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2010

Mois de septembre

Les Echos du 29 septembre

 

SPECULATION FONCIERE EN COMMUNE VI
Le maire morcelle et vend des titres de la Sifma
Des réalisations en cours sur les titres fonciers 1632 et 10923 à Missabougou appartenant à la Société immobilière et foncière du Mali (Sifma) seraient imputables au maire de la Commune VI qui aurait procédé à leur morcellement et à leur vente.
La Société immobilière et foncière du Mali (Sifma) a acquis de l’Etat des parcelles de terrain à Missabougou en Commune VI, à Kati et qui ont fait l’objet de titres fonciers. Leur plan de lotissement a été approuvé par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. Mais quelle ne fut la surprise de la Sifma de constater que le maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, est en train de morceler et de vendre des parcelles issues du titre foncier 1632 et autres 1760, 1761 et 1762.
Il est loisible de constater, selon la Sifma, que des réalisations sont en cours sur lesdits titres qui ont été occupés à son insu. Sur le site objet du différend est installé un certain Bacara Diallo contre lequel la Sifma a introduit une plainte de même que la mairie de la Commune VI.
Suivant réglementation foncière, "l’autorité communale ne peut céder des parcelles de terrain sans avoir eu comme décision d’affectation prise en conseil de ministres et sans autorisation du gouverneur". C’est au mépris de cette disposition que le maire de la Commune VI aurait agi.
Mieux, sur instruction du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, il a été rappelé aux maires de ne procéder à aucun lotissement ni cession sans un respect strict des textes réglementaires (titre de propriété, délivré par le conservateur des domaines de l’Etat, autorisation de lotissement…)
Le mutisme de Dagnon
Pour ce qui est de Bacara Diallo qui explique être propriétaire terrien, il se trouve qu’il a élevé des constructions alors qu’il est sans titre, ni droit. Ce qui a amené la Sifma à le traduire au Tribunal de première instance de Kati aux fins d’obtenir son expulsion et la démolition des constructions faites par M. Diallo.
Le tribunal, dans son verdict du 23 novembre 2009, a ordonné l’expulsion de Bacara Diallo, ses biens et tous autres occupants à Missabougou, objet du titre foncier n°10923. De même, le tribunal a ordonné la démolition aux frais de Bacara Diallo de toutes les constructions réalisées sur la dite parcelle.
Joint au téléphone, Bacara Diallo n’entend pas les choses de cette oreille. "J’ai hérité le terrain de mon père feu Yamadou Bacara Diallo. Il s’y est installé en 1956. A son décès, j’ai occupé le site en 1982. Sur l’espace, nous avons des exploitations de mangues, des oranges… A côté, nous pratiquons l’élevage. Nous avons notre maison d’habitation également". Pour Bacara, il n’est pas question de quitter un terrain sur lequel "on est détenteur de titre".
Contacté, le maire de la Commune VI a affirmé qu’il n’est pas en mesure de nous fournir des explications suffisantes au téléphone sur les accusations le concernant. Le rendez-vous qu’il nous a proposé à son bureau mardi à 11 heures n’a pas eu lieu finalement. Notre interlocuteur s’est enfermé dans son bureau sous prétexte qu’il est en réunion.
Mohamed Daou

