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2010

Mois d'octobre

Les Echos du 22 octobre

 

DOUANE
Le DG sommé de retrouver 15 kg d’or
Où sont passés les 15 kg d’or saisis à l’aéroport sur un trafiquant ? En tout cas, cette affaire donne des nuits blanches au directeur des douanes, qu’ATT a mis en demeure de retrouver l’or.
Voilà comment s’organise le trafic d’or à l’aéroport : chaque marchand d’or, qui n’est pas en règle vis-à-vis de la législation sur le commerce et l’exportation d’or, se trouve un douanier à l’aéroport. Au moment de sortir son or, il appelle "son" douanier qui lui aménage un couloir de sortie : tout le monde ferme les yeux et le bonhomme embarque sans ambages.
Il y a deux semaines, un trafiquant d’or, que certains à l’aéroport pensent être un homme du chef d’escale, se présente avec 15 kg de métal jaune. Le chef d’escale étant absent, il tombe sur l’adjoint qui refuse tout compromis. Il fait saisir l’or et quand son chef arrive, lui fait le point. Ils établissent un procès-verbal de saisie, signé par quatre personnes.
Cependant, l’or a subitement disparu. Selon nos sources, le chef d’escale, arguant qu’il allait faire expertiser l’or, l’a fait sortir. A son retour, point d’or, mais, en plus, pour toute explication, il dira que ce n’était pas de l’or. Son adjoint, pas du tout convaincu, est monté voir directement le président de la République, ATT. Celui-ci a immédiatement intimé au directeur général des douanes, Amadou Togola, l’ordre de retrouver les 15 kg.
Affaire à suivre.
Alexis Kalambry

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RECONCILIATION NATIONALE
Me Tall n’a pas pardonné à GMT
Si réconciliation il doit avoir entre le bourreau et la victime (peuple), le premier doit reconnaître son tort et le second accepter de se réconcilier.

La célébration des 50 ans du Mali indépendant est placée sous le signe de la réconciliation nationale. Ce qui sous-entend le pardon mutuel entre les fils du pays. De ce fait, tout avait été concocté par le régime ATT pour réhabiliter l’ancien président dictateur Moussa Traoré.
Les tentatives de l’inviter à la loge officielle lors des festivités officielles du cinquantenaire, l’interview qu’il a accordée au DG de l’ORTM avant de demander plus tard sa non-publication sont passées par là. Il a fallu l’intervention des personnes de bonne volonté dont le président Alpha Oumar Konaré pour dissuader ATT dans son initiative personnelle de faire venir Moussa à la tribune le 22 septembre 2010.
Si ce qui avait été annoncé et avait eu lieu, nul doute que la réaction des démocrates et des patriotes convaincus n’allait pas se faire attendre. Lundi, à la faveur du 20e anniversaire du Cnid/Association née dans une villa à Faladié un certain 18 octobre 1990, le président d’honneur de l’Association et non moins président du Cnid, Me Mountaga Tall, est revenu sur la question de la réconciliation nationale.
A l’entendre, le Cnid fait partie de ceux qui ont prôné la réconciliation nationale. Ce qui ne signifie pas pour autant, pour Me Tall, oubli et relâchement. Interrogé s’il pardonne ou pas à Moussa Traoré, le président d’honneur du Cnid/Association a été on ne peut plus clair : "Nous sommes pour la réconciliation mais encore faudrait-il qu’elle se passe dans des règles de l’art. Non pas par des petites traverses".
Indiscutablement, Me Tall comme des milliers de Maliens porte encore en mémoire les traumatismes vécus sous le régime du parti unique. En essayant de décoder les propos du patron du Cnid, l’on peut dire que si réconciliation il doit avoir entre le bourreau et la victime, il faudrait que le premier reconnaisse ouvertement son tort et la victime, le peuple, accepte de se réconcilier.
Pour tout dire, ce n’est pas au Mouvement démocratique de courir après Moussa au nom d’une quelconque réconciliation nationale, mais plutôt l’inverse. Si ceux qui ont mené le combat démocratique le font, ce sera non seulement une remise en cause des mouvements de mars 1991 mais aussi une façon de cautionner les errements de celui qui avait été condamné à la peine capitale lors des procès des crimes de sang et économiques.
Mohamed Daou

