendus au Mali.

Les Echos : Sous quel signe placerez-vous votre 20e anniversaire le 11 janvier 2011 ? Quelles sont les perspectives de l’Ascoma ?

S. D : Permettez-moi de ne pas répondre à la première question, on verra bien comment nous allons fêter notre anniversaire. Je ne suis pas la seule à pouvoir déterminer cela.
En termes de perspective, nous pensons qu’il faut au niveau du Mali des services de qualité de téléphonie mobile afin que des consommateurs puissent tirer des profits réels. Dans les jours à venir, nous allons interpeller les deux opérateurs sur l’accès facile des consommateurs aux réseaux.
Vous n’êtes pas sans savoir que nous avons souvent des promotions à Matilel et à Orange-Mali et des consommateurs achètent davantage de cartes de recharge, mais dans la pratique, il est impossible de joindre son correspondant, donc on se sent abusé. Je voudrais lancer un appel aux deux sociétés de télécommunication pour que leurs services soient toujours accessibles partout au Mali.
Nous avons l’intention de mener des campagnes de sensibilisation sur le devoir des citoyens puisque avec l’avènement de la démocratie, les populations réclament leurs droits haut et fort, mais occultent leurs devoirs. L’autre ambition, c’est d’amener nos pays, à travers la proposition faite par l’Union économique et monétaire ouest-africaine relative à une loi au profit des consommateurs, à adopter cette initiative qui peut être améliorée pour devenir un code de consommation et de défense des consommateurs de la sous-région.
Propos recueillis par
Amadou Waïgalo

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MAUVAISES PRATIQUES A L’ECOLE
Le lycée "Fraternité" sur la sellette
Dans une correspondance déposée à notre rédaction, l’Association des femmes de la Commune I dénonce des pratiques illégales du promoteur du lycée "Fraternité" de Saranbougou qui consistent à faire croire aux candidats irréguliers au baccalauréat que leur situation peut être régularisée moyennant paiement d’un montant allant de 200 000 à 250 000 F CFA. Bien que des candidats se soient acquittés de ce montant, ils n’ont pas eu cependant gain de cause.
L’Association des femmes de la Commune I ne décolère plus contre le promoteur du lycée "Fraternité de Saranbougou" (Commune de Kati) situé à quelques encablures de Boulkassoumbougou. La colère des femmes de la Commune I découle du fait qu’elles ont constaté des pratiques anormales au sein de cet établissement privé à Saranbougou.
Si l’on en croit les femmes signataires du communiqué, depuis le début de l’année scolaire, les responsables de l’établissement informent les parents d’élèves de Saranbougou et environs qu’ils disposent de facilités pour régulariser la situation des candidats irréguliers au baccalauréat. De plus, poursuit le communiqué citant le lycée "Fraternité" que le candidat a toutes les chances d’obtenir son parchemin. Un tel avis ne peut que conquérir le cœur des parents d’élèves qui se sont rués sur le lycée dans l’espoir d’obtenir gain de cause.
Malheureusement cette année, les parents qui ont mordu à l’appât ont été déçus. Non seulement leurs enfants, selon l’Association des femmes de la Commune I, n’ont pas été régularisés, mais plus grave, charge l’Association, les noms des candidats irréguliers n’ont même pas apparu sur la liste des candidats au bac. L’argent non plus n’a pas été remboursé. Selon nos informateurs, cette pratique est en cours depuis des années.
Aux dires de l’Association des femmes de la Commune I, ils étaient 174 candidats à payer chacun une somme allant de 200 000 à 250 000 F CFA mais qui l’ont appris à leurs dépens puisqu’ils n’ont pas été régularisés.
" Une école comme celle de fraternité ternit l’image de notre éducation". Les dirigeants de cette école sont-ils complices de l’administration scolaire ? s’interroge l’Association qui en appelle à la présidence de la République, à la Primature, au ministre de l’Education pour mettre le holà à cette pratique qui n’honore guère l’éducation qui est le socle de développement de toute nation. L’Association se dit inquiète de la prolifération des lycées privés.
Toutefois, le promoteur du lycée "Fraternité", Kassim Sidibé, écarte d’un revers de la main les accusations formulées contre son établissement. Selon lui, c’est une diffamation programmée par certaines personnes dont les élèves "quittent massivement pour venir chez nous". "Il y a un mouvement de transfert et tous les établissements sont en quête d’effectif".
M. Sidibé précise qu’il reçoit deux types d’élèves : un groupe envoyé par l’Etat et un autre groupe qui provient des parents d’élèves qu’on appelle candidats libres. A ses dires, les candidats qui sont orientés par l’Etat sont à la charge de celui-ci. Par contre, "les privés" ou candidats libres payent chacun et par an "225 000 F CFA représentant le frais de formation".
Mohamed Daou

