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2010

Mois de septembre

Les Echos du 14 septembre

 

DÉGRADATION DES TERRES AU MALI
6 % de couverture végétale !
Selon la FAO, le taux de couverture végétale doit être de 15 % pour que la forêt puisse pleinement jouer son rôle de purification de l’atmosphère, de protection des sols à travers la formation de la matière organique. Au Mali, ce taux est de 6 %. Et l’Etat malien contribue pour une grande part à ce déficit majeur. Ceci n’est pourtant que la partie visible de l’iceberg.
Enquête.
La terre, selon les spécialistes, est la superficie déterminée de la surface terrestre, y compris tous les éléments de l'environnement physique et biologique qui influent sur l'utilisation des terres. Elle joue un rôle majeur dans l’eau, la santé publique et les écosystèmes qu’elle habite. En clair, la vie telle que nous la connaissons ne serait pas possible sans la terre et elle cessera de l’être si nous n’y prenons garde. L’imminence du péril a aujourd’hui fait prendre conscience à l’homme. Des actions salvatrices sont donc menées afin de sauver ce qui peut encore l’être.
La cohérence n’est malheureusement pas la valeur la mieux partagée pour nos pays en développement, le nôtre en l’occurrence. Ses programmes et décisions très controversés ne manquent en effet pas de susciter le doute dans les esprits quant à leur sincérité.
Des Programmes de destruction programmés et exécutés
Nous sommes sur le versant de la Colline de Koulouba, route de Samé à l’Ouest de la capitale, Bamako. Des dizaines d’engins lourds procèdent à l’extraction et au transport de la terre. Et quelle terre ? Ici, elle est rouge, fertile et à l’origine d’une végétation luxuriante.
Mais, pour les bâtisseurs de l’Empire, ce n’est ni plus ni moins qu’un gigantesque réservoir de latérite, un matériau très prisé sur les chantiers de construction. Ce sont, chaque jour, des millions de mètres cubes de cette matière qui sont extraits et acheminés vers des chantiers de la capitale. L’activité est devenue tellement lucrative que les municipalités ont décidé de réclamer des taxes supplémentaires aux exploitants. Les affaires restent les affaires !
Mais qui sont donc ces exploitants ? Nous avions décidé d’en avoir le cœur net. Une petite filature permet rapidement de connaître la destination des camions. Ils sont tous flanqués d’insigne « laissez-passer », un quitus dont la délivrance relève exclusivement des prérogatives de l’Etat. Et les voilà quelques minutes plus tard déversant leur contenu sur un chantier, celui initialement dévolu au monument du Cinquantenaire de la République du Mali, et tenez-vous bien, dans le lit du fleuve Niger !
Personne ne semble s’offusquer du désastre programmé et planifié. Ni le maître d’ouvrage, à savoir : l’Etat Malien, encore moins ses partenaires et bailleurs de fonds du programme de gestion durable des terres dont le PNUD ou l’Ambassade du Royaume de Danemark dont la capitale Copenhague a récemment abrité le retentissant sommet sur le changement climatique. Tous, pourtant logés à une centaine de mètres du dépôt final. Désespérant !
Mais que pense donc le gardien des lieux de cette infortune à savoir, le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, un département bien logé dans la coquette cité résidentielle de la capitale, l’ACI –2000 ?
Ce n’est pas la bonne adresse, nous apprend-on. Il fallait plutôt se rendre à la « division Information – communication », sise au centre-ville dans le grand marché.
Ici, le colonel Diarré nous accueille avec beaucoup de réserves et de suspicion. Ce n’est pas tous les jours qu’un fouineur lui rend visite. L’état délabré des locaux et le désœuvrement du personnel présent trahissent le peu d’intérêt des pouvoirs politiques pour le service… Notre bon officier, à son tour, nous suggère de rencontrer le Colonel Kouloutan Coulibaly. Il est Docteur ingénieur des Eaux et Forêts. Il serait notre homme.
Il est bien là à la direction nationale des eaux et forêts. Il accepte de nous rencontrer, mais évidemment, sa qualité d’officier supérieur lui impose quelques réserves.
Nous ne nous faisions d’ailleurs pas d’illusion. Fallait cependant être subtil et surtout, pas de questions fâcheuses susceptibles de réveiller l’instinct de fonctionnaire assujetti aux règlements.
A l’issue de la conversation, nos craintes furent hélas confirmées. L’endroit qui sert aujourd’hui de carrière d’exploitation de latérite est bien une forêt classée et par conséquent, protégée autant que les espèces animales et végétales qu’elle abrite. « C’est le poumon de Bamako », précise notre Colonel. Elle a été érigée et entretenue jusqu’à ce jour, pour ce besoin précis. Et d’ajouter : « il est formellement interdit d’en prélever ne serait-ce qu’un centimètre carré de terre ».
Les larmes aux yeux, notre colonel regrette en outre que l’endroit soit en cours de lotissement par la municipalité. Le département a-t-il signalé l’anomalie à qui de droit ?. «Bien entendu », se lamente M. Coulibaly, mais visiblement en vain !
Ainsi se résume la situation : l’on détruit, de manière la plus officielle, un élément vital à savoir une forêt classée dans le but de remplir un lit de fleuve également vital à la survie de tout un écosystème !
Les sites de la discorde
Intéressons-nous quelques instants à ce site très controversé du monument de l’indépendance qui reçoit la terre prélevée depuis la forêt classée de Koulouba. Au ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, personne n’a été consultée avant l’adoption du projet. « Nous avions constaté les faits comme tout le monde », nous confie-t-on après une ferme garantie d’anonymat. Qu’à cela ne tienne, le département proposa par la suite un autre site sur la route de l’aéroport. Refus catégorique des maîtres d’ouvrage. C’est ici, et nulle part ailleurs. Ainsi en a décidé l’Etat malien en toute souveraineté.
