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2010

Mois de septembre

Les Echos du 15 septembre

 

VENTE DE VACCIN DOUTEUX AU MALI
Le silence assourdissant du ministère
La situation est connue du ministère de l’Elevage et de la Pêche qui a été officiellement saisi du problème, mais malheureusement le département semble tolérer la vente d’un vaccin pirate « Pastobov » qui n’a jamais été soumis ni au contrôle du Laboratoire central vétérinaire (LCV) ni à celui de la Commission nationale des autorisations de mise sur le marché des médicaments (AMM).
L’usage d’un médicament sur le territoire suppose l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Pourtant, le vaccin « Pastobov » n’a pas obéi à cette règle. Et le produit totalement illégal du fait qu’il n’a jamais été soumis à un contrôle quelconque du LCV et de l’AMM. Or, celle-ci est la seule instance au Mali habilitée à délivrer des visas de mise sur le marché des médicaments vétérinaires et humains.
Puisque le nom d’emprunt « Pastobov » est une fabrication du LCV, les éleveurs l’achètent comme du petit pain pensant qu’ils ont affaire à de la bonne marque. Erreur !. Le « Pastobov » qui nous vient de Sikasso est piraté. De ce fait, il peut constituer une menace grave pour le cheptel déjà éprouvé par la faim et la soif en début d’année.
Pour attester de la crédibilité du vaccin, le syndicat national des marchands et éleveurs de bétail du Mali a demandé à ce que le vaccin douteux soit soumis à un contrôle pour lever toute équivoque. Mais en vain. Mieux, il a écrit au ministre de l’Elevage et de la Pêche pour attirer son attention sur la présence de ce vaccin douteux dans notre pays. Dans la lettre adressée au ministre de l’Elevage, le syndicat des éleveurs rappelle le danger que peuvent encourir les animaux si le vaccin s’avère de mauvaise qualité.
La correspondance adressée au département de l’Elevage date de juin 2010. Mais de cette date à ce jour, le ministère n’a pas daigné piper mot. Finalement, l’on se demande le sort réservé à la lettre adressée au ministre. Même le LCV aurait saisi le ministre de l’Elevage en dénonçant l’usage du nom « Pastobov ». Comme on le voit, ni la lettre du syndicat des éleveurs et marchands de bétail ni les dénonciations du LCV n’ont pas galvanisé le ministère à prendre ses responsabilités.
Puisque, qui ne dit mot consent dit-on, peut être que le département de l’Elevage et de la Pêche a intérêt dans la présence de ce vaccin douteux dans notre pays. Sinon comment comprendre le silence radio de juin à maintenant ?. Et surtout en l’endroit de ceux qui l’ont saisi à savoir, les éleveurs, mais aussi des spécialistes de l’élevage. A priori, ils savent de quoi ils parlent. Le département de tutelle ne devrait en aucune manière se donner l’impression qu’il cautionne la pratique actuelle en cours.
Toujours est-il que son silence ne se justifie pas. Au-delà du cheptel, le département ne devrait pas perdre de vue que de paisibles citoyens peuvent faire les frais du vaccin douteux parce que consommateurs de la viande. C’est dire combien le ministère de l’Elevage et de la Pêche a une lourde responsabilité dans cette affaire. Il se doit alors de sortir de sa torpeur.
Mohamed Daou