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2e SESSION DE LA COUR D’ASSISES
240 affaires enrôlées et 3 mois d’audience
La 2e session ordinaire de la Cour d’assises a ouvert hier ses portes à la Cour d’appel de Bamako. Le rôle de cette session qui déroulera sur près de trois mois, comporte 240 affaires.
La 2e session ordinaire de la Cour d’assises se tient du 29 septembre au 24 décembre 2010 à la Cour d’appel de Bamako. Première dans l’histoire de la justice de notre pays, cette session concerne 240 affaires de toutes natures : vols qualifiés, atteinte aux mœurs, atteinte aux biens publics, meurtres, etc.
" Il s’agit là d’une arme efficace toute trouvée pour une répression rapide de la criminalité, toute chose assurant une meilleure sauvegarde des droits de l’Homme, seul moyen d’apaiser la société en évitant les dérives vers une justice privée", a dit le représentant du procureur général.
Notre société est aujourd’hui menacée par la recrudescence des vols et des criminalités. Aux dires du représentant du procureur général de la Cour d’appel, il est aujourd’hui impérieux de resserrer sur tout le territoire national l’action répressive afin de juguler rapidement les périls qui menacent notre société en mettant sur place une politique de lutte contre les malfrats.
Abdoulaye Issoufi Touré, le président de la Cour, a promis que la Cour ne faillira pas à ses missions.
Sidiki Doumbia

 


Le Coran à la Cour
La cérémonie d’ouverture de la 2e session ordinaire de la Cour d’assises a été marquée par un événement ahurissant. Pendant que les assesseurs s’apprêtaient à prêter le serment, un homme barbu, habillé en boubou bleu, a traversé la foule pour se diriger vers la Cour à qui il a offert un exemplaire du Coran.
" Je vous donne le Coran. Vous êtes en train de faire du mal aux gens". Pendant qu’il était en train de tenir ces propos, il s’est retrouvé entre les mains des gardes. D’aucuns se demandaient si l’homme est malade. Toutefois, les agents de forces de sécurité l’ont menotté et l’ont conduit au commissariat du 13e arrondissement.
S. D.