Le site dévolu au monument du cinquantenaire n’est, hélas, pas le seul et unique sujet à controverse. Direction « Centre de Formation Pratique Forestier de Tabakoro » à la limite du District sur la route de Ségou ! L’espace s’étend sur plusieurs centaines d’hectares et constitue la propriété du Centre forestier. C’est ici, dans cette autre forêt classée, qu’élèves et étudiants du Centre effectuaient des tests et expérimentations sur les espèces animales et végétales en vue de leur protection et sauvegarde.
Mais depuis peu et dans le souci de loger le maximum de concitoyens, l’Etat malien a affecté le domaine à un autre usage : la construction de logements sociaux. Les travaux ont nécessité une déforestation à outrance causant la destruction de milliers d’espèces animales et végétales.
Au Centre de Tabakoro, c’est la mort dans l’âme qu’on évoque le sujet. Il ressort des indiscrétions recueillies sur place, qu’agents et cadres forestiers avaient suggéré que le terrain leur soit affecté avec à la clef, des conditions d’exploitation soucieuses de la sauvegarde des espèces. Peine perdue ! L’Etat malien a décidé autrement. L’écosystème peut attendre.
Retour sur la berge du fleuve Niger, sève nourricière de la capitale malienne. De nouvelles et imposantes constructions accompagnent désormais le cours d’eau dans son indolent parcours à travers la Cité des Trois Caïman.
« Des hôtels pied dans l’eau, lance Madame le ministre de l’Urbanisme, il en existe partout… Et puis sachez-le, poursuit-elle, des études techniques ont précédé les travaux et… ». Bien sûr !
Mais qu’en pense M. Adama Sidibé, agro-forestier, conseiller de l’ex-ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, M Nancoma Kéita, aujourd’hui Consultant ?
« Dans le souci de protéger les berges des cours d’eau au Mali, la loi préconise 25 mètres de servitude à partir du niveau le plus élevé du cours d’eau ».
Voilà qui tranche définitivement avec les « hôtels Pied dans l’eau ». M. Sidibé va plus loin : « Notre loi fondamentale de février 1992 précise en son article 15 que : « la protection et la défense de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour tous et pour l’Etat ».
Ces constructions anarchiques peuvent influer sur la qualité de la vie des populations ? « Hélas, oui », confirme M Sidibé. « Outre les risques d’inondation et d’érosion consécutifs au rétrécissement du bassin du fleuve, la qualité des eaux peut être dangereusement affectée par les déversements insalubres émanant de ces habitations. Toutes choses susceptibles d’affecter à son tour, la flore et la faune aquatiques et accentuer l’érosion hydrique ».
Ce qu’on ne savait pas encore
M. Bakarydjan Traoré lui, est radiothérapeute, installé au marché de Médine. Il doit ses connaissances médicinales à son père, lequel est également redevable à son père. Il en est ainsi depuis maintenant plusieurs générations. Pour M. Traoré, le constat est tout simplement alarmant. « Certaines plantes ont quasiment disparu. On peut citer « Samatolo », ou le « Dèndan » appelé aussi « Yiriba » ou encore « Sindjaba ». On les retrouvait dans les zones humides, au bord des cours d’eau. Ces plantes servent à traiter les cas de faiblesse sexuelle, d’hémorroïde, d’hépatite, de ballonnement, des maladies du cœur, des difficultés liées à la fécondité…. Mais on les retrouve difficilement aujourd’hui et seulement dans les forêts classées et même là… Nous sommes obligés de les cultiver nous-mêmes pour ceux qui ont de l’espace disponible ».
Autre constat amer chez les tradipraticiens : ils sont désormais contraints d’augmenter le dosage ou la durée du traitement chez les patients, déplore M Traoré. Dans le pire des cas, il faut plusieurs combinaisons de plantes. De l’avis de notre interlocuteur, tout ceci n’est que la résultante du changement climatique.
Qu’en pensent les techniciens de l’Institut national de recherche en Santé publique (INRSP), département de la Médecine traditionnelle ?
M. Seydou Mamadou Dembélé a bien voulu nous éclairer sur le sujet. Lui est Ingénieur Agro-forestier, Ethnobotaniste autrement dit, spécialiste de l’étude et de l’utilisation des plantes et en écophysiologie végétale. Il confirme la disparition de certaines espèces. « Samatolo » ou Anthocleista djaloneusis est effectivement parmi ces plantes en voie de raréfaction. Il en existe d’autres à l’image du Securida ca longepedunculata (nom vernaculaire Djouro ou Djoutou selon les zones) disparus dans les environs immédiats de la capitale.
Peut-on cependant imputer cette disparition au changement climatique ?
M. Dembélé est formel : « Même si aucune étude n’a encore étayé les faits, l’on sait que le changement climatique provoque le stress chez les plantes, toute chose qui affecte la teneur en principe actif chez ces organismes ». La remarque est hélas valable également dans le domaine de la pharmacie moderne étant donné que la quasi-totalité des produits pharmaceutiques sont d’essence végétale.
Pour le Colonel Kouloutan Coulibaly, il ne fait aucun doute que c’est la dégradation des sols du fait de la pollution chimique qui se trouve à l’origine du phénomène. « Tenez par exemple, à Koutiala, l’utilisation abusive des engrais minéraux dans les zones de cultures cotonnières de la CMDT a détruit la structure des sols au point qu’aujourd’hui, afin d’obtenir juste une récolte passable, les paysans sont contraints d’utiliser des engrais organiques… Il faut 3000 ans pour la régénération d’un sol », ajoute-t-il.
En clair, le mal semble bien connu. C’est la volonté politique qui manque le plus.
Affaire à suivre !
B.S. Diarra

