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2010

Mois d'octobre

Les Echos du 27 octobre

 

OUMAR HAMADOUN DICKO, PRESIDENT DU PSP
" Je ne m’accroche pas au fauteuil"
Avec près de 135 conseillers municipaux sur l’ensemble du territoire national, le Parti pour la solidarité et le progrès (PSP) créé en février 1946 par Fily Dabo Sissoko et dirigé aujourd’hui par Oumar Hamadoun Dicko a fait du chemin. Préférant l’action au discours, le président du PSP qui souhaite que la vie du parti ne s’arrête à lui, parle dans l’interview qui suit de la réconciliation PSP/US-RDA, du congrès du parti, de sa succession, du projet de réforme constitutionnelle… Le cinquantenaire dont il préside la commission nationale d’organisation n’a pas été non plus occulté. Interview.

Les Echos : Comment se porte le PSP aujourd’hui ?

Oumar Hamadoun Dicko : Le PSP se sent bien. Je pense que nous sommes une formation politique tout à fait originale puisque nous sommes un vieux parti dirigé par de jeunes leaders. Depuis 1982, nous avons su renouveler la classe politique à l’interne. Je pense que nous avons fait une évolution significative. Nous avons maintenu le flambeau. Le flambeau de notre père fondateur (Fily Dabo Sissoko) qui était en son temps un homme majeur de la scène politique du Soudan. Premier député du Soudan, il était en même temps un homme visionnaire qui était en avance sur son temps. Malheureusement, les dérives politiques ont fait que Fily Dabo et ses compagnons ont été assassinés dans le désert malien.
Le parti s’est réveillé en 1992 avec des hauts et des bas. Nous avons réussi aujourd’hui à maintenir le cap. Malgré, la faiblesse de nos moyens, nous avons deux députés à l’Assemblée nationale. Aux derrières élections, le PSP a engrangé le maximum de conseillers municipaux. Aujourd’hui, nous sommes à près de 135 conseillers municipaux sur l’ensemble du territoire dont 5 maires et une représentation très forte au niveau de l’Assemblée régionale de Mopti. Nous nous sommes diversifiés également électoralement en occupant tout l’espace politique malien de Kidal à Kayes. Nous avons 6 conseillers municipaux à Kidal, ce qui ne s’était jamais vu depuis 1992.
Donc, il y a une avancée significative en termes d’occupation de l’espace politique. Disons que nous nous ne faisons pas beaucoup de bruits comme beaucoup de formations politiques. Mais comme vous le savez, le président est un homme engagé, un homme de terrain. Je préfère l’action au discours.

Les Echos : Comment voyez-vous la réconciliation entre le PSP et l’US-RDA dont les bases ont été jetées par la présidence de la République ?