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CONSEQUENCES DU RETOUR FORCE DE MIGRANTS
La maladie mentale détruit des refoulés
De nombreux migrants maliens emprisonnés, dépouillés de tout et ramenés de force au pays sont devenus fous à lier. L’AME, Médecins du monde France et le Pnud se sont donné la main pour exorciser ce maléfice.
Les conséquences des expulsions sont désastreuses. Ces dernières années, notre pays enregistre des refoulés en provenance de la Libye ou de l’Europe, atteints de maladies mentales liées à leur refoulement.
L’Association malienne des expulsés (AME) vient de mettre sur place un programme qui prend en charge les soins médicaux et d’autres dépenses des refoulés. Conçu en partenariat avec Médecins du monde France sur financement du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l’Union européenne, ce programme comporte de psychologues et des médecins spécialistes.
Dans le cadre du programme, l’AME a animé samedi dernier à Nioro du Sahel une conférence débats sur les conséquences du retour forcé des migrants. La conférence a enregistré la présence du préfet et du député de Nioro.
Nioro et Kidal sont les portes d’entrée et de sortie des migrants. Ces deux villes reçoivent des milliers de refoulés par an. Selon Fallé Tounkara, le préfet de Nioro, "l’année dernière, Nioro a reçu plus de 4800 refoulés. 80 % de ces refoulés étaient de la région de Kayes. Sur ces 80 %, 15 % étaient du secteur de Nioro du Sahel".
M. Tounkara a déploré que certains de ces refoulés soient mentalement atteints. Selon Oumar Sidibé de l’AME, son association a récemment enregistré 574 migrants. A ses dires, parmi ces migrants, 61 personnes avaient de sérieux problèmes mentaux et 4 personnes étaient irrémédiablement aliénées.
Jean-Richard Thiénou, psychologue, dira que "le fait de voir leurs compagnons en train de mourir, le fait de retourner à la maison sans rien, ou de subir des atrocités font que beaucoup de migrants deviennent fous". M. Thiénou ajoutera que certains refoulés deviennent également fous en raison du mauvais œil de leurs familles à leur retour.
Le Mali est confronté au problème de refoulements et d’expulsions depuis des décennies. Le phénomène s’est accentué ces dernières années avec la nouvelle politique mise en place par l’UE à travers le dispositif Frontex.
Pour Ousmane Bathily, député élu à Nioro, la migration est un sujet brûlant et complexe. Après Nioro, l’AME compte mener des activités à Kidal. Son nouveau programme couvrira toute l’étendue du territoire national.
Sidiki Doumbia

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N’GALADJO L. BAMBA, COMMISSAIRE DE LA CEDEAO
" Il nous faut une énergétique capable de soutenir le développement"
L’implication du secteur privé dans la croissance énergétique, la baisse du coût de l’électricité sont, entre autres, des défis posés aux Etats de la Cédéao, qui sont réunis depuis lundi à Abidjan pour une réflexion sur le sujet. En marge des travaux, nous avons rencontré le commissaire chargé des politiques macroéconomiques de la Commission de la Cédéao, Pr. N’Galadjo Lambert Bamba, qui brosse la situation macroéconomique de la région, la question énergétique…

Les Echos : Comment se présente la situation macroéconomique en Afrique de l’Ouest ?

N’Galadjo Lambert Bamba : Au 3e trimestre 2010, la situation macroéconomique de notre espace est relativement bonne, malgré les dernières crises internationales. Il semble tout de même que notre région arrive à tirer son épingle du jeu. C’est vrai qu’il y a un fléchissement de notre rythme de croissance, mais notre taux de croissance reste l’un des plus élevés au niveau mondial. Nous sommes en 2e position en termes de rythme de croissance avec plus de 5 % juste derrière l’Asie qui connaît une plus grande performance.

Les Echos : Il y a néanmoins un déséquilibre entre Etats. Comment les classez-vous en tenant compte de leurs performances ?

N. L. B. : Si on essaye de la décliner au niveau de chaque Etat, on dira qu’il y a un groupe de pays qui sont pétroliers. Je veux parler essentiellement du Nigeria qui, compte tenu de la relative stabilité du coût baril, reste dans une position relativement satisfaisante. Ce pays est suivi par un certain nombre d’autres qui sont en train de sortir de la crise et qui sont dans une phase de rattrapage. C’est le cas de la Côte d’Ivoire. Il y a aussi des pays comme la Sierra Leone qui enregistre un taux de croissance assez élevé. Il y a ensuite des pays pour lesquels l’impact de la crise a été beaucoup plus dur compte tenu du type de relations extérieures qu’ils ont. Vous avez parfois pour un certain nombre de pays, tels que le Mali, le Sénégal, et, dans une moindre mesure le Niger qui ont des revenus importants en provenance de leur diaspora. Avec la crise, ces rythmes ont été relativement ralentis, mais par contre en ce qui concerne le Sénégal par exemple, on constate qu’il y a un certain boum au niveau du tourisme qui compense relativement en grande partie les pertes liées à la baisse des flux rapatriés par la diaspora.
Ce sont tous ces éléments qui font que la tendance est bonne dans la région. Bien entendu nous avons des difficultés structurelles qui restent en place et l’une de ces grosses difficultés qui va d’ailleurs faire l’objet du symposium que nous organisons, c’est la question énergétique qui, si elle n’est pas résolue, va constituer un frein important à la dynamique de croissance de notre sous-région.