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INCURSIONS ETRANGERES AU MALI
Le Craj dit non !
Le Mali est victime d’incursion étrangère au moment où il commémore avec faste son accession à la souveraineté nationale et internationale. "Une ironie de l’histoire" que le Cadre de réflexion et d'action des jeunes (Craj) regrette. Il interpelle le pouvoir et la classe politique.
Il y a quelques jours, l’armée mauritanienne a mené une incursion contre AQMI au Mali. Cette incursion, aux conséquences meurtrières dans les rangs des populations maliennes, a fait déborder le vase avec le raid franco-mauritanien sur notre territoire pour la libération du regretté Michel Germaneau. Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire du Cadre de réflexion et d’action des jeunes (Craj).
Voilà ce qui justifie la conférence de presse organisée le mardi 28 septembre 2010 à la Maison de la presse pour dénoncer la violation de l’intégrité territoriale et le silence coupable du pouvoir et de la classe politique.
Le président du Craj, Mahamane Mariko, n’a pas porté de gans pour fustiger le silence entretenu par le pouvoir face aux attaques et allégations de certains médias internationaux comme France 24, qui collent aux autorités maliennes l’étiquette peu flatteuse de "complices des bandits armés".
Au nom de quelle prérogative le président de la République autorise une "invasion étrangère" sans l’aval du peuple ? Pourquoi les autorités maliennes se complaisent-elles à paraître comme des champions en matière de libération des otages ? Autant de questions qui, selon l’ancien leader estudiantin, méritent des réponses sans fioriture aux populations maliennes.
Le jeune leader a pointé un doigt accusateur sur la classe politique à qui il reproche de sacrifier une question souveraine et cruciale sur l’autel des calculs électoralistes dans la perspective des élections de 2012.
Décidé de faire sortir les autorités de leur torpeur sur un sujet aussi important pour la stabilité et la paix dans notre pays, le président du Craj a émis le souhait de former avec d’autres associations une plate-forme pour engranger des résultats probants. "J’appelle tous les jeunes à se mobiliser en vue de former une plate-forme pour défendre le Mali", a martelé Mariko.
Le secrétaire général du Craj, Souleymane Coulibaly alias Le Che, a réaffirmé la volonté et la pugnacité de son association d’être à l’avant-garde des combats qui engagent la nation malienne. La conférence de presse a été aussi marquée par l’intervention très remarquée d’Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni sur la question du Nord et de la nébuleuse Al-Qaïda
Moussa Camara
(stagiaire)

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3e FORUM DES AFFAIRES DE LA CEDEAO
Booster l’énergie régionale
Le ministre des Infrastructures économiques de la Côte d’Ivoire, Dagobert Banzio, a ouvert mardi le 3e Forum des affaires de la Cédéao. La rencontre se veut être une réponse à la crise énergétique de 2008, qui a révélé la faiblesse notoire de l’Afrique de l’Ouest en la matière.
Après Accra en 2007, Ouagadougou en 2009, le 3e Forum des affaires de la Cédéao, a ouvert ses travaux hier à Abidjan. Il est axé sur le thème "Exploiter les ressources énergétiques pour assurer la compétitivité de l’économie de l’Afrique de l’Ouest". Pour cette importante rencontre, le ministre ivoirien des Infrastructures économiques, Dogobert Banzié, représentant le chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, a présidé la cérémonie en présence du représentant du ministre nigérian de l’Energie, du chef de la Délégation européenne en Côte d’Ivoire, du président de la Commission de la Cédéao, S. E. James Victor Gbeho, et de Pr. Bamba N’Galadjo Lambert.
Au cours de la rencontre, les participants, venus des 15 Etats de la Cédéao, vont examiner les différentes dimensions de la gestion des ressources énergétiques de notre communauté (potentiel, production, distribution, politiques énergétiques, etc.). L’objectif visé est de dégager des stratégies et plans d’action susceptibles d’engager les divers acteurs de la Communauté, et plus particulièrement le secteur privé, dans l’exploitation des ressources énergétiques en jetant un regard rapide au programme.
Le forum se décline en thèmes clés tels que : "évaluation des ressources énergétiques en Afrique de l’Ouest et implications pour les opérations commerciales et le développement économique", "potentiel, défis et opportunités d’investissement dans le secteur de l’énergie en Afrique de l’Ouest", "harmonisation des règlements et des politiques dans le secteur de l’énergie en Afrique de l’Ouest" et enfin "option de financement".
Les statistiques relatives au secteur de l’énergie montrent la possibilité de réaliser un rendement considérable sur le capital investi et de contribuer au développement régional. Toutefois, le président de la Commission de la Cédéao a mis l’accent sur l’importante ressource dont dispose la région, mais inexploitée. "Il est paradoxal que la région soit bien nantie en ressources naturelles susceptibles de soutenir la production et la consommation d’énergie et qu’elle n’ait, cependant, qu’un taux extrêmement faible aux services énergétiques". Le potentiel hydroélectrique de 25 760 MW est actuellement concentré dans seulement cinq des 15 Etats membres de la Cédéao et, sur ce potentiel, seuls 16 % ont été exploités.
Il existe aussi d’importantes ressources en énergie éolienne le long de la région côtière et sur des sites spécifiques de l’Hinterland ainsi que les considérables potentiels d’énergie solaire avec des moyennes de rayonnement très élevées allant de 5 à 6 kWh/m2 sur toute l’année.
Malgré ces potentialités, a-t-il affirmé, moins de 30 % de la population de l’Afrique occidentale à un accès direct à l’électricité et l’on note de grandes disparités entre le taux d’accès dans les zones urbaines avec des moyennes de 40 % et celui enregistré en milieu rural (6 à 8 %).
Face à ce constat, M. Gbeho a proposé des pistes de solutions. Pour lui, avec la croissance indéniable de l’industrialisation et de la population, la demande de l’électricité pourrait se hisser à environ 22 000 MW en 2020 avec un taux de croissance estimé à 7,6 % par an. Tout ceci ne peut être possible sans une conjugaison des efforts du gouvernement et du secteur privé qui doivent prendre la responsabilité de développer des projets innovants et ambitieux dans le secteur de l’énergie. "Il faut encourager l’intervention du secteur privé dans le secteur de l’énergie… adopter des stratégies appropriées, collaborer avec les gouvernements nationaux et les partenaires concernés et à investir dans notre secteur de l’énergie".
A l’instar du ministre des Infrastructures économiques, représentant le chef de l’Etat, le représentant de l’UE en Côte d’Ivoire, s’est félicité de la tenue de la rencontre qui, à ses dires, sera d’une importance très capitale pour le développement de l’énergie de la région.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial)


