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2010

Mois de novembre

Les Echos du 29 novembre

 

PRESIDENCE DE L’AMM
La Cour suprême confirme Bill
La section administrative de la Cour suprême a annulé vendredi dernier la décision du tribunal administratif de la Commune III qui avait annulé l’élection de Boubacar Bah dit Bill, maire de la Commune V, à la présidence de l’Association des municipalités du Mali (AMM).
Après délibération, la section administrative de la Cour suprême a annulé le vendredi 26 novembre le jugement N° 291 du 14 juillet 2010 du tribunal administratif de Bamako. Celui-ci avait annulé les élections des 15 et 16 mai 2010 qui ont permis à Boubacar Bah dit Bill de remporter le duel l’opposant à Abdel Kader Sidibé pour la présidence de l’AMM.
La section administrative de la Cour suprême a déclaré le tribunal administratif incompétent. « La Cour a renvoyé Abdel Kader Sidibé à mieux se pourvoir. Cela veut dire qu’il ne devait pas porter plainte devant le tribunal administratif », a expliqué Me Diawoye Sidibé, un des avocats de Bill. Et d’ajouter que Kader a perdu. Avec cette décision de la section administrative de la Cour suprême, Boubacar Bah dit Bill reste à la tête de l’AMM.
Il faut rappeler que Abdel Kader Sidibé président sortant de l’AMM et maire de la Commune III avait saisi le tribunal administratif de Bamako pour annuler les opérations de vote de l’AMM tenues au CICB les 15 et 16 mai 2010 qui ont mis en place le nouveau bureau présidé par le maire de la Commune V du District de Bamako, Boubacar Bah dit Bill. Suite à cette requête, le tribunal administratif avait annulé le 14 juillet 2010 lesdites élections.
En infirmant cette décision du tribunal administratif, la Cour suprême n’a fait que confirmer Bill à la présidence de l’AMM. Une décision qui va désormais permettre à la nouvelle équipe de travailler sereinement.
Sidiki Doumbia

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FACE A FACE GBAGBO/ADO
Pas une première en Afrique
Les Ivoiriens étaient appelés hier dimanche aux urnes pour élire leur président. A trois jours de l’événement, le jeudi 25 novembre, les deux candidats au 2e tour, Laurent Koudou Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara (Ado) étaient les invités de la RTI pour un face à face afin d’exposer leur projet de société. Ce face à face entre Gbagbo et Ado, une initiative du Conseil national de la Communication et de l’Audiovisuel (CNCA) est un acte à saluer pour l’approfondissement de la démocratie sur le continent africain. Mais seulement voilà : contrairement à ce que disent certains médias, il ne s’agit nullement d’une première en Afrique. Certes le caractère inédit de ce débat en Côte d’Ivoire qui n’avait pas connu d’élection présidentielle depuis 10 ans du fait de la guerre faisait tout son charme.
Au Mali, un face à face avait opposé en 1992, lors du 2e tour de la première élection présidentielle démocratiquement organisée dans notre pays, les candidats Alpha Oumar Konaré de l’Alliance pour la démocratie, Parti africain pour la Justice et la solidarité (Adéma-PASJ) et Tiéoulé Mamadou Konaté, candidat du Bdia Faso Jigi. Par la suite, des débats ont opposé des candidats à l’élection présidentielle au Mali (Me Mountaga Tall et Maribatrou Diaby).
Le cas Ivoirien est loin de constituer une première. Le mérite revient au continent africain d’être l’artisan de cette culture démocratique par le débat d’idées entre des candidats à la magistrature suprême.
Denis Koné
A. Dicko

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NON-RESPECT DES PROTOCOLES D’ACCORD
Le Syntade sort ses muscles

