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2010

Mois d'octobre

Les Echos du 05 octobre

 

TOURISME MALIEN
Fin de croissance
Dans une lettre datée du 30 septembre (Newsletter n°39), Maurice Freund président de Point Afrique dit mettre un terme aux 4/5e des activités du groupe en raison des circonstances actuelles au Sahel. Dans le même temps, le ministre malien de l’Artisanat et du Tourisme a annoncé une série de mesures de sécurisation des lieux touristiques afin de rassurer les visiteurs.
Le pionnier du tourisme saharo-sahélien, "Point Afrique" se doit de stopper la majorité de ses activités en raison de la dégradation de la sécurité au Sahara. En effet, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) par ses rapts et enlèvements contraint la société à se retirer.
" Au regard de la situation qui prévaut dans le Sahel, Point-Afrique a décidé de suspendre ses vols en direction de la Mauritanie jusqu’à Noël. De faire une vérification et un état des lieux en octobre et si les conditions sont réunies, d’approfondir des formations sécuritaires des guides et des chameliers et un renforcement des moyens de communication".
Les vols vers la Mauritanie ne sont pas les seuls à être touchés. Ainsi les villes de Tamanrasset, Djanet et Timimoun (Algérie), Agadez (Niger) et Gao (Mali) ne seront plus desservis par le groupe. C’est donc un arrêt total des 4/5e des activités de la société qui a été décidé par son président Maurice Freund.
" Nous avons perdu une bataille contre AQMI. Pour l’instant, nous devons réduire la voilure", déclare-t-il. Le président de "Point Afrique" a malgré tout annoncé le maintien des activités au sud de Niamey (Niger), à Mopti et en pays Dogon au Mali.
La classification en zone rouge d’une grande partie du Sahara par le quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) et le Foreign Office anglais est un coup dur pour "Point Afrique", initiateur des vols sur Gao (1995), Agadez (1996), Atar (1997), la Libye (1999), Tamanrasset (2000), Djanet (2001), Timimoun (2008) mais pas seulement.
Les tours opérateurs (TO) ont constaté une baisse de 50 % de leurs chiffres d'affaires vers le Mali depuis le début de l'année 2010. Les TO enregistrent des annulations en cascade et une chute vertigineuse des réservations : -40 % chez "Terre d’Aventure", -85 % chez "La Balaguère"…
" Le problème n’est pas que ce soit en vert ou en orange sur la carte du quai d’Orsay. Le problème, c’est que nous n’avons plus de demande. Sur le départ du 31 octobre, j’ai zéro réservation", constate Christine Ivachkevitch, chef de produit Mali chez "Voyageurs du Monde".
" Une injustice"
Autrefois chéri des Français avec une augmentation constante des touristes ces dernières années, le Mali fait aujourd’hui les frais de la dégradation sécuritaire dans la région. L’hiver touristique est très mal engagé. Ceci risque d’appauvrir des Maliens. En forte croissance depuis 10 ans, le tourisme est le 3e produit d'exportation du pays après l'or et le coton.
Les autorités du pays tentent d’inverser cette spirale négative et ont annoncé par la voix du ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Ndiaye Bah, une série de mesures de sécurisation des touristes. "Tous les hôtels de Mopti, Djenné, Tombouctou et du pays Dogon seront désormais gardés, assure-t-il. Et nous fournirons des escortes pour se rendre à Tombouctou".
Le ministre va plus loin en affirmant lors d’une visite à Paris le 30 septembre dernier que le pays est victime "d'une injustice". "Suite à des enlèvements dans des pays voisins, le Mali a été associé à l'insécurité. Mais il faut noter que tous les enlèvements de touristes ont eu lieu en dehors du Mali ces dernières années. Le Mali est un pays de sécurité, de paix et où l'islam est modéré".
Pour mieux guider et informer ses ressortissants, le ministère français des Affaires étrangères a défini trois zones : la zone rouge où les séjours sont fortement déconseillés au nord de la ligne Gogui-Nioro-Nara-Nampala-Léré-Niafunké-Fleuve Niger (y compris à Tombouctou, Gao et Ouatagouna), la zone orange comprise entre le Sud de la zone rouge et le Nord d’une ligne Kayes-Ségou-Mopti-Ouatagouna. En somme, le Nord du Mali reste fortement déconseillé, mais l’on peut visiter le Sud sans problème.
De nombreux sites touristiques sont en zone sécurisée : les villes de Mopti, Djenné (classé au patrimoine mondial de l’Unesco), Bamako, Ségou ; le pays Dogon (également classé au patrimoine mondial de l’Unesco) ; le Sud du pays et le Sud du fleuve Niger. Ces régions représentent plus de 80 % des sites visités.
Pour Ndiaye Bah, "Bamako est une ville très sûre. Vous pouvez vous déplacer à 6h du matin sans rencontrer aucun problème. Elle est certainement plus sure que Paris". Le ministre précise également que "si les touristes ne viennent pas cela va développer l'insécurité".
Kaourou Magassa