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ELECTION DU MAIRE DE TABOYE
L'administration se substitue à la population
Dans une correspondance n°045/P-CB, signée en P/O par le sous-préfet du cercle de Bourem, Boubou Bathily, en date du 27 août 2010, le préfet de Bourem convoque Hamada Idoual, maire élu de Taboye depuis les élections du 29 avril dernier 2009 et Mohamed N'Kouma dit Hamma, conseiller municipal et ancien édile lors de la dernière mandature et fait nouveau maire par la seule volonté de l'administration pour procéder à la passation de service entre les deux hommes. Cette décision tombe comme un gobelet sur un planchée de granite à un moment où la bataille juridique est loin de connaître son épilogue.
Il faut rappeler que l'histoire remonte aux élections communales du 29 avril 2009. A cette époque, on était sous les cieux du Mouvement citoyen (MC), le PDES n'était pas encore né. Hamma N'Kouma, le maire sortant avait surestimé ses forces en refusant toute alliance avec les forces politiques locales, notamment l'Adéma et l'URD. L'homme comptait beaucoup sur ses soutiens au sein du Mouvement citoyen, notamment Mme Haïdara Aïchata Alassane Cissé dite Chato, député à l’Assemblée nationale et les barons du MC à Gao. Mais, mal lui en prit de sous estimer ses adversaires et le réveil lui a été fatal. Au sortir des urnes, son association politique d’alors a eu 9 conseillers contre 9 pour l'URD et 5 pour l'Adéma.
Puisque dès le départ, il a refusé les alliances, l'Adéma et l'URD ont coalisé pour former le Bureau communal avec le docteur Hamada Idoual, un élu Adéma, comme nouveau maire. Déçu et découragé, Hamma décida de quitter le MC et regagner les rangs de l'Adéma. Aussitôt informée, Chato court sur le terrain pour le dissuader de quitter le MC. En retour, elle lui propose son appui pour récupérer son fauteuil. Depuis, ce sont des manœuvres juridico-politiques pour casser la coalition Adéma-URD. Elle réussit ainsi à faire annuler les résultats de quelques bureaux de vote, ce qui fait perdre à l'Adéma un siège.
Mais, toujours la majorité restait du côté de la coalition Adéma-URD avec 13 sièges contre 10 au MC. Or il lui fallait avoir 12 contre 11 à l'autre bloc. C'est là où, la manœuvre politique a commencé. Hamma et ses soutiens ont fini par avoir raison de l'engagement partisan de certains élus de l’Adéma et de l’URD (un de chaque parti). Avec ces deux défections assurées, Chato userait des relations au sein de l'administration pour casser le bureau communal en place et procéder à l'élection, disons franchement "la restauration pure et simple" de l'ancien maire.
Un adage bien connu des juristes dit ceci : "Quand la raison d'Etat entre par la porte de la justice, le droit sort par la fenêtre". Si les choses restent en l'état actuel, c'est ce qui risque d'arriver à Taboye, et ce serait dommage pour la démocratie malienne. Il revient donc à la justice de se ressaisir et dire le droit, rien que le droit. Car, la coalition Adéma-URD a attaqué la décision de reprise des élections devant le Tribunal administratif de Mopti.
Au cas où elle n'aurait pas satisfaction, elle a décidé de se pourvoir en cassation et de transporter l'affaire devant la Cour suprême. Il faut signaler que si cette affaire venait à être avalisée par la justice, elle va ouvrir une boîte de Pandore. Car, d'autres municipalités peuvent s'en inspirer pour régler leur compte.
Refus d'impositions.
Taboye est une commune rurale située sur la route de Bourem à environ 70 km de Gao et à 30 km du chef-lieu du cercle. Le nom de cette petite bourgade qui comprend également le village de Tondibi, un site bien connu des historiens, a traversé l'histoire à cause de son refus d'imposition. Pour mémoire, Tondibi a abrité la grande bataille entre les Songhoïs et les Marocains au XVIe siècle. C’est également à Taboye que l'administration coloniale a eu du mal à contenir une révolte populaire. C'était le 21 mars 1949.
Qui a donc intérêt à réveiller maintenant le démon de la révolte populaire dans cette petite bourgade au moment où le pays a besoin de la tranquillité surtout dans cette partie du territoire ? C'est la question qui torture en ce moment les populations de la 7e région. D’autant que cette décision fait suite à une première série d'affrontements entre les populations de Taboye et les forces de l'ordre déployées pour sécuriser les élections, pardon l'imposition de l'ancien maire Mohamed N'Kouma dit Hamma, le 18 juillet dernier.
Il faut rappeler que ces événements ont déjà fait des blessés, des arrestations dans les rangs des insurgés, humiliés des chefs de villages et notabilités de la Commune. Est-ce à dire que Kafougouna Koné et ses représentants régionaux et locaux ont-ils l'intention de rééditer de tel scénario ? En tout cas, ils ont une fois été avertis.
Selon nos sources, plus qu'avant les populations sont déterminées à empêcher l'installation de Hamma N'Kouma à la tête de leur mairie.
H. Dicko
(Correspondance particulière)