O. H. D. : Je pense que le cinquantenaire nous a donné une opportunité historique extraordinaire puisque nous-mêmes, nous avons souhaité, le président de la République l’a souhaité, placer le cinquantenaire sous le signe de la réconciliation nationale. Et en tant que président de la commission du cinquantenaire, je me devais de mettre en œuvre cet état d’esprit, cette volonté politique. De ce fait, il fallait qu’on commence par nous-mêmes, par le PSP.
Comme vous le savez, nous avons été longuement frustrés pour tous les événements politiques que vous connaissez et qui ont jalonné l’histoire du PSP et du RDA. Il fallait qu’on passe nécessairement par cette réconciliation et qu’on montre l’exemple. Il ne s’agit pas d’ignorer le passé, de l’effacer, il s’agit de se pardonner, de tourner la page et de réécrire de nouvelles pages pour l’Histoire de notre pays parce qu’il y a quelque chose de commun pour nous tous : c’est le Mali.
J’ai coutume de dire que 50 ans après dans ce pays aujourd’hui, chacun de nous (PSP, RDA, les autres), chacun a eu sa part de frustrations et qu’il fallait justement dans un élan commun surmonter ses frustrations et penser à l’avenir, penser au Mali. Je donne souvent un exemple, mon fils, il s’appelle Hamadoun Dicko (il a 14 ans aujourd’hui), ma famille est contiguë à celle de Barema Bocoum, un des ténors du RDA et son petit-fils s’appelle Barema Bocoum, ces deux enfants qui ont tous les deux 14 ans sont des copains de classe. Ils jouent ensemble les week-ends. Et vous voulez qu’on transmette à ces enfants la haine de leurs parents ou de leurs grands-parents. Ils n’en savent rien du tout.
A la réunion avec nos amis de l’US-RDA, nous leur avons dit qu’il est temps d’enterrer la hache de guerre. C’est en transmettant le flambeau de nos valeurs fondatrices qui sont communes à nos enfants qu’on aura réussi le combat pour l’indépendance, le combat pour la liberté, le combat pour le développement. J’y tiens personnellement et je tiens à remercier le bureau actuel de l’US-RDA pour son ouverture d’esprit. On leur a tendu la main, ils l’ont bien tenue. Je pense que le président de la République en son temps a apprécié ce geste hautement politique.
Nous avons souhaité donner l’exemple et nous voulons que les autres le suivent. Qu’il y ait une réconciliation entre toutes ces formations politiques qui ont eu maille à partir de 1992 à aujourd’hui et qu’on arrive enfin à la formation de grands ensembles viables qui sont structurés autour d’idées, de valeurs et que ce soit désormais un combat d’idées pour le Mali et non un combat d’hommes pour des prébendes contre le Mali.

Les Echos : Que signifie véritablement cette réconciliation ?

O. H. D. : Elle signifie tout simplement que tout est possible. C’est un processus, mais il fallait ouvrir la porte avec des conditions, un programme bien précis et avec des séquences. Il s’agit aujourd’hui de créer des conditions psychologiques pour que tout soit possible. Puisque nous sommes d’accord sur le principe, maintenant le reste se négocie.

Les Echos : En mi-2011, le PSP ira à son congrès. Peut-on savoir d’ores et déjà les questions qui y seront débattues. Allez-vous céder le fauteuil ?

O. H. D. : Vous allez vite en besogne. Chaque chose en son temps. Vous savez 2012, c’est demain, mais on a encore du temps aussi. Le congrès de 2012 débattra certainement des grandes orientations.

Les Echos : Est-il dans l’ordre des choses que vous cédiez le fauteuil à quelqu’un d’autre ?

O. H. D. : Je ne m’accroche pas au fauteuil. Je n’ai aucun problème à ce niveau. C’est tout simplement une volonté des militants. Je ne suis pas le seul, il y a d’autres potentialités, d’autres ambitions qui sont légitimes. Je ne m’accroche pas à mon fauteuil, car ce n’est pas ma propriété privée. J’estime que j’ai fait ma part. La vie est ainsi faite, c’est un passage de flambeau et il faut savoir passer le flambeau au moment opportun. Il ne faut pas que la vie du PSP s’arrête à moi. Il se pourrait également que le PSP soit dans une autre formation, qu’il a une autre appellation, cela est une alternative qu’il faut prévoir. Le débat est ouvert là-dessus.

Les Echos : Le parti présentera-t-il un candidat à la présidentielle de 2012 ?

O. H. D. : On verra bien en son temps. Ce sont les militants qui vont décider. 2011 déjà sera une année d’alliances, de défections, de conclusions d’accords. Ce sera une année politique mouvementée à partir de laquelle 2012 va se dessiner. Nous sommes dans une série de contacts avec les formations politique tous azimuts.

Les Echos : Est-ce à dire que le PSP va se fondre dans un parti politique ?

O. H. D. : Il pourrait bien comme il pourrait ne pas le faire. Tout dépendra des accords qui pourront être conclus. Vous savez, toutes les formations politiques à un moment donné sont vouées à changer d’étiquette. Ce qui est tout à fait normal. On ne va pas rester indéfiniment PSP. Je pense que 50 ans après, nous avons fait l’essentiel.