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ASSEMBLEE NATIONALE
Le député Sékou I. Diakité rallie la Codem
A peine la session d’octobre de l’Assemblée nationale ouverte que les démissions de députés, d’un groupe parlementaire pour un autre, sont enregistrées à l’hémicycle. L’honorable Sékou Idrissa Diakité de l’URD a ainsi rejoint le groupe parlementaire Codem.
Le groupe parlementaire de la Convergence pour la démocratie et le développement du Mali (Codem) vient d’enregistrer l’arrivée en son sein d’un député en la personne de l’honorable Sékou Idrissa Diakité, député élu à Bafoulabé sous les couleurs de l’Union pour la République et la démocratie (URD).
Par lettre datée du 28 septembre 2010, dont nous avons reçu une copie, adressée au président du groupe parlementaire URD (Younoussi Touré également président de parti), l’honorable fait savoir sa "démission de toutes les instances du parti URD".
Dans une autre lettre, datée du 30 septembre 2010, adressée au président du groupe parlementaire Codem, le même député fait savoir son adhésion à ce parti. "J’ai l’honneur et le privilège de vous faire parvenir mon adhésion totale au groupe parlementaire Codem et à toutes les instances du parti Codem", écrit-il dans sa lettre d’adhésion à la Codem.
Nous n’avons pas pu joindre l’honorable qui se trouve aux USA au Sommet des Nations unies pour parler de sécurité pour en savoir plus sur les raisons de cette démission. Mais une source proche du député affirme qu’i a rallié la Codem en raison des difficultés que traverse le parti de la Poignée de mains à Bafoulabé. Là-bas, des dizaines de conseillers URD en plus de député ont fait défection au profit de la Codem.
Ainsi, la Codem qui comptait 5 députés en aura 6. L’URD qui avait 29 en a maintenant 28. Cette démission est-elle l’avant-goût des transhumances qui vont s’opérer au sein des partis ou groupes parlementaires ? En tous les cas, même si le "nomadisme" est critiqué par la classe politique dans son ensemble, elle refuse à prendre des dispositions pour le circonscrire.
Pour sévir contre le "nomadisme" des élus, l’ex-Cari avait proposé que l’élu démissionnaire de son parti soit déclaré inéligible pendant une période de 10 ans, soit deux mandats. Si cette proposition venait à être adoptée, ce serait un grand pas dans la consolidation de la démocratie. Mais il est fort à parier que les hommes politiques ne franchiront ce pas.
Denis Koné

