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2010

Mois de septembre

Les Echos du 08 septembre

 

OBSTACLE AU DEVELOPPEMENT
Cinq millions de Maliens sont analphabètes
Les autorités maliennes ont saisi la Journée internationale de l’alphabétisation célébrée ce mercredi 8 septembre 2010 partout dans le monde pour faire le bilan de 50 années de combat contre l’analphabétisme.
Le thème choisi pour la célébration de la Journée internationale de l’alphabétisation ce 8 septembre 2010 est : "50 ans d’alphabétisation au Mali : bilan et perspectives". Il rime avec les festivités du cinquantenaire de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale.
En effet, quel bilan le Mali peut-il faire de son combat contre le fléau de l’analphabétisme ?
Au Mali, les discours laissent très souvent entendre que la majorité de la population est constituée d’analphabètes, ce qui constitue, selon les spécialistes, un obstacle majeur au développement humain durable.
En l’absence de statistiques nationales fiables, certains acteurs du milieu de l’éducation fournissent quand même des chiffres peu reluisants.
Au cours de sa conférence-débats organisée en faveur de la Journée, l’Association Yélen blon révèle que plus de 5 millions de maliens restent encore non alphabétisés.
Efforts certains
Or, les militants de cette association, spécialisée dans les questions de l’éducation, indiquent que tant que 50 % de la population n’apprend pas à lire et écrire, il sera difficile, sinon impossible d’amorcer le développement.
Parti pour le lancement de la Semaine nationale de l’alphabétisation, le 4 septembre dernier à Yélimané (Kayes) le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, souligne le lien étroit entre l’éducation, principalement l’alphabétisation et le développement.
Le choix de Yélimané pour abriter cette cérémonie n’est pas fortuit. Il résulte, pour beaucoup d’observateurs, de l’avancée notable enregistrée dans cette région en matière d’alphabétisation des adultes et des femmes.
Avec 305 centres d’alphabétisation fonctionnels pour 9926 auditeurs, la région de Kayes, pour son gouverneur, fonde un grand espoir sur l’avenir de l’alphabétisation au Mali. Malgré la persistance du phénomène de l’analphabétisme, les efforts pour son éradication sont déployés notamment dans le monde rural.
Ainsi, de 2007 à 2010, plus de 65 centres d’alphabétisation sont devenus fonctionnels permettant à plus de 1256 auditrices d’apprendre à lire et écrire dans les trois langues les plus utilisées : soninké, fulfuldé et bamanakan.
Cette année, l’organisation des conférences débats et d’un concours en langues nationales à l’intention des néo-alphabètes dans toutes les Académies sont les activités phares de la Semaine nationale de l’alphabétisation.
Amadou Waïgalo

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CAMPAGNE DE PLANTATION D’ARBRES
L’eucalyptus, un danger pour la nappe phréatique
L’eucalyptus fait partie des heureux élus pour la campagne de reboisement initiée par les autorités cette année. Cependant, des études révèlent que cet arbre est un danger pour la nappe phréatique et rend très pauvres les superficies cultivables.
Du président de la République aux simples citoyens en passant par les membres du gouvernement, la société civile, chacun s’attelle à la plantation des arbres appelés sous le signe du cinquantenaire. A terme, ce sont des centaines de milliers d’arbres qui seront plantés sur des hectares. Plusieurs types d’arbres ont été sélectionnés pour la cause.
Des spécialistes de l’environnement ont participé au programme en sélectionnant les espèces d’arbres les plus adaptées au défi lancé. L’eucalyptus fait partie des heureux élus.
A priori, l’eucalyptus est un arbre aux vertus multiples (il soigne plusieurs maladies comme le choléra, la peste, le paludisme, le typhus, la variole et autres maladies infantiles), selon des spécialistes.
Il a des atouts pour plaire à ceux qui cherchent un arbre à croissance rapide. Aussi, on l’utilise pour l’étayage des mines, comme poteau électrique ou téléphonique, et comme piquet dans les échafaudages. Dans certains pays, on s’en sert aussi pour faire de la pâte à papier, du charbon et du bois de chauffage.
Cependant, l’arbre, selon des études, apparaît dangereux pour la nappe phréatique et a des conséquences néfastes sur l’environnement. Dans certaines zones, on l’appelle arbre de la soif à cause de sa grande capacité d’absorption d’eau.
Arbre de la soif
" La présence des eucalyptus hors de son milieu est grave, car c’est un poison pour la terre puisqu’il rend le sol stérile et rejette une substance acide", révèle la même étude. Et de poursuivre que "l’arbre ne permet absolument pas qu’une autre plante pousse à ses côtés parce qu’il produit des toxines qui empêchent tout autre espèce végétale de pousser, de se développer à son ombre".
Or, les autorités maliennes sont en train de concéder des surfaces à cet arbre et donner l’illusion d’un reboisement qui va dans le sens de l’amélioration du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique.
Pour les scientifiques, la plantation d’eucalyptus est une catastrophe future que l’homme ignore. "Un eucalyptus consomme en moyenne par jour 300 litres d’eau et ses racines s’étendent horizontalement et verticalement à des kilomètres du sol pour capter l’eau, phénomène qui appauvrit sérieusement la nappe phréatique. C’est en quelque sorte une moto pompe qui fonctionne sans carburant 24 heures sur 24 et peut assécher les rivières et priver la population d’eau potable".
Amadou Sidibé

