Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois d'octobre

Les Echos du 07 octobre

 

CITE DE LA SOLIDARITE
La place publique anarchiquement occupée
A la Cité de la solidarité (Commune I), des implantations se trouvent aussi bien sur la place publique que sur des voies d’accès, compromettant du coup la mobilité en violation du plan du lotissement du quartier.
La Cité de la solidarité en Commune I du district n’a pas échappé à l’attrait des spéculateurs fonciers. Depuis 2005, elle fait l’objet de convoitises. De dénonciation en dénonciation, les résidents de la Cité étaient parvenus à freiner les spéculateurs dans leur élan. Malheureusement, 4 années plus tard, des accapareurs se signalent de nouveau sur le site au grand dam des populations.
En réalité, l’image qu’offre aujourd’hui la Cité de la solidarité au visiteur est décevante. Après les tentatives avortées d’implantations de bornes en 2005 et qui ne répondaient à rien, le scénario a repris de nouveau avec cette fois-ci l’occupation dans l’illégalité de l’espace réservé à la place publique mais aussi des voies d’accès. Toutes choses contraires au plan de modification du titre foncier n°167 de Sotuba, qui définit clairement la place publique et les rues.
De la rue de 15 m du côté ouest de la Cité à celle du Sud allant vers le fleuve en passant par le Nord allant vers le goudron à la place publique de 69 m x 34 m du côté ouest, il y a des implantations effectuées à tous ces niveaux par des spéculateurs fonciers. Sans être inquiétés par qui que ce soit, ils viennent opérer (mesurer) nuitamment. Conséquence : la Cité de la solidarité est bouchée et encerclée par des occupations illicites.
Plus grave, une certaine Mme Sokona Kanté dite Mme "Sauce" a construit sur la place publique deux étages contigus qu’elle a mis en bail. Pendant que ce problème reste entier, une autre personne est venue s’ajouter au lot en mesurant la devanture de Sokona soit le reste de la place publique. "Pour nous, les spéculateurs ont abandonné. Malheureusement, ils sont là", constate-t-on à la Cité de la solidarité.
N’eût été l’engagement de l’Association des bénéficiaires de la Cité de la solidarité de Sotuba (ABCISS), l’espace réservé au lieu de culte aurait été "attribué". Il a été démontré que c’est le gouverneur du district, Ibrahim Féfé Koné, qui l’avait attribué à la Société Madala Kouma. Ce dossier a fait long feu parce qu’annulé par la suite. Du fait de l’action des spéculateurs fonciers, la Cité de la solidarité ne dispose pas à présent d’un lieu de loisir (terrain de foot, de basket…)
Au regard de l’évolution inquiétante de la situation, l’ABCISS a écrit plusieurs lettres à Ousmane Issoufi Maïga, alors Premier ministre, aux ministres de l’Administration territoriale, de l’Urbanisme et de l’Habitat… Des brigades ont été envoyées pour vérification sur le terrain. Malgré tout, le problème reste entier.
De l’avis de Cheickna Traoré, secrétaire administratif sortant de l’ABCISS, "ceux qui vérifient sont généralement ceux qui sont impliqués". Il se souvient que la Cité de la solidarité a traversé de nombreuses périodes difficiles. Il en est du problème d’éclairage public, du manque de caniveaux, etc. qui ont par la suite trouvé leur solution avec l’avènement de l’Association.
Ce n’est pas pour rien que les populations de la Cité de la solidarité ont balisé les rues en plantant des eucalyptus tout au long. "Nous avons cotisé pour mener ce travail. C’était pour empêcher l’occupation illicite de nos rues", explique M. Traoré.
Une certitude : si rien n’est fait pour arrêter les occupations illicites dans la Cité, il y aura l’encerclement sans issues du quartier avec son corollaire d’inondations en cas de fortes pluies.
Mohamed Daou

