Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois d'octobre

Les Echos du 25 octobre

 

20e ANNIVERSAIRE DE L’ADEMA ASSOCIATION
Cogito sur la révision constitutionnelle
L’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma) a soufflé sur ses 20 bougies. L’anniversaire a été commémoré hier 24 octobre par une conférence débat sur un questionnement relatif à l’opportunité de la révision constitutionnelle. Autour de la table, magistrats, avocats et constitutionnalistes ont dit le pour et le contre de la question.
La présidente de l’Adéma Association, Mme Sy Kadiatou Sow a, devant un parterre de personnalités membres du Mouvement démocratique toute classe politique confondue, ouvert les débats par un hommage à tous les martyrs de la démocratie, aux membres fondateurs de l’Adéma et militants tombés en cours de chemin. Elle a cité les premiers responsables que sont Abdrahamane Baba Touré, Halidou Touré, Mamadou Lamine Traoré et des camarades membres fondateurs : Abdoulaye Barry, Kadari Bamba, Bengoro Coulibaly, Issiaka Tembiné, Dr. Nassé Sangaré et Néné Astou Doumbia, décédée ces derniers jours en préparatifs de cet anniversaire.
La présidente a rappelé qu’en décidant de relancer leurs activités, ils se sont fixés comme objectifs : la sauvegarde des libertés publiques fondamentales, la consolidation d’une société démocratique et pluraliste. La dynamisation du cadre unitaire du Mouvement démocratique avec la participation à toute action visant l’unité des forces démocratiques et républicaines ainsi qu’à l’approfondissement et à la consolidation du processus démocratique. Ce dernier aspect est, selon elle, "seul garant de la cohésion nationale, du progrès économique et de la justice sociale au bénéfice du plus grand nombre".
La question d’actualité qu’est la révision constitutionnelle du Comité d’appui à la réforme institutionnelle (Cari) ou commission Daba Diawara, s’est retrouvée au menu de ce 20e anniversaire, Le comité exécutif de l’Adéma Association a réuni autour d’une même table Me Amidou Diabaté, député à l’Assemblée nationale, Daniel Amagouin Téssougué, magistrat, Dr. Mamadou Diallo, professeur de droit public à l’Université de Bamako, Me Mamadou Ismaïla Konaté, avocat à la Cour, pour développer le thème, "révision constitutionnelle : opportunité ?"
Pour Mme Sy Kadiatou Sow, il paraît impérieux que chaque citoyen malien s’informe et se sente concerné et que chaque démocrate, s’assure que les réformes envisagées non seulement préservent les acquis démocratiques, mais également confortent réellement notre processus démocratique.
Le plus jeune des conférenciers qui a ouvert le bal a d’entrée de jeu indiqué que le principe de la révision constitutionnelle est affirmé dans l’article 26 de la Constitution de février 1992 mais que cette révision contient des limites. Elle ne saurait toucher à la forme républicaine et à l’intégrité de l’Etat, à sa laïcité. Selon lui, le Mali a connu 5 constitutions dont la plupart a été élaborée par et pour le régime en place. Le projet de révision constitutionnel, objet de débat, se fait dans un contexte particulier, car il est demandé par un président de la République qui n’en sera pas bénéficiaire.
Il a rappelé qu’Alpha Oumar Konaré avait initié la même révision par voie référendaire qui ne l’a plus appliquée parce que l’Assemblée nationale était parvenue à relire les propositions de lois qui lui avaient été faites. Il reconnaît que toute révision constitutionnelle est suspecte et qu’en Afrique, il y a des révisions qui ont donné naissance à des alternances dynastiques au pouvoir (Togo, Gabon et des velléités au Sénégal) ou même à se maintenir au pouvoir (Tunisie, Tchad, Burkina Faso).
