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2010

Mois de septembre

Les Echos du 20 septembre

 

ENLEVEMENTS, AFFRONTEMENTS ENTRE TROUPES ETRANGERES AU NORD MALI…
En attendant le cinquantenaire
La célébration avec faste du cinquantenaire de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale, coïncide avec l’enlèvement de 7 otages (5 Français, un Togolais et 1 Malgache), kidnapping suivi de violents combats entre l’armée mauritanienne et les groupes islamistes sur le territoire malien. Ajouter à cela les graves accusations de complicité de Paris contre Bamako dans l’enlèvement des otages. Et l’armée malienne dans tout cela ? Elle s’apprête tout bonnement à parader à l’occasion de la fête nationale ?
L’information a déjà fait le tour de la planète : 7 otages dont cinq Français, tous travaillant au compte des groupes français Areva et Satom ont été enlevés et probablement conduits en territoire malien. Un enlèvement consécutif à l’intervention des armées mauritanienne et française au mois de juin dernier sur le territoire malien.
En réaction au kidnapping de vendredi dernier, l’armée mauritanienne encore appuyée par la France, a mené, vendredi une opération militaire à l’intérieur du territoire malien dans la zone de Ras-El-Ma à environ 300 km de Tombouctou.
Une expédition, révèlent nos sources, qui s’est soldée par d’importantes pertes dans les rangs de l’armée mauritanienne laquelle dut faire intervenir ses avions de combat. Des témoins affirment que de nombreux véhicules militaires mauritaniens ont été récupérés par les combattants islamistes à l’issue du combat.
Les affrontements ne sont pas prêts de s’arrêter étant entendu que la partie mauritanienne s’est engagée dans la durée et s’apprête à jouir pleinement du droit de poursuite du président malien.
Si, dans le cadre de la libération du défunt otage français, Michel Germaneau, le Mali n’a été sollicité ni impliqué dans l’opération par les Français et Mauritaniens, le président Amadou Toumani Touré a, cette fois-ci, eu droit à quelques égards. L’expédition a, en effet, été menée conformément au droit de poursuite, par lui, accordé de façon unilatérale.
L’armée malienne, pendant ce temps, reste occupée par le grand défilé militaire prévu le 22 septembre prochain dans le cadre de la célébration du cinquantenaire. La quasi-totalité de l’effectif, d’importantes ressources logistiques et financières sont mobilisées pour ce faire.
ATT persiste et signe à Strasbourg… la France aussi
Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire français des pays arabes, et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, n’ont pas été tendres avec les autorités encore moins avec la communauté touarègue malienne et vivant au nord du pays. C’était à la faveur d’une émission télévisée sur la chaîne France 24, dans la nuit du vendredi dernier.
Le premier annonçait tout de go la complicité de Bamako dans l’enlèvement suivi du marchandage des otages occidentaux. Pour le ministre français, les communautés touarègues restent toutes autant les acteurs de ces kidnappings.
Ces accusations arrivent au moment où le président malien achevait une visite officielle à Strasbourg où il a été accueilli et entendu par le Parlement européen à propos de la situation dans le Septentrion de son pays.
De l’avis du président malien, son pays ne saurait être complice de groupes terroristes. Et d’ajouter que la lutte contre le phénomène requiert une volonté commune. C’est aussi, a-t-il poursuivi, un problème de développement, question de rappeler les engagements pris par les partenaires occidentaux dans le financement des accords. Les assaillants, n’a cessé de rappeler Koulouba, ne sont pas que Maliens.
En tout état de cause, si le Parlement européen a pris bonne note de l’intervention du président malien, tel ne semble pas le cas de Paris, du moins, au regard des graves accusations émises par le ministre et le directeur de l’Observatoire français.
B. S. Diarra

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AFFAIRE BITTAR-CIMETIERE SOGONIKO
La population agressée et des arrestations !
Le phénomène de violence au sujet du cimetière de Sogoniko a pris, ces dernières semaines, une ampleur telle qu’il devient plus qu’urgent de s’y pencher sérieusement.
Les autorités politiques de la Commune VI et la population de Sogoniko sont en colère contre la société de transport Bittar et l’Etat. En effet, suite à un appel lors de la prière de vendredi dernier, invitant les jeunes de Sogoniko à un désherbage cimetière prévu hier dimanche, des incidents ont éclaté.
Lors de leur passage dernier l’immeuble en construction de Jeamille Bittar pour se rendre au cimetière, plusieurs résidents ont été agressés par les forces de l’ordre (policiers renforcés par la gendarmerie et la garde nationale). Un témoin approché raconte : "C’est un conflit entre nous et Bittar et c’est loin d’être terminé. Nous avons été victimes d’un véritable guet-apens. Nos jeunes, autant que plusieurs autres, ont été pratiquement lynchés par la police, au vu et au su de tout le monde, y compris des autorités de la police et des gendarmes en faction".
Bilan des affrontements : un gendarme sans uniforme blessé et des arrestations opérées au sein de la population. Un pauvre tailleur qui n’avait pas participé à l’altercation figure parmi les interpellés.
Face à la gravité de la situation, qui n’honore pas notre pays au moment de célébrer son cinquantenaire et déjà terni par des pratiques douteuses, l’intervention des autorités est plus qu’indispensable pour mettre fin à la violence liée à la présence du président de la CCIM.
Affaire à suivre.
Boubacar Diakité Sarr

