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2010

Mois d'octobre

Les Echos du 11 octobre

 

IL FAUT LE DIER
" Faut pas rêver" dêh !
Comme si l’avenir est bien assuré, les autorités du Mali font des plans sur la comète pour les futures générations. Dans leur volonté de tout peindre en rose, elles parlent même de pays en voie d’émergence. Mon Dieu ! Et moi qui avais tendance à croire que les alouettes ne tombent jamais toutes rôties du ciel, me voilà bien servi !
Tiens donc ! Peut-être pensent-elles au pétrole, gaz, zinc, manganèse, bauxite, uranium… et les ressources encore inconnues de notre sous-sol qui vont faire, à elles seules, le bonheur des Maliens qui seront encore de ce monde le 22 septembre 2060 ? Je ne saurai l’affirmer catégoriquement.
Toutefois, une certitude : c’est que l’éducation et la formation, socle sur lequel repose tout développement, sont tellement bafouées qu’il ne faut rêver de bonheur avant plusieurs cinquantenaires. Prenant le contre-pied de la notion élémentaire qui veut que l’homme soit au début et à la fin de tout processus de développement, nos dirigeants assistent sans broncher à la mort de tout ce qui faisait la grandeur morale de ce pays ; la préparation de la relève.
Ils ont tellement pris goût à banaliser les Maliens qu’ils croient que le clinquant des hôtels (fruits d’investissements étrangers), de collecteurs naturels, d’échangeurs, de routes, de superficies aménagées vaut flatteries, courbettes ; qu’il peut cacher les échecs inexcusables comme la déperdition chaque jour plus prononcée du citoyen.
Tous ou presque se prenant désormais pour le centre de la terre, on assistera bientôt à la fin totale de toute notion de civilité, d’amour de son prochain et de la patrie dans ce pays. Exemple : en circulation, un Malien cogne l’arrière de votre engin à un arrêt obligatoire ; au lieu de gentils mots d’excuse, il y a de fortes chances qu’il vous taxe de pauvre bougre. Heureux celui qui n’est pas invectivé, ses père et mère avec.
" Djo tigi djo, djalaki tigui djalaki" ? Non. Ici, l’équité et la justice ont un prix. C’est pourquoi, il y a autant de rebelles que d’habitants dans ce pays. Sauf s’il s’agit d’une émergence à rebours, le pays va immanquablement à sa perte.
Les écoles privées prolifèrent à tous les niveaux, n’est-ce pas ? Mais, les parents, enthousiastes au départ, parce que voyant en cela une bouée de sauvetage, ont vite désenchanté et sont obligés de retourner à l’école publique, moins coûteuse, mais surtout apparemment plus "sérieuse".
Car, au lieu d’être l’alternative à la défaillance du public, le privé est pris à la gorge par des affairistes de tout acabit. Les établissements privés sont comme des superettes pour ne pas dire des marchés aux puces. D’où les nouveaux milliardaires de l’école.
En conséquence, le Mali reste le seul pays au monde où des maîtrisards peuvent écrire "Saint-Pierre" (la basilique romaine ?) la serpillière qui sert à nettoyer ! Et si j’ajoute que des journalistes sportifs ignorent l’orthographe d’entraîneur, de fair-play ou même de football et s’en "footent" quand on le leur fait la réflexion, vous allez me traiter de mauvaise langue, mais c’est la triste réalité !
Demandez à des économistes frais émoulus de faire le distinguo entre inflation et déflation, ce sera, pour vous, l’infarctus du myocarde garanti. Emergence ? Mon œil ! C’est plutôt une dégringolade continue qu’on prépare pour les générations à venir.
A. M. T.