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CHRONIQUE D’IBA
Le cinquantenaire est mort, vive le centenaire !
La célébration du cinquantenaire des indépendances, nulle, archi nulle ! C’est bien ce que certains attendent de moi si je suis l’adage de l’ancien chef de village qui n’aime pas voir sa cité prospérer. Eh bien, ma vision est légèrement différente, mi-ACI, mi-Banconi, voici le verdict.
De belles réalisations pour ce cinquantenaire avec l’inauguration de l’échangeur multiple au niveau de la colombe de la paix. Même l’escorte présidentielle avait du mal à s’y retrouver. Il y a tellement de sorties qu’il faudrait un GPS pour ne pas se perdre.
Un autre GPS serait le bienvenu au Parc national du Mali, rebaptisé Parc national Aga Khan, qui ne manquera pas de faire le bonheur des Bamakois. Avant l’ouverture au grand public le 1er octobre dernier, les familles étaient déjà nombreuses à se rendre sur le lieu pensant qu’il était opérationnel et qu’elles allaient pouvoir y planter parasols et filets de volley-ball.
Ah, que voulez-vous ? C’est Bamako dorée, non ? Tout fraîchement rentrée des States et voulant y reproduire ses habitudes. Bon, ne soyez pas surpris de m’y voir également dans une de ces voiturettes de golf me prenant pour Tiger Woods ! Aîe Deh, yako ! Il me faut trouver un autre symbole. Peut-être parmi les héros de l’indépendance, mais bon les organisateurs de ces festivités et même les murs de certains ministères n’avaient d’yeux glorificateurs que pour un autre.
J’aimerais bien savoir ce que les pères fondateurs, de là où ils sont, ont pensé de ces commémorations. Bon comprenez, pour ne pas passer pour l’ancien chef de village qui n’aime pas voir son village prospérer, je ne dirai rien sur certains aspects. Promis, juré, motus et bouche cousue : les avions de l’armée de l’air et ses pilotes maliens, ukrainiens et autres pendant qu’au Nord…, Ne té kouma ! Les majorettes, passons ! La superstar Kadhafi et sa limousine (hihihi), no comment ! Gni té bo youma na.
Par contre, là et trêve de plaisanterie, j’ai moyennement apprécié l’invitation adressée à l’ancien président Moussa Traoré pour participer au défilé militaire. Je me permets ce commentaire, car je suis un enfant de la démocratie. De mes yeux, j’ai vu des militaires sur ordre frapper les manifestants en 1991. J’ai inhalé leurs gaz lacrymogènes jetés dans la cour de notre maison familiale. J’ai lu, les larmes aux yeux, les récits des victimes du régime répressif du général. J’ai suivi le procès des crimes économiques et de sang.
J’ai visité le Carré des martyrs et je l’ai nettoyé à deux reprises pour rendre hommage à mes aînés qui se sont sacrifiés afin que nous ayons le droit de vivre dans un pays libre et prospère. Par respect pour leurs sacrifices et leurs familles, nous ne pouvons aucunement laisser un dictateur, gracié et non amnistié, si vieux soit-il, fouler le tapis rouge réservé aux dignitaires de ce pays. Avec l’ancien chef d’Etat Moussa Traoré, il n’est pas de réconciliation possible sans reconnaissance des fautes commises.
Notre guide à nous, ATT, est certes un aristocrate du cœur, mais comment peut-on parler de pardon quand toutes les fautes ne sont pas expiées ? Pour pardonner, il faudrait qu’il y ait des excuses. Je n’en ai jamais entendu de la bouche de celui qui a martelé hier qu’il allait ceindre la tête de ses opposants d’une couronne d’enfer.
A défaut d’avoir été, nous autres, les héros du 26-Mars, restons ces Maliens qui resteront fidèles à la mémoire de ceux et celles qui sont tombés sous les balles. Pardonnez-moi, mais ne soyons pas des ingrats. Ceci est valable pour le 26-Mars mais aussi devrait être une maxime quotidienne.
L’ancien président a eu la présence d’esprit de s’abstenir, mais il reste que mon cinquantenaire a eu un goût de citron quand j’ai appris ce qui était arrivé au matériel de l’agence de communication DFA et de la société Orange-Mali. Cette dernière est une entreprise, qui depuis des années, se plie en quatre pour satisfaire sa clientèle.
Pour accompagner la fête, elle a offert un méga concert gratuit au public. En retour, elle et son agence ont vu leur matériel partir en fumée parce que les forces de l’ordre n’ont pas été en mesure de contrôler la foule et parce qu’elles prennent les jeunes de ce pays pour leurs ennemis. Un concert, c’est aussi un endroit où l’on doit se défouler, danser ; mais ici dès qu’un jeune ose bouger un peu, il se prend un coup de matraque.
Ce n’est pas non plus pour dédouaner ces gosses qui détruisent gratuitement les biens d’autrui et je formule le vœu que les enfants du centenaire, eux au moins, ne prendront pas ce pli et s’imprègneront du rôle que chacun se doit de jouer dans la communauté. Il nous faut penser le citoyen nouveau plus africain, plus travailleur, plus intègre, plus solidaire et soucieux de l’intérêt commun. Sans repère, nous ne pourrons jamais bâtir une nation saine et juste.
Cinquante ans, c’est beaucoup mais n’oublions pas d’où nous venons. Je ne veux pas être ingrat à mon tour, ne pas reconnaître le mérite des hommes et des femmes qui ont travaillé d’arrache-pied pour nous offrir ce spectacle mais à quel prix ? Assurons-nous avant de fêter le centenaire que nous avons atteint nos objectifs, que tous nos frères sans toit sont logés, que ceux qui sont en larmes dans les hôpitaux sans moyens de payer leurs ordonnances sont pris en charge.
Avant d’engager des milliards au nom de la nation, pour une fête sans réelles retombées économiques, il faudrait consulter le peuple, faire valider le budget par l’Assemblée nationale au moins. Je ne suis pas certain qu’au regard des urgences nationales (inondations, crise scolaire, problèmes d’insécurité, d’accès à l’eau…), une grandiose célébration coûteuse fût opportune.
Vous savez tout vient à son heure. Aujourd’hui, on ne devrait pas rivaliser avec la Chine sur qui fait les plus beaux feux d’artifices, mais plutôt sur qui travaille le plus ardemment pour tirer son économie vers le haut et sortir sa population de la galère. C’est la supplique que je lance.
Bon mois de solidarité !
Birama Konaré