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SOGONIKO
Une remorque arrache la passerelle piéton
Une remorque a fait tomber dans la nuit de mercredi à jeudi la passerelle piéton en chantier en face de la gare de Sogoniko en Commune VI.
Hier jeudi dans la matinée, les usagers de l’avenue de l’OUA ont été surpris de voir la passerelle piéton en chantier par terre. L’incident a provoqué un embouteillage indescriptible sur l’autoroute pendant une bonne partie de la journée.
La nouvelle passerelle a été en grande partie arrachée par une remorque aux environ de 2 h du matin. D’une hauteur de 5 m, la passerelle a été aplatie sous la charge du mastodonte qui partait sens Tour d’Afrique/centre ville.
Le chauffeur de la remorque est gradé en vue au commissariat de police du 7e arrondissement où le camion est en fourrière.
Selon un inspecteur de police du 7e arrondissement, le chauffeur à l’origine de l’incident a expliqué que la passerelle a été percuté par le chargement de son véhicule qui dépassait visiblement 5 mètres de hauteur. Le chauffeur a soutenu, aux dires de l’inspecteur, qu’il n’a pas douté un seul instant que la hauteur de son chargement pouvait toucher l’ouvrage en chantier.
La chute de la passerelle n’a pas endommagé la remorque et n’a fait aucune victime.
L’arrestation du chauffeur et la mise en fourrière du véhicule ne doivent pas occulter la responsabilité de l’entreprise qui a effectué les travaux en négligeant proprement la sécurité des usagers. C’est une chance que l’incident se soit produit de nuit et non à une heure de pointe. Autrement dit, l’entreprise devait boucler le périmètre, quitte à dévier le passage jusqu’à la fin des travaux.
Sidiki Doumbia

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ELECTIONS A MI-MANDAT AUX ETATS-UNIS
Les "guerres" de Barack Obama
Les élections de sénateurs et de gouverneurs du 2 novembre prochain aux Etats-Unis s’annoncent cruciales pour Obama et ses camarades démocrates, qui ne sont pas à l’abri d’un cataclysme à cause de la montée en puissance du Parti républicain.
Des sénateurs et gouverneurs seront élus aux Etats-Unis le 2 novembre 2010 à la faveur des élections à mi-mandat de l’actuel locataire de la Maison Blanche. Sont en jeu 37 sur 100 sièges au Sénat, tous les 435 sièges que compte la Chambre des représentants et 37 sur 50 gouvernorats.
L’enjeu est de taille, car ces élections influeront quantitativement et qualitativement sur la configuration du Congrès américain. Il s’agira, pour le Parti démocrate, de mieux ancrer ses majorités aux deux niveaux du Congrès tandis que, pour les Républicains, c’est une lutte effrénée qui a commencé en vue de retrouver les majorités à eux acquises avant les débâcles de la précédente administration.
Mais, à vrai dire, la tâche s’annonce compliquée pour les démocrates, la gouvernance Obama ayant laissé un beau monde sur sa faim à bien d’égards. Selon un sondage réalisé par Associated Press (AP), plus de la moitié des électeurs ayant assuré à Obama son élection en 2008 ont décidé de voter pour les candidats du Parti républicain. Car à leur entendement, les messages de "changement" véhiculés par l’homme hybride pendant la campagne présidentielle n’étaient que "parodies".
C’est dans cette atmosphère de "désillusion" des électeurs que les républicains ont sorti la grosse artillerie en appuyant leurs candidats par des spots publicitaires et autres supports de communication sur la gestion de la crise économique, la guerre contre le terrorisme, le chômage, la situation sanitaire et universitaire… Des actions qui ont mis en ballottage défavorable certaines têtes de proue de leurs adversaires dont le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid de Nevada.
Sentant fuir ses partenaires politiques, le président Barack Obama n’a pas dormi sur ses lauriers ces derniers temps. Surtout que le jeune leader est conscient qu’avec un Congrès dominé par les républicains, il aura de la peine à concrétiser ses ambitions. Ce qui pourrait par conséquent répercuter sur sa réélection en 2012. C’est pourquoi, on l’a vu sur plusieurs fronts de campagne, avec toujours le même charisme, le même dynamisme et la même éloquence. L’Afro-Américain croît bien revivre les moments historiques de la campagne à son élection.
Michelle à l’attaque
Tout en confiant qu’il forme avec ses camarades démocrates un ensemble homogène, Obama a galvanisé les électeurs de l’Etat d’Ohio en réitérant "mon élection était fondée sur l’érection d’un mouvement de changement durable. Nous formerons ce mouvement qui durera 10, voire 20 ans".
Le président des Etats-Unis n’a pas manqué d’attaquer ses détracteurs républicains, qui "veulent profiter de la crise économique en comptant sur les électeurs et en oubliant l’administration qui est a l’origine de ce désordre".
L’occasion est donc toute trouvée pour lui de réaffirmer que "nous continuons de travailler sur l’économie, mais les résultats ne suivent pas automatiquement". Là où Barack met les pieds, il faut s’attendre évidemment à voir sa très cultivée Michelle Obama lui emboîter les pas. Parce que l’harmonie dans ce couple va bien au-delà d’une relation conjugale.
Comme pour amener ses compatriotes à ne pas perdre de vue que son mari n’est pas un génie créateur donnant des solutions aux problèmes en un laps de temps, Michelle Obama, a soigneusement renversé d’un revers de la main les critiques contre l’administration du pays, lors d’un meeting du sénateur démocrate de Wisconsin, Russ Feingold.
" Je pense que beaucoup parmi nous s’attendaient à voir concrétiser le changement dont nous espérions la réalisation juste après que Barack eut franchi les portes de la Maison Blanche. Mais, sincèrement, ce changement prendra plus de temps à se dessiner que chacun de nous le voudra".
La route menant au changement sera plus longue en cas de victoire nette du Parti républicain dans ces élections en ce sens que ces derniers auront les clefs de la gouvernance à travers leurs votes. Un scénario synonyme d’adieu d’Obama à des projets comme le traité de ratification de contrôle des armes nucléaires avec la Russie, la fermeture de la prison de Guantanamo et le projet de loi sur le réchauffement climatique.
Dans le même ordre d’idées, la diplomatie américaine pourrait être affectée par des décisions du Sénat. Il ne serait pas exclu d’assister au retour de la "diplomatie cowboy" appliquée par Bush fils. D’ores et déjà, les républicains accusent Barack Obama d’être "naïf" dans ses relations avec la Russie et la Chine ainsi que dans son ouverture au monde musulman.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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9e SESSION DE L’APCCM
Acquis et difficultés au peigne fin
Le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Ndiaye Bah, a présidé hier jeudi la cérémonie d’ouverture de la 9e session de l’Assemblée consulaire des chambres consulaires du Mali (APCCM). Il avait à ses côtés, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de l’Office du Niger.