Les Echos : Votre parti a-t-il planché sur la question de la réforme constitutionnelle ? A votre avis, cette réforme est-elle opportune ?

O. H. D. : Elle est tout à fait opportune. Sur la question, nous nous sommes penchés au sein du parti, au sein de notre regroupement à l’Assemblée nationale et au sein du CMDID. Il y a eu plusieurs niveaux d’appréciation et nous pensons qu’elle est opportune parce qu’à un moment donné, il faut faire le point de la situation (nos forces et faiblesses) et trouver des solutions. C’est une opportunité historique qui est nécessaire et utile.

Les Echos : Dans le cadre de la réforme, quelles sont les grandes questions qui vous tiennent particulièrement à cœur ?

O. H. D. : Je pense que la réforme du Sénat est un point important. Il nous faut une deuxième chambre qui puisse permettre une large ouverture sur les questions extrêmement sensibles du pays. Il faut également réformer toute la formule électorale. Celle qui existe aujourd’hui comporte beaucoup de hiatus. Toutes les questions qui sont liées à la fraude, à la migration politique, les distributions systématiquement de thé, de pagne, l’achat de conscience méritent d’être examinées.

Les Echos : A qui vous attribuez cet état de fait ?

O. H. D. : Je pense qu’on a laissé faire un peu trop longtemps. Depuis 1992, le système ne s’est pas amélioré. Je pense que c’est un peu le laxisme. C’est dans la pratique qu’on se rend compte des faiblesses, mais je pense qu’après une vingtaine d’années de pratique, on peut bien corriger ces faiblesses qui sont visibles à l’œil nu.

Les Echos : Quel bilan tirez-vous de l’organisation du cinquantenaire du Mali ?

O. H. D. : Je remercie le président de la République pour n’avoir fait confiance. C’était un énorme défi à relever. Il a fallu un accompagnement. Il y a le staff de la commission, les ministères (18), un certain nombre de personnes ressources qui travaillaient au quotidien avec nous. Je pense que le Mali a innové parce que nous sommes l’un des rares pays où nous avons fêté toute l’année.
De janvier à maintenant et ça continue jusqu’en fin décembre. Et tout le mois de janvier sera le mois du cinquantenaire de l’armée du Mali. J’ai eu un accompagnement citoyen extraordinaire. Les citoyens se sont appropriés le cinquantenaire du Mali. Je reçois par jour entre 30 et 40 demandes d’activités à sponsoriser, à accompagner. Sur le territoire national, il y a eu un mouvement d’ensemble, d’appropriation de l’année du cinquantenaire. Et cela c’est ma plus grande satisfaction.
De plus, il y a eu des activités phares. Logo-Sabouciré, Kouroukanfouga constituent des moments importants de notre Histoire. Les défilés militaires et civils avec le tout contenu original.

Les Echos : Qu’est-ce qui n’a pas marché selon vous ?

O. H. D. : Il y a beaucoup de petits couacs. Nous avons eu beaucoup de problèmes à Logo-Sabouciré parce qu’il y a plu la veille. Donc, toutes les tribunes étaient à terre le matin… Nous avions aussi de craintes pour le défilé civil parce qu’il y a eu beaucoup d’indiscipline. Vous savez les civils par définition sont très indisciplinés et nous avons eu énormément de problèmes financiers qui tombaient au compte-goutte. Tout compte fait, tout s’est très bien passé. C’est comme un match de football, c’est le résultat qui compte.

Les Echos : Les manifestations du cinquantenaire se poursuivront jusqu’en décembre, peut-on savoir les autres activités au programme ?

