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2010

Mois d'octobre

Les Echos du 08 octobre

 

SEGOU
Les fidèles de la Grande mosquée divisés
Inaugurée par le président malien Amadou Toumani, le 24 septembre dernier, après la pose de la première pierre par le Guide de la Jamahiriya libyenne, Mouammar Kadhafi en avril 2006, la Grande mosquée de Ségou montre d’ores et déjà des signes de division. Certains protagonistes soupçonnent les pouvoirs publics d’ingérence dans une affaire religieuse.
L’ouvrage est intitulé "rapport bilan de la Grande mosquée de Ségou - période de juillet 2009 à septembre 2010" et signé du comité de gestion. L’objectif recherché, selon ses initiateurs, est "d’éclairer les responsables et les fidèles à tous les niveaux sur la gestion des activités de la Grande mosquée de Ségou sur le droit de l’islam".
Le rapport révèle qu’à ce jour, "le logement construit pour l’imam ne lui est pas octroyé. L’endroit est actuellement transformé en centre de formation en coupe et couture équipé de machines à coudre et autres accessoires pour femmes et jeunes filles".
La bibliothèque, poursuit le document, pourtant bien fourni en documents, est jusque-là restée fermée au nez aux fidèles. Idem pour la salle informatique également dotée d’ordinateurs.
S’agissant des ressources humaines, le rapport indique que l’imam et ses deux adjoints non salariés et trois muezzins et deux organisateurs bénévoles se partagent les tâches. Par ailleurs, "le groupe électrogène est défectueux et a été peu fonctionnel pour l’essentiel du temps".
Sabotage ?
Aussi, quelques mois après son inauguration, certains ouvrages commencent à se dégrader. Le rapport relève en effet que "le système de drainage des eaux de pluies est insuffisant et inadéquat. Ce qui fait qu’à chaque grande pluie, la mosquée est inondée par les eaux chargées de détritus de voisinage". Le document souligne également la mauvaise qualité du compactage de la couche de goudron à l’origine de nombreux désagréments.
Il y a plus grave, toujours selon le rapport : "certains équipements initialement installés ont été enlevés pour d’autres destinations non connues par l’imam et les fidèles". Aussi, certains travaux et équipements n’ont été que partiellement réalisés au regard du projet initial…
En définitive, une véritable opération de sabotage serait en cours. C’est bien ce que souligne le document : "la gestion de la mosquée est fortement dépendante de personnes extérieures qui prennent des décisions sans consulter l’Imam ni les fidèles". Et de regretter la situation de bénévolat des imams, muezzins et autres intervenants.
Face à ce tableau peu reluisant pour un lieu de culte, certains protagonistes pointent du doigt les plus hautes autorités du pays lesquelles se seraient immiscées dans la gestion de la mosquée en imposant un imam.
Tout le contentieux serait en effet né le vendredi 24 juillet 2010, date de l’inauguration du joyau par le président Amadou Toumani Touré lequel, pour la circonstance, a participé à la prière collective le jour indiqué.
B. S. Diarra