 

P. S. : L’Association de la Jeunesse révolutionnaire malienne (AJRA), quant à elle, collecte pour la 3e année consécutive des objets (habits, chaussures, jouets, livres, nourriture et médicaments non-périmés aspirine, alcool, pansements, angispray…) afin de les distribuer aux plus fragiles de la société. Beaucoup d’entre nous ont été davantage affaiblis par les pluies diluviennes qui ont causé des inondations, des effondrements de maisons dans des quartiers comme Yirimadjo, Banconi, Diankinèbougou, Niamakoro. Certaines familles ont tout perdu. Cette année, l’association leur accordera une attention particulière.
Merci d’avance pour votre généreuse donation !
Contacts : 78 16 73 24 - kbirama@gmail.com

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BRUITS SOURDS
Interview de Moussa : GMT interdit la diffusion
Le directeur général de l’ORTM, Sidiki N’Fa Konaté a enregistré avec Moussa Traoré avant le 22 septembre 2010 un débat de plus de 6 h de temps qui n’arrive pas à être diffusé. Selon nos informations, l’ancien dictateur aurait écrit une lettre au DG de l’ORTM pour lui interdire de le diffuser puisque les clauses n’ont pas été respectées. Selon les mêmes sources, c’est M’Bouillé Siby qui devait remettre la semaine dernière la lettre de Moussa à Sidiki.
Il estimerait dans la lettre qu’il n’était pas demandeur et que c’est Sidiki qui s’est déplacé pour lui proposer ce débat qui entrait dans le cadre de la réconciliation nationale. Des proches de Moussa ont été des témoins de tous les entretiens préalables qu’ils ont eus. Moussa Traoré demande donc que toutes les images et tous les sons du début à la fin lui soient restitués et que si jamais, en l’état des choses, une diffusion était faite, qu’il passerait par voie de justice pour attaquer.

 

Rentrée des classes : pas effective à Sénou
Hier lundi, les élèves ont repris le chemin des classes après trois mois de vacances. Mais il faut noter que ceux de Sénou n’ont pas pu regagner les classes. L’on se rappelle, que des pluies diluviennes se sont abattues sur cette localité occasionnant des effondrements de maisons.
Les sans abris n’ont eu d’autre choix que d’élire domicile dans des écoles. Jusqu’à la réouverture des classes, les salles étaient occupées par les victimes des inondations à Sénou. A l’annonce de la catastrophe, une équipe de la Croix-Rouge s’était rendue dans le quartier pour, dit-on, évaluer les besoins des familles touchées dans le but de leur apporter assistance et secours. Depuis, la Croix-Rouge n’a pas fait signe. Ce qui explique l’impatience des victimes.