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INCENDIE DE 2009 AUX HALLES DE BAMAKO
Les victimes crient à l’abandon
Le 28 décembre 2009 un incendie a ravagé plusieurs stands appartenant à des exposants de la Rue marchande aux Halles de Bamako.
Si aucune perte humaine n’a été déplorée, les dégâts matériels causés par le feu étaient importants. A l’époque, la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) avait commis un huissier pour faire le constat. Le rapport de ce dernier a identifié 77 victimes et estimé à plus de 300 millions de F CFA les pertes.
Les autorités qui avaient été dépêchées sur le lieu du sinistre, dont le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo, le gouverneur et le maire du district, ont exprimé leur compassion et réitéré la solidarité du gouvernement.
Les victimes qui se sont réunies depuis le 29 décembre 2009 au sein d’une association dénommée Association des victimes de la Rue marchande des Halles de Bamako ont nourri l’espoir au cours de la visite des autorités qui avaient promu de les aider à surmonter l’incendie qui a complètement ruiné certains. Mais les victimes n’ont rien vu.
Le président de l’Association Ismaïl Traoré a révélé que les démarches entreprises auprès des autorités n’ont abouti à rien. Pis, il regrette le fait que certaines autorités qui se sont déplacées le jour de l’incendie pour aller les consoler, refusent aujourd’hui de les rencontrer. C’est pourquoi il en appelle au président de la République pour que leurs préoccupations puissent être prises en compte.
" Certains parmi nous qui ont tout perdu ne font plus rien, et Dieu seul sait comment ceux-ci arrivent à survivre", dit Ismaïl Traoré.
Amadou Waïgalo