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DOUANES DU MALI
Douteuses connexions entre la direction et les services clients
Le cinquantenaire du Mali fera longtemps parler de lui, un événement largement mis à profit par certains cadres et responsables de services publics à l’image de la direction générale des douanes.
Il ressort des informations d’ores et déjà distillées dans la presse que la direction générale des douanes, sous le prétexte du cinquantenaire, a procédé au badigeonnage de ses locaux à hauteur de 40 millions F CFA. Une information non encore démentie par la structure incriminée.
Ce que le confrère a omis, délibérément ou non de signaler, c’est que le marché a été attribué au gendre d’un haut, très haut cadre du service en question, à savoir les douanes. En clair, l’attribution dudit marché n’a fait l’objet d’aucun appel d’offres. Le haut, très haut responsable de ce service n’était pas à sa première indélicatesse.
Il possède une quinzaine de citernes dévolues au transport du carburant, mais évoluant discrètement sous le couvert d’une importante société pétrolière dans notre pays, avec ce que cela comporte en termes de petits arrangements entre "amis" au détriment du service et surtout de l’Etat malien.
Cette entreprise pétrolière n’est pas le seul partenaire occulte de notre haut, très haut cadre de la boîte. Il s’est également payé les services d’un autre important concessionnaire automobile au Mali. C’est Mme, l’épouse bien aimée de notre haut, très haut cadre qui voulait sa bagnole. Pas n’importe laquelle. La marque livrée par notre concessionnaire ne fut pas de son goût. Non plus la couleur (blanche).
Elle voulait une marque américaine et une couleur plus attrayante. Elle rejeta l’offre. Le hic, c’est qu’afin d’obtenir le véhicule, le haut, très haut cadre a négocié quelques intérêts avec le concessionnaire, naturellement, toujours au détriment de son service et de l’Etat malien. Maintenant que Mme n’en voulait plus, était-il possible de revoir les termes du contrat ?
Pas facile. Dans pareils business, rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme. En définitive, Mme ne roula jamais dans le véhicule et l’Etat malien, jamais dans son dû.
A suivre…
B. Sidibé