Deux jours durant (21-22 octobre) les participants venus de toutes les régions du Mali vont échanger sur la vie du réseau des chambres des métiers du Mali, analyser le rapport et le budget 2009, mais également faire les projections pour le futur de l’institution.
Le ministre de l’Artisanat s’est félicité de la tenue de la session qui, à ses dires, se tient dans un contexte particulier. Il a mis l’accent sur les difficultés que connaissent les chambres consulaires du Mali. Il les a invitées à surmonter les obstacles. En dépit des difficultés, M. Ndiaye a rappelé les actions menées par le gouvernement pour la promotion de l’artisanat malien : l’adoption du document de politique nationale du développement du secteur de l’artisanat. Il a aussi cité la construction des villages artisanaux de Ségou qui sera inauguré courant novembre par le chef de l’Etat et la pause très prochaine de celui de Mopti. A en croire le ministre, d’autres villages verront le jour avec le concours des Libyens.
Le président de l’APCMM, Mamadou Minkoro Traoré, s’est réjoui des nombreux efforts consentis par l’Etat et les partenaires dans l’accompagnement du secteur. Mais, avertira-t-il, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. De fait, les artisans sont confrontés à de nombreuses difficultés, notamment : le manque d’espace d’activités, l’absence de financement adapté, le faible niveau de qualification, l’insuffisance des équipements, qui sont à ses dires des facteurs handicapants leur secteur "de plus en plus confronté à des défis multiples".
Le président a aussi brossé la situation du réseau des chambres de métiers qui souffrent des problèmes récurrents : manque de ressources humaines, financières et l’absence des locaux pour abriter le siège. Malgré tout, "sous l’impulsion des présidents, les chambres font à longueur de journée preuve d’imagination et de créativité pour répondre aux nombreuses sollicitations de leurs artisans", a dit M. Traoré.
Pour encourager et valoriser les initiatives, il a été institué dans le cadre de la présente session un prix de l’innovation APCMM. Il sera un moment d’échange, de partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les chambres.
Amadou Sidibé

