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2010

Mois de septembre

Les Echos du 16 septembre

 

AQMI
Nouvelle cellule de renseignement
Une rencontre à huis clos regroupant des responsables militaires algériens, maliens, mauritaniens et nigériens a eu lieu mardi 14 septembre 2010 à Alger. Cette rencontre, qui s’étale sur deux jours, a pour but la création d’une cellule de renseignement chargée du suivi des activités d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Pas grand-chose n’a filtré de la réunion à huis clos entre les chefs de corps des renseignements des pays du Sahel (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger) mis à part que les gouvernements concernés espèrent redoubler d’effort dans la coopération en terme de renseignement : en créant une nouvelle cellule de renseignement. La priorité évoquée est de cibler les revenus "qu'Al-Qaïda utilise pour acheter des armes ou financer un réseau d'informateurs ou d'officiels corrompus".
Pour ce faire, les pays engagés contre l’AQMIcomptent recruter des experts du blanchiment d'argent pour traquer l’argent sale gagné par les activistes grâce aux enlèvements et à la contrebande. Selon un responsable algérien, "Al-Qaïda a des millions d'euros qu'il essaie d'investir dans la région. Il faut régler ce problème du blanchiment d'argent".
Il est vrai que depuis 2005, les rançons versées dans la région du Sahel ont rapporté plus de 50 millions d’euros aux groupes terroristes de la région, selon Kamel Rezag Bara, conseiller à la présidence de la république algérienne.
L’Espagne est le pays ayant le plus dépensé pour libérer ses ressortissants avec 8 millions d’euros versés. Les pays de la région tentent de traquer cet argent pour éviter qu’il ne soit réinvesti dans l’achat d’armes et d’explosifs qui serviront à tuer des civils et des militaires dans ces pays.
Il sera également procédé au recrutement de personnes connaissant bien le Sahara, car toute opération militaire dépend des renseignements collectés au préalable. Ainsi la cellule de renseignement à créer aura "pour mission la collecte et l’analyse des informations sur la situation, notamment à travers la mise sous écoute de leurs appels, et préparer une stratégie commune dans le cadre de la lutte antiterroriste et la criminalité transnationale".
Cette nouvelle structure devrait également servir d’appoint au comité opérationnel des états-majors, créé en avril dernier et basé à Tamanrasset. Le comité conçu au départ comme une structure exclusive de lutte anti-terroriste souffre de dissension. Trois points de discorde sont récemment apparus.
Le premier est que le Mali a cédé aux pressions françaises, en décidant de relâcher en février 2010, quatre terroristes de l’AQMI en échange de la libération du Français Pierre Camatte. Le second concerne la Mauritanie qui a demandé un soutien militaire à la France pour mener un raid contre une base d’Al-Qaïda au Mali, dans la tentative manqué de libération de Michel Germaneau.
Le troisième se rapporte aux pressions exercées par l’Espagne pour la libération de deux de leurs ressortissants en échange de la libération d’Omar Sahraoui, ex-membre du front Polisario et aujourd’hui d’Al-Qaïda.
Ces événements ont failli mettre à mal la coopération entre les quatre pays sahéliens. La coopération se réorganise avec la probable création d’une nouvelle cellule de renseignement. Alors que dans le même temps et selon de source algérienne, plus de 50 jeunes Touaregs ont décidé de rejoindre Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Kaourou Magassa
(stagiaire)

