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2010

Mois de novembre

Les Echos du 26 novembre

 

SEMINAIRE SECURITE ET DE DEVELOPEPMENT AU SAHEL A BRUXELLES
La nécessité d’un consensus contre AQMI
Sur l’initiative de l’Observatoire sahélo-saharien de géopolitique et de stratégie (OSGS) présidé par Soumeylou Boubèye Maïga, un séminaire international sur la Sécurité et le Développement au Sahel a débuté hier à Bruxelles. Soutenue par l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie et le Foreign Office, l’initiative se veut un espace d’échanges et d’enrichissement par rapport à la problématique posée afin de trouver des réponses concertées et collectivement maîtrisées.
Dans son mot d’ouverture, le directeur Afrique occidentale et centrale, Caraïbes de la Direction générale du développement de l’Union européenne, M. Manuel Lopez Blanco, a tenu à remercier le président de l’OSGS pour « la lucidité de l’idée de ce séminaire et pour sa ténacité. Il ne nous a pas lâchés ». Pour lui, le séminaire est le point de départ pour échanger, s’enrichir mutuellement « pour mieux penser la problématique complexe qui concerne le Sahel ». A sa suite, Soumeylou Boubèye Maïga a remercié ceux qui ont pu se rendre disponibles et l’Union européenne, l’OIF et le Foreign Office pour leur engagement constant. Pour lui, il existe un chapelet de menaces et des vulnérabilités dynamiques qui sont des défis pour les Etats.
Les travaux ont commencé par les échanges au niveau d’un premier panel sur l’anatomie des enjeux sahélo-sahariens. Dans l’introduction, il est ressorti que « le Sahel est un espace vivant, un lieu d’échanges et de rencontres ». Et l’ambition de l’Union européenne « est de contribuer à ce que le Sahel retrouve sa vocation d’échanges et de rencontres ». Quatre lignes de fractures ont été identifiées : une fracture entre la partie arabe de l’Afrique et la partie noire ; une deuxième ligne de fracture fondée sur l’opposition entre sédentaires et nomades sur les questions d’accès à l’eau, à la terre, aux litiges pour accéder aux ressources etc. ; une fracture religieuse qui n’en est pas un mais qui se superpose et tend à sacraliser les conflits ; une ligne de fracture due à la projection de stratégies extérieures qui sont parfois susceptibles d’entretenir les causes d’instabilité.
Le Sahel, le voisin du sud de l’UE
Pour l’UE, le Sahel est l’extension de son voisinage du sud. « Le Sahel n’est pas quelque chose qui est lointain ; c’est une région où il y a des défis sécuritaires importants y compris pour les citoyens de l’UE ».
Pour les panélistes, l’examen de la situation au Sahel, apparaît comme une véritable pyramide de facteurs de conflictualités ; des facteurs enchevêtrés, imbriqué les uns dans les autres au point où on est souvent déconcerté et découragés par cette pyramide de la conflictualité. Faire deux formulations et deux remarques. Selon eux, il existe plusieurs approches pour cerner la méthodologie pour saisir la réalité. On peut chercher à identifier les facteurs de crisogénie externe ; on peut aussi se projeter dans le temps en disant que dans cette pyramide il y a ce qui est nouveau, ce qui est passager en identifier les facteurs structurels et les facteurs conjoncturels ; on peut aussi séparer ce qui procède du règne du royaume de l’esprit, de la métaphysique, de la mythologie des aspects matériels physiques, économiques, énergétiques. Une autre approche qui prend en compte les dimensions statiques et les éléments dynamiques.
Pour les panélistes, il y a une instrumentalisation générale du vide et du chaos. C’est une instrumentalisation transversale, aucun corps n’y échappe. Il y a une instrumentalisation paradigmatique parce qu’elle renvoie à l’instrumentalisation du chaos dans tout le continent (corne de l’Afrique, les Grands Lacs, Afrique de l’Ouest avec les crises en Sierra Leone et au Liberia). Ils ont mis en garde contre ce qu’ils ont appelé la tenaille infernale. « L’instrumentalisation du chaos dans tout le Sahel apparaît comme ayant à chaque bout de la chaîne un foyer de terroristes ; à l’est avec la Somalie et à l’ouest avec AQMI. Les deux tenailles avancent et pourraient broyer l’Afrique ».
Ils ont mis en avant trois racines qui expliquent la situation actuelle : la racine politique avec l’impossibilité qu’il y a eu de créer des élites politiques dans ces zones avant l’indépendance (l’école n’y est apparue qu’à partir de 1947) et l’échec des politiques de décentralisation où on sent une sorte d’absence des souverainetés nationales ; la racine écologique avec les grandes sécheresses qui ont fini par déboucher sur des crises identitaires ; la racine internationale concrétisée par la compétition pour les ressources extractives. « Il est nécessaire de cerner les invariants de la crise à condition que ce soit assorti d’analyses concrètes des éléments nationaux. On ne peut pas faire l’économie des analyses des rapports de forces politiques. Le problème de l’absence de souveraineté de plus en plus prégnante, une zone de non droit où on assiste à une recomposition des zones d’influence ; la gestion des frontières ».
Contraintes extérieures et intérieures
Ils ont mis l’accent sur la combinaison de contraintes extérieures et de contraires intérieures qui renvoie à la problématique du développement. La grande interrogation qu’ils ont soulevée est liée à la position des théologiens sur le discours religieux d’AQMI. « Pourquoi l’OCI est silencieuse ? Pourquoi les ulémas du Mali, du Niger, de l’Algérie, de la Mauritanie sont-ils silencieux ? Alors que c’est dans leur domaine que les autres sont en train de faire paître les troupeaux de Satan », se sont-ils demandés. Il y a également ce qu’ils ont qualifié de socio territorialisation à travers des unions matrimoniales locales (mariages au Mali dans le cadre de la sanctuarisation d’AQMI).
Ils ont mis l’accent sur le lien inévitable mais pas toujours visible entre la forme militaire de l’islamisme et la branche politico-civile. « Les forces politiques qui ne portent pas forcément les armes trouvent dans le jihadisme une justification politique à leur rôle. Ceux qui ont porté les armes exploitent cette situation au niveau de la société civile qui devient alors un terreau de recrutement ». Pour eux, le terrorisme et les criminels ne rentrent pas dans le consensus. Sinon tous les autres acteurs ont intérêt à travailler ensemble (les sociétés minières, les ethnies, les opérateurs économiques etc.). Le consensus doit se faire contre eux.
Il faut noter que quatre panels sont prévus pour ce séminaire : Anatomie des enjeux sahélo-sahariens ; les défis en matière de sécurité et de développement ; quelle gouvernance pour quelle sécurité ; quels partenariats internationaux face à des menaces transversales ?
Les participants viennent de l’Algérie, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Tchad. Les chefs de délégations de l’UE au Mali, au Niger plus des ambassadeurs européens en Afrique sont présents. Sans oublier le représentant régional du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest M. Said Djinit.
Nous reviendrons plus en détail.
Correspondance particulière de Bruxelles