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DOSSIER THEATRE
EPILOGUE
Le théâtre au Mali
Le théâtre ne fait pas partie des spectacles introduits chez nous par la colonisation européenne comme le cinéma ou la musique en salle avec entrée payante. Il existait en effet dans nos communautés villageoises une forme de théâtre populaire qu’on jouait en plein air et qu’on appelait "Kotéba" ou "Nyogolon" selon les zones.
La grande caractéristique de cette représentation en plein air, sur la place publique, était qu’elle n’était pas jouée par des comédiens professionnels, mais par des villageois qui avaient cette vocation et qu’elle portait surtout sur des scènes de la vie quotidienne : disputes entre coépouses, querelles à propos des enfants, vol de bêtes domestiques, etc. En outre, tous les rôles étaient tenus par des garçons, autrement dit les filles n’y participaient pas en tant qu’actrices parce que leurs rôles étaient assumés par des hommes.
Dans beaucoup de zones rurales, à la fin de la soirée de tam-tam, se jouait ce genre de théâtre qui faisait rire l’assistance en même temps qu’il la détendait. Il faut aussi ajouter que si dans ce théâtre traditionnel les entreprises étaient adressées à l’ensemble de la société, les acteurs n’avaient pas de texte écrit qu’ils récitaient et, comme on peut le deviner, c’était plutôt la spontanéité dans l’inspiration qui était de mise.
Le théâtre sous sa forme moderne avec la représentation en salle et des comédiens récitant par cœur des textes écrits nous est venu de la colonisation française. Les élèves des collèges et des lycées furent les premiers à se familiariser avec cette forme théâtrale à travers les œuvres des grands dramaturges français et européens : Racine, Corneille, Shakespeare, Molière pour ne citer que les plus connus.
Leurs pièces étaient enseignées en classe et jouées par des élèves de ces établissements sous la supervision d’un professeur de littérature à l’occasion de la fermeture scolaire. Certains de ces acteurs, n’ayant pu par la suite continuer les études, ont fait carrière dans le théâtre ou le cinéma, arrivant même à devenir de grandes vedettes.
C’est dans la période de la Loi-cadre Gaston Defferre, entre 1956 et 1960, que ce théâtre scolaire a eu son plus grand essor dans les colonies françaises d’Afrique. Au Mali, pays de grande culture, le théâtre européen n’eut pas de gros problème pour s’implanter, mais il a fallu attendre la période de l’indépendance pour voir des nationaux s’essayer à l’écriture des pièces de théâtre.
Vraisemblablement, Seydou Badian Kouyaté fut un pionnier dans ce domaine avec sa pièce historique "la Mort de Chaka" suivi quelques années plus tard par Massa Makan Diabaté qui écrivait "Une hyène à jeun". Toutes ces pièces étaient jouées, selon les circonstances, par des amateurs ou par des comédiens professionnels.
De façon générale si les comédiens de ce pays étaient doués (même sans formation) et ne chômaient pas, les auteurs de pièces de théâtre, les dramaturges, ne suivaient pas, étant en nombre nettement insuffisant. Il a fallu attendre la création de l’INA à l’indépendance pour avoir des talents naître et s’affirmer sur papier et sur scène aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur et donner au théâtre malien une certaine renommée régionale.
Cet établissement - l’INA -, avec sa section "Art dramatique" fut un terrain fertile pour la formation des grands comédiens et des dramaturges de talent comme Ousmane Sow, auteur à ce jour de plusieurs pièces de théâtre jouées aussi bien au Mali qu’à l’extérieur.
Gaoussou Diawara, qui enseigne aussi bien dans cet établissement, y laisse quelques pièces en pus de ses nouvelles et de ces créations romanesques. Il ne faut pas non plus oublier le rôle joué par les enseignants, tous ordre confondus, dont certains, à l’intérieur surtout écrivaient pendant des décennies des pièces de théâtre pour les troupes locales et régionales à l’occasion des biennales artistiques et culturelles.
Certaines de ces pièces avaient incontestablement de la valeur, mais ne dépassèrent jamais, pour diverses raisons ce cadre étant depuis 1991, avec la libéralisation imposée au monde des spectacles, des groupes privés se sont nés qui essaient de briser notre théâtre à un niveau supérieur.
Si ces promoteurs sont pleins de bonnes volontés et les comédiens des hommes des métiers, les moyens financiers et matériels ne sont pas toujours disponibles et quand on sait que le théâtre c’est aussi de l’argent, on comprend aisément que les 3/4 de ces troupes végétant plus qu’elles ne vivent réellement.
Facoh Donki Diarra

ALIOUNE IFRA NDIAYE, PROMOTEUR DE BLONBA
" Les conditions d’un théâtre malien n’existent pas"

Alioune Ifra Ndiaye, opérateur culturel et promoteur de BlonBa est sceptique quant à l’existence d’un théâtre malien dans les conditions actuelles. Mais il reste persuadé que le Centre multimédia Balla Fasséké va donner des réponses à beaucoup de problèmes que pose notre environnement culturel. Entretien.

Les Echos : Quel est votre regard sur le théâtre malien d'hier à aujourd'hui ?

Alioune Ifra Ndiaye : Dans les années 1980 et 1990, le travail du "Théâtre national" de l’époque avec Ousmane Sow, Aguibou Dembélé, Habib Dembélé Guimba, Michel Sangaré, Diarrah Sanogo, etc. avait permis de créer un théâtre très populaire en amenant le Kotéba sur la scène théâtrale institutionnelle. D’ailleurs, ce serait difficile d’enseigner l’histoire de l’art malien sans parler des grands classiques théâtraux tels que "Bougouniéré", "Wari", "Férékéniamibougou". Après, des associations, comme Acte 7, ont essayé d’entretenir la flamme en produisant des pièces de théâtre et en organisant un festival théâtral. Philippe Dauchez, un Français installé au Mali, a aussi aidé à entretenir la flamme. Le Nyogolon continue à résister. L’écrivain Gaoussou Diawara également s’est battu dans ce sens. A BlonBa, depuis dix ans, nous produisons régulièrement des pièces de théâtre qui ont surtout une carrière internationale.

Les Echos : Pensez-vous que le théâtre a évolué ou a régressé au Mali ?