Dr. Diallo en est venu au constat selon lequel la démarche d’Alpha adoptée par ATT vise à corriger les lacunes mises en évidence par une quinzaine d’années de pratique démocratique dans notre pays. A ses dires, la création de la Cour des comptes n’est pas compatible avec les dispositions actuelles de notre Loi fondamentale. "La création d’une Cour des comptes oblige à une révision constitutionnelle", a-t-il fait remarquer et d’ajouter "qu’il ne s’agit pas de remettre en cause les acquis démocratiques". Il est d’avis qu’il est opportun de freiner le nomadisme politique, de créer un statut de l’opposition et un Sénat.
Me Mamadou Ismaïla Konaté prenant le contre-pied de son prédécesseur, a fait remarquer que ce dernier fait ici un exercice difficile en sa qualité de professeur de droit public et de conseiller technique au ministère chargé des Relations avec les institutions. Me Konaté a laissé entendre qu’il n’y pas lieu de réviser notre Constitution.
Des pièges dévoilés
Selon lui, nos institutions fonctionnent et le Mali peut être cité en exemple parmi des pays comme la Guinée qui ne parvient pas à organiser le 2e tour de sa présidentielle depuis des mois et un autre pays voisin qu’il n’a pas cité et qui ne parvient à tenir son élection présidentielle depuis 5 ans. "Il y a un certain nombre de difficultés qui ne sont pas constitutionnelles", a-t-il dit. "Nous n’avons pas le pouvoir de changer la forme républicaine de l’Etat, sa laïcité, son intégrité, ce qui est fondamental", a plaidé Me Konaté.
Aussi pour Me Konaté, il est inopportun de créer une 2e chambre du Parlement (Sénat) en ce sens que le travail parlementaire incombe aux députés qui ne sont pas suffisamment occupés. Il est contre le cumul du mandat de député avec un poste ministériel. Il est d’autant plus circonspect que le travail de révision est confié à des experts. Les questions qui lui tiennent à cœur sont les problèmes de la justice, des contentieux électoraux, le statut de l’opposition et le financement des partis politiques.
Daniel Amagouin Tessougué a posé le problème de l’inapplication de la Constitution du 25 février 1992. "Si l’on parle d’insuffisance, il faut le voir du côté de ceux qui sont chargés d’appliquer la Constitution", a-t-il dit. A ses dires, " il faut éviter de changer la Constitution comme on change une chemise". Il a dénoncé les manœuvres visant à doter le président de la République de pouvoirs forts et qu’il ne soit plus responsable devant le Parlement.
" Le président de la République actuel est un lion, on veut lui fabriquer des griffes et des crocs d’acier", a-t-il paraphrasé. "C’est une bande d’individus qui a décidé de donner tous les pouvoirs à un individu. Il n’est pas question de créer un dictateur constitutionnel", a-t-il ajouté. M. Tessougué a dénoncé ce qu’il a appelé "le consensus du ventre" des partis à l’égard d’ATT, qui selon lui vient de créer son parti. "On dit que l’article 30 n’est pas concerné. Mais le Sénat et le Parlement qui renforcent son pouvoir modifieront l’article 30 en sa faveur", a-t-il jugé.
Me Diabaté n’avait plus grand-chose à dire après ses prédécesseurs. Il fait savoir que le Mali ne connaît pas de problème institutionnel, mais un problème d’homme. Il renvoie la balle aux partis politiques. Il s’est montré partisan d’une révision constitutionnelle pour la création d’un Sénat. Cette institution, à ses dires, va renforcer le Parlement, utiliser les ressources humaines à bon escient.
" Le Haut conseil des collectivités territoriales n’a pas de pouvoir de décision qu’aurait un Sénat", a dit Me Diabaté. Il s’est insurgé contre la commission Daba Diawara qui veut que le président de la République détermine la politique de la nation et qu’il échappe au contrôle de l’Assemblée nationale. Me Diabaté est pour la révision constitutionnelle pour la création d’un Conseil supérieur de la justice à la place de celui de la magistrature et pour la création d’une Cour des comptes.
Le coordonnateur de la coordination des mouvements et organisations démocratiques (Comod), Mahamane Touré, présent au présidium, a expliqué que sa structure qui regroupe le Cnid Association, l’Adéma Association, l’ADVR, la JLD, l’AJDP, la Cofem, l’ADJ, l’ADJC, etc., se veut être la sentinelle vigilante de la démocratie.
Abdrahamane Dicko