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RAPPORT DU MAEP
Un bréviaire pour les acteurs de la gouvernance
Examiné par le 11e forum des Chefs d’Etat et de gouvernement du MAEP à Syrte en juin 2009, le rapport d’évaluation Pays sur le Mali se veut un baromètre de la bonne gouvernance.
Le Centre international de Conférences de Bamako a abrité, hier lundi 13 septembre 2010, la cérémonie de lancement du rapport d’évaluation du Mali dans le cadre du Mécanisme d’évaluation par les pairs (MAEP), sous la présidence du chef de l’Etat Amadou Toumani Touré.
Riche de plus de 400 pages, le rapport dresse un diagnostic de la gouvernance au Mali dans les domaines thématiques de la démocratie et de la politique, la gestion économique, la gestion des entreprises, le développement socio-économique. Le rapport a également révélé les principaux atouts et défis du Mali et fait des recommandations traduites par un plan d’action national. Ce plan d’action sera, en effet, le guide des acteurs de tout bord pour la réalisation d’une vision commune du développement du Mali. Ce qui a fait dire au ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, le Dr. Badra Alou Macalou, point focal du MAEP, qu’il doit servir de bréviaire pour l’ensemble des acteurs de la gouvernance de notre pays.
Notre pays est le 9e pays adhérent au MAEP en mars 2003 et le 10Ee à être évalué. Toutes choses, de l’avis du ministre Macalou, qui traduisent la conviction malienne selon laquelle la bonne gouvernance est la condition indispensable à l’édification d’une Afrique nouvelle. Le point focal a salué l’engagement et le rôle actif joué par le président de la République à travers la mise en place de la commission nationale d’évaluation de 105 membres (60 % pour la société civile) pour les besoins d’un exercice d’autoévaluation.
Avant de remettre solennellement le rapport à Amadou Toumani Touré, Mme Domitila, membre du panel du MAEP, s’est réjouie de la stabilité politique et institutionnelle du Mali. Le Mali à travers ce processus, a-t-elle indiqué, conforte son option pour la démocratie.
Le président de la République, Amadou Toumani Touré a dit toute sa satisfaction du rapport qui, selon, lui a mis en relief les forces et les défis de la gouvernance et du développement : la consolidation de la paix au Mali, la poursuite de la lutte contre la corruption et la formation des ressources humaines. L e chef de l’Etat a adressé un satisfecit au panel MAEP et à la commission nationale pour la qualité de leurs travaux. Et s’est solennellement engagé à analyser et mettre en œuvre le rapport.
La cérémonie a été marquée par la prestation de Sali Sidibé du Wassoulou et de Symetric Orchestra de Toumani Diabaté ainsi que la projection d’un film retraçant le processus d’évaluation du Mali.
A rappeler que le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) est un mécanisme auquel les Etats membres de l’Union africaine adhèrent volontairement et sert de mécanisme de contrôle des Africains par les Africains.
Moussa Camara
(Stagiaire)