 

Primes de sélection des joueurs : MJS et Malifoot en tractations
Les Aigles du Mali joueront ce samedi contre le Liberia en match comptant pour la 2e journée des éliminatoires de la Can-2012. En principe, des joueurs devaient commencer à atterrir au Mali depuis hier soir. Ils seront à Kabala. Lors du match contre le Cap-Vert, le problème de primes de sélection s’est posé. Pour juguler la crise, il a fallu que le département et Malifoot se partagent les charges en prenant chacun 50 %.
Pourtant, c’est le ministère de la Jeunesse et des Sports qui devrait prendre en charge la totalité des primes de sélection des joueurs. Actuellement, le ministère et Malifoot sont en discussions afin de trouver un terrain d’entente. En tout état de cause, le capitaine des Aigles, Mahamadou Diarra alias Djilla a demandé à la Fédération de prendre toutes les dispositions pour gérer la question des primes pour le match Mali-Libéria.

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3e SESSION ORDINAIRE DE LA MAIRIE DU DISTRICT
Budget 2011, équipements marchands et fluidité en mire
Avec environ 2 millions d’habitants, la capitale malienne a initié de grands équipements pour assurer la fluidité de la circulation et offrir un cadre adéquat de vie aux populations. C’est cette constance que la mairie du district entend soutenir à l’occasion de la 3e session ordinaire de son conseil qui s’est ouverte hier lundi 4 octobre 2010. Les travaux seront dominés par les activités commémoratives du cinquantenaire.
Pendant plus d’une semaine, les conseillers vont plancher sur les questions brûlantes de l’heure. Parmi celles-ci figurent en bonne place la préparation du budget 2011 et l’examen des résultats du recensement des équipements marchants et l’évolution de la gestion de la convention de l’éclairage public avec EDM-SA.
La mairie du district va aussi prioriser les thèmes comme l’assainissement et l’environnement urbain, l’aménagement et la mobilité urbaine et la mobilisation des ressources. Toutes choses qui, selon le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, visent soutenir les efforts des autorités dans l’amélioration du cadre de vie des populations urbaines.
Les échangeurs multiples, le 3e pont, le projet sectoriel des transports (anneaux Sotrama) et surtout la réalisation du port sec dont le dossier est en cours de finalisation sont autant de facteurs qui, aux dires du maire, participeront à rendre viable la mobilité dans la capitale malienne.
Des efforts seront faits pour l’entretien de réalisations. "Tous nos efforts seront maintenant orientés vers la quête permanente du changement des mentalités et de comportement afin que ce bijou qu’est devenu Bamako soit régulièrement entretenu".
Le maire a rappelé quelques résultats de la fructueuse coopération entre sa ville et celle d’Angers dont le dernier en date est la réalisation d’un point d’accueil touristique.
Moussa Camara
(stagiaire)