Acceuil


DESTRUCTION DE LA PASSERELLE DE SOGONIKO
Les non-dits d’un incident

Si, de l’avis du maître d’ouvrage ; à savoir : ce fonctionnaire de l’Etat malien, même une montagne aurait ressenti le choc ayant provoqué la chute de la passerelle de Sogoniko, pour les spécialistes du BTP, par contre, la sagesse aurait recommandé d’attendre le résultat des enquêtes avant toute déclaration.
C’est dans la nuit de mercredi à jeudi dernier qu’un camion surchargé a percuté l’ouvrage devant servir de passerelle pour piétons à Sogoniko, non loin de l’auto gare. Le choc a emporté une grande partie de l’ouvrage et provoqué des chutes de décombres qui bloqueront la circulation routière pendant plusieurs heures. Le site était encore en chantier et les travaux avançaient normalement.
Il ressort des explications fournies par un illuminé, fonctionnaire de son état, que l’impact à l’origine de l’affaissement de l’ouvrage n’aurait laissé indifférent même une montagne. De son point de vue, la faute n’incombe nullement à la qualité de l’ouvrage qui répondrait, à ses dires, aux normes établies. En clair, il ne s’agit pas d’un défaut de construction. Mais, faut-il le croire sur parole ?
Pour notre part, nous avions décidé d’avoir un avis plutôt neutre en tout cas, nullement partie prenante du chantier. Comme tout le monde, le vice-président de l’Ordre des ingénieurs du Mali, Arboncana Maïga, a vu les images à la télé et aperçu le camion responsable du désastre. Il a aussi suivi avec intérêt l’intervention de notre fonctionnaire de l’Etat. Voici l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder :
- L’Ordre des ingénieurs du Mali a-t-il été impliqué dans le suivi du chantier ?
- Non !
- Existe-t-il un contrôleur agréé de l’Ordre sur le chantier en question ?
- A ma connaissance, non ! Il arrive qu’à titre individuel, des ingénieurs de l’Ordre soient recrutés comme contrôleurs.
- A votre avis, en pareille circonstance, ne faut-il d’abord ouvrir une enquête en vue d’établir les causes réelles non de l’accident, mais des dégâts survenus sur le chantier, ce, avant toute déclaration à caractère officiel ?
- Parfaitement ! Je suis d’avis !
En somme, il revenait, en la matière, à l’ingénieur-conseil (le contrôleur) de parler et non le maître d’ouvrage, à savoir, un quelconque représentant de l’Etat, lequel étant, par définition, le bénéficiaire de l’ouvrage et aussi l’attributaire du marché. Le jeu est visiblement biaisé.
Direction, l’Ordre des architectes du Mali. Moussa Traoré pour sa part, se contente de nous rappeler tout simplement que l’échangeur au niveau du pont du roi Fahd au Quartier-Mali a supporté des assauts plus violents que celui de la passerelle en question. Il est pourtant là, toujours solide.
A vous de faire votre religion !
B. S. Diarra

[haut]

Acceuil


ACCIDENT DES GROS PORTEURS A BAMAKO
Pour une application stricte des textes
Le laxisme des agents de contrôle sur les routes nationales (RN) et des autorités en charge des transports à appliquer les textes est à la base des dégâts causés par les gros porteurs à Bamako.
Parmi les missions des postes de contrôles érigés par les autorités sur nos routes nationales (RN), figurent le contrôle des engins et le respect de la réglementation routière notamment les surcharges. Mais au regard des multiples accidents de circulation causés par des gros porteurs de marchandises, l’on est en droit de se demander à quoi servent réellement les postes de contrôles.
La chute d’une partie de la passerelle pour piéton en chantier à Sogoniko due à une remorque dans la nuit de mercredi à jeudi dernier remet la question de la nécessité d’interdire le centre ville de Bamako aux gros porteurs. Une fois de plus, c’est un problème de surcharge qui est à l’origine des dégâts comme cela a toujours été le cas à Bamako avec son lot de pertes en vies humaines et dégâts matériels importants.
Les services de veille et de contrôle (police, gendarmerie, douane, mairie), tous savent que ces gros porteurs sont de véritables menaces pour les personnes et les biens. Mais on continue à fermer les yeux.
Les autorités aussi ne se soucient pas assez des mesures qu’elles ont prises. Face aux multiples accidents causés par les gros porteurs à Bamako, le gouverneur du district, Ibrahima Féfé Koné avait pris certaines mesures parmi lesquelles l’interdiction d’emprunter des voies de la capitale. Qu’en est-il ? La promesse de construction d’un port sec à Niamana et d’aire de stationnement de Kati pour janvier 2010 est laissée aux calendes grecques.
Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