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HOPITAL DU POINT G
Des « vampires » parmi les malades
Des « vampires » séjournent à l’hôpital du Point G. Leur activité principale : le vol de sang, portant ainsi atteinte à la dignité du personnel.
Considéré comme l’un des hôpitaux les plus fréquentés de Bamako voire du pays, l’hôpital du Point G, ne désemplit pas. A cause de son plateau technique assez bien conséquent et du savoir-faire de son personnel, il accueille des patients de tout genre. A côté des médecins et autres internes spécialistes, des infirmiers et infirmières s’activent à aider les malades à se rétablir. Le hic, c’est que dans cet hôpital, le phénomène de vol des objets ou produits traitants appartenant aux patients perdure toujours, nonobstant les mesures prises par les autorités pour le circonscrire.
Malade d’une insuffisance rénale, D. B, a été hospitalisé à la section néphrologie. Les analyses ont démontré qu’il souffre d’une anémie. Chose qui oblige ses proches à lui chercher du sang au Centre national de transfusion sanguine. A cause de la baisse du nombre de donneurs, l’urgence de chercher du sang AB+, n’a pu être satisfaite. En ce 18è jour de Ramadan, les acrobaties faites par le personnel CNTS et les parents du patient ont abouti à l’obtention de deux poches de sang 72 heures après la demande faite par le médecin traitant. Quel labeur !
Aussitôt, le produit précieux sous la main, un infirmier a procédé à la transfusion d’une poche de sang au malade, et l’autre a été mise à froid sous la garde d’une infirmière. Les diagnostics du médecin spécialiste, ont recommandé la nécessité de perfuser la seconde poche. Pour les accompagnateurs des patients, inutile d’aller chercher une autre poche de sang en ville puisque, celle mise au frigo ferait l’affaire. Mais quelle ne fut la surprise de l’agent de santé de constater que la poche sang avait disparu.
La nouvelle a inquiété les accompagnateurs du malade. Connaissant la psychologie du malade, le médecin a jugé de ne pas l’informé au risque d’aggraver sa douleur.
Après plusieurs recoupements auprès des infirmières, le nom d’une d’entre elles a été cité. De sources concordantes, la jeune infirmière a fait le vol des poches de sang et des médicaments des malades sa spécialité au Point G. Depuis plus de 15 ans qu’elle travaille au P. G elle serait membre d’un réseau de « vendeuse » de sang. « Il suffit de donner 5000 ou 10 000 F CFA pour qu’elle vous ramène du sang », dénoncent ses camarades. Selon certaines indiscrétions, les chefs sont au courant de ce mauvais comportement de la jeune dame que nous tairons le nom.
Pour ceux qui ne le savent pas, le vol et la vente de sang sont formellement interdits. « Il se pourrait que le sang volé et vendu soit de mauvaise qualité et donc sang inutilisable ». Il est temps de démanteler ce réseau.
Amadou Sidibé

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INSTALLATION DE POSTES DE POLICE DANS DES FACULTES
Les avis divergent
L’installation prochaine des postes de police à l’extérieur des établissements d’enseignement supérieur pour prévenir les violences en milieu universitaire est considérée comme une politique de l’autruche pour certains qui y voient une violation de l’espace universitaire. Ceux-ci pensent que l’Université doit être autonome et capable de retirer de ses « rangs les éléments nuisibles » par l’application correcte de ses règlements.
« Les Facultés sont interdites aux forces de l’ordre même dans les situations les plus graves,. L’université est sensée se gérer elle même », souligne M. Diarra, un sociologue chercheur, convaincu que l’université est suffisamment autonome et responsable pour prendre des mesures visant à extirper de ses rangs « les éléments nuisibles ».
En effet, notre interlocuteur juge mal la volonté des autorités universitaires d’installer des postes de garde dans l’enceinte des établissements d’enseignement supérieur afin de contenir la violence qui prend de l’ampleur dans les Facultés.
Il faut rappeler qu’à la suite de tirs à balles réelles ayant fait plusieurs blessés au niveau de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg), le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a convoqué une réunion d’urgence à l’issue de laquelle il a été décidé d’installer désormais, en partenariat avec les services de sécurités, des postes de garde à l’intérieur des Facultés et des postes de police à l’extérieur.
Ces mesures sécuritaires s’imposent-elles réellement ? Ne vont-elles pas provoquer d’autres problèmes ?. En tout cas, le débat reste houleux dans le milieu universitaire et chacun part de son petit commentaire.
Pour M. Diarra c’est le caractère inviolable de l’université qui fait que les Facultés se transforment en repaires pour certains bandits qui, après leur forfait, se réfugient dans les locaux des établissements universitaires pour échapper aux forces de l’ordre.
Quitus de l’AEEM
Mais, cela ne peut expliquer l’installation de ces postes de sécurité une décision qui ne fait que confirmer, croit-il, le laxisme dans la gouvernance de l’université. « Les textes de l’université sont claires en matière de discipline et les organes sont en place, mais l’application rigoureuse fait défaut et ce n’est pas les postes de police qui vont résoudre cette question », a regretté un professeur de l’enseignement supérieur. Selon lui, il s’agira dans le cas particulier du Mali, de multiplier des patrouilles nocturnes principalement au niveau de la colline de Badalabougou et du Point-G et renforcer le partenariat avec les étudiants qui doivent dénoncer tout individu suspect.
Contrairement à notre sociologue, les secrétaires généraux de l’AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali) de l’Ecole normale supérieur (ENsup) et de l’Institut universitaire de gestion (IUG), Mahamadou Ahamadou alias « Cosinus » et Boubacar Doumbia ont salué ces nouvelles mesures de sécurité sensées, pensent-ils, sécuriser l’espace universitaire.
« C’est une bonne chose d’installer des postes de police auprès de nos établissements, car les Facultés deviennent de plus en plus le QG de bandits de toutes sortes qui agressent même les étudiants et volent leurs biens », s’est félicité « Cosinus ».
En réponse à ceux qui voient mal les forces de l’ordre et étudiants cohabiter paisiblement, les leaders estudiantins soutiennent que le respect mutuel doit prévaloir.
Amadou Waïgalo