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IBRAHIM BOUBACAR KEITA :
Il n’est pas de développement sans une école forte
" Entre toutes les nécessités du temps, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple".
Ces mots sont de Jules Ferry, père de l’école moderne française. Le Mali n’est pas la France, mais aujourd’hui plus que jamais, en cette période de rentrée, j’endosse ces mots, j’en fais les miens et j’encourage chacun d’entre nous, dirigeants politiques, cadres, enseignants, parents, simples citoyens, à faire de même pour que nous puissions transformer l’école malienne.
Cette transformation est nécessaire, car il n’est pas de pays qui se développe sans un système éducatif fort pour que chaque enfant acquière des connaissances fondamentales et une formation lui permettant une fois adulte, d’apporter sa pierre à l’édifice de construction nationale.
D’autres pays ont montré la voie avant nous. Pour avoir investi massivement, d’un point de vue quantitatif mais aussi qualitatif dans le secteur de l’éducation, ils se retrouvent dans le haut des classements mondiaux : la Corée du Sud, Singapour, ou plus près de nous la Tunisie et le Ghana. Ces pays ont dépolitisé le secteur de l’école pour en faire une véritable cause nationale sur le long terme, et ont réussi à former des générations entières de cadres patriotes.
Chez nous, au Mali, nous constatons que l’école ne réussit plus cette mission depuis environ deux décennies, ce qui ne peut être masqué par l’augmentation des taux bruts de scolarisation. Les faibles taux de réussite aux examens du DEF et du baccalauréat en 2010, respectivement 34 % et 27 %, le fait qu’un grand nombre de nos étudiants quitte l’Université sans diplôme, et que ceux qui obtiennent leur parchemin viennent grossir les bataillons de chômeurs faute d’une formation adéquate aux besoins du marché, sont des illustrations parmi d’autres de notre échec. Car cet échec est collectif. J’assume pleinement ma part de responsabilité en tant que dirigeant politique et citoyen malien.
Aujourd’hui, il est temps que chacun, à son propre niveau, en fasse autant pour mettre l’école au cœur de nos préoccupations. Cela passe par la responsabilisation de chacun, car nous avons tous un rôle pédagogique à jouer pour le devenir de nos enfants. Tout d’abord, les acteurs politiques doivent cesser l’instrumentalisation de l’école à des fins électoralistes, car c’est jouer avec le feu et mettre en danger la nation.
Les enseignants, victimes collatérales du mal-être de l’école, ont des revendications légitimes, mais doivent se battre pour les obtenir sans prendre en otage toute une génération d’étudiants à travers des grèves longues et coûteuses. Quant aux parents d’élèves, c’est prendre leur part du sacrifice national que d’encourager leurs enfants à aller à l’école et à étudier, malgré les difficultés de la vie.
Mais ces défis dépassent notre génération. Ils concernent avant tout la jeunesse, élèves et étudiants, que j’appelle à la responsabilité devant l’ampleur de l’enjeu dont ils sont au cœur. C’est leur devoir d’étudier avec courage, car le travail et le mérite sont les seules garanties d’une réussite valorisante dans la vie.
A travers l’école, nous, dirigeants politiques de tous bords, avons une chance historique de réhabiliter la puissance publique et de réaffirmer le rôle moteur de l’Etat. Car l’école doit enseigner les valeurs, donner aux hommes et aux femmes la capacité d’apprendre à connaître, à vivre ensemble et à être soi-même. L’école doit aussi être le lieu où on acquiert l’épanouissement individuel et collectif, pour redonner espoir à notre jeunesse qui a perdu toute confiance en elle-même.
Pour réaliser cette ambition, nous devrons veiller en priorité à revaloriser le métier d’enseignant, le plus beau du monde, en leur assurant une meilleure formation, un statut de fonctionnaire pour la majorité, et des revenus plus importants. En contrepartie, la puissance publique devra sanctionner avec fermeté tout manquement à la déontologie et au droit des élèves et étudiants de la part des professeurs.
Nous devrons poursuivre les efforts pour la construction de centres scolaires et leur équipement en livres et autres fournitures, en mettant l’accent sur les nouvelles technologies. Dans ce sens, la création d’une Université à Ségou est une excellente initiative qui devra s’amplifier pour que chaque région du Mali soit dotée à terme de son pôle universitaire spécialisé. Sans oublier la formation professionnelle, qui devra être au cœur du dispositif.
Egalement, un contrôle plus strict devra s’exercer sur l’octroi d’agréments pour l’enseignement privé, dans le but d’uniformiser le niveau global vers le haut et non vers le bas. Enfin, la mise en place d’une allocation scolaire visant en encourager les familles qui envoient leurs enfants à l’école, et la systématisation de l’uniforme dans le cycle fondamental ne sont pas des tabous pour moi.
Ces pistes de réflexion, si nous les approfondissons, démontreront que la volonté politique alliée à la force de l’Etat peuvent redresser l’école, notre grande cause nationale pour laquelle nous devons tous nous battre. Ce combat est indispensable pour donner à nos jeunes les clefs d’analyse du XXIe siècle et leur permettre de faire face à la complexité du monde. Indispensable pour former les jeunes qui bâtiront un Etat fort, impartial et capable d’apporter les services nécessaires au bien-être de tous ses citoyens sur l’ensemble du territoire national.
Indispensable pour accompagner la révolution verte qui fera de notre pays une puissance agricole de premier plan en Afrique et assurera la sécurité alimentaire pour tous les Maliens. Et enfin, indispensable pour assurer une compétitivité durable à notre pays, car des ressources humaines de qualité garantiront des investissements directs étrangers pourvoyeurs d’emploi.
Je souhaite une bonne rentrée 2010 à la grande famille de l’école malienne, élèves, étudiants, et enseignants, et je prends l’engagement d’œuvrer pour que notre école devienne un sanctuaire intouchable au service du développement du Mali.
Ibrahim Boubacar Kéita
(président du Rassemblement pour le Mali, RPM)

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COUR D’ASSISES
Il écope de 2 ans de prison avec sursis

Accusé d’administration de substances nuisibles et d’adultère, Tiécoro Doumbia a été condamné vendredi dernier à 2 ans d’emprisonnement ferme avec sursis par la Cour d’assises de Bamako.