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RESTAURATION
Dioncounda, un rempart
Le landernau politique malien est agité ces jours-ci par des débats qui n’auraient pas dû avoir lieu : Dioncounda a-t-il bien fait de ne pas nous "reparler" des 23 ans d’exactions et de la chape de plomb ?
A l’ouverture de la session budgétaire de l’Assemblée nationale, le premier lundi du mois d’octobre, session qui renouvèle le bureau de l’Assemblée nationale, le président Dioncounda Traoré a fait un discours.
Cinquantenaire oblige, ce discours devrait refléter la position du peuple sur les tentatives de réécriture, d’effacement de la mémoire collective, d’instauration du statu quo ante. En effet, il a d’abord salué les efforts des pères fondateurs de notre pays conduit par le président Modibo Kéita dont le règne de 8 ans a permis la construction d’écoles pour tous et de nombreuses unités industrielles.
" Vingt-trois ans après la première République, le président Alpha Oumar Konaré et ses camarades, après quatorze mois d'une transition conduite par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, se sont vu confier par le peuple malien, la redoutable mission d'organiser la IIIe République, de conduire notre processus de démocratisation et de créer un Etat respectueux des droits fondamentaux et de la dignité de l'Homme".
Dioncounda Traoré a été très élégant. Tout autre à sa place aurait parlé effectivement des 23 ans de dictature de GMT. Il a préféré le silence, alors qu’il était là : il a été témoin, victime des sévices de GMT, acteur du renouveau du Mali. La complaisance ne sied pas à Dioncounda, et l’homme, tel qu’on le connaît (touchons du bois pour qu’il ne change pas) n’ira pas dans l’air du temps pour plaire à ATT.
En effet, s’il y a un débat nourri aujourd’hui sur cette pénible question, c’est bien la faute au général ATT qui confond réconciliation et restauration. Le pardon doit-il signifier pour nous oublie ? Passer par pertes et profits les assassinats, déportations, brimades, confiscations de liberté ? ATT a été du système GMT et il peine à s’en départir. Le fait qu’on lui laisse le champ, les ors et les honneurs signifie que le peuple n’est pas figé.
Mais, que se passe-t-il ? Celui qui débarque au Mali d’aujourd’hui, qui entend à longueur de journée le discours "Modibo a fait son temps, il a fait de son mieux, il est parti, GMT est venu, a fait son temps, de son mieux est parti, nous le saluons, AOK, ATT…" se demandera pourquoi il y a un Carré des martyrs, pourquoi avoir fait partir GMT. C’est assurément travestir l’histoire. Rien ne s’est passé de la sorte.
Le père de l’indépendance du Mali a été arrêté dans son élan par le coup d’Etat du 19 novembre 1968. Le Mali a connu 23 ans de déportations, d’exils, d’assassinats, de programme d’ajustement structurel, des mois sans salaires, de pillages des ressources…
Ces maux ont fini par révolter le peuple. Certains ont accepté le sacrifice suprême pour que le peuple se libère. D’autres se sont accrochés, ont tué pour conserver leurs privilèges. Alpha a été le chantre du renouveau, a régné le temps imparti, a fait des routes, des écoles, des centres de santé… Voilà l’Histoire du Mali.
Dioncounda a mis les 23 ans de recul dans tous les domaines de Moussa entre parenthèses, encore une fois, par élégance, car, ne l’oublions pas, ATT a voulu la réconciliation. Le premier geste, c’est de se taire, mais pas d’oublier. Si tous ceux qui font des sorties contre Dioncounda veulent qu’on en parle, il en sera ainsi : mais, pas par Dioncounda, pas à l’hémicycle. Dioncounda a un parcours militant que personne ne pourrait lui denier. Il a une posture qui ne lui permet pas d’entrer dans des querelles d’arrière-garde, la cause étant entendue.
Mais, s’il faut rappeler tous les jours les 23 ans de dictature et ce qui a suivi, s’il faut raviver les douloureux souvenirs, cela sera fait.
Alexis Kalambry