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INTERPELLE SUR LA SPECULATION FONCIERE
Le MATCL se porte absent
Le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales Kafougouna Koné devait répondre hier jeudi aux questions orales de l’honorable Oumar Mariko, député du groupe Parena-Sadi et élu à Kolondiéba. Cet échange entre le ministre et le député était attendu avec impatience par de nombreux Maliens compte tenu de l’intérêt du thème sur la spéculation foncière, les différentes démolitions de maisons d’habitations tant à Bamako qu’à l’intérieur du pays. L’échange a été renvoyé pour une prochaine plénière car le ministre serait en mission. Oumar Mariko reproche aux autorités les déguerpissements injustes sans le respect des procédures, le non recasement des 1086 familles de la Commune I jetées à la rue en 2004, la destruction de maisons à Sabalibougou…
A en croire l’honorable, « l’Administration territoriale devient le socle de la spéculation foncière et de l’enrichissement individuel ».
Denis Koné

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DEUX COREES
Encore une guerre idéologique entre grandes puissances ?
Après le bombardement d’une partie de la Corée du Sud par leurs voisins du Nord, la communauté internationale, avec en tête, les Etats-Unis n’a pas caché son amertume et ses inquiétudes face à une situation susceptible de dégénérer. La Chine qui est un partenaire inaliénable de la Corée du Nord a été mise à contribution pour le dénouement de ce conflit lancinant, mais à y voir de près, l’on se demande si l’on ne se dirigerait pas finalement vers une autre bipolarisation du monde, comme après la deuxième guerre mondiale.
La Corée du Nord a bombardé mardi l’île sud-coréenne de Yeonpyeong faisant plusieurs blessés et occasionnant la mort de deux soldats sud coréens en détachement sur le même lieu. La Corée du Sud s’est bornée à proférer des menaces de représailles si jamais Pyongyang répétait une telle « abomination ». Les Coréens du Nord n’ont pas apprécié des séances d’entraînement de militaires de leurs rivaux du Sud sur un site situé juste au-dessus de la ligne frontalière décrétée par les Nations unies après la guerre de Corée au début des années 1950. De la fin de cette guerre à nos jours, des conflits sporadiques ont souvent opposé ces deux pays d’Asie. Craignant une escalade des violences, la communauté internationale a toujours été présente pour jouer aux pompiers.
Cette énième confrontation entre les deux Corées a encore engendré une pléiade de réactions à travers le monde. Les grandes puissances ont tout de suite sorti leur armada diplomatique empreinte de messages de condamnation contre Pyongyang. Seulement la Chine, défenseur infaillible de la Corée du Nord, s’est montrée souple avec son alliée, souhaitant que les deux parties reviennent à la table afin de parvenir à une issue favorable. Cependant, la remarque qui saute le plus à l’œil est cette transversalité entre les Etats-Unis et l’Empire du milieu, chacun défendant de son côté son associé. Au moment où les Etats-Unis se disent prêts à tout pour soutenir Séoul, la Chine n’entend pas reculer d’un iota dans son élan d’appui constant à Pyongyang.
« La Corée du Sud est notre alliée depuis la guerre coréenne. Nous réitérons notre détermination à défendre ce pays dans le cadre de cette alliance. C’est pourquoi, nous allons nous joindre à la communauté internationale pour faire plus de pression sur la Corée du Nord », a promis mardi le président américain Barack Obama. Quelques heures seulement après ces propos d’Obama, les Etats-Unis se sont tournés vers la Chine pour l’inciter à faire revenir son « poulain » sur le bon chemin.
La Chine en joker
Seule la Chine semble être capable de fléchir la récalcitrante Corée du Nord. Mais dans le dossier nord coréen, la Chine ne se montre pas assez rassurante d’autant plus que les relations entre cette dernière et son protégé sont presque indéboulonnables. Ce qui fait dire aux spécialistes des sciences politiques que quels que soient les moyens de pression de la communauté internationale, la Chine ne lâchera pas la Corée du nord. Or dans un tel contexte, le régime dynastique nord-coréen s’en sortirait toujours ragaillardi.