Des prix pour les champions des affaires
Un des moments attendus du forum a été la remise de prix au secteur privé de la Cédéao pour l’entreprenariat et l’innovation. Ce sera la première fois qu’il sera décerné. Il vise à rendre hommage aux entrepreneurs et à faire de l’entreprenariat le moteur d’un véritable secteur privé qui sera la locomotive de l’économie. Le prix de cette année récompensera l’entreprise ayant la meilleure solution énergétique, l’entreprise exceptionnelle dirigée par un jeune entrepreneur et le pays de la Cédéao qui a le mieux réussi à mettre en œuvre le protocole sur la libre circulation des personnes.
A. S.

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LUTTE CONTRE LE TERRORISME
Vers une coalition anti-AQMI
Les chefs des services de renseignement d’Algérie, du Mali, de Mauritanie et du Niger, se réunissent aujourd’hui pour mettre en place un centre commun de renseignement en matière de lutte contre le terrorisme. Ceci après une réunion des chefs d’état-major de ces quatre pays du Sahel dimanche à Tamanrasset.

La lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique prend un tout autre virage et s’intensifie. L’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger s’organisent pour former une véritable coalition anti-AQMI, d’où la réunion des chefs de services de renseignement. "Les responsables des services de renseignement du Mali, du Niger, de Mauritanie et d'Algérie se rencontrent mercredi à Alger pour mettre en place un centre conjoint de renseignement, pour lutter efficacement contre le terrorisme dans le Sahel" de source diplomatique malienne à l’AFP.
Un centre de renseignement commun sera mis en place, "mais pour être efficace, la coalition anti Al-Qaïda doit s'ouvrir à des pays comme le Tchad, la Libye et le Maroc qui ont une expertise en matière de lutte contre l'islamisme", a ajouté cette source. Revenant sur la rencontre des chefs d’état-major de dimanche à Tamanrasset (Sud de l’Algérie), un des responsables des pays ayant participé à la rencontre déclare qu’"il y a eu des divergences et des points d'accord. Nous sommes tous d'accord qu’il faut lutter contre le terrorisme. Maintenant nous devons nous entendre au millimètre près sur le comment".
Il en est tout de même ressorti que la coordination sera assurée par une présidence tournante. Les troupes des quatre pays seront positionnées à des endroits précis du désert sahélien, principal lieu d’opération de la mouvance terroriste. L’Algérie n’hésitera pas à mettre ses importants moyens militaires au service de la coalition. Ahmed Gaid Salah, chef des armées algériennes, a indiqué que son pays était "prêt à mettre ses avions de combat à la disposition de ses alliés".
L’entente des quatre pays sahéliens obéit aux nécessités du terrain. Le désert du Sahara facilite la mobilité transfrontalière des activités du réseau. Pour l’heure, aucun calendrier du déploiement du dispositif n’a été communiqué, mais le temps presse. AQMI a revendiqué à la mi-septembre l’enlèvement de sept otages, cinq Français, un Malgache et un Togolais dans le Nord du Niger transférés depuis dans le Timétrine malien près de la frontière algérienne.
La coalition pourrait également bénéficier du soutien logistique de la France qui veut à tout prix libérer ses ressortissants, le Mali et l’Algérie refusant la présence de troupes occidentales sur leur sol. "Nous travaillons avec la France pour trouver une solution, mais nous avons clairement affirmé à nos interlocuteurs que nous ne voulons pas de troupes françaises, américaines, en tout cas occidentales, sur notre sol".
Quatre-vingt soldats français, positionnés à Niamey au Niger, se relayent pour mener des vols de reconnaissance dans la région afin de localiser plus précisément les otages et leurs ravisseurs.
Kaourou Magassa