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VOL DE NOUVEAU-NE AU CSR
Des agents de santé de Kita aux arrêts
Après les émeutes de l’année dernière suite à l’assassinat d’un apprenti chauffeur par un garde qui avait mis la ville sens dessous dessus, la ville de Kita fait parler encore d’elle à cause du vol d’un nouveau-né.
Dans la nuit de mercredi 6 à jeudi 7 octobre, un enfant né par césarienne a été porté disparu au Centre de santé de référence (CSR) de Kita. Cette disparition a jeté le doute sur la sincérité des agents de santé qui ont été mis aux arrêts par la police locale.
Selon une source digne de foi, la femme désabusée a confié son bébé à une femme inconnue vu qu’elle soufrait de douleurs aux termes de sa délivrance. C’est cette femme inconnue qui aurait donc disparu avec le nouveau-né.
Informé par ses agents, le médecin chef du CSR de la Capitale de l’Arachide, Dr. Ismaïl Simaga, a aussitôt alerté la police. L’affaire a alors pris une nouvelle tournure. Pour les besoins de son enquête, la police a placé tous les agents de santé qui étaient de garde au moment des faits en détention préventive.
Cette situation a suscité l’émoi et la colère des hommes en blouse à Kita qui ont aussitôt déclenché, à travers leur syndicat, une grève de protestation contre ces arrestations.
Le médecin chef du Centre avec qui nous avons parlé hier n’a pas voulu donner d’amples informations. Cependant, le CSR est resté paralysé toute la journée d’hier à cause du fait que tout le personnel a décidé de soutenir les agents interpellés.
La police n’a quasiment aucune information sur la principale suspecte qui court toujours avec un bébé qu’elle n’a pas mis au monde et qui se moque de la souffrance que la maman biologique subit en ce moment.
Amadou Waïgalo

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COUR D’ASSISES DE BAMAKO
Blanchit de l’accusation de coups mortels
Boureima Coulibaly était accusé d’avoir donné volontairement la mort à son frère Abdoulaye. Après les témoignages de l’un de ses frères et l’intervention de son avocat, la Cour l’a reconnu non coupable.
Tout est parti quand Abdoulaye a aperçu la femme de son frère Boureima et sa copine regardant la télé pendant l’émission télévisé "Top étoile", il s’est alors mis dans tous ses états. Prétendant que c’est lui qui paye la facture d’électricité, il a éteint et le poste téléviseur et l’emporté dans sa chambre. Quant son frère aîné Boureima a voulu intervenir, une dispute suivie d’une lutte a éclaté entre les deux.
Après plusieurs heures de dispute et quelques minutes de lutte, Boureima s’empara d’un bâton pour frapper son frère cadet Abdoulaye qui s’est retrouvé avec un bras fracturé.
Cette fracture, selon sa femme, n’a pas empêché Abdoulaye de faire ce qu’il voulait, il continuait, a-t-elle avoué, à sortir la nuit pour boire et rentrait tard ivre. Ce n’est qu’après 5 jours qu’il a rendu l’âme à l’hôpital.
Le ministère public a affirmé sans certificat médical que ce sont les coups volontaires donnés par Boureima à son frère qui ont provoqué sa mort. C’est pour cette raison qu’il a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de l’accusation.
A la barre, le prévenu a reconnu avoir donner des coups à son frère sans l’intention de lui donner la mort. L’avocat de la défense ajoutera que le ministère public a failli à son devoir d’enquêtes pour savoir de quelle maladie est mort Abdoulaye, "car personne n’a été à la source des faits". Selon lui, le ministère public devait mener des investigations auprès du médecin d’Abdoulaye pour savoir s’il souffrait d’une autre maladie.
Dans le dossier, il n’a été mentionné nulle part qu’Abdoulaye a subi des examens médicaux en vue de poser un quelconque diagnostic. A la question de savoir si les coups donnés par Boureima ont provoqué la mort d’Abdoulaye, les jurés ont répondu non.
Conséquemment, la Cour a déclaré le prévenu non coupable des faits qui lui ont été reprochés.
Anne-Marie Kéita

