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2010

Mois de septembre

Les Echos du 27 septembre

 

NOTE ZERO
Aux autorités de l’Anssa
Théoriquement, l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire des aliments (Anssa) vise l’amélioration de la santé publique par un contrôle sans complaisance de la qualité des aliments sur les marchés et éventuellement la répression des contrevenants. Quelques années après sa naissance, ce service, qui pouvait être dans la pratique à l’avant-garde du développement économique et social, semble se complaire dans une inertie inadmissible.
C’est une administration tétanisée, qui assiste impuissante à la montée des risques liés à la consommation mais qui, ne s’empêche pas pour autant d’utiliser pour le confort de certains de ses agents les crédits à elle alloués par l’Etat pour assurer ses missions. C’est une sorte de service minimum qui prévaut ici comme dans beaucoup d’autres administrations. Tenez !
L’Anssa sait que des opérateurs écoulent dans les provinces des boîtes de conserves périmées retirées des circuits à Bamako. Motus et bouche cousue. L’Anssa sait que l’abattage clandestin est une réalité même aujourd’hui, et pourtant elle n’a jamais rien entrepris contre cela.
L’Anssa sait que le transport de la viande se fait généralement avec les moyens du bord, donc dans des conditions désastreuses. Cependant, on aurait dit que, pour elle, c’est du ni vu ni connu. Des boulangers pétrissent la farine, fabriquent le pain et d’autres "choses" qu’ils revendent sans tenir compte des mesures d’hygiène. Là aussi, l’Anssa, c’est un peu comme "Alice au pays des merveilles" !
Qu’en est-il de revendeuses qui squattent les lieux publics et les écoles avec des produits sans norme de sécurité dans la plupart des cas ? Eh bien, elles exerceront aujourd’hui, demain et après-demain, inch Allah, parce que "y a fohi".
Bien sûr, l’Anssa peut avancer la maigreur de ses moyens pour justifier sa léthargie. Mais c’est trop facile comme excuse. Et au lieu d’une semaine nationale de m’as-tu-vu, elle pouvait créer, avec les mairies, des cadres de lutte contre les pratiques néfastes ; se manifester mieux en faisant preuve de plus d’imagination et d’engagement.
En ignorant le travail de terrain essentiel dans l’accomplissement de ses missions pour ne retenir que la parlotte, l’Anssa se met à la traîne du cinquantenaire. Pour cette raison, ses autorités méritent qu’on leur attribue la note zéro.
Bayer

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22 SEPTEMBRE 2010
Pourquoi Alpha était à Koulouba ?
La veille des festivités du cinquantenaire, le président Konaré a été reçu en audience, 'officielle et solennelle' "pour la première fois", par son successeur, ATT.
Le geste était riche en symbole, élégant et hautement républicain. Cependant, la symbolique ne trompait pas non plus si l’on se réfère à la déclaration du président Konaré à sa sortie d’audience : "Je suis venu en audience officielle pour réaffirmer au président de la République mon attachement au 22 septembre 1960 et au 26 mars 1991".
Bamako bruissait de rumeurs les unes les plus folles que les autres : ATT veut inviter Moussa Traoré, l'ancien dictateur au cinquantenaire, et narguer le peuple malien ; il a été donné à l'ancien criminel une tribune sur l’ORTM pour dire ce qu’il veut. Des groupes de mécontents menacent de perturber la fête, etc.
Moussa n’était pas à la tribune et à ce jour, on ne sait pas le sort réservé à l'entretien de GMT avec l'ORTM. En faisant une exégèse de la déclaration du président Konaré, il n’est pas exclu qu’il soit parti rappeler à son successeur et non moins poulain, les valeurs fondatrices de notre démocratie.
D’ailleurs, se référant à ces propos, il apparaît clairement qu’Alpha a été exprimer le désaccord de la nation face à ce projet, désaccord qui avait été exprimé au préalable par la classe politique à travers la coordination des mouvements et associations démocratiques conduites par le Pr. Ali N. Diallo, par l’ADJ du Pr. Diop ou le parti Sadi, qui tous ont fait des communiqués de condamnation de l'invitation.
L’intervention du président Konaré, si discrète qu’elle ait été, a quand même été salutaire dans la mesure où elle a permis de jouer balle à terre et de fêter notre 22 septembre dans la sérénité.
A. K.

