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2010
Mois de septembre
Les
Echos du 06 septembre
60e
SESSION DU COMITE REGIONAL
POUR L’AFRIQUE
Le président Alpha parle au monde de la santé
Le financement futur de l’OMS a fait l’objet d’une note soumise
par le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr. Luis
Gomes Sambo, à l’intention des 46 Etats membres présents à Malabo,
en Guinée Equatoriale. C’était en présence du Mali,
représenté à travers Dr. Mountaga Bouaré, conseiller
technique au ministère de la Santé, et Dr. Mamadou Namory Traoré,
directeur national de la santé.
On retiendra qu’en janvier 2010, Dr. Luis Gomes Sambo a organisé une
consultation informelle sur le financement futur de l’OMS. Il a été convenu
qu’un rapport formel sur les questions soulevées lors de la consultation,
soit présenté par le secrétariat au Conseil exécutif
en janvier 2011. Le document fournit un cadre pour les discussions sur les enjeux
et questions relatifs, entre autres, aux activités essentielles de l’OMS,
la santé et le développement, les partenariats, l’appui de
l’OMS aux pays, la définition des priorités et les répercussions
sur le financement.
Lors de cette 60e session du Comité régional de l’OMS pour
l’Afrique, les ministres et chefs de délégation ont surtout
discuté des financements volontaires qui prennent de plus en plus une
place de choix dans le budget de l’OMS. Cependant, ces contributions volontaires
sont faites avec des objectifs ciblés. Par exemple le donateur dit que
son argent va dans l’achat de vaccins contre la fièvre jaune, et
nulle part ailleurs. Ce qui, du reste, constitue un goulot d’étranglement
pour les différentes priorités de l’Organisation.
A ce propos, le secrétariat a mis à la disposition des 500 participants
le premier volume de la Lettre d’information sur le paludisme de l’OMS
Afrique. Selon ce volume, le président des Etats-Unis d’Amérique
Barack Obama a lancé une initiative globale pour la santé d’un
montant de 63 milliards de dollars américains. Et suivant le rapport publié à cet
effet à Washington, Barack Obama a demandé que le Plan d’urgence
du président des USA appelé Pephar reçoive 51 milliards
de dollars US sur une période de six ans pour combattre le VIH/Sida, la
tuberculose et le paludisme. Les 12 milliards de dollars restants vont directement
financer d’autres problèmes globaux de santé.
Les pays sélectionnés pour bénéficier de la manne
financière du président des Etats-Unis d’Amérique,
sont au nombre de 18 sur les 192 Etats membres des Nations unies. Naturellement,
le Mali fait partie de ces pays sur qui règne la Grâce divine.
Rappelons qu’une équipe de cette Initiative globale pour la santé a
rencontré le ministre de la santé Oumar Ibrahima Touré,
quelques jours avant le Comité régional de Malabo. C’était
le lundi 23 août 2010, au département de la Santé à Koulouba.
C’était une équipe enthousiaste qui venait louer les efforts
de notre pays en matière d’offre de soins de qualité aux
populations et de performance. Mieux, l’équipe se réjouissait
du fait que les fonds de l’Initiative globale du président Barack
Obama ne souffrent d’aucune conditionnalité. C’est le Mali
qui définirait ses priorités, et les fonds iront directement à ces
priorités prédéfinies. Ce qui n’était pas le
cas, auparavant.
Alpha avertit
Du haut de la tribune
de l’OMS à l’ouverture des travaux de
Malabo, Alpha Oumar Konaré, ancien chef d’Etat du Mali et ancien
président de la Commission de l’Union africaine, s’est adressé aux
ministres africains de la Santé. Ce fut un discours mémorable que
tous les participants de la 60e session n’ont cessé de réclamer,
et les organisateurs ont été obligés de transcrire la version
enregistrée pour la mettre à la disposition de tous. Simplement
parce que Alpha, n’a pas lu un discours préparé. Il a parlé suivant
des grandes lignes, en tenant l’assemblée en haleine et totalement
subjuguée. A Malabo, les Maliens ont été fiers d’être
Maliens.