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PROJET DE BUDGET 2011
Toujours dans le rouge
C’est courant cette session que les députés voteront le budget 2011. Cependant, au vu de la mouture adoptée et déposée par le gouvernement, la zone de turbulence est toujours là, avec un déficit de 142 milliards de F CFA.
Le budget d’Etat pour l’exercice 2011 est arrêté, selon la mouture déposée à l’Assemblée nationale : en recettes à 1184 milliards 11 millions de F CFA et en dépenses à 1326 milliards 196 millions de F CFA.
En 2010, il était de 1101,603 milliards F CFA en recettes et en dépenses à 1196,129 milliards F CFA avec un déficit prévisionnel de 94,525 milliards contre 127,304 milliards en 2009. Le budget de 2009, se chiffrait à 1001,800 milliards de F CFA en recettes contre 129,104 milliards de F CFA en dépenses. En 2008, les recettes étaient de 936,207 milliards de F CFA dans le budget rectifié, contre 1119,472 milliards de F CFA de dépenses.
Le budget d’Etat 2011 dégage un déficit prévisionnel de 142 milliards 185 millions de F CFA. Ce déficit sera financé par les ressources provenant des aides budgétaires extérieures et de la mobilisation de l’épargne à travers les titres d’emprunt émis par le Trésor.
La première analyse que l’on peut faire est le manque de rigueur et de volonté de se sortir du déficit. En effet, sur trois ans, il a évolué en dents de scies : tantôt en hausse, tantôt en baisse. Même si les lois de règlements sont maintenant déposées en même temps, elles montrent un gap considérable entre ce qui est adopté et l’exécution sur le terrain.
Alexis Kalambry

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DOSSIER ; LE MALI ET SA DEFNSE NATIONALE
MALI-BURKINA
Les guerres maliennes
Depuis sa naissance, l’armée malienne a livré deux guerres contre son voisin la Haute-Volta en 1974 et le Burkina Faso en 1985.
Au mois de novembre 1974, des incidents frontaliers opposent des troupes maliennes aux troupes voltaïques. Très vite des rumeurs faisant état que des Maliens molesteraient des Voltaïques provoquèrent des réactions contre les Maliens à Bobo-Dioulasso. Les ingrédients étaient ainsi réunis pour l’éclatement de la première guerre entre le Mali et le Burkina Faso.
Les tractations auront vite raison de la fougue des présidents Moussa Traoré du Mali et Sangoulé Lamizana de la Haut Volta. C’est ainsi que la guerre - qui n’a pas été marquée par des opérations militaires de haute portée - va connaître sa fin en juin 1975 à la faveur d’une conférence des chefs d’Etat ouest-africains à Lomé.
Dix ans après l’étape togolaise, les deux pays se laissent aller à leurs humeurs bellicistes. La guerre fait re-belote en 1985. C’est la deuxième guerre du Mali avec le même voisin entre temps rebaptisé Burkina Faso, "le Pays des hommes intègres" en 1984 par le président Thomas Sankara qui avait renversé le médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo, tombeur du colonel Saye Zerbo, qui avait renversé le général Sangoulé Lamizana en 1980. Les deux pays se disputèrent une bande, la "Bande d’Agacher".
Le 25 décembre 1985, tôt le matin le Mali déploya une véritable armada contre le Burkina qui est attaqué en divers endroits de la frontère. 150 chars sont mis à contribution dont 21 attaquèrent la ville de Koloko. A 6 h 30 des Mig-21 bombardèrent les localités d’Ouahigouya. Même les cours des églises et les châteaux d’eau ne sont pas épargnés en ce jour de Noël. La réaction burkinabé ne se fit pas attendre.
Mesures de rétorsion : "le Pays des hommes intègres", bien mal loti en matériels de guerre, envoie tout ce qui lui restait d’armes de combat à savoir les deux Marchetti de marque italienne pour bombarder la ville de Sikasso le 27 décembre. La guerre de Noël fera de part et d’autre des pertes en vies humaines et des blessés.
Cette guerre suscitera l’indignation et la honte surtout dans la région ouest-africaine et se fera appeler, non sans ironie, par la presse occidentale "la guerre des pauvres". Face à l’acuité de la situation, la machine diplomatique africaine se mettra en branle. Du président Abdou Diouf du Sénégal qui assurait la présidence de l’OUA au président Seyni Kountché en passant par Chadli Bendjedid de l’Algérie et Didier Ratsiraka de Madagascar, tous vont jouer les bons offices.
Il a fallu attendre le 22 décembre 1986 pour que le verdict de la Cour internationale de la justice - elle avait le dossier depuis 1983 - mette fin à la guerre de la "Bande d’Agacher". Selon ce verdict, le Burkina conserve au nord-est la mare de Soum et la rivière Beli. Le Mali, de son côté, bénéficie des "quatre villages" à l’ouest. Ainsi se dissipa le spectre de la guerre des deux pays les plus pauvres du monde.
Moussa Camara
(stagiaire)