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CONTRE LA MENINGITE
L’engagement réaffirmé des bailleurs de fonds
Le ministre de la Santé Oumar Ibrahima Touré a procédé le 13 septembre 2010 à Fana, en présence du gouverneur de la région de Koulikoro Sounkalo Bouaré, des partenaires techniques et financiers, des populations et de ses collaborateurs, au démarrage de la campagne de vaccination contre la méningite.
La méningite est une maladie contagieuse qui tue si le malade n’est pas traité à temps. Elle peut rendre sourd, muet, aveugle ou provoquer des troubles mentaux après la guérison. Il convient de signaler que de 1997 à nos jours, notre pays a régulièrement enregistré des épidémies de méningite, avec un taux de décès dépassant souvent les 10 %.
De même, chaque année, le Mali dépense plus de deux milliards FCFA pour le pré positionnement du vaccin méningococcique A+C, les produits de prise en charge et les activités diagnostics afin de contenir ces épidémies. Notre pays a ainsi enregistré entre 1997 et 2010, 24.539 cas de méningite qui ont occasionné 2 203 décès.
Aussi, l’initiative d’éliminer les épidémies de méningite en tant que problème de santé publique en Afrique sub-saharienne en général, singulièrement dans les pays de la ceinture méningitidique, est le fruit d’un partenariat depuis 2001 entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’ONG américaine PATH/MVP. Avec ce partenariat, le nouveau vaccin conjugué contre la méningite à méningocoque A, a été développé et testé en Inde et en Afrique, en collaboration avec les chercheurs de la Gambie, du Sénégal, du Ghana et du Mali.
Oumar Ibrahima Touré dira que « c’est ainsi qu’au Mali, les essais vaccinaux ont été réalisés par le département de la Santé, à travers le Centre pour le développement des vaccins du Mali (CVD-Mal) i auquel j’adresse en ces lieux mes félicitations les plus chaleureuses. Je voudrais rappeler que le vaccin méningo A conjugué ou MenAfriVac résultant de ce partenariat, a été homologué en juin 2010 par l’Organisation mondiale de la santé. La durée de sa protection conférée est de dix ans, contrairement aux vaccins classiques dont la durée de protection n’excède pas trois ans. »
Dr. Diallo Fatoumata Binta Tidiane, représentante de l’OMS au Mali dira que « cette campagne rentre dans le cadre de l’initiative « éliminer les épidémies de méningite en tant que problème de santé publique en Afrique sub-saharienne » parrainé par le président Blaise Compaoré du Burkina Faso ; initiative qui est née de la déclaration de Yaoundé, lors de la 58e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique tenue en septembre 2008. »
La campagne de vaccination contre la méningite avec le nouveau vaccin méningo A, a donc débuté au Mali par Dioïla et Fana. Elle va concerner 366.403 sujets de 1 à 29 ans, du 13 au 20 septembre 2010. Pour ce faire, 282 équipes de vaccination, 564 agents vaccinateurs et 564 relais, vont sillonner l’ensemble des communes de Dioïla et Fana.
Selon Marcel K. Rudasingwa, représentant de l’Unicef au Mali et chef de file des Partenaires techniques et financiers de la santé; « les populations de Dioila et Fana sont en train de poser un jalon historique en étant les premières à bénéficier ce jour 13 septembre 2010 d’un vaccin révolutionnaire contre la méningite. »
Engagement des bailleurs de fonds
La campagne de vaccination s’étendra ensuite sur l’ensemble des districts sanitaires de notre pays. Elle concernera 27 districts sanitaires au mois de décembre 2010, et 30 districts sanitaires en 2011.
Oumar Ibrahima Touré a signalé que cette campagne de vaccination, coûtera à l’Etat malien et à ses partenaires, plus de 7, 564 milliards F CFA. Pour lui, « l’occasion est opportune pour adresser, au nom du président de la République Amadou Toumani Touré et au nom du gouvernement de la République du Mali, notre profonde gratitude à l’ensemble de nos Partenaires techniques et financiers. Et cela, au vu des efforts inlassables qu’ils ne cessent de déployer, pour une meilleure santé des Maliennes et des Maliens. ».
A Fana, Marcel K. Rudasingwa, représentant de l’Unicef au Mali a laissé entendre» que l’engagement des partenaires techniques et financiers reste et demeure un acquis autour du Prodess ».
Dr. Diallo Fatoumata Binta Tidiane, représentant de l’OMS au Mali a félicité le Mali « d’être rentré dans l’histoire, car le Mali a eu la primeur d’introduire le vaccin MenAfriVac à travers le monde ». Pour elle, « l’OMS et l’Unicef seront toujours à nos côtés pour faire de cette campagne un véritable succès qui constitue un pas de géant dans l’élimination des épidémies de méningite en Afrique et au Mali en particulier
(Correspondance particulière)

