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2010

Mois d'octobre

Les Echos du 14 octobre

 

LE VEGAL AU MINISTERE DE LA JUSTICE
Plus de 330 millions de F CFA disparus… faux en écritures…
Le personnel du ministère de la Justice n’écarte pas l’éventualité de porter plainte contre les auteurs de détournement de fonds portant sur la somme de 331 millions F CFA, assorti de fausses signatures.
Presque un mois que les contrôleurs du Bureau du Vérificateur général séjournent dans les locaux du ministère de la Justice où, au regard du volume du travail et des nombreuses zones d’ombre, ils ont sollicité et obtenu un bureau ; comme pour dire que ce n’est pas demain la veille de leur départ de ces lieux.
Leur présence n’a pas été vaine puisqu’ils viennent de mettre à jour une rocambolesque affaire de détournement de 331 millions F CFA, montant représentant les fonds initialement destinés au paiement des heures supplémentaires du personnel de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ).
L’affaire fait en ce moment grand bruit au sein du département. Et pour cause : les présumés auteurs de la malversation ont imité la signature de plus d’une soixantaine de bénéficiaires légitimes pour ensuite s’approprier les montants en question.
Les vérificateurs ont d’abord procédé à un contrôle physique du personnel et ont ensuite soumis chacune des signatures à leurs présumés auteurs. Nul parmi eux n’a reconnu la conformité de l’écriture, encore moins le montant qu’il était censé avoir perçu. Et pourtant, en face de leurs noms étaient inscrits des montants accompagnés d’émargements en bonne et due forme, du moins, selon les apparences. Par contre, une seule personne aurait réellement perçu une partie du butin, mais sans émargement aucun.
Au regard de la gravité des faits, les victimes envisagent de porter plainte contre l’auteur ou du moins les auteurs de cette pratique. En somme, même si le présumé coupable a été formellement identifié, il se trouve des complices à haut niveau.
Aux dernières nouvelles, les auteurs s’appliqueraient en ce moment à rembourser les montants détournés dans les meilleurs délais, question de contenter les victimes. La faute restera-t-elle cependant impunie ?
B. S. Diarra

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LETTRE EPISCOPALE
Lumière sur "Un but" de notre devise
La Lettre pastorale n’a pas de périodicité fixe. Elle est publiée en principe quand surgit un problème "pastoral" (question sociale, économique, politique, ou purement religieuse), concernant un espace comme une conférence épiscopale, les évêques peuvent alors préparer et publier une lettre pour dire la position de leur église locale sur la question.
Ainsi, une conférence peut, suivant les événements socio-politiques et religieux, publier plus ou moins de lettres pastorales, en fonction de ce qui se vit dans l'Eglise locale... La dernière lettre pastorale de la conférence épiscopale ("Et si on faisait la politique autrement !"), date de 2006.
L'objectif de la lettre pastorale, c'est comme dit son nom est "pastoral", c'est une conférence où un évêque donne des directives pastorales face à une question sociale ou autre. Face à tel problème, voici la conduite qui répond à l'Evangile... La cible est d'abord les Chrétiens catholiques (frères en Christ), puis les hommes et femmes de bonne volonté, tous ceux qui veulent accueillir le message de ou des évêques.
Intitulée : "Plaidoyer pour une vraie solidarité : devenir de mieux en mieux ‘Un peuple, Un but, Une foi’ dans un Mali cinquantenaire", cette lettre datée du 29 septembre 2010, est signée des Mgrs Jean Zerbo, archevêque de Bamako, Joseph Dao, évêque de Kayes, Jean-Baptiste Tiama, évêque de Sikasso, Jean-Gabriel Diarra, évêque de San, Augustin Traoré, évêque de Ségou et Georges Fonghoro, évêque de Sikasso.
La seconde partie traite de la seconde partie de notre devise : un but. Dans cette partie, les évêques traitent du chemin parcouru "vers le bonheur pour tous" ; des "menaces au développement solidaire" ; ou encore comment "se développer les uns avec les autres, jamais les uns sans les autres".
" Au regard de la dignité de la personne humaine, dit la Lettre, la conservation sinon la promotion de notre souveraineté repose sur au moins quatre piliers : la promotion d’une personnalité créative du citoyen ; le souci du développement individuel et communautaire ; cheminer les uns par les autres".
Enfin, note la Lettre, notre développement sera vrai et bon dans la mesure où notre solidarité reposera sur un mécanisme de mutualité nationale, solide et durable. La reconnaissance du droit fondamental à la vie, à l’intégrité physique, signifie tout autant que l’homme a droit à la sécurité en cas de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse, de chômage et chaque fois qu’il est privé de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
A. Kalambry

