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2010

Mois de novembre

Les Echos du 24 novembre

 

ACHAT DE CEREALES SECHES PAR LE PAM
Les inquiétudes des producteurs
Ce n’est pas évident que les producteurs de Tissala et de Cinzana (Ségou) puissent respecter la date de livraison prévue au 31 décembre 2010 des quantités de céréales sèches que le Programme alimentaire mondial (PAM) se propose d’acheter auprès d’eux du fait de l’humidité que gardent encore les cultures.
Le PAM s’est engagé à acheter cette année auprès de petits producteurs de 23 pays dont 5 de la région ouest africaine environ 2000 tonnes de céréales sèches. Le Mali est concerné par l’opération dénommée « Achats au service du progrès-P4P », qui A démarrÉ l’année dernière. Dans les localités de Tissala et de Cinzana-gare dans la région de Ségou, le PAM Mali se propose d’acheter avec les agriculteurs de ces zones respectivement 100 tonnes de riz et 320 tonnes de mil. Cette déclaration d’intention d’achat entre le PAM et les producteurs des zones citées a fait l’objet d’une convention écrite dans laquelle les producteurs se sont engagés à livrer les quantités de céréales au 31 décembre 2010. Un délai auquel tient le PAM.
Mais au cours de la mission conduite sur le terrain les 4 et 5 novembre derniers par Mme Alice Martin Daihirou, représentante résidente du PAM au Mali, les producteurs de Tissala et de Cinzana ont manifesté leurs inquiétudes quant au respect strict du délai de livraison des produits. Leurs inquiétudes sont fondées sur le fait qu’il a continué de pleuvoir jusqu’au 10 novembre. Du fait de l’humidité, les producteurs ont estimé qu’il n’est pas bien indiqué de procéder à des récoltes.
Il reste entendu que si les récoltes ont connu du retard cela va jouer sur tout le reste du processus y compris le battage, l’ensachage. Au cours des différentes réunions, les producteurs de Tissala et de Cinzana-gare ont sollicité un prolongement de délai se situant entre janvier et février 2011. Une demande que la représentante du PAM semble ne pas avaliser. Elle dit être tenue également par des contraintes de temps. Et que si les céréales ne sont pas livrées à l’échéance convenue, de nombreux enfants n’iront pas à l’école.
En général, les céréales du PAM sont destinées aux cantines scolaires, aux programmes vivre contre travail et vivre contre formation etc. En tout état de cause, la mission du PAM a demandé aux producteurs de tout mettre en œuvre pour le respect du délai contractuel.
Le projet « Achats au service du progrès P4P » ambitionne d’ouvrir le marché à des petits agriculteurs pour les inciter à avoir un produit de qualité. Mais les aléas climatiques risquent de peser lourdement cette année sur l’engagement contractuel entre le PAM et les petits producteurs.
Mohamed Daou