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ENQUETE
DÉGRADATION DES TERRES AU MALI
Risques d’infertilité masculine et féminine
Les faits sont alarmants. La dégradation des terres ne menace pas que les espèces végétales et animales. L’homme malien aussi doit bien se tenir. Voici quelques révélations !
M. Djedi Kaba Diakité est obstétricien, directeur et promoteur de la clinique Kabala sise à Hamdallaye ACI. Il a à son actif de nombreuses distinctions honorifiques et jouit du respect de la communauté scientifique mondiale. Au Mali, il est l’un des rares spécialistes de la procréation assistée. Nous l’avons sollicité.
A la première vue, il n’existerait aucun rapport entre la dégradation des terres et l’infertilité chez les êtres humains. Mais ce n’est pas l’avis de M Diakité. Selon lui, « il est clairement établi aujourd’hui que le changement climatique constitue un des facteurs de l’infertilité masculine et féminine, de la dégradation de l’immunité et de l’accélération du processus de vieillissement. En clair, les hommes procréent de moins en moins pendant que le processus de vieillissement s’accélère. Ce phénomène se traduit également par la précocité chez les jeunes... ». Alarmant ! Mais à quoi peut-on attribuer ces faits ? Aux dires du Dr. Djedi Kaba Diakité, les résultats des travaux d’éminents chercheurs ont mis en cause de nombreux facteurs dont le changement climatique et ses corollaires, à savoir, entre autres le gaz à effet de serre, les émanations toxiques, les déchets radioactifs, les plastiques bref, la pollution de l’environnement.
Retour chez le Colonel Kouloutan Coulibaly, Docteur Ingénieur des Eaux et forêts. « Rien d’étonnant ! Il existe une étroite corrélation entre tous les milieux physiques naturels, indique-t-il. La dégradation des sols affecte dangereusement le couvert végétal et réduit les activités d’épuration de l’atmosphère. Selon la FAO, le taux de couverture végétale doit être de 15 % afin que la forêt puisse pleinement jouer ce rôle. Au Mali, il est de 6 %, donc largement en deçà de la moyenne. L’atmosphère n’étant pas convenablement purifiée, il va de soit que la pollution atmosphérique s’accentue ».
En clair, le rapport entre la dégradation des sols et l’infertilité humaine est clairement établi. Il est amer de constater que l’Etat malien lui-même contribue à la destruction des forêts classées de Koulouba, poumon de la capitale malienne ou de celle de Tabakoro.
B.S. Diarra

Un grave problème de santé publique
La ré-affectation anarchique des terres à tous les usages peut-être à l’origine de graves problèmes de santé publique. La ruée vers le foncier aveugle malheureusement au point de faire oublier les risques les plus évidents.
Samé est un quartier situé à l’Ouest de la capitale sur la route de Kati. Son lotissement est en cours. Des centaines de propriétaires ont déjà occupé leurs parcelles pendant que d’autres s’empressent d’achever leurs chantiers. L’Etat malien, dans sa politique d’urbanisation, a aménagé des routes afin de faciliter l’accès et s’applique en ce moment à y implanter d’autres infrastructures urbaines. Normal ? Hélas non ! Et pour cause.
Ce site désormais affecté aux habitations est installé sur les ruines d’un centre épidémiologique. Il s’agit de l’ancien lazaret, une structure hospitalière qui traitait les malades d’épidémie comme la méningite. Dans le souci de limiter la contamination, les corps des personnes décédées étaient enterrés sur place. Les épidémiologistes restent pourtant formels : un ancien cimetière reste impropre aux habitations pendant une durée d’au moins cinq décennies.
Sur le terrain, il est amer de constater que les usagers s’empressent en ce moment de creuser puits et forages.
En clair, la course effrénée aux lots à usage d’habitation incite malheureusement aujourd’hui à enfreindre les règles sécuritaires les plus élémentaires et de gestion durable des terres. L’Etat et encore l’Etat malien, encourage vivement le phénomène.
B.S. Diarra