Le Syndicat national des travailleurs de l’administration d’Etat (Syntade) est fâché contre l’Etat pour la non-application des protocoles d’accord signés avec ses sections. Un préavis de grève de 48 heures est déposé sur la table du gouvernement.
Comme nous l’écrivions dans nos précédentes éditions, le Syntade n’est plus en odeur de sainteté avec l’Etat qu’il accuse de traîner les pieds pour l’application des protocoles d’accord signés avec des syndicats nationaux.
La rupture entre la commission de négociation Syntade et le gouvernement est survenue le 26 octobre 2010. Le constat a été qu’aucun chronogramme précis n’a été proposé. Pis, au cours des négociations, un ministre a fait savoir que les protocoles concernant deux structures relevant de son département ne pourront être appliqués sans l’implication du président de la République. Le Syntade a vu en cela une fuite en avant de l’Etat qui va le mettre en porte-à-faux avec sa base à partir du moment où les protocoles sont des acquis qui n’attendent qu’à être exécutés. Le préavis de grève de 48 heures en date du 15 novembre 2010 et qui s’étend du 6 au 8 décembre 2010 est libellé en 5 point :
- l’application des protocoles signés avec les sections Syntade du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, de la Défense et des Anciens combattants, de l’Economie et des Finances et du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées ;
- la suite réservée aux doléances aux ministères du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, de l’Administration territoriale et des Collectivités locales et de la Justice Garde des Sceaux,
- l’abrogation des décisions de mutation des syndicalistes de la police nationale,
- la relecture des textes portant répartition des avantages accordés au personnel des services financiers,
- la levée des obstacles en matière de contrôle rigoureux des prix et la qualité des produits destinés à la consommation.
Tout n’est pas encore perdu. Une négociation dite de la dernière chance est prévue demain mardi sur demande du gouvernement. En tout état de cause, le gouvernement a le choix entre l’exécution des 5 points ci-dessus cités et la grève. Le Syntade est décidé à fourbir les armes et ce serait la paralysie dans l’administration centrale pendant 48 heures.
Cette grève si elle a lieu surviendra après celle observée par la section Syntade du Trésor qui avait observé 72 heures de cessation de travail à la veille de la Tabaski du 14 au 16 novembre.
Abdrahamane Dicko