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DESSERTE DU MALI
Un nouveau terminal passager en 2012
Dans 23 mois, soit en septembre 2012, un nouveau terminal passager prendra forme à l’aéroport de Bamako-Sénou. Le terminal répondra aux normes internationales.
Les réalisations sont fiancées par les Etats-Unis à travers le Millenium Challenge Corporation (MCC) et les travaux seront exécutés par l’entreprise chinoise Sinohydro pour un montant de 35 milliards de F CFA. Bâti sur une superficie de 15 000 m2, le bâtiment sera construit à trois niveaux et d’un niveau zéro.
Les travaux comprennent également la construction d’infrastructures de soutien : une voie d’accès avec des parkings pour automobiles, une station de traitement des eaux usées, une piste raccordant l’aéroport à la nouvelle zone des infrastructures de soutien, un nouveau château d’eau, le renforcement du réseau électrique, un dispositif de gestion des déchets solides.
Le projet de modernisation et d’extension de l’aéroport Bamako-Sénou contribuera à la croissance du trafic aérien et augmentera l’efficacité de l’aéroport dans le traitement à la fois des passagers, du fret et cela grâce à une amélioration des infrastructures aériennes et terrestres et de répondre aux normes par rapport aux aéroports de standing international.
Un aéroport digne de ce nom
Pour le chef de l’Etat, "c’est un très gros cadeau d’anniversaire que le gouvernement des USA a offert au Mali". Depuis les premiers jours de l’indépendance du Mali, les USA et le Mali entretiennent une coopération multiforme et les Etats-Unis ont pris une part particulièrement importante dans le cadre du développement multiforme et varié.
Il s’est félicité de la construction de l’aérogare moderne qui répond à toutes les exigences du moment. L’allongement de 500 mètres de la piste fera de Sénou un aéroport international de très grande dimension. "Nous allons répondre à toutes les normes exigées d’un aéroport digne de ce nom". Toutefois, ATT a fait une mise au point sur le respect du délai contractuel, même si lui ne sera plus au pouvoir au moment de son inauguration.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général de la présidence, Diango Sissoko, dira que le nouveau terminal "constituera un objet architectural et s’appuiera sur les valeurs établies à l’échelle internationale". Lui aussi a mis un accent sur le respect du délai imparti.
Pour l’ambassadeur des Etats-Unis, S. E. Mme Gillian Milovanovic, le projet dans son ensemble, " va contribuer à la croissance économique du Mali. Il devra faciliter et accroître les liaisons aériennes entre le Mali et l’étranger. Il permettra également de désenclaver le Mali en l’ouvrant au monde". L’ambassadeur a souligné la bonne coopération entre les deux pays.
Le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré et l’ambassadrice des Etats-Unis au Mali, S. E. Mme Gillian Milovanovic, ont procédé à la pose de la première pierre des travaux et des infrastructures connexes de l’aéroport de Bamako-Sénou. C’était en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement, des ambassadeurs accrédités au Mali et de plusieurs invités de marque.
Le maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, a promis que la population de sa circonscription, s’engage à apporter sa contribution à la pérennisation des infrastructures réalisées.
Amadou Sidibé