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CARNET DE ROUTE
" La danse des loups" sur l’axe Dakar-Bamako
Les pratiques anormales sur les axes routiers maliens ont la vie dure et font de notre pays le mauvais élève de l’intégration sous-régionale. Le corridor Dakar-Bamako où les agents de la circulation règnent en demi-Dieu en est l’illustration parfaite. Les chauffeurs de transport en commun ne sont pas toutefois exempts de reproches.
L’Observatoire des pratiques anormales sur les axes routiers inter-Etats a beau décrier les tracasseries routières, le phénomène persiste et prend des proportions inquiétantes. Pour se rendre à l’évidence, il faut avoir la malchance d’effectuer un voyage sur un quelconque axe routier inter-Etat au départ comme à l’arrivée de notre pays, à bord d’un véhicule de transport public. Un calvaire vécu par votre fidèle serviteur à la mi-septembre 2010 au retour d’un voyage du Sénégal.
Les bailleurs de fonds, notamment l’Union européenne, dans le cadre de sa coopération avec nos Etats, a déployé de gros moyens pour la construction et le bitumage de routes internationales aussi larges que praticables. Tant du côté sénégalais que malien, le voyage sur le corridor Dakar-Bamako se déroule dans d’excellentes conditions physiques pour le passager. La route a fait oublier l’absence du train voyageur et l’avion qui n’est pas à la portée du citoyen lambda. Mais les tracasseries routières du côté du Mali risquent de tout gâcher si l’on ne prend garde.
Le tronçon Kafrine-Tambancounda sur le territoire sénégalais, qui était le plus détérioré est bien reconstruit avec un nouveau bitume, une voie large avec des panneaux de signalisation lumineux.
En quittant le territoire sénégalais pour le Mali, le passager étranger ne butte à aucune tracasserie des forces de sécurité routière du pays de la Terranga. Deux gendarmes postés à chaque 100 à 200 km, sur de grosses cylindrées veillent sur la sécurité routière. Ils se limitent à contrôler les gros-porteurs en panne mécanique ou en surcharge. Les véhicules de transports de personnes ne sont pas dans leur agenda.
Le travail de contrôle des passagers à bord de véhicules de transport inter-Etats sur le territoire sénégalais se passe uniquement au poste frontalier de Kidira. La police de l’émigration fait son travail de contrôle d’identité tandis que la douane joue son rôle de soldat de l’économie en fouillant les soutes à bagages à la recherche de marchandises ou produits frauduleux. Ceux qui sont pris pour défaut de pièces d’identité sont verbalisés par les agents de l’immigration.
Les exportateurs douteux de produits sont également réprimandés par les services de douane. Tout cela se fait dans les règles de l’art et à un seul poste de contrôle. Une fois le territoire malien franchi, l’on se croit dans une jungle qui ne dit pas son nom. Tous les moyens et alibis sont bons pour extorquer de l’argent aux usagers de la route. Maliens et étrangers, chacun a son tour chez le coiffeur et le tarif est fixé à la tête du client.
La jungle au Mali
Diboli, situé dans la Commune urbaine de Kayes au Mali, est le purgatoire pour les passagers. Ceux-ci ont affaire à la police qui joue en même temps le rôle d’agent sanitaire et à la douane. Quand le car s’immobilise, un agent s’occupe du ramassage des cartes d’identité. Tout le monde est invité à descendre du véhicule. Le jeune policier commis à la tâche ce jour précise d’avance les règles du jeu : "Ceux qui n’ont pas de pièces d’identité devront payer 3000 F CFA. Ceux dont la date des pièces est périmée s’acquittent du paiement de 2000 F CFA et déboursent 1000 F pour défaut de carte de vaccination".
Aucune négociation n’est acceptée pour revoir à la baisse les tarifs qui sont payés sans reçu. Cinq passagers dont deux étrangers passent à la trappe. Votre fidèle serviteur qui s’est fait reconnaître de par son passeport a été gentiment prié par le chef de poste de prendre son document de voyage et de se mettre à l’écart.
" Mon frère compte tenu de votre profession, quand vous arrivez à un poste, il faut plutôt vous déclarer à l’agent au lieu de venir vous mêler aux passagers. Vous savez que nous avons peur de vous (rires !)", déclare-t-il. Au vu de mon patronyme, le policier indélicat a forgé un lien de cousinage à plaisanterie, tentant maladroitement de faire de moi un complice passif.
Les mêmes tracasseries continuent à l’entrée et à la sortie de Kayes avec des gendarmes et policiers. Le même exercice se poursuit à Diéma, Kolokani et Kati, où dans chacune de ces localités les mêmes personnes qui n’avaient pas de pièces ont été obligées de mettre la main à la poche sans reçu en contrepartie. Les étrangers qui étaient dans le lot sont passés ainsi entre les mailles du filet. Peu importe s’ils sont des terroristes ou des gens malintentionnés. A chacune des étapes, les véhicules contenant une cinquantaine de passagers sont immobilisés pendant une trentaine de minutes.
Autant les forces de sécurité sont accusées, autant les chauffeurs de car ne sont pas blancs comme neige. Les convoyeurs de l’axe Dakar-Bamako font la course à l’argent. Sans se soucier du confort et de la sécurité de leurs clients, ils remplissent à ras bord leur véhicule. Le convoyeur de notre car est une vraie sangsue. Il ne dépasse pas un arrêt sans prendre de passagers qui n’ont même pas de place. Certains s’asseyent sur des bidons d’eau ou bagages à même le sol ou s’arrêtent à l’arrière du véhicule. Le passager contraint à la station débout n’est soulagé qu’à la descente d’un autre occupant.
Les postes de sécurité routière sont peu regardants de cette violation flagrante du code de la route, source d’accidents dramatiques. Les autorités en charge de la sécurité routière se doivent de moraliser le trafic le long des axes interurbains. Leur silence est peut-être considéré comme une caution au mal qui sévit sur nos routes et préjudiciable à l’intégration sous-régionale.
Abdrahamane Dicko
(envoyé spécial)