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FORCES ARMEES ET DE SECURITE
La France offre 10 VLRA au Mali
L’ambassadeur de France au Mali, Michel Révérend de Menton a remis lundi 13 août les clés de 10 nouveaux véhicules de marque VLRA au ministre de la Défense et des Anciens combattants, Nathié Pléah. C’était dans les locaux du département. Cette remise de véhicules s’inscrit dans le cadre de la coopération militaire entre la France et le Mali et est destinée à renforcer la mobilité des forces de sécurité du Mali sur le terrain.
Ce don intervient à un moment où le Mali fait face à une situation sécuritaire fragile voire dégradante. Avec ses matériels de mobilité tout terrain, les forces de sécurité maliennes sont désormais mieux outillées pour mener le combat contre l’insécurité. Elles seront à même de répondre pleinement aux défis qui se posent à elles.
A en croire l’ambassadeur de France au Mali son pays « s’est engagé en 2008 à soutenir le Mali dans ses efforts de lutte contre l’insécurité en le dotant de matériels de mobilité ». Michel Révérend de Menton a dit que la France poursuivra ses efforts d’appui matériel et de formation au bénéfice des forces maliennes de sécurité.
L’assistance technique française couvre de nombreux domaines prioritaires de développement. Il en est ainsi du plan spécial de développement du Nord-Mali, l’appui à l’effort de formation des écoles militaires, la maintenance, la gestion des ressources humaines.
Soulignant l’importance du geste de la France à l’endroit de notre pays, le ministre de la Défense et des Anciens combattants a laissé entendre « que cet équipement en moyens roulants modernes répond parfaitement aux exigences d’un terrain difficile comme le nôtre ». Il s’est dit convaincu que les forces armées maliennes en tireront le meilleur profit dans l’exercice de leur mission de lutte contre l’insécurité. Le ministre a assuré qu’un bon usage sera fait du matériel mis à la disposition du Mali.
Mohamed Daou