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APPEL DU CINQUANTENAIRE
Le devoir de raison
La République a mon âge et flirte avec ma pensée. La génération 60, celle des 50 ans bien sonnés, dans notre logique traditionnelle, porte, à son tour, la charpente de la société sur ses épaules. Alors, nous sommes en droit, avant toute évaluation tierce, de nous interroger sur ce que nous avons reçu et fait de l’héritage, celui que nous ont légué nos pères.
Nous n’avons aucun complexe de colonisés à nous faire, ne l’ayant pas été. Nous n’avons non plus pas de raison de nous enorgueillir, car les résultats de notre demi-siècle de gestion souveraine visiblement ne donnent nullement matière à se gonfler, malgré des efforts réels.
Je voudrais donc partager, ici, avec la nation en intime, les 50 lieux d’interpellation de notre conscience, dans un monde livré à l’appétit insatiable des loups du Nord et des hyènes du Sud, dont les crottes et vomissures répugnantes emmerdent et empestent le monde de leurs misères.
En 50 années de maçonneries étatiques des tâcherons, en déconstruction de la société nationale africaine déchirée, pas un seul pays du continent n’a pu se redresser durablement. Ceux qui ont connu des moments d’espérance, surpris d’euphorie, ont tous été, l’un après l’autre, ballotés, mis à genou, leurs expériences capotées dans la douleur, obligés à un redémarrage à répétition, un éternel recommencement.
Tant et si mal que les pouvoirs en sursis, tentant de s’éterniser, et les gouvernements en faire-valoir sommés à une gestion d’affaires courantes, n’osent se poser la question fondamentale du bilan de parcours, appelant leurs peuples à une fête qui, du coup, se fait sans sujet ni objet, donc sans questions ni réponses.
L’intelligentsia africaine serait piètre de laisser passer l’occasion sans pouvoir monter au créneau, pour dire de sa science, et faire comprendre à nous bêtas, ce qui ne va pas, la source du mal général, car nous sommes bien dans le festival des "pays malades" qui fêtent avec pompe leur mise en mal collective.
Tous sont confrontés aux mêmes maux d’un même type d’Etat qui creuse plutôt ses dépendances, maltraite la ressource humaine, le savoir, l’intelligence, ne sachant raisonnablement que faire, sauf à baratiner dans la routine, passant sous l’onction du vernis les ressassements en série des mêmes choses, litanies, psalmodies et rapsodies.
L’appareil de conscience sociale vidé de sa substance emploie les tenants de l’ordre à semer le désordre, casser le monde des affaires, perturber la logique méritoire, compromettre l’entreprise par la corruption tentaculaire de fonctionnaires, librement convertis en concussionnaires, abusant au grand jour des citoyens, usagers du service public, des contribuables, désarmés face à des agents en divagation, rançonneurs patentés, commissionnaires, chasseurs de primes, dans le louche d’un système généralisé d’extorsion, d’arnaque, d’escroquerie, d’expropriation, de faux.
L’échec criard de nos républiques n’est pas une médisance, le fait crève les yeux, pour ceux qui ne les ont pas fermés, aveuglés par les spiritueux enivrants du pouvoir. Dans nos pays, sans exception, florissent des tares que nous n’accusions absolument pas avant l’imposture coloniale, et qui ne sont apparues qu’après l’évincement des premières équipes de l’indépendance, qui s’étaient mises à l’œuvre pour réparer l’effet de la gangrène. Depuis, on se demande bien d’Abidjan à Nairobi, de Bamako à Antananarivo, où l’on va avec tous ces micmacs ?
Le Zimbabwe, prospère, lors de son accession à la souveraineté, a déjà rejoint le club continental des souffreteux, et pour cause. L’Afrique du Sud, malgré son extraordinaire avancée actuelle, et son énorme potentiel, je ne le souhaite pas, mais inexorablement, ne tardera pas à suivre le peloton de souffrance.
Tout comme la Namibie d’ailleurs, dont on n’entend pas parler pour le moment, à moins que... les intérêts des Blancs qui, ici, se la coulent douce, n’y prennent aucun pli, et que les Noirs acceptent de gouverner en se redistribuant leurs misères, et non la terre ancestrale, ses fruits, et ses richesses, accaparés par une poignée de colons intouchables, au grand dam des damnés, ces millions de Nègres dépossédés de leur patrimoine.
Pourtant, l’Occident se change. Il ne saurait en être autrement malgré les gesticulations ridicules de quelques apprentis sorciers, voulant faire feu de tout bois. Les Etats-Unis, tête de pont, en donnent une preuve. Ce qui ne va pas sans provoquer des réactions conservatoires du type de ce que l’on observe en France, malheureusement, perdue dans le débat diarrhéique de l’identité nationale et des discriminations ahurissantes qui suivent les propos renversants au goût nacré d’un nouveau fascisme, étranger à la France des révolutions et des lumières.
Justement, l’Occident non repenti de ses crimes, massacres, génocides, au Soudan (Mali), au Niger, à Madagascar, en Algérie, en Azanie, et ailleurs, gardant encore dans des malles des livres couverts en peau d’esclaves noirs dépecés vivants, continue de penser que nous ne sommes pas des humains.
Avec toute l’idéologie négrière bavante et baveuse, il n’a cesse de nous tenir dans son lorgnon de mépris, nous traitant avec nos pauvres dirigeants de grands enfants, sauf à être Simbo : un Modibo Kéita, un Ahmed Sékou Touré, un Gamal Abdel Nasser, ou un Pharaon comme Cheikh Anta Diop. Eux ont su donner la réplique à l’insolence, à la mesure de l’affront, de l’outrage, à l’antipode des "Papa-miaulards" (qui se cherchent un papa, un ami protecteur), dans le jeu youyou de fournisseur à client.