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SOCIETE
L’épidémie de vol se propage en milieu féminin
La délinquance féminine se fait, de plus en plus, visible dans notre pays, exposant les populations à plus de danger.
La délinquance féminine n’est pas une situation nouvelle dans notre société. Mais, la crise économique fait qu’elle est plus visible actuellement. Selon un historien, dans la société traditionnelle, des femmes volaient entre elles des condiments, des ustensiles, mais, explique-t-il, "ce n’était pas de grand vol ou du grand banditisme".
Dans la société de consommation qui est la nôtre, la délinquance féminine a pris de l’ampleur au point d’inquiéter tout le monde.
Aujourd’hui, le nombre de voleuses, spécialisées dans le vol de proximité, de femmes complices des grands vagabonds se multiplie. Ces voleuses font de victimes sans état d’âme, ni compassion. Elles se montrent sans pitié et sans scrupules. Leur esprit vicieux imagine les pièges les plus ingénieux. Elles sont partout à Bamako, mais leurs zones d’opération par excellence sont les quartiers périphériques et populaires. Elles constituent un véritable phénomène social.
Généralement, les gangs et les escrocs utilisent ces jeunes délinquantes pour appâter leurs victimes, car elles sont plus adroites et plus cyniques. Pis, elles constituent un grand danger pour la population parce que le grand public conserve encore des préjugés favorables sur les femmes et les imagine mal à s’adonner à l’escroquerie, à l’extorsion des fonds ou encore au vol à mains armées.
La situation est aujourd’hui préoccupante. Les conséquences du phénomène sont plus grandes dans la société étant donné que l’éducation dans nos familles est assurée dans notre société par les femmes.
Plusieurs facteurs expliquent l’accroissement de ce mal, notamment la crise économique qui se traduit par la fermeture de nombreuses sociétés et entreprises et le programme d’ajustement structurel qui a envoyé moult chefs de famille au chômage. Ces deux facteurs ont eu comme conséquence la paupérisation de foyers de famille, tant et si bien que des épouses se sont retrouvées mères de famille sans moyens. Aussi, généralement dans les villes, la main d’œuvre féminine, majoritairement illettrée, est sous-employée.
Tout cela expose les femmes au danger. En un mot, l’urbanisation a créé beaucoup de problèmes socio-économiques qui amènent les femmes à voler.
Le phénomène mérite d’être pris au sérieux sinon nous assisterons au renversement des mœurs.

 

Dr. TIEMAN COULIBALY, SOCIOLOGUE, CHERCHEUR
" Les conséquences de la délinquance féminine sont dramatiques"
Dans l’interview qui suit, Dr. Tiéman Coulibaly, sociologue, spécialiste en sciences de l’éducation, chercheur à l’Institut des sciences humaines, ancien professeur à l’Institut supérieur de formation et de recherche applique (Isfra), nous parle des causes du développement de la délinquance féminine et les conséquences du phénomène dans la société. Interview.

 

Les Echos : La délinquance féminine notamment le vol des femmes est-elle récente dans notre société ?

 

Tiéman Coulibaly : D’abord, dans le mot délinquance, il y a le vol, il y a la prostitution, il y a la participation des femmes aux gangs. Personne ne peut dire que la délinquance féminine n’existait pas dans notre société. Le monde n’a jamais été exempt de travers. Le monde a commencé avec les travers. Dans n’importe quelle société que ce soit celle de nos arrières grands pères, que ce soit celle de nos grands pères, il y a eu des gens qui se comportaient autrement. On n’a jamais vu une société où tout le monde se comporte bien. La déviance fait partie de la vie. Autant dire que le phénomène n’est pas récent. Mais, il s’est développé très récemment.

 

Les Echos : Qu’est-ce qui est, selon vous, à la base de son développement ?

 

T. C. : Le développement de la délinquance féminine jusqu’à un niveau inquiétant est lié à l’urbanisme. Il n’est pas facile de constater la délinquance féminine en milieu rural. De plus en plus, avec l’urbanisation, les sociétés africaines sont en mutations profondes. Le Mali n’échappe pas à ce phénomène. Depuis quelques années, la population urbaine est en train de beaucoup croître. Cette croissance de la population urbaine ne se fait pas en conformité avec des mesures d’accompagnement si bien qu’il y a forcément des distorsions que l’on constate.
Parmi ces distorsions, il y a la délinquance à tous les niveaux. Il y a la délinquance juvénile, qui regroupe les jeunes garçons et les jeunes filles. Il y a la délinquance sénile (la délinquance des vieilles personnes). Il y a la délinquance féminine. En réalité, le développement des centres urbains est en train d’engendrer des besoins, dont la satisfaction s’impose de plus en plus.
Ces nouveaux besoins sont en train de se créer jour après jour. Et, ces besoins, il faut les satisfaire sinon soit on est disqualifié, soit la société vous disqualifie. Comment satisfaire ces multiples besoins si les moyens économiques ne suffisent pas ? Pour appartenir à sa société, pour être bien vu, pour que ces rapports de réciprocité soient maintenus, alors beaucoup de femmes sont enclines à la délinquance féminine, donc au vol pour suppléer au manque dans lequel elles vivent.
La femme est beaucoup plus influençable que l’homme. C’est pourquoi il est difficile pour une femme de rester elle-même. Elle est sensible à ce que les autres disent sur elle alors que l’homme se fiche de ce qu’on dit sur lui. Elle est beaucoup plus complexée. Quant on est complexé, on est obligé de satisfaire certaines choses souvent insensées. C’est ce complexe-là qui met beaucoup de femmes dans des pratiques délictuelles comme le vol, la participation aux gangs.

