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2010

Mois d'octobre

Les Echos du 26 octobre

 

FONDS PPTE
Près de 2000 agents bientôt en grève
Le personnel socio-sanitaire, recruté sur les fonds de l’Initiative "des Pays pauvres très endettés" (PPTE) ne s’était pas fait remarquer par l’exercice de son droit de grève pour l’amélioration de ses conditions de vie et de travail. Jusque-là, la voie de la négociation était privilégiée avec les autorités.
Pour la première fois, les agents recrutés sur les fonds PPTE se disent contraints de recourir à la grève pour se faire entendre.
Ainsi depuis le 13 octobre dernier, ils ont déposé un préavis de grève auprès des ministères de la Santé, du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. Du 1er au 3 novembre 2010, ils vont observer un arrêt de travail de 48 h. Ils exigent la publication rapide de l’arrêté devant les intégrer à la fonction des collectivités, conformément aux textes.
En son temps, plus de 1500 dossiers de candidatures ont été acheminés auprès d’une commission de dépouillement des dossiers de candidatures. Et depuis 4 mois maintenant, la commission a terminé son travail d’examen et d’appréciation des dossiers. Environ 1200 agents socio-sanitaires ont eu le quitus pour être intégrés. Et pour ce faire, une liste a été établie et transmise au département du Travail et de la Fonction publique. Les intéressés doivent être versés au compte de la fonction publique des collectivités territoriales. C’est cette mesure qui tarde à se matérialiser.
Le mouvement de grève ainsi annoncé mobilisera plus de 2000 travailleurs PPTE. A ceux-ci s’ajoutera le personnel soignant pris en charge par les associations de santé communautaires, qui réclame lui aussi une amélioration de ses conditions de travail. C’est une paralysie annoncée de toute la pyramide sanitaire du pays. Quand on sait que 95 % du personnel soignant des CSCOM, des CS-Réf et des hôpitaux régionaux et de Bamako sont PPTE.
Il y a dix ans, à l’instar de l’Education nationale, les autorités en charge de la Santé recrutent des agents socio-sanitaires pour renforcer les structures communautaires de santé.
H. Diabaté
(correspondant régional)

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ALEXANDRE SCHMIDT, RESPONSABLE ANTI-DROGUE A L’UNODC POUR AFRIQUE DE L’OUEST ET CENTRALE
" Une grande quantité de cocaïne inonde le Sahel"
L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) est un organe du secrétariat des Nations unies dont le siège est à Vienne en Autriche. Fondée en 1997, par la fusion du Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues (Pnucid) et du Centre pour la prévention internationale du crime des Nations unies (CPIC), son patron, pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alexandre Schmidt, explique ici les enjeux de la drogue dans notre région. Interview.

Les Echos : A quand remonte l’intérêt d’exploiter l’Afrique de l’Ouest comme plaque tournante pour acheminer la cocaïne vers l’Europe ? Et quelles en sont les raisons ?

Alexandre Schmidt : Selon nos informations, ce trafic existe depuis au moins cinq ans. Ceci a été avéré grâce à des saisies importantes effectuées en Guinée-Conakry et en Guinée-Bissau, mais aussi à travers une forte déstabilisation politique de ces pays, ainsi qu’en 2009 par l’assassinat du président de la Guinée-Bissau. Concernant les raisons, quand on parle de trafic de stupéfiants, on ne parle rien d’autre que d’un marché économique. Jusqu’en 2008-2009, la cocaïne était la drogue la plus consommée aux Etats-Unis.
Aujourd’hui, le marché américain n’est plus attrayant aux yeux des narcotrafiquants pour trois raisons : les Etats-Unis sont plus enclins à consommer des drogues synthétiques ; la baisse du dollar par rapport à l’euro a rendu le marché européen plus intéressant, et ce d’autant plus qu’en Europe la cocaïne est devenue une des drogues les plus consommées ; enfin, le renforcement des contrôles frontaliers aux Etats-Unis et au Mexique a créé beaucoup de problèmes aux trafiquants.
Or de l’autre côté de l’Atlantique, nous avons une terre vierge, en l’occurrence l’Afrique de l’Ouest, où les gouvernements n’ont aucun ou sinon très peu de capacités d’interdiction, un pouvoir judiciaire peu intègre, une police judiciaire sans moyens et un haut niveau de corruption. Toutes les conditions sont donc réunies pour faire de cette région un lieu de transit privilégié pour le trafic de drogue.
De plus, beaucoup de pays sortent d’une situation de conflits militaires, avec un nombre important de jeunes, notamment ceux qui avaient été enrôlés par la force dans des armées régulières ou rebelles, qui faute de pouvoir trouver un emploi ou de quoi survivre sont à la recherche de sources de profit que les narcotrafiquants sont en mesure d’offrir en leur proposant d’acheminer la drogue de l’Afrique vers l’Europe.