L’Occident, à quelques exceptions près, en Asie, est, peu ou prou, à l’origine de tous les grands crimes de ce monde : la traite esclavagiste, la conquête coloniale et ses massacres et exterminations, les grandes guerres mondiales, les guerres d’occupation, les attentats terroristes, et même les génocides cambodgien et rwandais, j’en passe. Il est ainsi le maître de l’insécurité sur la planète.
Il n’y a de nos jours aucun conflit majeur qui ne porte son sceau et n’implique sa main mise, en coups bas, en provocation, en argent, en armes, en instructeurs ou en mercenaires, en agents, en zizanie entre les belligérants. Nous sommes au temps de ces coalitions internationales qui cassent et se redistribuent comme des brigands les marchés de la reconstruction, de l’exploitation, de la sécurité.
Il tient les manettes du terrorisme actuel de prétexte religieux, dont il est l’unique instigateur et l’entraineur. Cette "société du crime", bien organisée, surclasse les partis minables qui s’exercent dans le racisme vulgaire avec leurs mièvreries. Elle est en accointance avec les grands milieux d’affaires qu’elle secrète, infiltre, instrumentalise et tient au bout du crochet du profit, à tout prix, toute occasion, tout produit-marché, toute monnaie d’échange.
Elle arrive de même à infiltrer ou peser sur les milieux de décision, les pouvoirs politiques et religieux, inféodant parfois les services secrets. Il est important de soulever cet aspect dans ce propos, car ce "jeu de puissance" explique tous les malheurs de nos pays, grandes victimes, et le fiasco généralisé de tous les Etats de notre continent. Qui ne le sait ? A part ces nègres de service repus, incapables d’analyse, qui cherchent, tant mal que pire, la part de responsabilité à nous imputer, dans un mélange de genre hallucinant qui prouve qu’ils ne comprennent rien aux subtiles manigances astucieusement orchestrées avec l’aide de marionnettes, qui nous rendent responsables de nos malheurs.
Sans nous dédouaner nous-mêmes, comment trouver remède à notre handicap, à nos maux si, par manque d’honnêteté, ou de courage, si ce n’est les deux, plus que par ignorance, nous n’arrivions à nous poser les bonnes questions sur les vrais problèmes qui nous assaillent, nous tenaillent et nous laminent ? si nous n’osions, intellectuels inutiles, risquer l’analyse de vérité, et que nous cachions la réalité qui nous échappe à nos concitoyens, surtout à notre jeunesse, lui laissant croire que plus d’ardeur et de chance suffiraient à s’en sortir ?
C’est là que nous-mêmes, et non ailleurs, nous y sommes pour quelque chose... quelque part, par omission, dans notre incapacité à témoigner, expliquer ce qui nous arrive, ce que nous avons compris, à nous assumer sans crainte, au lieu de nous refugier derrière des paroles et écrits complaisants et des discours d’apparat, bien résonnants mais stériles, qui servent à passer le temps, à mendier, à amuser les autres, avec le vice de maintenir les situations à changer, à remédier, hors de vue.
Je prends en exemple le fameux discours de Sarkozy à Dakar, que j’ai applaudi des deux mains. Mais, j’ai arrêté d’écrire mon article, à l’écoute des réactions de personnes que je respecte et qui se montraient outrées par un unique point douteux de son message. Que des universitaires syndiqués veuillent relever et redresser les "incongruités" éventuelles de son plaidoyer, l’exercice est assez sympathique, pas plus.
Car, il faut dire à nos historiens que ce que le monde doit apprendre de l’Afrique n’aurait pas dû attendre une quelconque lecture controversée d’un visiteur, fusse-t-il un président de France, pour se savoir, et aller consacrer à sa seule lecture et mise à niveau (quel prince !) des ouvrages qui, toutes ces années, ont manqué aux millions d’Africains (ne faut-il pas remercier l’homme qui suscita ce travail en réveil tardif ?.
Cela s’apparente à de la coterie de complaisance que de traiter ainsi une "provocation", une "méprise" ou une "bourde", qu’en sais-je, car il serait un peu trop simple d’y voir une quelconque méconnaissance, à corriger. Le président français, qui n’est pas celui de l’Afrique, parle pour son pays, ses intérêts, sa vision, et n’est pas notre obligé, n’étant en rien ni sujet ni mandant.
Je ne vois pas au nom de quoi il devrait parler pour nous plaire, ou même avoir l’air de nous ménager, de nous câliner, comme si nous étions ses alliés impératifs à ne point choquer. Nous ne sommes pas des citoyens d’une Communauté française. Au lieu de protester, l’Afrique mature doit faire le choix de la réponse avisée, éclairée, pertinente.
Ce qui devait prévaloir pour l’Afrique politique, le plus important, et il faut déplorer que cela ait été noyé par la grogne du moment, c’est que c’est la première fois, si je ne m’abuse (autrement ce serait grave qu’il y ait eu déjà une occasion ratée), qu’un chef d’Etat français vienne lui-même reconnaître et dire sur la place publique qu’ils (les esclavagistes et les colonisateurs) nous ont réellement fait du tort. Relisons un peu cette profession en notes de confession :