Acceuil


RENOUVELLEMENT DU BUREAU DE L’A. N.
Les états-majors des partis en concertation
Les concertations dans les états-majors des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale pour la formation du nouveau bureau ont commencé.
" Il s’agira de trouver rapidement un nouveau bureau de consensus pour s’attaquer aux projets et propositions de lois. Je crois qu’il n’y aura pas trop de bouleversements et des partis comme la Codem et le PDES pourraient faire leur entrée dans le nouveau bureau. Si ces deux partis venaient à rentrer dans le bureau, cela ne changera rien de fondamental, car le bureau, selon le règlement intérieur de l’Assemblée, se doit de refléter la configuration de l’Assemblée nationale", analyse un ancien secrétaire parlementaire.
Cette rentrée parlementaire se déroule dans un contexte politique nouveau avec la création du Parti pour le développement et la solidarité (PDES) qui dispose de députés naguère indépendants à l’Assemblée nationale. La Convergence pour le développement du Mali (Codem) dont le chef de file est l’honorable Ousseyni Guindo, précédemment indépendant et secrétaire parlementaire dans le bureau sortant, pourrait former son groupe parlementaire avec ses six députés.
Selon de sources proches de la direction de l’Union pour la République et la démocratie (URD), tout est mis en œuvre pour sauvegarder l’image du parti. Au cours du renouvellement d’octobre 2009, le parti que dirige Younoussi Touré avait été secoué par un "incident" quand deux députés prétendants à des postes dans le bureau de l’AN ont manqué de peu de se "canarder".
Le Parena et le parti Sadi vont-ils faire leur rentrée ? Nos tentatives pour joindre certains interlocuteurs ont été vaines. Si ces deux partis faisaient leur entrée dans le bureau, ce serait un vrai bureau consensuel pour l’année 2010-2011.
Denis Koné

[haut]

Acceuil


COUR D’ASSISES DE BAMAKO
Une tentation qui coûte 10 ans de prison ferme
Accusé de vol, de viol et de tentative d’assassinat, Lamine Fané a été condamné mardi à 10 ans de réclusion ferme. Son complice Naman Kéita écope de 5 ans d’emprisonnement.
Lamine Fané et ses complices étaient à la barre le 5 octobre 2010 pour répondre de leurs actes. Habitant de Kalabankoro-Plateau depuis 1993, chauffeur de taxi, Lamine Fané est accusé de vol, de viol et de tentative d’assassinat.
Dans la nuit du 21 décembre 2007, Lamine et son complice se sont introduits dans la famille Touré emportant avec eux un ordinateur, un téléviseur, un magnétoscope, un tapis et une imprimante. Certains de ces effets ont été retrouvés chez Lamine. Comme si cela ne suffisait pas, le chef des malfaiteurs a violé la belle-sœur de M. Touré qui avait sa chambre en bas.
Le 4 avril 2008, le même Lamine commet une tentative d’homicide sur son ex-fiancée Aminata Touré. En effet, Aminata Touré et Lamine étaient engagés dans un lien de mariage coutumier. Ayant rompu, Lamine, n’a trouvé d’autre moyen d’assouvir sa haine que d’attendre tard dans la nuit, aux environs de minuit, pour se transporter dans sa chambre au domicile paternel où l’ayant trouvé endormie, il emporte avec l’aide d’autres malfaiteurs la moto, deux valises d’habits cousus et non cousus, les diplômes et la mallette avant d’administrer des coups de couteau à sa victime.
Les enquêtes préliminaires ont abouti à l’arrestation de Lamine et de ses complices par le commissariat de police du 9e arrondissement. Devant le juge d’instruction, ils ont reconnu les faits et à la barre ils les ont reconnus partiellement sous prétexte que ce sont sous les coups de cravache des policiers qu’ils avaient reconnu les faits devant le juge d’instruction.
Le ministère public a demandé à la Cour de retenir les accusés dans les liens de l’accusation. L’avocat de la défense, Me Togola, dans sa plaidoirie, dira que même si certains objets ont été retrouvés chez Lamine, cela n’est pas une preuve palpable de sa culpabilité.
Après plus de 3 h d’audience, les jurés ont déclaré Lamine Fané et Naman Kéita coupables, mais en leur accordant des circonstances atténuantes. Ils ont été condamnés respectivement à 10 ans et 5 ans de prison ferme et au remboursement de la somme de 2 millions F CFA à la victime Aminata Touré en termes de dommages et intérêts.
Sékouba et Cheick Djiré, accusés de complicité dans ces affaires, ont été condamnés à la réclusion à perpétuité par contumace.
Anne-Marie Kéita

[haut]

Acceuil


MAMADOU SOW, ENSEIGNANT A NIORO
" Le niveau des élèves reflète celui des maîtres"
Enseignant expérimenté et engagé, Mamadou Sow, promoteur d’une école privée à Nioro se considère aujourd’hui comme un maître heureux. Dans cette interview, il nous révèle l’identité de certains de ses anciens élèves qui sont aujourd’hui des personnalités du pays, parmi lesquels Mme Sy Kadiatou Sow, Marimantia Diarra… M. Sow met en cause le niveau de ses collègues d’aujourd’hui qui manquent, selon lui, d’engagement et d’amour pour leur métier. Entretien !