 

Les Echos : L’échec de l’éducation dans la société est-il un facteur qui favorise aujourd’hui la croissance de la délinquance féminine ?

 

T. C. : L’éducation peut être l’un des facteurs. La part de l’éducation dans la vie d’un individu est indéniable dans la mesure où on dit que l’enfant prend la forme de l’éducation qu’on lui donne. En plus, l’éducation est plus complexe en centre urbain qu’en milieu rural. C’est un facteur qui joue négativement sur l’éducation des enfants. Cette éducation n’est pas seulement propre aux femmes. Cette éducation si elle est bien faite, elle est bien faite pour filles et garçons, si elle est mal faite elle est mal faite, elle l’est pour filles et garçons.
Dans l’éducation, il y a deux aspects. Il y a l’éducation informelle et formelle. L’éducation formelle veut dire aller à l’école, être bien instruit, avoir un bon diplôme pour éviter des pratiques déviantes parce que c’est l’éducation qui affine l’individu. Une personne qui est bien éduquée, qui a bien appris, qui est bien informée, en principe est une personne raffinée, une personne améliorée pour la société et pour le monde.
Il faut reconnaître que de nos jours l’école est un passage obligé pour se positionner dans la vie. Une personne qui n’a pas reçu cette formation intellectuelle de qualité, il est difficile que cette personne ait un bon viatique pour l’existence. Généralement, les femmes qui se prêtent à de telles pratiques sont des femmes qui n’ont pas bénéficié d’une bonne éducation scolaire d’abord.
En centre urbain, l’individualisme grandissant fait que les autres ne peuvent pas éduquer votre enfant à votre place. Généralement, les enfants dont les parents n’ont pas de moyens de satisfaire leurs besoins n’échappent pas au phénomène. Non seulement à l’école ça ne va pas mais aussi l’enfant ne reçoit pas de bonne conduite à la maison parce que ces enfants ne peuvent pas leur exiger quoi que ce soit tant qu’ils ne peuvent satisfaire leurs besoins élémentaires. Donc, forcément l’enfant en question que ce soit une fille ou un garçon est appelé à voler de ses propres ailes. Une personne qui doit voler de ses propres ailes, si les ailes ne sont pas sèches, la personne tombe. C’est évident. Et généralement, les filles, la couche la plus démunie, se trouvent dans de telles situations de déroute.

 

Les Echos : Que peuvent être les conséquences de ce mal ?

 

T. C. : Les conséquences sont dramatiques pour plusieurs raisons. Premièrement, les femmes sont plus nombreuses dans notre pays que les hommes. Deuxièmement, la femme est le pilier de la famille. En tant que pilier de la famille, l’apport économique, éducationnel de la femme dans la famille est très grand. Dans une famille où la femme se comporte bien, de manière honorable, elle peut éduquer de manière honorable ses enfants. Et ces enfants bien éduqués constituent l’espoir réel de la société de demain.
Une femme mal éduquée, une femme qui ne peut satisfaire à ses besoins élémentaires, une femme qui est obligée de voler, de participer aux gangs pour vivre n’éduque que des enfants délinquants. Toute femme qui participe aux gangs pour vivre se drogue, sans exception. Toute femme qui participe aux gangs est prostituée, ça c’est sans exception. Si dans ces conditions, elle a des enfants, comment va-t-elle les éduquer ? Et, je dis que les femmes sont nombreuses que les hommes. Alors, plus de femmes délinquantes on aura, plus d’enfants délinquants on aura moins la société sera stable. Si la société n’est stable, le développement est sérieusement hypothéqué. Autrement dit, les conséquences sont dramatiques pour la nation.

 

Les Echos : Quelles solutions préconisez-vous pour que le phénomène baisse ?

 

T. C. : Tant qu’il y a divorce entre urbanisation et mode de vie, tant que les mesures d’accompagnement ne suivent pas l’urbanisation, la pauvreté va ronger de plus en plus les familles, de plus en plus il y aura beaucoup de marginalisés.
C’est de cette marginalisation que beaucoup de filles délinquantes sortiront. Cela est dangereux pour la société. La lutte contre la pauvreté est une réalité. Tant qu’on ne la gagne pas, on n’aura pas une société normative, une société paisible. Il faut que la lutte contre la pauvreté arrive aux couches les plus démunies comme les femmes. Tant que la majorité de la population n’a pas le minimum vital, personne ne peut avoir la quiétude sociale.
La délinquance féminine est un phénomène assez sérieux qu’il faut analyser en profondeur si possible faire une étude là-dessus et avoir des propositions concrètes afin de l’endiguer ou de la réduire.