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ANNE-MARIE CAPOMACCIO, DA DE L’INFORMATION DE RFI
" Nous avons monté une opération importante à Bamako"

Pour les festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Mali le 22 septembre 2010, RFI à travers, sa directrice adjointe de l’information chargée de l’Afrique, Anne-Marie Capomaccio, a déployé une batterie de dispositifs sur le Mali et animé une multitude d’émissions sur place qui ont été diffusées. A la veille du 22 septembre, la chargée de l’Afrique, a bien voulu nous accorder une interview dans laquelle elle parle des raisons de leur présence au Mali, brosse le bilan de deux décennies de RFI au Mali, évoque le financement de la presse, les perspectives pour le Mali, l’Afrique…

Les Echos : Depuis bientôt 20 ans, RFI est implanté à Bamako et diffuse des émissions qui intéressent le public malien. Est-ce que vous pouvez nous brosser un peu les deux décennies de présence de la première chaîne mondiale ?
A.-M. C. : C’est un des plus importants maillages d’émetteurs que nous avons au Mali. Puisque nous avons six émetteurs. Il y a très peu de pays où nous avons six émetteurs. On a un maillage très étroit. On ne peut que se féliciter du bilan des 20 ans de présence au Mali.

Les Echos : La présence de six émetteurs s’explique-t-elle par le fait que le territoire est vaste ou y a-t-il d’autres explications ?
A.-M. C. : Le territoire malien est très vaste. C’est la première chose. Aussi avec les autorités maliennes, nous n’avons jamais eu de problèmes à chaque fois que nous voulons implanter un émetteur. La liberté de l’information existe ici depuis une vingtaine d’années. Et RFI a accompagné cette liberté de l’information. Nous avons des concurrents au Mali qui sont très bons. Il y a des radios qui sont devant nous ici. Et c’est très bien. Nous avons de bonnes relations avec les concurrents. Les médias maliens sont des médias qui vivent. Il y a de vraies radios, des vrais journaux, donc nous sommes dans un climat de concurrence saine. On n’a pas de problème au Mali.

Les Echos : Quel jugement RFI fait-elle des médias au Mali ?
A.-M. C. : Je ne suis pas une spécialiste des médias maliens. Mais, ce que j’écoute me séduit. J’écoute beaucoup la radio et je comprends pourquoi ils ont beaucoup d’auditeurs. Ils sont excellents. Je lis la presse, d’ailleurs, nous rendons hommage à nos confrères maliens dans la rubrique que vous connaissez qui s’appelle "Allo presse" sur RFI. Vous êtes dans des journaux qui participent à cette rubrique.
Si nous pensions que les journaux maliens n’étaient pas à la hauteur, nous n’inviterions pas chaque matin un journaliste pour parler de sa "une" et de son journal. Bien sûr que ce n’est pas tous les jours que c’est un Malien, puisque nous faisons sur toute l’Afrique. Les journalistes reviennent et les journaux aussi.
Bref, le regard que je porte sur la presse malienne est bon. Cependant, tout n’est pas rose. Vous avez aussi des problèmes si je peux m’exprimer ainsi. La liberté de presse, ça commence souvent par le financement de la presse. Gagner sa liberté, ce n’est pas facile, surtout économiquement.

Les Echos : Qu’est-ce qu’il faut faire alors ?
A.-M. C. : Je ne suis pas spécialiste en termes de marketing, mais la presse en France se finance de plusieurs manières avec la publicité. Donc, il faut un équilibre des deux. Il faut que les opérateurs économiques aient conscience que la liberté de la presse est essentielle, c’est un droit fondamental. Et il y a toujours des aides de l’Etat qui compensent, qui apportent un soutien, un complément.