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EPITRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Comment meurt l’autre moitié du Mali
Monsieur le président, dans quelques jours, sous votre impulsion, le Mali va fêter avec faste et éclat le cinquantenaire de notre indépendance. La chose est d’autant plus vraisemblable que l’on a mis en place une structure ad hoc de pilotage et que moult effets d’annonce (et même moult passages à l’acte) semblent nous faire acheminer vers un feu d’artifice de très grande ampleur.
La question que j’aimerais partager aujourd’hui avec vous est la suivante : le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Plus prosaïquement, le Mali a-t-il des raisons suffisantes pour mettre autant de moyens, d’énergie et de zèle dans la célébration de cet événement ? En attendant d’avoir votre réponse à cette question, la mienne est non.
Certes, Emile Durkheim professait que la survie d’une nation passe nécessairement par des tels instants de frémissements, d’extase et de communion. Mais cela présuppose l’existence d’un idéal commun, d’une mystique commune.
Or tout montre qu’après 50 ans d’indépendance, l’autre moitié du Mali se meurt et la simple décence interdit à celle qui vit encore de danser sur le corps de la moribonde. Et quand je parle de l’autre moitié du Mali, l’on sait que je suis dans la métaphore et dans l’euphémisme, histoire de rester collé à la formule choc de Susan Georges ("Comment meurt l’autre moitié du monde").
En fait, c’est une petite minorité qui a trouvé son compte dans cette affaire d’indépendance et qui peut s’éclater dans les saturnales qui se préparent avec tant de frénésie. Mais même cette minorité (et surtout cette minorité) a perdu la fierté d’être malienne : elle va ailleurs pour enlever ses hernies et traiter ses urticaires, faire accoucher ses femmes pour donner à sa progéniture d’autres nationalités, y faire éduquer ses enfants et y faire planquer ses pécules prélevés sur les richesses nationales.
Modibo Kéita et ses semblables qui ont donné leur vie pour l’indépendance, la dignité et la fierté de ce pays versent sûrement des larmes amères dans leurs tombes. Mais comment donc se meurt l’autre moitié du Mali ? Comment en est-on arrivé là ?
1. A cause essentiellement de la fausseté du contrat social qui fonde le pouvoir politique de ce pays.
Le contrat social est faux, car les leaders politiques de ce pays, à quelques exceptions près ont eu essentiellement comme préoccupation non pas la refondation d’une nation sur les valeurs qui avaient permis son émergence il y a quelques siècles, ni même sur les valeurs universelles qui autorisent le progrès, mais la parodie d’une renaissance faussement drapée dans les accoutrements d’institutions de vitrine qui n’ont même pas la capacité d’assurer un fonctionnement minimum à la viabilité d’un ensemble géopolitique moderne.
Ce qui a permis toutes les dérives actuelles (corruption, gabegie, concussion, clientélisme, etc.) qui ont amené ce pays à la faillite et le cantonnent dans le peloton de queue des pays de ce monde. La puanteur, c’est la puanteur, affectionnait de dire un de mes maîtres ; l’on a beau faire, l’on peut s’y faire.
En dépit d’un matraquage médiatique sans relâche, d’un maquillage permanent des réalités de ce pays, d’un conditionnement subtil des populations et d’un bâillonnement raffiné de ceux qui pensent autrement, la réalité est que ce pays reste à la traîne :178e pays sur 182 du point de vue de l’IDH malgré deux grands fleuves, trois grands barrages, malgré l’un des cheptels les plus abondants de toute l’Afrique, malgré l’or, malgré tant de richesses culturelles… et malgré tant de milliers de milliards de F CFA quémandés auprès des partenaires depuis l’indépendance !
2. A cause de sa très mauvaise gouvernance : le Bureau du Vérificateur général a été mis en place en 2005. Son rapport de 2006 faisait état d’un manque à gagner de l’ordre de 100 milliards F CFA pour l’Etat malien. Cinq ans après, le même BVG constate le même ordre de grandeur de pertes financières. On peut en déduire tout bêtement que l’action du BVG n’est pas dissuasive. Et l’on sait pourquoi : parce que ce pays a fait le choix de l’impunité. Il paraît que l’on ne veut humilier personne ?
C’est que l’on oublie tous ces citoyens ordinaires qui, du fait qu’ils sont grugés dans la répartition des revenus de la nation par une pègre en col blanc nichée dans les hautes sphères de l’Etat, sont humiliés tous les jours parce qu’ils sont à la lisière de la survie. Comment peut-on prétendre maintenir l’unité d’une nation quand certains boivent la bière et laissent à d’autres la corvée de proférer les propos d’ivrogne ? Un de nos concitoyens disait il y a peu : "… Le problème de fond demeure la corruption. Personne, en tout cas pas moi, ne peut demander à un enseignant du supérieur, d'aller payer péniblement le loyer pour habiter dans une des multiples maisons construites par un de ses anciens élèves égaré dans l'administration comme secrétaire général, chef de cabinet, Daf ou je ne sais quoi. La corruption dans notre pays a créé des oppositions de groupes professionnels à groupes professionnels, des oppositions violentes de personne à personne. Cela est grave et le gouvernement est tout à fait responsable. Pourquoi ? Parce qu'il a les moyens de le savoir et surtout, il est le seul à détenir les moyens y compris la force de mettre fin à l'appropriation individuelle du patrimoine national par une petite poignée d'individus dont les principaux sont connus et identifiés (…) Le travail rémunéré n'est plus la source première de revenu mais la corruption, c'est à dire l'argent qui circule sous la table et la nuit. Quoique tous les Maliens peuvent voir en plein jour ce qu'une partie de cet argent a servi à acquérir (…)".