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ADAME BA KONARE, EX-PREMIERE DAME DU MALI
" Les Maliens sont profondément fédéralistes dans la mémoire collective"
Adame Ba Konaré, grande historienne malienne, épouse de l'ancien président du Mali, Alpha Oumar Konaré est l’invitée de RFI, ce 22 septembre 2010, date du 50e anniversaire de l'indépendance du Mali. De nombreuses personnalités sont invitées aux festivités à Bamako dont notamment le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux. Evidemment, la lutte contre le terrorisme d’Al-Qaïda est au cœur des discussions, mais l'histoire du Mali, c'est aussi celle du combat contre la dictature.

 

RFI : L’indépendance du Mali s’est faite en deux temps. Il y a eu d’abord la Fédération du Mali où cohabitaient le Sénégal et votre pays et, quelques mois plus tard, au terme d’une rupture douloureuse entre Léopold Sédar Senghor et Modibo Kéita, il y a eu la naissance de votre pays. Est-ce que les Maliens gardent la nostalgie de ces quelques mois d’unité entre Bamako et Dakar ?

 

Adame Ba Konaré : Je pense que les Maliens sont profondément fédéralistes dans la mémoire collective. Et de plus en plus, on se rend compte qu’en Afrique que le salut de ce continent passe justement par les structures de fédération. C’est bien dommage qu’il y ait eu l’éclatement de cette Fédération du Mali.

 

RFI : En 1968, quand les militaires ont renversé Modibo Kéita, la société s’est coupée en deux. Beaucoup de quartiers populaires ont applaudi, les élites ont pleuré. Avec le recul, quelle est la principale erreur que le père de la nation malienne a commise ?

 

A. B. K. : Moi, je pense que certainement, il y a eu des erreurs commises mais, dès le départ, l’indépendance du Mali a été plombée. Le général de Gaulle n’a jamais montré ses sentiments vis-à-vis de Modibo, il ne l’aimait pas beaucoup. Et on sait également tout le rôle joué par la France dans l’éclatement de cette Fédération du Mali. Donc, il y a eu une crispation au niveau du président Modibo Kéita suite à cet éclatement. Et puis, tout de suite, il s’est orienté vers les pays du bloc soviétique. Et il a posé aussi, à mon avis, des actes majeurs de souveraineté telle que la création de la monnaie malienne pour marquer vraiment son affranchissement de la tutelle coloniale. Malheureusement, il était entouré de voisins soutenus plus ou moins par la France. Donc en 1967, on a eu cette dévaluation de 50 % du franc malien. Finalement, c’était devenu intenable mais incontestablement, il est le père de l’indépendance, le père de l’affirmation du nationalisme malien et même africain.

 

RFI : Après vingt-trois ans de pouvoir, les militaires ont été renversés à leur tour. Ce fut l’insurrection populaire de 1991, la transition ATT (Amadou Toumani Touré) et puis l’élection de votre mari. Tous les Maliens s’en félicitent mais beaucoup disent que le pays était moins corrompu du temps des militaires et de Moussa Traoré ?

 

A. B. K. : Il faut dire que les époques ne sont pas les mêmes. Et il ne faut pas non plus évacuer cette question de la corruption qui gangrène notre société actuelle. Mais tous les régimes se sont essayés à la lutte contre la corruption. Le phénomène est socioculturel également. Je ne veux pas du tout défendre ça, mais je me dis que ça demeure un problème difficile.

 

RFI : ATT l’a répété sur nos antennes ce week-end : le président ne modifiera pas la Constitution pour se représenter en 2012. Beaucoup de chefs d’Etat de la sous-région s’éternisent au pouvoir. Pourquoi le Mali fait-il exception ?