ORDRE DES ARCHITECTES DU MALI A PROPOS DU MONUMENT DU CINQUANTENAIRE
« Nous n’avions pas été consultés a fortiori impliqués »
M. Moussa Traoré est président de l’ordre des architectes du Mali. Nous l’avions sollicité pour les besoins de la cause. Lisons-le : « Outre l’esthétique, l’une des fonctions de l’architecture reste l’amélioration du cadre de vie à travers une gestion harmonieuse des terres et des espaces. Ceci passe nécessairement par un choix judicieux des sites et le respect des normes environnementales. C’est seulement à ce prix, que l’on parlera de développement harmonieux. Il est regrettable de constater que dans nos villes, ces critères sont foulés au pied.
Le site retenu pour abriter le monument du cinquantenaire par exemple est une insulte à l’environnement. Pour notre part, nous n’avions été ni consultés ni impliqués. L’Ordre des Architectes du Mali, désapprouve ce choix et proteste de vive voix ».
B.S. Diarra

Les bons points du gouvernement malien
Si, dans le combat pour une gestion durable des terres, tout ne semble pas rose, l’on ne peut pas dire non plus que rien ne va du tout. La preuve.
L’importante campagne de reboisement aujourd’hui en cours d’exécution constitue une lueur d’espoir. Selon les chiffres fournis par la Direction nationale des Eaux et Forêts, il existe une superficie de 100 millions d’hectares de forêts au Mali. Les pertes sont malheureusement de l’ordre de 100.000 ha par an. Elles sont essentiellement dues à l’agriculture (défrichement) à hauteur de 400 ha/an.
Un programme quinquennal (2010-2015) prévoit heureusement le reboisement de 550 ha/an. Coût de l’opération : environ 233 milliards F CFA pour la plantation, l’entretien, l’arrosage surtout dans les zones désertiques, l’acquisition de moyens logistiques (motopompes). Une campagne de communication pour le changement de comportement (CCC) accompagnera le processus.
Il importe au niveau de la sensibilisation, d’inclure la protection de l’environnement dans les programmes scolaires.
L’adoption de la Loi d’orientation agricole en Septembre 2006 aurait certainement constitué une source de satisfaction si elle était convenablement appliquée dans les faits. Elle prend en compte de nombreux aspects de gestion durable des terres et du foncier. Il est de notoriété qu’au Mali, les concessions rurales, initialement dévolues aux activités paysannes, soient affectées à l’urbanisme.
Aussi, elle (la Loi d’orientation agricole), préconise des mesures en vue d’atténuer l’émission du gaz à effet de serre (méthane) émanant de l’élevage. Les spécialistes estiment à ce niveau la possibilité de transformation des déchets en énergie domestique (biogaz).
Autres motifs de satisfaction : l’adoption très prochaine d’une loi en vue de l’interdiction des certains produits plastiques. Le document, nous indique M Maïga, chargé de communication au GDT, serait sur la table de l’Assemblée Nationale.
Les déchets plastiques, faut-il le rappeler, réduisent considérablement l’infiltration des eaux de pluies dans les sols. Toute chose qui affecte l’alimentation des nappes phréatiques et contribue à la dégradation du sol.
Peut-être, qu’au-delà de l’interdiction, il faudra envisager, la création d’une usine de recyclage comme au Burkina voisin, où sont fabriqués divers articles en plastique (chaises, matériaux scolaires, entre autres) à partir des déchets plastiques.
Dans le domaine de la pollution atmosphérique (étant entendu l’étroite corrélation entre les milieux physiques naturels), il est aujourd’hui temps pour le Mali d’évaluer l’impact des émissions des gaz à effet de serre dans le secteur du transport routier. Le parc automobile du pays a évolué de manière exponentielle et malheureusement, pas toujours en qualité.
Enfin, la création d’un programme spécial, ou d’un observatoire dans le domaine des changements climatiques serait souhaitable. Nous avions été quelque peu désemparé en apprenant à l’Institut national de recherches en santé publique (INRSP), qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucune étude de l’impact du changement climatique sur les plantes médicinales.
La grande équation reste la dégradation chimique du sol dans les zones agricoles comme l’Office du Niger. Déjà en 2000, les résultats d’une étude ont montré que 7 % des parcelles rizicoles et 34 % des parcelles maraîchères étaient dégradés. En 1992, une autre étude signalait que 50 % des terres de l’Office sont alcalinisées ou en voie de l’être. Les ambitieux et légitimes programmes du gouvernement en vue de l’augmentation de la productivité ne sont pas de nature à faciliter les choses.
En tout état de cause, c’est plutôt le non-respect des textes aussi bien par les gouvernés que les gouvernants. A quoi sert alors d’adopter une loi si elle ne doit être appliquée dans toute sa rigueur ?
L’expérience a par exemple démontré que c’est surtout le laxisme qui est la cause profonde de l’incivisme dans le domaine de la déforestation. Les anciens rappellent que les grandes sécheresses de 1913-1916 et de 1944 -1948 et les famines consécutives pas incité les populations à la désertification. Alors ?
Rappelons-nous de cette pensée proverbiale du terroir : La terre dit-on, ne nous a pas été léguée par nos ancêtres, elle nous a été prêtée par nos Enfants »
B.S.Diarra

