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2010

Mois de septembre

Les Echos du 17 septembre

 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
La guerre des syndicats
Suite au refus du bureau du comité syndical du ministère des Affaires étrangères de rendre compte des négociations entamées depuis 2004, des travailleurs dudit ministère ont tenu une assemblée générale.
Convoquée par les travailleurs à travers une pétition, l’assemblée générale extraordinaire du comité syndical du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) s’est tenue le mercredi 15 septembre 2010.
Initialement prévue pour 10 h, les travailleurs ont finalement tenu la rencontre à l’heure de la pause, suite à l’interdiction de la tenue de l’assemblée par l’administration des affaires étrangères aux heures de service.
Par cette pétition, les travailleurs invitaient le bureau du comité local à présenter l’état d’avancement des négociations avec l’administration en vue de l’amélioration des conditions de vie, de travail ainsi que la sécurisation de la carrière des travailleurs du département.
La rencontre a été marquée par l’absence de réaction des membres du bureau du comité syndical du MAECI et a enregistré le témoignage de plusieurs travailleurs sur le silence injustifié dans lequel le bureau s’est emmuré, l’opacité et la gestion approximative des dossiers à lui confiés. Les témoignages ont aussi porté sur la dérive autoritaire du secrétaire général, son refus de tenir des réunions de bureau et le dysfonctionnement de son bureau.
Aminata Traoré
(stagiaire)

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OBAMA ET LE JEU POLITIQUE
Le "rêve américain" en péril ?
L’ancien président de la Chambre des représentants des Etats-Unis vient de rappeler à Obama ses origines africaines. Des déclarations qui égratignent de passage le "rêve américain" parce que tout simplement le "rêve" doit être dissocié de la réalité, selon Newt Gingrich.

Le "rêve américain" est l’idée selon laquelle toute personne vivant aux Etats-Unis, par son travail, son courage et sa détermination, peut aspirer à la prospérité. Cette notion a été et est l’un des moteurs du flux migratoire vers les USA. Avec les bonnes méthodes, laisse croire le "rêve américain", tout le monde peut devenir riche au pays de l’oncle Sam. La thèse a fait sa preuve au fil des décennies et des générations. L’illustration la plus éloquente en est que les USA ont aujourd’hui un président noir, d’origine africaine.
Mais certaines déclarations, venant de surcroît de personnes respectables, sont de nature à porter atteinte au "rêve américain" et aux idéaux qui ont conduit à la création des Etats-Unis, soient-elles des jeux politiques. Dans une interview accordée au "National Review" la semaine dernière, l’ancien président de la Chambre des représentants, le républicain Newt Gingrich n’a pas été tendre avec le président Obama. "Obama est au-delà de notre compréhension. Seulement si vous comprenez le comportement anti-colonial kenyan, vous commencerez à cerner ses actions. C’est le modèle le plus juste et le plus prédictif de son comportement".
Les références au système anti-colonial et à la réplique des Africains, notamment du pays de Jomo Kenyatta sont une pique au président hybride. Cette flèche renvoie Obama à ses origines africaines. Et d’aucuns paraissent même emprunter une des célèbres citations de Seydou Badian Kouyaté : "le bois a beau séjourner dans l’eau, il ne deviendra jamais un crocodile".
Bien qu’il n’ait pas suffisamment connu ses racines africaines, du moins officieusement, Obama est conscient que l’allusion est de taille et lui rappelle que son séjour à la Maison-Blanche est loin d’être une lune de miel. Surtout que certains hommes politiques continuent de susurrer que lui "Obama en tant que président des Etats-Unis réalise ce que son père n’a pas pu concrétiser en son temps".
M. Gingrich, également analyste politique et ancien représentant d’un district de Géorgie à la Chambre des représentants, enfonce le clou, affirmant que "le président Obama a perdu le contact avec la façon dont le monde fonctionne". Comme ces camarades politiques républicains, Newt Gingrich justifie sa désapprobation de la gouvernance Obama par les mesures prises par ce dernier depuis sa prise de fonction le 20 janvier 2009.
Frustration
Une position sur laquelle beaucoup de ses compatriotes sont d’accord avec lui dans la mesure où la crise économique frappe de plein fouet les Américains, le système sanitaire bat toujours de l’aile, l’éducation reste au même niveau de stagnation tant par la qualité que par le coût alors que Barack Obama a été élu sur fonds de changement.
La transmutation devait commencer par l’assainissement des milieux d’affaires à Washington.
Mais force est d’admettre aujourd’hui que beaucoup reste à faire. Interrogé dans un débat télévisé, il y a quelques jours, le président Obama a lui-même admis que la situation n’avait pas vraiment évolué comme souhaité, tout en énumérant quelques actions de son administration. "Je suis aussi frustré que n’importe qui. Je pense que cela est dû au fait que nous sommes arrivés aux affaires en pleine crise économique et les leaders républicains ne se sont pas montrés coopératifs", s’est-il défendu.
Newt Gingrich, à qui l’on prête des ambitions présidentielles en 2012, a logiquement exprimé la frustration de millions d’Américains face à la gouvernance Obama. Cependant, l’ancien président de la Chambre des représentants a atteint le seuil de l’"injure" quand il parle du système anti-colonial et décrit Obama comme un homme "authentiquement malhonnête" parce qu’à l’en croire, l’ex-sénateur de l’Illinois serait arrivé au pouvoir en "trompant les Américains" sur ses propres motivations et caractères.
Comme une réponse du berger à la bergère, le secrétaire à la presse de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a rétorqué que M. Gingrich voulait mobiliser la frange d’Américains ne croyant pas qu’Obama est né aux Etats-Unis. Une réplique similaire à celle du Comité national du parti démocrate.
L’on se souvient que peu de temps après son accession à la magistrature suprême, Obama avait été visé par une campagne de contestation de la validité de son élection, vu le fait que, selon les contestateurs, il n’est pas né aux Etats-Unis. Une allégation qui avait fait grand bruit et qui portait sur son certificat de naissance. Quand la politique s’immisce dans la vie privée des acteurs politiques, il y a vraiment péril en la demeure.
Mais, avec la liberté d’expression que l’on connaît aux USA et les déclarations maximalistes de certains hommes politiques, l’on peut parier qu’Obama fera face à beaucoup d’autres coups de gueule relatifs à son caractère personnel. C’est ça aussi l’un des points forts de la démocratie américaine.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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JADIS VILLE PROSPERE
Macina souhaite la bienvenue à ATT
Macina, vieux chef-lieu de cercle d’où ont été amputés les cercles de Niono et de Tenenkou n’est, à cette année du cinquantenaire de notre indépendance que l’ombre de lui-même, du moment où le Mali accédait à l’indépendance.
Pour qui avait vu Macina, il y a au moins 50 ans, c’était une ville coquette, ville où les touristes faisaient prolonger les escales des bateaux Gallieni et Archinard afin de visiter la ville. Les bâtiments administratifs situés sur la berge étaient des joyaux qui faisaient plaisir à voir. Les entrées étaient du côté opposé où l’on devait traverser des forêts d’orangers bien ordonnés pour accéder aux logements des chefs de service ou aux bureaux.
Aujourd’hui, c’est des cours nues, aux murs de clôture écroulés qu’il vaut mieux ne pas en dire davantage, après cinquante ans d’indépendance. Et pourtant, nous avons eu des représentants des populations, je veux parler des députés, qui nous faisaient tous croire qu’ils étaient ou des parents ou des amis des chefs de l’Etat ou des personnalités influentes du régime. Si cela était des vérités, Macina n’en a pas profité. Ainsi :
• Sous l’US-RDA, Kounandi Traoré qui avait des liens de mariage avec Modibo Kéita a promis le bitumage de la route Point A-Macina, mais a fait tout son temps sans même déposer une benne de latérite sur cette route. Son action mémorable, c’est d’avoir, à travers ses miliciens, fait subir des châtiments corporels à des lycéens et des chefs de famille qui avaient osé dire, à la faveur de la Révolution active, qu’ils ne voulaient pas du député, du chef de village et du bureau politique. C’était en 1968. Le 19 novembre 1968 est venu libérer Macina de cette dictature. A l’actif de Kounandi, les rues de Macina passaient encore sans qu’on ne soit obligé de tourner parce que devant le ponceau est cassé.
• Pendant toute la période de populisme, des militaires avec le slogan liberté, la ville a continué de se dégrader. Et quand l’UDPM est venue avec ses députés, le nôtre, du nom de Moussa Karabenta n’a rien fait pour arrêter la dégradation du cadre de vie. Lui aussi se disait dans les bonnes grâces d’un certain Sékou Ly.
Tout son temps, rien ! Pas de route Point A-Macina, pas d’assainissement de la ville. Devant l’évidence du manque de résultat, une révolution de palais s’opéra au sein du bureau de l’UDPM à Macina ; son secrétaire à la jeunesse lui déclara une bataille à visage découvert et finit par le détrôner. On croyait Macina sauvé avec l’arrivée de ce jeune à la tête de l’UDPM. Ce ne fut pas long.
• Le mouvement démocratique a renversé l’UDPM. Nous avons au moins pu conserver dans les archives l’intervention de ce patron de l’UDPM Macina en la personne d’un certain Ousmane Dienta dit Mana dans la bataille pour l’ouverture démocratique qui disait qu’il n’y aurait jamais deux partis politiques au Mali. Dieu ne l’a pas entendu.
Non seulement il y a eu plusieurs partis au Mali et lui, non seulement il fut Adéma, mais aussi député de ce parti trois mandats de suite. Que pouvait-on attendre d’un homme comme celui-ci ? Ce fut effectivement la catastrophe : la descente aux enfers de Macina a continué. En effet, un bon député, même s’il n’est pas le maire, s’implique fortement dans l’amélioration du cadre de vie de sa localité.
Hélas ! Là où on voyait des ponceaux cassés, on ne les voyait plus puisque tous les fossés ont été comblés de terre ainsi que les ponceaux. Puisque le besoin n’était plus là, les eaux de pluie coulent dans les rues et finissent par y stagner. Je prie M. le Président de ne pas vouloir aller dans certains quartiers s’il n’a pas de pirogue, lors de sa mission de lancement ou d’inauguration de l’éclairage public de Macina.
Quand les populations ont compris que les députés Adema n’étaient pas efficaces mais bénéficiaient du vote automatique des militants compte tenu de l’implantation du parti dans le cercle (mais aussi la fraude et la partialité de l’administration, cf. les législatives de 2002 et le tripatouillage à Kolongotomo), ces populations, épaulées par l’Association des ressortissants de Macina installés à Bamako et des ressortissants de Tenekou ont suivi les dossiers de la construction de la route et du casier agricole jusqu’à leur aboutissement (Point A-Macina est le premier tronçon de la route A Tenekou).
Comme on pouvait s’y attendre, notre cher député a tenté de s’arroger le mérite de ces deux grandes réalisations du cinquantenaire à l’endroit de Macina. Ce fut heureusement peine perdue, les populations connaissant la vérité des faits ! Tous ces rappels historiques, d’une histoire pas très lointaine, pour dire au président à l’occasion de l’inauguration de l’électrification de la ville de Macina que les braves populations de ce vieux cercle attendent de lui qu’il promette :
1) L’entretien périodique de la route Point A-Macina avant qu’elle n’atteigne un niveau de dégradation nécessitant une réhabilitation coûtant nettement plus cher.
2) De commander des travaux pour corriger toutes les imperfections de planage qui existent dans le casier. Compte tenu de ces imperfections, les populations paient bien souvent des redevances d’eau qu’elles n’auraient pas dû, les rizières ayant été noyées.
Dès à présent des paysans sont incapables de vider l’eau de trop de leurs champs. On ne peut donc parler de maîtrise de l’eau pour le casier de Macina.
3) De reprendre la redistribution des terres. En effet, le projet initial ne prévoyait que six villages en plus de Macina. Sous l’instigation du député Ousmane Dienta dit Mana, une trentaine de villages et des cadres de l’office du Niger ont bénéficié du partage des terres. Mana espérait ainsi avoir le suffrage de ces populations nullement concernées par le projet du casier de Macina.
M. le président, renvoyer les populations non concernées et les nombreux cadres de Bamako et ramener aux proportions raisonnables les grandes superficies que se sont octroyées les cadres de l’office du Niger et les membres de la commission d’attribution des parcelles témoignerait de votre sens de l’équité aux vaillantes populations de Macina. Celles-ci ne savent pas où commence leur combat de revendication des terres, n’ayant pu disposer du dossier du casier rizicole de Macina, manipulé de manière politicienne par le député. Ainsi, des familles qui cultivaient 10 à 20 ha avant se sont retrouvées avec 2 ha au plus. Elles souhaiteraient en avoir au moins 5 à l’instar des jeunes diplômés. A défaut, elles se contenteraient de 3 ha qui s’avèrent être un minimum par tout colon pour avoir un bénéfice après paiement de toutes les charges.
4) De rénover les bâtiments administratifs, à commencer par la résidence du préfet qui était un joyau où l’eau coulait sous les orangers dont le passant enviait les fruits mûrs jaunes et verts ainsi que les fleurs rouge écarlate des flamboyants ;
5) L’assainissement et l’adduction d’eau de la ville de Macina
6) Un lycée public à Macina.
Si tous ces engagements ont pu être pris Monsieur le Président, les populations de Macina vous porteront toujours dans leur cœur.
Bamako le 14 septembre 2010
Mamadou Keïta
(ingénieur à la retraite à Lafiabougou)