Les Echos : Comment fonctionne concrètement le trafic de cocaïne ?

A. S. : La demande part toujours du continent européen. Elle est soumise à des réseaux sud-américains qui alimentent leur trafic à partir de trois pays, les seuls au monde à produire de la cocaïne : la Bolivie, le Pérou et la Colombie, qui couvre 50 % du marché mondial. La drogue est par la suite acheminée soit directement vers l’Europe, soit indirectement via le continent africain. Dans ce dernier cas de figure, les cartels sud-américains contactent les bases logistiques situées en Afrique de l’Ouest pour faciliter le trafic et leur expédier la marchandise par voie maritime - bateaux et sous-marins - ou par voie aérienne.
Une fois arrivée dans la région, les groupements logistiques vont déterminer le moyen le plus facile pour faire traverser la drogue vers Europe. Deux choix s’imposent : l’utilisation d’avions bimoteurs ou bien l’appel à des terroristes afin de faciliter le passage en Mauritanie, Mali et Niger vers l’Afrique du Nord. Malheureusement, les pays de la région ne sont pas seulement des lieux de transit. C’est le cas de la Guinée-Conakry, qui est devenu un centre de production de raffinement de la drogue contrôlé directement par les cartels sud-américains. Nous avons eu la preuve de l’existence de laboratoires qui produisent des amphétamines, qui permettent le raffinage de la cocaïne, ainsi que le raffinement de l’opium vers l’héroïne.
Les Echos : Quels sont les pays les plus touchés par ce trafic dans la région ?

A. S. : Aucun pays n’est épargné, mais les plus touchés restent ceux situés sur la baie de Guinée et la baie du Bénin. D’autres pays comme le Sénégal, le Mali, la Mauritanie ou le Niger sont impliqués mais de manière indirecte, notamment à travers le blanchiment d’argent sale alimenté par la présence de groupes terroristes armés ou d’insurgés.

Les Echos : Le groupe terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui s’adonne à des prises d’otages occidentaux au Sahel, est aussi versé dans le trafic de drogue et d’armes, indique-t-on. Où se ravitaille-t-il en drogue et par quels mécanismes écoule-t-il la marchandise pour renflouer ses caisses ?

A. S. : Attention, l’AQMI ne se ravitaille pas en drogue et n’écoule pas de marchandises. Les terroristes, ainsi que les groupes d’insurgés profitent du trafic de stupéfiants et d’autres trafics comme ceux d’êtres humains, de migrants, de médicaments, d’armes ou de cigarettes pour favoriser le passage de la drogue vers l’Europe.
Concrètement, les narcotrafiquants payent les terroristes ou les insurgés pour faciliter le transit de la cocaïne ou d’autres stupéfiants dans la bande sahélienne. Il s’agit donc d’un lien économique qui peut aussi être source d’affrontements entre groupes armés, ou bien entre ces derniers et les trafiquants.

Les Echos : A qui profite le trafic de drogue ? Aux trafiquants, aux Etats ?

A. S. : En 2008, les profits du marché de stupéfiants qui touche l’Afrique de l’Ouest se chiffrent à un milliard de dollars américains, un montant supérieur au PIB de certains pays de la région. C’est une somme qui attire bon nombre de convoitises. Aujourd’hui, il est clair que l’essentiel de ces profits reste entre les mains des narcotrafiquants. Il s’agit de montants que ces derniers perçoivent entre le moment où la drogue quitte l’Amérique latine et le moment où elle est vendue en Europe, principalement en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne et, dans une moindre mesure, en France. A qui profite cette manne en Afrique de l’Ouest ? Aux gouvernements, à des sociétés implantées dans la région, des compagnies financières ? Personne n’est en mesure de le savoir avec précision. Nous avons lancé récemment une étude pour répondre à ces interrogations.

Les Echos : Et que devient l’argent de la drogue ?