Tiécoro Doumbia, cultivateur domicilié à Tiakadougou Faraban (Ouélessébougou) était devant la Cour la semaine dernière. Pour avoir administré de substances nuisibles à Kadidia Doumbia, la femme de son voisin avec qui il entretenait une relation amoureuse, il était sous mandat de dépôt depuis 2005.
En effet, le vendredi 21 octobre 2005, suite à un rendez-vous, Tiécoro Doumbia et Kadidia Doumbia se sont rencontrés dans une case située derrière le village. Là, les deux personnes ont fait des ébats amoureux avant de se séparer. Tiécoro a quitté les lieux avec l’enfant que Kadidia portait et l’a remis à Molobaly Doumbia, amie de Kadidia, expliquant que cette dernière se portait mal.
Après cette explication, il retourne rapidement rejoindre à nouveau Kadidia dans la case. Plus tard, il a été aperçu et appréhendé par Moussa Bagayoko, conjoint de Kadidia, parti à la recherche de celle-ci. Tiécoro a été aussitôt conduit devant le maire, Famoussa Doumbia. Quelques minutes plus tard, Kadidia a été retrouvée morte non loin du lieu où Tiécoro a été aperçu puis appréhendé.
Pendant que les gens s’occupaient du corps de Kadidia, Tiécoro tentait de s’échapper. Mais, il a été vite retrouvé par son cousin Daouda Doumbia avec un bidon contenant du poison dont il avait avalé une partie. Son cousin lui arrache le bidon et lui fait boire une mixture qui sert de vomitif.
Interpellé, Tiécoro a expliqué qu’il a tenté de se donner la mort pour échapper à la honte. Il a reconnu avoir consommé le poison mais nie en avoir fait consommer Kadidia. Malgré ces dénégations, Tiécoro a été mis sous mandat de dépôt. A la barre, Tiécoro a encore nié les faits. "Comment puis-je empoisonner celle que j’aimais ?", a-t-il interrogé.
Expliquant que sa femme se portait bien quand elle sortait, Moussa, le mari de Kadidia a fait croire qu’il a vu sa femme avec Tiécoro sur une moto quelques minutes avant la découverte du corps de celle-ci. Après plusieurs heures de débats, la Cour a reconnu Tiécoro coupable en lui accordant les circonstances atténuantes. Elle l’a condamné à 2 ans d’emprisonnement avec sursis.
Sidiki Doumbia