"… Je ne suis pas venu nier les fautes ni les crimes car il y a eu des fautes et il y a eu des crimes... la traite négrière,... l'esclavage... Ils (les conquérant européens) ont abîmé un art de vivre... un imaginaire merveilleux... une sagesse ancestrale... créé une angoisse, un mal de vivre... nourri la haine... rendu plus difficile l'ouverture aux autres, l'échange, le partage... Face au colonisateur, le colonisé avait fini par ne plus avoir confiance en lui... Le colonisateur est venu, il a pris, il s'est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas ... dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa liberté, de sa terre, du fruit de son travail... La colonisation fut une grande faute...". C’est courageux de l’admettre et de le dire.
Comment occulter cet édifiant et fracassant aveu solennel, comment ignorer cette reconnaissance implicite, même pas, reconnaissance officielle de "culpabilité", acte juridiquement engageant, derrière une sensibilité heurtée pour une allusion évasive à l’anthropologie africaine d’ailleurs, et non à l’histoire.
" Le drame de l'Afrique, selon Sarkhozy (peu importe qu’il s’agisse du jet d’un conseiller), c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire“. Une opinion, ma foi, qui se discute selon ce que l’on entend par être suffisamment entré dans l’histoire", même s’il est vrai que cela rappelle un certain "négationisme".
Mais, tout compte fait, hégélianisme ou pas, c’est un énorme gâchis politique de n’avoir pas su saisir l’occasion probante pour engager un débat politique séant, combien opportun, sur ces "torts" témoignés, qui n’ont jamais cessé, et qui, au contraire, continuent de façon systématique à nous fragiliser, à nous briser, à nous dépouiller, à nous malmener, voire à nous détruire.
Le plus préoccupant pour nous n’est pas une histoire de "paysan africain, qui... vit avec les saisons... ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles". Quel paysannat de quelle partie du monde, de quelle race, n’a pas la même attitude ? Les grands progrès, de manière générale, quittent toujours les centres pour les périphéries, la ville pour la campagne, de l’urbain vers le rural. Les paysans dans tous les pays du monde sont des ingénieurs de la pratique (qui ont une science indéniable de la biosphère, qui savent améliorer l’outil), et non de la conception, de l’invention. La paysannerie n’est nulle part une "société savante".
C’est donc un élément de discours qui ne voulait rien dire, un bien mauvais exemple pour une thèse creuse cherchant mobile dans les traditions ancrées. Alors, comment se laisser submerger par la réaction émotionnelle, là où le devoir de raison nous appelle, et s’agripper à cette "boutade", marginale dans son contenu, sans intérêt ni pour l’épistémologie ni pour la pédagogie, en faire un affront à l’Afrique et à la science, en oubliant le plus important : les torts jusqu’ici infligés, reconnus comme tels, sources à la fois des maux hérités et de tous ces préjugés qui nous affublent ?
Si nos universitaires ont cru jouer leur rôle de redresseurs de tort, en revanche nos politiques, une fois de plus, n’ont pas su être à la hauteur de leur devoir... historique. Car aujourd’hui encore, et plus que jamais, dans les circonstances actuelles, nous devons interpeller les puissances colonisatrices sur leurs forfaits, sur les crimes commis et la réhabilitation des victimes, sur le retour des biens usurpés, des bibliothèques et trésors volés, sur le "droit du sang versé", sur nos économies de traite entretenues avec des monnaies de singe. L’Afrique majeure doit inviter l’ONU au débat des responsabilités, et nos colonisateurs à celui de la "Redevabilité". La "repentance" marchandée, nous n’en avons que faire.
Un jeu désormais farfelu qui en rajouterai plutôt à notre peine. Mais, il faut toutefois dire aux héritiers des colonisateurs que chez nous en Afrique, la descendance répond bien des actes perpétrés par les parents, les aïeux, et même l’ancêtre, et les assume entièrement. C’est ce qui explique, exprime et traduit le nom et sa portée dans notre civilisation, qui a du sens, et qui oblige non seulement le sujet, mais toute la lignée également.
C’est regrettable que certaines vérités élémentaires aient l’air de nous échapper foin. Le plus navrant, c’est la léthargie incurable de nos partis politiques. Il faut qu’ils abandonnent leur fâcheuse tendance à s’assoupir jusqu’aux prochaines élections. Qu’ils cessent de se préoccuper d’avoir à manger, de se caser, de trouver place au soleil, bon sang, au lieu de réfléchir utilement, et à défaut d’agir, au moins de donner courageusement de la voix, pour ne pas nous laisser tous sécher idiots. Que ceux qui le font (combien sont-ils ?) veuillent bien m’excuser pour la leçon. Regardez comment nous abordons notre 22 septembre jubilaire. Aucun projet, aucune rencontre, aucune initiative, aucun débat, si ce n’est ceux organisés par les médias. Rien ! Une auto-disqualification manifeste. Nooon, mon cher Jacques, ce sont des as de la stratégie !
Je suis sûr qu’après le trimestre de grâce du cinquantenaire débutant, ils observaient la mise en quarantaine de l’école, et ont fini par ménager le Ramadan. Mais, à présent ils attendent que se passe le 22 septembre, ou peut-être... la rentrée- oui ! Toutes les rentrées ... et sorties aussi à venir... le remaniement (secrètement espéré, même pas, revendiqué au vu et au su du directeur de la loterie nationale et des courses au pic, vs perchoir, des partis mutuels urbains). Mais, plus sûrement, là où aucun doute n’est permis, parce que plus d’issue à la marche à reculons, c’est l’échéance des fêtes de fin d’année, pour faire la fête à ATT, après son discours et avant les 12 coups de minuit, sinon juste après. On sera en 2011, tiens, le cinquante-et-un-naire ; génial, mon vieux !
A suivre
M. C.