L’histoire retient que lors de la guerre de Corée, Mao Zedong, qui avait envoyé des milliers de soldats pour défendre la Corée du Nord, avait comparé les liens entre les deux nations à une relation entre « les lèvres et les dents ». Un demi-siècle après, la donne n’a pas vraiment changé. La Chine et la Corée du Nord partagent le même système de gouvernance, à savoir le communisme. Aussi la Chine voudrait-elle empêcher la chute de cette nation isolée sur la scène internationale en ce sens qu’un effondrement du régime nord coréen engendrerait un flux d’immigrés vers l’Empire du milieu.
Au demeurant, la Corée du nord sert de « coussin » entre la Chine et la Corée du Sud, un allié militaire américain. Soucieux de la sauvegarde de la paix et la sécurité internationale, les Etats-Unis sont conscients que leur salut ne viendra que de la Chine. Mais cette dernière invite l’administration américaine à revenir à la reprise des négociations à 6 pays (les deux Corées, la Russie, le Japon, la Chine, les Etats-Unis), dont l’objectif était de dissuader Pyongyang de poursuivre son programme d’enrichissement nucléaire. Ces pourparlers avait accusé un coup dur quand la Corée du Nord, comme pour avoir plus de concessions de la communauté internationale, avait mis fin aux négociations en décidant finalement de poursuivre son programme nucléaire. Adepte des chantages, la Corée du Nord a toutes les cartes en main pour se faire entendre. Et ce bombardement lui attire plus l’attention de la communauté internationale. Surtout qu’un scientifique américain vient de révéler l’existence d’un programme d’enrichissement d’uranium en Corée du Nord.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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ATELIER PARLEMENTAIRE SUR L’AGRICULTURE
Le PDG de l’Office du Niger vulgarise son expertise
A l’ouverture de l’atelier national parlementaire sur l’agriculture et les changement climatiques, tenu à Bamako le 24 novembre 2010, Kassim Denon, PDG de l’Office du Niger a apporté des précisions sur le phénomène en proposant des solutions.
Pour le PDG de l’Office du Niger, les changements climatiques est une donnée permanente avec laquelle toutes les activités de développement agricole doivent être planifiées en vue de minimiser les effets négatifs sur la productivité agricole. A ses dires, toutes les études d’aménagement et de réhabilitation font l’étude d’impact environnemental et social avec un plan de gestion environnementale et social. « Le respect strict de ces mesures garantira la protection de l’environnement et contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique dans la zone Office du Niger », a-t-il dit.
Abordant l’historique de l’Office jusqu’à la réorganisation de ses structures opérationnelles en 2010, le PDG s’est appesanti sur ses missions et objectifs. A l’en croire, l’Office du Niger œuvre pour assurer la mise en valeur et le développement du Delta central du Niger. S’agissant des effets des changements climatiques, le PDG a mis en avant les effets perceptibles qui se résument, selon lui, à l’augmentation de la température avec des canicules aux mois d’avril, mai et juin (45°c), la baisse des précipitations moyennes annuelles avec une mauvaise répartition par exemple 268 mm de pluies en 33 jours en des endroits comme Ndébougou.
Comme mesures d’atténuation des effets des changements climatiques, M. Denon est favorable à l’application du décret n° 08-346P-RM du 26 juin 2008 relatif à l’EIES (aménagements nouveaux et réhabilitation), le suivi et surveillance de la mise en œuvre des actions retenues dans le plan de gestion environnementale et sociale et la promotion du reboisement sur les terres hautes non dominables par gravité, le long du réseau d’irrigation avec la mise en place des bosquets (425 ha), vergers (1 156 ha) et autres brises vents, ombrages etc. 154 ha.
Aux grands maux, des grands remèdes, c’est ainsi que dans l’agroforesterie, des arbres fruitiers de 165 ha ont été valorisés, en maraîchage 56 ha, la banque alimentaire et la banque fourragère occupent respectivement 1,8 ha et 23 ha. D’autres actions notamment l’information et la sensibilisation sur l’utilisation des équipements d’énergies (Foyers améliorés), la promotion des énergies renouvelables (biogaz et photovoltaïques) notamment dans les unités de transformation des produits maraîchers sont une réalité dans la zone Office du Niger.
Pour le PDG, l’ambition de sa structure demeure le riz en quantité et en qualité pour le Mali et la sous-région sans contribuer au réchauffement climatique.
Idrissa Sako