A Malabo, le très célèbre et très enflammé orateur
qu’est Alpha dira : "… En 2009, nous étions 1 milliard,
en 2050 nous serons 2 milliards. Vous aurez de grands pays, vous aurez au moins
4 pays qui auront plus de 100 millions d’habitants. Le Nigeria pourrait
avoir plus de 220 millions d’habitants, la RDC près de 180 millions
d’habitants, l’Ethiopie près de 170 millions d’habitants,
l’Ouganda près de 130 millions d’habitants, l’Egypte
près de 120 millions d’habitants. Imaginez-vous ce que cela représente
comme défi ? Je prends 3 pays du Sahel : le Mali, le Burkina et le Niger.
Ces 3 pays ensemble en 2050 compteront 130 millions d’habitants, c’est-à-dire
la population de la France et de l’Allemagne réunies. Et l’essentiel
de cette population vivra dans les villes. Or, nous savons que dans les villes,
60 % des habitants vivent dans les bidonvilles. Sur cet effectif aussi, vous
ferez le constat avec moi que 45 % auront moins de 15 ans, que 65 % auront 25
ans. Voilà un défi auquel nous devons faire face, et que nous devons
intégrer dès maintenant dans nos divers plans…"
En éteignant les lampions sur Malabo, le Comité régional
de l’OMS a décidé de se retrouver du 29 août au 2 septembre
2011 en Côte d’Ivoire pour la 61e session, et du 27 au 31 août
2012 en Angola pour la 62e session. Tout en priant le Créateur des Cieux
et de la Terre, d’accorder sa Grâce Illimitée à l’ensemble
des 192 Etats membres du monde civilisé, dont font partie les 46 Etats
membres de l’OMS Afrique !
Ibrahima Sangho
(depuis Malabo)
Acceuil
CINQUANTENAIRE
Une occasion pour réhabiliter GMT ?
Tout se passe comme si ATT, à travers tout ce qu’il pose comme acte
depuis, n’a qu’un seul but : réhabiliter GMT. Le cinquantenaire,
avec la complicité passive du Mouvement démocratique semble être
l’occasion idéale.
Pour les Maliens, le retour au régime à parti unique est visible
depuis 2007. En tout cas, les mêmes hommes sont là, aux mêmes
places. Les attributs également se mettent en place, au forceps, mais
ils se mettent en place.
ATT paraît nostalgique du passé fait de répression. Dès
qu’il a eu en main la réalité du pouvoir, dès qu’il
a vu chez les partis politiques la volonté de tout lui laisser s’il
ne leur cherche pas noise, il s’est occupé à faire ressusciter
l’ordre ancien. Avec les partis politiques, il y a eu, sur le dos du peuple,
un gentleman agreement du genre : "rappelle tes amis, efface la mémoire
du passé si tu veux, mais en retour, laisse nous des bouées".
Nous avons le même ministre secrétaire général de
la présidence, comme au temps où le peuple se faisait canarder,
presque le même directeur de la police nationale, et la liste est très
longue. Il ne restait que l’ordonnateur en chef, deux fois condamné à mort,
gracié, devenu ouléma.
Il est question que l’ORTM interviewe GMT à l’occasion des
50 ans du Mali. Il est dit que GMT sera "invité d’honneur aux
cérémonies" du cinquantenaire, où, magnanime, le peuple
passera par perte et profit les 23 ans de dictature, avec son cortège
de déportés, d’exilés, de morts.
Cependant, si l’ORTM doit donner la parole à GMT, il faudrait qu’il
lui demande son sentiment sur les tueries de mars 1991, sur les milliers de cadres
qui ont passé leur vie dans les bagnes de Taoudenni, avec pour seul crime
leur opposition au régime en place.