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FORUM EURAFRIC 2010 A LYON
L’eau et l’énergie en questions
Le financement, les transferts de technologies et le partenariat PME/PMI seront les thèmes majeurs du Forum de Lyon du 18 au 21 novembre 2010, axé sur la problématique de l’eau et de l’énergie, des secteurs jugés prioritaires en Afrique.
La dernière édition du Forum Eurafric de Lyon s’est tenue du 27 au 30 octobre 2009 et avait réuni plus de 900 participants (+11 % par rapport à 2008). Pour celle de 2010, vingt pays, dont 14 africains sont attendus avec pour évènement phare, une conférence ministérielle sur le « développement hydroélectrique, barrages et agriculture en Afrique ».
Organisé par l’Agence de développement des entreprises en Afrique (Adéa) et en partenariat avec la région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et la Ville de Lyon, le Forum Eurafric-Partners réunit tous les ans décideurs politiques, experts, principaux bailleurs de fonds internationaux, entreprises, sur des questions relatives à la promotion du partenariat PME/PMI.
L’édition de 2010, selon un communiqué des organisateurs, réunira en Rhône-Alpes, 1ere région européenne de l’énergie : experts et principaux bailleurs de fonds internationaux, décideurs politiques et économiques ainsi que plusieurs entreprises européennes autour de la problématique de l’eau et de l’énergie, des secteurs jugés prioritaires en Afrique et répondant aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies. Les résultats attendus sont de réduire de moitié d’ici 2015 la proportion d’individus n’ayant pas accès à l’eau potable et à l’énergie.
L’objectif des rencontres de partenariat avec l’Afrique, ajoute ce communiqué, sera « d’une part de promouvoir le partenariat entre l’UE et l’Afrique dans les secteurs de l’eau et l’énergie, et d’autre part d’améliorer la compétitivité des entreprises africaines et de réduire la pauvreté en Afrique ».
Le forum, à en croire les organisateurs « vise à réunir au même endroit et pendant 4 jours, ministres africains, principaux bailleurs de fonds et entreprises européennes et africaines spécialisées afin de faire le point sur les projets d’investissements dans les secteurs de l’eau et de l’énergie en Afrique, d'étudier les financements internationaux et les possibilités de partenariats et de transferts de technologies ».
De part son concept unique et la qualité des intervenants, le forum de Lyon est devenu le rendez-vous incontournable des PME/PMI. Il s’adresse aux PME & PMI européennes et africaines spécialisées dans la fabrication d’équipement et la sous-traitance industrielle, aux grandes entreprises publiques et privées ainsi qu’aux décideurs politiques, aux institutions et partenaires financiers, aux associations professionnelles et aux organismes de promotion des investissements.
Pour cette édition spéciale, Adéa organisera, en partenariat avec ERAI, TENERRDIS, le cluster ECO ENERGIE, SAVOIE Technolac et 2IE, une conférence de haut niveau consacrée à la promotion du concept de « pôles de compétitivité et clusters Eau & Energie en Afrique ».
L’année 2010 coïncide avec le cinquantenaire des indépendances dans la plupart des pays d’Afrique francophone. Les installations de centrales hydroélectriques, les équipements de pompage et traitement d’eau ont également 50 ans. Elles ont été conçues pour des villes de 100 000 à 500 000 habitants qui comptent aujourd’hui plus de 2,5 à 3 millions d’habitants. Sur les 52 états africains, 42 villes ont des problèmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement et 38 connaissent des coupures récurrentes d’électricité. Plusieurs de ces problèmes sont liés à la vétusté des installations, au défaut de maintenance et au manque de formation. Les PME/PMI françaises et européennes ont donc un rôle majeur à jouer.
Amadou Sidibé