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PANIQUE DANS LA CITE
Le mystérieux appel téléphonique qui tue
" Il tomba raide mort, victime d’hémorragie cérébrale après avoir répondu à un mystérieux appel téléphonique dont le numéro était une suite de 6… non de 7 ou du moins de 000000… Un conseil, ne prenez aucun appel dont vous ne connaissez l’origine et la provenance". La rumeur a fait le tour de la capitale et fut prise très au sérieux au point de semer un début de panique à Bamako et même à l’intérieur du pays. Nous avions décidé d’en avoir le cœur net.
Un abonné téléphonique sur deux a certainement eu vent de la rumeur le week-end dernier. Et dans une société fortement empreinte de mysticisme, ils furent très nombreux à y croire. L’histoire de cette veuve est la plus édifiante. La malheureuse a perdu son mari et vit encore les affres de la solitude après presque cinq décennies de vie commune. Elle pense toujours à son regretté époux. Elle a appris l’histoire de l’appel mystérieux venant de l’Au-delà.
Et voilà que son téléphone sonne, sonne et sonne encore ! La malheureuse fit alors le lien entre son défunt mari et l’appel maudit. Serait-ce lui qui, depuis sa tombe qui… Elle tomba en syncope. Dans les faits, l’appel provenait d’un de ses enfants vivant à l’étranger. Beaucoup d’autres comme la malheureuse veuve, s’abstinrent de prendre leur téléphone. Certains préférèrent même éteindre l’appareil. Pour notre part, nous avions reçu de nombreux appels de l’intérieur du pays sur le sujet. Une visite à l’hôpital le plus proche s’imposait alors.
Direction, Centre hospitalier universitaire Gabriel Touré. Est-il vrai que de mystérieux patients ont été admis là et… ?
Notre question fit sourire le personnel du bureau des entrées. Seulement sourire, mais aucune surprise ! Et pour cause, beaucoup d’autres avant nous ont fait la même démarche. "Encore non, non et non ! Aucun patient victime d’hémorragie cérébrale après avoir reçu un coup de fil n’a été admis ici". Rassurant ! Même son de cloche à l’hôpital du Point G.
Mais que diantre, d’où sortait donc cette histoire ? Certains esprits tordus tentèrent d’expliquer le fait par la concurrence entre les deux sociétés de téléphonie mobile étant entendu que les numéros incriminés comportent leurs indicatifs respectifs, à savoir le 6 et/ou le 7. Evidemment, les deux sociétés ont d’autres chats à fouetter pour s’adonner à pareille farce. Les séries de numéros "étranges", nous apprend-on ici, ne sont que de simples anomalies de l’ordinateur central qui n’affecte point la communication encore moins un malaise mortel.
Il s’agit, en somme, d’une légende urbaine qui a ses origines au Japon depuis maintenant quelques années. Hollywood s’en emparera plus tard. De nombreux cinéastes traitèrent le sujet avec brio, mélangeant les genres horreur et fiction. Il s’agit souvent d’un esprit emprisonné cherchant désespérément à communiquer avec les vivants ; ou d’un démon issu des entrailles de l’enfer tentant de prendre possession de l’âme des humains via les technologies de la communication, téléphone, télévision, vidéo et même l’Internet. En clair, il s’agit d’une pure fiction. L’histoire n’a aucun fondement réel. L’empreinte mystique, voire occulte de notre société a vite fait le reste.
Rassurez-vous donc, aucun appel téléphonique ne tue. Mais le téléphone est dangereux, surtout quand vous téléphonez au volant, sous l’orage, etc. Les ondes électromagnétiques de certains appareils dont le téléphone peuvent également s’avérer dangereuses. Pas les appels !
B. S. Diarra