 

ARMEE MALIENNE
L’Assemblée, vigile de la défense nationale
La défense de l’intégrité du territoire national ainsi que la sécurité des personnes et des biens est une mission régalienne des forces armées et de sécurité. Le contrôle de la défense nationale est exercé au niveau du Parlement à travers une commission dénommée : Commission de la défense, de la sécurité et de la protection civile.
Le Parlement exerce un contrôle sur la politique de défense nationale du pays. Cette tâche est assurée par la Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la protection civile, la 4e sur les 11 commissions que compte l’Assemblée nationale. La composition de la Commission reflète la force numérique de chaque parti au Parlement.
" Tous les projets de lois et propositions de lois dans le domaine de la défense, de la sécurité sont soumis au préalable à l’examen de cette commission avant d’être débattus en plénière", expliquent les honorables Moriba Kéita et Mahamane Ibrahim Touré, deux membres.
Le Parlement ou du moins la Commission défense nationale, sécurité et protection civile, assume une grande responsabilité dans le dispositif de la défense nationale. A travers ses rapports débattus et approuvés par l’Assemblée nationale toutes les lois relatives à la sécurité sont prises. C’est également sur ses avis que l'Assemblée nationale, réunie spécialement à cet effet, peut autoriser la déclaration de guerre contre l’ennemi et non pas prendre l’initiative, car cela ne relève pas de sa compétence.
Dans la politique de défense nationale, l’Assemblée nationale ne peut non plus prendre l’initiative de déclarer l’état d’urgence et l’état de siège. Ils sont décrétés par le président de la République lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité du territoire national ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu.
Le président prend alors les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances, après consultation du Premier ministre, des présidents de l'Assemblée nationale et du Haut conseil des collectivités ainsi que de la Cour constitutionnelle. Il en informe la nation par un message. L’'état d'urgence et l'état de siège sont décrétés en conseil des ministres (article 72 de la Constitution). Mais leur prorogation au-delà de dix jours ne peut être autorisée que par l'Assemblée nationale.
Dans notre politique de défense nationale, le Parlement, toujours dans sa mission de contrôle, a le pouvoir de contrôler les entreprises publiques d'armement. Ces pouvoirs sont cependant limités en cas de guerre. De même, il peut donner un avis sur l'envoi de troupes à l'étranger dans le cadre de la paix et la sauvegarde de l’Unité africaine comme le prône notre Constitution qui admet la cession d’une partie ou de tout le territoire au profit de la réalisation de l’unité africaine.
Dans son travail, la Commission veille à ce qu’un budget conséquent soit affecté à la défense nationale afin de permettre aux forces de sécurité d’assurer leurs missions. Plusieurs lois ont été approuvées allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail des forces armées et de la sécurité.
Denis Koné

 

MICRO TROTTOIR
Des Moptiens parlent de la défense nationale
Dans le micro trottoir ci-dessous, des habitants de la région de Mopti se prononcent sur la défense nationale.
Diadié Komou (pêcheur) :
" La défense nationale concerne tout le monde. Lors du défilé du 22 septembre on nous a montré des nouveaux armements. Notre armée a beaucoup évolué. Je pense que notre défense nationale est aujourd’hui assurée".
Mah Guindo (commerçante) :
" Je fais confiance à notre armée. Il y a toujours des hommes au Mali. L’Etat a doté notre armée de nouveaux matériels. Tout cela nous rassure".
Oumar Sidibé (administrateur civil) :
" Il n’y a pas d’Etat sans une armée forte. L’armée malienne, qui a beaucoup évolué de l’indépendance à aujourd’hui, est aujourd’hui très respectée. Ce qu’on déplore aujourd’hui, c’est l’intervention d’armées étrangères sur notre territoire. Ceci n’est pas une bonne chose".
Kassim Traoré (hôtelier) :
" Je me pose souvent la question sur le rôle de notre armée. Aujourd’hui, la France ou la Mauritanie peut venir nous bombarder s’il doute de quelque chose. Nous sommes en insécurité".
Propos recueillis, à Mopti, par
Sidiki Doumbia