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FILM MUSO DANBE
La nouvelle facette de Adame Ba Konaré
On connaissait Adame Ba Konaré, intellectuelle, féministe, écrivain et historienne. Voilà Adame Ba Konaré scénariste.
La salle de cinéma Babemba a abrité le mercredi 24 novembre, le lancement du dessin animé, « Muso Danbe », sous la présidence de l’auteur du film, Adame Ba Konaré, présidente de la Fondation Partage.
Ce dessin animé, le premier du genre dans notre pays, est parti du texte de la communication donnée par Adame Ba Konaré le 8 mars 2010, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.
C’est le texte de cette conférence-débta qui a été réécrit pour donner ce film de 25 mn, qui a été vivement applaudi par une foule nombreuse qui avait pris d’assaut la salle Babemba.
« Muso Danbe », qui existe aussi bien en Français qu’en Bambara tente de faire revivre les valeurs fondatrices de notre famille, de notre société, et donne des leçons aux jeunes de « 0 à 99 ans ».
La cérémonie de lancement a eu lieu en présence des autorités politiques et administratives, du ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, du maire de la Commune I, Mme Konté Fatoumata Doumbia et d’autres personnes de culture.
L’œuvre de belle facture a été produite par Binthily Communication et Mali Toon.
Alexis Kalambry

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AGRICULTURE
Plus de 34 milliards de F CFA pour les exploitants agricoles
Les députés en leur plénière d’hier jeudi ont adopté par 115 voix pour 0 abstention et 2 contre, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n° 10-042/PRM du 16 septembre 2010 autorisant la ratification de l’accord de financement du projet d’accroissement de la production agricole.
D’un montant de 34 134 870 000 de F CFA, cette somme est destinée à accroître la productivité des petits exploitants agricoles et producteurs agro-industriels dans certaines régions du pays et représente un prêt accordé par l’Association internationale de développement (IDA) remboursable sur une période de 40 ans avec un différé de 10 ans. Le remboursement s’effectue au taux de 1 % du 15 octobre 2020 au 18 avril 2030 et au taux de 2 % l’an du 15 octobre 2030 au 15 avril 2050. Le projet d’accroissement de la production agricole s’articule autour de trois composantes que sont le transfert de technologie et prestation de services aux producteurs agricoles, les infrastructures d’irrigation, l’approche pragmatique, suivi sectoriel et coordination du projet.
Il s’agira pour ce projet, le développement de 1 200 ha de nouvelles terres irrigables à Sabalibougou Zone I et de 100 ha à Sabalibougou Zone II, 500 ha de nouveaux périmètres irrigués dans le secteur de M’Bewani et l’extension des systèmes de drainage de Kalankorola et Tango toujours dans la zone de M’Bewani. Pour la commission du développement rural et de l’environnement, qui a appelé les députés à adopter la loi, ce projet représente une des réponses à la lutte contre l’insécurité alimentaire.
Denis Koné