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CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CANAM
Garantir des services d’assurance maladie de qualité
La 1re session ordinaire du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) a eu lieu jeudi 17 septembre 2010 dans la salle de conférence du CNPM. Elle a examiné les points comme le règlement intérieur du conseil d’administration, l’organisation des services de la Canam et le point sur ses activités prioritaires.
Les membres du conseil d’administration de la Canam ont discuté jeudi dernier du projet de règlement intérieur qui a été élaboré conformément à la recommandation n°22/CM/Cipres du 13 juin 2003 portant cadre juridique et institutionnel des organismes de prévoyance sociale des Etats membres de la Cipres qui fait obligation aux dits organismes de doter leur conseil d’administration d’un règlement intérieur.
Ce projet de règlement intérieur comporte 30 articles repartis en 8 chapitres qui traitent de la composition, les attributions, l’organisation, les commissions de travail, les réunions, les responsabilités et sanctions, les dispositions finales.
Aussi se sont-ils penchés sur la formule retenue pour assurer la gestion du régime de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) qui consiste à la création d’un établissement public à caractère administratif dénommé "Caisse nationale d’assurance maladie" (Canam). La Canam est chargée de centraliser les cotisations, d’assurer la ré-allocation des ressources aux organismes gestionnaires délégués, de suivre, de coordonner, d’assurer la passation des conventions avec les prestataires de soins et de contrôler l’ensemble du système.
Il s’agissait aussi, pour les membres du CA, de voir comment l’organisation des services de la Canam doit répondre à ce double souci d’offrir, d’une part aux assurés des prestations de maladie efficaces et à moindre coût et de s’appuyer, d’autre part sur des organismes gestionnaires délégués pour le remboursement des professionnels de santé (hôpitaux, pharmacies) et la collecte des cotisations.
Le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, qui a présidé l’ouverture des travaux, a rappelé que depuis le démarrage du processus de mise en place du dispositif de l’Amo, des étapes importantes ont été franchies. "Des avancées ont certes été enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre de l’Amo, il reste néanmoins d’autres étapes cruciales à franchir sous votre supervision parmi lesquelles : la finalisation du manuel de procédure administrative et comptable, la mise en place d’un système informatique, le démarrage effectif des cotisations en octobre 2010, la production des cartes, la préparation de la gestion des prestations et lancement de la campagne d’information et de sensibilisation".
Siaka Sangaré, le nouveau PCA de la Canam s’est félicité de la mise en place de l’Amo qui, selon lui, découle d’un long processus. "Les dépenses de soins de santé ont considérablement augmenté et cette augmentation s’est aggravée par la rareté des ressources économiques, la modestie de la croissance économique, les contraintes pesant sur les secteur public et privé…"
Les dates à retenir pour le démarrage de l’Amo sont début septembre 2010 pour la mise en place du système informatique et le démarrage des immatriculations le 22 septembre 2010 pour la remise des premières cartes d’assurés par le président de la République. Les cotisations démarreront en octobre 2010 et la préparation des cartes réelles est prévue pour novembre 2011
" L’approbation, par le conseil d’administration, de la présente organisation de la Canam permettra de garantir aux assurés des services d’assurance maladie de qualité", a dit Nouhoum Sidibé, directeur général de la Canam qui a lu le décret de nomination des membres du conseil d’administration composés de représentants des pouvoirs publics, des employeurs, des travailleurs, des pensionnaires et des députés.
Idrissa Sako

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LUTTE CONTRE LE TERRORISME
Moctar Ouane expose la stratégie malienne à l’ONU
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moctar Ouane, a effectué une visite de travail à New York, du 5 au 9 septembre 2010. Cette visite fait suite à celle effectuée au Mali, les 2 et 3 septembre 2010, par une délégation des Nations unies (ONU), conduite par les responsables de l’équipe spéciale de lutte contre le terrorisme.
Durant son séjour, le ministre Ouane a pris une part à une série de réunions relatives à la lutte contre le terrorisme, organisées dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies par l’Institut international de la paix (IPI). Le mardi 7 septembre 2010, au Centre Trygve Lie pour la paix, la sécurité et le développement, le ministre Ouane a présidé le panel sur le : "Renforcement des capacités de lutte antiterroriste".
Devant des représentants gouvernementaux, des agents du Système des NU, de la société civile et des organisations non-gouvernementales, le chef de la diplomatie malienne a présenté une communication dans laquelle il a abordé les efforts déployés par le gouvernement du Mali dans la lutte contre le terrorisme. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération avec les NU dans ce domaine.
M. Ouane a pris part aussi au débat de l’AG sur la stratégie antiterroriste mondiale de l’ONU. Il a indiqué que la revue de l’AG offre au gouvernement du Mali une occasion utile de réaffirmer son engagement dans la lutte contre le terrorisme. C’est également, a-t-il noté, une occasion de plaider pour un appui adapté et conséquent aux efforts et initiatives qu’il a entrepris à cet égard.
Dans cet ordre d’idées, le ministre a évoqué la situation préoccupante qui prévaut dans la bande sahélo-saharienne du fait de la présence de groupes terroristes et de réseaux criminels dont les activités menacent la paix et la stabilité régionales.
Le ministre a mis en exergue les principaux axes de la nouvelle politique des autorités maliennes en matière de lutte contre le terrorisme et l’insécurité dans le Nord. Pour lui, cette politique est en adéquation parfaite avec la stratégie antiterroriste mondiale de l’ONU. Moctar Ouane n’a pas oublié de rappeler l’initiative du président Amadou Toumani Touré d’organiser, à Bamako, une conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans la région sahélo-saharienne.
" Face au caractère transnational des menaces nouvelles auxquelles ils sont confrontés, les gouvernements des pays de la région doivent transcender les malentendus et divergences conjoncturelles pour engager un dialogue sincère et constructif, seule alternative pour la mise en place d'une véritable politique de sécurité collective", a plaidé le ministre. Et de soutenir que face aux menaces nouvelles à la paix et à la sécurité internationales, les Etats du monde doivent agir de concert.
En marge des travaux de l’AG, le chef de la diplomatie malienne a eu un entretien avec le président de l’Assemblée générale, S. E. M. Ali Abdussalam Triki, ainsi que des entretiens bilatéraux avec de nombreuses délégations.
Amadou Waïgalo