Les Echos : Quel sont, selon vous, les messages que les autorités voulaient transmettre en procédant à Nioro du Sahel au lancement de l’année scolaire 2010-2011 ?

Mamadou Sow : A mon avis, les autorités, à travers le Premier ministre, viennent de nous mettre la pression, car maintenant nous nous devons ici à Nioro de placer cette année scolaire sous des bons auspices pour qu’elle soit belle et paisible et que nous puissions obtenir des résultats concrets et performants.
Les Echos : Les taux de réussite aux examens de fin d’année dans l’enseignement fondamental étaient faibles. Quelle appréciation faites-vous de ces résultats ?

M. S. : D’abord je crois que ces résultats reflètent le niveau réel des élèves. L’analyse de ces résultats suppose que notre système éducatif a été refondu, ce qui nous oblige à faire un travail bien fait et promouvoir la culture de l’excellence en tant que parents d’élèves, autorités mais surtout en tant qu’enseignants. Il s’agit de rendre le niveau de nos enfants plus compétitif au moment où l’intégration sous-régionale devient décisive.

Les Echos : Quelle différence il y a à votre avis entre vos collègues d’avant et ceux d’aujourd’hui ?

M. S. : Une très grande différence ! Je peux me considérer actuellement comme un vieil enseignant, car j’ai commencé à travailler en 1974 et si tout va bien je dois faire valoir, dans deux mois, mes droits à la retraite pour m’occuper de mon école. Je peux déjà être fier du service que j’ai rendu à mon pays et je peux vous citer quelques-uns de mes anciens élèves dont Mme Sy Kadiatou Sow, Marimantia Diarra, Hamed Diané Séméga qui occupent de hautes fonctions dans l’administration. Cela constitue pour moi un motif de satisfaction. Je suis en mesure de montrer aujourd’hui certaines des notes de ces personnalités que j’ai eu à enseigner en 7e année fondamentale.
Tout ce que je peux vous dire, c’est que notre génération est venue dans l’enseignement par vocation et par amour du métier. A l’époque, nous avions une admiration profonde pour nos maîtres. Aujourd’hui, nous assistons malheureusement au sein de nos écoles à une sorte de mercantilisme et d’égoïsme qui prédominent la vocation et l’engagement. Autrefois, pour devenir enseignant, il fallait signer un engagement décennal. Aujourd’hui, nous avons des enseignants qui n’ont pas le profil du métier, mais qui viennent cependant pour s’enrichir. En conclusion, le niveau réel des élèves est le reflet du niveau des enseignants.

Les Echos : Certains spécialistes lient la faiblesse du taux de scolarisation à Nioro à des pratiques socioculturelles comme le mariage précoce. Que faut-il faire pour améliorer ce taux ?

M. S. : Effectivement le cercle de Nioro connaît un taux élevé de mariage précoce. L’Etat a déjà consenti d’énormes sacrifices par la construction d’infrastructures scolaires visant à rapprocher l’école des villages et des populations pour rehausser le taux de scolarisation, principalement celui des filles qui sont beaucoup plus concernées par le mariage précoce.
Les ethnies les plus nombreuses à Nioro sont les Peuls et les Soninkés qui préfèrent aller derrière leurs troupeaux ou partir à l’exode. Aussi la carte scolaire n’a pas été développée ici parce qu’il n’y a pas assez d’écoles. De l’indépendance à maintenant, il y a encore de grands arrondissements dans le cercle de Nioro qui n’ont pas une seule école. C’est la somme de tous ces facteurs qui contribue à la faible scolarisation à Nioro du Sahel.
Propos recueillis, à Nioro, par
Amadou Waïgalo

[haut]