Il faudrait qu’il s’explique sur le cynisme de son régime
qui, à la mort du premier président de la République du
Mali, Modibo Kéita, a fait un communiqué pour dire "instituteur à la
retraite", a refusé à son épouse le droit de porter
le deuil de son mari, a dissimulé son testament, a tué le 17 mars
1980 l’étudiant Abdoul Karim Camara dit Cabral, secrétaire
général de l’Union nationale des élèves et étudiants
du Mali (UNEEM), alors âgé de 25 ans.
Si l’interview de GMT aura pour but d’éclairer le peuple et
l’Histoire sur ce qui s’est passé, bienvenue ! Mais, s’il
s’agit de lui donner l’occasion d’insulter la mémoire
de nos martyrs, l’ORTM serait mal inspiré d’organiser ou de
se faire complice d’une telle opération.
Et ATT dans tout ça ? Pourquoi s’auto-flagelle-t-il permanemment
? Que se reproche-t-il ? Qu’espère-t-il en retour ? Le vaillant
peuple du Mali sait être patient, tolérant, mais n’est pas
amnésique. Celui que l’on considère comme un acteur essentiel
du Mouvement démocratique doit se ressaisir et faire confiance une fois
pour toutes à son peuple. S’il veut rester ce que le peuple croit
qu’il est.
Alexis Kalambry
Acceuil
ASSAINISSEMENT
DE BAMAKO
Un défi du cinquantenaire
S’il y a un secteur sur lequel les autorités maliennes devront s’attaquer
pour rendre la ville de Bamako plus coquette dans le cadre du cinquantenaire
de notre pays, c’est bien celui de l’assainissement.
Au lendemain de la mise en place de la Commission d’organisation du cinquantenaire,
les autorités du district et les maires des six communes de Bamako s’étaient
engagés à faire de Bamako une ville propre avant le 22 septembre
2010. Plus d’une année, le constat reste mitigé même
si la volonté d’assainir la capitale est patente. Mais à en
juger par ce qui est en train d’être fait sur le terrain, on se rend
compte que l’assainissement est le domaine qui risque d’échapper
aux autorités.
Il est vrai que Bamako est en train de retrouver un nouveau visage, avec des
espaces verts aménagés par ci, des trottoirs dallés, des
routes réhabilitées, des échangeurs par-là… Mais
le hic, c’est que les autorités sont en train de passer à côté du
volet assainissement. Même s’il y a quelques semaines, elles ont
promis de nettoyer les dépôts de transit en dehors de la capitale.
Une chose est de prendre la décision, une autre est de l’exécuter.
Structure chargée de l’assainissement, la voirie est aujourd’hui
loin d’accomplir les missions à elle confiées. Ce n’est
pas par manque de volonté, mais parce qu’elle ne dispose pas d’assez
de matériels pour s’occuper de tous les dépôts de la
capitale. De plus, le matériel roulant est quelque peu vétuste.
C’est pourquoi, les dépôts de transit de Bamako, notamment
celui qui se trouve derrière les rails à quelques encablures de
la mairie de la Commune III est depuis des années devenu un dépôt
final. Tous savent que le travail de transport vers les dépôts finaux
ne relève pas des GIE qui sont pour beaucoup dans l’assainissement.
Les mairies sont en train de jouer leur partition dans le l’assainissement
du cadre de vie des populations, mais toujours est-il que les efforts sont limités.
Le salut peut venir d’un effort conjugué entre les collectivités,
les populations et la voirie.
Autre chose qui contribue à salir la capitale, c’est l’absence
des installations d’infrastructures d’accueil des petits déchets.
Ce sont ces corbeilles à ordures qui, lors du sommet France-Afrique, étaient
visibles un peu partout sur les trottoirs, des bacs à ordures dans les
coins stratégiques. Ils constituaient un salut dans la collecte des déchets
plastiques.
Amadou Sidibé
Acceuil
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