Les Echos : Certains auditeurs pensent que RFI diffuse souvent des informations tendancieuses. Qu’en dites-vous ?
A.-M. C. : Croyez¬-vous que les informations sur RFI sont tendancieuses ? Je réponds non ! Evidemment non. Je dis que lorsque personne n’est content par rapport au traitement d’une information, c’est en ce moment que c’est parfait pour nous. Il faut rester équilibré sur le traitement des infos. Vous savez comment nous travaillons, vous travaillez sur le terrain, vous voyez travailler notre correspondant Serge Daniel. Est-ce qu’il est tendancieux ?

Les Echos : RFI, ce n’est pas que la radio, c’est aussi le site Internet. Est-ce que vous pouvez nous en parler. Quelle sera sa participation aux festivités du cinquantenaire ?
A.-M. C. : Tout ce que nous faisons a des débouchés sur notre site Internet. Nous avons une page Internet dédiée aux indépendances avec des papiers spécifiques des pays qui fêtent le cinquantenaire de leur indépendance et des papiers qui sont faits à Paris. Vous avez des signatures comme Christophe Boisbouvier, Jean-Karim Fall, Laurent Koro, Christophe Champin… Il faut dire que nous sortons un coffret dans quelques semaines. Un coffret spécial archives d’Afrique d’Alain Foka sur les pères des indépendances, vous allez y retrouver Modibo Kéita…

Les Echos : Pour les cinquante ans à venir, qu’est-ce que RFI prévoit pour le Mali, ses auditeurs ?
A.-M. C. : Je n’ai rien prévu pour les années à venir. Je suis journaliste, certes, j’ai des responsabilités. Comme tout journaliste, ce qui me guide, c’est l’actualité. Je n’aime pas ce qui est planifié, c’est le terrain qui commande.

Les Echos : Et les perspectives pour l’Afrique ?
A.-M. C. : Toujours plus fort. Notre audimat majoritaire est en Afrique. 91 % des auditeurs de RFI sont sur le territoire de l’Afrique. C’est là qu’il y a notre terrain de prédilection. On a le meilleur réseau de correspondants du monde sur l’Afrique.
On a dû recruter les bons. Ils sont là : les Serge Daniel, Alpha Barry, Moctar Bah, Moussa Kaka, etc. Certes, ils ont été formés sur le terrain ici, mais après il y a eu l’exigence de RFI. Nous n’avons que quatre bureaux régionaux, tenus par des envoyés spéciaux permanents de Paris. Un bureau à Johannesburg, un en Côte d’Ivoire, un à Dakar et un autre en RDC. Nous avons plus de 30 correspondants dont 25 qui font vraiment partie de l’équipe.
Propos recueillis par
Amadou Sidibé

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DROIT DE SAVOIR
Les politiques malienne et mexicaine en vedette
La Journée internationale du droit de savoir a été marquée hier dans notre pays par la tenue d’une conférence débats sur le droit d’accès à l’information.
Dans le cadre de la célébration de la Journée du droit de savoir, le Commissariat au développement institutionnel a organisé le mardi 28 septembre à la Maison de la presse une conférence débats sur le droit d’accès à l’information.
La conférence a été animée par Juan Pablo Guerrero, représentant de l’International Budget Partenership (IBP), et Mamadou Kouyaté de la direction générale des impôts.
Exposant la politique du Mexique en matière de droit d’accès à l’information, Juan Pablo Guerrero a expliqué qu’en 2002 le droit d’accès à l’information a été lancé au Mexique. Il dira que son pays a fait des nouvelles technologies de l’information le fondement du droit à l’information.
A travers son département, Mamadou Kouyaté expliquera la politique de droit à l’information au Mali. Aux dires de M. Kouyaté, c’est en 2002 que la direction générale des impôts a vu la nécessité de développer la communication. "Il fallait mettre en place des mécanismes d’écoute. Nous avons mis sur place une cellule de communication en 2003. Nous avons aujourd’hui un programme de formation de nos agents. Depuis 4 ans, nous publions une revue trimestrielle".
L’accès à l’information est un droit humain contribuant de plus en plus au développement durable des sociétés. Pour Mamadou Kouyaté, le droit de savoir est un besoin crucial.
Ousmane Sidibé, le Commissaire au développement institutionnel, qui a présidé la conférence, a précisé que le droit d’accès à l’information publique est défini comme un droit reconnu de voir ou de recevoir une copie de tout document en possession d’institutions publiques.
Il fera savoir que le droit d’accès à l’information est proclamé et garanti par la Déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948 et consacré par la loi n° 98-012 du 19 janvier 1998 régissant les relations entre l’administration et les usagers des services au Mali.
La célébration de la Journée internationale du droit de savoir dans notre pays participe de la volonté des autorités à promouvoir une administration performante, ouverte et dédiée à la satisfaction des intérêts pluriels des usagers.
Sidiki Doumbia