 

A. B. K. : Moi, je m’étonne qu’on dise que le Mali fait exception. Au contraire, ce sont ceux qui modifient la Constitution qui font exception. Nous avons gagné cette victoire du 26-Mars 1991, au prix du sang, mais je pense que nous sommes quand même un peu plus forts, nous sommes passés par une phase révolutionnaire, ne l’oublions pas.

 

RFI : Donc, pour vous, la révolution de 1991 est un acte fondamental ?

A. B. K. : Oui, c’est un acte fondamental, vraiment le peuple s’est battu dans la rue et il a arraché, au prix du sang, cette victoire sur la dictature.

 

RFI : Le Mali n’a jamais réussi à régler son problème avec les rebelles du Nord. Hier, les Touaregs. Aujourd’hui, Al-Qaïda. A quoi cela tient ?

 

A. B. K. : C’est vrai que le désert est difficilement contrôlable. N’oubliez pas, après 91 d’ailleurs, il n’y avait pratiquement pas d’administrations dans ce Nord du Mali. Donc il a fallu tout reprendre. C’est vrai que cette rébellion est là de façon endémique. C’est une passoire qui est propice effectivement à toutes les incursions.

 

RFI : Et lors des négociations des années 1990 avec les rebelles touaregs, l’Etat malien a accepté de démanteler un certain nombre de postes militaires au nord. Est-ce qu’aujourd’hui, ils n’en payent pas le prix ?

 

A. B. K. : Je ne crois pas qu’ils en payent le prix. Et moi, j’ai le sentiment qu’on n’a pas davantage mis l’accent sur le processus de décentralisation. On n’a pas poussé jusqu’au bout toute cette logique qui permettait de mettre le Nord dans une situation de normalité du point de vue économique.

 

RFI : Mais quand on voit des militaires mauritaniens ou français opérer sur votre territoire. N’est-ce pas le signe qu’il y a des défaillances au niveau de l’Etat malien ?

 

A. B. K. : C’est déplorable. C’est vrai qu’en tant que républicains, on considère que c’est une attaque grave à notre souveraineté et quand on entend même le président français déclarer qu’il va livrer la guerre contre Al-Qaïda au Mali, je pense que c’est quand même une déclaration très très grave qui sape absolument notre indépendance, notre souveraineté. Il y a de quoi être inquiet.

 

RFI : Mais en même temps, est-ce que cela arriverait s’il y avait un Etat fort à Bamako ?

 

A. B. K. : Bon (rires). Non, même s’il n’y a pas d’Etat fort, je ne pense pas qu’une autre puissance étrangère doit pour autant se substituer à l’Etat du Mali. On fait avec les moyens du bord. Ce n’est pas à une autre puissance, encore moins à l’ancienne puissance coloniale, de venir gérer nos problèmes. Ce n’est pas acceptable.

 

RFI : Pour 2012, beaucoup d’hommes politiques se préparent à être candidats. Est-ce que vous-même, vous y pensez Adame Ba Konaré ?

 

A. B. K. : Moi, je n’y pense pas. Votre question me surprend d’ailleurs (rires). Je ne pense pas à moi, est-ce que vous, vous pensiez à moi ? (rires).

 

RFI : Et est-ce que votre mari pourrait y penser alors ?

 

A. B. K. : Je ne crois pas. Vraiment, on ne discute pas de ça à la maison. On discute beaucoup politique. Jusqu’à présent en tout cas, on n’a pas envisagé cette éventualité.