A. I. N. : La question m’est très difficile à répondre. Je n’ai pas les paramètres pour donner un jugement objectif. Je n’ai que des brides d’informations sur l’activité théâtrale des années soixante-dix et la première partie des années quatre-vingt. Cependant, si je dois donner un avis sur la situation d’aujourd’hui, je dirais que les conditions sont loin d’être réunies pour l’existence d’un théâtre malien. En parlant de théâtre malien, je veux parler de productions régulières de textes dramatiques, de créations et diffusions régulières de pièces de théâtres, de l’existence d’une économie nationale du théâtre, de lieux nationaux de diffusion, de public local, de journalistes critiques, d’actions culturelles dans les écoles et de metteurs en scène.
Un metteur en scène ne se forme pas à l’école. Il faut qu’il voie du théâtre. Qu’il se forge un point de vue. Ce n’est pas des cours théoriques universitaires qui forgeront un point de vue théâtral. Pour moi, il n’y aura pas de théâtre malien tant que ces conditions ne sont pas remplies. Et malheureusement l’action publique culturelle n’a pas encore intégré une réflexion dans ce sens en lien avec les acteurs concrets du théâtre. L’événementiel reste encore le cœur de l’action culturelle publique. Je suis certain qu’une Biennale artistique ne peut pas permettre l’émergence d’un théâtre malien.
Les Echos : En tant qu'opérateur culturel, quel est l'apport de BlonBa, votre structure dans le rayonnement du théâtre et de la culture de façon générale ?

A. I. N. : BlonBa en tant qu’opérateur culturel indépendant est théâtralement très actif. En dix ans, nous sommes à plus de 10 spectacles de diffusion internationale : "Antigone" (1998), "Le Retour de Bougouniéré" (2000), "Ségou Fassa" (2002), "Bougouniéré invite à dîner" (2005), "Toute vie est une vie" (2005), "Souraka Mousso Lalley" (2008), "Sud Nord le Kotéba des quartiers" (2008), "El hadj je connais tout" (2010), "Bama Saba" (2010), "Vérité de soldat" (2010). Presque tous ces spectacles ont connu une diffusion internationale souvent prestigieuse avec plus de 500 représentations en dix ans, en France, au Luxembourg, en Belgique, au Bénin, au Togo, au Sénégal, en Guinée et au Mali.
Nos deux dernières créations n’ont pas encore été diffusées au Mali. "Bama Saba" a été créée à Angers puis présentée en off au festival théâtral d’Avignon. "Vérité de soldat" a été créée au festival de Limoges et est en tournée jusqu’en fin novembre en Belgique, au Luxembourg et en France. Nous commencerons les représentations de "Bama Saba" à partir du 5 novembre 2010 à BlonBa. Nous programmerons "Vérité de soldat" tout le mois de janvier à BlonBa.

Les Echos : Est-ce que les spectacles que vous avez l'habitude d'organiser avec des comédiens locaux ou à l'invitation de comédiens étrangers rentrent-ils dans ce cadre ?

A. I. N. : Nous n’avons jamais travaillé qu’avec des comédiens maliens à l’exception d’un rôle, tenu par un Français, du spectacle "Ségou Fassa". Cette collaboration se fait avec un noyau dur constitué de Michel Sangaré, Diarrah Sanogo, Hamadoun Kassogué et le rappeur King. Nous travaillons avec eux depuis 10 ans. Avec "Vérité de soldat", nous travaillons pour la première fois avec Adama Bagayogo et Maïmouna Doumbia. Avec "Bama Saba", Ramsès et Amkoulell nous ont rejoints.
Nous avons travaillé aussi avec une multitude d’acteurs reconnus : Maïmouna Hellène Diarra, Habib Dembélé "Guimba", Kary Coulibaly…. Aujourd’hui, nous sommes en train de prendre en main la formation pratique de quelques jeunes. Notamment Ismaël Ndiaye, Petit ATT. Nos coproductions aussi utilisent de jeunes comédiens comme Alima Baldé, Tiéblé Traoré, Korotoumou qui vont en tournée française avec le spectacle "Caterpillar" écrit par Awa Diallo et mis en scène et coproduit par Claude Yersin, l’ancien directeur du Nouveau Théâtre d’Angers. Nous avons mis le jeune comédien Ntchi Traoré comme assistant du metteur en scène de "Vérité de soldat" pour qu’il apprenne à avoir un point de vue de la mise en scène. Lui aussi, il va suivre la tournée de ce spectacle jusqu’au Canada.
Par contre, pour l’écriture dramatique et la mise en scène, BlonBa n’a encore pas beaucoup travaillé avec les Maliens. Pour l’écriture, je travaille depuis toujours avec Jean-Louis Sagot Duvauroux avec qui j’ai créé BlonBa. Pour la mise en scène, nous avons travaillé avec feu Sotigui Kouyaté, Georges Bigot, l’ancien directeur du festival de Blaye et Patrick LeMauf, l’ancien directeur du festival de Limoges, metteur en scène de "Bougouniéré invite à dîner", de "Sud Nord, Kotéba de quartier" et de "Vérité de soldat".