A. S. : D’une tendance générale on peut dire que cet argent est utilisé pour l’achat d’armements, notamment des armes légères, ou bien dans certains pays pour favoriser les constructions immobilières.

Les Echos : Dans son dernier rapport, l’UNODC affirme que le trafic de drogue en Afrique de l’Ouest est en baisse. Est-ce une tendance qui se confirme ?

A. S. : Malheureusement le trafic s’est à nouveau intensifier. Nous en avons eu la preuve avec d’importantes saisies effectuées récemment au Ghana, où 125 kg de cocaïne ont été séquestrés le 18 octobre, en Gambie, où des trafiquants en possession de 2,2 tonnes de cocaïne ont été arrêtés en juin dernier, sans oublier les iles de l’archipel des Bijagos en Guinée-Bissau, territoire à partir duquel des avions bimoteurs transportent la drogue en Afrique de l’Ouest et, c’est une nouveauté, dans certains pays de l’Afrique centrale.
Par rapport à la baisse enregistrée en 2008-2009, il est extrêmement important de préciser que cette baisse ne signifie pas que le marché soit moins intense. Le fait que les projecteurs aient été allumés sur l’Afrique de l’Ouest et que des efforts importants aient été déployés au niveau bilatéral par les Etats membres européens et les Etats-Unis, ou bien au niveau multilatéral par les Nations unies pour soutenir la lutte engagée dans la région, a contraint les narcotrafiquants à changer leur mode opératoire. Mais leur capacité d’adaptation et de réaction est telle qu’au moment où nous découvrons un couloir de passage, celui-ci est déjà obsolète.
Il y a deux et demi, les efforts déployés au Cap-Vert pour combattre le narcotrafic, notamment à travers le renforcement des contrôles aux frontières et de la police judiciaire, ont poussé les trafiquants à abandonner ce pays pour aller en Guinée-Bissau, Guinée-Conakry, Gambie, Libéria et Sierra Leone. Malheureusement les agences spécialisées dans la lutte contre la drogue se sont beaucoup concentrés sur les pays côtiers, en ignorant ce qui se passait à l’intérieur de l’Afrique occidentale.
En règle générale, les trafiquants opèrent dans des pays qui ne figurent pas dans l’agenda de la Communauté internationale, ou qui sont confrontés à des tensions politiques internes telles que l’on ne prête plus grande attention au problème de la drogue.
Les Echos : Comment appréciez-vous les efforts déployés par les pays de l’Afrique de l’Ouest dans le cadre de la lutte contre la drogue et le crime ? Quels types d’actions ces pays peuvent-ils mener pour mettre fin à l’utilisation de leurs territoires comme couloirs de passage ?

A. S. : Il faut saluer les efforts déployés jusqu’à présent, mais ce qui a été fait n’est qu’une fraction du travail titanesque qui reste à être accompli. Certains pays sont particulièrement engagés dans la lutte contre les trafiquants, d’autres le sont moins à cause de leur implication - à des degrés divers - dans le narcotrafic. Aujourd’hui les Etats de la région doivent adopter une approche stratégique globale qui permette d’anticiper le mode opératoire des narcotrafiquants et de renforcer l’appareil judiciaire. La majeure partie des efforts et des financements fournis dans la lutte contre la drogue ont largement favorisé les contrôles aux frontières, notamment les gardes côtes et les aéroports, ainsi que la police judiciaire. Or le grand problème c’est que rien n’a été fait dans le domaine de la justice.

Les Echos : Pour quelles raisons ?

A. S. : Soit par manque de volonté politique, soit par l’absence de lois et de compétences au niveau des juridictions. Aujourd’hui, même si la police fait des saisies remarquables, même si certains clans sont démantelés, les grands narcotrafiquants restent totalement impunis. Il est donc essentiel de mettre en place une convention régionale pour l’application effective des Conventions des Nations unies afin de mettre un terme à ce climat d’impunité.

Les Echos : Etes-vous en mesure de dire s’il y a des implications maliennes, au niveau supérieur, dans ce trafic de drogue ?

A. S. : Je ne peux pas apporter de réponses.

Les Echos : Au Mali, un avion fantôme a atterri fin 2009 en transportant à bord de la cocaïne. Aujourd’hui, êtes-vous à mesure de tracer son parcours : d’où il est venu, qu’est devenue la drogue ?