Qui est l’auteur de ces propos ? Un exclu du système ? Un aigri social ? Un marginal désaxé ? Un paumé ? Un opposant de type primaire ? Vous n’y êtes pas. Il s’agit d’un des intellectuels les plus brillants de ce pays, professeur de mathématiques à Pittsburgh, aux USA, M. Dialla Konaté.
3. A cause de l’échec de sa politique de défense et de sécurité : le Nord-Mali, c’est, connu est devenu une passoire où les avions atterrissent et décollent à l’avenant, où la drogue circule à foison, où les aventuriers de tout bord viennent écluser leur thé sur le sable quand ils sont traqués ailleurs, exécuter tranquillement ou libérer leurs otages comme bon leur semble. Certes nous partageons cette pénible condition avec d’autres pays sahélo-sahariens. Mais c’est bien notre pays qui constitue le point de faiblesse indiscutable de ce vaste ensemble. Et pourtant, que d’hommes en uniforme avons-nous !
Mais ceux parmi eux qui sont prêts à mourir tout de suite pour que les autres vivent ne sont pas majoritaires, tant on a clientélisé le recrutement et la promotion, tant on a favorisé le clinquant et le tape-à-l’œil au détriment de l’équipement, de l’efficacité et de l’engagement patriotique ! La question du Nord est celle dont la résolution conditionne plus que tout autre paramètre la survie du Mali en tant que nation dans sa configuration actuelle. C’est pour avoir mal intégré cette donnée géopolitique essentielle que le pays est en train de perdre le pari de la défense de l’intégrité du territoire et de la sécurité et de se voir inscrire sur la liste rouge des pays non sûrs, non fréquentables ! Un autre gâchis aux conséquences incalculables, que nous mettrons du temps à réparer !
4. A cause de l’échec de son système éducatif : l’arbre ne nous fera pas cacher la forêt. Notre système éducatif ne pourra jamais tirer le Mali vers le haut du fait même de son formatage qui vise essentiellement à reproduire une "élite" qui ne rêve que d’un dirigisme morbide au sein d’une administration parasite et prédatrice. Trois ou quatre éléments sont assez révélateurs :
- malgré tous les plaidoyers, malgré l’expérience hautement positive de la pédagogie convergente, malgré le succès de l’alphabétisation fonctionnelle, le Mali refuse obstinément d’introduire les langues nationales dans son éducation de base et de créer un environnement linguistique pertinent (comme la bilinguisation des affichages, panneaux indicateurs, panneaux publicitaires, actes administratifs et autres documents officiels). Cette politique antinationale a des conséquences majeures : l’augmentation des déchets scolaires et le maintien de la majorité de nos concitoyens dans l’ignorance et l’obscurantisme, donc dans l’exploitation. Parler de développement dans ces conditions relève du vœu pieux. Sinon de l’hypocrisie : il n’est un secret pour personne qu’il n’existe pas sur la terre un pays qui s’est développé avec une langue étrangère.
- la non congruence de l’école aux besoins des populations. Notre système éducatif continue à produire en priorité des gens qui, après 12 ans d’études générales n’ont aucune compétence professionnelle et rejoignent l’armée des chômeurs en cas d’échec au baccalauréat. Quel immense gâchis ! Nous aurions pu former et accompagner tant de jeunes dans les filières de productions végétales (agriculteurs, maraîchers, sylviculteurs ….), de productions animales (de l’apiculture à la pisciculture, en passant par la production de lait et laitages et des chairs de tous genres, le dressage des chiens, etc.), d’aménagement du territoire, d’organisation des coopératives ! Quel nombre incalculable de corps de métiers constitués d’agents compétents, du plombier au paysagiste aurions-nous pu mettre en place en faisant preuve d’une créativité minimale au lieu d’être obnubilé par la formation d’agents fonctionnarisés dès les langes !
- le sabordage de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. L’université est libre par définition. Il est évident qu’il y a une condition sine qua non à cette liberté, c’est l’impérieuse nécessité de mettre l’universitaire à l’abri du besoin. Il nous semble donc indispensable de procurer à l’universitaire des motivations adéquates. Mais cela doit être assorti de la nécessité de conjurer tout risque de fonctionnarisation du système pouvant aboutir à la mort de l’esprit de compétitivité : l’évaluation de l’universitaire doit être régulière et basée essentiellement sur les résultats de ses travaux de recherche. Ce qui présuppose qu’il soit nécessairement un chercheur. Que voit-on au Mali ? La clochardisation des professeurs d’université par les salaires les plus bas de la sous-région, le galvaudage de la fonction, le manque de formation continue, le manque de considération sociale, la politisation des promotions. Inutile d’espérer que la recherche devienne dans ces conditions un des moteurs de la croissance.