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APPEL DU CINQUANTENAIRE
L’Afrique en dindon de la farce
L’Afrique se bat, et se débat sans issue. Ses dirigeants, passés et présents, qui ne sauraient tous être des incapables, loin de là, n’arrivent pas à assurer de véritable décollage, malgré les hommes et les mille richesses dont les pays du continent regorgent : or, pétrole, gaz, diamant, cuivre, fer, uranium, bauxite, bois, etc. Ces immenses richesses font d’ailleurs leur malheur au grand jour, du fait des convoitises et mainmises occidentales. Voyons quelques exemples frappants.
Le Congo démocratique, l’ex-Zaïre, est considéré comme ayant le sous-sol le plus garni de tous. Les puissances étrangères, et l’ONU en couverture, sont là depuis Lumumba ; et pas moyen de laisser le peuple congolais souffler. Si ce n’est un dictateur à leur merci, c’est la guerre au change : une instabilité perpétuelle ponctuée d’assassinats. Mais, qui voit un fait de l’Occident là-bas ? Personne. Ni vu ni connu. Tout se passe entre Congolais, pas de Français, de Belges ni d’Américains.
Le Tchad est en guerre depuis toujours. Des fronts, des groupes armés, des rébellions, des oppositions armées, des sécessions, se succèdent. Finalement, on en dévoile le mobile : le pétrole. On lui impose tout de suite, via la Banque mondiale, un modèle de répartition des ressources contraignant. Gare, s’il proteste, la guerre reprendra comme elle a commencé, et de plus bel.
La Centrafrique, elle, qui a ses cailloux en diamant, a fini par attraper la maladie du voisin du Nord, au moment où ce dernier, enfin, connaît un répit au crépitement des armes. Les gouvernements parachutés depuis Dacko continuent, après l’impériale comédie, qui doit faire comprendre à nos Ubu comment on se fout des gueules nègres dans leurs salons.
La liste est longue des pays qui ont basculé dans la guerre, pour le malheur d’avoir un sous-sol riche, sinon être dans une position stratégique convoitée par l’Occident : Libéria, Sierra Leone, Somalie, Angola, Soudan, Congo, même la Côte d’Ivoire y passe. Après son café/cacao, la guerre a curieusement coïncidé avec la découverte du pétrole en offshore. Sauf à être à leur solde, si vous ne cédez, vous avez soit un coup d’Etat, ou la guerre, choisissez.
Au Niger, avec son uranium, on en sait quelque chose ; tout comme en Mauritanie, car même une élection démocratique incontestée ne vous met pas à l’abri d’un renvoi fallacieux pur et simple, cautionné par les mêmes commanditaires.
En Algérie, il a fallu, après la guerre d’indépendance, souffrir longuement de guérillas d’extrémismes supposés, avec des attentats, des tueries insensées, des massacres, pour enfin retrouver une certaine paix et disposer de son pétrole et de son gaz.
Le Mali, voisinage oblige, qui dispose de réserves d’hydrocarbures avérées au nord, après des épisodes de rébellion en série voulant faire perdre à l’Etat tout contrôle sur son pétrole, son gaz et son nord, stratagème qui n’a pu marcher, reçoit maintenant en legs, en ce lieu même, un "dragon" explosif et des couloirs de narco-trafics, en carte d’invitation des Occidentaux, à l’affût.
Ils déportent ainsi en Afrique (Somalie, Mali) le champ de bataille concocté d’Al Qaeda (lisez Jeune Afrique de la semaine). Et, après le curieusement coup "manqué" en Mauritanie, alliée de la France dans son expédition ratée contre le groupe, il faut savoir que nos amis occidentaux préparent un coup dur contre notre pays (visant l’Armée, la fête, ou Kidal, indexé à l’Union européenne récemment) dans les jours à venir, et qui ne ratera pas.
Objectif : accréditer la thèse de prétendues représailles contre un allié (un bien mauvais) de la France qui leur a ouvertement déclaré la guerre. Pourtant, personne n’ignore où se trouve la France, Paris, et celui qui a déclaré la guerre, et les intérêts français. Tiens, voilà qu’eux ils écopent juste d’une alerte à la bombe, pas plus ; pour nous apprendre que leur plan "Vigie Pirate" marche fort.
Faux jeux
Et, puisque nous nous n’avons aucun plan, comprenez ce qui va arriver au dindon de la farce. Car, les pots cassés de leur provocation, finalement, c’est nous qui les paieront de notre sang de nègre. Ils ne vont pas quand même se bomber eux-mêmes ; même si l’on se souvient que les nazis avaient eux-mêmes organisé l’incendie du Reichstag ; même si le doute continue de planer sur l’origine des événements du 11 septembre 2001.
Voilà qu’on vient nous livrer des équipements d’amis, pour que chacun comprenne qu’on est bien mouillé dans le jeu, un allié de vrai de la déclaration de guerre, donc que toutes ces raisons suffisent à amener les extrémistes défiés à une épreuve de force. Seulement, les victimes ne seront ni françaises, allemandes ou espagnoles, mais maliennes ou... chinoises, tout ce que vous voulez, sauf des Blancs, plus risqué, car eux ils savent leurs droits.
Il n’y a que les dupes qui marchent à ces faux jeux et montages grossiers que le monde doit à Bush, qui a pensé ainsi détruire l’Islam par lui-même, en sapant ses lieux avec l’aide de fanatiques excités, formés, provoqués pour..., mais dont les victimes, faites seulement le décompte, sont essentiellement musulmanes et de pays non occidentaux (arabes, indiens, pakistanais, afghans, indonésiens, africains), avec quelques blancs "sceptiques" (ou franchement contre) sacrifiés pour le crédit du scénario, bombés par des naïfs kamikazés, et non des kamikazes, comme on l’a vu à l’hôtel de Kaboul, ce chauffeur coincé dans sa cabine, pris à un piège qu’il n’imaginait guère. Je me méfierai, moi, de tout gilet et autres équipements qu’on m’offrirait gracieusement... sauf à les expertiser par une puissance... non complice.
Nos pays doivent interpeller l’ONU, pour enquête sérieuse sur ces salades imbéciles de morts données gratuitement. On se souvient que son représentant à Bagdad, homme consciencieux, a été soufflé par une explosion qui le visait, parce qu’il avait jugé inopportun la présence des troupes étrangères, notamment américaines, au moment où personne (même leurs services secrets) ne faisait cas de présence terroriste là-bas.
Le démocrate John Kerry a posé à Bush, lors de leur face-à-face, la question des stocks manquants d’explosifs sous contrôle de l’armée américaine, à Bagdad. La question, à ce jour n’a pas été répondue. On se souvient aussi que devant l’éminence de la défaite de la droite espagnole, un attentat faussement attribué à l’ETA avait eu lieu dans un train, parce que les socialistes avaient promis de retirer leurs troupes de la coalition. Les Espagnols ont compris, et le spectre de l’effroi terroriste n’a pas fonctionné, puisque les socialistes ont bien fini par gagner. Les exemples n’en finissent pas.
A-t-on enquêté sur le récent attentat mauritanien déjoué, il y a peu ? Un véhicule bourré d’explosifs ne tombe pas du ciel. Qui est le suicidaire ? A qui appartient le véhicule ? Quel fut son itinéraire ? Quels sont les contacts éventuels ? Le fait est annoncé, et après c’est le silence plat, en attendant quoi ?... le prochain coup de revers programmé au Mali, pour nous surprendre, affreusement, jusqu’à nous faire oublier les élections en Guinée. De quoi on se mêle ?
La coalition quitte l’Irak et l’Afghanistan, c’est simple, il faut "aménager" ailleurs. Pourquoi, depuis qu’il n’y avait pas ombre d’Al Qaeda, les Américains cherchaient-ils à installer un commandement de l’Africa Corps chez nous ? Allez savoir pourquoi ces sympathiques barbus sont venus les rejoindre dans le Septentrion malien, où ils sont depuis belle lurette.
Echecs
D’autres trônes africains, épargnés par les grabuges et coups d’Etat, ne peuvent rendre à leur peuple aucun compte de l’utilisation des fonds du pétrole, pourtant exploité depuis des décennies. On leur fout la paix parce qu’ils banquent. On remarquera aussi que ceux-ci accumulent tranquilles les mandats, les triturations constitutionnelles, sans souci de règles démocratiques, de droits de l’Homme bafoués, de reporters sans frontière aux abois aboyeurs ; ils sont peinards, à l’exception de quelques attaques susurrées d’une certaine presse, pour les remuer et leur faire sentir qu’ils tiennent bien les rênes, les obligeant à la fidélité.
Il est impensable de faire ce bilan de "nos échecs", et de passer outre la question, justement, des coups d’État qui implique presque toujours le pays colonisateur.
Modibo Kéita a voulu fédérer l’ex-AOF, et tous les leaders s’étaient retrouvés à Bamako, prêts à adhérer au projet. Mais, tous ont été débauchés par la métropole, un à un. La Fédération du Mali avec le Sénégal a duré un mois, torpillée par les mêmes. On a craint que le Mali ne s’associe à la Guinée. Ce qu’il fit avec l’Union Ghana-Guinée-Mali, en brisant la division francophone/anglophone voulue par les dominateurs. Alors, ils ont choisi d’évincer Nkrumah, puis Modibo à son tour, mais ils vont échouer avec Mandjou, Sékou Touré, désormais seul, isolé, dont le pays va chèrement payer pour sa résistance avec toutes sortes de victimes, coupables et innocentes.
Voyez ce qui se passe encore en Guinée aujourd’hui. Ils veulent sans doute une confrontation ethnique Peul-Mandé, qui n’épargnera pas, dans leur calcul, les pays voisins, et trouveront bien de crétins nourris d’illusions pour embraser la région et pourrir la vie à tous.
Ngarta François Tombalbaye, le premier président du Tchad, avait appris que son pays regorge de pétrole (témoignage d’un ancien). Il fut assassiné dans le coup d’Etat qui l’emporta. L’émission "Archives d’Afrique" sur RFI nous livre partie des dessous des implications occidentales dans tous ces coups d’Etat qui montrent que les anciennes métropoles sont derrière ces forfaitures.
Le plus désolant et consternant est celui qui arracha Thomas Isidore Noël Sankara à l’Afrique, à la jeunesse africaine, dont lui et ses camarades étaient les idoles. On a bien vu comment, en 4 ans, ils ont mis le turbo et dépassé dans leur élan tous les pays voisins, en refusant de s’endetter, en dédaignant le miroir aux alouettes. Un exemple patent des grands torts à l’Afrique.
Tous nos leaders porteurs d’espoir de changement sont balayés par les Occidentaux, qui viennent après nous incriminer et nous faire la leçon, juger les chefs de guerre qu’ils ont eux-mêmes armé, et dont l’un a justement avoué avoir été enrôlé pour liquider Sankara. C’est la presse française qui a témoigné de l’implication de Mitterrand et d’Houphouët dans la tragédie burkinabé, confirmée par la rébellion libérienne.