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DOSSIER sculpture
EPILOGUE
La sculpture au Mali
La sculpture fait partie des arts anciens au Mali depuis la nuit des temps puisque beaucoup de forgerons ont travaillé simultanément le fer et le bois. Non seulement, ils étaient des métallurgistes, mais également taillaient des statuettes en bois (jirimani) qui servaient de jouets pour les enfants en même temps qu’ils façonnaient des houes et des couteaux pour les paysans. Dans la neutralité des communautés villageoises, la différence n’est pas toujours nette entre forgeron et sculpteur dans la mesure où le plus souvent un même homme remplit ces deux fonctions. Mais il faut se garder de trop généraliser en raison de la diversité culturelle de ce pays qui fait que les choses sont perçues différemment d’une région à une autre, d’un groupe ethnique à l’autre. Si par exemple dans les communautés Bamanan, la cloison n’est pas étanche entre le forgeron et le sculpteur, dans certaines zones du Nord et du delta central, aucune confusion n’est possible entre les deux. Il semble que dans certaines de ces sociétés, une forme de spécialisation s’est opérée au fil des siècles, réservant les travaux de la forge aux seuls enfants de la forge et ceux du travail du bois aux seuls enfants issus de ces familles.
Même dans les communautés sédentaires Malinké et Bamanan, cette spécialisation s’observe maintenant au niveau de la caste des artisans du bois, les Koulé, qui de plus en plus se distinguent des autres corps de métiers et monopolisent le secteur du bois. Dans un cas comme dans l’autre, les matières à sculpter sont variées et concernent les jouets des enfants, les tablettes de jeux (wali) ou les sifflets des chasseurs (Sangara). Dans les sociétés Bamanan, elles vont des masques des marionnettes à ceux des sociétés d’initiation exclusivement réservés aux forgerons et sur lesquels le silence est total et frise l’omecta.
Les conceptions artistiques et culturelles de l’Occident ont fait chez nous de la sculpture un métier à part entière alors que son statut était très vague avant comme du reste de plusieurs autres artistes. C’est pourquoi, la discipline fut enseignée (peut-être depuis l’époque coloniale) dans les écoles d’art du secondaire et du supérieur alors que dans les sociétés traditionnelles la profession s’apprenait en famille où l’enfant recevait de son père les recettes et les secrets pour réussir dans le corps. Au Mali, la discipline est enseignée à l’INA depuis sa création au début de l’indépendance. Elle est enseignée à la section des « Métiers d’Art » qui comprend aussi la forge, la menuiserie, le tissage et la maroquinerie. Dans ce cadre, beaucoup de sculpteurs ont été fermés dont beaucoup opèrent dans les structures étatiques quand d’autres sont dans le privé.
L’importance de la discipline et du métier a conduit l’Etat à envoyer des étudiants à l’étranger l’étudier et s’y spécialiser, de manière à pouvoir l’exercer au pays. Mais il y aussi dans ce monde de la sculpture beaucoup de gens ayant appris ce métier dans le tas comme on dit et qui l’exercent avec passion en dépit de leurs faibles moyens et la mévente des produits issus de sa pratique. Parce que la gravité des problèmes économiques, le chômage des jeunes suite à la fermeture de presque toutes les entreprises d’Etat obligent beaucoup de jeunes, y compris des déscolarisés à s’orienter vers la sculpture considérée alors comme gagne-pain et dont les produits, généralement, sont exportés à l’étranger ou achetés sur place par les touristes occidentaux.
Les conditions extrêmement défavorables dans lesquelles ce métier s’exerce font que ces acteurs sont moins connus que les musiciens ou les peintres. Nos compatriotes connaissent mal leurs sculpteurs qui ne manquent pas de talent et dont beaucoup sont plus connus à l’extérieur qu’à l’intérieur. Mais, si la sculpture en tant que profession se porte assez bien probablement à cause du chômage des jeunes, mobilisant un nombre considérable de jeunes bras, ses produits, eux, se veulent mal, obligeant beaucoup de sculpteurs à s’orienter vers le métier d’antiquaire jugé prometteur.
De façon générale, les produits artistiques et culturels étant chez nous recherchés plus pour leur utilité sociale que pour leur beauté, ceux de la sculpture intéressent peu les populations qui voient en eux des objets de luxe ou d’ameublement. En conséquence ceux-ci sont laissés prioritairement à la clientèle Européenne qui en est friande en tant que produits exotiques.
Facoh Donki Diarra

 