O. H. D. : Je m’apprête à aller à Mopti pour superviser les activités du grand prix de la nation : la course de pirogue qui aura lieu à Mopti le 30 octobre. Ça va être un moment phare des activités du cinquantenaire parce que tous les piroguiers vont s’y retrouver. Nous sommes dans les phases de présélection.
Du 19 au 29 décembre 2010, il y aura la Biennale artistique et culturelle à Sikasso. Cette année, ce sera une Biennale spéciale qui se fera dans le cadre du cinquantenaire. Nous allons finir l’année avec ce qu’on appelle la journée des tout-petits de 5 à 15 ans qui, à la Cité des enfants vont retracer dans une fresque originale l’Histoire du Mali depuis les années 60 jusqu’à ce jour. Ils vont finir cette fresque par ce qu’on appelle le passage du flambeau. Les enfants du cinquantenaire vont passer le flambeau à 50 jeunes. La boucle sera bouclée par un spectacle le 31.

Les Echos : A combien se chiffre le budget du cinquantenaire ?

O. H. D. : Le budget total du cinquantenaire est de l’ordre de 6 milliards de F CFA. Le budget d’investissement fait plus de 4 milliards. Les investissements sont le jardin du cinquantenaire, le monument du cinquantenaire, les voies bitumées, les aménagements… Vous savez le défilé militaire, le défilé civil et toutes les autres activités connexes. Le budget même de la commission fait 226 millions de F CFA.

Les Echos : D’aucuns ont trouvé budgétivore le cinquantenaire, partagez-vous une telle idée ?

O. H. D. : J’ai vu dans la presse 50 milliards, 80 milliards, etc. Comme vous l’avez vu cette année a été une année de projets de développement. Cela n’a pas empêché les autorités de poser les premières pierres, d’inaugurer une série d’activités diverses dans tous les secteurs. Ça n’a pas empêché le gouvernement de travailler. Je pense que quand on relativise les choses, un budget de 6 milliards n’est pas exagéré. Voyez au tour de nous, il y a des pays qui ont utilisé le budget de 100 milliards. On n’entend pas parler de leur cinquantenaire.
Pourtant, nous avec 6 milliards, nous avons fait le maximum. Nous en sommes fiers parce que nous avons fait beaucoup avec peu d’argent. Et nous avons donné une très bonne visibilité au quotidien du cinquantenaire. C’était ça la feuille de route et cet objectif est atteint. On avait trois objectifs : faire connaître le Mali aux Maliens, faire connaître le Mali à l’extérieur et faire connaître également l’extérieur au Mali. Notre mission était extrêmement complexe au départ parce qu’il a fallu trouver les voies et moyens pour se frayer un chemin et donner des résultats. Sous l’égide du cinquantenaire, nous en sommes à 190 problèmes. Le cinquantenaire n’a pas été budgétivore.

Les Echos : Allez-vous faire un bilan ?

O. H. D. : Bien sûr ! Nous sommes en train de faire en ce moment un rapport financier provisoire et nous allons faire un rapport financier définitif. Nous avons intérêt puisque de toutes les façons, la commission va être auditée. Ce qui est tout à fait normal. Dans ce pays, c’est la suspicion constante, nous souhaitons être audités. Avant de dire qu’on a bouffé les sous, nous-mêmes, nous allons clarifier les débats financiers.

Les Echos : A quand la fin de votre mandat ?

O. H. D. : Lorsqu’on va déposer notre rapport définitif à la fin du mois de janvier. Nous n’avons pas de fin officielle de mandat, mais si la mission pour laquelle nous avons été investis prend fin, nous devons penser à autre chose.
Propos recueillis par
Mohamed Daou