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DOCUMENTAIRE DU 50TENAIRE DU FOOT MALIEN
Les pages glorieuses et sombres au crible
L’avant-première du documentaire sur les 50 ans du football malien, de l’ORTM, réalisé par Djibril Traoré, a été projetée vendredi dernier à Bamako, en présence du MJS, Hamane Niang et devant plusieurs anciennes gloires du football malien.
Les 50 ans du football malien retrace toute l’histoire de notre football de 1960 à 2010. On retrouve ainsi les pages glorieuses et sombres, des images d'archives rares, des interviews exclusives, d'innombrables extraits de matches. Il est certain que ce documentaire de 90 minutes, temps d’un match de football, réalisé pour célébrer les 50 ans du football malien fera date.
Dommage, vraiment, qu'il ne soit pas en vente. On a appris que l’ORTM voudrait le commercialiser, avant la sortie officielle sur les écrans afin d'éviter les contrefaçons. "Je verrai avec la direction", affirme une source proche de Bozola.
C'est notre confrère, Djibril Traoré, "mémoire" du foot malien, africain et mondial, qu'il suit avec passion depuis plus de deux décennies, qui a été à l'origine de ce beau projet avec la direction de l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM) et un sponsor de la place.
" Il y a longtemps que cette idée me tenait à cœur. J’ai vécu le sport malien en général et le football en particulier en tant qu’acteur et observateur. Il fallait laisser quelque chose et j’ai ordonné les archives avec l’ORTM et la CNCM", explique-t-il.
Le documentaire, jugé de bon produit par le ministre de la Jeunesse et des Sports, qui présidait la cérémonie, est une mine d'informations sur l'histoire de notre sport roi de l’indépendance à nos jours et sur leurs rapports compliqués avec les différentes autorités de tutelle et les fédérations.
Souvent, la petite histoire croise la grande. On apprend ainsi la fusion des clubs, le début du football féminin, les réformes et les départs des premiers footballeurs maliens à l’exil. On découvre également le sens patriotique et la solidarité entre les anciennes gloires.
Il permet aussi de voir ou revoir les buts de légende marqués au cours des grands tournois, de revivre l'épopée des Aigles de Ben Omar Sy, pendant la 8e Can-1972, les Jeux de Brazza, de vibrer aux exploits de Fernand Coulibaly ou Bassala Touré à la Can-1994 en Tunisie, mais aussi découvrir des images moins connues : celles, par exemple, de Salif Kéita avec la photo des anciens commentataires sportifs comme Cheick T. Diarra, Salif Gaoussou Diarra, des propos d’anciens ministres de Sports, dont Tati Kéita (paix à son âme), qui mettent à nu les imperfections des instances actuelles ainsi que la nouvelle génération.
Les 500 F maliens de la prime aux joueurs de l’équipe nationale, chose impensable aujourd'hui, en ces temps de football-business. Enfin, les résultats des équipes et clubs maliens engagés dans les compétitions internationales, éliminatoires et phases finales, au cours de leur existence.
Bref, ce documentaire qui rend hommage à l’ORTM et qui émerveille aussi la nouvelle génération des reporters sportifs n’est, comme l’a dit le directeur général de l’ORTM, qu’une œuvre de journaliste. Le document consacre les 50 ans du football malien révolu, mais la grande histoire du football malien continue.
Boubacar Diakité Sarr

 

DAC-AS FAN : 1-0
L’AS Fan sauve le Djoliba
En match de la 5e et avant-dernière journée de la Coupe Caf, disputé dimanche dernier au stade Modibo Kéita, le Djoliba a souffert avant de s'imposer (1-0) face à l’Association sportive des forces armées du Niger (AS Fan). Un but contre son camp du défenseur nigérien permet aux Rouges de garder espoir.
Grandissimes favoris pour les trois points, les Rouges s'appuyaient sur une triplette offensive Yahaya Coulibaly-Sedou Diallo et Seydoufing Traoré qui feraient peur à toute une défense adverse. Mais bien articulée autour de Youssouf Yehiya, l'arrière-garde nigérien ne laissera que peu d'espaces aux attaquants rouges. Au contraire, les Militaires nigériens se créeront même la première véritable occasion grâce à Moctar Chaibou, parti dans le dos de la défense djolibiste. Mais il glissera au moment de frapper.
Le Djoliba, qui combinait bien en milieu de terrain, a eu du mal à approcher les buts de Losseiny Issa. Seuls un centre trop croisé du très offensif latéral Sory Ibrahima Bangoura et un coup franc détourné de Lamine Diawara donnèrent quelques frissons au portier nigérien.
A la 28e, les joueurs de Cheick Oumar Diabaté se signalèrent notamment par Idrissa Saidou. Mais Abdoulaye Diakité est sorti bien dans les pieds de Lawali avant que Chaibou ne croise trop sa reprise. Le Djoliba répliquera à cinq minutes du repos par un nouveau débordement d’Ibourahima Sidibé, mais Yahaya manquera son contrôle au point de penalty.
En 2e période, les Rouges ont joué plus haut. Le match va basculer, les Militaires nigériens se contentant de défendre. Un centre lobera le portier nigérien et sous la pression adverse, le défenseur Abdoukader Amadou en complicité avec le portier Issa a marqué contre son camp (55e). Ce but propulse le Djoliba dans le tiercé et lui permet de garder l’espoir d’être le second demi-finaliste du groupe. Les hommes de Macalou tenteront de confirmer cet acquis lors de la prochaine journée face à Itihad de Libye.
A Khartoum, dans l’autre match du groupe, Hilal s’est imposé (2-0) devant Itihad de la Libye. Il est irrattrapable avec 12 points. La seconde place du groupe sera jouée entre Itihad (9 points) et le Djoliba (7 points). Une rencontre qui s’annonce, d’ores et déjà, comme une finale avant la lettre ou la victoire est impérative pour le représentant malien sinon tout autre résultat est synonyme d’élimination.
Boubacar Diakité Sarr