A.S. : Les sources d’investigation ont prouvé que cet avion est parti de l’Amérique du Sud pour faire un stop dans un pays de l’Amérique centrale, avant de se rendre dans la bande sahélienne. Le Mali ne devait être qu’un lieu de transit, mais l’avion s’est ensablé. Les trafiquants ont donc été contraints de décharger la marchandise et d’incendier l’appareil pour ne pas laisser de traces. Une partie de la drogue a été acheminée en Europe, tandis qu’une autre partie est restée au Sahel.

Les Echos : Peut-on avoir une idée des interventions de l’UNODC contre la cocaïne et la drogue en général au profit des pays du Sahel depuis le démarrage de ses activités et les effets induits de ces interventions ?

A. S. : Nous couvrons actuellement trois pays du Sahel où nous développons un programme qui vise au démantèlement des cartels, au renforcement des capacités aéroportuaires, de la police judiciaire et de l’appareil de justice, ainsi qu’au renforcement de la lutte contre la consommation de drogue au niveau local, un phénomène en plein essor en Afrique de l’Ouest et que bon nombre de gouvernements sous-évaluent.
Parmi nos initiatives les plus récentes, il y a le projet de Cellule aéroportuaire anti-trafics (CAAT) dont l’objectif principal est de permettre aux polices et aux douanes de huit aéroports d'Afrique (Dakar, Lagos, Praïa, Abidjan, Accra, Lomé, Bamako) et du Brésil de mieux travailler ensemble pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue. Ce projet, baptisé Aircop, implique l'ONUDC, l'Organisation mondiale des douanes (OMD), l'organisation policière internationale Interpol, l'Union européenne et le Canada.
Les membres de la Cellule seront directement connectés aux bases de données internationales d'Interpol de même qu'ils auront un système de communication géré par l'Organisation mondiale des douanes pour une fluctuation de l'information entre les différents aéroports.

Les Echos : Dans l’écrasante majorité des pays du Sahel, ce sont surtout les herbes et autres amphétamines qui font des ravages au sein des populations. Comment l’Office des Nations unies contre la drogue prend-il en compte cette dimension dans le cadre des appuis qu’il fournit aux pays touchés par le fléau ?

A. S. : L’herbe est consommée depuis la nuit des temps, ce n’est pas cette drogue qui fait des ravages, mais bien la cocaïne qui, contrairement aux amphétamines, est une drogue de masse. Concernant le traitement de la toxicomanie, la majeure partie des Etats ne savent pas comment aborder la question ou ne veulent pas l’affronter. Or, il s’agit d’un problème très sérieux auquel il faut absolument faire face. De son côté, l’UNODC fait du lobbying pour faciliter la mise en place de centres de traitement.

Les Echos : Nous avons évoqué les effets alarmants de la cocaïne parmi les populations. Quelle est la dimension réelle de ce phénomène ?

A. S. : Malheureusement aucun pays n’est épargné, mais là encore les zones les plus touchées sont celles côtières. Parmi la population, les jeunes de 15 à 25 ans sont ceux qui consomment le plus de stupéfiants, notamment la cocaïne. Malheureusement, j’insiste aussi sur le fait que la consommation d’héroïne prend une dimension dramatique.

Les Echos : Comment expliquez-vous cet essor ?

A. S. : Le trafic d’opium et d’héroïne passait principalement par l’axe Afghanistan-Asie centrale-Balkans. Avec l’intervention de l’Otan, les narcotrafiquants spécialisés dans ce trafic ont privilégié une autre route prend la direction du Pakistan. A partir de là, la drogue est acheminée par voie maritime vers l’Afrique de l’Est dans des pays comme la Somalie, l’Ethiopie, le Kenya et le Soudan, où l’absence totale d’intervention de la part des forces de police pour lutter contre le trafic de stupéfiants ont permis aux trafiquants de faire remonter l’héroïne en Afrique occidentale grâce au recours à des services logistiques qui travaillent aussi pour les trafiquants de cocaïne, ces derniers faisant acheminer une partie de leur drogue dans le sens inverse, de l’Afrique de l’Ouest vers l’Afrique orientale.

Les Echos : M. Schmidt, un monde sans trafic de drogue est-il possible ?