 

ARMEE MALIENNE
Un vivier de casques bleus
Malgré deux guerres livrées au Burkina Faso en 1974 et en 1985 à propos de la bande de l’Agacher (une zone frontalière supposée riche en ressources minéralogiques et revendiquée par Ouagadougou et Bamako), le Mali est demeuré constant dans sa quête de bon voisinage, de paix et de sécurité. On chercherait en vain des intentions bellicistes ou de velléités hégémonistes aux dirigeants qui se sont succédé dans ce pays.
Signataire de nombreux accords - qui sont en fait des mécanismes de prévention ou de gestion des conflits -, le Mali a été membre à part entière de l’Accord de non-agression et de défense (Anad) dans le cadre de l’ex-CEAO (Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest). Il a joué et joue aussi un rôle de premier plan dans l’Ecomog, qui est la force de stabilisation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Eu égard à ses engagements en faveur de la paix internationale et de la coexistence pacifique, les Forces armées, à l’instigation des autorités politiques et sous la bannière de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, actuelle Union africaine) ou de l’Organisation des Nations unies (ONU), ont participé à des missions d’interposition et ou de maintien de la paix un peu partout en Afrique et dans le monde.
Des contingents maliens ont ainsi été déployés dans des pays naguère en guerre civile comme la Sierra Leone, le Libéria, le Rwanda, le Burundi, la RDC… dans les années 1990. Le colonel Minkoro Kané, ancien chef d’état-major de l’armée de terre, et sa troupe ont fait preuve d’une bravoure légendaire dans une attaque du contingent malien en Sierra Leone, à l’époque plongée dans les pires atrocités.
Des forces de sécurité, surtout des policiers, sous l’égide des Nations unies, ont également contribué de façon positive au retour de la stabilité en Haïti en proie à des convulsions politiques à partir de 1993 après le coup d’Etat qui a renversé le président Aristide.
Tout comme l’engagement du Mali, inscrit dans la Constitution, à céder tout ou partie de sa souveraineté au profit de la réalisation de l’unité africaine, la présence de l’armée malienne sur le front de la paix internationale résulte de l’option politique prise à l’indépendance du pays, le 22 septembre 1960.
Des libérateurs avant tout
Tout en prônant une économie de type socialiste, le Mali n’en demeurait pas moins un des ténors du Non-alignement. Se démarquant des blocs Est ou Ouest, le Mouvement des Non-alignés, sous l’impulsion du maréchal yougoslave Tito, se voulait une sorte de tampon en ce temps de guerre froide. Ses objectifs fondamentaux étaient : le maintien de la paix et de la sécurité internationales, la non-prolifération des armes nucléaires et la libération des peuples asservis.
Les militaires maliens déployés sur les terrains d’opérations aux premières heures de l’indépendance peuvent donc être considérés comme des libérateurs. Ils ont, dans tous les cas, formé, principalement en Tanzanie, des combattants de la liberté pour l’Angola, le Mozambique, etc. en butte alors à une féroce occupation du Portugal du général Salazar.
Le chef de l’Etat de 1968 à 1991 a été de ceux qui ont aidé à former les forces du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) et du Front de libération du Mozambique (Frelimo), de la Swapo, de l’ANC. Amilcar Cabral, héros de la lutte au Cap-Vert et en Guinée-Bissau, avait aussi bénéficié de l’appui du Mali dans sa quête de liberté pour ces deux pays lusophones de l’Afrique de l’Ouest.
Au total, l’armée malienne peut se targuer d’avoir contribué, dans la mesure de ses moyens, à la paix internationale. La riche expérience engrangée par les centaines de militaires, gendarmes, gardes nationaux et policiers maliens de tous grades mérite d’être partagée pour davantage préserver les acquis en matière de paix internationale.
Assurément, l’Ecole de maintien de la paix (EMP) Alioune Blondin Bèye possède sur place un vivier sur lequel elle peut s’appuyer pour mieux former ses auditeurs, futurs propagateurs de la quiétude.
A. M. Thiam