Nos dirigeants ne sont pas tous bons ni tous mauvais ni exempts de faute, bien évidemment. Qui n’en commet jamais ? Mais leurs présumées corruptions, ou mauvaises gestions, douteuses, possibles et évidentes, selon le cas, ne suffisent pas à expliquer tous nos échecs, bien au contraire. Notre tort, s’il en est, c’est notre grande faiblesse résiduelle doublée de quelques complexes en bleu blanc rouge. Et, la première des faiblesses, c’est l’absence de ressources d’analyse, hommes et outils, de cadre organisé de prospective, de réflexion stratégique, d’expertise économique pour savoir ce que les changements à micro échelle engendrent au macro, pour nous éviter les pilotages à vue avec des résultats hasardeux imputés... au bon Dieu.
Car, si les Occidentaux nous manipulent, en dehors des coups montés pour éliminer nos leaders insoumis à leurs injonctions, c’est sur l’échiquier de l’économie d’abord qu’ils opèrent, où tous les investissements, du jour au lendemain, deviennent problématiques, créant un mal vivre à secréter l’impopularité qu’ils recherchent pour agir, vous avoir, vous écarter.
Les spéculations boursières sur les matières premières et les produits miniers, qui sont pour beaucoup nos atouts d’échanges, sont les lieux où nous sommes constamment abusés, et expliquent tous nos marasmes, faillites et banqueroutes. A court de recettes et d’avoirs, nous sombrons dans l’endettement qui nous attend à bras ouverts pour ne plus nous lâcher.
Payer, payer, et encore payer. Les grands-parents, les parents, les enfants, les petits-enfants, tout le monde paye à son tour, sans fin. Un autre esclavage du fait de l’Occident. Pour mieux nous embobiner, les partenaires et les guichets se multiplient et se partagent la clientèle, et l’on ne sait plus à quel saint se vouer sur le marché d’exploitation de la pauvreté, pris dans "l’étau" (a dit Ami), le piège de ce cycle infernal de la dette qu’on ne finit jamais de rembourser, jusqu’à son annulation "magnanime" par nos illustres "bienfaiteurs", clubs et clans de sangsues.
Pire, les chantages suivent ce, avec l’implication de petits fonctionnaires, des commis minables, qui osent narguer nos autorités coincées dans le pétrin des échéances, des syndicats, des créanciers intérieurs et extérieurs. Ils en profitent et vous dictent vos politiques, vous engagent dans des programmes conçus par eux, prétendument pour vous, mais en vérité à leur seul profit, sauf que l’argent vous est remis effectivement pour faire croire en votre liberté de choix, tandis que vous êtes tenus en laisse, surveillés de près. C’est là où nous accusons généralement de faute nos responsables. Mais, que peuvent réellement nos pauvres dirigeants face à cette machine des puissants ? Yinikali gèlèn.
Le Zimbabwe a arraché son indépendance à l’Angleterre. Ils ont fait contre mauvaise fortune bon cœur, guettant le moment de la rupture. 20 ans après, lorsque Mugabe se décide à la réforme agraire convenue à brève échéance, n’ayant pas respecté les accords signés, nos bons amis occidentaux commencent à le critiquer, à le caricaturer, à bloquer et saboter son économie. Lorsqu’il fait arrêter des mercenaires en transit chez lui, voulant aller déstabiliser la Guinée équatoriale, opération commanditée selon la presse par le fils d’un ancien Premier ministre de la couronne, il devient alors un paria.
Et, après le traître assassinat de Laurent Désiré Kabila, lorsque le Congo est livré à la horde des prédateurs et des violences en tout genre, et qu’il décide de soutenir le gouvernement par l’envoi de troupes, ce fut le point de non-retour pour ce désormais ennemi public n°1. Depuis, on cherche à l’abattre, avec l’aide de valets locaux, en le vilipendant. Mais, il tient encore, le vieux, car le Zimbabwe a compris. Mais, jusqu’à quand, puisqu’ils ne le lâcheront jamais ?
Si on comprend ce qu’ils ont fait du Nigeria depuis la guerre du Biafra, et pendant toutes ces années, pour jouir de son pétrole, on comprend ce qui menace l’Afrique du Sud dans les années à venir. Qui n’a pas compris que c’est eux qui ont éjecté Thabo Mbeki, n’hésitant pas à soudoyer un magistrat "bon teint" pour le salir, le calomnier, et l’opposer à son frère de lutte Zuma, qui est aujourd’hui dans le collimateur de ceux qui l’ont écarté, pour le faire ridicule. Parce qu’il était aux 200 ans d'Haïti, 1re République noire, qu’il a accueilli avec honneur le président Aristide déposé par eux, parce qu’il a voulu trouver remède au conflit ivoirien, et que cela a dérangé les curieux "bons amis" de la Côte d’Ivoire.
Cet homme croyait à l’Afrique et à œuvrer dans ce sens. Maintenant, par ce jeu de division artificielle autour des personnes, ils ont trouvé une brèche pour écourter le règne de l’ANC, qui ne semblait pas s’estomper dans les 20 ans à venir. On pourrait commenter à l’infini, chaque cas de pays africain, ce qui s’est passé, et ce qui s’y trame par les Occidentaux, pour tenir les uns et les autres en échec, dans la dépendance, sous leur diktat, et surtout à leur merci, et tous les montages entrepris pour faire taire ceux qui osent les dénoncer (accidents, compromission, empoisonnement, jusqu’aux assassinats).
Forfaitures
La force de contrainte ne leur suffit pas. Ils procèdent aussi à notre empoisonnement multiforme pour limiter notre croissance démographique à tout prix. Là, tous les moyens sont bons. Le paludisme est une arme pour eux. Ils y ont ajouté les grippes porcines et aviaires, qui commencent ailleurs et finissent leur course en Afrique, comme une destination. Les maladies dites émergeantes sont consécutives au Sida que nul n’ignore à présent, qu’il soit le fait d’un de leur professeur et de son équipe. Ils nous inondent de produits incontrôlés, dont des vaccins (d’aucuns disent stérilisants), et avec des complicités de salauds se mettent à vacciner vos enfants à votre insu.
Le cas des expériences mortelles contre la méningite de la firme américaine Pfizer au Nigeria est connu de tous, et ce genre de scandale n’est pas qu’au Nigeria. Et, cette même firme débarque au Mali, soi-disant pour des recherches contre le paludisme (hum !). Ils vous vendent un produit, et alimentent le marché de la fraude avec. La presse malienne notait la semaine passée, tout près, que le laboratoire central atteste que 48 % des produits sur le marché malien sont impropres à la consommation. Quel record ! On nous empoisonne avec des aliments en tout genre : les produits à taux de radioactivité non tolérés chez eux, "qui ne tuent pas un Nègre" nous sont expédiés (on a vu déferler en Afrique des ailes de dindes, des cuisses par ci, des croupions par là, après Tchernobyl).
Suite au scandale de la vache folle aussi, on a vu débarquer après des conteneurs de carcasses de viande inhabituels. Nous sommes exposés par les conserves et leurs dates de péremption, exposés par les huiles, refusées au Burkina mais bons pour les Maliens, exposés par les cubes d’arômes qu’ils refusent eux-mêmes de consommer, exposés par les pâtes dentifrices, exposés mêmes par les laits pour bébé, que l’OMS a une fois décelé. C’est dire que l’Occident travaille à infléchir notre croissance démographique. Mais, pourquoi ? Par générosité sans doute ? Pas en nous tuant quand même ?
La liste des forfaitures est longue. Depuis ces dernières années, l’Afrique rejoint l’Europe dans le taux d’impuissance sexuelle masculine. Est-ce pour que nous fassions moins d’enfants ? Est-ce également pour cette raison qu’ils sont à la promotion de l’homosexualité chez nous, en y mettant de gros sous pour recruter et répandre ces pratiques abjectes ? Est-ce pour cela qu’ils cherchent le conflit entre les femmes et les hommes sur la question, alimentaire, de l’excision ? Bon Dieu !
J’arrête l’analyse à la question de la gouvernance, où nous sommes nous-mêmes les maîtres de la bêtise. Après avoir utilisé les démobilisés de l’armée à faire les coups d’État dans leurs pays, en toute démocratie, ils s’emploie à remplacer les civils élus, par des militaires "civilisés" : c’est le cas en Mauritanie, au Mali, au Burkina, au Niger, en Centrafrique, au Tchad, au Congo et au Congo RDC. Ne voulant pas nous voir unis, parler de la même voix, et ayant eu toutes les difficultés à démanteler et s’imposer dans les pays à parti unique, dont le Mali d’antan, ils ont imposé le pluripartisme et aiguillé sur la démocratie à l’occidentale avec la baraka de quelques tonneaux vides bourrés de complexes.
Je pose la question aux Maliens, pensez-vous qu’avec l’UNTM, sous l’UDPM, un gouvernement aurait jamais pu brader la Régie du chemin de fer du Mali ? L’Office du Niger ? L’EDM ? La Sotelma ? La CMDT ? l’Huicoma ? L’Itéma ? La BDM ? La Socima ? La Sonatam ? etc... Personnellement, je ne le pense pas.
Je ne suis pas en train de regretter l’ancien régime, car j’ai bien combattu le parti unique constitutionnel. Mais, nous nous voulions une possibilité d’ouverture à d’autres sensibilités, et un changement de système pour éradiquer les laisser-aller, les abus et les attitudes de territoire conquis d’un certain entourage du prince ; eux (qui poussaient dans l’ombre, c’est aujourd’hui connu), ils voulaient casser le monolithisme qui leur faisait barrage, s’assurer de notre division en groupes d’intérêt divergents, pour avoir les moyens de pression sur le pouvoir par oppositions interposées, en suscitant la discorde, en cultivant la. J’ai soutenu dans un article (qu’on refusa de publier), qui n’arrangeait pas certains, que la démocratie n’a rien avoir avec le pluralisme, car elle est fondamentalement une question d’adhésion des sujets. Je dis que cette démocratie fourvoyée n’est pas celle que nous voulions, et n’est pas pour servir l’Afrique, mais pour l’asservir. C’est clair.
Il est temps que nous nous fouettions, ici au Mali, pour nous parler en toute intelligence de ce qui nous arrive (car rien de ce qui est dit ici n’est pure imagination), afin de remédier à cette servitude dont nous semblons nous accommoder, mais aussi extirper de nos rangs les "rien-que-jouisseurs" qui croient que le monde se pense dans la panse et par le bas-ventre, et qui sont de vils individus serviles, prêts à trahir "pour quelques dollars de plus", pour un petit confort matériel personnel.
Si les Maliens, qui en ont encore le cœur et l’engagement se décident à se parler en toute fraternité, en bonne intelligence de nos alliances, en sortant du stupide labyrinthe de partis d’enseigne, et qu’aucun groupe complexé ou manipulé par des ambitions malsaines, sataniques, ne croient pouvoir ruser et prendre le dessus (impossible à tenir) au détriment des autres, nous ferons renaître l’espoir et le respect de notre Nation, dont l’âge d’or n’est pas un mirage. C’est un fait. Il n’y a qu’à nous regarder.
Mohamed Coulibaly
(ingénieur)