A. S. : Non. Il faut être réaliste, la drogue est présente depuis que l’humanité existe. Le profit économique est la clé pour comprendre ce qui à l’origine était un produit marginal de la médecine est devenu une formidable machine à sous. Dans le même temps, le monde ne peut se passer de la cocaïne, car elle est utile pour les produits pharmaceutiques. Malheureusement, sur les 845 tonnes de cocaïne produites en 2008 en Amérique latine, seule une partie infime est utilisée à des fins médicales.
Propos recueillis par
Alexis Kalambry
En collaboration avec Afronline, Sud-Quotidien, Le Républicain du Niger Le Calame

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POLITIQUE MALIENNE
De jeunes leaders politiques à la loupe
Madani Tall de l’ADM, Moussa Mara de "Yéléma", Tiéman Coulibaly de l’UDD, l’honorable Housseini Amion Guindo de la Codem et l’honorable Moussa Oumar Diawara du Cnid/Fyt ont été présentés dans le dernier numéro de Jeune Afrique comme des leaders politiques de la nouvelle génération au Mali.
Dans un spécial page Mali consacré à la présidentielle de 2012, JA a dans son numéro 2537 du 17 au 23 octobre 2010 consacré des pages sur "les années ATT", "un poison nommé AQMI" et "la présidentielle de 2012". Il a surtout fait un focus sur des jeunes qui se sont fait un nom dans le landerneau politique malien et dont certains ont déjà des ambitions pour Koulouba en 2012.
Madani Tall est présenté comme un "Golden boy" en ce sens que sa cote ne cesse de monter. Il a longtemps vécu entre la France et les USA pour des études ou pour travailler. Il occupe présentement un poste de conseiller technique chargé de l’économie à la présidence de la République depuis 2002 après son soutien indéfectible à ATT pour qui il avait battu campagne.
Madani Tall est le président fondateur de l’Association développement du Mali (ADM) qui fait des actions de bienfaisance dans le Mali profond. Il compte sur ses 10 000 militants et la centaine de conseillers municipaux pour briguer la présidentielle de 2012 pour laquelle il est l’un des rares à s’être déclaré candidat.
Moussa Mara, l’un des quatre mousquetaires est celui qui œuvre en faveur de la jeunesse. Il a tenu tête à IBK, l’ancien président de l’Assemblée nationale et président du RPM, aux législatives de 2007, dans son fief de la Commune IV. Il a fait une percée aux communales de 2009 en Commune IV où il fut maire avant de voir les élections invalidées sur plainte d’adversaires politiques.
Moussa Mara a créé "Yéléma" (changement) en juillet 2010, qui se veut un parti des jeunes. Mais il n’a pas encore annoncé les couleurs pour la présidentielle de 2012. Il attend certainement bien implanter "Yéléma" à travers le pays et briguer une nouvelle fois le suffrage des électeurs de sa Commune qui connaîtra bientôt la reprise des municipales.
Tiéman Coulibaly est celui qui est vu par JA comme un "engagé volontaire dans la politique". Ce professeur de cours de stratégie globale de communication à l’Université de Saint Etienne en France a fait ses armes à l’Union pour la démocratie et le Développement (UDD) à la création du parti en 1991. Manager de plusieurs sociétés au Mali et dans la sous-région, il milite au sein du comité I de son quartier de Badalabougou en 1994 avant d’être membre de la section 5 du même quartier en 1999 où il a dirigé la campagne électorale pour les municipales.
Il n’entre au CE du parti qu’en 2003 en qualité de 2e secrétaire général adjoint avec le retrait de la vieille garde puis élu secrétaire général en 2007. Il préside aux destinées de l’UDD à la tête d’une nouvelle génération de militants et responsables depuis le congrès de mars 2010.
Il n’a pas pour le moment d’ambition pour la présidentielle de 2012, qui n’est pas "un jeu de kermesse", selon lui. Mais l’homme s’est fait remarquer par ses propos corsés contre le régime dans un discours fondateur qu’il a lu le 25 novembre 2006 au congrès de la Convergence 2007 qui a soutenu la candidature à la présidentielle de 2007 de Soumeylou Boubèye Maïga.
Le député et président de la Convergence pour le développement du Mali (Codem), Housseini Amion Guindo est l’un des surdoués de sa génération avec qui les acteurs politiques devront compter. Enseignant de formation et de profession et promoteur d’un lycée privé, il a créé la surprise à l’élection législative partielle de 2005 à Sikasso. Le transfuge du RPM a terrassé le candidat de la majorité. Sorti requinqué de ce duel et de sa réélection aux législatives de 2007, il finit par créer en 2008 la Codem qui compte 7 députés à l’Assemblée nationale.
Son parti est présent dans le Mali profond avec de nombreux conseillers municipaux. La Codem, membre de la mouvance présidentielle, est la 4e force politique du pays. Son premier responsable est proche du monde rural et ambitionne de changements profonds pour la société malienne. A deux ans de 2012, Housseini A. Guindo n’a pas encore déclaré ses prétentions.
Moussa Oumar Diawara dit Bati est le plus jeune député du pays élu sous les couleurs de son parti le Cnid/Fyt, en 2007 dans la circonscription de la Commune I de Bamako. Il tire sa force de sa confiance en lui-même et en la jeunesse. Il soutient ou initie plusieurs activités de jeunesse dans sa commune surtout dans le domaine du football.
L’honorable Diawara est un jeune opérateur économique qui s’est fait un renom dans l’assurance et le commerce import-export. Pour lui, tout est possible dans la vie à condition de ne jamais relâcher.
Abdrahamane Dicko