AMASSAGOU GUINDO, SOCIOLOGUE
« Les sculptures, supports à l’initiation et à l’explication du monde »
Les sculptures en général au Mali et en particulier chez les Dogons et les Bambara peuvent commémorer des événements accomplis à l’origine de la création, au début du monde. Elles racontent alors la genèse, certaines peuvent rappeler des événements ou des actions légendaires accomplies après la création. D’autres enfin représentent les ancêtres d’un clan ou d’un village.
Au Mali, l’origine de la sculpture est liée à l’origine des premières religions polythéistes dont l’animisme. Cette religion intégrait dans ses activités des objets comme supports des forces occultes dont dépend toute chose dans l’univers.
Ces objets sont des masques, des statues ou des marionnettes qui sont confectionnés par les forgerons. La sculpture du bois est apparue donc comme un art religieux dès le départ : les masques représentent très souvent des animaux sauvages peuplant les mythes, légendes et contes ethniques. Quelques figures émergent par la qualité de leur travail et la régularité de leur production : Damy Théra, Amaguiré Dolo…
Dans le milieu Dogon, la sculpture dogon est avant tout rituelle. Selon Amassagou Guindo, les statues servent de support à l’initiation et à l’explication du monde. « Conservées dans des sanctuaires familiaux, elles représentent des ancêtres ou des êtres mythiques et présentent une diversité remarquable de formes ».
Chez les Dogon, affirme M. Guindo, les statuettes sont souvent utilisées au cours de cérémonials de guérison. Elles identifient la personne qui les offre, signalent son problème et attirent l'attention.
A titre d’exemple, selon lui, des représentations d’une femme agenouillée, dans la position traditionnelle, le ventre arrondi, les seins pointés en avant, est caractéristique de l’art Dogon, « elles devaient favoriser la fécondité ou le bon déroulement de la grossesse ».
Incarnation des ancêtres
Liées au culte de la fécondité, ajoute notre interlocuteur, elles incarnent la première ancêtre morte en couches et étaient l’objet d’offrandes de nourriture et de sacrifices de la part des femmes qui attendent un enfant, offrandes et sacrifices qu’on déposait sur le plateau situé au-dessus du vase.
Les masques, souligne le spécialiste, ont pour fonction de réaffirmer la vérité et la présence des mythes dans la vie quotidienne et d’assurer la vie collective. Les cérémonies où sortent les masques sont des cosmogonies en acte qui régénèrent le temps et l’espace, tentant, par ce moyen, de soustraire l’homme et les valeurs dont il est dépositaire à la dégradation qui atteint toute chose dans le temps historique. Selon M. Griaule, chercheur, « ce sont aussi de véritables spectacles cathartiques au cours desquels l’homme prend conscience de sa place dans l’univers, voit sa vie et sa mort inscrites dans un drame collectif qui leur donne un sens ».
« Le masque est destiné à protéger contre la possession, mais c’est en lui qu’est la force vitale et cela est si vrai que parfois, le phénomène de possession est directement causé par le masque ou la rupture d’un interdit le concernant, par la vue ou le toucher d’une partie du costume de danse... par la proximité trop grande d’un danseur durant une cérémonie ou sa rencontre inopinée au cours d'un de ses déplacements dans le village », a révélé M. Griaule.
Dans le milieu bambara, les masques sont aussi employés pendant des rituels d’initiation et à l’occasion d’autres événements comme des mariages, des naissances, des circoncisions, des funérailles, des enterrements, des purifications d’objets et d’êtres. Les masques bambara reçoivent des offres et des sacrifices, et parfois ils sont solennellement enterrés après un rituel approprié, quand ils perdent leur caractère sacré, et le rôle d'intermédiation.
Amadou Sidibé

 