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CNPM
Mamadou Sidibé nouveau patron des partons
Le PDG de la Somapil et président de l’OPI, Mamadou Sidibé est le nouveau président du Conseil national du patronat malien (CNPM). Le passage de témoin entre lui et le président sortant, Moussa Balla Coulibaly, a eu lieu le samedi 9 octobre à l’issue d’une assemblée générale sanctionnée par le renouvellement du bureau et la relecture des textes.
Mamadou Sidibé DG de la Somapil, président de l’organisation patronale des industries (OPI) et précédemment vice-président chargé de l’industrie dans l’ancien bureau du CNPM, succède à Moussa Balla Coulibaly à la tête du patronat malien.
Sa liste de 20 membres a recueilli 139 voix pour 145 votes exprimés et 6 bulletins nuls. Tout s’est passé sans accroc, dans une ambiance empreinte de camaraderie. Mais, pour une question de procédure et de conformité aux textes, quatre candidatures ont été déclarées irrecevables, car frappées de forclusion ou conduites par des individus et non par des groupes de candidats.
Le président nouvellement élu a tressé des lauriers pour son prédécesseur dont il dit être l’un des héritiers en même temps que les membres de son bureau. Mamadou Sidibé a affirmé placer son mandat de 5 ans sous le signe de "la continuité, de l’entente et du raffermissement des idéaux du CNPM", qui sont le renforcement et la dynamisation d’un secteur privé fort.
Le scrutin s’est déroulé en marge des travaux de l’assemblée générale. Une journée marathon qui avait à son programme la présentation des rapports d’activités et financiers, la modification des statuts. Le CNPM tourne ainsi une page de son histoire sans la déchirer.
L’organisation patronale, vieille d’une trentaine d’années qui a tenu sa première assemblée générale en janvier 1980, a organisé le samedi 11 octobre 2010, le premier grand renouvellement de son bureau au cours d’une autre assemblée générale. L’élection du nouveau bureau est consécutive au choix délibéré du patron des patrons maliens, Moussa Balla Coulibaly de réitérer sa volonté de se retirer de la vie politique et associative à 77 ans.
Cette démarche du président fondateur du CNPM de se retirer de la vie d’une structure à laquelle il a dédié une grande partie de sa vie a été saluée par plus dans la salle dont des invités de marque que sont les ministres en charge du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat (président de la cérémonie), de l’Industrie, du Commerce et des Investissements et de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Le ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Reforme de l’Etat, Me Abdoul Wahab Berthé n’a pas tari d’éloges pour le président sortant. Le CNPM étant un partenaire social de l’Etat au même titre que les syndicats, le ministre Berthé a loué le sens du dialogue et de négociation du patronat malien sous sa houlette. Il a souhaité plein de courage et de réussite à la nouvelle génération qui vient de reprendre le flambeau.
Abdrahamane Dicko
Liste du bureau
Président : Mamadou Sidibé (OPI)
1er vice-président délégué : Mamadou Sinsi Coulibaly (Fédération des services)
2e vice-président délégué : Amadou Djigué (Groupement des commerçants)
3e vice-président délégué : Alassane Diallo (APBEF)
Vice-président Trésorier : Soya Golfa (Groupement des commerçants)
Vice-présidente chargée de l’entreprenariat féminin (Mme Coulibaly Aïssata Touré (RFOE)
1er vice-président chargé des relations avec les groupements et fédérations régionales : Habib Coulibaly (Groupement professionnel des boulangers)
2e vice-président chargé des relations avec les groupements et fédérations régionales : Cheick Oumar Sacko (Synacodem)
Vice-président chargé de l’industrie : Cyril Achcar (OPI)
1er vice-président chargé du commerce : Aminata Niane dite Inna Bolo (Groupement des commerçants)
2e vice-président chargé du commerce : Hamma Abba Cissé (Coordination des commerçants détaillants)
Vice-président chargé des entreprises agricoles : Bakary Yaffa (Amelef)
Vice-président chargé du bâtiment et des travaux publics : Ismaïla Diallo (Opecom)
Vice-président chargé des banques et financements : Ould Baby FNIHM)
Vice-président chargé des services : Kassim Coulibaly (Sytram)
Vice-président chargé du transport : Youssouf Traoré (FNTRM)
Vice-président chargé du tourisme : Salim Siby (FNIHM)
Vice-président chargé des Mines : Oumar Diallo dit Burus (CNCM)
Vice-président chargé des relations extérieures : Tiéman Coulibaly (OPI)
Vice-président trésorier : Birama Mounkoro (OPI)

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ENTRE JOSEPH KI-ZERBO ET JAMANA
Une histoire de famille
Unis autour d’un même idéal, Joseph Ki-Zerbo et la Coopérative Jamana ont toujours entretenu des rapports de fraternité et de collaboration qui d’ailleurs survivent à la disparition de l’illustre personnage. La preuve ? Sa veuve et sa fille nous ont rendus une visite de courtoisie le jeudi dernier.