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GREVE GENERALE DANS L’ADMINISTRATION
Le Syntade en guerre contre le DG de la police
Le Syntade est sur pied de grève avec comme doléance "l’application de tous les protocoles d’accord" assortie de doléances nouvelles. Au fond, la grève vise à protester contre les agissements du DG de la police Niamé Kéita, accusé de mutations arbitraires et d’immixtion dans les affaires syndicales.
Les 12 sections du Syndicat national des travailleurs de l’administration d’Etat (Syntade) sont remontées contre le directeur général de la police qui semble ouvrir un bras de fer contre le Syndicat de la police nationale (SPN) membre du Syntade et de l’UNTM.
Pour le Syntade, Niamé Kéita a précipité la tenue du congrès du SPN dont le mandat du bureau actuel n’expire qu’en 2012. Malgré les éclairages de l’UNTM, le congrès s’est tenu sous son contrôle avec les moyens de l’Etat pour mettre en place un nouveau bureau.
Fort de ce "coup de force", il a initié des mutations touchant du coup 110 syndicalistes du bureau légal en septembre 2010. Le Syntade par l’entremise du l’UNTM a saisi le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général de division Sadio Gassama, et son collègue de la Fonction publique et du Travail, Me Abdoul Wahab Berthé, pour l’abrogation de la décision de mutation.
Niamé est revenu aussitôt sur la mesure. Mais le DG de la police nationale a provoqué une nouvelle fois l’ire du Syntade en prenant une nouvelle décision pour muter en pleine année scolaire le secrétaire général du comité SPN, Kécouta Kanté en poste à la police de l’émigration et son adjoint.
Le Syntade a vu dans cet acte une provocation et une tentative de décapitation du SPN dans la mesure où l’adjudant Kanté assure en même temps l’intérim de son secrétaire général, le commissaire Tidiane Coulibaly, parti en formation. Une règle non écrite interdit toute mutation d’un syndicaliste en cours de mandat sans son consentement.
En réaction à ces agissements qui tranchent avec la liberté syndicale, le Syntade brandit une menace d’une grève générale dans les prochains jours avec comme revendication principale "l’application des protocoles d’accord" de l’ensemble des syndicats nationaux en plus de revendications nouvelles qui seront déposées sur la table du gouvernement.
A ce jour, les sections du Syntade que sont les finances, le trésor, la douane, les affaires économiques, les affaires étrangères, l’INPS, entre autres, ont des protocoles d’accord signés avec l’Etat, qui ne sont pas encore satisfaits en raison de contraintes budgétaires. Non seulement elles vont exiger leur application mais vont poser d’autres doléances dont la satisfaction immédiate sera aussi exigée.
Une rencontre de négociation est prévue ce mercredi et demain jeudi avec les ministères concernés. L’issue de ces rencontres de dernière chance déterminera l’élaboration d’un préavis de grève.
L’Etat est mis devant ses responsabilités pour des cas de violations de liberté et de droit syndical au Mali. Une grève générale du Syntade paralysera le pays et provoquera un énorme manque à gagner.
Abdrahamane Dicko

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COMITE AEEM DU LYCEE DE MARKALA
Le candidat se faisait passer gendarme
C’est bientôt le renouvellement des instances de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Comme à l’accoutumée, la fièvre électorale monte déjà dans bon nombre d’écoles. Boubacar Sow est élève au lycée de Markala. Il fréquente la classe de 11e année, il n’a trouvé autre tenue, pour faire sa campagne que l’uniforme de la gendarmerie nationale.
Notre lycéen a été arrêté en plein dans les préparatifs d’une future campagne à l’américaine. Se faire élire était son objectif final. Au moment de son interpellation il se trouvait dans un secrétariat public. Le candidat était là pour imprimer et multiplier les affiches publicitaires à son effigie. Un agent de sécurité, dont l’attention a été attirée par son comportement atypique, a voulu en savoir davantage.
L’élève est aussitôt conduit à la gendarmerie pour être entendu. En effet, l’adolescent est correctement vêtu, de l’uniforme sur les différentes images saisies sur lui. Boubacar Sow apparaît en vrai gendarme faisant même le salut des porteurs d’uniformes.
A l’interrogatoire, il s’est révélé n’être qu’un vrai faux pandore puisque les questions auxquelles il était appelé à répondre ont démontré que le candidat au poste de secrétaire général du comité AEEM de son établissement, ignore tout du rituel des porteurs d’uniformes. Au bas des affiches à son effigie, est apposé le fétiche de l’AEEM : "Oser lutter, c’est oser vaincre".
L’adolescent se dit neveu d’un gendarme. Un haut gradé du corps de la gendarmerie, dit-on. Et ce dernier serait en poste à Bamako. Les vacances dernières, le neveu les a passées chez l’oncle dans la capitale.
Au retour, pour la rentrée, il s’est emparé de la tenue camouflée de son oncle.
En tous les cas, les circonstances atténuantes n’ont pas manqué pour le bonhomme et une issue heureuse a été trouvée à une situation qui pouvait coûter cher au fautif.
(correspondance particulière)