LES STATUETTES
Objets sacrés ou d’ornement
L’artisanat malien est caractérisé par la diversité de sa production. Parmi les œuvres d’art, les statuettes occupent une place de choix. Elles sont généralement utilisées comme objets d’ornement mais ont également un caractère sacré pour certaines sociétés traditionnelles.
« Les statuettes sont des objets d’art fabriqués soit à partir du bois ou de la terre cuite (argile). Elles sont destinées à orner. Mais, il existerait de statuettes qui auraient des puissances surnaturelles. Ces statuettes sont des objets vénérés par des sociétés traditionnelles où elles sont supposées dotées d’une puissance surnaturelle », raconte Mamadou sculpteur, vendeur de statuettes à la Maison des artisans de Bamako. Dans le kiosque de ce maître artisan, le visiteur découvre des statuettes représentant des êtres humains, des animaux, de la volaille aussi bien domestiques que sauvages, de reptiles etc. « Tailler des statuettes n’est pas un métier aisé. Il faut avoir de la doigté et surtout de la patience, car une seule statuette peut prendre toute une journée », explique-t-il. A ses dires, les statuettes sont des objets d’ornement. Elles embellissent l’intérieur de nos habitats ainsi que notre environnement. (espaces vert, rues, et autres lieux publics), ajoute-t-il.
L’une des grandes difficultés des sculpteurs de statuettes est l’accès à la matière première qu’est le bois ou encore l’argile. « Le bois est devenu une ressource rare et quant à l’argile, il faut aller la chercher loin avec les pêcheurs ». Pour Mamadou, les bois généralement utilisés dans la fabrication de statuettes sont entre autres, le bois de Ven, le caïcédrat. Ce dernier arbre qui a été introduit par le colonisateur est presque en voie de disparition, alors que le bois de Ven, le Kapokier, autre arbre utilisé dans la fabrication de statuettes sont des espèces protégées.
Statuettes prisées
Selon notre interlocuteur, si les statuettes en bois sont généralement de bonne qualité, il n’en demeure pas moins que celles faites à partir de la terre cuite sont aussi bonnes. A preuve, avance-t-il, la découverte de statuettes vielles de plus d’un siècle en terre cuite dans de fouilles archéologiques et qui sont encore restées intact. Mais, pour les artisans l’argile n’est pas toujours disponible et il faut aller la chercher loin. A la différence des statuettes fabriquées par des individus privés, les statuettes issues des fouilles archéologiques sont les plus prisées parce qu’on leur attribuerait des puissances surnaturelles, affirme Mamadou pour qui elles représentent plutôt toute la civilisation d’un peuple. A l’en croire, beaucoup de statuettes ont ainsi été pillées et vendues à l’étranger comme ce fut celle offerte au président Jacques Chirac puis restituée au Mali.
La sculpture et la vente de statuettes nourrit-elle son homme ? Pour Mamadou, la réponse est oui puisque lui ne vit que de cela. « Certes, les ventes s’effectuent au compte goûte, mais il y a de ces jours où nous disons dieu merci parce qu’on parvient à payer l’impôt ». Les artisans sont aussi concernés par l’impôt synthétique dont le minimum s’élève à 14 700 F CFA. Si Mamadou reconnaît que cette somme n’est pas aussi élevée, il déplore le fait que les objets d’art, notamment les statuettes sont très peu achetées par les nationaux. En effet, la plupart de sa clientèle est constituée d’étrangers, des touristes en particulier.
Denis Koné
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SCULPTURE MALIENNE
Aux origines lointaines
Le terme de sculpture vient étymologiquement du latin sculpere qui signifie tailler ou enlever des morceaux à une pierre. Cette définition, qui distingue sculpture et modelage, illustre l'importance donnée à la taille de la pierre dans la civilisation romaine.
Au Mali, l'origine de la sculpture est liée à l'origine des premières religions polythéistes dont l'animisme. Cette religion intégrait dans ses activités des objets comme supports des forces occultes dont dépend toute chose dans l'univers.
Ces objets sont des masques, des statues ou des marionnettes qui sont confectionnées par les forgerons. Initialement celui-ci est, dans la division sociale du travail un homme de caste chargé de la fabrication des outils de travail et des parures des femmes. Ils fabriquaient des dabas, des haches, des alênes etc. Et leurs femmes étaient des potières qui travaillaient l'argile et la pierre : les objets de la poterie sont destinés aux usages domestiques (marmite, jarre à eau, plats etc.).
La sculpture du bois est apparue donc comme un art religieux dès le départ : les masques représentent très souvent des animaux sauvages peuplant les mythes, légendes et contes ethniques. Selon la cosmogonie sénoufo, l'homme vivait tout d'abord de cueillette, chasse et de pêche. L'homme n'apprit à cultiver la terre qu'après l'apparition du Tjiwara.
Un jour qu'il dormait à l'ombre d'un fromager (banansoun), un homme fut réveillé par un être mystérieux. A la vue de cet être, l'homme prit peur. L'être bizarre lui dit alors, petit homme, pourquoi ne travailles-tu pas la terre ? et lui remit une gourde en ajoutant avant de disparaître, prends cette gourde et tâches de la remplir de ta sueur avant une semaine. Je reviendrais te voir si tu n'y es pas arrivé, tu mourras. Alors mets-toi au travail, laboure la terre petit homme. Et l'étrange être disparut.
Tous les jours de la semaine l'homme laboura et remplit la gourde de sueur. Mais lorsqu'il revenait le lendemain, il retrouvait la gourde sèche. A la fin de la semaine, le tortionnaire revint et dit à l'homme : je vois que tu as bien travaillé alors je te laisse la vie sauve. La gourde est vide, mais ce n'est pas grave. Je tenais à t'apprendre à travailler la terre.
L'homme de retour au village sculpta une forme dans le bois ressemblant à l'être étrange qu'il rencontre et son masque fut appelé tjiwara (du bambara tji qui veut dire travailler, cultiver et wara le lion, symbole de la force). La fête du tjiwara a lieu avant les semailles et après chaque moisson. Quant aux statues et statuettes, elles servent comme fétiches et représentent des esprits protecteurs.
Les marionnettes figurent soient des animaux ou des personnages de contes populaires. Tous les objets sculptés sont colorés à l'aide de colorants naturels : Kaolin pour le blanc, charbon de bois pour le noir, l'ocre est obtenue à partir de roches et le rouge de tiges de mil rouge.
Aujourd'hui, l'artisanat est un artisanat d'aéroports et s'occupe de fabriquer les copies des masques et statuettes les plus demandés. Bon nombre de ces artisans sculpteurs sont des forgerons, qui face au marché florissant de la sculpture, se sont consacrés uniquement à la taille du bois. Si les objets de cet artisanat sont pour la plupart des copies, ils sont également fabriqués en série.
Mais la sculpture au Mali c'est aussi l'Ecole nationale des arts (Ina). Il s'agit d'une sculpture académique qui se veut créative. Quelques figures émergent par la qualité de leur travail et la régularité de leur production : Damy Théra, Amaguiré Dolo, Yaya Coulibaly, Dicko.
Quelques autodidactes qui ont une démarche artistique véritable suivent la voie tracée par les premiers, Thierno Diallo, Modibo Keita, Ibou N'diaye.
Il faut retenir que la sculpture est une activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des formes en relief, soit en ronde-bosse, en haut-relief, en bas-relief, par modelage, par soudure ou assemblage. Le travail du sculpteur est un travail d'équipe avec un maître et des tailleurs de pierre. Plusieurs équipes travaillent simultanément sur les grands chantiers des cathédrales.
Anne-Marie Kéita