Les Echos : Comment résoudre cette question énergétique si chère à l’Afrique de l’Ouest ?

N. L. B. : C’est pourquoi nous en appelons toutes les intelligences. Si nous avons à entendre beaucoup plus de voix du secteur privé, nous allons, ensemble, exposer les potentialités que nous avons parce que toutes les formes d’énergie peuvent être produites dans notre région. On a du pétrole, de l’uranium, du gaz, le soleil, le vent… Toutes les sources d’énergie existent dans notre région. C’est vrai que nos Etats qui essayaient de produire cette électricité à travers des sociétés d’Etat sont aujourd’hui pratiquement essoufflés à cause de la forte demande, parce qu’il y a de plus en plus de gens qui veulent avoir accès à l’électricité. Et compte tenu du fait aussi que ça doit être une électricité avec un coût social, les Etats n’arrivent plus à subventionner. Il faut que nous puissions impliquer le secteur privé pour qu’il prenne toute sa part dans la production de l’énergie à des coûts relativement limités pour permettre à la grande masse d’y accéder.
Propos recueillis, à Abidjan, par
Amadou Sidibé (envoyé spécial)

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MONUMENT DU CINQUANTENAIRE
La calebasse à l’honneur sur le lit du fleuve
Le président de la République a procédé à la pose de la première pierre du Monument du cinquantenaire le mardi 28 septembre 2010.
En présence des membres du gouvernement du Mali, de la star sénégalaise Youssou Ndour et d’invités de marque, la cérémonie de pose de la première pierre s’est ouverte avec une prestation des majorettes, une course de pirogue et une démonstration de la Brigade fluviale.
Situé dans l’axe de l’avenue de l’indépendance, au bord du fleuve Djoliba, il constitue le troisième élément d’une chaîne reliant le jardin du cinquantenaire au Monument de l’indépendance. Le futur monument est la traduction concrète du symbole fort du cinquantenaire de notre indépendance et une représentation physique d’un dialogue de générations.
Selon Oumar H. Dicko président de la commission d’organisation du cinquantenaire, le Monument du cinquantenaire est une œuvre architecturale emblématique acquise à la cause du développement durable et est conçu autour d’un symbole culturel fort qu’est la calebasse.
" La calebasse traduit l’attachement du Mali aux valeurs de civilisation qui ont forgé l’histoire de tous les peuples qui le composent. La calebasse est un matériau important de la richesse culturelle africaine et de notre vécu au quotidien", a-t-il expliqué.
Pour la ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, Mme Gakou Salamata Fofana, la mise en œuvre du projet d’aménagement qui intégrera le Monument du cinquantenaire n’aura pas de conséquences néfastes sur le débit d’eau, les exploitations et autres investissements en aval et en amont du fleuve grâce aux différentes études effectuées avec les exigences maximales.
Subdivisé en deux étages, le monument repose d’abord sur un remblai latéritique de 90 000 m3 fortement compacté d’une superficie d’environ 3 hectares pour éviter son érosion par le courant fort du fleuve. La place du monument prendra environ 4000 m avec un sous-sol qui accueillera 4 aquariums.
La première partie du monument, haute d’une cinquantaine de mètres, représente la génération actuelle symbolisée par un couple hissant une calebasse teintée de modernité et la seconde partie, la génération actuelle, porte la génération suivante symbolisée par un garçon et une fille portant une seconde calebasse remplie des valeurs traditionnelles à conserver. La pyramide portée par les jeunes symbolise selon Oumar H. Dicko, la perpétuation du processus de passage de flambeau de génération en génération.
La Place et le Monument du cinquantenaire, selon Malick Badara Sow de l’Atelier d’architecture et d’Urbanisme (AAU), sont conçus pour être des lieux de villégiature, de tourisme, d’expressions artistiques et culturelles. "Le monument du cinquantenaire du Mali se veut être l’édifice le plus haut, le plus majestueux de l’Afrique de l’ouest et une fierté pour Bamako", a-t-il indiqué.
D’une hauteur d’environ 120 m, ce joyau architectural qui sera réalisé en 15 mois par l’entreprise chinoise Didjan Corporation, sur financement du budget national avec l’Agetipe, constitue l’un des plus grands ouvrages qui seront réalisés à l’occasion du cinquantenaire. La première pierre du Monument de Kurukanfuga à Kangaba sera posée ce jeudi 30 septembre.
Aminata Traoré
(stagiaire)