 

DELINQUANCE FEMININE
Des délits causés par des femmes…
Il est ordinaire de nos jours de voir des femmes conduites dans les commissariats pour avoir commis de délits.
Les délits causés par des femmes se multiplient. Certaines délinquantes n’hésitent plus à braver les interdits et à s’associer à des grands bandits. Ce qui fait qu’il est ordinaire de voir présentement des femmes conduites dans des commissariats.
L’arrestation en juillet dernier de F. G., une voleuse de moto, est un cas récent au commissariat de police du 5e arrondissement. Né en 1992 à Bamako, cette jeune fille a soulagé un monsieur de sa moto.
F. G. est une très jolie jeune fille, elle est même canon. Ce jour-là, quand elle était en train de se promener à pied, un homme l’a fait arrêter pour lui annoncer tout de go sa flamme. Sans détour, Fatoumata lui indique sa maison. Un jour plus tard, elle le reçoit chez elle. Elle lui demande de lui prêter sa moto pour une course rapide au marché. L’amoureux ne se fait pas prier. Ainsi, elle sort avec la moto. Mais, au lieu d’un rapide aller-retour, le propriétaire de l’engin attend des heures et des heures. Interpellés, les parents de la jeune fille indiquent qu’ils ne sont au courant d’aucune activité de leur fille. L’amoureux contrarié, en désespoir de cause, se résolut à porter plainte contre elle au commissariat de police du 5 e arrondissement.
Après plusieurs jours de recherche, les agents du 5e arrondissement mettent le grappin sur la délinquante dans un bar. C’était le 23 juillet 2010.
Selon l’adjudant de police Ludovic Dembélé, en service au commissariat du 5e arrondissement, la fille, en collaboration avec ses amis gangs, a vendu la moto bien avant son arrestation. Aux dires de Ludovic Dembélé, Fatoumata n’en est pas à sa première tentative.
" Le cas de vol des femmes sont nombreux maintenant. A chaque fois qu’on arrête un homme, on arrête une femme. Les femmes sont les complices des grands bandits", regrette l’adjudant Dembélé.
Les délits causés par des femmes sont courants. Des citoyens se font plumer à longueur de la journée par des voleuses. Il y a quelques semaines un autre délit perpétré par deux femmes a eu pour cadre le quartier de Djélibougou (Commune I). Ces deux voleuses opéraient sur une moto Jakarta. Elles se sont emparées des bijoux d’une valeur de plus de 400 000 F CFA d’une certaine A. K., une vendeuse de chaussures, de manière ingénieuse.
A. K. propose des articles dans un kiosque installé devant sa maison. Ce jour-là, deux femmes sur une moto Jakarta viennent lui demander si elle connaît la maison d’un certain M. T., enseignant de son état, qui habiterait dans les alentours.
Courtoise, la commerçante demande à sa bonne d’accompagner les étrangères dans une famille Traoré au bout du carré. Celle-ci exécute les ordres de sa patronne. Là-bas, les occupants de la concession expliquent qu’aucun Mamadou Traoré n’habitait avec eux. Les deux femmes à moto, toujours accompagnées de la bonne, retournent chez la commerçante pour soi-disant la remercier de sa gentillesse.
A quelques mètres du kiosque, elles aperçoivent une jeune fille à la place d’A. K. Elles s’empressent dès lors de s’enquérir où la patronne peut se trouver quand elle n’est pas dans son kiosque ? La bonne naïvement répond qu’elle est rentrée se reposer, ce qui explique sa relève par sa fille.
" Quand, elle sort, dis-lui que nous sommes reparties et que nous la remercions pour sa gentillesse". Après ces propos, les deux jeunes femmes continuent leur chemin en direction du kiosque. Ignorant certainement que les deux dames ont seulement feint de continuer leur chemin, la bonne rentre dans la cour familiale.
En effet, les visiteuses entrent dans le kiosque de la commerçante. Elles se sont présentées en ces termes à sa fille : "A. K. nous a envoyées récupérer les bijoux emballés dans le mouchoir". Sans chercher à vérifier, la fille d’A. K. qui ne se doutait de rien puisqu’elle a vu la bonne de sa maman converser avec les deux dames, s’exécute.
Elles disparaissent aussitôt dans la nature sans laisser de trace. Quelques heures plus tard, A. K. rejoint sa boutique. Elle demande sa fille de lui remettre les bijoux enroulés dans le mouchoir. Sa fille répond que les propriétaires des bijoux les ont déjà récupérés. Eberluée par cette réponse, A. K. réplique violemment : "Et qui sont ces propriétaires ? Les jeunes filles, répondent en chœur : "Les femmes sur la Jakarta noire".
" Qui vous a autorisé à leur donner ce colis. Je ne connais même pas ces femmes. Elles sont juste venues demander la maison d’un certain Traoré". Soutenues par l’assistance, les trois dames ont cherché les voleuses. En vain. Il était déjà trop tard.