Les Echos : Pensez-vous que le Centre multimédia Balla Fasséké peut contribuer à former de jeunes talents sans dénaturer l'originalité de notre théâtre basé sur l'humour et le folklore du terroir ?

A. I. N. : Je tiens à préciser que le théâtre n’est pas seulement basé sur l’humour et le folklore du terroir. Ils font partie des ressorts du théâtre. Autant le Kotéba humoristique est un ressort du théâtre, autant peut l’être les "maana", les récits initiatiques ou d’autres formes d’expressions folkloriques comme les sorties de masques, les jeux de marionnettes, etc. D’ailleurs, "Vérité de soldat", notre dernière création est un "maana". Une sorte de docu-fiction inspirée du livre du capitaine Soungalo Samaké "Ma vie de soldat", édité par Amadou Djicoroni Traoré. Cependant, n’oublions pas que le théâtre est une forme d’expression venue d’ailleurs.
Je poserai donc autrement la question. Comment amener nos formes d’expression dans le théâtre moderne ? Je pense que ce travail a commencé depuis les années quatre-vingt avec les Ousmane Sow. BlonBa travaille dans la même lignée. Nous utilisons beaucoup les ressorts du Kotéba. "Bama Saba" c’est du KotéRap ! L’expression urbaine rap associée au Kotéba. Ce qui est génial au Centre multimédia Balla Fasséké, c’est que c’est un lieu ultramoderne qu’énormément de courants d’expressions culturelles fréquentent : Cuba, Espagne, Portugal, France, pays africains…. Je reste persuadé que ce lieu va donner des réponses à beaucoup de questions que pose l’environnement culturel malien d’aujourd’hui. N’oublions pas qu’on est au 21e siècle. Le village planétaire n’a jamais été autant une réalité. Il faut qu’on cesse d’y être absent.
Propos recueillis par
Abdrahamane Dicko

 

THEATRE AU MALI
Moyen de protestation

" Le théâtre exerce une réflexion critique face au pouvoir, il doit être un lieu de contestation", affirme un spécialiste. Au Mali, le théâtre, par le passé a été d’abord distractif avant d’être critique et ce, vers les années 1986.

C’est en 1986 avec "Bougounieri" et "Wari" 1988 (Ousmane Sow), "Féréké nyamibugu" (1989) qu’on a surtout vu le théâtre malien prendre une autre allure que celle qu’il avait auparavant. On est allé du distractif au théâtre engagé, c’est-à-dire un théâtre qui soulève les problèmes d’ordre politique, économique et aussi moral.
Dans sa forme écrite, le théâtre malien a vécu et cette matérialisation a vu la création en 1969 de la Compagnie du théâtre national. Dix ans après, ce groupe dramatique, le Kotéba national du Mali s’est résolument engagé dans la recherche d’une forme d’expression théâtrale traditionnelle en milieu bambara.
La mission du groupe dramatique a été la promotion du théâtre malien en particulier par la revalorisation des formes traditionnelles du théâtre populaire national. D’année en année, une nouvelle démarche a été entreprise. Le théâtre engagé a commencé à prendre corps avec l’arrivée sur scène de jeunes plus ambitieux voulant faire le théâtre autrement.
Il faut dire que c’est la situation sociale du moment qui exigeait ce type de théâtre. Un théâtre devenu un lieu de contestation publique, apte à corriger les méfaits d’une dictature, qui exprime sous forme, imaginaire les vrais problèmes de la cité. Si "Bougounieri" a mis l’accent sur l’émancipation de la femme "Wari" a été à son temps plus virulent à l’endroit du régime de l’époque en étalant des cas de détournement de fonds public, la gabegie… Une grande pièce ne fait pas l’éloge de la dictature ! Avec le théâtre de la fonction publique, il a été possible au temps de la dictature de crier haro sur le baudet.
Amadou Sidibé

 