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POUR SON ESPRIT DE PAIX
Le président Konaré gagne un trophée Gandhi
Pour le comité d’attribution des prix Mahatma Gandhi de la non-violence, l’ancien président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré, est un homme de paix, épris de non-violence. C’est à ce titre qu’il recevra en compagnie de cinq autres anciens chefs d’Etats des trophées spéciaux Mahatma Gandhi.
L’ancien président de la République du Mali Alpha Oumar Konaré (1992-2002) est sur la liste des personnalités qui recevront le trophée spécial de la non-violence décerné aux chefs d’Etat qui n’ont pas changé la Constitution de leurs pays pour s’éterniser au pouvoir et qui ont accepté l’alternance pacifique. Le même trophée est adjugé aux chefs d’Etat qui ont œuvré pour la résolution des conflits sur le continent.
Dans cette catégorie, le comité a décidé d’honorer John Jerry Rawlings, président de la République du Ghana de 1981 à 2002, John Agyekum Kufuor, ancien président de la République du Ghana (2001-2009), Nicéphore Dieudonné Soglo, président de la République du Bénin (4 avril 1991-4 avril 1996), Mathieu Kérékou, président de la République du Bénin (26 octobre 1972 au 1er mars 1990 puis du 4 avril 1996 au 5 avril 2006) et Mouammar Kadhafi, Roi des rois africains. "Les nominés recevront leur trophée en fonction de leur programme".
Ces distinctions honorifiques, aux dires des organisateurs, ont pour but d’immortaliser la vie de Mahatma Gandhi et de perpétuer son œuvre, fondée essentiellement sur la non-violence en vue de susciter et d’inculquer dans les esprits les vertus que sont la paix et la non-violence pour un environnement stable et vivable.
Le Mouvement Mahatma Gandhi a pour but de promouvoir, de défendre et de protéger les droits de l’Homme en Afrique et dans le monde. Il a pour objectifs : d’œuvrer pour l’expansion de la culture de la paix et de la non-violence, lutter contre le tribalisme, le régionalisme et l’ethnocentrisme, œuvrer pour la formation civique, fournir une assistance aux victimes de violations de leurs droits, pérenniser la philosophie de la non-violence en décernant des prix intitulés "Prix Gandhi".
Le choix des personnalités intervient après que le comité d’attribution des prix Mahatma Gandhi de la non-violence se soit réuni en juillet dernier au siège du Mouvement à Lomé au Togo. Les nominés ont été proposés par des médias africains partenaires et certaines organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de la promotion de la culture de la non-violence, de la paix, des droits humains et des valeurs démocratiques "et après examen minutieux, analyses et échanges pertinents, le comité a unanimement délibéré".
Pour ceux qui ne savent pas, Mahatma Gandhi était un grand dirigeant politique et spirituel de l’Inde et du mouvement d’indépendance de son pays. Activiste de la non-violence, Gandhi pensait que la violence ne servirait à rien et qu’elle ne serait qu’une chaîne continue de vengeance. Gandhi a été nominé en 1937, 1938, 1939, 1947 et 1948 au prix Nobel de la paix, mais sans jamais l’obtenir.
Parmi les 70 noms proposés pour la première édition du prix Mahatma Gandhi de la non-violence, sept ont été retenus pour la première catégorie du prix dénommé : prix Mahatma Gandhi de la non-violence et six autres noms ont été retenus par le comité d’attribution des prix pour "le trophée spécial de la non-violence".
Amadou Sidibé