La visite, le jeudi 7 octobre à Jamana de la veuve de Joseph Ki-Zerbo, Jacqueline Ki-Zerbo née Coulibaly, et sa fille Françoise Ki-Zerbo, notaire de son état, est la confirmation des rapports solides d’amitié et de fraternité que l’écrivain et l’homme politique burkinabé avait tissés durant sa riche carrière culturelle et politique avec Jamana. En effet, le Pr. Ki-Zerbo a travaillé sur plusieurs projets avec la Coopérative Jamana, une maison d’édition et de publication avec qui, sa femme et sa fille reconnaissent, qu’il a partagé des idéaux comme la promotion de la culture et la liberté.
La visite de la famille Ki-Zerbo entre dans le cadre des prises de contact qu’elle a entreprises avec des institutions de culture afin de promouvoir et de perpétuer le riche héritage que l’écrivain a laissé et qui pourrait servir, selon elle, la nouvelle génération au profit duquel Joseph Ki-Zerbo n’a cessé de lutter pour sa prédication.
L’ambition de Jacqueline Ki-Zerbo et sa fille est de profiter également de leur séjour à Bamako pour faire connaître les dernières publications de Joseph. Des manuscrits laissés par l’auteur de "A quand l’Afrique" ont été publiés au grand bonheur des lecteurs. Il s’agit de "Repère pour l’Afrique" qui est le dernier livre sur lequel Joseph Ki-Zerbo a travaillé.
" L’histoire critique d’Afrique", une œuvre qui parle du rapport entre le continent noir et le Maghreb et "Regard sur la société africaine" abordant des thèmes relatifs à l’éducation, la culture, à la femme et à la jeunesse, sont des chefs-d’œuvre que les visiteuses entendent faire découvrir aussi aux Maliens sans compter d’autres ouvrages du Burkinabé qui sont en chantier.
L’épouse de Ki-Zerbo définit "Repère pour l’Afrique" comme un livre-testament qui s’adresse spécifiquement à la jeunesse africaine invitée à un éveil au profit du développement du continent.
La famille de Joseph Ki-Zerbo a profité de son passage à Jamana, pour inviter le monde universitaire et tout autre personne possédant des archives et des notes sur des idées ou une réflexion de l’écrivain de bien vouloir les partager au profit d’un site Web dédié à l’héritage de l’homme.
Pour la petite histoire, Jacqueline Ki-Zerbo a tenu à nous apprendre que son mari a été l’un des premiers journalistes de la sous-région. "Il fut, étant étudiant, un des rédacteurs du journal catholique de son université".
Né le 21 juin 1922 à Toma (province du Nayala, Ouest), Joseph Ki-Zerbo a laissé derrière lui une grande carrière politique et culturelle. Il avait obtenu son baccalauréat en 1949 à Dakar avant de s’envoler pour Paris, où il étudiera le droit et les sciences politiques. Son parcours brillant lui vaudra d’être le premier agrégé noir africain d’histoire à la Sorbonne. Il a enseigné en France et dans plusieurs pays africains et s’était lancé dans l’arène politique.
En 1958, en créant avec d’autres camarades africains le Mouvement de libération nationale (MLN), il prônera le "non" au référendum organisé par le président français Charles de Gaulle.
Joseph Ki-Zerbo a écrit des ouvrages sur le continent africain qui font aujourd’hui référence pour de nombreux étudiants : "L’Histoire de l’Afrique noire, des origines à nos jours" (1972), "La natte des autres, pour un développement endogène de l’Afrique" (1992), "L’histoire générale de l’Afrique" ou "A quand l’Afrique" (2003).
Amadou Waïgalo

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MALI-LIBERIA : 2-1
L’amère victoire des Aigles
Gagner un match est essentiel, mais la victoire se mesure à la taille de l’adversaire. Dans la perspective d’un match plus relevé, est-ce que la victoire serait malienne ?
Les attentes des fans du football étaient doubles : vaincre et convaincre. Ces attentes ont été exprimées dans bon nombre d’organes de la place. Eh bien, dimanche dernier, au stade du 26-Mars de Yirimadio, les Aigles ont peu convaincu. Malgré le but très matinal d’Abdou Traoré (2e du jeu), les Aigles ont pêché dans la gestion des situations standard, 5 corners et 13 coups francs dont 4 dans les positions idéales.
S’il y a un travail à faire, c’est dans ce domaine où le sélectionneur a le devoir de débusquer un tireur de coup franc puisqu’on ne vient pas à l’équipe nationale pour apprendre à tirer les coups francs. Après le but, les Aigles ont presque laissé l’initiative du jeu à l’adversaire. En aucun moment, Djilla et ses camarades n’ont contrôlé la direction du jeu.
Les attaquants, à l’exception de Abdou Traoré (l’homme du match), ont manqué d’application. Modibo Maïga, déjà en première mi-temps, s’est illustré par le manque de récupération sur deux balles plongeantes et une perte de balle. Un seul ballon levé sur la tête de Mohamed Traoré et plus rien.
L’encadrement a trop peu misé sur son expérience, sinon c’est qui devait le premier sortir, Mohamed Traoré commençait à se signaler. Le jeu très peu animé de la première partie a conduit à l’égalisation dans les arrêts de jeu sur un corner. Quand bien même que la règle fondamentale du football voudrait que la cage soit protégée au 2e poteau.
Oumar Sissoko sur le coup n’est pas sans reproche, et il a même affiché ses insuffisances dans les sorties au cours du jeu. Il fallait attendre la 2e partie pour voir le jeu des Aigles gagner en animation à l’attaque même si au bout des actions offensives l’application n’était pas au rendez-vous. Ce jeu a eu le mérite d’inquiéter et de faire reculer l’adversaire. Ces assauts offensifs obligeront la défense libérienne à marquer contre son camp (58e) comme quoi il faut toujours presser l’adversaire.
Dramane Traoré, absent depuis Ghana 2008, n’a pas réussi son retour. Il a, certes toujours sa mobilité et sa volonté d’aller de l’avant, mais le sens du but n’y est toujours pas. Deux coups de tête et un tir, tous non cadrés. Le capitaine Djilla rendrait service à l’équipe en laissant l’initiative de passes et de tirer les coups francs à ses coéquipiers qui sont autant responsables que lui.
Les Aigles étaient face à une équipe peu entreprenante, le contraire allait produire un autre résultat. Alors méfiance ! Ce n’est pas encore l’équipe dotée d’automatisme, de cohésion et d’efficacité que nous avons attendue.
Badri