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ATT AU 22 SEPTEMBRE
Pardonnons !
Ces derniers temps, le président ATT a renvoyé tout le monde et toutes les questions à son discours du 22 septembre, ce qui fait que cette fois, l’audimat a failli exploser. Il a été dit que toutes les questions non résolues, les promesses non tenues et nos difficultés y seront abordées. Ce ne fut pas le cas.
" Il me plaît de vous rappeler, que déjà en 1992, en transmettant la charge, que j’ai assumée pendant la Transition, j’avais déclaré à propos de l’évolution politique de notre pays, je cite : ‘Il faut que la sagesse inspire à notre pays la clémence, et que son peuple se réconcilie définitivement avec lui-même. Mais le pays ne peut pas oublier ceux qui sont morts en combattant pour la liberté et nous ne cesserons jamais de rendre hommage à leur mémoire… Ceci exige légitimement non point qu’ils soient vengés, car l’avenir ne se construit pas sur la vengeance, mais que le droit soit dit. C’est à ce prix que le passé cessera de constituer pour chacun de nous un insupportable fardeau’".
Réconciliation nationale ! Ce thème a constitué la trame de l’adresse du président ATT à la nation malienne à l’occasion des festivités du 22 septembre. Le discours, sur le thème, était assez abscons pour que l’on prête au général ce qu’il n’aurait pas dit, mais, si l’on pense tous à GMT, il faudrait dire que nous avons déjà fait ce qu’il fallait.
Pour les Maliens, il y a un culte à vouer d’abord et en premier à ceux qui ont accepté le sacrifice suprême : donner leur vie en rançon pour notre libération, pour notre 26-Mars. Pour eux, par respect pour leur sacrifice, nous avons jugé des coupables, accepté de leur offrir tout ce qu’ils ont refusé à d’autres : des procès équitables, des conditions humaines de détention, des grâces. La preuve, au Mali et au Mali seulement, "ils" se promènent librement, font ce qu’ils veulent.
Cependant, ce que notre président bien aimé a voulu nous dire, ce n’est pas de pardonner, ce que nous avons fait depuis, en refusant la loi du Talion. Mais, il voudrait certainement que l’on déchire la page, que l’on passe par perte et profit le sacrifice de tous ceux qui reposent au Carré - mal entretenu - des martyrs, que l’on oublie les années de sacrifice et de lutte.
Seigneur ! Pardonnez-leur…
Alexis Kalambry

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DEFILE CIVIL DU 23 SEPTEMBRE
Sous le signe de la diversité culturelle malienne
Le défilé civil a été le clou des festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Mali. Le public a été gratifié d’une cérémonie riche en couleurs.
Après le défilé militaire du mercredi 22 septembre, c’est le défilé civil qui a cristallisé les attentions le jeudi 23 septembre, au stade Omnisports Modibo Kéita sous la présidence du chef de l’Etat Amadou Toumani Touré. L’imposant défilé a vu le passage des associations et groupements des femmes et des jeunes, les artistes et sportifs, la Fédération des communautés africaines, les chasseurs, les enfants du cinquantenaire, les majorettes de la Fondation pour l’Enfance, des centrales syndicales.
L’apothéose a, sans conteste, été la prestation époustouflante de la chorale (50 personnes), des majorettes (50 personnes), du tableau phonique (2050 personnes), du mouvement d’ensemble (250 personnes). Drivées de main de maître par Kardjigué Laïco Traoré - avec le concours précieux de ses collaborateurs tels que Djélimady Sissoko professeur de musique à l’Institut national des arts et Habib Ballo le chef de DER multimédia au Conservatoire Balla Fasseké Kouyaté et sa femme Mariam Bamba - ces différentes prestations ont eu ceci d’original qu’elles ont magnifié l’authenticité et surtout la riche diversité culturelle malienne.
Donnant le ton de la cérémonie, la chorale du cinquantenaire a ainsi entonné, a capela, l’hymne national dans les différentes langues nationales du Mali avant de puiser dans le riche répertoire musical du Mali à travers des titres aussi mythiques qu’évocateurs comme "Fanga te dankele", "Tchi wara", "Sanou negueni"… devant un public plongé dans les souvenirs d’enfance ou d’adolescence.
Le mouvement d’ensemble exécuté par les étudiants de l’Institut national des arts (INA) et du Conservatoire multimédia Balla Fasseké Kouyaté et des danseurs de certaines troupes de la place a revisité l’histoire du Mali du paléolithique à nos jours. Le tableau phonique a passé en revue les belles pages de notre histoire à travers ses figures héroïques de l’empire du Ghana à l’indépendance en passant par l’empire du Mali, l’empire Songhaï, la guerre d’émancipation…
L’une des attractions de la partie a été le passage des Tiliyaden, pluriel de Taaliat qui veut dire jeune en langue tamasheq. Ces majorettes, version malienne, incarnaient le Mali pluriel de la tête au pied. Comme chemise, elles ont porté le So’o du nom d’un tissu très prisé en milieu bwa et également porté chez les Miniaka et Sénoufo. Elles ont porté le pagne indigo avec des parements de la région de Kayes. La coiffure des Tiliyaden était le Bokarmafou du Nord avec des bottes de fabrication locale.
Elles ont défilé avec des calebasses et bâtons en chantant, a capela, des chansons de taquinerie des filles à l’égard des garçons dans la société traditionnelle comme "Béréni" ou "Tchè te mogo yé". La cérémonie a été surtout marquée par le passage de témoin du président de la République Amadou Toumani Touré à la jeune génération.
Moussa Camara
(stagiaire)