 

LAKARE
Une habituée de Bollé
Depuis plus de 10 ans, Lakaré, une fille qui aurait pu trouver chaussures à ses pieds, domiciliée dans un quartier périphérique de la capitale, pratique le vol. La jeune fille a été plusieurs fois écrouée, mais elle avait toujours fini par s’échapper des mailles du filet.
Agée de 30 ans, Lakaré est grande et grosse. Elle est la benjamine de sa famille. La jeune fille vit seule avec sa mère depuis le décès de son père. Elle a deux sœurs mariées.
Lakaré n’a pas réussi dans les études. Elle a décroché en classe de 6e année. Et depuis, elle ne fait plus rien. Le soir, elle sort et ne retourne que très tard la nuit. Au début, sa mère la surveillait et s’opposait à ses sorties.
Ses sœurs aînées aussi essayaient de la recadrer. Mais, dès qu’elle a eu un enfant, elle est devenue incontrôlable. Elle pouvait faire des jours dehors sans mettre les pieds à la maison. Devenue irrécupérable, ses parents la répugnaient.
Lakaré a été arrêtée pour la première fois par la police pour complicité de vol quand elle avait 25 ans. Après cela, elle a été plusieurs fois emprisonnée à la Maison d’arrêt pour femmes de Bollé. Elle devient une habituée de Bollé. La prison ne lui dit plus rien. Elle y est presque en territoire conquis dorénavant.
(Dossier réalisé par Sidiki Doumbia)

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OFFICE DU NIGER
Le projet de programme du cinquantenaire validé
L’Office du Niger est entré de plain-pied dans les préparatifs des festivités marquant le cinquantenaire de l’indépendance du Mali. Le projet de programme qu’il a élaboré pour célébrer le cinquantenaire a été entériné hier au Secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger.
Les festivités commémoratives du cinquantenaire du Mali souverain seront marquées d’une pierre blanche à l’Office du Niger. Le programme élaboré a été validé hier au cours d’une rencontre au siège du département par le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de l’Office du Niger (Sédizon), Abou Sow en présence du PDG de l’Office du Niger, Kassoum Dénon, du DG de l’Office riz Ségou (ORS), Kalidy Kaloga, et des cadres du Sédizon.
A l’Office du Niger, la célébration des festivités du cinquantenaire du Mali indépendant débutera le 16 septembre 2010 et ce jusqu’au 18. Il commencera par le lancement, le jeudi 16 septembre, d’un match de football qui opposera une équipe de la zone Office du Niger à celle de l’Office Riz Segou au terrain de football de Markala. L’évènement sera placé sous la présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports. La coupe qui sera jouée plus tard sera dédiée au président de la République. "Il ne s’agit pas d’une compétition entre l’Office du Niger et l’Office riz Ségou. Mais bien d’un tournoi de football", a expliqué le secrétaire d’Etat.
La journée du vendredi du 17 septembre sera consacrée au lancement des activités de reboisement et à l’ouverture de la foire agricole de l’Office du Niger où il y aura une exposition de produits. Après quoi, il sera procédé à l’ouverture de la conférence débat portant sur l’historique de l’Office du Niger de 1930 à l’indépendance, de l’indépendance à nos jours, de la problématique des organisations paysannes dans la zone Office du Niger. De plus, le Sédizon évoquera le concept de développement intégré de même que le PDG de l’Office du Niger fera une communication sur les actions en cours à l’Office et les perspectives. Toutes ces communications seront suivies de débats.
Il est également prévu dans le programme un grand témoignage qui sera fait par l’historien Bakary Kamian et d’autres sommités. Le clou de la cérémonie de la célébration du cinquantenaire à l’Office du Niger sera le lancement, le samedi 18 septembre par le président de la République des travaux d’aménagement des 2500 hectares à M’Bewani, de l’électrification de la ville de Macina et des travaux de réalisation de la ligne de haute tension Ségou-Markala-Niono.
Plus de 200 délégués parmi lesquels les représentants des institutions de la République, des diplomates, des anciens ministres, des anciens PDG et DG des deux Offices (ON et ORS), les 8 agences du système des Nations unies, etc. prendront part à cette célébration.
Pour le Sédizon, Abou Sow le programme est dense et ambitieux. C’est la raison pour laquelle il a instruit à l’Office du Niger de travailler étroitement avec le protocole de la République et les forces de sécurité pour la réussite des activités. Pour l’hébergement, une partie de la délégation sera hébergée à Ségou et une autre à Markala. Et des artistes agrémenteront la fête.
" Nous n’allons pas fêter pour le plaisir de fêter, mais nous allons fêter de façon constructive", a déclaré le Secrétaire d’Etat. Abou Sow a également instruit à ses interlocuteurs de tout mettre en œuvre pour que les invités de marque soient dans toutes les commodités durant leur séjour afin que personne ne se sente frustrée.
Mohamed Daou

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FETE DE RAMADAN
La ruée sur les banques
A quelques quarante huit heures de la célébration de la fête de l’Aïd-el-fitr, la fièvre s’empare des banques.