 



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EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL SENIOR
La patrie sacrifiée pour des primes
Au moment où tous les Maliens sont focalisés sur la reconstruction de l’équipe nationale Sénior avec ou sans certains cadres, il faut reconnaître qu'il y a péril en la demeure et que la fédération et ses joueurs (ancien ou nouveau) d’une part et son technicien, Giresse d’autre part doivent rapidement résoudre le problème de la solidarité, du patriotisme et de communication dans le groupe Aigles.
A quelques jours de la réception du Liberia, le Mali n'ira pas chercher des joueurs ailleurs. Ce sera probablement avec le même groupe qui était à Praia. Il va donc falloir rassembler tout ce monde pour leur tenir d'abord, individuellement, un discours adapté à chaque profil et ensuite collectivement leur expliquer l'importance de la cohésion et surtout du sens du patriotisme.
Une véritable séance de catharsis est donc nécessaire pour écraser les égos et mettre tous les joueurs sur le même pied d'égalité. C'est certainement ce qu’un ancien des Aigles a appelé « réflexion collective ». Constat, lors du voyage de Praia, il s’est passé quelque chose d’anecdotique. En effet, le départ annoncé à 16h s’est effectué à 18 h passées pour un simple problème de prime de sélection posé le matin du voyage.
Et le capitaine Mahamadou Diarra « Djilla » et ses coéquipiers étaient sur le qui vif. Pour eux, ils n’étaient pas question de se rendre à Praia sans cette prime de sélection. Heureusement que le voyage était prévu à bord d’un avion affrété par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Il aurait été annulé, s’il s’agissait d’un vol régulier.
Mais, selon de nombreuses sources, le ministère avait été clair avec la Fédération après la débâcle de la Can 2010 en Angola : plus question de payer des primes de sélection, car le budget d’Etat ne pouvait plus supporter cette charge. Il a été dit à Malifoot qui, dans sa dynamique proposait des primes d’objectifs, d’en informer tous les joueurs et que l’encadrement technique ne devait retenir que les joueurs qui acceptent de défendre les couleurs nationales à cette condition.
Mais, c’est le jour du départ pour Praia, à quelques heures du vol, que M. Hamane Niang a été informé par la fédération du refus des joueurs de renoncer à la prime de sélection. Pris au dépourvu, le ministre de la Jeunesse et des Sports a donné son accord pour que la prime de sélection soit « exceptionnellement » pour le match contre le Cap-Vert. Mais, au retour le département et la fédération devaient se rencontrer pour clarifier cette situation.
Des instructions ont été aussitôt données pour que les « fameuses primes » (1 million F CFA par joueur sélectionné) de sélection soient payées. Et probablement, elles devaient être payées en même temps que des primes de match (victoire ou défaite). Mais, comme s’ils savaient le match perdu d’avance, Djilla et ses camarades ont exigé le payement de la prime de sélection sur place. Une exigence incompréhensible et condamnable de la part des jeunes qui sont supposés défendre les couleurs nationales. Et devant l’urgence, la Fédération malienne de football (Malifoot) a accepté la proposition du ministère de préfinancer les primes de sélection pour être remboursées au retour du Cap Vert.
Après ce comportement inacceptable du capitaine des Aigles et ses coéquipiers, on ne peut plus dire que le ver n'est pas dans le fruit. Il est certes vrai que Hammadoun Kolado Cissé, en tant que président de Malifoot, a pu avoir une responsabilité administrative dans le faux pas des Aigles au Cap-Vert et que Giresse a montré certaines limites en matière de coaching avec ses professionnels au repos et de projet de jeu.
Mais, à en croire l’un des joueurs, le vrai problème qui a milité favorisé la défaite inattendue au Cap-Vert provient de la mauvaise ambiance entre les joueurs sélectionnés et Malifoot. Que se passe-t-il entre les Aigles et Malifoot ? Pourquoi la solidarité, le patriotisme et la cohésion ont été sacrifiés avant le départ de Praia ? Qui gâche l'ambiance des Aigles ? Doit-t-on sacrifier les intérêts du pays pour une question de prime de sélections ?
Boubacar Diakité Sarr