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BRUITS SOURDS
Cinquantenaire du Mali : L’arrivée des présidents chinois et libyen confirmée
Le Mali est dans la mouvance de la célébration de son cinquantenaire. Ayant répondu favorablement à l’invitation de ses homologues du Gabon et du Sénégal pour la célébration du cinquantenaire de ces pays, le président ATT a également demandé à certains de ses pairs d’être à ses côtés pour assister aux festivités commémoratives des 50 ans du Mali souverain le 22 septembre prochain.
Selon des indiscrétions, pour le moment, ce sont les arrivées du président de la République populaire de Chine, Hu Jintao et du Guide de la Révolution libyenne, Mouammar Kadhafi qui sont officiellement confirmées aux autorités maliennes. Il se dit, qu’une fois à Bamako, Hu Jintao co-présidera avec ATT la cérémonie d’inauguration de l’hôpital du Mali, construit par les Chinois à Yirimadio. Le président chinois a également à son programme la visite du 3e pont.
De la même manière, Kadhafi procédera en compagnie d’ATT à l’inauguration de la Cité administrative. Les autres présidents notamment des pays voisins doivent être également de la fête. Mais il est indiqué que le cinquantenaire du Mali indépendant coïncide avec une rencontre des Nations unies sur les OMD et à laquelle doivent prendre part de nombreux pays. Ce qui fait que le doute plane déjà sur l’arrivée de bon nombre de chefs d’Etat. En tout état de cause, le choix entre Bamako et celui des Nations unies les incombe.

Interview de GMT : Le DG de l’ORTM au four et au moulin :
De sources dignes de foi, l’ORTM a réalisé la semaine dernière l’interview de l’ancien président dictateur déchu du Mali, le général Moussa Traoré. Il nous est revenu que l’entretien qui a duré 6 heures a été dirigé par le DG de l’ORTM, Sidiki N’fa Konaté.
A travers cet entretien, la parole a été donnée à GMT qui a dirigé le Mali pendant 23 ans sans partage pour recueillir son témoignage sur les 50 ans de l’indépendance de notre pays.
Il est à parier si le président dictateur a présenté ses excuses aux Maliens et Maliennes comme saurait été l’idéal. En attendant, la diffusion de « l’élément » qui risque de réveiller les vieux démons, nous apprenons que c’est le patron de « Bozola » qui suit en personne le montage de l’interview. Pour ce faire, Sidiki N’fa Konaté s’enfermerait maintenant avec les responsables des services de montage pour « retravailler » l’interview.
En plus de l’entretien accordé à l’ORTM, il se dit également que l’ancien dictateur déchu est invité pour assister aux festivités du cinquantenaire.
Les Maliens ont encore en mémoire les atrocités commises sous son pouvoir.