POUR SPECULATION FONCIERE
La Sifma assigne en justice le maire de la Commune VI
Sans affectation préalable décidée en conseil des ministres, le maire de la Commune VI s’est apparemment soustrait à la loi en procédant à un lotissement frauduleux sur des titres fonciers de la Société immobilière et foncière du Mali (Sifma) à Missabougou. La Sifma a saisi le Tribunal de la Commune VI devant lequel le maire Souleymane Dagnon comparaîtra le 28 octobre prochain.
Il y a peu, nous écrivions dans ces colonnes que le maire de la Commune VI morcelle et vend des titres fonciers de la Société immobilière et foncière du Mali (Sifma) de connivence avec un certain Bacara Diallo qui se réclame propriétaire terrien et aujourd’hui gardé au frais à la Maison d’arrêt de Kati.
Le différend foncier entre le maire de la Commune VI et la Sifma est né à la suite d’un aménagement que la société a projeté à Missabougou après approbation du plan de lotissement de la zone pour le compte de la Sifma par le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme en 2004. Mais avant, il y a une autorisation préalable de lotir et une autorisation définitive de lotir que la Sifma a demandé et obtenu.
Malgré que la société soit détentrice de ces autorisations dûment signées et délivrées par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme à l’époque pour les titres fonciers n°1760, 1761 et 1762 au profit de la Sifma à Missabougou, le maire de la Commune VI n’a trouvé rien de mieux que de procéder à un autre lotissement sur les titres indiqués sans en avoir reçu affectation préalable décidée en conseil des ministres. Pis, le maire n’a demandé ni obtenu une autorisation préalable de lotir encore moins une autorisation définitive de lotir. Il a préféré ramer à contre courant de la loi.
Pourtant, la réglementation foncière est claire en la matière. "L’autorité communale ne peut céder des parcelles de terrain sans avoir eu comme décision d’affectation prise en conseil des ministres et sans autorisation du lotissement du gouverneur". Le maire de la Commune VI ne dispose d’aucun de ses éléments. Seulement, par des procédés frauduleux, il est en train de déposséder la société immobilière de ses parcelles.
Mea culpa
Victime d’une cabale savamment planifiée et orchestrée depuis un certain temps et d’une campagne d’intoxication à outrance, la Sifma agissant dans la légalité a cité le maire devant le Tribunal de la Commune VI. Souleymane Dagnon, selon nos sources, devra comparaître le 28 octobre 2010 pour répondre de ses actes.
Aux dernières nouvelles, le maire de la Commune VI qui a de patates chaudes entre les mains, a, par personne interposée, demandé à la Sifma de renoncer à sa plainte. Il reconnaît, apprend-on, "avoir été induit en erreur". Comme condition au retrait de sa plainte, la Sifma propose au maire en retour le retrait pur et simple des notifications qu’il a délivrées sur les TF 1760, 1761 et 1762.
Des investigations, il ressort que les parcelles de la Sifma sont situées dans le périmètre d’urbanisation du district et que les aménagements proposés sont conformes aux prévisions du schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de Bamako et environs. "C’est l’Etat qui nous a vendu les titres et c’est l’Etat qui nous a autorisé le lotissement", explique-t-on à la Sifma.
S’agissant du cas de Bacara Diallo qui s’est mis sous l’influence de la mairie de la Commune VI, le Tribunal a ordonné à la Sifma le 23 novembre 2008 de l’expulser tant de sa personne que des biens et les autres occupants de son chef de la parcelle à Missabougou. Mais avant que le contentieux ne soit transporté devant le Tribunal, la Sifma a démarché Bacara pour lui proposer en guise de dédommagement 5 parcelles ou 30 millions de F CFA. "Ce n’était pas pour le lui reconnaître des droits mais pour une gestion apaisée", rapporte la Sifma. Bacara a décliné l’offre et aujourd’hui le Tribunal a ordonné son expulsion du site de la Sifma.
Pendant que Souleymane Dagnon remue ciel et terre pour que le procès n’ait pas lieu, Bacara Diallo est aux arrêts pour s’être attaqué aux bornes de la Sifma et tirer des coups de fusil.
Affaire à suivre !
Mohamed Daou

[haut]