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NOMADISME A L’ASSEMBLEE NATIONALE
Un député PDES fait défection au profit de l’Adéma
Le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) se réclamant du président de la République qui l’a d’ailleurs adoubé en son temps connaît encore de nouvelles défections dans ses rangs. Après les honorables Mody Ndiaye et Mamadi Aw qui avaient rejoint l’Union pour la République et la démocratie (URD), c’était le tour du député Abdou Sidibé en milieu de semaine dernière de quitter le PDES pour l’Adéma/PASJ.
" L’Adéma/PASJ se réjouit de cette adhésion. Notre parti est toujours ouvert à tous ceux qui partagent les idéaux et projet de société que l’Adéma propose au peuple malien", a répondu un haut cadre militant de l’Adéma. Côté PDES, nos tentatives pour joindre le président du groupe parlementaire Hamadaou Sylla, 3e vice-président de l’Assemblée nationale n’ont pas abouti.
Si l’honorable Sidibé explique sa démission du PDES par des raisons "de convenance personnelle", il faut dire que le nomadisme politique est une arête au travers de la gorge de la démocratie malienne et menace même la stabilité politique à l’Assemblée nationale. On ne compte plus le nombre de députés qui ont tourné casaque depuis le début de la présente législature. Il y a un mois, c’était au Rassemblement pour le Mali (RPM) de perdre son député de Koro au profit de Convergence pour la démocratie et le développement (Codem).
Denis Koné

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FSEG
Les étudiants refusent de composer
Le grand devoir à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) a été pris en otage lundi 25 octobre par des étudiants qui exigent au rectorat d’accorder la "dérogation" à leurs camarades exclus.
Le grand devoir de la FSEG n’a pas pu avoir lieu hier. Le comité AEEM de la Faculté a exécuté sa menace de perturber l’évaluation qui précède les examens prévus pour début novembre 2010. Au moment où les étudiants s’apprêtaient à rentrer en salle de composition, le comité AEEM a décrété 48 h de grève "pour la non-satisfaction de ses revendications".
L’AEEM exige que les étudiants exclus bénéficient la dérogation, ce à quoi s’oppose le rectorat. "Ils sont sortis parce qu’ils voulaient que les dérogés composent. Le secrétaire général de l’AEEM accompagné d’une vingtaine d’étudiants est venu me demander d’ouvrir spécialement une classe pour permettre aux dérogés de composer. Quand j’ai refusé, ils ont décidé d’observer 48 h de grève", a expliqué Pr. Abdrahamane Sanogo, le doyen de la FSEG.
Près de 200 étudiants ont été exclus l’année dernière de la FSEG pour insuffisance de travail. Aucun de ces exclus n’a bénéficié de la dérogation qui lui permet de poursuivre ses études dans cette Faculté.
Selon Pr. Sanogo, le recteur n’a pas accepté la demande des étudiants parce qu’il veut assainir la FSEG. Et Pr. Sanogo d’ajouter que "la dérogation n’est pas un droit. Les textes sont clairs. Les étudiants sont gelés. On leur a donné trop de droits au point qu’ils ne connaissent plus leurs devoirs. Ils ne peuvent pas se battre pour qu’on prenne des cancres. Certains de ces exclus ont eu 4,5 de moyenne".
Le comité AEEM de la FSEG n’entend pas s’arrêter en si… bon chemin. Il compte décréter d’autres jours de grève après les 48 h s’il n’a pas gain de cause. Seydou Niaré, le trésorier général du comité AEEM de la FSEG, étudiant finaliste, dira qu’ils ne vont pas abandonner leurs camarades.
" Cette sortie est une manière de montrer aux autorités qu’il y a un problème à la FSEG. Cette année, les étudiants recalés de la Faculté de médecine et de la Fast qui ont été reversés à la FSEG ont tous bénéficié la dérogation. Mais, aucun étudiant d’ici n’a bénéficié la dérogation. Pour ces genres de situation, il fallait au moins informer les étudiants à temps. Si les dérogés connaissaient leur situation, ils allaient chercher à faire autre chose au lieu de passer l’année à suivre inutilement les cours".
Sidiki Doumbia

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TROIS QUESTIONS A CHEICK F. DIALLO
" Les Aiglons ont du caractère"
Dans l’interview ci-dessous, l’entraîneur des Aiglons du Mali, Cheick Fantamady Diallo, revient sur le match retour Gabon-Mali (1-0), comptant pour le dernier tour des éliminatoires de la Can juniors. Il parle aussi de la qualité de son équipe et les éléments qui la composent.