 



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MALI-LIBERIA
Quel stade choisir ?
Le sélectionneur national des Alain Giresse, souhaite que la rencontre Mali-Libéria le 10 octobre 2010 comptant pour la 2e journée des éliminatoires de la Can-2012, soit jouée ailleurs qu’au stade Modibo Kéita ou au 26-Mars en raison de l’état défectueux de leurs pelouses.
Le sélectionneur des Aigles, Alain Giresse, invité de l’émission "Tchibabaw" de la Radio nationale, a justifié cet a priori par le fait que la pelouse du stade du 26-Mars ou de Modibo Kéita, qui va accueillir à coup sûr la rencontre, ne répond plus aux normes. Or Mali-Libéria est un match décisif qui devra permettre aux Aigles de se relancer.
Selon lui, l’élément important, c’est le lieu de la rencontre. "J’ai visité les deux stades. Leurs pelouses sont indignes d’un match international. C’est regrettable parce que c’est quand même un élément important. Malheureusement, on n’est pas sur des terrains qui présentent toutes les qualités pour un match de ce niveau parce que les pelouses ne sont pas bonnes. Est-ce dans deux semaines, l’entretien du 26-Mars sera pris à bras le corps ? Je le regrette, je le déplore parce que ce n’est pas quelque chose qui date d’aujourd’hui ", ajoute Giresse.
Selon une source, la Fédération malienne de football aurait mandaté le département de la Jeunesse et des Sports pour prendre toutes les dispositions pour l’entretien des pelouses. Il est question de voir si techniquement ce match capital peut encore être délocalisé puisque l’entraîneur des Aigles a avisé.
Boubacar Diakité Sarr

 

 

AMADOU DIADIE TOURE, PRESIDENT DE L’AS REAL
" Les jeunes ont besoin de repère"
En marge des festivités du cinquantenaire de l’AS Réal, nous nous sommes entretenus avec le président dudit club. Amadou Diadié Touré parle des 50 ans du Mali sur divers aspects. Entretien.

Les Echos : Votre avis sur les 50 ans du Mali sportif ?

Amadou Diadié Touré : Il y a des années, en matière de football, le Mali était parmi les plus grands pays. Je remonte à une génération qui est très lointaine. Je pense aujourd’hui à la Jeanne d’Arc, qui était l’un des plus grands clubs de l’Afrique. Il y a eu l’équipe nationale de la génération de Salif Kéita, Nani, des Waramba et autres qui a donné des résultats très probants. Aujourd’hui, les résultats sont un peu plus mitigés malgré les moyens qu’on met dans le foot.

Les Echos : Par rapport aux autres disciplines ?

A. D. T. : Le basket est tout aussi intéressant. Dans le temps, le basket était produit par les écoles. L’Ecole des travaux publics, les lycées et autres. Cela a été supprimé et les clubs ont été créés. A l’époque aussi le Mali donnait des résultats. En tout cas pas autant que ce qui se fait aujourd’hui. Vous voyez ce que le Réal donne comme résultat au basket.

Les Echos : Sur le plan social ?

A. D. T. : Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin d’un repère. Il faut mettre en exergue les repères et dire aux jeunes qu’ils sortent de très loin et qu’ils ont de la valeur comme leurs ancêtres, leurs pères. En partant de là, il faut qu’ils se valorisent eux-mêmes parce que le Mali est un grand pays.

Les Echos : Sur le plan économique ?

A. D. T. : Je pense que les choses sont en train de marcher. Il est bon qu’on s’unisse. Qu’on se tienne la main pour perpétuer le travail qui est en train d’être fait. Les querelles ne servent à rien. C’est d’unité dont on a le plus besoin.

Les Echos : Sur le plan politique ?

A. D. T. : Sur le plan politique, je pense que les dernières années ont été plus calmes. Il y a beaucoup de chantiers, il y a beaucoup de travail, il faut que ces actions se perpétuent et qu’elles continuent. Sur les 50 ans du Mali, je n’ai aucune appréhension. Il me semble aujourd’hui, qu’il faut faire un bilan honnête, voir les problèmes qu’il y a eu, voir les réussites et se projéter pour les années à venir, sans tricher et voir ce qu’on peut faire.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr



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