 

POTINS
Un nouveau règlement ?
Un fait inhabituel s’est produit lors de la rencontre du dimanche entre le Djoliba et l’AS Fan. Le match a commencé avec 10 joueurs de chaque côté au lieu des 11 réglementaires à cause des pratiques peu orthodoxes. Bref, ce dimanche, les équipes du Djoliba et de l’AS Fan avaient peut-être une curieuse coïncidence en la matière. C’est après plus du quart d’heure de jeu que les 11es joueurs de chaque côté sont entrés sur le terrain et comme stipule le règlement. L’arbitre a sorti le carton jaune pour sanctionner les deux coupables. Le commissaire béninois du match, Bruno Didavi, a noté ce cas dans son rapport.
Mésentente !

 

Entre le cameraman de l’ORTM et un agent de sécurité du stade, ce n’était pas le grand amour. Le second reprochait au 1er avec ses mouvements de l’empêcher de suivre le match. Sur l’aire de jeu où se trouvaient les deux individus, chacun à une mission précise. Ainsi, notre cameraman, porteur d’uniforme (il convient de le signaler), Massa Doumbia, avait en charge ce jour les bancs de touche, les temps d’arrêt et les changements. Et c’est dans l’accomplissement de cette tâche qu’une altercation est intervenue entre lui et l’agent de sécurité. A la mi-temps, un terrain d’attente fut vite trouvé entre les deux qui se sont présentés des excuses.

 

L’entraîneur de l’AS Fan est malien !
Grâce à la montée en puissance de l’équipe nigérienne de l’AS Fan dans les compétitions de clubs de cette année, son entraîneur est sorti de l’ombre. Ainsi, dans les analyses et commentaires des confrères, chacun lui attribue une nationalité. Dimanche dernier, la question était sur toutes les lèvres concernant la nationalité de Cheick Oumar Diabaté puisque c’est de lui qu’il s’agit. Et sa réponse était sans recours. "Je suis Malien, plus précisément de Sikasso, mais j’ai une partie nigérienne par ma fonction".
Rassemblés par
B. D. S.

 

E. N. FEMININE DE BASKET
L’encadrement salue la générosité d’Hamchétou
" Depuis plusieurs années, Hamchétou ne vient jamais les mains vides aux regroupements de l’équipe nationale senior", témoigne Cheick Oumar Sissoko dit Yankee, entraîneur adjoint des Aigles-dames de basket à son retour du championnat du monde de basket-ball en République tchèque (du 22 septembre au 3 octobre 2010).
Comme d’habitude, la dévouée et talentueuse capitaine a apporté des maillots, des chaussures, des genouillères, des chevillières… à ses jeunes coéquipières lors de la campagne de préparation du championnat du monde féminin 2010. Mieux, "le jour de la fête du ramadan, elle a offert 20 euros (environ 12 000 F CFA) à chacune des joueuses présentes à cette étape de la préparation", témoigne Yankee.
L’actuelle Mme Bâ a aussi apporté des tee-shirts du W-MBA (championnat professionnel féminin de basket aux Etats-Unis) à toutes les joueuses et à tout le staff technique. Cette grande générosité et ce grand dévouement à la patrie sont salués à leur juste valeur par l’encadrement technique, la FMBB et surtout par le ministère de la Jeunesse et des Sports.
Gageons que ce comportement patriotique va inspirer tous nos professionnels, notamment les Aigles footballeurs !
Moussa Bolly
(CC/MJS)

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

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Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

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La conjuration

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