Mercredi 7 septembre 2010. Il est 9 h. C’est la veille de la fête du Ramadan. La pluie matinale n’entame en rien la détermination des sociétaires de la Banque de l’habitat du Mali (BHM). La banque grouille de monde. Difficile de passer en certains endroits sans jouer les coudes.
Dans la foule compacte Yacouba Kéita, la chemise mouillée, fait le pied de grue. Tenant en main le ticket électronique n°80, il a les yeux rivés sur le tableau électronique. Le tableau affiche 80. Tel un lion, M. Kéita bondit instantanément sur le guichet en lançant un ouf de soulagement.
" Il me faut de l’argent aujourd’hui pour m’acquitter de mes obligations liées à la fête. Ma femme et mes enfants me font déjà pression", lâche Yacouba, l’air préoccupé. Le même sentiment est perceptible pratiquement sur le visage des autres qui brûlent d’impatience. A l’image de cette sexagénaire, le menton dans le creux de sa paume, qui affirme n’attendre que retirer son argent pour évacuer à la va-vite les dépenses de la fête.
Tout le monde veut avoir des espèces sonnantes et trébuchantes pour bien fêter. Ici, ce sont surtout les guichets de Money Express, une exclusivité BHM, qui enregistrent la plus grande affluence. Boubacar Traoré fait partie de la centaine de personnes qui attendent l’argent, à eux envoyé, par les siens de par le monde.
" Je viens récupérer la somme de 200 000 FCFA envoyée par mon petit frère depuis la France", confie-t-il, non sans fierté. "Nous sommes habitués à la grande affluence compte tenu de la spécificité de notre banque. Cependant, je reconnais que l’affluence du jour est liée beaucoup plus à la fête", explique un responsable de la banque.
La grande affluence au niveau desdits guichets, précise le banquier, s’explique par son coût abordable. Sur l’avenue du Mali, les longues files d’engins garés aux abords offrent la preuve de la fièvre de la fête à la Banque nationale pour le développement agricole (BNDA). Aux environs de 10 h, cet établissement refuse du monde. Des clients assis de part et d’autre attendent de toucher le nerf de la guerre.
Aminata Doumbia vient de toucher son argent et se prépare à mettre le cap sur le Grand marché de Bamako pour acheter les habits de fête pour ses enfants. "Je ne peux pas retourner à la maison sans faire plaisir à mes enfants", lance-t-elle dans un éclat de rire.
A quelques encablures de là, la Banque malienne de la solidarité (BMS) respire l’effervescence de la fête. "Depuis une semaine, c’est la ruée constante sur la banque. La fête oblige. Heureusement que la rapidité des agents pallient le problème de l’affluence", nous explique un travailleur sous le sceau de l’anonymat.
Moussa Camara
(stagiaire)

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FORUM D’OBAMA A DC
Sango fait un pied de nez à Blaise
Vous désirez une société meilleure avec des institutions qui fonctionnent à merveille ? Investissez dans la jeunesse ! Obama semble avoir compris cela. Et c'est pourquoi il a rencontré du 3 au 5 août dernier 120 jeunes Africains parmi lesquels, Abdoul Karim Sango, homme politique, juriste de formation, et enseignant permanent de droit public à l'Enam de Ouagadougou.
En organisant cette rencontre avec la jeunesse africaine à Washington DC pour célébrer les 50 ans des indépendances de 17 pays africains, le président américain a voulu rompre le cercle des sommets et autres conférences ou des conventions jamais appliquées pourtant signées et ratifiées par nos chefs d'Etat. Sa méthode : discuter avec la future classe dirigeante.
En agissant ainsi, Obama vient de mettre fin à une coutume qui veut que les puissances occidentales aient toujours pour interlocuteurs leurs homologues africains. Des leaders charismatiques. Mais que cache cette initiative américaine ? Serait-ce encore l'une de ces initiatives qui consiste à endoctriner et à "fabriquer" des dirigeants qui seront à leurs soldes dans le futur ? L'histoire de l'Afrique et notamment du Burkina a été marquée d'événements tragiques. Des leaders comme Thomas Sankara, Patrice Lumumba, pour ne citer que ces deux, qui voulaient exprimer leur singularité par rapport à la gestion du pouvoir ont été férocement combattus par les Occidentaux.
Ces derniers voulaient le maintien du cordon ombilical du colonialisme, du néocolonialisme. Et quel sort leur a été réservé ? La mort. Et cela simplement parce qu'engagés et soucieux du devenir de leurs peuples, ils voulaient une société libre et prospère pour leurs peuples. Dans son discours d'ouverture durant la rencontre de DC, Obama a exprimé son désir d'une société libre et démocratique pour l'Afrique.
Est-il, tout comme les dirigeants des anciennes puissances coloniales, prêt à ce que cette élite en devenir exige et obtienne l'indépendance dans la gestion des pays africains pays ? A DC, les représentants de la jeunesse africaine ont soutenu l'idée selon laquelle l'Afrique a besoin d'une démocratie effective. Mais comment l'obtenir ? Comment s'assurer que les dispositions constitutionnelles relatives à la gestion du pouvoir, à la bonne marche de la démocratie soient respectées ?
Sango affirme que dans un questionnaire adressé à Obama, il a suggéré que cette dernière problématique soit débattue à l'Assemblée générale des Nations unies afin qu'une solution concertée soit trouvée. Nécessité du sentiment d'appartenance. En attendant cela, comment le Burkina peut-il bénéficier des retombées de la rencontre de DC ? Pour Abdoul Karim Sango, une réplique au niveau national du forum d'Obama permettra à la jeunesse burkinabé de réfléchir et de mener des actions concrètes pour l'avancée du pays.
Mais cette action seule n'est pas suffisante. La jeunesse doit d'abord être habitée par le sentiment d'appartenance au pays, être fier d'être Burkinabé et surtout savoir que leurs actions détermineront l'avenir du pays. Outre cela, une prise de conscience par la population africaine et surtout burkinabé de sa capacité à faire changer positivement sa société est salutaire.
Si cette population prend conscience que c'est elle qui détient le pouvoir, que c'est elle qui peut élire ou destituer un quelconque dirigeant, cela sera une très grande avancée. Car tout chef d'Etat, qui pense que sans lui la terre s'arrêtera de tourner, réfléchira à plusieurs reprises avant de modifier un article de la Loi fondamentale.
Selon M. Sango, le seul des trois représentants burkinabé que nous avons pu rencontrer durant le séjour américain, le forum d'Obama revêt deux significations. La première est une forme de reconnaissance à un très haut niveau du travail que certains jeunes Burkinabés font pour l'avancée de la démocratie au Faso.
La deuxième est de discuter de la vision de l'Afrique pour les 50 prochaines années et constituer un vaste réseau des jeunes Africains et Américains en vue de monter des projets communs au bénéfice des peuples d'Afrique et des Etats-Unis. Et pour ce faire, peu importe le bord politique de l'individu, seul son engagement citoyen compte. La récompense au bout du compte.
A cet effet, M. Sango pense que c'est son engagement pour un meilleur devenir de la société burkinabé qui a valu sa sélection par l'ambassade des Etats-Unis à Ouagadougou : "Je dois dire que dans ma génération, je fais partie de ceux qui animent le plus grand nombre de conférences et d'ateliers sur les questions de démocratie, de droits de l'Homme et de liberté de la presse".
Ceci étant, il s'est dit offusqué par le fait que certains Burkinabés l'aient qualifié "d'opposant radical à Blaise" qui ira noircir le tableau de ce dernier une fois à DC. "Les Etats-Unis n'ont pas besoin de Sango pour apprécier la qualité de la gouvernance démocratique dans notre pays. Est-ce moi qui ai écrit le rapport du MAEP et le rapport du Collège des sages ?", lance Sango, sur la défensive.
Nonobstant ce point sombre, Abdoul Karim Sango se dit heureux de voir son engagement pour son peuple reconnu par les Américains, même si dans le contexte burkinabé, les efforts des jeunes ne sont pas reconnus à leur juste valeur "par ceux qui ont l'illusion d'être puissants aujourd'hui" ou ces ministres qui se croient "tellement importants qu'ils n'ont pas votre temps".
Et pour lui, la récompense pour son engagement est le privilège qu'il vient d'avoir en rencontrant Obama : "Aujourd'hui, c'est le président Obama qui m'ouvre les portes de la Maison Blanche, qui me tend la main pour me saluer. Or, nos gouvernants doivent utiliser des lobbys pour accéder à la Maison Blanche qui symbolise quand même l'idée de démocratie et de la liberté".
Ramata Soré
(journaliste burkinabé)