 



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DOSSIER
LE SPORT MALIEN DE 1960 A NOS JOURS
La constance dans la volonté politique
Depuis l’indépendance du pays, l’Etat n’a pas cessé de poser les jalons d’un développement harmonieux du sport national basé sur les activités de jeunesse à travers les quartiers, le mouvement pionnier et les écoles. Ainsi, de 1960 jusqu’au début des années 1980, le Mali figurait dans le gotha du sport africain dans plusieurs disciplines (athlétisme, football, boxe…) avec à la clef deux finales de Coupe d’Afrique de clubs (1963 et 1966), une finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football en 1972 à Yaoundé (Cameroun) et plusieurs médailles aux Jeux africains, notamment à Brazzaville (Congo, 1965). Aujourd’hui, l’athlétisme, le basket et les arts martiaux maintiennent l’espoir d’un rayonnement sportif régional. Avec le soutien (institutionnel, financier, matériel et moral) des plus hautes autorités du pays.
Dans les années 1960, le gouvernement a posé les jalons d’un développement harmonieux du sport national, basé sur les activités de jeunesse à travers les quartiers, le mouvement pionnier et les écoles. Cette politique, tout comme la période concernée (1960-1966) est illustrée par les résultats suivants réalisés sur l’échiquier international par des sportifs, des clubs ou les sélections nationales, attestant ainsi de la bonne orientation de notre sport.
En 1963, le Stade malien de Bamako est vice-champion d’Afrique des clubs lors de la 1re édition de la Coupe Nkrumah en football, devenue Coupe d’Afrique des clubs champions et aujourd’hui la Champion’s League. Lors des Jeux africains de Brazza en 1965, le Mali a obtenu une médaille en or en judo et une autre au lancer de disque respectivement par Lamine Touré et Namakoro Niaré. En 1966, l’AS Réal de Bamako est finaliste malheureux de la Coupe d’Afrique des clubs champions.
En football, les Aigles avaient perdu la finale lors des Jeux de Brazza en 1965. En 1972, ils avaient disputé la finale de la Can à Yaoundé (Cameroun) avec une génération de talents et patriotes comme Ousmane Traoré, Bakoroba Touré, Salif Kéita, Fantamady Kéita, Mamadou Kéita "Capi", Moussa Traoré…. La boxe a écrit ses lettres de noblesse avec comme point d’orgue le titre des champions d’Afrique, décroché par Sounkalo Bagayoko en 1974. Des puntcheurs comme Mary Konaté (décédé le 14 août 2003) ont aussi contribué à écrire les belles pages du sport malien, notamment de la boxe. C’est dire que pendant les années 1960-1970, le Mali était brillamment présent dans le gotha du sport africain.
Des infrastructures à la hauteur des ambitions sportives
Mais, depuis, c’est presque la traversée du désert, surtout au niveau du football avec comme éclaircis la 3e place occupée par les Aiglons au Mondial du Nigeria en 1999 et le sacre du Stade malien de Bamako l’année dernière en Coupe de la Caf. On peut aussi retenir la Coupe Cabral de football, gagnée par les Aigles en 1989 face au Sily National de la Guinée-Conakry. Cette contre-performance a duré malgré les efforts des divers gouvernements à travers l’organisation de forums et de journées de réflexion.
C’est pourquoi les journées de réflexion de 1986 avaient recommandé l’organisation des compétitions scolaires et universitaires, des compétitions du sport de masse, la construction d’infrastructures de proximité et le développement du sport d’élite (basket-ball, football et athlétisme). Ces recommandations n’ont été suivies que de façon timide par les acteurs. Ce qui explique, en partie, l’absence de performances des sportifs maliens sur le plan continental.
Comme on le constate, la réforme sportive de 1979, a pêché par sa non-application malgré les journées de réflexion de 1986. Avec l’avènement de la démocratie, le sport malien a connu un changement profond surtout au niveau de la réalisation des infrastructures sportives, de la participation des sportifs maliens aux compétitions sous-régionales, régionales, continentales et internationales.
En septembre 1995, des documents de politique élaborés et adoptés en séminaire gouvernemental ont conduit à un programme d’action du ministère de la Jeunesse et des Sports. "Les acquis de ce programme se situent dans le domaine des infrastructures et des équipements, de la formation et celui de la législation et de la réglementation. On peut essentiellement retenir", indique Djibril Guèye, directeur national des sports au ministère de la Jeunesse et des Sports.
Il évoque surtout le projet d’appui à la jeunesse par la pratique sportive avec la réhabilitation d’infrastructures déjà existantes et la création d’installations sportives de proximité dans toutes les capitales régionales et le district de Bamako ainsi que certains chefs-lieux de cercles. Cela était d’autant nécessaire que, au niveau des infrastructures de 1960 à 2002, notre pays ne disposait que du stade Modibo Kéita qui répondait aux normes internationales. Les Stades Mamadou Konaté et Ouezzin Coulibaly étaient mis à contribution pour les compétitions nationales.
L’organisation de la Can "Mali-2002" par notre pays a permis la réalisation des stades du 26-Mars, Babemba Traoré de Sikasso, Amary Daou de Ségou, Barema Bocoum de Mopti et Abdoulaye Macoro Sissoko de Kayes. Et le stade Modibo Kéita a été rénové pour la circonstance. Tout comme, dans le cadre du programme de solidarité, les stades de Koulikoro, Kidal, Gao et Tombouctou ont bénéficié d’une restauration.
Le Centre d’entraînement pour sportifs d’élite Ousmane Traoré dit "Ousmane Bléni" de Kabala, les locaux de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et ceux du lycée Sportif Ben Oumar Sy ont été édifiés. Tous ces édifices furent dotés d’équipements modernes qui offrent des conditions propices à la pratique sportive afin de hisser les sportifs maliens sur la rampe de la performance.
Grâce à la volonté politique du président Amadou Toumani Touré de faire du sport un facteur d’épanouissement de la jeunesse et de développement du pays, des stades modernes ont été réalisés à Bougouni, San et Koutiala. Et nombreux terrains multifonctionnels de proximité (basket, handball, volley…) ont été réalisés par la présidence de la République sur toute l’étendue du territoire nationale.
Renforcement des capacités, une priorité absolue
Cette volonté politique a également rendu possible l’extension du Centre d’entraînement de Kabala, la réhabilitation des stades Mamadou Konaté et Ouezzin Coulibaly ainsi que la rénovation de la Piscine olympique du stade Modibo Kéita qui sera bientôt inauguré. Aujourd’hui, le Palais des sports commence à sortir de terre à Hamdallaye ACI-2000. Ce joyau abritera l’Afrobasket féminin 2011, prévu au Mali.
Pour la formation, l’Etat et le Mouvement sportif se sont investis. C’est ainsi que de 1994 à 1998 une centaine d’entraîneurs de 1er degré, 417 arbitres, officiels et administrateurs sportifs… (toutes disciplines confondues) ont été formés par le biais du Projet d’appui à la jeunesse par la pratique sportive. Cette politique nationale de renforcement des capacités bénéficie du soutien du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm), de la Confejes, de la République d’Allemagne, de Cuba, d’Algérie, du Maroc, de la France...
" Avec le peu de moyens financiers dont ils disposent et face à la faiblesse de l’environnement économique qui ne favorise pas assez le sponsoring, nos structures associatives sportives se voient dans l’impossibilité de faire face aux exigences matérielles de leur activité. Aussi l’essentiel de leurs activités est-il axé sur le soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports", souligne M. Guèye. L’appui de l’Etat se fait sous forme de subventions directes ou indirectes, en nature (matériel didactique, équipements de sièges octroyés)…
C’est d’ailleurs grâce à l’assistance de l’Etat à ces associations que la direction nationale des sports et de l’éducation physique (DNSEP) a constaté, que de 1992 à nos jours, certaines disciplines sportives font surface sur l’échiquier continental et mondial. Il s’agit, entre autres, du tennis, de l’athlétisme, du basket-ball, du taekwondo, du karaté, du judo et de l’handisport. La régularité des engagements du pays dans les compétitions internationales a permis à certaines d’entre elles d’enregistrer des progrès notables.
De nouvelles locomotives pour le sport national
Pour celui de la législation et de la réglementation, plusieurs textes ont été adoptés dotant ainsi les services techniques et le mouvement sportif national d’un arsenal juridique lui permettant de mener efficacement des actions sur le terrain. Au niveau de la participation aux compétitions internationales, notre pays, durant cette période, a obtenu les meilleurs résultats de son histoire.
En taekwondo, par exemple, Daba Modibo Kéita a été champion du monde en 2007 et en 2009. En basket, les équipes nationales de basket dames toutes catégories confondues sont championnes d’Afrique et ont toutes participé aux championnats du monde. Et les seniors dames ont représenté l’Afrique aux Jeux olympiques "Beijing-2008" (Chine).
L’équipe nationale junior garçons (basket), grâce à sa 2e place africaine, a participé au championnat du monde de sa catégorie en Russie. Et lors du championnat d’Afrique d’athlétisme, organisé en Ethiopie en 2008, l’athlète Kadiatou Camara fut médaillée d’argent sur 100 m, Yah Kîota a décroché la médaille de bronze aux Jeux Africains en 2007 à Alger. Et le Mali a occupé les premières places dans d’autres compétitions, notamment au yosei-kan budo, en bras de fer sportif…
Aujourd’hui, le taekwondo et le basket constituent les locomotives du sport malien. En effet, cet art martial est sans doute la discipline la plus titrée du Mali dans les compétitions africaines et internationales. En témoigne la performance de Daba Modibo Kéita qui est deux fois champions du monde chez les lourds.
Et en moins de cinq ans, le basket féminin a réussi à remporter toutes les couronnes africaines dans les différentes catégories. Et le Djoliba (dames) s’est adjugé le trophée des clubs champions en 2005 à Bamako. Il faut aussi souligner que lors des Jeux africains "Alger-2007" (Algérie), le karaté avait offert au Mali une médaille d’or à travers le jeune Fousseyni Sacko (-70 kg).
Même si le football continue de décevoir, d’autres disciplines comme l’athlétisme, le basket et les arts martiaux maintiennent l’espoir permettant à notre pays de se maintenir dans le gotha du sport africain.
Moussa Bolly
(CC/MJS)