 

 

JOACHIM FICKERT, DTN DE MALIFOOT
« Les entraîneurs savent faire leur boulot »
A l’issue du match Mali-RDC (2-0) du dimanche dernier, nous avons approché le directeur technique national de la Fédération malienne de football. Dans l’entretien ci-dessous, le technicien allemand Joachim Fickert, puisqu’il s’agit de lui, parle du Djoliba, de son stage et des sélections nationales.

 

Les Echos : Quelle lecture faites-vous de la rencontre ?

 

Joachim Fickert : C’était difficile comme prévu, nous avons eu aussi des grands problèmes avec l’équipe du Congo. On avait besoin de 70 minutes pour préparer la victoire parce que jusqu’à la deuxième période on jouait à égalité. Nos joueurs avaient un problème au départ de la rencontre. Ils avaient besoin de se libérer de cette pression des Congolais qui ont joué physiquement avec plus de combativité. Alors là, nous savons désormais ce qu’il faut faire. Avec la peur d’encaisser un but, les joueurs ont montré leur qualité avec de jolis buts en seconde période.

 

Les Echos : Et le prochain adversaire s’appelle le Cameroun ?

 

J. F. : Bien, je crois que si on peut éliminer la République démocratique du Congo, il ne faut pas avoir peur du Cameroun. Les entraîneurs savent ce qu’il faut faire pour améliorer et corriger la qualité de notre football. Je suis toujours optimiste avec ces jeunes. Dimanche ils avaient des qualités, mais c’est au début qu’ils refusaient de faire le jeu.
Les Echos : Comment se déroule le stage qui a débuté lundi dernier ?

 

J. F. : Ce stage se déroule avec 35 entraîneurs qualifiés avec de bons résultats pour les préliminaires C1. Je crois que nous pouvons approfondir les connaissances de ces entraîneurs qui travaillent avec des jeunes. Les Cadets et Juniors peuvent atteindre dans l’avenir un niveau dans le développement de leur catégorie. Le niveau du football s’élèvera et dans quelques années tout le football malien en profitera.

 

Les Echos : Que retenez-vous de la première sortie ratée des Aigles ?

 

J. F. : C’est toujours difficile. Il faut reconstruire une nouvelle équipe. Même si on a perdu (1-0), je suis de nature optimiste pour la qualification. Mais il faut tirer les leçons de cette défaite. Il faut voir ce qui n’a pas marché, quel joueur n’a pas joué contre le Cap-Vert et trouver rapidement une équipe type. Il ne faut plus commettre les mêmes erreurs que Keshi et son staff.

 

Les Echos : Le Djoliba ne progresse pas dans la phase de poule de la Coupe Caf et ne marque plus de but ?

 

J. F. : Pour le Djoliba, ce n’est pas une déception parce que je n’attendais pas plus de cette équipe qui n’a pas convaincu ces derniers temps. Ce qu’on a vu, c’est la défaite contre la modeste formation de Libye, Itihad où je crois, qu’il pouvait mieux faire. Ensuite, il y a eu l’autre défaite du vendredi contre Hilal du Soudan. Il s’agit à présent de relever la tête à domicile contre cette même équipe soudanaise pour ne pas dire adieu car ce serait une pure élimination.

 

Les Echos : Les Aigles dame se préparent aussi pour leur Can ?

 

J. F. : Espérons que cette équipe féminine qui participera à sa cinquième phase finale consécutive se prépare mieux que dans le passé pour bien défendre les couleurs du pays. Pour l’instant, c’est difficile de parler ou de comparer leur performance parce que, pour le moment les poules ne sont pas connues. Espérons toujours pour elles, qui se préparent depuis des mois pour cet événement. Je dirai qu’il y a l’espoir.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr



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