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COUR D’ASSISES DE BAMAKO
Elle prend 4 ans pour infanticide
Pour avoir volontairement donné la mort à son nouveau-né à Faso Kanu, Denise Diarra a été condamnée le lundi 11 octobre par la Cour d’assises de Bamako à 4 ans de prison ferme.
Née vers 1991 à Tominian, Denise Diarra était aide ménagère à Faso Kanu. Le 10 février 2009, la jeune fille a accouché seule dans les toilettes de sa patronne et a jeté le nouveau-né dans la fosse septique des toilettes. Les cris de l’enfant ont alerté la patronne et l’a accusée au lieu d’expliquer clairement les faits pour qu’une solution puisse être trouvée, a soutenu qu’elle a fait une fausse-couche.
Interpellée, elle a affirmé que l’acte est involontaire et soutenu qu’en voulant uriner, subitement le nouveau-né est sorti avec l’urine et est tombé dans la fosse septique. Lundi, à la barre des assises, l’aide ménagère a finalement reconnu les faits.
Mamoudou Kassogué, le représentant du ministère public lui a fait savoir qu’on ne peut donner naissance à un enfant aussi facilement qu’elle voulait l’expliquer. Il a demandé à la Cour d’infliger à Denise la peine maximum.
L’avocat de la défense a plaidé coupable et a demandé à la Cour d’accorder des circonstances atténuantes à sa cliente qui, selon lui, était inexpérimentée au moment des faits.
La Cour, après délibération, a accordé de larges circonstances atténuantes à l’accusée. Elle a été néanmoins condamnée à 4 ans de prison ferme.
Anne-Marie Kéita