 

HAMADA BALLO
Un sculpteur talentueux
Reconnu très jeune comme un sculpteur, Hama comme l’appellent ses intimes, est un garçon talentueux qui a su allier à la fois modernisme et tradition à l'instar des sculpteurs de sa génération. Portait.
Son œuvre s'est construite au fil des années avec toutes les techniques du dessin, puis s'est élargie à la poterie et à l'édification de réalisations des grandes statuettes pour des lieux particuliers.
Sculpteur malien d'exception, Hama travaille à partir de racines d'arbres ramassées dans la brousse. Il donne forme à un univers inspiré de sa culture codée et secrète. Elevé dans la tradition bambara (il est forgeron), à ce titre, il est initié aux techniques de coupe des arbres et à la confection des statuettes. Ballo est pourtant un artiste dont le travail s'inscrit pleinement dans la création contemporaine.
Exposer ses œuvres est pour Hama le moyen de faire connaître l'évolution de la sculpture. Façonné et formé par son oncle spécialiste en sculpture et qui a sillonné l’Afrique et l’Europe, Hama a décidé d'approfondir sa réflexion en traduisant en image, l'œuvre d'un artiste dont la forte tridimensionnalité forge le regard des admirateurs.
Ses créations s'inscrivent dans un domaine intimiste et introspectif, traitant principalement de l'univers entourant le peintre, que ce soit de son goût poussé pour la littérature, l'ambiance de son atelier de travail et le dialogue créatif avec des maîtres du passé, où ses séries d'autoportraits méditatifs. Les œuvres de cette période sont de statuettes du bois d’ébène sur fond coloré généralement plus ou moins visible.
A propos de cette période artistique qui correspond à sa vie à Bamako Faladié durant la période 1986-1987 et à son immédiat retour de son premier voyage à Dakar, Hama dit : je « suis parti au Sénégal parce que mes statuettes étaient achetées par des antiquaires sénégalais qui les exportaient vers l’Europe ». Ces statuettes très minimalistes dans leur apparence sont aussi riches en matières diverses.
Idrissa Sako

 

LE CIWARA
Une sculpture dédiée aux paysans modèles
Parmi les sculptures maliennes, le « Ciwara » qui est devenu aujourd’hui un trophée pour récompenser les meilleurs est l’un des plus célèbres.
Selon M. Diarra sociologue à l’Institut des Sciences humaines (ISH), le « Ciwara » est un masque en bois d’origine Bambara et Minianka sculpté par un forgeron spécialiste du fer et du bois.
Sous forme d’un losange remonté par une espèce de couronne avec des idéogrammes, le « Ciwara » est avant tout un prix.
Notre sociologue précise qu’à l’époque il permettait de récompenser les paysans modèles.
Cependant, il révèle que le « Ciwara » est fondamentalement une société de culture dans laquelle on faisait la promotion de l’agriculture.
« C’est une sculpture destinée à récompenser des jeunes gens qui se sont illustrés lors des travaux agricoles », explique M. Diarra avant de préciser que le garçon qui s’est le plus remarqué dans ces travaux portait le nom de « Ciwara » c’est-à-dire le « lion » des travaux champêtres. Ce dernier, dit-il, est donc autorisé à porter le masque comme l’apanage de la société agricole.
Notre sociologue ajoute que le « Ciwara » est confectionné par un forgeron car finalement, croit-il, au Mali il n’y a pas une grande différence entre le forgeron et le sculpteur.
Amadou Waïgalo

 

MICRO TROTTOIR
Des Bamakois à propos de la sculpture malienne
Dans le micro trottoir ci-dessous, des Bamakois parlent de la valeur et de l’importance de la sculpture malienne. Réactions.Modibo Coulibaly (ingénieur) :
« Nos sculpteurs ont du talent. La sculpture de notre pays est très riche. Elle varie d'une région à une autre. Le problème est que le secteur manque le professionnalisme ».

Yaya Traoré (enseignant) :
« Notre sculpture se développe. Nos sculpteurs ont un flair de créativité très développé. J’invite les populations à accorder plus d’importance à nos sculptures ».

Assan Kéita (enseignant) :
« La sculpture malienne est riche et diverse dans la créativité. Elle a de beaux jours devant elle ».
Mamadou Konaté (enseignant) :
« Les sculpteurs sont à féliciter pour leur courage et leur abnégation. Ils sont les gardiens de notre culture. Aujourd’hui, beaucoup de personnes s’intéressent à la sculpture ».
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

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