POLITIQUE DE SPORT AU MALI
Des efforts pour assurer la relève…
Au Mali, la relève des poussins aux espoirs en passant par les minimes, les cadets et les juniors sont contenus dans une politique de promotion de sports.
Il n’y a pas de doute : les autorités maliennes depuis 1992 sont en train de s’investir dans la mise en place de politique de sport. L’Etat et les privés s’investissent pour que la relève des anciens sportifs soit assurée. Des dojos (karaté, judo, taekwondo...), des centres de basket, des écoles de football et des centres des différents clubs du Mali en sont des exemples patents, le sport de masse, le sport scolaire et universitaire sont des preuves de la volonté des autorités à préparer la relève.
Toutes les infrastructures créées entrent dans la politique de relève, dans la mesure où elles contribuent à l'éclosion des talents. Presque tous les stades du pays (Bamako, Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti...) disposent de centres (foot, basket, athlétisme) encadrés par d’anciennes gloires, rémunérées par le ministère de la Jeunesse et des Sports grâce à un programme d'insertion socioéconomique des anciens sportifs.
Il faut rappeler que lors de la 2e réunion des ministres chargés de la Jeunesse et des Sports de la Zone II tenue à Niamey début février 2009, il a été révélé que notre pays est en avance sur beaucoup de pays de l’espace en matière de promotion de la jeunesse et du développement du sport.
Au ministère des sports, on nous apprend que cela ne surprend pas "puisque, dans la mise en œuvre des politiques de promotion de la jeunesse et de développement du sport, le Mali est lancé dans une phase de concrétisation depuis plusieurs années". Ce qui fait que notre pays apparaît comme l’un des leaders en matière de relève des sportifs.
Ce qu’il faut dire, c’est que depuis près de deux décennies, la création d’infrastructures sportives et la promotion de politique de sports ont pris corps au Mali. Pour cette volonté politique de vulgariser le sport, des actions essentielles ont été menées pour consolider les acquis et relever de nouveaux défis. Il s’agit, entre autres, de la préparation d’une Loi d’orientation des activités physiques et sportives, la relance du sport scolaire et universitaire, la relance du sport de masse, l’élaboration d’un programme de viabilisation et de rentabilisation des infrastructures de proximité.
Tout comme des efforts ont été consentis dans le renforcement des capacités des ressources humaines, la maîtrise de la gestion et de l’organisation des compétitions nationales et internationales ainsi que la restructuration de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) par l’institution du système licence/master-doctorat (LMD).
Amadou Sidibé

FOOTBALL DES JEUNES
Maintenir la cadence
Discret au niveau des seniors, le football malien a fait montre d’une étonnante vitalité dans les compétitions de jeunes vers la fin des années 1990 et le début des années 2000. A l’époque, le Mali a participé à une douzaine de phases finales de compétitions africaines et mondiales, toutes catégories d’âges confondues.
Pour la première fois de son histoire, le football malien était représenté au championnat du monde junior (17 février au 3 mars 1989) en Arabie saoudite. Amadou Bass et ses camarades, après avoir éliminé successivement le Sénégal, le Maroc et l’Egypte, avaient écarté en demi-finale l’Algérie.
C’est à Alger que les Oumar Guindo, Mamoutou Tollo, Boubacar Diabaté et autres Malick Tandjigora sont allés arracher leur qualification, ramenant un nul (1-1) de la capitale algérienne. Au match retour à Bamako, devant une foule record de plus de 30 000 spectateurs, les Aiglons ont fait de nouveau match (0-0) face à une formation algérienne très défensive.
Les Flying Eagles du Nigeria qui avaient pris le meilleur sur leurs homologues ivoiriens (2-2 à Abidjan, 2-0 à Ibadan) croiseront le Mali en finale et un peu plus tard, les deux pays se retrouveront pour le titre honorifique de champion d’Afrique. Mais le plus important pour ces deux équipes étaient bien de décrocher leur passeport pour le Mondial.
Les Aiglons de 1999
Le traumatisme de la 8e Can Yaoundé 1972 fut durable puisque les Aigles ne s’en relevant qu’en 1994, lors de la Can tunisienne, puis ce fut encore une autre longue traversée du désert quand l’équipe sombra pendant six ans. L’embellie fut malheureusement passagère.
Les Aiglons furent ainsi de la Coupe du monde à trois reprises (en Arabie saoudite 1989, au Nigeria 1999 puis aux Emirats arabes unis en 2003). En finale de 1989, les poulains d’Idrissa Touré "Nani" ne s’inclinèrent en finale de la Can juniors que devant le Nigeria et en demi-finale à trois reprises (1995, 1999 et 2003). Et 2003 était la cinquième fois consécutive pour les juniors du Mali après 1995, 1997, 1999 et 2001).
A l’époque, les sélections cadettes et juniors, à l’opposé des seniors ne rataient plus une phase finale de la Can de leur catégorie (1995, 97, 99, 2001 et 2005 pour les Aiglonnes), puis (1995, 97, 99, 2001, 2003 et 2009 pour les Aiglons).
Ainsi en 1995, le Mali est éliminé à la première phase finale de la Can cadette qu’elle avait organisée. Le premier trophée ira au Ghana. En 1999, le Mali se classe 4e de la Coupe d'Afrique des nations juniors. Une place qui le propulsera au Mondial de la catégorie organisé la même année au Nigeria où les Aiglons occuperont la troisième place à Lagos. Seydou Kéita est élu meilleur joueur du tournoi et Mahamadou Dissa, soulier d’argent.
Couronnements
En 2001, le Mali est éliminé au 1er tour de la Can junior en Angola. En 2003, il termine dans le carré d’as avec une place pour la Coupe du monde aux Emirats arabes unis. Dans le Golfe, Mamadou Coulibaly et ses poulains sont éliminés dès le 1er tour. Auparavant, en 2001, le Mali participait à la Can des cadets. La même année, les cadets maliens ont été 1/2 finalistes à Trinidad et Tobago en Coupe du monde.
Absent de la Can junior 2007 au Congo, les Aiglons sous la houlette de Fagnery Diarra en 2005 au Bénin et de Djibril Dramé au Rwanda en 2009 sont prématurément éliminés de la compétition.
La Fifa en son temps avait adressé une lettre de félicitations à la Fédération dirigée par Amadou Diakité. Car de toutes les équipes présentes au Nigeria en 1999 lors de la Coupe du monde junior, seul le Mali avait sur un effectif de 18 joueurs, 14 éléments en progression régulière depuis la classe des cadets.
" Dès le début de la saison à l’époque, les ligues de football organisaient un championnat régional de jeunes. A la fin de la compétition, une sélection des 22 meilleurs joueurs était établie pour une phase finale qui se déroulait sur quinze jours à Bamako. A l’issue de ce tournoi suivi de bout en bout par un comité de sélection, les joueurs susceptibles de jouer en équipe nationale sont retenus et confiés aux entraîneurs", expliquait Amadou Diakité, alors président de la Fédération malienne de football.
Boubacar Diakité Sarr