EPILOGUE
Les options militaires
Le Mali accéda en septembre 1960 à l’indépendance politique par la voie de la négociation avec l’ancienne puissance colonisatrice (la France) et non par l’action d’un quelconque mouvement de libération comme ce fut le cas en Algérie et dans certaines colonies portugaises d’Afrique centrale et orientale.
Il avait toutefois adhéré dès 1945 au vaste mouvement de lutte anti-colonialiste, le RDA, qui avait regroupé la plupart des leaders politiques africains œuvrant pour l’accession de leur pays à l’indépendance et dont le 1er congrès s’était tenu à Bamako en octobre 1945. Le contexte particulier de la décolonisation dans les colonies françaises d’Afrique fit que cette lutte pour l’indépendance se fit dans un cadre pacifique favorable aux négociations entre responsables politiques français et leaders et chefs de partis politiques africains.
Les indépendances ainsi octroyées, selon la formule consacrée, furent suivies par la signature d’accords multiples avec l’ancienne autorité de tutelle, notamment dans le domaine de la défense, les 3/4 des nouveaux Etats n’ayant pas encore d’armée nationale pour assurer la défense du territoire. Dans beaucoup de pays d’Afrique occidentale par exemple, la France fut appelée au secours pour non seulement s’occuper des problèmes de défense, mais également prendre en charge la formation des cadres militaires et régler les différends territoriaux avec d’autres pays.
Le Mali, pour sa part, refusa cette solution de facilité et opta pour la mise sur pied d’une armée nationale sur les embryons de l’ancienne armée coloniale et, ceci, en dépit de l’existence d’un environnement politique hostile tout acquis à la France.
Dans cet esprit, dès le 20 janvier 1961, en prélude à la création de la nouvelle armée nationale, il fit évacuer toutes les bases militaires françaises de l’ensemble du territoire national. L’armée nationale ayant été créée, le général Abdoulaye Soumaré en fut nommé chef d’Etat-major général et il le resta jusqu’à sa mort le 20 octobre 1963. A la même période, le 29 octobre 1963, le Mali réussit, avec l’aide de Haïlé Sélassié, l’empereur d’Ethiopie, à résoudre à Bamako le conflit frontalier qui opposait l’Algérie au Maroc.
Le Mali fut, dans les années 1960, l’un des rares pays d’Afrique de l’Ouest à inscrire dans le texte de sa Constitution sa disponibilité à céder partie ou totalité de son territoire national en vue de la réalisation de l’Unité africaine chère aux dirigeants de l’US-RDA.
Qualifié de pays progressiste avec la Guinée et le Ghana, en raison de ses engagements politiques opposés aux vœux de l’ancienne métropole, le Mali fut longtemps boudé par la France dans le domaine de la défense avant de voir cette politique remise en cause par le coup d’Etat militaire de 1968 qui fut l’occasion pour la France d’y reprendre pied.
De 1960 à 1968, si la coopération militaire avec l’ancienne puissance colonisatrice ne fut pas complètement stoppée, elle fut tout au moins réduite au strict minimum au profit des pays socialistes d’Europe de l’Est et d’Asie. Il faut dire d’ailleurs que l’orientation socialiste du régime de l’US-RDA ne lui laissa d’autre choix que la coopération militaire avec les pays socialistes se substitua au matériel de marque française ou d’autres pays capitalistes d’Europe.
Dans le cadre du soutien à apporter aux peuples et mouvements de libération nationale en lutte pour l’indépendance, ainsi que le recommandait la constitution de septembre 1960, le Mali envoya des instructeurs militaires aux combattants de la Swapo et de l’ANC.
Basés dans les pays de la ligne de front (Tanzanie, Zambie et même Zaïre), ces officiers maliens participèrent à la formation militaire des combattants de ces mouvements de libération nationale, faisant ainsi voir la détermination politique du Mali à œuvrer pour la libération du continent.
Dans le cadre des relations internationales, l’US-RDA élabora une diplomatie active tournée vers la coopération militaire et politique avec l’ex-URSS et les autres pays socialistes du monde. Avec comme principes majeurs la lutte contre le colonialisme et le néocolonialisme, la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats, le soutien aux peuples et mouvements en lutte pour leur libération, le respect du non-alignement, etc, le Mali compta parmi les nations africaines fréquentables entre 1960 et 1968.
Dans le même de temps, sa politique de défense pacifique fut saluée par presque tous les voisins hormis ceux qui étaient actionnés par la France. La justesse des positions de l’US-RDA dans le domaine de la défense, fut telle que le CMLN d’abord, l’UDPM ensuite, ne purent faire autrement que de s’y conformer religieusement des années après 1968.
Facoh Donki Diarra