FETE DU CINQUANTENAIRE
Dans les coulisses du défilé militaire

Mécontentement des corps d’armes, des pas mal cadencés, altercations entre militaires libyens et policiers maliens… ont émaillé mercredi 22 septembre le défilé militaire du cinquantenaire du Mali souverain.
Initialement prévu pour 2 h de temps, le défilé militaire organisé le 22 septembre 2010 sur l’Avenue du Mali pour célébrer les 50 ans du Mali indépendant aura finalement duré plus de 4 h. Placé, dit-on, sous le signe de la réconciliation, les 50 ans d’indépendance du Mali ont été célébrés en présence des présidents de la République de Mauritanie, du Burkina, du Tchad, de

la Guinée, de la Libye et du Congo.
Tout avait été mis en œuvre pour que le cinquantenaire soit fêté dans l’apothéose. Mais au finish, l’on se rend compte que la fête n’a pas tenu toutes ses promesses. Ce jour-là encore des erreurs n’ont pas manqué. Pour ce qui est du défilé militaire, se sont près de 8000 hommes qui ont battu le macadam. Des troupes motorisées aux parachutistes en passant par les troupes à pied, les dromadaires, les acrobates de la gendarmerie, de la police, des services des douanes, les chars…tous les corps d’armes sont passés.
Mais ce qu’il faut retenir et sur la base de la déclaration d’un militaire, l’ensemble des corps est passé à côté à l’exception du régiment para et des femmes militaires. "Il y avait trop de désordre. Il n’y avait pas d’engagement", confie notre interlocuteur. Selon une autre source, au moment de la revue des troupes, "un élément" s’est écarté en ces termes : "Mon capitaine je n’en peux plus" avant de demander secours au corps médical. Nos sources rapportent que cette mauvaise exécution s’explique par le fait que des corps d’armes n’étaient pas de bonne
humeur pour deux raisons : le fait qu’ils n’ont pas tous été habillés de nouvelles tenues et le fait que les hommes de rang presque n’ont pas bénéficié de promotion ce 22 septembre 2010. Les autorités ayant pensé uniquement à leurs chefs sinon aux officiers. Voilà qui explique, rapporte-t-on, le relâchement constaté dans les corps d’armes qui ont défilé.
L’autre fausse note du défilé militaire découle du désordre créé par des agents du maintien d’ordre qui, par moments, voulaient refuser l’accès des tribunes à des détenteurs de carte d’invitation. Là aussi, il a fallu des explications pour décanter la situation. Mais lorsque le défilé proprement dit a commencé, les mêmes agents, venus assurer la sécurité des personnes, ont tourné dos pour suivre de bout en bout le cérémonial. Oubliant du coup pourquoi ils sont venus. Ils ont fait ombrage aux locataires de la tribune blanche qui n’ont rien vu parce que masqués. C’était le désordre. "Malgré que j’avais ma carte et mon badge, l’agent n’a pas voulu me laisser passer. Je n’étais pas le seul dans la situation. Finalement, j’ai pu passer après moult tractations", explique une victime.