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REUNION DU CPM DE LA BCEAO
Le statu quo pour maintenir la stabilité économique
Au terme de sa première réunion trimestrielle, tenue le 14 septembre dernier, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a organisé la traditionnelle conférence de presse mardi 15 septembre 2010 pour informer les journalistes des décisions issues de cette rencontre.
Depuis Dakar, le gouverneur de la Bcéao, président de la CPM Philipp-Henri Dacoury s’est adressé par vidéoconférence aux journalistes des 8 pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) pour évoquer la situation économique de la zone Uémoa.
Conformément aux dispositions des statuts de la Banque centrale, le conférencier a révélé que le comité a procédé à la définition de l’objectif de stabilité des prix dans l’Union.
Après analyse des caractéristiques de l’inflation dans la zone Uémoa, des spécificités de la zone et des délais de transmission des impulsions monétaires à la sphère réelle, le CPM, selon son président, a décidé d’adopter l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) calculé par les instituts nationaux de la statistique comme indicateur de mesure de l’inflation.
La rencontre a décidé aussi de définir l’objectif opérationnel des stabilités des prix comme taux d’inflation annuel de l’Union compris dans une marge de 1 % autour de 2 % à un horizon de 24 mois et de retenir le taux d’inflation en glissement annuel pour la gestion opérationnelle de la politique monétaire.
En ce qui concerne l’évolution du niveau général des prix, le gouverneur de la a indiqué que le taux d’inflation s’est établi en glissement annuel, à 1,3 % à fin juillet 2010 contre 1,7 % à fin juin 2010 et 0,6 % à fin mai 2001. Cette évolution de l’inflation considérée comme modérée est, selon Philippe-Henri Dacoury, en liaison avec le repli des cours mondiaux des principaux produits alimentaires importés par les pays de l’Uémoa. Cela a permis, analyse-t-il, de contenir les pressions inflationnistes liées à l’insuffisance de l’offre de céréales locales et au renchérissement des carburants.
A en croire le conférencier, l’analyse des indicateurs de conjoncture interne laisse apparaître au sein des Etats membres de l’Uémoa, une évolution moins favorable par rapport au trimestre précédent, notamment dans les secteurs de l’industrie et des bâtiments et travaux publics (BTP).
Compte tenu de ces contre-performances dans l’activité industrielle, les retards enregistrés dans l’ouverture de certaines mines, le taux de croissance économique dans l’Union pour l’année 2010 a été révisé à la baisse, passant de 4,0 % à 3, %.
" Ce niveau de croissance demeure toutefois en amélioration par rapport aux réalisations de 2009 qui étaient de 2, 8 %", a noté Philippe-Henri Dacoury convaincu que les perspectives économiques de la zone Uémoa se présentent plutôt bien.
S’agissant de la situation monétaire en fin juin 2010, le CPM a constaté une consolidation des réserves de change et une augmentation des concours bancaires octroyés aux Etats membres.
Compte tenu de tous ces éléments, le comité a décidé enfin de garder le statu quo dans l’utilisation des instruments de politiques monétaires.
Le CPM est un organe mis en place dans le cadre de la réforme institutionnelle de l’Uémoa. Il est chargé de la définition, la réflexion de la politique monétaire et du choix des instruments d’interventions de la banque centrale.
Amadou Waïgalo