MAGMA GABRIEL KONATE
" Le théâtre est le parent pauvre de la production artistique"
Magma Gabriel Konaté aura été de tous les combats pour la promotion de notre culture. Du théâtre en passant par le cinéma, la radio et la télévision, il a joué et continue de jouer sa partition pour le rayonnement de notre culture. Interview.
Les Echos : Pouvez-vous nous parler à brûle-pourpoint de l’évolution du théâtre malien ?
Magma Gabriel Konaté : On ne peut pas dissocier le théâtre malien du théâtre africain qui a été créé avant les indépendances par des étudiants de l’Ecole William Ponty. C’était uniquement distractif dans les périodes de vacances des établissements. On a connu des pièces comme "La ruse de Djégué", "La rencontre secrète de Samory et de Babemba", etc. Mais je dois dire que ces pièces ne donnaient pas la vraie facette de la culture noire parce qu’inspirées par le colonisateur.
Après les indépendances, une prise de conscience s’est opérée. Les intellectuels ont compris que le théâtre peut être un puissant outil de mobilisation, d’organisation et de conscientisation. Donc, il fallait que l’homme noir se définisse par rapport à sa culture et pose des jalons pour l’épanouissement de la société africaine. Ainsi au Mali, à la faveur des semaines artistiques et culturelles au niveau local, régional et national, nous avons eu des pièces qui parlaient de l’affermissement de la personnalité noire. Rappelez-vous de la "Mort de Chaka" de Seydou Badian Kouyaté, "Le drapeau noir au sud du berceau"…
Ce qui fait que le Mali a créé la Compagnie du théâtre national, mais c’est en 1979, que le théâtre malien s’est véritablement tourné vers une plus grande organisation avec la naissance du Théâtre national, car avant les productions étaient faites en français et n’intéressaient pas la grande majorité. Il faut noter que c’est avec l’arrivée d’Alpha Oumar Konaré à la tête du ministère de la Jeunesse, des Sports, des arts et de Culture que le théâtre malien a amorcé un tournant décisif.
Le Kotéba est créé et les productions étaient faites en bambara. Avec cette forme, les populations se reconnaissaient dans les productions. A ce moment-là, le théâtre se jouait pour la majorité, les spectateurs devenaient acteurs. Donc, retenez que le Kotéba malien a connu 3 temps : des sketches à une histoire unique et le théâtre avec un personnage central, acteur d’une histoire.

Les Echos : Quelles sont, selon vous, les difficultés auxquelles est confronté le théâtre malien ?

M. G. K. : D’abord, il y a eu une forme de théâtre utile amenée par des ONG qui ont trouvé que le théâtre peut être un vecteur de sensibilisation, ce qui est vrai, mais malheureusement, on a retiré l’essence même du théâtre qui est l’aspect distractif, donc on lui a donné une autre orientation qui ne favorise pas son évolution. Aussi, admettez que le théâtre est depuis des années le parent pauvre de la production artistique. Il faut que les gens investissent dans le théâtre…

Les Echos : Que faut-il pour inverser la tendance ?

M. G. K. : Il faut créer une école conséquente de formation parce qu’actuellement la qualité de formation que nous avons de l’INA laisse à désirer. Il faut parvenir à une véritable industrie de production du théâtre avec des costumiers professionnels, des accessoiristes, des scénaristes, des metteurs en scène, des décorateurs… c’est de cela dont on a besoin. Bref, il faut des mécanismes cohérents pour que le théâtre puisse regagner ses lettres de noblesse.
Propos recueillis par
Idrissa Sako

 

GROUPE NYOGOLON ET KOTEBA NATIONAL
Des vecteurs de développement de la société malienne
De Modibo Kéita à Amadou Toumani Touré, le théâtre malien a toujours été considéré comme un élément important dans le rayonnement de la société malienne. Ce théâtre n’est plus un théâtre de tam-tam, de pagne, de calebasse ou de baobab. Il est une expression décapante au verbe sulfureux. Il réinvente le Mali et l’Afrique, transcende les frontières et débarrasse des a priori.

Plusieurs groupes de théâtre œuvrent dans le sens de réduire les maux de la société par la sensibilisation et l’information. Parmi ces groupes, le groupe Nyogolon et le Kotéba national sont au premier rang.
Le Kotéba est une forme de théâtre qui était pratiqué en pays bambara. Après la saison des récoltes, les villageois se réunissaient pour assister à des scènes mises en place par les jeunes du village. Le groupe Nyogolon, quant à lui, sillonne le Mali sur invitation des associations et ONG œuvrant dans le domaine du développement. Composé de plus d’une vingtaine de comédiens, ces acteurs peuvent tout dire mais sans jamais désigner nommément quelqu’un.
Aujourd’hui, le théâtre au Mali s’inspire du Kotéba national et du groupe Nyogolon pour transmettre des informations des villes et des villages, notamment des messages de santé publique (prévention du Sida, vaccination, protection de l’eau). Les deux groupes se veulent un art qui met debout son public dans les sales, les rues, les marchés et les hôpitaux à travers ses formes diverses : "du théâtre débat à celui de l’urgence social".
Ils parcourent le pays, proposant à un public rural des spectacles thématiques sur les différents problèmes qui freinent le développement. Plus d’une cinquantaine de pièces montées portent sur la santé, l’éducation, l’agriculture et la mauvaise gestion dans les services.
Renouant avec la tradition, le groupe Nyogolon et le Kotéba national parlent de tout et cela grâce à la plaisanterie. Avec ses racines bien ancrées, le théâtre s’adapte à la modernité. Les circuits de développement sont des éléments et pas des moindres de cette modernité. Autant dire que le théâtre au Mali a une fonction sociale inaltérable.
Il faut souligner qu'aujourd'hui, le théâtre malien souffre du manque de la formation des formateurs, de cadres compétents en régie (plateau, son, lumière) et en gestionnaires culturels et surtout de salles équipées modernes.
Anne-Marie Kéita