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AROUNA MACALOU, ENTRAINEUR DU DJOLIBA
" A Khartoum pour un bon résultat"
C’est mardi matin que le Djoliba a quitté Bamako pour Khartoum. Dans la capitale soudanaise, les Rouges, qui ont perdu (0-1) leur seconde sortie à domicile face à Itihad de Libye, affronteront Al Hilal pour le compte de la 3e journée et fin de la phase aller de la phase de groupe de la Coupe Caf. Approché, l’entraîneur du Djoliba reste confiant et estime que le défi est encore à portée de main. Entretien.

Les Echos : Etes-vous satisfait cette semaine d’entraînement de votre équipe ?

Arouna Macalou : C’est un bon entraînement pour nous. On a fait tourner presque tout l’effectif, ce qui permet à chaque joueur d’avoir un temps de jeu et de rester dans le rythme des matches et de la compétition. La semaine d’entraînement nous a également permis de voir tous les joueurs à l’œuvre. C’est l’essentiel sinon toute autre chose importe peu pour nous.

Les Echos : Quel schéma tactique particulier avez-vous concocté en prévision du match contre Hilal ?

A. M. : Je n’ai pas arrêté, c’est vrai, un schéma tactique particulier. L’équipe est connue à 90 % et les joueurs connaissent leurs rôles sur le terrain et sauront appliquer les consignes du tout schéma qui sera décidé le jour j. Cela se fera en fonction de l’adversaire. Aujourd’hui, le souci c’est de travailler les automatismes. L’équipe est bonne, mais il y a encore des choses à améliorer et c’est dans ce genre d’entraînement que l’on corrige les imperfections.

Les Echos : Comment voyez-vous cette rencontre ?

A. M. : C’est un match que nous aborderons tranquillement. Il faut rester concentrés et éviter de lire tout ce qui se dit à côté. On va au Soudan pour réussir un bon résultat. On a les moyens et les atouts pour le faire et l’on ne va pas s’en priver. On jouera notre jeu : pas seulement nous défendre, mais nous allons essayer de marquer des buts, car nous en avons les possibilités.
Au Soudan, on jouera pour le rachat après le faux-pas à domicile. On n’a plus le choix et l’on va pour gagner. On va faire fi de tout ce qui se passera hors du rectangle. On va faire montre d’une grande volonté et de générosité dans le jeu pour contrer Al Hilal. C’est un pari certes difficile, mais le défi reste à notre portée.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

MARATHON DU CINQUANTENAIRE
12 km pour l’histoire
La ville de Bamako va vibrer le dimanche 19 septembre prochain au rythme du marathon du cinquantenaire, une occasion pour les organisateurs de rassembler les athlètes d’ici et d’ailleurs.