Après l’événement, des invités de marque ont passé plus d’une heure dans le parking érigé pour la circonstance avant de se frayer un chemin. Autre chose qui n’est passé inaperçue, c’est l’immixtion des motocyclistes (Djakarta) dans des convois officiels du monument Kwame Nkrumah à l’Avenue du Mali au nez et à la barbe des agents du maintien d’ordre qui ont opté pour le spectacle.

L’on aura également en mémoire pour le compte de ce défilé militaire, les chaudes discussions entre des militaires libyens et deux policiers Maliens sur l’immeuble qui faisait face à la tribune officielle. Les premiers voulaient faire déguerpir les seconds. Pourtant, tous venus pour maintenir la sécurité. Il a fallu l’intervention d’un de nos militaires qui a instruit aux policiers de ne pas bouger.
Mohamed Daou

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DISCOURS D’ATT A L’OCCASION DU CINQUANTENAIRE
Des Maliens restés sur leur fin
Comme il fallait s’y attendre, le président de la République, Amadou Toumani Touré, s’adressant à la nation, a laissé plusieurs Maliens sur leur faim. Tant les propos étaient du déjà entendus. Djigui warolà (les espoirs sont brisés).

" La rigueur dans la gestion des ressources publiques constitue, aujourd'hui, une des conditions indispensables pour le développement économique, social et culturel, auquel notre peuple aspire légitimement. Chacun de nous devra se convaincre de l’extrême importance d'œuvrer dans ce sens".
Le chef de l’Etat a lâché l’expression. Est-elle sincère ? En attendant de voir la suite, nous sommes pessimistes sur les intentions d’ATT à circonscrire le phénomène qui gangrène son régime. On se rappelle que c’est ATT, au cours d’une de ses présentations de vœux à la nation, qui avait ouvert le boulevard de l’impunité en disant qu’il n’est pas bon d’humilier les chefs de famille. De tels propos venant de lui ne peut être que d’une partie d’éclat de rires. Revenons au discours du cinquantenaire, ATT, a dit comment on doit se comporter face à la gestion des ressources publiques, mais a occulté l’essentiel.
Le chef de l’Etat a seulement effleuré la question de la corruption. Or, si domaines il devrait s’appesantir et proposer une batterie de mesures, ce devrait être celui de l’école et de la lutte contre la corruption. Le citoyen lambda attendait qu’il dise "que plus jamais un franc du denier public détourné sera remboursé". Hélas !
Il n’est caché de personne que la corruption au Mali se trouve à la croisée des chemins. Cette année encore, le rapport du Végal révèle que le fléau sévit à l’état endémique au Mali. Pis, le phénomène prend de l’ampleur et touche tous les secteurs d’activités, même ceux qui en étaient été épargnés jusque-là.
Manque de volonté politique
Il faut qu’ATT fasse face au phénomène de corruption. Il serait suicidaire de continuer à lui tourner le dos. Les préjudices à court, moyen et long termes sont si dévastateurs qu’ils mettent le pays en péril. Or, il n’est pas impossible d’arrêter la dérive. C’est la volonté politique qui manque le plus.
On voyait le président dire "que désormais seront impliqués effectivement et pleinement tous les acteurs : le gouvernement, le Parlement, les partis politiques, les médias et les organisations de la société civile stratégiques dans la nouvelle politique nationale de lutte contre la corruption". Malheureusement, cela n’a pas été le cas.
Nous disons que le Mali se trouve à un tournant décisif surtout en ce début de prochain cinquantenaire et se doit de donner à la gangrène qui gagne quotidiennement du terrain, une réponse plus globale et plus audacieuse. L’application des différents textes contre les corrupteurs et les corrompus constitue un préalable fondamental pour le gouvernement Modibo Sidibé qui devra rompre définitivement avec les tergiversations qui ont caractérisé la lutte contre la corruption jusque-là.
Il est grand temps de prendre le taureau par les cornes. C’est du reste ce que suggère autant avec urgence qu’insistance les rapports du Végal. Vivement un nouveau Mali pour le prochain cinquantenaire avec des patriotes engagés !
Amadou Sidibé