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CINQUANTENAIRE D’INDEPENDANCE
La Mauritanie fête ses 50 ans dans la sobriété
Pour les festivités commémoratives de ses 50 ans d’indépendance hier dimanche, la Mauritanie a opté pour une célébration sobre avec au programme la montée des couleurs, des courses de chameaux, des réjouissances populaires, l’inauguration de plusieurs infrastructures importantes…
A la faveur de la célébration du cinquantenaire de la République islamique de Mauritanie indépendante et souveraine le 28 novembre 2010 à Nouakchott, d’éminentes personnalités ont fait part de leurs souvenirs et de leurs points de vue sur des moments de la création de Nouakchott, de son évolution et des perspectives. Leurs témoignages ont permis de vivre avec eux la période rude mais harmonieuse des premières années de l’indépendance et de s’imprégner de la dimension des changements.
Terre de rencontres, la Mauritanie a connu son indépendance dans des conditions difficiles. Son histoire est celle d’une histoire mouvementée avec des régimes militaires successifs avant juillet 2009. Certes, durant les 50 années écoulées, la Mauritanie a connu beaucoup d’errements, mais elle a réussi à préserver son intégrité territoriale et son indépendance. Elle a célébré hier dimanche son cinquantenaire non pas en grande pompe, mais dans la simplicité la plus requise. Histoire pour les autorités mauritaniennes de se tourner vers l’avenir tout en préservant l’essentiel.
Moment de réflexions et de souvenirs, le cinquantenaire de l’indépendance de la Mauritanie a été célébré dans la sérénité et dans la dignité. Montée de couleurs au plais présidentiel, courses de chameaux, match de football, réjouissances populaires, inauguration de plusieurs infrastructures socio-économiques ont émaillé les festivités qui se poursuivaient au moment où nous mettions l’article sous presse. Il faut dire que la célébration des 50 ans de la Mauritanie indépendante et souveraine intervient à un moment où le pays a retrouvé sa stabilité politique dans la mesure où les institutions de la République fonctionnent normalement.
Un pays en chantier
Au plan socio-économique, le pays est en chantier à travers le développement du réseau des infrastructures routières, la construction et l’inauguration de nouvelles stations régionales. Autant d’actions perceptibles que des journalistes en voyage d’études en Mauritanie ont découvertes et sur lesquelles nous y reviendrons.
Si à l’indépendance, la Mauritanie ne disposait pas d’un kilomètre de goudron, aujourd’hui, elle se tape plus de 4000 km de goudron. Avec ses 3 millions d’habitants, la Mauritanie est résolument engagée à relever les défis qui se présentent à elle. Il s’agit notamment des défis de développement et de la stabilité politique. Bien que les relations entre le Mali et la Mauritanie aient connu un coup de froid, les autorités mauritaniennes conviennent que les deux peuples ont une vie enchevêtrée, une vie commune. D’ailleurs, elles espèrent à juste raison que le voyage d’études des journalistes maliens à Nouakchott augure d’une nouvelle ère de coopération entre les deux Etats unis par des liens séculaires d’histoire, de géographie, de culture etc.
Selon le secrétaire général du ministère de la Communication mauritanien, Mohamed Lemine Ould Moulaye Zeine, « l’une des causes de certains malentendus, d’incompréhensions résulte du manque ou d’un déficit de communication qui laisse court aux rumeurs et qui nuit aux relations entre les Etats frères et amis ». A Nouakchott, l’on ne doute un seul instant que la Coopération entre le Mali et la Mauritanie prendra son envol dans les touts prochains jours. « Les relations entre le Mali et la Mauritanie sont excellentes. Nous attachons une importance capitale au bon voisinage », a indiqué jeudi le secrétaire général du département de la Communication au cours d’une rencontre avec des journalistes maliens.
Des échanges dans le cadre du cinquantenaire de la Mauritanie avec des éminentes personnalités comme Mohamed Said Hamody, ex-président de la Commission des droits de l’Homme, Pr. Cheikh Saad Bouh Kamara, professeur d’Université, Yarba Ould Sghair, chercheur et directeur de la presse électronique au ministère de la Communication mauritanien, l’on retiendra que le phénomène de l’esclavage appartient au passé même si ses séquelles restent encore vivantes. Les violations quotidiennes des droits de l’Homme ont été pointées de doigt. Il en est ainsi du mariage forcé, des pratiques génitales néfastes.
En 50 ans d’indépendance, la liberté de la presse est totale en Mauritanie. Outre la radio et la télévision publique, il est prévu cette année en Mauritanie la création de 9 stations régionales. Comme on le voit, ce 50e anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie coïncide avec de nombreuses actions entreprises par les pouvoirs publics afin d’instaurer les bases d’une nouvelle démocratie dans le pays, d’en assurer la bonne gouvernance et de garantir la justice pour les citoyens. En somme, un avenir meilleur pour la Mauritanie.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)


Les Maliens en Mauritanie : Une communauté respectée et intégrée
Les Maliens résidents en Mauritanie font partie des communautés les plus respectées et les mieux intégrées. C’est du moins l’avis de l’ambassadeur du Mali en Mauritanie, S. E. Souleymane Koné. S’il est nécessaire d’avoir une idée exacte du nombre de nos compatriotes vivant en Mauritanie (plus de 35000), il est loisible de constater qu’ils évoluent dans toutes les filières : hôtellerie, artisanat, maçonnerie, gardiennage, mines, commerce etc. « Ils sont assez corrects vis-à-vis de la législation du pays d’accueil », reconnaît l’ambassadeur du Mali. Le plénipotentiaire de dire qu’on le veuille ou non Maliens et Mauritaniens « vont continuer à se fréquenter et se commercer. Au-delà des péripéties, il y a l’essentiel à préserver. Il y a des questions d’intérêt commun ».
Le Mali et la Mauritanie ont vécu des siècles dans le même espace géopolitique et partagent 2400 km de frontières.
M. D.