SPORTS
Ces "Maliens" qui ont fait le bonheur de la France
Les sportifs maliens souffrent d’un manque d’efficacité crianrd sur la scène internationale. Pourtant certains compétiteurs originaires du Mali ont excellé dans leur discipline. Les Echos en a choisi trois pour ce dossier.
Stéphane Diagana est né le 23 juillet 1969 à Saint-Affrique. Athlète français spécialiste du 400 m haies, il est très peu connu du public malien. Il n’en est pas moins détenteur de nombreux records. Il est le premier champion du monde d'athlétisme masculin français, titre décroché à Athènes le 4 août 1997. Il détient par ailleurs le record d'Europe du 400 m haies en 47 s 37, performance réalisée le 5 juillet 1995 lors du meeting de Lausanne. Militant de la cause anti-dopage, il est actuellement membre du comité des sportifs de l'Agence mondiale antidopage. Aujourd’hui retiré de la compétition, il commente les épreuves d’athlétismes pour le compte de France Télévisions.
Malamine Koné naît le 21 décembre 1971 à Niéna, village situé dans le sud-est de Bamako, capitale du Mali. Arrivé à l’âge de 10 ans en France, il grandit dans une cité "difficile" de Seine Saint-Denis. Boxeur prometteur, il devient deux fois champion de France de boxe catégorie poids moyen dans le milieu des années 90 avant qu’un accident le retire de toute compétition. De son passé de boxeur, il a gardé une carrure impressionnante, un surnom, "Panthère" , et un credo "quelle que soit son origine, il faut garder à l’esprit que tout est possible" . EN 1999 il se reconvertit en créant sa propre marque d’équipements sportifs, Airness, pour lequel il reprend la panthère noire comme symbole. Aujourd’hui Airness est la première marque française de sport présente dans le football en France et à l’international, dans le basket, le rugby et dans le tennis. La marque est également l’équipementier des Aigles du Mali. Pour Malamine Koné, la réussite se mérite à force de travail. Selon lui, "il ne faut pas avoir peur de l’endroit où l’on vient et se battre pour ce que l’on veut". Il a reçu en 2007 le prix du jeune entrepreneur le plus remarquable de la Jeune chambre internationale, et a été désigné en 2008 comme personnalité de l'année lors des Trophées des arts afro-caribéens
Jean Amadou Tigana est né au Mali d'une mère française, arrivé en France à Marseille à l'âge de trois ans avec ses parents, il découvre très vite le football. Milieu de terrain fin et technique il est repéré en 1978 par l'entraîneur de l'Olympique lyonnais Aimé Jacquet. Il y restera trois années avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux et de retrouver de nouveau son mentor Aimé Jacquet en 1981. C'est avec Bordeaux qu'il remportera ses premiers trophées trois championnats de France (1984, 1985 et 1987), deux coupes de France (1986 et 1987) et une demi-finale de Coupe d'Europe des clubs champions en 1985. En même temps, l'équipe de France fait appel à lui. En 1984, il contribue à la victoire de l'Euro 1984 qui se déroule en France. Cette même année, il obtient la seconde place au ballon d'or. Il compose alors le fameux Carré magique avec Michel Platini, Alain Giresse et Luis Fernandez. Il met un terme à sa carrière professionnelle avec l’Olympique de Marseille pour lequel il remporte deux nouveaux titres de champion de France en 1990 et 1991. Pour autant, il ne quitte pas le milieu du football. Il devient entraîneur et lance à l’AS Monaco Thierry Henry et David Trézéguet. Apres plusieurs années à l’étranger, il retourne en France sous les couleurs des Girondins de Bordeaux pour lequel il officie en lieu et place de Laurent Blanc depuis le 25 mai 2010.
Ces compétiteurs ont un point commun, en plus de leurs titres, leur talent et leur réussite, ils ont tous trois bénéficié de structures d’entraînements et d’encadrement spécifique pour atteindre le plus haut niveau. Structures qui font défaut au Mali, elles sont donc à mettre en place pour qu’enfin un Malien se hisse sur un podium mondial.
Kaourou Magassa

ABDOULAYE DIAWARA BLOCUS, EX-GLOIRE DU FOOT
" Le football est une attraction où il faut gagner"
Pour Abdoulaye Diawara alias Blocus, ancien sociétaire du Djoliba AC et de l’équipe nationale de football du Mali, il n’y a aucune commune mesure entre l’engagement du footballeur malien d’hier et celui d’aujourd’hui. Le patriotisme était une valeur fondamentale pour le premier alors que le second, en dépit des conditions nettement plus favorables, peine à honorer les couleurs nationales.
Les Echos : Qui est Blocus ?
Abdoulaye Diawara : Je suis Abdoulaye Diawara, j’appartiens au Djoliba. Blocus est mon nom de football. Je suis né à Bamako en 1942 et j’évoluais comme avant-centre, titulaire au Djoliba AC.

Les Echos : Quelle comparaison faites-vous entre le football de votre époque et celui de maintenant ?
A. D. : Comparaison n’est pas raison, certes, mais à notre temps, le football suscitait un engouement certain parce que nous on est venu au football avec l’indépendance. Donc, on était motivés par la nation. Quand on était sélectionné, c’était un bénéfice pour nous parce que l’ambition de tout footballeur est de participer à l’équipe nationale. On faisait tout pour se maintenir en forme physiquement et techniquement. On était très doués et l’on arrivait toujours à faire la part des choses quand on était sur le terrain. On jouait et l’on faisait plaisir parce que le football ce n’est pas seulement que jouer, c’est aussi et surtout une attraction.
Dans cette attraction, il faut essayer de gagner. Mettre la valeur intrinsèque, mettre tout son poids et toute une connaissance pour faire gagner une équipe parce que, les spectateurs ne viennent que s’il y a des victoires. Le pays ne veut que des victoires. Voilà à l’époque nous étions des gagneurs, or maintenant il y a l’argent. Il y a l’argent comme je l’ai dit et ça paye bien. Quand les expatriés viennent défendre les couleurs de la nation, eh bien on est étonné de voir la manière dont ils évoluent sur le terrain. C’est décevant et c’est ça la grande différence.

Les Echos : Le footballeur actuel au Mali est-il mieux traité que celui d’hier ?
A. D. : Il n’y a pas de comparaison. Les footballeurs de maintenant sont mieux traités que nous ne l’étions. A notre époque, nous étions traités de la manière dont on était au pays. Le pays n’était pas aussi riche. Donc, on n’avait pas les mêmes émoluments. Les primes étaient minables par rapport aux primes de maintenant puisque quand on sortait, on avait 5000 francs maliens de primes à l’extérieur. Combien de millions de F CFA les joueurs d’aujourd’hui gagnent ? Plusieurs. Donc, je peux dire qu’ils sont mieux traités maintenant que nous. Pour nous, c’était la valeur seulement, la patrie. Cela nous suffisait largement pour nous épanouir, pour jouer, pour gagner.

Les Echos : Est-ce le football d’hier était mieux organisé que celui d’aujourd’hui ?
A. D. : Oui ! Il y avait un suivi constant quand même au niveau du football parce que les dirigeants étaient des dirigeants bien aguerris. Ils suivaient les activités même s’ils n’avaient pas d’argent. Ils étaient bien organisés pour que l’équipe marche. Nous étions bien organisés, il n’y avait pratiquement pas de problèmes. On n’était plus sérieux que les dirigeants d’aujourd’hui.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

KAROUNGA KEITA
Un cœur tout rouge
En tant que joueur, puis entraîneur, Karounga Kéita dit Kéké a marqué de son empreinte la vie du Djoliba dont il est le président du conseil d’administration depuis 1990.
L'ancien international Karounga Kéita, 68 ans, a été réélu pour un mandat de 4 ans à la présidence du conseil d’administration du Djoliba AC de Bamako, à l'issue de l'assemblée générale de l’année dernière.
L’homme qui s’est défendu corps et âme pour maintenir "les Rouges de Bamako" sur l’échiquier national depuis une trentaine d’années, ne semble pas fatigué des rênes d’une des équipes phares du championnat national de Ligue 1.
Karounga Kéita, il faut le dire, avait évolué comme professionnel aux Girondins de Bordeaux (L1 française) dans les années 1960 et 1970, a été élu pour la première fois à la tête du Djoliba en 1990 après avoir aussi porté le maillot de la sélection nationale.
Titulaire d’un diplôme d’études supérieures en droit, il avait auparavant porté les couleurs du Djoliba de 1960 à 1962 après avoir évolué dans l'équipe de l'Africa Sport du Soudan, qui a fusionné en 1960 avec le Foyer du Soudan, pour donner naissance au Djoliba AC de Bamako.
De retour au Mali, "Kéké", en 1972, il assumera les fonctions d'entraîneur du Djoliba et de l'équipe nationale du Mali.
A sa prise de fonction, "Kéké" avait entrepris de grands travaux de développement des infrastructures notamment le Complexe sportif Hérémakono (primé par la Caf), un des meilleurs en Afrique. La valeur du Complexe Hérémakono (qui signifie en bambara : en attente du bonheur), s’élève à près d’un milliard de F CFA. Il est équipé de trois terrains d’entraînement gazonnés, d’une piscine olympique et de bureaux.
" Kéké" mettra aussi en place une politique de transfert des joueurs vers l’extérieur comme Adama Coulibaly "Police", Souleymane Diamouténé, Ténéman Ndiaye, Adama Tamboura, Amadou Sidibé et Sékou Bagayoko. Ce dernier est parti, il y a quelques jours.
Vice-président de la Fédération malienne de football (Malifoot) de 2005 à 2009, Karounga Kéita a été fait commandeur du Mérite national de France pour services rendus au football français par le président Jacques Chirac en 2004.
Boubacar Diakité Sarr