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COUR D’ASSISES
Djéliba, l’assassin, prend 20 ans de prison
Yaya Diarra dit Djéliba a comparu devant la Cour d'assises le lundi 25 octobre 2010 pour assassinat. Très agité à la barre, il a été condamné à 20 ans de prison ferme.
Le samedi 13 février 2010, Yaya dit Djéliba Diarra a assassiné Madjou Gnaname. Ce jour-là, il s’était présenté devant la boutique de Madjou pour demander une boîte d’allumettes. Face au refus de ce dernier, Yaya lui lance des injures. C’est ainsi que Madjou s’emporta au point qu’il allait se battre n’eut été l’intervention d’amis.
Ayant quitté les lieux, Yaya y revient et un affrontement éclate entre lui et Madjou après qu’il eut lancé à ce dernier et ses amis une invitation à se battre. Après ces incidents, Madjou demande à l’un de ses amis en la personne d’Alassane de lui apporter la bouilloire à la toilette. Chemin faisant, ce dernier vit Madjou dans un bain de sang et Yaya s’enfuir en laissant sur le lieu du forfait un couteau. Grièvement blessé, Madjou fut évacué d’urgence à l’hôpital où il succombera de ses blessures.
Les enquêtes ont conduit à l’interpellation de Yaya Diarra par le commissariat de police du 2e arrondissement. Cette version donnée selon l’acte d’accusation a été de bout en bout niée par l’accusé à la barre. Selon lui, les policiers ainsi que le juge d’instruction ont complément déformé sa version. A l’entendre, il a été attaqué par plus d’une dizaine de bandits parmi lesquels Madjou.
" En ce moment, j’avais gagné 200 000 F CFA au PMU, ils m’ont rencontré sur la route et m’ont demandé l’argent. Je n’avais que 300 F CFA sur moi. Un affrontement éclate entre nous et comme j’avais un petit couteau que je venais de payer, je me suis défendu avec. Après les coups que j’ai donnés à Madjou, les autres se sont enfuis. En ce moment je me suis dirigé vers le commissariat pour expliquer mon forfait. En cours de route, le couteau est tombé. J’avoue n’avoir jamais connu Madjou", a soutenu l’accusé.
Un débat contradictoire a opposé l’accusé à la Cour. Très agité, l’accusé n’a cessé de contredire le président de la Cour et ne l’a pas laissé parler. Tout au long du procès, l’accusé n’a cessé d’insister qu’il disait la vérité, qu’il ne racontait pas de mensonges.
Son comportement peu respectueux a transformé la salle d’audience en spectacle. Ce qui a fait dire au président de la Cour que le prévenu ne réalise pas la gravité de ses actes.
Dans son plaidoyer, la défense a demandé à la Cour de faire la part des choses. Pour elle, son client ne devait pas être poursuivi pour assassinat, mais pour coups mortels, car le crime d’assassinat est loin d’être constitué. En décrivant la réaction brutale de l’accusé, l’avocat de la défense dira que son client ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales et a demandé de tenir compte de cet aspect.
Malgré des circonstances atténuantes dont il a bénéficié, Yaya Diarra dit Djéliba a été condamné à 20 ans de prison ferme.
Anne-Marie Kéita