 



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CHAMPIONNAT DU MONDE DE BASKET FEMININ
Fiba-Afrique fière des Maliennes sorties la tête haute
" Les Maliennes sortent la tête haute" ! C’est l’analyse faite par un confrère sur le site de Fiba-Afrique (www.fiba-afrique.org) suite à l’élimination du Mali du championnat du monde féminin de basket-ball 2010 qui se déroule présentement en République tchèque.
Avec trois défaites en trois matches, les représentantes de l’Afrique (Maliennes et Sénégalaises) sont déjà éliminées. Mais, tous les observateurs s’accordent à souligner que les Aigles-dames n’ont pas démérité. "Les protégées d’Hervé Coudray ont prouvé contre la Corée du Sud qu’elles avaient le niveau international", peut-on lire sur le site de Fiba-Afrique qui se dit "fière" de ses représentantes à cette prestigieuse compétition.
Contre la Corée du Sud, Hamchétou Maïga et ses jeunes coéquipières sont surtout accréditées d’un 4e quart temps de haute volée. En effet, menées de 6 points à la fin du 3e quart temps, les Aigles obtiennent l’égalisation à 49 secondes de la fin par Meiya Tirera (62-62). Les Sud-Coréennes entrent mieux dans la prolongation avec un 4-0 que les nôtres ne rattraperont jamais échouant ainsi à deux points (66-68) d’une première victoire historique en championnat du monde.
Déjà les protégées Hervé Coudray et de Cheick Oumar Sissoko dit Yankee avaient été battues (36-80) par les Espagnoles lors de leur premier match disputé le 23 septembre 2010. Elles s’étaient également inclinées, le vendredi 24 septembre 2010 à Brno, face au Brésil (73-80). C’était lors de la 2e journée du 1er tour dans le groupe C de ce championnat du monde.
Malgré ces défaites, les observateurs soulignent que les protégées de Coudray n’ont pas été ridicules. Mieux, elles ont considérablement progressé au fil des matches. Il faut souligner que la participation malienne à cette compétition vise surtout à préparer la relève en vue de l’Afrobasket féminin 2011, prévu à Bamako. Et pour de nombreux observateurs, "le Mali est déjà sur la bonne voie" pour reconquérir la couronne perdue à Antananarivo (Madagascar).
" C’est une équipe soudée et conquérante que nous avons vue en République tchèque. Malgré un début difficile contre l’Espagne, l’une des favorites de la compétition, les Maliennes ont démontré un constant progrès à tous les niveaux. Je suis convaincu que si les efforts sont poursuivis, cette sélection malienne va faire mal en Afrique dans les années venir. Le talent et la jeunesse de l’effectif sont aujourd’hui les atouts majeurs de cette équipe nationale", analyse un confrère présent en République tchèque.
Il faut dire que le ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que la Fédération malienne de basket-ball (FMBB) n’ont rien ménagé pour préparer les représentantes de l’Afrique à ce championnat du monde. En effet, elles se sont préparées en France et en Espagne du début août à leur départ en République tchèque, le 21 septembre 2010. Il est vrai que d’autres pays comme le Brésil, par exemple, ont bénéficié de plus de temps de préparation. Mais, les observateurs soulignent que rares sont aujourd’hui les pays africains qui peuvent en faire autant pour leurs équipes nationales de basket. C’est dire que l’Etat et la FMBB ont fait de leur mieux. Et les Aigles dames ont véritablement mouillé le maillot pour mériter de la patrie !
Moussa Bolly
(CC/MJS)


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