 


Escroquerie
Un journaliste béninois a voulu savoir le commentaire que le gouverneur de la Bcéao pouvait faire sur l’affaire orchestrée par certaines structures de placement d’argent au Bénin et au Togo qui ont soulagé des populations de plusieurs centaines de millions de F CFA. Philippe-Henri Dacoury a répondu que ces structures opèrent dans l’illégalité absolue.
Pour lui, leur rôle se limite à alerter les autorités et il revient à celles-ci de les fermer purement et simplement car, pense-t-il, dans la vie il y deux manières de se faire de l’argent. "Ou l’on travaille, ou l’on vol. Les acteurs de ces structures ont décidé de voler", a-t-il commenté avant d’inviter les populations à la vigilance.
A. W.

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CONTROVERSE AUTOUR DE l’AID
Les familles fondatrices soutiennent Dicko
Ce mercredi 09 septembre 2010, les représentants des familles fondatrices de Bamako procédaient à leur traditionnelle cérémonie de présentation de vœux les unes aux autres. C’est ainsi que les Niaré, Touré et Dravé se sont retrouvés à Bagadadji sis dans la concession dite « Sourakala ».
Selon Basidiki Touré que nous avons pu joindre, le sujet de la célébration controversée de l’Aid el Fitr n’a pas été éludé : « Nous avons prié les uns pour les autres et confirmé notre attachement et notre soutien à El Hadj Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique. Nous considérons qu’il n’a eu aucune faute de sa part et il a assumé sa responsabilité de croyant. Pour nous, il ne saurait être question d’autre chose. Au téléphone, nos leaders, Ulémas et chefs de famille ont réitéré ce soutien et le débat est clos pour notre part. »
Rappelons que plusieurs Maliens se sont réveillés le jeudi 09 septembre en apprenant que la fête avait été programmée à trois heures du matin sur la foi de témoins oculaires qui ont affirmé avoir vu le croissant lunaire à Mopti.
Ousmane Sow

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ECHOS DES REGIONS
CIRCULATION A SIKASSO
L’insécurité dépasse le seuil de tolérance
A Sikasso aujourd’hui, il n’est pas rare d’assister à des accidents dramatiques à vous couper le souffle. Au vu des dommages causés, c’est à se demander pour qui se prennent certains usagers de la route.
Dans une ville comme Sikasso où la densité est élevée, le trafic routier se complique. Quelles que soient les mesures prises, la ville devient un concentré d’imprudents en matière de circulation. D’où des accidents à la fois dramatiques et spectaculaires.
Pendant que vous êtes à l’arrêt à un feu tricolore, il y a toujours des usagers qui se croient plus malins ou plus pressés et qui cherchent à se faufiler entre les files de véhicules, qu’importe le désordre qu’ils créent. Lorsqu’ils occasionnent un accident, ils sont les premiers à se plaindre et même à vous insulter.
" La semaine de l’insécurité routière pour le cinquantenaire". Voilà le thème de la conférence organisée par la direction régionale des transports qui entend prendre le taureau par les cornes à quelques jours de la célébration du cinquantenaire de notre pays. Il s’agit de sensibiliser la jeunesse de Sikasso sur l’ampleur des accidents de la route afin de l’amener à un changement de comportement.
Selon le directeur Modibo Traoré, ses hommes mènent sur le terrain avant et pendant la durée de la manifestation une sensibilisation accrue et une éducation effective des jeunes sur l’insécurité routière. Son action vient à point nommé régler un déficit d’informations.
La floraison d’engins à deux-roues, à l’instar des grandes villes de notre pays, devient un phénomène naturel qui ne va pas sans pièges, voire sans accidents souvent catastrophiques. A Sikasso, il y a ceux qui roulent (autos et motos), ceux qui marchent (piétons) et ceux qui pratiquent la traction animal. La fréquence des accidents, leur ampleur et leur nombre sans cesse croissant inquiètent toute la population au point que les pères et mères ne savent plus à quel saint se vouer.
Les autorités de la police, la gendarmerie, la protection civile, de la santé et les transporteurs présents remercient les organisateurs de cette conférence. L’insécurité routière dans la Cité du Kénédougou est imputable à tous les usagers.
A côté de cette fréquence des accidents, il y a l’insécurité due aux grands transporteurs qui, parfois par manque de vigilance ou par la non-maîtrise du volant conduisent leurs passagers à un séjour dans un hôpital ou pire. On peut également s’interroger sur la praticabilité de nos routes. Combien de véhicules de transport en commun ou de marchandises se retrouvent les quatre roues en l’air pour avoir quitté la voie ? Les routes sont-elles bien entretenues ?
Les accidents sont-ils causés uniquement par un mauvais comportement des usagers ? Autant de questions que plusieurs personnes se posent. La sensibilisation surtout celle qui s’adresse aux plus jeunes doit être un élément de leur éducation en milieu urbain. Et ce devoir incombe à tous.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