Les Echos : Que retenez-vous de cette rencontre ?
Cheick Fanta Mady Diallo : Je suis satisfait de notre qualification parce qu’elle n’était pas gagnée d’avance face à une bonne équipe gabonaise qui avait montré de la qualité à Bamako, en marquant un peu tôt. L’équipe malienne a un peu douté après l’inscription du but à Libreville, mais la qualification est là et je dis que les Aiglons ont du caractère.

Les Echos : Avez-vous eu peur ?

C. F. D. : Bon, sur le banc j’avais confiance parce que mes joueurs ont toujours fait montre de caractère, que ce soit le match précédent contre le Tchad ou lors des matches amicaux et autres tournois comme l’Unaf, ils ont toujours montré du caractère, même au match aller où l’on avait mal débuté en encaissant un but, mais ils se sont réveillés. Donc, j’avais confiance en cette équipe-là.

Les Echos : Quels sont les éléments qui composent votre équipe ?

C. F. D. : Il y a des éléments qui évoluent au pays, c’est le cas de la plupart. Il y a quelques-uns qui viennent des centres de formation français. Je pense que la politique des jeunes au Mali en cours est intéressante parce qu’il y a des championnats réguliers des cadets et juniors. En même temps certains jouent au championnat national de Ligue 1 du Mali. Je pense que cette équipe a de la qualité et elle l’a démontré face au Gabon. Parce que le Gabon, je vous l’assure, est une bonne équipe.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

 

PHASE FINALE DE LA CAN JUNIOR
Tous les grands seront à Tripoli
Quels que soient les noms issus du chapeau du tirage au sort prochain, quelle que soit la ligne de conduite choisie par l’entraîneur des Aiglons, Cheick Fantamady Diallo, on sait d’avance une chose : les Aiglons n’auront pas à affronter le menu fretin comme aux éliminatoires. Ils auront à se mesurer à plus forts.
La configuration de la 17e phase finale de la Can juniors s’annonce, d’ores et déjà, d’un niveau élevé même si trois anciens vainqueurs de l’épreuve, l’Algérie (1979), l’Angola (2001) et le Congo (2007) seront absents à ce banquet.
Néanmoins, quatre pays vainqueurs : le Nigeria (5 trophées), le Ghana (3 trophées), l’Egypte (3 trophées), le Cameroun (1 trophée), le Mali avec ses 8 phases finales, ses 2 demi-finales et sa finale de 1989, le Lesotho pour sa seconde participation après 2005 au Bénin, où il avait été éliminé au 1er tour, la Gambie, également pour sa seconde participation après 2007 au Congo, où elle avait été demi-finaliste et la Libye (hôte) seront de la partie.
Tous les pays qualifiés à ce stade de la compétition ont une expérience de la haute compétition. Le Lesotho, la Libye ont disputé au moins une phase finale de Can juniors. Pour les Aiglons du Mali, une page s’est tournée au Rwanda 2009, une autre s’ouvre maintenant avec la nouvelle campagne Libye 2011.
On peut parier qu’elle ne sera pas de tout repos. L’issue du tirage au sort devrait en effet verser dans le groupe des Aiglons un ou deux concurrents de poids comme le Nigeria, le Ghana, le Cameroun, l’Egypte, la Gambie ou la Libye…
En tout cas, la campagne libyenne promet. La qualité des forces en présence, la valeur des gros bras montrent bien qu’il faudra aux Aiglons plus qu’une simple envie de gagner.
Boubacar Diakité Sarr


L’Ufoa en force
L’Afrique de l’Ouest a confirmé son statut de place forte du football de jeunes au terme du dernier tour des éliminatoires de la Can juniors 2011. L’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa), place 4 pays (Mali, Nigeria, Ghana et Gambie) contre 2 du Nord Afrique (Egypte et Libye), un de l’Afrique centrale (Cameroun) et un de l’Afrique orientale (Lesotho). De ces quatre pays, seule la Gambie était absente à la dernière Can au Rwanda.
B. D. S.


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