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FRANCOPHONIE
Plus de 219 millions de locuteurs
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte accueillir pour son 13e sommet près de 70 chefs d’Etat. Ce sommet se tiendra du 22 au 24 octobre à Montreux (Suisse) dans un environnement où les francophones sont passés de 200 millions en 2007 à 220 millions en 2010 selon le dernier rapport de l’OIF publié le 12 octobre. Un véritable miracle.
Plus de la moitié des 220 millions de francophones vivent en Afrique notamment de l’Ouest, où le français est une langue d’usage comme d’enseignement. Ce chiffre reste, selon les responsables de l’OIF sous-évalué. En effet, seules les personnes parlant lisant et écrivant le français ont été comptabilisées dans cette région, au détriment de celles qui le pratiquent uniquement oralement.
L’Afrique pourrait même représenter plus des 3/4 de la population francophone en 2050 sur 715 millions de locuteurs, selon l’OIF si l’accroissement démographique se poursuit et surtout si l’alphabétisation continue de progresser grâce à l’école. Les raisons démographiques sont la principale cause d’augmentation des locuteurs du français en Afrique.
Pour preuve, le français "stagne" en Amérique du Nord et régresse en Europe. "Le Royaume-Uni a par exemple décidé en 2004 que la langue de Molière n’était plus indispensable à l’examen final du cycle secondaire". Cette régression est aussi effective dans toutes les organisations internationales. Selon Alexandre Wolff, responsable de l'Observatoire de l'OIF, "seulement 15 % des textes de la Commission européenne de Bruxelles sont émis initialement en français et servent ainsi de base de discussion avant traduction".
Malgré tout, le français reste la neuvième langue parlée au monde et la 2e langue enseignée avec 116 millions de personnes qui l’apprennent, selon l’OIF. Il serait même une nécessité pour certains pays anglophones de la sous-région pour faciliter leur intégration.
La 2e langue enseignée au monde
Ainsi, le "Nigeria fait du français sa 2e langue d’enseignement depuis 2 ans et serait en train d’effectuer les démarches nécessaires pour rejoindre l’OIF. Le Ghana est déjà membre observateur de l’organisation et accorde lui aussi une place toujours plus importante au français".
" Dans une Afrique de l’Ouest marquée par les pays francophones, des pays comme le Ghana ou le Nigeria ont besoin du français pour s’intégrer. Son enseignement est très demandé, en particulier par les élites", explique Etienne Alingue, qui vient de quitter la direction du Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest (BRAO) de l’OIF.
Une aubaine pour l’OIF dont la diffusion du français est un des fondamentaux. L’Organisation initie du coup des centres de formation dans la région. L’un des principaux est situé au Togo, sur le campus de l’université de Lomé au Village du Bénin. Les étudiants qui y étudient viennent majoritairement de pays de la région, mais aussi parfois de Chine, d’Inde et de Russie.
Le monde entier s’intéresse à la Francophonie, de ce fait, cinq nouveaux Etats ont demandé à être observateurs de l’organisation : les Emirats arabes unis, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l’Estonie et la République dominicaine. Ces pays intègrent donc une organisation qui regroupe 56 membres : 53 Etats et 3 gouvernements. De plus, 14 Etats ont le statut d’observateurs ; l’Algérie est le seul grand pays francophone absent.
Kaourou Magassa