M. le président, le meilleur chantier que vous auriez pu mettre en œuvre aurait été celui-la : contribuer à faire acquérir à la jeunesse malienne des compétences susceptibles de lui assurer son pain d’aujourd’hui et de demain. C’est le pari que les Japonais et les Suisses qui n’ont ni or ni pétrole ont fait. C’est le pari que les Chinois qui construisent actuellement nos routes et nos échangeurs ont fait (et dire qu’ils n’ont eu leur indépendance que 11 ans seulement avant nous !) C’est le pari que le Rwanda, le Sénégal et Maurice sont en train de faire.
5. A cause de l’échec de sa politique agricole : c’est une honte et une imposture que le Mali s’attable avec des pays comme le Tchad, le Niger, le Burkina Faso dans des institutions comme le CILSS et tendre la sébile pour recueillir l’aumône consacrée à ceux qui ont faim. Car aucun de ces pays ne dispose de 3 barrages, dont celui de Markala, potentiellement capable à lui seul d’irriguer 1 million d’hectares par simple gravité, phénomène unique dans toute l’Afrique.
Mais on ne peut s’attendre à d’autres résultats dans un pays où l’Office du Niger supposé être capable de nourrir toute l’Afrique de l’Ouest ne sert qu’à entretenir un fonctionnariat flemmard et corrompu qui, au fil des années d’indépendance, a laissé se boucher les canaux d’irrigation, se détériorer les ouvrages, se saliniser les terres, tout en continuant à extorquer consciencieusement aux paysans les redevances d’eaux et à rouler en carrosses de luxe pour visiter la zone, comme pour narguer ces nouveaux pauvres dont ils siphonnent les revenus.
Il faut avouer qu’ils ont de qui tenir, ces cadres agricoles pour leur goût du luxe : on leur a fait comprendre à eux et à bien d’autres que ce n’était point péché capital, dans un des pays les plus pauvres du monde, de rouler en Hummer, quand bien même les partisans d’Arnold Schwarzenegger l’ont obligé à descendre de cette voiture après l’avoir qualifiée d’anti-écologique et de symbole du gaspillage, de l’exhibitionnisme, de la vanité ! Faut-il rappeler que la Californie, fief de Schwarzenegger, aurait été classée comme 8e puissance mondiale si elle avait été un pays indépendant ? Et pourtant son gouverneur a été contraint à cet exercice de bonne gouvernance et d’humilité ! Il y a une morale, même en politique.
Nos agriculteurs sont donc dans la misère et cela à travers tout le territoire. Parce qu’ils n’ont pas accès à l’encadrement, parce qu’ils n’ont pas accès au crédit, parce qu’ils n’ont pas accès aux marchés pour leurs maigres productions de basse rentabilité. Et parce qu’ils n’ont même pas la sécurité foncière sur leurs terres ancestrales. Ils sont de plus en plus expropriés de leur seul bien, la terre, soit de façon insidieuse par le biais de dispositifs légaux scélérats, soit de façon brutale, sans fard. Banco, Sanamadougou, Tiongoni et tant d’autres localités sont là pour nous le rappeler ! Non, il ne fait pas bon d’être paysan au Mali !
Il ne fait pas bon d’être éleveur non plus. Le flou dans la gestion des patrimoines communaux, la cupidité des nouveaux riches qui veulent s’attribuer toutes les terres après avoir vidé les caisses publiques, le sabotage systématique des filières, le parcours désastreux des éleveurs soumis à toutes sortes de racket ont créé des situations conflictuelles partout sur le territoire national, désagrégé le tissu social entre pasteurs et paysans et mis le secteur à terre.
Avec près de 20 millions d’ovins et plus de 9 millions de bovins, ce pays, le Mali est celui-là qui importe annuellement des produits laitiers à hauteur de 5 à 10 milliards F CFA, et ne peut même pas justifier un disponible exploitable de 20 % de son bétail ! Et pourtant des pays moins nantis que nous dans le domaine arrivent à exporter leurs produits finis en Occident à force de travail ! C’est le cas du Botswana par exemple !
Non, même si on continue à pousser la chansonnette sur les ondes nationales pour faire son apologie, le monde rural malien est celui des forçats qui n’ont même pas accès à d’autre horizon pendant l’hivernage, parce que ce pays n’a prévu des routes que pour le confort des citadins ! Il faudra bien qu’on justifie un jour les 14 % du budget national qui sont, paraît-il, consacrés à l’agriculture !
Voilà à peu près, M. le président comment meurt l’autre moitié du Mali. Vous conviendrez avec moi qu’il n’y a pas lieu de trop se réjouir d’une telle situation ! Non, cinquantenaire ou pas, il n’y a pas lieu de se taper la poitrine et de convoquer les harpes pour danser le niagaran foli dans ces conditions. Tout au plus, nous devrions formuler la promesse de danser le mariba yassa, si le pays s’en tirait un jour !
Bonne fête du cinquantenaire quand même !
Abdoul Traoré dit Diop
(président de l’ADJ)