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ASSAINISSEMENT EN COMMUNE VI
Le calvaire en zone aéroportuaire
La zone aéroportuaire et la RN6 sont devenues des zones de prédilection pour la décharge des ordures. Ce qui indispose non seulement les usagers, mais aussi contribue à la dégradation de l’environnement par la pollution de l’air.
Malgré les dispositions prises par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, depuis trois ans, d’interdire le dépôt des ordures aux abords de la RN6 ainsi que dans l’emprise aéroportuaire, les éboueurs ont repris de plus belle leur activité.
Les usagers de la RN6 ainsi que les voyageurs en partance de Bamako ou encore ceux qui débarquent à Bamako-Sénou et qui se rendent en ville sont parfois incommodés par les odeurs nauséabondes qu’émettent les ordures en particulier les déchets liquides évacués des fosses sceptiques.
La zone aéroportuaire, ainsi que le long de la RN6 non loin du dépôt d’hydrocarbures sont devenus des lieux de décharges d’ordures pour des éboueurs privés. Ces déchets, transportés par des privés constitués en GIE, sont généralement déversés de nuit comme de jour. Prétextant le paiement de leurs taxes et impôts et le fait qu’aucun site approprié ne leur a été proposé pour la décharge finale des ordures, certains affirment n’avoir d’autres choix, car ils sont obligés de travailler pour vivre.
La zone aéroportuaire connaît seulement un site de dépôt d’ordures, utilisé spécialement par les services de contrôle de la douane qui y viennent incinérer les produits périmés et ceux de contrefaçon saisis.
L’un des problèmes environnementaux auxquels le district de Bamako demeure confronté, particulièrement la Commune VI, demeure la gestion des ordures notamment les déchets liquides provenant des fosses sceptiques.
Denis Koné

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COMMUNE V
Les commerçants refusent les nouvelles taxes
En Commune V, un malentendu oppose des commerçants aux autorités municipales au sujet de la taxe communale. Les populations ont été pénalisées 48 h durant en raison d’une grève initiée par les commerçants, principalement les détaillants.
Des populations de la Commune V ont subi des désagréments suite à une grève inopinée déclenchée le lundi 25 octobre par les commerçants. Ces derniers sont à couteaux tirés avec la mairie de la Commune V au sujet de la taxe communale que les grévistes jugent excessive.
La nouvelle équipe de la mairie de la Commune V, dirigée par Boubacar Bah dit Bill, a initié des chantiers, dont la révision de la taxe municipale qui, d’après les commerçants, a enregistré une hausse considérable. Selon les commerçants de la Commune, du temps de l’ancien maire Demba Fané, les taxes municipales variaient entre 6000 F CFA et 50 000 F CFA par an selon la taille des magasins et la quantité des marchandises.
Par exemple, les ateliers de couture avec une ou deux machines payaient une taxe annuelle de 6000 F CFA contre 50 000 F CFA pour les grands magasins de quincaillerie. Or, avec les nouvelles taxes en vigueur actuellement, certains commerçants peuvent payer jusqu’à 100 000 F CFA surtout ceux qui ont des hangars devant leurs boutiques.
Les rapports entre la mairie et les commerçants ne sont plus au beau fixe depuis un certain temps et cette situation continue de s’envenimer depuis que la mairie a initié lundi dernier une opération de recouvrement des taxes. Ainsi, tous les commerçants qui ne se sont pas acquitté ont vu leurs boutiques fermées.
" Mêmes ceux qui avaient un reçu de 60 000 F CFA qui prouve qu’ils ont bien payé la taxe n’ont pas été épargnés", a dénoncé un boutiquier de Kalabancoura. La grève des commerçants devait, en principe, prendre fin hier à minuit. Mais d’ores et déjà, les grévistes entendent hausser le ton avec l’organisation d’un meeting ce vendredi.
La dégradation progressive des rapports de partenariat entre les autorités communales et des commerçants a commencé au lendemain de la délibération n°009 du conseil communal en date du 31 décembre 2009 qui fixe le taux des taxes des boutiques détaillantes à 18 000 F CFA et qui prévoit une hausse des taxes communales en général.
Du point de vu des observateurs, la généralisation de ces taxes à tous les commerçants pose problème et viole l’esprit de la loi n°06-058 du 12 septembre 1996 qui détermine les ressources fiscales du district de Bamako et des communes qui le composent.
Amadou Waïgalo