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ENVIRONNEMENT
Il faut un syndicat pour sauver le fleuve Niger
La pollution actuelle du fleuve Niger va au-delà des prévisions les plus pessimistes. Le fleuve est pollué. Le rejet d’eaux usées s’est amplifié. Des habitudes malsaines se sont développées. Face à cette pollution, la création d’un syndicat serait une bonne chose pour sa protection.
Le ministre de l’environnement, Aghatam Ag Alhassane avait dénoncé « des quantités considérables de déchets industriels, hospitaliers et domestiques qui sont déversés dans le fleuve Niger et qui compromettent dangereusement son avenir ». A l’entendre, « la flore, la faune et l’écosystème du fleuve subissent durement les conséquences de cette pollution ».
Au regard de tous ces dangers, le comble est le remplissage du lit du fleuve par les autorités du Mali pour des « besoins de cinquantenaire », appelé place du cinquantenaire.
Les autorités maliennes déversent des centaines de tonnes de banco dans le lit du fleuve oubliant ce qu’elles avaient dénoncé, il y a quelques moments. Aussi, il conviendrait de défendre le point de vue de ceux qui tirent leurs revenus des ressources du fleuve, « afin de créer un contre-pouvoir en faveur de sa protection, pour préserver le patrimoine écologique, le milieu naturel du cours d’eau », avait suggèré Kerim Maamer, un écrivain journaliste, qui dans un document, a énuméré les défis à relever pour la société civile par rapport à la protection du fleuve Niger.
Pour M. Maamer, « les pêcheurs, hôteliers, agriculteurs, artisans, commerçants du tourisme, amoureux de la nature et de l’environnement…devraient pouvoir s’exprimer face à l’exploitation intensive ou abusive et à la dégradation des ressources du fleuve ».
A l’en croire, Il y a quelques années, les recommandations d’une rencontre avaient proposées la mise en place d’institutions d’alerte et de prévention. Il s’agissait principalement d’un « observatoire de l’eau » pour identifier et évaluer les risques, et d’un « syndicat du fleuve » pour développer une dynamique en faveur de la protection des ressources du fleuve. Le journaliste environnementaliste a pris un exemple sur l’expérience du lac Annecy, qui dans les années cinquante, était complètement pollué, asphyxié et paraissait condamné à disparaître.
Les autorités locales ont pris conscience du danger. C’est dans cette mouvance qu’un syndicat intercommunal fut créé, regroupant des habitants, propriétaires, commerçants, pêcheurs, hôteliers… Le lac a été placé sous surveillance comme un grand malade en observation avec des bilans biochimiques, biophysiques, bactériologiques… Le rejet d’eaux usées a été interdit, une station et un réseau d’épuration avaient été réalisés. Aujourd’hui, c’est l’un des lacs alpins les plus propres.
Amadou Sidibé

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MALI-RDC : 2-0
Les Aiglonnets se qualifient
Le Mali s’est qualifié pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Cadets. Dimanche dernier au stade Modibo Kéita, les Aiglonnets ont confirmé leur bon résultat de la manche aller en dominant (2-0), la République démocratique du Congo.
Forts d’un large succès (4-1) face aux cadets congolais à l’aller, les Aiglonnets de Nouhoum Diané n’ont pas forcé leur talent outre mesure pour passer le cap du premier tour des éliminatoires de la Can- U-17. Ils ont confirmé leur qualification pour le dernier tour des éliminatoires de Rwanda 2011, en s’imposant (2-0) pour le compte du match retour de dimanche dernier au stade Modibo Kéita.
Pourtant, c’est une orgueilleuse et vaillante équipe congolaise qui s’est présentée avec des réelles intentions. Les choses n’ont pas duré pour les visiteurs puisque dès les 17 e et 18 e Epeso N’gali créait un danger dans la défense malienne avec deux corners à la clé. Les nôtres répondront par une contre-attaque suivie d’un tir de Famoussa Koné que le portier congolais détourne en corner. L’unique corner de la partie pour le Mali (16 e) puisque le dernier obtenu dans les arrêts de jeu de la 2 e mi-temps n’a pu être exécuté.
Il faudra toutefois attendre la deuxième période notamment avec l’entrée en jeu du jeune Abdoulaye Traoré, un produit du centre de formation du Djoliba, pour assister aux deux buts des nôtres par Famoussa Koné (58 e ) à la suite d’une belle combinaison et Abdoulaye Traoré (75 e chipant le ballon au dernier défenseur congolais). Juste après le premier but les Congolais jouaient sans leur coach principal.
A l’issue de la rencontre l’entraîneur des Cadets, Nouhoum Diané reconnaissait que son équipe n’avait pas très bien joué en première mi-temps. « C’était notre premier match devant notre public, raison pour laquelle nous avons eu une première période difficile, je pense que les consignes données dans les vestiaires ont payé et je suis satisfait car l’essentiel était de se qualifier. Les supporters voulaient voir l’équipe parce que c’est la première fois qu’on joue à domicile et j’avais peur au départ, car je ne souhaiterais pas que ce soit un handicap le fait que les gens veulent découvrir l’équipe et à la mi-temps on leur a dit de se libérer un peu plus, de jouer pleinement et c’est ce qui est arrivé en seconde période »..
Son collègue congolais n’était pas dans les mêmes dispositions d’esprit au sortir de la rencontre « Mais, c’est l’arbitre qui a gâché la fête du début à la fin. C’est le football de jeunes et l’arbitre ne peut jamais prendre partie pour une équipe. L’arbitre doit être au milieu, mais il a fait en sorte que la RDC perde. On a perdu chez nous oui, mais parce qu’il y a des raisons que nous avons perdu chez nous. Mais ici, on n’allait pas perdre », regrettait Zangilo Tshinabu.
A l’issue de ce premier tour, les quatorze équipes qualifiées disputeront le dernier tour qualificatif en novembre prochain. La phase-aller est prévue les 5, 6, 8 novembre, le retour, quinze jours après. Les sept vainqueurs des duels de ce dernier tour seront qualifiés pour la phase finale programmée du 7 au 22 janvier 2011 au Rwanda. Et dans ce dernier tour, le Mali sera face au Cameroun, vainqueur du Lesotho. Mais, les gosses de Nouhoum Diané et Ousmane Guindo doivent se remettre davantage au travail surtout sur le plan psychologique en supportant la pression du 12 e homme pour faire oublier la première mi-temps du dimanche dernier.
Boubacar Diakité Sarr