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MALI-LIBERIA
Aigles, le peuple vous attend !
A peine sortis d’un match difficile au Cap-Vert, les Aigles aborderont, demain soir, un virage décisif pour le compte de la 2e journée éliminatoire de la Can-2012 au stade du 26-Mars. Un rendez-vous capital face aux Lone Star du Libéria.
La défaite face aux Requins Bleus du Cap-Vert impose à l’équipe nationale de faire le plein lors des prochains matches, à commencer par celui contre le Lone Star. A Praïa, l’équipe nationale a fait une prestation quelconque. Si elle était appliquée défensivement, l’animation offensive laissait à désirer avec un duo Modibo Maïga/Mamadou Samassa qui n’a que rarement réussi à se trouver et un Bakaye Traoré, placé derrière eux, qui ne semblait pas avoir les jambes pour tenir le combat.
Face aux coéquipiers d’Oliver Makor, la tâche peut s’avérer difficile si la sélection ne prend pas tout de suite le match par le bon bout. Les désillusions de ces derniers temps doivent inciter les Aigles à ne plus sous-estimer un adversaire prétendument faible.
La préparation face à la Guinée n’avait pas permis de voir grand-chose mais le match à Praia fut parlant. Les Aigles manquent de cohésion et de confiance, les rares enchaînements ne doivent pas masquer la grande difficulté pour approcher des buts adverses.
Si les autres secteurs ne semblent pas être de nature à compliquer la tâche, les automatismes ne sont pas encore là.
Le Liberia a commencé sa phase de qualification de manière laborieuse avec un nul arraché à domicile, face à des Zimbabwéens qui ne cessent de progresser. Depuis la retraite de Georges Weah, le Libéria n’a plus eu beaucoup l’occasion de briller sur le continent et se retrouve dans le peloton des équipes les plus faibles d’Afrique.
Il s’agira, pour les Libériens, de tenir le plus longtemps et de jouer les contre à fond. C’est l’adversaire contre lequel il faut marquer assez tôt. Djilla et ses camarades doivent prendre 3 points et montrer un visage rassurant.
Reprendre confiance, se replacer dans la course et corriger le mauvais départ, tels sont les enjeux de la rencontre qui aura lieu demain samedi au stade du 26 Mars avec un trio arbitral togolais.
Aigles le peuple attend de vous son cadeau du cinquantenaire !
Boubacar Diakité Sarr

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