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LE TRAVAIL DES ENFANTS EN AFRIQUE
41 % des enfants de 5 à 14 ans concernés
Dans le monde, c'est en Afrique que le travail des enfants est le plus répandu. D'après l'Organisation internationale du travail (OIT), 41 % des enfants africains de 5 à 14 ans participent à une activité économique.
Selon le Bureau international du travail (BIT), 317 millions d'enfants âgés de 5 à 17 ans sont économiquement actifs, soit 15,8 % des enfants dans le monde. 218 millions d'entre eux exercent un travail à abolir. Presque 60 % de ces derniers effectuent un travail dangereux.
En Afrique, on estime qu'environ 80 millions d'enfants travaillent, ce chiffre pourrait atteindre 100 millions en 2015. Puisque le problème est lié à la pauvreté du continent et ne pourra être éliminé que grâce à une hausse des revenus des ménages et à l'accès à l'éducation, l'Unicef, l'OIT et d'autres partenaires concentrent actuellement leurs efforts sur les pires formes de travail des enfants ; à savoir : le travail forcé, la prostitution, la participation au trafic de stupéfiants et autres activités criminelles, ainsi que sur les activités particulièrement dangereuses pour la santé et la sécurité des enfants.
Au Mali, les résultats de l'enquête nationale sur le travail des enfants, rendus publics en avril 2007, ont révélé qu'environ 2 enfants sur 3, âgés de 5 à 17 ans, ont déclaré avoir travaillé gratuitement ou contre rémunération. Aussi, une étude, réalisée de septembre à novembre 2005, a démontré que le phénomène du travail des enfants au Mali est plus marqué en milieu rural (71 %) qu'en milieu urbain (63 %).
" Chez les 5 à 14 ans, 93 % des enfants économiquement actifs exercent un travail susceptible de porter atteinte à leur santé physique ou morale et environ 40 % de ces enfants sont engagés dans les pires formes de travail, susceptibles de nuire gravement à leur santé, sécurité et moralité".
Le gouvernement malien, qui a ratifié de nombreuses conventions internationales protégeant les enfants, a décidé, à la lumière des résultats de cette enquête, d'intensifier la sensibilisation des populations sur la question, de renforcer la prévention et la répression des infractions au regard du code de travail et d'intégrer la lutte contre le travail des enfants dans le Cadre stratégique de la lutte contre la pauvreté.
Selon les prévisions, dans le monde, 50 à 90 millions de personnes supplémentaires pourraient se retrouver dans une situation d’extrême pauvreté. Les données disponibles montrent que le travail des enfants augmente souvent dans les périodes de ralentissement de l’économie, car les parents retirent leurs enfants de l’école pour qu’ils apportent un complément de revenu, et ils retardent aussi le début de la scolarisation de leurs plus jeunes enfants.
Pour éliminer durablement le travail des enfants, il faut une forte intensification des campagnes d'information, de sensibilisation et de prévention sur les risques et dangers liés au phénomène par le retrait des enfants victimes des pires formes de travail en leur offrant des alternatives d'éducation, par l'apprentissage et l'accompagnement dans la vie active pour les enfants de plus de 15 ans ainsi que par le renforcement des capacités des acteurs intervenant dans la promotion et la défense des droits des enfants.
Idrissa Sako

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CINQUANTENAIRE
Chris Seydou oublié
Oubli ou négligence ? La question mérite d’être posée. Toujours est-il qu’en aucun moment le nom du plus grand couturier et idole du bogolan, Chris Seydou, n’a figuré dans les activités de célébration du cinquantenaire de notre pays. A l’occasion de cette fête, on a entendu les noms d’artistes vivants et décédés sauf celui qui, durant des années, a porté haut le nom du Mali sur la scène internationale.
Chris a utilisé dans ses créations les différents tissus traditionnels africains, notamment le bogolan. C’est ce qui a fait sa particularité dans le grand cercle des stylistes. On se rappelle qu’il était difficile sinon impossible de parler de mode lors des grands festivals, grandes rencontres de coutures ou autres défilés de mode, sans évoquer son nom et son label qui a imposé le bogolan fait de coton naturel. Chris Seydou n’était pas qu’un "simple" styliste, il était au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer en matière de création.
" Fabuleux réservoir de la mode", Christ l’a été. Cet ancien de chez Yves Saint-Laurent a osé, le premier, habiller les citadins européens aux couleurs de l’Afrique. Comble de l’audace, il mit au goût du jour le bogolan, étoffe traditionnelle jusqu’alors réservée aux fêtes de village. Ses successeurs puisèrent dans le fabuleux réservoir des tissus africains pour revisiter la mode moderne.
Parmi la jeune génération de styliste qui veut faire comme l’enfant de Kati, figure un autre Malien, Gaoussou Goïta avec son design "Faso Kanu". La promotion du coton malien, notamment biologique, est la mission que s’est donnée le jeune styliste qui a fait sa formation dans une grande école de stylisme européenne.
Pour le modéliste, il est impensable de parler des grands noms qui ont fait le Mali moderne sans rendre hommage à Chris. "Il s’est donné corps et âme pour son métier et pour le Mali", témoigne M. Goïta. Aux dires du styliste, les responsables de l’artisanat et du tourisme doivent réparer l’erreur. Quant aux stylistes, il propose l’organisation d’un défilé de mode exclusivement avec du coton malien "pour rendre hommage à Chris" avec au finish l’institutionnalisation d’un trophée christ Seydou.
Il faut dire que Chris, dès son jeune âge, a dessiné et créé des modèles des vêtements pour habiller les poupées. Au moment où son pays d’origine l’a oublié, dans un pays voisin, on continue à reconnaître la valeur de l’homme avec l’instauration du prix Chris Seydou. Il faut rappeler que le maître a tiré sa révérence en 1994 à Bamako.
A. Sidibé

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