Acceuil


La rentrée scolaire 2010-2011 effective
Les élèves ont retrouvé le chemin de l'école lundi à Sikasso. Les autorités régionales ont sillonné la Capitale du Kénédougou pour s’imprégner de l’effectivité de la rentrée des classes.
La rentrée scolaire 2010-2011 a officiellement débuté le 4 octobre 2010 sur tout le territoire malien. Finis donc les grasses matinées, les voyages, les colonies de vacances, les parties de thé et le cinéma pour les élèves. Place désormais aux cahiers, livres, exercices et devoirs.
C’est le constat fait dans certains établissements de la ville de Sikasso par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Kamafily Sissoko, accompagné du directeur de l’Académie de Sikasso, Alfousseiny Sall, des membres de la Fédération régionale des parents d’élèves pour vivre cette première journée des classes.
Si rentrée scolaire rime avec angoisse et préoccupations, pour les parents d’élèves, soucieux de trouver les moyens financiers et matériels ainsi qu’une place pour une bonne scolarisation de leurs enfants, elle est aussi synonyme de retrouvailles pour les "anciens" élèves.
La preuve : les cris de joie, les accolades et autres embrassades qui fusaient dans les établissements fondamentaux secondaires et professionnels publics ou privés, sous le regard des enseignants et de l’administration scolaire. Ils étaient nombreux à venir prendre leurs emplois de temps de l’année. Les élèves des classes de terminale dans les lycées visités ont débuté les cours sitôt l’installation terminée.
Pour les directeurs des établissements, c’est une manière de montrer aux élèves que les examens, en l’occurrence le baccalauréat, se préparent dès le premier jour de classe. "Il est vrai que c’est le premier jour des classes, mais nous pensons qu’il faut d’ores et déjà faire savoir aux élèves en classes d’examen que les vacances sont finies et que l’on attend beaucoup d’eux", a laissé entendre le directeur de l’Académie d’enseignement.
Si, pour beaucoup d’élèves les problèmes de place et de frais de scolarité sont réglés, certains d’entre eux ne savent toujours pas où ils vont étudier cette année. Il s’agit des admis au diplôme d’études fondamentales (DEF) de la session de juin 2010 et certains parents qui attendent toujours la dernière minute pour s’occuper de la scolarité de leurs enfants. Ils se bousculaient lundi auprès de l’administration pour demander des places.
Toujours est-il que partout le représentant de l’exécutif régional a prodigué des conseils. Il a mis l’accent sur la concertation et la consultation afin de gérer les problèmes qui pourraient surgir au cours de l’année scolaire.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

[haut]

Acceuil


 

PHENOMENE DE SOCIETE
Le thé, une véritable institution au Mali
Que ce soit à la maison, chez des amis, au grin, voire au bureau, le thé se boit sans modération sur tout le territoire malien. Retour sur un phénomène de société.
" Tu prends un verre ? C’est le premier !" Plus qu'une simple infusion, le thé est une constante dans toutes les couches de la société malienne. Souvent appelé "boisson nationale", c’est l’un des produits les plus courus de la population et aussi l’un des moins chers, ce qui en fait sa force. Prendre le thé est un loisir. Les trois prises durent en moyenne 1 h 30 et sont souvent accompagnées de causeries et de franche rigolade.
C’est surtout un moyen de se retrouver à moindre coût : à 100 F CFA les 20 grammes, il reste beaucoup moins cher qu’une sortie dans un maquis. "Je prends le thé avec mes amis après les cours pour me détendre, et cela revient moins cher que d’aller boire une bière en ville", déclare Fodé étudiant à la Faculté de droit de Bamako. "J’apprécie vraiment cette pratique, car elle nous permet de nous retrouver et de partager entre jeunes du même âge", poursuit-il. Le partage est le mot qu’on retrouve le plus dans la bouche des "preneurs de thé".
Pour subvenir aux frais que cela englobe : charbon, sucre et thé, les membres d’un même grin cotisent tous les mois ou toutes les semaines. "Chaque membre du grin - environ 10 personnes - paie 500 F CFA par mois pour toutes les dépenses du groupe", selon Péro, membre d’un grin d’ATT-Bougou.
Plus de 16 994 tonnes en 2008
Doté de plusieurs vertus, le thé n’en reste pas moins contre-indiqué et déconseillé dans certains cas. Le produit augmente la vigilance, lutte contre le stress et facilite la digestion, mais un excès de thé provoque des palpitations cardiaques, des maux de tête et une vision trouble. Il peut donc être dangereux pour la santé. Les Maliens ont une fâcheuse tendance à en abuser et selon plusieurs observations, plus ils sont pauvres et désœuvrés, plus ils en consomment.
Avec près de 30 % de chômeurs, l’industrie du thé sait où trouver sa clientèle. De plus, le consommateur a l’embarras du choix dû à l’abondance des marques. Habituellement importé de Chine, le thé pèse lourd dans la balance commerciale du Mali. Plus de 16 994 tonnes ont été écoulées en 2008 au Mali.
Le secteur attire de plus en plus d’importateurs. "Ce qui est le plus regrettable, c’est que parmi ces thés, il y a une bonne partie qui échappe au circuit normal et est introduite chez nous à partir de la Mauritanie, de l’Algérie", selon un responsable de la direction nationale du commerce et de la concurrence qui traite des intentions d’importation de thé vert.
Kaourou Magassa