 

AIGLES DU MALI
Il y a encore du boulot
La victoire (2-1), des Aigles samedi dernier au stade du 26-Mars, pour le compte de la 2e journée des éliminatoires Can-2012 aux dépens du Libéria, aura certes permis aux hommes d’Alain Giresse de se relancer dans la course aux qualifications. Toutefois, cette première sortie d’Alain Giresse devant son public a laissé voir une équipe à plusieurs visages.
Dans un schéma habituel porté sur l’offensive (4-3-3), Mahamadou Diarra et ses coéquipiers ont abordé la rencontre. Si les Aigles ont continuellement possédé le cuir, ils ont toutefois manqué de rythme dans les enchaînements et la vitesse dans les mouvements.
Le regroupement défensif libérien laissait très peu d’espaces et de solution aux joueurs maliens. Les quelques rares séquences à une touche de balle manquaient de précision. La faute est due non seulement à un jeu quelconque qui ne facilite pas les appuis, mais aussi et surtout à une équipe libérienne décidée à défendre et à fermer le jeu en se regroupant sur ses bases.
A l’évidence, les Lones Stars avaient choisi de limiter les dégâts et de placer quelques contres. Sur une de leur action, Gizzie Dorbor et Sékou Oliseh ont mis à rude contribution le portier des Aigles.
Les hommes de Giresse ont péché par inefficacité, Modibo Maïga et Mohamed Traoré ont chacun eu l’occasion de plier le match, mais ont manqué de réalisme. "C’est un secteur que l’on doit améliorer pour une meilleure efficacité", avoue Giresse.
Hormis l’ouverture du score dès la première partie, les Aigles n’ont pas démontré grand-chose en première période. La 2e période, quant à elle, a été plus mouvementée, les espaces s’étant créés. Kalilou, Abdou ou Moustaphe Yattabaré, entré en cours, en profitaient pour faire apprécier leur pointe de vitesse, leurs appels dans les intervalles.
Le premier, sociétaire du club danois d’Odense, à lui seul, a fait beaucoup plus de mal aux Libériens que le groupe entier. Son altruisme a servi à Dramane Traoré. C’est d’ailleurs sur un bel échange entre les deux joueurs que Dramane Traoré "Rivaldo" fut bousculé à l’entrée de la surface de réparation.
Cependant, Alain Giresse est conscient qu’il y a encore du boulot au niveau du collectif. "On progresse, les joueurs progressent, mais il faudrait encore qu’on s’améliore, dans tout ce qui est réalisation, efficacité dans tous les sens. C’est indispensable si on veut mieux aborder les matches", reconnaît le sélectionneur des Aigles, Giresse. Les joutes prochaines seront beaucoup plus engagées et les Aigles devront proposer un visage bien plus rayonnant.
Le technicien espère en tout cas que d’ici là, il sera épargné par les forfaits et autres non-retours en sélection et qu’il pourra disposer de tout son effectif au complet pour les prochaines échéances à commencer par les matches amicaux, avant la grande reprise avec la réception du Zimbabwe ici en mars 2011.
Boubacar Diakité Sarr

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

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