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FETE DU CINQUANTENAIRE A L’OFFICE DU NIGER
De nouveaux aménagements et des infrastructures
La fête du cinquantenaire de notre pays a été marquée en zone Office du Niger samedi par le lancement des travaux d'aménagement de 2500 hectares à M'Bewani, l'inauguration de l'électrification de la ville de Macina et du lancement des travaux de la ligne haute tension Ségou-Markala-Niono par le président de la République.
Les habitants de la zone rizicole de M'Bewani n'oublieront pas de sitôt la journée du 18 septembre 2010. Ce jour-là, le président de la République accompagné du Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de l'Office du Niger, du PDG de l'Office du Niger et de nombreuses autres personnalités y a donné le premier coup de pelle des travaux d'aménagement des 2500 hectares. Considéré comme le cadeau du cinquantenaire du Mali indépendant, le programme est financé par l'Union européenne sur les ressources du 10e Fed.
D'un montant de 30 millions d'euros, soit 19,7 milliards de F CFA, le programme prévoit la construction d'un drain de collecteur de 42 km pour à la fois évacuer les eaux usées et protéger les terres agricoles. Les nouveaux aménagements une fois opérationnels permettront de produire environ 7500 tonnes supplémentaires de cultures hivernales et de contre-saison. Les 2500 nouveaux hectares seront aménagés au bénéfice d'environ 1000 exploitants. Avec ce projet, l'Office du Niger vient d'amorcer une phase décisive de son développement.
Le projet permettra non seulement de faire reculer la famine, mais aussi la précarité. Le président ATT, qui n'a pas caché sa satisfaction, a indiqué que le Mali est le 2e pays à bénéficier de l'aide de l'Union européenne au sud du Sahara. Raison pour lui, d'adresser sa reconnaissance à l'UE et à tous les autres partenaires du Mali.
Si M'Bewani ne comptait qu'au départ 50 000 habitants, il en compte aujourd'hui plus d'un demi million, selon le secrétaire d'Etat Abou Sow qui a rappelé les travaux d'envergure en cours comme le projet Malibya qui porte sur 400 milliards de F CFA pour l'aménagement de 100 000 hectares. Pour M. Sow, des progrès remarquables ont été réalisés à l'Office du Niger qui a quitté la production d'une tonne à l'hectare à 6 tonnes aujourd'hui. Le périmètre de M'Bewani a une potentialité irrigable de 16 000 hectares.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)