 

GUIMBA NATIONAL
La comédie dans le sang
Habib Dembélé plus connu sous le sobriquet de Guimba National est un comédien hors pair et un écrivain engagé qui a marqué l’histoire du théâtre malien. Portait !
Né à San le 19 avril 1962, cofondateur de la Compagnie "Gwakulu" avec Michel Sangaré et Ousmane Sow, cofondateur du Mandenka Théâtre International avec Sotigui Kouyaté et Jean-Louis Sagot Duvoroux, fondateur de la Compagnie Guimba National, initiateur et cofondateur de l’Association "Dankun" pour les cultures du monde, Habib Dembélé fait ses études primaires à San et Ségou, où il obtient le diplôme d'études fondamentales (DEF), puis fait 4 années d'études à l'Institut national des arts à Bamako (INA).
Guimba National travaille au Kotéba national, une troupe de théâtre publique avant de créer une compagnie privée, la Compagnie "Gwakulu" avec Ousmane Sow et Michel Sangaré puis sa propre compagnie "Guimba National".
Au théâtre, Habib Dembélé joue notamment dans "les Tondjons" de Samba Niaré, dans "L'étrange destin de Wangrin" d’Amadou Hampaté Bah, dans "Une hyène à jeun" de Massa Makan Diabaté. Au cinéma, il est acteur dans plusieurs films notamment Guimba le Tyran et Finzan de Cheick Oumar Sissoko ou "Le Filon d'or" de Sidi Diabaté.
En 1997, il participe avec Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Alioune Ifra Ndiaye et Sotigui Kouyaté, à la Fondation du Mandeka Théâtre, une structure de promotion et de création littéraire et artistique.
Habib Dembélé écrit des pièces de théâtre, du roman et de la poésie. Il a été candidat "pour rire" à l'élection présidentielle de 2002. Porte-parole de la jeunesse de tous les pays francophone du monde à Yamoussoucro en 1985, lors des Jeux de la francophonie, il est chevalier de l’ordre national du Mali depuis 1997 et officier de l’Ordre national du Mali en 2007. Le meilleur acteur à la Semaine nationale des arts et de la culture de Bamako en 1983, il a également été meilleur acteur du Mali à la Biennale artistique et culturelle du Mali 1988
Idrissa Sako

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AFFAIRE DE CORRUPTION A LA FIFA

Un mois de suspension pour 2 membres du comité exécutif, en attendant des sanctions définitives. Voilà la réponse de la Fifa mercredi dernier dans l’affaire de corruption présumée des votes pour l’attribution des Mondiaux 2018 et 2022.
Le Nigérian Amos Adamu et le Tahitien Reynald Temarii, membres du comité exécutif de la Fifa sont suspendus de toutes activités liées au football. Le temps de mener l’enquête qui devrait déboucher sur une décision finale à la mi-novembre, la commission d’éthique a estimé que la mesure s’imposait compte tenu de la gravité de l’affaire.
L’affaire a été lancée par le Sunday Times, des reporters du journal britannique ont piégé les deux hommes en se faisant passer pour des représentants de candidats à l’organisation de la Coupe du monde. Ils auraient obtenu la promesse d’un vote favorable en échange de très fortes sommes d’argent. "Je prouverai que je suis un honnête homme", a déclaré Temarrii qui préside la Confédération océanique de football.
" On a dû prendre la décision de suspendre deux membres du comité de la Fifa", le Nigérian Amos Adamu et le Tahitien Reynald Temarii, a annoncé le président de la commission d'éthique, Claudio Sulser, lors d'une conférence de presse mercredi à Zurich.
" J'attends de tous les membres (...) de la famille de la Fifa qu'ils se comportent de manière honnête et sincère. Tout le monde doit respecter les règles", a déclaré Sepp Blatter qui a présidé la rencontre. Le Tahitien et le Nigérian, ne sont pas seuls en cause. La Fédération internationale inflige la même suspension provisoire à 4 autres officiels au sujet desquels, dit le communiqué, il y a des preuves.
Il s’agit du Tongien Ahongalu Fusimalohi, également approché par les journalistes de Sunday Times et de 3 Africains. Notre compatriote Amadou Diakité et le Tunisien Slim Aloulou, membres du comité exécutif de la Confédération africaine, et le Botswanais, Ismaël Bhamjee qui avait dû quitter la Fifa il y a 4 ans pour avoir revendu au prix fort des billets de la Coupe du monde 2006 sont accusés. Il leur est reproché à tous d'avoir été "en relation avec le processus de désignation des villes hôtes pour les Mondiaux en 2018 et 2022", selon un communiqué.
Il faut dire que les sanctions prises mercredi prennent immédiatement effet, mais sont provisoires. C’est le 2 décembre prochain que doivent être désignés les pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022.
Affaire à suivre.
Boubacar Diakité Sarr


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