COUPE CAF-2009
Le Stade malien vainqueur historique au bout du suspense
Le Stade malien a remporté la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf) en battant les Algériens de l'Entente de Sétif à l'issue de la séance des tirs au but, le samedi 5 décembre 2009, offrant ainsi au Mali le premier titre continental de son histoire.
Le Stade malien a remporté le match retour (2-0), alors que Sétif s'était imposé sur le même score à l'aller en Algérie. Il fallait recourir aux tirs au but, épreuve dans laquelle les "Blancs de Bamako" se sont montrés plus adroits : en réussissant 3 penaltys contre 2 à leurs adversaires.
Le succès a été long à se dessiner. Sur un terrain un peu dégradé, la première période a été difficile pour les Stadistes, soutenus par 25 000 spectateurs, qui se sont heurtés à une équipe algérienne bien organisée et surtout solide défensivement.
Il a fallu attendre la 2e période pour débloquer la situation, d'abord sur un but à la 53e, quand un ballon mal dégagé par un défenseur algérien ricochait sur la poitrine de Bakary Coulibaly pour terminer sa course dans les filets.
Deux minutes plus tard (55e), Ousmane Bagayoko s'infiltrait dans la surface de réparation adverse et était crocheté. Il transformait lui-même le penalty. A 2-0, le Stade venait de refaire son retard du match aller.
Mais après avoir logiquement accusé le coup, l'Entente de Sétif réagissait et prenait des initiatives avec l'entrée de trois joueurs à vocation offensive. Le Stade malien souffrait, mais tenait le choc jusqu'au coup de sifflet final.
Puisqu’il n’y avait pas de prolongation, les deux équipes passaient directement aux tirs au but. Le gardien et capitaine stadiste, Soumbeyla Diakité, s'illustrait en repoussant deux tirs adverses, permettant aux Blancs de Bamako de l'emporter.
Le football malien tenait ainsi le premier titre continental de son histoire et c'est dans un stade Modibo Kéita en liesse que le chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré remettait le trophée de la Coupe de la Caf aux joueurs du Stade malien.
B. D. S.

SPORT MALIEN
La tragédie du mépris
Des champions exceptionnels ont sombré dans la déchéance ou l’anonymat. Des sportifs au potentiel rare n’ont pas avancé. Parce que, dans ce pays, la culture de la fierté nationale n’existe pas…
En avril 2007, dans les locaux de la mairie de la Commune V, un homme usé et fatigué vient demander un service au maire de l’époque, Demba Fané. L’édile municipal, tout fier et tout arrogant le toise du regard et après des mots à peine audibles, lui tend un misérable billet de 10 000 F CFA, avec la moue du mépris.
Cet homme qui venait ainsi de subir l’humiliation quotidienne de sa journée est une ancienne gloire du football national, un joueur qui a tout donné à l’AS Réal et aux Aigles. Un jeune qui n’a jamais voulu s’exiler, trompé par les mirages du patriotisme et de la fidélité au drapeau malien.
C’est après sa retraite qu’il comprendra que, dans ce Mali indépendant depuis 50 ans, il n’existe pas d’idoles, le peuple et ses dirigeants se moquent royalement de ceux qui ont le drapeau national tatoué sur le cœur. Le triste épisode de ce jour rappelle les destins quelconques de ceux qui furent nos champions. Nous pouvons citer Sounkalo Bagayoko, champion d’Afrique des mi-lourds en boxe. L’homme qui a terrorisé ses adversaires sur le ring pendant des années et porté haut le flambeau du sport malien.
Il n’existe rien dans ce pays pour célébrer cet homme. Il y a feu Mamadou Kéita dit Capi, celui qui a mené les Aigles à un niveau où jamais un coach étranger n’a pu arriver. Capi était payé 500 000 CFA par mois et il se trouvait des Maliens pour juger cela anormal. Alain Giresse touche des millions dans l’indifférence générale. Comme le faisait les Keshi, Kasperzack, Jean-François Jodar ou autres losers émérites sortis de leur sarcophage et promu patron des Aigles de malheur.
Mari Konaté avait tous les atouts pour devenir la fierté du Mali. C’est en Côte d’Ivoire qu’il trouvera refuge et protection auprès d’Houphouët-Boigny qui l’a aimé comme si Mari était un authentique fils de la lagune Ebrié. Jamais une autorité malienne n’a daigné jeté un regard admiratif à ce boxeur doté d’une force titanesque, c’est Houphouët qui, assistant à tous ses combats, lui criait : "Mari, a faga !" (Mari, tue-le !) Comme les jeunes Zaïrois qui chantaient et dansaient en 1974 pour Mohammed Ali avec le refrain : "Ali, boumayé !".
Naître et grandir au Mali, porter la nationalité et être doué pour le sport, c’est quasiment être assuré de ne jamais sortir du lot. En tout cas, pas avec l’aide d’une autorité quelconque. Ceux qui font aujourd’hui les beaux jours du Réal de Madrid ou FC Barcelone sont des self made men. Ils ne doivent rien à l’Etat et au ministère de la Jeunesse et des Sports. Conscients qu’une fois à la retraite, ils ne pourront jamais compter sur une aide de la collectivité, ils ont instauré un rapport purement financier avec la Fémafoot. Et ils ont raison.
On ne peut conclure sans penser à tous ces athlètes qui n’ont jamais connu le chemin du succès, parce que nés au Mali et détruits par une méchanceté et un mépris exceptionnels. Au début des années 1980, il y avait une fille qui faisait les 400 m pour le compte de l’AS Réal. Aïssata ou Animata Soumaoro gagnait sa catégorie avec souvent 50 m d’écart sur ses poursuivantes. Si elle avait eu la chance de naître en France, elle serait devenu la Marie Jo Perec, aux USA, la Gail Devers aimée et en Jamaïque, une Ottey bis. Hélas ! Sa carrière n’est allée nulle part.
Pour les sceptiques, un petit tour à Bolibana ou Médina-Coura suffit pour se convaincre qu’au Mali, le cinquantenaire, c’est pour les escrocs et les profiteurs, pas pour ceux qui ont forgé l’identité sportive ou culturelle de la nation.
Ousmane Sow

MAMADOU DIAKITE, ANCIEN DU STADE MALIEN DE BAMAKO
" J’ai joué pour le plaisir"
Titulaire d’un diplôme de 3e degré d’entraîneur obtenu en 1968, à l’Ecole supérieure de la culture physique et des sports en Allemagne (DHFK), Mamadou Diakité dit Doudou, peut aujourd’hui se flatter d’avoir eu une carrière d’entraîneur bien réussie. Né le 2 juin 1939 à Bamako, Mamadou Doudou Diakité en tant que joueur, puis entraîneur a écrit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du Stade malien de Bamako dont il est aujourd’hui le directeur technique et des Aigles, nous parle du cinquantenaire."Je dois tout d’abord vous remercier pour m’avoir donné l’occasion de vous livrer ma pensée et mon parcours de footballeur sur un événement qui n’échappe à aucun Africain. Le cinquantenaire de mon pays est une grande fierté pour la nation entière. 50 ans de liberté, 50 ans de dignité africaine retrouvée face au monde. En ce qui me concerne, le parcours en bien des domaines est très satisfaisant. La physionomie du pays à considérablement changé. Le sport n’est pas du tout resté en marge, témoins ces coupes africaines pour le football et le basket-ball féminin. Des médailles en or (arts martiaux), en judo, etc".
" J’ai été aussi fier d’avoir participé ce samedi 15 juillet 1961 la 1re finale de la Coupe du Mali qui s’est déroulée au stade Mamadou Konaté entre le Stade malien de Bamako et le Djoliba AC de Bamako, qui s’est soldée par 3 buts partout après prolongations. J’ai eu l’honneur de marquer deux buts. Le match a été rejoué le 21 juillet 1961 aux mêmes place et heure. Un match palpitant qui s’est soldé par 2 buts à 1 en faveur du Stade malien de Bamako. Là aussi j’ai eu la chance et l’honneur de marquer le but victorieux. Lorsque le président de la République du Mali, le président Modibo Kéita a remis le trophée à notre capitaine Bakary Samaké dit Piantoni, c’était un pur bonheur, car nous sentions, nous savions que nous faisions œuvre de pionniers, nous écrivions les premières belles pages de la Coupe du Mali".
Doudou confie que Bakaridjan et son entraîneur Ben Oumar Sy sont en fait les personnages qui ont marqué son esprit, tant au Stade malien qu’en équipe nationale du Mali. Au sein des Aigles, il a participé aux 1ers Jeux africains qui se sont déroulés à Brazzaville (Congo) en 1965.
Aussi avec les juniors, son palmarès s’est enrichi d’une 1re qualification à la phase finale du championnat du monde de cette catégorie qui s’est déroulée en Arabie saoudite, en 1989. Doudou Diakité qui était dans l’encadrement technique avec Idrissa Touré "Nani" tient son plus gros regret dans cette édition du championnat d’Afrique. Son regret s’explique par le fait que les dirigeants de notre sport roi à l’époque n’ont jamais réclamé leurs droits.
" Avec la sanction contre le Nigeria, c’est à nous que devait revenir le trophée de champion d’Afrique. Je regrette amèrement que nos dirigeants à l’époque n’aient jamais réclamé ce titre", confie-t-il. Et d’ajouter qu’à leur époque l’objectif était simplement de relever le drapeau malien. "J’ai joué pour le plaisir. Pour terminer, notre pays a réalisé l’essentiel, mais il reste encore beaucoup à faire pour répondre aux aspirations profondes de tous les Maliens". Avis d’un pionnier ;
Boubacar Diakité Sarr

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