" Le ministère de la Jeunesse et des Sports a pour vocation de faire participer le plus grand nombre de citoyens aux activités sportives. Il fait certes un effort important pour l’intégration du sport dans les espaces de la société et dans tous les domaines. Il demeure que le marathon reste une activité non pratiquée depuis de nombreuses années dans notre pays. Or, il fait participer, dans un temps relativement court, plusieurs centaines, voire des milliers de personnes dans des espaces aménagés. Ainsi de par les vertus du sport, la santé se maintient, participant ainsi à l’épanouissement de masse et favorisant l’implication des individus dans ce développement".
Ces propos sont de Bassy Diarra, le président du Comité d'organisation du marathon du cinquantenaire, par ailleurs président du Mard de Paris, qui était face à la presse jeudi dernier, au siège du Mouvement. Le Mard (Mouvement de réflexion et d’action pour le développement), est avec le Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali), initiateur de ce marathon.
Deux à trois cents participants provenant du Mali et d’autres pays sont attendus dimanche 19 septembre sur le boulevard de l’Indépendance, point de départ et d’arrivée du marathon. C’est une course qui regroupera les cadets, juniors, seniors, des vétérans et personnes handicapées.
Ce marathon, selon le président de la structure initiatrice, ambitionne d’être aussi un événement international. Il va connaître la participation des athlètes de pays frontaliers comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal et même de civils et militaires.
" Nous solliciterons Jean Amadou Tigana, Stéphane Diagana, Ladji Doucouré, la Fédération française d’athlétisme, Mard France et le chef de l’Etat ATT. Le président de la République sera approché dès ce lundi à Strasbourg par nos structures compétentes", a expliqué le président du Mard, Dr. Modibo Soumaré.
Selon lui, la manifestation comporte d’autres volets. Il s’agit de débattre d’un thème ou de passer un message qui tourne autour d’une question d’actualité concernant les populations. Le thème de cette 1re édition est "citoyenneté active des jeunes".
Le volet sportif porte sur l’organisation d’une course qui se déroule sur une distance de 12 km. Selon Bassy Diarra, le Mard qui souhaite le partenariat de la commission d’organisation du cinquantenaire et du ministère de la Jeunesse et des Sports, veut aussi choisir comme co-parrain, le président de l’Assemblée nationale et le maire du district.
Le Mard sollicite le concours technique de la Fédération et la Ligue d’athlétisme pour la réussite de l’événement. Bassy Diarra qui se dit déçu des sponsors, affirme que la manifestation est financée sur fonds propres à hauteur de 700 000 F CFA sur les 7 millions prévus. "Comme nous sommes à notre première édition, il a été très difficile de convaincre les sponsors", lance-t-il.
Les prévisions budgétaires n’étant pas atteintes, il est prévu une prime de 200 000 F CFA pour le premier et 150 000 F CFA pour le deuxième et des prix pour les sept premiers.
Boubacar Diakité Sarr

INFRASTRUCTURES SPORTIVES
La piscine olympique bientôt inaugurée
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, a effectué lundi une visite sur le chantier de la piscine olympique du stade Modibo Kéita de Bamako. Ce joyau sportif doit être inauguré d’ici fin septembre 2010 dans le cadre des grands chantiers ouverts par le gouvernement pour célébrer le cinquantenaire de l’indépendance du Mali.
Sur le terrain, les travaux sont au niveau des dernières retouches avant l’inauguration par le président Amadou Toumani Touré d’ici le 22 septembre 2010. Le ministre Hamane Niang a donné des instructions afin que la touche finale puisse être mise dans les meilleurs délais.
D’un coût de près de 1 milliard de F CFA (936 138 840 F CFA), la réhabilitation de la piscine olympique du stade Modibo Kéita est assurée par la société chinoise Comatexibat pour un délai d’exécution de 18 mois. Les travaux sont financés par le budget spécial d’investissement (BSI).
Construit dans les années 1960, la piscine olympique était fermée depuis plus d’une décennie. Ce qui était un sérieux handicap pour le développement de la natation au Mali puisque les nageurs étaient obligés de préparer les compétitions internationales ou de disputer les rencontres nationales dans les piscines des hôtels de la place. Ce qui fait que sa réouverture était une priorité pour les plus hautes autorités du pays qui, aujourd’hui, ne ménagent aucun effort pour mettre à la disposition de la jeunesse sportive des infrastructures dignes des ambitions du pays.
Sur place, le ministre Hamane Niang a rendu visite aux différents groupes de jeunes qui préparent activement au stade Modibo Kéita le grand défilé du cinquantenaire, le 22 septembre 2010. Il s’agit notamment des majorettes et de la troupe qui doit effectuer le mouvement d’ensemble sous la direction de Karidjigué Laïco Traoré.
Les différents responsables ont salué le soutien et la disponibilité du ministère de la Jeunesse et des Sports qui leur a permis de progresser dans la préparation technique et artistique de cet événement historique.
Le ministre Niang, toujours accompagné des membres de son cabinet, a été ensuite présenter ses condoléances à la famille de notre regretté confrère Youssouf Traoré "Youssouf Valisi", arraché à notre affection le vendredi dernier.
Dors en paix Kôrô Valisi !
Moussa Bolly
(CM/MJS)



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