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2e TOUR DE LA PRESIDENTIELLE IVOIRIENNE A BAMAKO
Les pro Gbabo et Ado promettent la victoire à leur candidat
Loin de leur patrie, les Ivoiriens vivant au Mali ont voté hier à Bamako et à Sikasso. Dans le respect et le calme, les partisans de Gbagbo et de Ado misaient sur la victoire de leur candidat.
Les 1502 électeurs ivoiriens du Mali ont accompli le dimanche 28 novembre leur devoir civique. Ils ont pris d’assaut les 4 bureaux de vote situés dans l’enceinte de leur ambassade située à l’ACI 2000. Les ressortissants ivoiriens vivant au sud dans la région de Sikasso ont voté dans l’unique bureau de vote mis à leur disposition dans la ville de Sikasso.
L’ambiance était amicale aux bureaux de vote de l’ACI 2000 que nous avons visités le dimanche à 9 h. le ballet des véhicules de transport en commun et des voitures personnelles montrait l’importance de l’événement. Ces véhicules déposaient le flot de militants du FIP de Gbagbo et du RHDP de Ado. Tah Bertin, le directeur de campagne de Laurent Gbagbo au Mali affichait bonne mine. Selon lui, son équipe a tout mis en place pour assurer la victoire de leur candidat qui avait perdu au 1er tour au Mali par 213 voix contre 636 pour Alassane Dramane Ouattara. En compagnie de ses camarades, il a fait savoir que les électeurs proches de son camp sont sensibilisés et pris en charge pour les repas et les déplacements. Il dit compter au moins sur 400 voix pour Gbagbo au Mali. « Nous espérons que Laurent Gbagbo sera déclaré président de la Côte d’Ivoire le lundi 29 novembre », a affirmé M. Bertin.
La section de la RHDP ne semble pas dormir sur son laurier malgré la victoire de son candidat au 1er tour au Mali. Kouamé Adama, président de la délégation générale du PDCI-RDA au Mali et 2e responsable du RHDP promet à son tour 80 % de voix de ses compatriotes au Mali en faveur de Alassane Drame Ouattara (Ado). « Ce n’est pas un vœu mais une évidence. Notre candidat a eu plus de 600 voix au Mali au 1e tour sur 900 suffrages exprimés », a-t-il clamé.
La campagne entre les deux camps se battait dans la courtoisie et le respect mutuel. Selon Kouamé Adama, « nos adversaires politiques sont des frères et des amis avec qui nous mangeons et dormons. Ce qui se passe dans le pays là-bas, ce sont les manipulateurs politiques qui sont à la base », a-t-il fait savoir.
La clôture du scrutin qui a commencé à 7 heures était prévue à 17 h.
Abdrahamane Dicko

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IL FAUT LE DIRE
Télévision et télé-bidon
L’événement n’est pas une première en Afrique puisqu’en 1992, le Mali avait organisé un débat Alpha – Tiéoulé, mais il reste à saluer.
En mettant face-à-face les candidats Laurent Koudou Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara jeudi soir pour un ultime débat, qui visait à convaincre les électeurs indécis, la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) réussissait une prouesse que les vrais démocrates doivent saluer.
Au-delà de la forme, la RTI a fait montre d’un professionnalisme qui mérite d’être souligné sur un continent où des pseudo-démocrates au fond, s’attachent à dépecer la démocratie acquise dans le sang, la fatigue et la sueur : en muselant des radios et télévisions publiques.
Les esprits chagrins diront par exemple que nous avons la latitude d’écrire ce que nous voulons sans crainte de représailles. Certes. Mais, il n’y a aucune commune mesure entre l’audiovisuel et la presse écrite. Le premier est magique et attire. Au demeurant, combien de Maliens achètent et lisent réellement les journaux ?
En poussant à la roue la discussion entre gentlemen, la RTI a pour sa part contribué à enrayer du moins à apaiser tant soit peu les tensions pré et post-électorales. Chapeau bas chers messieurs !
L’Afrique, tournée en dérision par certains de ses leaders, vous doit une fière chandelle. C’est ça la passion du service public. Or, ici, même les trisomiques-21 ne s’emballent plus ; ils ont la moue dubitative à l’énoncé du slogan on ne peut plus creux. Décidément, il y a télé et succédané de télé.
Il est loin le temps où les candidats à la présidence de la République chez nous se donnaient la réplique, éclairant la lanterne du peuple sur tel ou tel aspect de leurs programmes ou de la vie publique. C’était du nectar pour les amoureux des joutes oratoires.
C’était aussi un exercice de transparence à mille lieues de la fange de la dissimilation qui, aujourd’hui, régente la vie publique, mais qui, paradoxalement, déteste la publicité et encore plus le débat contradictoire. Après tout, on ne peut pas vouloir d’une chose et de son contraire. Basta !
Le mérite de la RTI n’est pas seulement d’avoir instauré le débat d’idées responsable, il réside aussi dans le soin mis dans la conception, l’élaboration et la présentation de ses émissions. Or, chez n’tona-turu, on a le sentiment que ce n’est le problème de personne quand des présentateurs s’habillent à leur guise sans harmonie, parlent comme bon leur semble… ou plutôt ânonnent.
Morceaux choisis : ces derniers temps, la ville française de Troyes où ont évolué certains pros maliens (qui se prononce Trois en réalité), est devenue Tro-illes. Il y en a qui disent en lieu et place de haute présidence "ôte présidence". Cinquantenaire est devenu "cinquanteneur"… Heure s’est muée en "aire", etc. etc. Mon Dieu !
Le monde nous regarde et l’on se dit que ça ne regarde personne ? Fort bien. L’avantage, pour le monde alors, c’est que plus personne ne prendra l’exemple sur nous. Hako RTI !
AMT