Acceuil


MEURTRE A TITIBOUGOIU
Il assassine le berger et vole un veau

" Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse". Tel était, semble-t-il, le credo de Weina Fomba dit Frakata, meurtrier et voleur ayant désormais à son tableau de chasse 68 têtes de ruminants, de la charogne et aujourd’hui, le meurtre d’un berger peul. Pour les gardiens du temple, à savoir les détenteurs de la tradition, l’assassinat d’un Peul par un forgeron ne pouvait rester impuni. Telle serait la règle.
Lundi 18 octobre 2010. Il est 3 h du matin dans le quartier de Titibougou. Issa Diallo, berger, somnole pendant que son troupeau broute tranquillement non loin de là. Rien d’anormal. Il en est ainsi depuis plusieurs années. Pour un Peul, berger de père en fils, c’est une tradition. Mais son sommeil est brusquement interrompu par un coup fatal à la nuque. Il vient d’être victime d’une agression.
Son assaillant répondant au nom de Weina Fomba dit Frakata est, ce qu’il convient d’appeler, un marginal. Il était à la recherche de proie depuis plusieurs heures. Mais quelle proie ? Au moins une bête à abattre et dont la viande sera livrée sur le marché de la consommation. Faisant office de boucher à l’Abattoir frigorifique de Bamako, Frakata comme l’appellent les intimes, n’à aucun tabou. Il est prêt à tout pour se procurer une tête de bétail en vue de vendre la viande à un client habituel avec lequel il partage bien de choses. Ensemble, ils sont même arrivés à abattre des ânes dont la viande a été livrée sur le marché. Peut-être, aviez-vous, sans le savoir consommé de la charogne ? Dieu vous le pardonnera !
Ce jour-là, en manque de gibier, Frakata tournoyait dans la zone de Titibougou quand il aperçut le berger Issa Diallo dormant du sommeil du juste. Il s’était auparavant procuré d’une clef à roue trouvée dans un garage non loin de là.
Il s’approcha avec précaution de sa victime et lui assena un violent coup sur la nuque. Le sang froid avec lequel il exécuta son coup n’est assurément pas à la portée du premier venu. L’alcool aidant (il avait ingurgité une grande quantité d’un breuvage enivrant) et certainement, sa profession de boucher de nature à le prédisposer à la violence, ont été déterminants dans ses faits et gestes.
Une fois sa victime mise hors d’état de nuire, il choisit un veau étant entendu qu’il n’avait aucune chance avec un bœuf à lui seul. Pendant qu’il abattait l’animal, sa victime qui n’était visiblement qu’assommé, commença à bouger. Toujours avec le même sang froid, il abandonna le veau afin de s’occuper du berger. Il noua un foulard autour de son coup pour l’étrangler. Une fois la sale besogne terminée, il revint sur son veau qu’il dépeça sans plus se soucier du berger, ou du moins si ! Il le dépouilla de tous ses objets : argent, téléphone et autres.
Quelques heures lui suffirent pour en finir également avec l’animal. Il transporta ensuite la viande chez lui et fit appel à son fidèle client : Moussa Kanté. Plusieurs années déjà qu’ils travaillent ensemble et toujours la même méthode. A son tour, Moussa Kanté céda la marchandise à Issa Ganamé qui le livra sur le marché de la consommation. La boucle était bouclée. Et Frakata s’en alla dormir du sommeil du juste comme sa victime au moment du meurtre.
Son sommeil ne sera, malheureusement pour lui, de tout repos dans la mesure où le redoutable inspecteur principal de police Papa Mambi Kéita, surnommé l’Epervier du Mandé venait d’être mis sur le coup après la découverte du crime. Il fallut 72 h au limier de la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) pour élucider l’affaire. Le meurtrier avait laissé beaucoup trop d’indices mais pas évidents pour le profane.
Quatre personnes dont le principal auteur et trois complices sont aujourd’hui arrêtées. Elles ont reconnu les faits et attendent d’être présentées au juge.
Au sein des communautés peule et forgeronne, l’on ne s’étonne guère de la tournure favorable que les événements ont prise. Selon une croyance bien ancrée dans nos mœurs en effet, il existerait une véritable sacralité entre Peul et forgeron. Et puisque la nature a horreur de la simplicité, il se trouve que les principaux personnages de l’affaire sont issus des communautés, peul (la victime Issa Diallo) et forgeron (Weina Fomba, auteur, fils de Dakouna Missibo et Moussa Kanté complice).
Etrange !
B. S. Diarra

[haut]

Acceuil


 

SANTE PUBLIQUE
Sikasso analyse la résistance du paludisme
L’utilisation à tort et à travers des insecticides dans l’agriculture a contribué au développement de la résistance de l’insecte responsable de la transmission du paludisme.