[haut]

Acceuil


 

AIGLES DU MALI
Encore des problèmes
A peine arrivés à Kabala, les joueurs sont confrontés à des difficultés et pas des moindres. Le premier est la restauration… en attendant.
Kalifa Cissé, Drissa Diakité, Sigamari Diarra, Ismaël Kéita, Adama Tamboura, Bakaye Traoré, Issiaka Eliassou, Sambou Yattabaré, Moustaph Yattabaré, Mohamed Traoré, Adama Kéita, Soumbeyla Diakité. Ces joueurs, arrivés les premiers au Centre pour sportifs d’élite Ousmane Traoré de Kabala, sont restés sans manger.
Approché par nos soins, le premier responsable des Aigles avoue : "Lundi, nous sommes allés dans un hôtel de Bamako pour faire manger les joueurs et aujourd’hui je ne sais pas si on mangera. Que dire encore pour demain. Le constat est amer", raconte Giresse.
Alain Giresse, auparavant en conférence de presse de publication de la liste des joueurs convoqués, avait levé le voile. En effet, pour leur première nuit à Kabala, les Aigles ont passé un des moments durs comme si nous étions à une autre époque. Le problème est d’ordre organisationnel.
On apprend que c’est la belle-sœur du 1er vice-président de Malifoot, chargé des Aigles, qui a apporté du repas aux joueurs dans un premier temps. Pis, ils sont allés dans un hôtel en ville pour assouvir leur faim. A quelques jours du match capital contre le Libéria, la sérénité est loin d’être de mise dans le nid des Aigles. Et pourtant, on semblait dire que toutes les dispositions étaient prises pour l’accueil des poulains de Giresse.
Selon une source du département de la Jeunesse et des Sports, la directrice de Kabala avait pris l’initiative de faire manger les joueurs à l’Hôtel Olympe aux frais du ministère et des joueurs eux-mêmes. Et des dispositions idoines avaient été prises pour leur déplacement.
Informé, le directeur national des sports et de l’éducation physique, Djibril Guèye, n’a informé le cabinet que le mardi matin. Immédiatement, le département s’est réuni avec la Fédération pour corriger le tir avant l’arrivée du reste du groupe.
Ainsi, en attendant que la direction administrative et financière du MJS règle ses problèmes avec le restaurateur habituel des Aigles, la Fédération a trouvé un traiteur qui a commencé dès mardi à servir les repas de l’équipe. La facture sera payée par le ministère de la Jeunesse et des Sports.
C’est pour éviter les problèmes de ce genre que le ministre avait tenu à mettre en place un task force pour les éliminatoires combinées Can/Mondial-2010. Cette équipe préparait l’arrivée des joueurs un mois à l’avance et informait le cabinet de tous les problèmes qui étaient ainsi résolus en amont. Mais, depuis la fin de cette campagne, certains acteurs ont remis le mécanisme en cause.
Mais, aujourd’hui, les mêmes acteurs reconnaissent son utilité pour gérer des situations en amont des rassemblements des Aigles du Mali à Bamako.
Affaire à suivre.
Boubacar Diakité Sarr

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org