 



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DISTRIBUTION D’HUILE PERIMEE
Fort soupçon sur le Pam-Mali
Selon les sources concordantes depuis l’extérieur comme au Mali, le Programme alimentaire mondial (Pam-Mali) se prépare à distribuer au groupes cibles jugés vulnérables, une importante quantité d’huile périmée.
Sans l’opposition des défenseurs des consommateurs, l’huile périmée que le Pam-Mali s’apprête à offrir aux cantines scolaires, centres de santé communautaires (Cscom) et aux malades vivants avec le VIH/Sida, serait déjà consommée par les populations considérées comme vulnérables.
En effet, le Regroupement pour la défense des consommateurs (Redecoma) après avoir été alerté, a effectivement constaté dans les magasins de stockage du Pam-Mali, installés à Sogoniko et à Djélibougou, que la date de péremption de l’huile mise en cause est dépassée depuis le mois d’août 2010.
Pis, une source rapporte que des tentatives sont en cours pour procéder à une falsification, en vue de tromper les consommateurs par rapport à la date de péremption du produit qui aurait été refusé par le Niger.
Le comble dans cette affaire, c’est que les autorités nationales, à travers la direction nationale de l’agriculture (DNA), sont bien au courant de la volonté du Pam-Mali d’exécuter son opération de distribution pouvant exposer des populations à de graves problèmes de santé.
La preuve, lorsque le Redecoma a saisi la DNA, celle-ci a noté que les stocks d’huile périmée ont été saisis depuis le 8 septembre 2010 et qu’ils seront soumis à l’incinération.
Selon nos informations, le directeur national de l’agriculture a personnellement informé les défenseurs des consommateurs que le Pam a demandé de surseoir à la destruction de l’huile en attendant l’arrivée du résultat de l’échantillon du produit incriminé qui avait été envoyé dans un laboratoire à l’étranger.
" Quand nous sommes allés à la DNA, le directeur a promis de nous impliquer dans la gestion de l’affaire et de tout faire pour que l’huile périmée ne soit pas proposée à la consommation", révèle un des leaders du Redecoma qui nous apprend que la destruction du produit en question était programmée pour le samedi 25 septembre 2010.
Distribution rapide
Cependant, le Redecoma qui attendait d’être invité, comme il lui avait été promis par la DNA pour assister à destruction du produit dans la zone aéroportuaire a été contacté le samedi à la dernière minute par le patron de la DNA qui l’a informé que l’opération a été finalement reportée.
Le Rédecoma est convaincu qu’il a une volonté manifeste de distribuer coûte que coûte l’huile périmée. Sinon comment comprendre toute cette gymnastique pour faire un geste qu’on peut considérer comme humanitaire. Par rapport au résultat d’analyse de l’huile dont une copie nous a été remise, il ressort que l’huile est propre à la consommation.
Mais, le résultat de l’analyse mentionne clairement que "l’huile doit être rapidement distribuée", ce qui ne fait que raviver les soupçons.
Dans une correspondance adressée au directeur national de l’agriculture, la représentante du Pam-Mali, Mme Alice Martin Daihirou, confirme que la denrée soupçonnée a fait l’objet d’une première analyse au mois de juillet 2001 qui a proclamé qu’elle n’était pas nocive à la consommation.
Mme Daihirou réaffirme aussi dans sa lettre qu’une deuxième analyse du produit l’a jugée consommable mais précise qu’il doit être rapidement distribué. Les autorités sont interpellées et doivent agir rapidement avant qu’il ne soit trop tard car il est évident quesousd’autres cieux, il est difficile d’imaginer un tel scénario. Déjà, nos sources rapportent que 35 tonnes de l’huile végétale ont été acheminées à Kayes et qu’une quantité importante est envoyée à Fana.
Amadou Waïgalo

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