Macina sort des ténèbres
Après M'Bewani, le président de la République s'est rendu à Macina où il a procédé à l'inauguration officielle de l'électrification de cette ville. Du coup, les premières ampoules se sont allumées dans la ville de Macina et désormais tous les outils de développement vont fonctionner à partir de l'électricité dans cette localité.
Crée en 1924, Macina qui a longtemps souffert de manque d'infrastructures socio-sanitaires : routes modernes, eau potable sort ainsi des ténèbres et se met au diapason des villes modernes. Par cette électrification, c'est l'économie qui sera booster et la sécurité des personnes et de leurs biens assurée. Les infrastructures électriques ont coûté 789, 483 millions de F CFA. Elles s'étendent sur un réseau de 33 km et comprennent 249 lampadaires, une centrale électrique.
Le nouveau système électrique nul doute le cadre de vie de Macina, les activités économiques, les conditions sécuritaires. Il appartient aux populations de veiller jalousement sur les nouvelles installations électriques.
Sur le chemin de retour, le président de la République a procédé à Markala au lancement des travaux de la ligne haute tension Ségou-Markala-Niono.
M. D.

50 ANS D’INDEPENDANCE DU MALI
L’histoire de l’Office du Niger revisitée
Pour marquer le cinquantenaire de l’indépendance du Mali, les autorités de l’Office du Niger ont ouvert vendredi à Markala une large fenêtre sur l’évolution de l’entreprise de sa création à nos jours.
La célébration du cinquantenaire du Mali souverain le 22 septembre prochain sera inscrite en lettres d’or en zone Office du Niger. Pour gagner ce pari, la direction générale de l’Office du Niger, sous l’impulsion du Secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger (Sédizon), n’a pas lésiné sur les moyens en élaborant un programme ambitieux. Match de football, reboisement, exposition des produits agricoles, etc.
Débuté jeudi après-midi à Markala par un match de football qui a opposé l’équipe de l’Office du Niger à celle de l’Office riz Ségou et qui s’est soldé sur un score vierge (0-0), le programme des festivités commémoratives du cinquantenaire de notre pays en zone Office du Niger s’est poursuivi vendredi 17 septembre 2010 à Markala. En toile de fond : l’évolution de l’Office du Niger de 1932 à 1960, de 1960 à nos jours, la problématique des organisations paysannes et les nouvelles visions de l’Office du Niger.
Animée par des sommités Bakary Kamian, Djibril Aw… avec comme modérateur Issa Ongoïba, la conférence a enregistré outre la présence du Sédizon, Abou Sow, des anciens PDG et DGA de l’Office du Niger. L’objectif de cette conférence était de mesurer le chemin parcouru et de mieux se projeter dans l’avenir. De toutes les interventions, il ressort que l’Office du Niger a été créé le 5 janvier 1932. Cependant, il a fallu attendre le 21 mai 1961 pour voir l’Office du Niger transféré de l’Etat français à l’Etat malien. Et son 1er DG a été nommé en août de la même année. Ce qui fera dire à certains que l’histoire de l’Office du Niger est celle du Mali, le passé du Mali, mais également son présent.
Instrument étranger devenu plus tard instrument national, l’Office du Niger a connu des difficultés pour marcher. Il en est ainsi de son mode de gestion comme au départ, il n’était pas connu si le système de gérance devrait appartenir aux privés, aux capitalistes ou à des colons individuels. Selon le Pr. Bakary Kamian, il a fallu 10 ans pour construire le barrage de Markala (1937-1947).
De 45 000 hectares aménagés au départ, les superficies aménagées à l’Office du Niger ont doublé de l’indépendance à nos jours, soit près de 100 000 hectares aménagés et exploités pour une production de 600 000 tonnes. Si l’on en croit Djibril Aw, ancien DGA à l’Office du Niger, la production à l’indépendance à l’hectare était de l’ordre 1,5 tonne. Il se souvient qu’à l’époque il n’y avait aucune route bitumée entre des zones reliant l’Office. M. Aw attribue la paternité de l’intensification rizicole aux Hollandais.
" Le succès obtenu est réel, mais il ne faut pas dormir sur les lauriers". Le conférencier a déploré la vente et la sous-location des parcelles à l’Office du Niger avant d’ajouter d’eau que la pénurie d’eau qui se signale s’accentuera davantage et qu’il faudrait travailler pour une gestion efficiente de l’eau.
L’autre thématique développée est celle de la problématique des organisations paysannes en zone Office du Niger. Ici, on en compte par millier. Aux dires du secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Moussa Léo Sidibé, l’expérience des organisations paysannes date de 1900 avec comme première appellation les greniers de réserve. Après, il y a eu la prolifération d’autres formes d’organisations. Cependant, il retient que les organisations paysannes inspirées de l’Etat sont mal adaptées au milieu social même s’il reconnaît qu’elles ont participé activement à la vie de l’Office et à la représentativité des exploitants.
Les perspectives de développement de l’Office du Niger telles que développées par son PDG, Kassoum Dénon, tiennent compte de l’accélération du rythme des aménagements, l’immatriculation et le cadastrage des terres, la poursuite des mesures visant à réduire la consommation d’eau à l’hectare. La vision du PDG de l’Office du Niger repose également sur la construction d’un siège de l’entreprise à Bamako, l’électrification des zones à forte production agricole, la promotion de la mécanisation agricole, l’intensification des travaux de haute intensité pour l’enlèvement des plantes aquatiques nuisibles etc.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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LES MARGUERITES NE POUSSENT PAS DANS LE DESERT
Birama Konaré, toutes griffes dehors
Dans son deuxième livre, Birama Konaré met le curseur sur certains maux qui gangrènent notre société : la crise scolaire, le chômage, la migration, la violence conjugale, le mariage forcé, le destin manqué de femme… La lutte contre l’injustice est la lame de fond du livre.
Et de deux pour Birama Konaré ! Après son premier livre, "La colline sur la tête", le jeune écrivain de 28 ans revient en force avec son livre intitulé "Les Marguerites ne poussent pas dans le désert". La cérémonie de lancement a eu lieu samedi dernier 18 septembre 2010 à la Bibliothèque nationale, en présence du secrétaire général du ministère de la Culture, des professeurs Younouss Hamèye Dicko et Ntji Idriss Mariko, le représentant du l’Unesco au Mali, de la direction de la Coopérative culturelle Jamana, éditrice du livre, et d’un parterre d’hommes de culture et d’universitaires.
Riche de près de 100 pages, le dernier livre du promoteur de Binthily Communication est une compilation de six nouvelles aussi captivantes les unes que les autres. Le livre, à en croire le jeune écrivain, se veut un instrument d’éveil de conscience, et mieux, entend dessiner la carte d’un autre monde respectueux de la dignité humaine et de la sacralité de la vie. Voilà donc Iba sur ses grands chevaux, déterminé à jamais à engager la guerre contre l’injustice qui réduit au néant les efforts et l’abnégation de plus d’un dans notre société d’aujourd’hui. Comme l’atteste de cas de Marguerite Jénépo, l’héroïne éponyme du live.
Nantie de sa maîtrise en droit des affaires, les 26 ans bien sonnés, Marguerite se lance désespérément à la recherche d’un boulot ayant trait à son profil. De guerre lasse, elle est réduite, à son corps défendant, à un commerce de Bazin entre Bamako et Dakar. Son commerce périclitera dans sa tentative de sauver son père malade qui rendit l’âme du fait de l’incurie d’un infirmier. La détermination de l’héroïne ne suffira pas pour l’extraire de l’infortune du désert où elle se trouvera réduite à ses deux extrémités, sans sou sans eau.
Les dernières phrases de la deuxième nouvelle du livre sont révélatrices du rêve brisé de celle qui nourrissait ardemment le désir de d’offrir une vie bien meilleure à ses parents et frères et elle-même à celle vécu par sa pauvre mère. "Ses jambes frissonnent de lassitude, sa tête est lourde de migraine, de fatigue, de souvenirs. Si seulement elle s’était appelée Annemiek Van Der Brook, sa vie aurait été différente, tellement différente ! Dans le pays où nous vivons, dans la détresse qui nous habite, dans l’indifférence du monde entier, il n’y a aucun espoir. Jamais aucune Marguerite ne poussera dans le désert".
Le directeur de la Coopérative culturelle Jamana, Hamidou Konaté, a salué le talent du jeune auteur et rappelé la vocation des Editions Jamana qui est la promotion des auteurs jeunes et surtout femmes. "N’hésitez pas à venir nous voir avec les manuscrits, nous sommes là pour vous", a-t-il laissé entendre. "Il faut commencer tôt pour parfaire sa technicité", a dit le Pr. Ntji Idriss Mariko, critique littéraire et modérateur des débats après avoir apprécié la pertinence des six nouvelles.
Des témoignages et questions sur la source d’inspiration de l’auteur ont rehaussé l’éclat de la cérémonie. La cérémonie a pris fin par séance de dédicace des livres achetés. Le livre "Marguerites ne poussent pas dans le désert" est disponible dans toues les librairies au prix de 4000 F CFA.
Moussa Camara
(stagiaire)