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RENTREE SOLLENNELLE DE LA NOUVELLE ENA
La renaissance d’une école
Les candidats admis au concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administrion (ENA) new-look, portent désormais le statut d’élèves fonctionnaires. Ils ont démarré leur formation le vendredi dernier au cours d’une cérémonie solennelle qui consacre le début d’un encadrement de 18 mois.
La cérémonie de la rentrée solennelle de l’ENA, en présence du Premier ministre, a eu lieu vendredi dernier au Conseil national du patronat du Mali (CNPM).
Pour le directeur général de l’ENA, Fousseyni Samaké, au-delà du caractère solennel de la cérémonie, elle consacre aussi la renaissance d’une institution de formation de renom qui, après une période d’éclipse, entend se repositionner, promet-il, comme un leader dans la formation des ressources humaines qui font fonctionner et évoluer l’administration.
La nouvelle version de l’ENA suscite beaucoup d’espoir. L’ENA, à titre de rappel, est selon son DG, chargée d’assurer la formation initiale des fonctionnaires de certains corps de la catégorie A ainsi que la formation continue et le perfectionnement des fonctionnaires des catégories A et B.
« C’est dire que l’ENA a vocation à jouer un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de la politique de renforcement des capacités des ressources humaines », a indiqué Fousseyni Samaké.
Les autorités de la nouvelle ENA placée sous la tutelle de la Primature, sont conscientes de l’enjeu de leurs missions. Elles se disent déterminées à sa mise en œuvre et du démarrage de ses activités de formation des agents de l’administration pendant une période de 18 mois.
Ainsi, après l’adoption par le gouvernement des textes fixant le statut des élèves fonctionnaires, la direction générale de l’établissement a procédé à l’organisation du concours directe d’accès.
Ces premiers concours ont enregistré une participation massive des jeunes diplômés de l’intérieur comme de l’extérieur. Au total, 9 352 dossiers de candidatures ont été déposés et 8 455 candidats ont pris part à l’épreuve à l’issue de laquelle 69 ont été admis sur une centaine de places à pourvoir.
Le patron de l’ENA a précisé que ces 69 nouveaux élèves fonctionnaires sont repartis entre 9 corps (Administrateurs civils, Conseillers des Affaires étrangères, Inspecteurs des Douanes, Inspecteurs des services économiques, Planificateurs, Inspecteurs des Impôts, Inspecteurs des Finances et Inspecteurs du Trésor).
Le Premier ministre tout comme le DG de l’ENA ont invité les lauréats à confirmer les qualités intellectuelles et morales tout au long de leur formation.
Amadou Waïgalo


Tenue correcte
Au terme de la cérémonie, la première promotion de la nouvelle ENA a immortalisé l’évènement par une séance de photos avec les officiels. Tous vêtus en costumes, veste, certains nous ont révélé qu’ils ont reçu l’injonction de s’habiller ainsi.
« Nous avons reçu de l’argent uniquement pour nous habiller correctement », a avoué un élève fonctionnaire, comme pour dire que l’apparence d’un agent de l’administration compte beaucoup dans sa mission de service public, mais encore faudrait-il qu’il soit à la hauteur de sa mission et surtout s’investir à la satisfaction des usagers.
AW.

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