 

GAO
Le maire à couteau tiré avec ses conseillers
Vingt-deux conseillers sur 29 de la Commune urbaine de Gao exigent la démission du maire Sadou Diallo. Pour cela, les maires dissidents ont demandé l’organisation d’une session extraordinaire qui devrait, en principe, se tenir ce jeudi 16 septembre.
Il est reproché à Sadou Diallo une gestion patrimoniale des ressources de la Commune et un conflit d’intérêt entre lui et la collectivité. Les 22 conseillers appartiennent au PDES, son propre parti, à l’Adéma, à l’URD et au RPM.
Le maire de Gao avait été élu sur une liste indépendante sur laquelle figurent sept élus. Présentement ce sont ces sept élus qui se sont alliés au maire contesté.
A. W.

 



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TOURNOI UEMOA
Le Mali logé dans le groupe B
Le tirage au sort de la 4e édition du tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest africaine, Coupe de l’intégration, a été effectué le lundi dernier à Niamey (Niger). Le Mali est logé dans le groupe B.
Le Niger, pays organisateur, se retrouve avec le Burkina, le Togo et la Guinée-Bissau dans la poule A, tandis que le Sénégal, vainqueur de la dernière édition et tête du groupe B, évoluera aux côtés du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Bénin.
Tel est le résultat du tirage au sort effectué à l’Académie des arts martiaux de Niamey, sous le co-patronage du Premier ministre du Niger et du président de la Commission de l’Uémoa.
La 4e édition du tournoi de l’Intégration en Afrique de l’Ouest débutera le 31 octobre prochain avec deux rencontres en ouverture. Il s’agit de Burkina-Togo et Niger/Guinée-Bissau. Le Mali entre en lice le 1er novembre face à la Côte d’Ivoire, puis le 3 novembre, les Aigles locaux affronteront le tenant du titre de la dernière édition, le Sénégal pour boucler le 5 novembre par le Bénin.
Pour Eric Fabres de la commission marketing de l’Uémoa, le football est un levier de développement social et économique, raison pour laquelle, il estime que l’initiative de l’Uémoa vient à point nommé pour offrir aux jeunes joueurs évoluant dans les championnats nationaux, une compétition pour faire valoir leur compétence étant attendu que la Can est prise d’assaut par les internationaux expatriés. "Ce tournoi est un moyen de montrer la qualité de notre football local", affirme-t-il.
Le premier de chaque poule disputera la finale le 7 novembre. Le vainqueur remportera le trophée de l’intégration, plus une enveloppe de 5 millions de F CFA. Le finaliste malheureux se contentera de la somme de 3 millions de F CFA. "Le tirage s’est effectué dans de bonnes conditions. La course est finalement lancée. Que la population de Niamey se mobilise massivement dans les tribunes et gradins du stade général Seyni Kountché ! Que le tournoi se déroule dans le fair-play ! C’est ce que nous recherchons", a souhaité à la fin du tirage, un responsable de la commission d’organisation.
Boubacar Diakité Sarr

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