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AIGLES DAMES
Revoilà le problème des primes
Selon un membre du staff technique des Aigles dames, les joueuses n'ont toujours pas touché leurs primes de qualification pour la Can-2010 en Afrique du Sud. Les joueuses pensant être régularisées n’ont perçu que 200 000 F CFA, alors qu'elles entament une nouvelle campagne de la phase finale de la même épreuve, et le malaise s'était installé.
A la Fédération malienne de football, on assure que l'argent n'est toujours pas arrivé mais que le problème se réglera et que la prime de qualification à la Can jugée conséquente suffit à faire patienter les Aigles dames.
" Nous n’avons perçu que 200 000 F CFA chacune pour toute une année avec la qualification à la phase finale. C’est difficile pour nous d’aller à la Can dans ces conditions. C’est pourquoi nous avons décidé de rentrer à la maison", a déclaré lundi dernier la capitaine Diaty Ndiaye.
Approché hier, l’entraîneur nationale des Aigles dames, Moustapha Laïco Traoré a répondu qu’elles avaient quitté "mais hier mardi, 70 % de l’équipe avait repris le chemin de l’internat". Selon nos sources, le problème trouvera solution avant le départ de l’équipe, prévu demain jeudi.
Les pouliches de Moustapha Laïco Traoré, faut-t-il le rappeler, étaient les invitées de la Fédération sud-africaine de football, il y a quelques jours. Ce stage des Aigles dames, ponctué d’un match amical, a été pris en charge par la Fédération sud-africaine de football.
Selon le ministère de la Jeunesse et des Sports, le régisseur s’était rendu à l’internat des joueuses pour régler la question de leurs primes. Mais, alors qu’il discutait avec l’encadrement technique, les filles ont plié bagage.
Ce qui est important à savoir, c’est qu’il n’y pas encore de réglementation pour la prise en charge d’une équipe nationale féminine de football au Mali. C’est un arrêté interministériel qui fixe les taux de primes et autres avantages. Depuis sa création, l’équipe nationale féminine est assimilée à l’équipe nationale junior. L’arrêté interministériel n’accorde pas de primes de victoires aux cadets et aux juniors.
Mais, pour une campagne d’éliminatoires à deux tours, chaque junior ou cadet reçoit 200 000 F CFA au 1er tour et 300 000 F CFA au second tour. L’encadrement technique est aussi prévu. Compte tenu des contraintes budgétaires, il était prévu d’effectuer un 1er versement à l’internat afin de rassurer les filles et leur permettre de préparer la phase finale dans un climat serein.
Le reliquat devait être payé avant le départ pour l’Afrique du Sud. C’est ce qui était convenu avec la Fédération malienne de football. En plus, les filles revendiquaient une prime de sélection qui n’est pas réglementaire et est remise en question depuis par le ministère de la Jeunesse et des Sports.
Pour la campagne des éliminatoires, l’Etat doit près de 12 375 000 F CFA aux joueuses et à leur encadrement technique. Présentement, la direction administrative et financière du ministère est en train de prendre des dispositions pour régler cette somme. Hier matin, la capitaine Diaty Ndiaye et une de ses coéquipières ont été reçues par le secrétaire général par intérim du département qui les a assurées du soutien du gouvernement.
Boubacar Diakité Sarr

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