DANS LES COULISSES
Des supporters exemplaires !
Les supporters congolais étaient présents dimanche dernier lors de ce Mali-RDC. Au nombre d’une trentaine et dispersés entre les passages selon les cartes d’accès, ces derniers, des étudiants habillés aux couleurs de leur cinquantenaire, ont assisté tranquillement à la rencontre. Ils se sont bien comportés et n’ont pas fait comme l’autre, les Magrébins, avec des réactions et propos négatifs face aux décisions de l’arbitre ou le comportement des 22 acteurs sur le terrain.

Le même effectif qu’à Lubumbashi
Avec la bonne prestation de l’équipe congolaise des voix s’élevaient au stade pour dire que les hommes du pays de Kabila ont remanié l’effectif après le large succès des Cadets maliens à l’aller. Interrogé sur cette supposition, l’entraîneur congolais, Zangilo Tschinabu a été clair : « non, on n’a pas remanié l’équipe. C’est la même équipe qui a joué là-bas qui était là ce soir ».

Secret de réussite
Auteur d’un but à l’aller, Abdoulaye Traoré par stratégie avait été laissé sur le banc de touche pendant la première période dimanche dernier. A la 55e, il a fait son apparition sur l’aire de jeu en lieu et place de Moussa Mariko. Auparavant, pendant qu’il s’échauffait, il avait promis à un supporter de marquer une fois sur le terrain. Chose faite à la 75e avec son but intelligemment marqué qui rappelle tant d’autres, mais précisément celui du vieux lion, Roger Milla lors de Cameroun-Colombie au Mondial-1990 en Italie à la différence que Roger Milla a chipé la balle au portier Higuita alors qu’Abdoulaye l’ a fait avec le dernier défenseur congolais.

Histoire de premier
Les compétitions des jeunes (Can-U-17, U-20) sur le continent offrent souvent l’opportunité à certains officiels des associations sportives (arbitres, délégués fédéraux ou commissaires de match) de faire leur baptême de feu. Si c’était le cas pour le chargé des compétitions nationales de Malifoot, notre confrère Amadou Alhousseyni Touré, lors du match aller de Lubumbashi, tout porte à croire que c’était aussi le cas du commissaire sénégalais de la Caf de la rencontre du dimanche dernier. Louis Lamotte puisqu’il s’agit de lui, a tardé dans ses choix de regagner la loge officielle ou de rester sur l’aire de jeu comme le prévoit le règlement. En tout cas, ses conversations avec des officiels maliens, juste après la traditionnelle poignée de mains avec les joueurs, prouvent à suffisance qu’il est dans le lot. Même chose pour le trio arbitral béninois de la partie. Des baptêmes de feu calme puisque le match s’est disputé sans incidents majeurs, hormis les prises de becs de l’entraîneur congolais avec le premier arbitre assistant. Un comportement qui a valu l’expulsion du technicien congolais, contrairement à ce que pensent d’autres qui estiment qu’il a été expulsé pour la simple raison qu’il sortait hors de ses rectangles.
Rassemblés par
B. D. S



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