La prise de la Bastille
La cérémonie de lancement a été perturbée par la séance de répétition du défilé militaire du cinquantenaire qui se déroulait le samedi dernier à Hamdallaye ACI provoquant une véritable perturbation de la circulation dans la zone. Conséquence : beaucoup d’invités n’ont pu prendre part à la cérémonie ou ont accusé un grand retard avant de se frayer un passage pour accéder à la Bibliothèque nationale. Au grand dam du programme. Le directeur de Jamana, Hamidou Konaté a, en début de cérémonie, présenté les excuses aux invités suite au retard occasionné par cette situation imprévue qu’il appelée, avec un zest d’ironie, de "prise de la Bastille".

 

Hommage
Birama Konaré a eu pensée pieuse à la cantatrice Chéché Dramé décédée la semaine dernière des suites d’un accident de la circulation. C’est pourquoi il a demandé d’observer une minute de silence à sa mémoire en début de cérémonie.

 



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VIE DE CLUB
Les 50 ans du Réal
L’AS Réal de Bamako, l’une des légendes du sport malien, a célébré dimanche 19 septembre son 50e anniversaire. L’Amicale des anciens footballeurs du club a tenu une conférence de presse le samedi dernier au Carrefour des jeunes de Bamako, marquant le début des festivités. L’Amicale veut aider le club et porter assistance aux nécessiteux.
Pourquoi avoir attendu 2010 pour fêter le cinquantenaire du club ? Telle a été la troisième question posée par les journalistes lors de la conférence de presse qui s’est tenu au Carrefour des jeunes de Bamako en présence de Sékou Diakité, ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées et ancien du club. La réponse : "L’AS Réal a connu une année 2010 symbolique et faste. Nous avons remporté le trophée du cinquantenaire en football et réalisé le doublé avec Coupe et championnat en basket-ball messieurs".
Le parcours des Scorpions du premier président, Kadialy Diawara, à l’actuel Amadou Diadié Touré, a marqué les faits notamment avec les 10 Coupes du Mali, les 3 titres de champion et les nombreuses sorties en compétitions africaines des clubs. Des titres qui ont permis aux Scorpions de bien marquer l’histoire du football malien et africain. Les anciens du club réunis en Amicale veulent aussi apporter leur touche dans la plus grande marche de l’histoire et la réussite du club.
" Plus spécifiquement, il s’agira de créer un espace de dialogue entre les différentes composantes du club. Participer plus au conseil d’administration du club, servir d’interface entre le conseil d’administration et le comité central des supporters, organiser des matches de football avec les autres amicales et venir en aide aux anciens sociétaires dans le besoin", renseigne le président de l’amicale, Idrissa Touré alias Nani.
Un élément moteur de la rencontre de samedi a été également le cri de cœur du parrain, par ailleurs ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées et ancien joueur du club, Sékou Diakité. "Après près de 20 ans sans titre, après un certain parcours tumultueux récent que mon club a connu, que j’ai vécu dans la douleur de loin que nous puissions au moment où cette amicale se met en place que le Réal décroche finalement un titre. Je pense savoir qu’il y a un signe et que c’est certainement un nouveau départ. Nous sommes en train de voir, est-ce que nous allons aller vers une formule coopérative, une formule mutuelle pour que nous puissions créer un cadre de solidarité afin que nous puissions prendre en charge les anciens joueurs".
Les festivités de l’âge d’or du club seront marquées très prochainement par un grand concert et un match de gala. La rencontre de samedi au Carrefour des jeunes de Bamako, un lieu historique, aux dires du président de l’Amicale, a été l’occasion de retrouvailles entre anciens, nouveaux et dirigeants du club, de diverses époques. Mais pour l’ancien international et président de la section football de l’AS Réal de Bamako, Idrissa Maïga "Métiou", la rencontre du samedi dernier est simplement. "Un bon cadeau d’anniversaire pour tous ceux qui ont mis sur fond baptismaux ce club le 19 septembre 1960 au Carrefour des jeunes de Bamako et qui ont œuvré ou qui continuent de tenir en mains les destinées du Réal".
La cérémonie a pris fin par une collation.
Boubacar Diakité Sarr

 

 

7e CHAMPIONNAT DE FOOT FEMININ
Tirage au sort demain
Le tirage au sort du 7e championnat d'Afrique féminin de football sera effectué demain dans la ville sud-africaine d'Ekurhuleni City.
Les huit équipes qualifiées seront réparties en deux poules de quatre, dont les deux premières disputeront les demi-finales. Les équipes qualifiées sont l'Afrique du Sud (pays organisateur), la Guinée équatoriale (championne en titre), l'Algérie, le Cameroun, le Nigeria, le Ghana, le Mali et la Tanzanie.
Pour bien préparer cette compétition, qui se déroulera du 29 octobre au 14 novembre 2010, les joueuses du sélectionneur malien, Moustapha Laïco Traoré, ont entamé, il y a un mois, une série de regroupements avec la présence de plus d’une trentaine d’éléments dont certaines évoluent également au sein de la sélection des U-20.
La sélection malienne devra bénéficier au cours du mois de septembre d'un match amical en Afrique du Sud. La sélection malienne féminine s’est qualifiée au 7e championnat d'Afrique aux dépens de la Guinée (aller 2-0 à Conakry, retour 1-2 à Bamako).
Boubacar Diakité Sar

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Les fondateurs
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