" La résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides", c’est le thème d’un symposium organisé à Sikasso vendredi dernier. C’était en présence de Kamafily Sissoko, conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, de Dr. Klenou Traoré, directeur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), du représentant de l’OMS au Mali, Dr. Cheick Oumar Traoré, et de nombreuses personnalités et chercheurs dans le domaine du paludisme venus des régions de Ségou et de Sikasso.
Le paludisme, maladie parasitaire la plus répandue au monde, tue entre 1 et 3 millions de personnes par an, dont 90 % en Afrique. Il se manifeste par la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Il est dû à un parasite, le plasmodium falciparum, transmis à l’homme par des moustiques femelles du genre anophèles.
La résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides est aujourd’hui une réalité et un obstacle à la lutte contre le fléau. C’est ce constat qui a amené le PNLP à anticiper et proposer des solutions alternatives pour mieux cerner les facteurs liés à la résistance des moustiques responsables de la transmission de la maladie.
" Nous avons eu des résultats satisfaisants en matière de lutte contre le paludisme, mais notre inquiétude se situe dans l’émergence de la résistance de certains moustiques aux insecticides", a averti Dr. Abdourhamane Dicko du volet lutte anti-vectorielle au PNPL. Ce spécialiste fait partie d’un pool de chercheurs qui a mené une étude sur la résistance des moustiques à certains insecticides. Ce travail qui a consisté à des tests de sensibilité sur la résistance des moustiques aux insecticides, dans plusieurs sentinelles du pays. Le principal vecteur du paludisme, anophele gambiae S.L, regroupe 7 sous-espèces ayant des comportements de résistance différente.
La résistance est définie comme étant la faculté pour une population d’insectes de tolérer des doses de substances toxiques qui exercent un effet létal sur la majorité des individus de la même espèce. Tous les acteurs qui tournent autour des insecticides sont appelés à une utilisation optimale de ces produits dont certains comme le DDT, prohibé dans certains pays africains. Le PNLP compte entreprendre des actions qui se traduisent par la distribution de moustiquaires imprégnées avec comme priorité les zones les plus menacées.
" Les résistances des vecteurs du paludisme aux insecticides s’installent dans les zones de culture maraîchère, rizicole et cotonnière notamment les 3e et 4e régions du Mali et appellent à plus de vigilance", a témoigné Dr. Klenou Traoré.
Pour y parvenir, il faut d’abord passer par une optimisation de certains produits dont l’utilisation se fait souvent de manière anarchique. Aujourd’hui, la question de la résistance des vecteurs aux insecticides est d’actualité en ce sens qu’elle est constamment débattue dans des foras scientifiques internationaux.
B. Y. Cissé
(correspondant régional).

[haut]

Acceuil


 

GABON-MALI : 1-0
Les Aiglons qualifiés mais…
En match retour des éliminatoires de la Can juniors, le Mali s’est qualifié non sans peine samedi dernier. En effet au stade Monedan de Sibang de Libreville (Gabon), les poulains de Sékou Oumar Diallo "Cheick" se sont inclinés (0-1). Une défaite sans conséquence pour les juniors maliens qui participeront à la phase finale de la Can-U-20.
Vainqueurs à l’aller (3-1), les Aiglons du Mali avaient effectué le déplacement en terre gabonaise avec la ferme intention de se qualifier. C’est chose faite malgré leur défaite. Dans ce dernier match des éliminatoires de la Can U-20, les poulains de l’entraîneur malien, Sékou Diallo "Cheick" ont répondu aux nombreux duels en face et même les trois corners consécutifs de la 12e ne changeront pas la donne. Mieux le capitaine malien, Amara Konaté se signalera avec un bolide de 15 m que le portier gabonais ne pourra intercepter qu’en deux temps. Contre toute attente, la pause est intervenue sur le nul vierge.
A la reprise, les Panthères juniors gabonais sont revenus des vestiaires avec une très bonne disposition tactique et mentale. Mais les Aiglons restaient très vigilants sur leur ligne défensive. Malgré cela, les protégés de Yala Anicet trouveront le fond du filet des buts gardés par Cheick Sy à la 47e, par l’entremise de leur attaquant Roland Bétoughé. Après, Amara Konaté et ses camarades tinrent bon et c’est avec ce score de 1-0 que l’arbitre ivoirien a sifflé la fin de la partie.
Les Aiglons maliens se qualifient ainsi dans la douleur pour leur 8e phase finale de Coupe d’Afrique des nations juniors, il reste maintenant à bien préparer l’équipe pour cette échéance prévue en mars 2011 en Libye. Les quatre demi-finalistes de cette compétition seront automatiquement qualifiés à la Coupe du monde U-20 de la Fifa, Colombie 2011.
Trois autres pays se sont qualifiés samedi. Il s’agit du Nigeria, du Ghana, de la Gambie, qui a précisément éliminé la Côte d’Ivoire. Hier dimanche, on devait distribuer les trois autres tickets.
Boubacar Diakité Sarr


[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org