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POLITIQUE
Le Héros c’est Alpha Oumar Konaré
Un certain article, paru dans l’Annonceur N°072 du vendredi 12 novembre 2010, sous la plume de Madame Cherif Haïdara, traite le Professeur Alpha Oumar Konaré de « patibulaire ». Le professeur Alpha Oumar Konaré, patibulaire ?
La réponse est non. D’emblée ! Pour une raison toute simple. La majorité des Maliens ont porté leur confiance sur l’humble et l’émérite Professeur Konaré pour assurer la magistrature suprême de notre pays. Soit 69,1 % des suffrages exprimés au second tour de l’élection présidentielle de1992. Une confiance renouvelée en 1997.
Qu’à cela ne tienne, l’organisation panafricaine, l’Union africaine, a placé sa confiance en lui. Et à juste raison !
Alpha Oumar Konaré, une Naissance
Alpha Oumar Konaré étant d’abord une naissance. Celle d’un enfant massassi du Khaarta né d’une princesse peule du Khasso, le 2 février 1946. Notamment, sous le signe du verseau. Un signe dont le natif « est avant tout doté d’une intelligence exceptionnelle, d’un magnétisme inégalé, d’une intuition extraordinaire et d’un idéalisme positif qu’il sait communiquer à tout son entourage. Il se fait remarquer par son allure rapide et ses idées originales sinon avant-gardistes teintées d’une note d’excentricité ». A en croire des spécialistes. L’astrologie demeure importante sans pour autant tout expliquer.
Venons-en à un élément d’importance capitale dans la formation de chaque personnalité. A savoir l’éducation. Celle d’Alpha Oumar Konaré est l’une des plus exemplaires que puisse connaître un Malien. Une évidence ! Le père Konaré est resté toute sa vie un enseignant modèle pour le peuple malien. Celui-ci lui a d’ailleurs rendu un vibrant hommage. Tout un lycée porte son nom. Le lycée Dougoukolo Konaré de Kayes. Le meilleur hommage !
A côté de l’éducation que lui a transmise son père enseignant hors pair, le jeune Alpha Oumar Konaré a bénéficié d’une autre non moins exemplaire. Celle de sa mère, aristocrate peule du Khasso. Mais Alpha Oumar Konaré ce n’est pas qu’une naissance.
Alpha, un background
Alpha Oumar Konaré c’est ensuite et surtout un background. Après de brillantes études fondamentales, Alpha suivra des études à l’Ecole Normale Secondaire de Katibougou. Son ambition le mène tour à tour à l’Ecole Normale supérieure de Bamako et à l’Université de Varsovie en Pologne dont il obtient un doctorat d’archéologie.
 gé de 30 ans à peine, le Dr. Alpha Oumar Konaré intègre alors l’Ecole Normale supérieure. Syndicaliste avéré, militant du Parti malien du Travail (PMT), il est nommé chef du patrimoine historique et ethnographique au ministère de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture. Puis, le Président d’alors, Moussa Traoré, pour recoller les morceaux avec le milieu intellectuel malien, le nommera ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture. Avec nostalgie, les Maliens se souviennent encore du passage du Malien et de l’homme de culture à la tête de ce département stratégique.
Le naturel revenant au galop, la cohabitation du militaire en chef et de l’intellectuel se révèle difficile sinon impossible. Le second démissionne sous l’œil médusé de plus d’un. Parce que, se demandent-ils, alors, comment peut-on dire non au miel ? Le jeune ministre d’alors avait de l’ambition. Sans renoncer à ses premières amours, l’enseignement et la recherche, il s’ouvre au monde des médias. Notamment, par la création de l’historique Coopérative Culturelle Jamana. Nous sommes en 1980. Une année après, les institutions des Nations unies comme l’Unesco et le Pnud engagent le professeur Alpha Oumar Konaré comme consultant. Le jeune professeur entre dans l’Histoire.
Pour autant, le succès ne lui monte pas à la tête. Il sait ce qu’il veut et sait où il va. Ainsi, outre la revue scientifique et culturelle Jamana de référence, il n’hésite pas à lancer notre bréviaire à tous du mouvement démocratique, « Les Echos ». Un journal dont il est le premier directeur de publication. Et, à une époque où d’autres Maliens se cachaient même pour le lire. Le héros c’est Alpha Oumar Konaré.
Quand je dis Alpha, je ne pense pas à celui que vous traitez dans votre article de « patibulaire ». Je pense à Alpha de l’Institut des Sciences humaines (ISH), Alpha de l’Institut supérieur de Formation en Recherche appliquée (Isfra), Alpha de Normale Sup, Alpha de l’Association des Historiens-Géographes du Mali. Mais aussi et surtout à Alpha de l’Association Ouest-africaine des Archéologues, à Alpha de l’Union des Chercheurs d’Afrique de l’Ouest ainsi qu’à Alpha du Conseil International des Musées du monde. Je pense à Alpha, fils du peuple malien. Un peuple avec lequel il entretient une si belle et longue histoire d’amour.
Et, comme toute histoire d’amour pareille, celle d’Alpha et de son peuple a connu ses périodes de hauts et de bas sentiments.
Ses périodes de hauts sentiments avec son peuple, Alpha les a vécus, intensément vécus. Sans tambour ni trompette. Parce que Alpha c’est avant tout un homme. Un grand amoureux. De l’éminente professeur Adame Ba. Mais également du Mali et de son peuple ainsi que de l’Afrique et de ses peuples. Partant, il sait que l’amour se vit plus et mieux qu’il ne se claironne ou ne se montre.
Ses périodes de bas sentiments, Alpha les a aussi vécus. Avec beaucoup de philosophie et d’humilité. Parce qu’Alpha est un grand homme. Celui qui ne répond jamais aux sautes d’humeur d’un peuple longtemps demeuré dans l’indicible misère, la grande peur, l’ignorance et l’inculture. Ça, c’est Alpha Oumar Konaré.
ATT et GMT
Quant à nos Présidents bien aimés les GATT et GMT, disons que c’est aussi une longue histoire. Jusqu’à la veille du 26 mars 1991, le jeune ATT d’alors reste le protégé du Président Moussa Traoré. Le 26 mars 1991 marque l’inversion des rôles. Ainsi, au plus fort des événements, le Président et sa famille sont restés sous la protection du chef de la junte. Et pendant 18 jours. C’est humain. Malgré les événements. Normal aussi que le protégé demande la libération, même inconditionnelle de son protecteur. Et au plus vite ! Mais Alpha, ce n’est pas quelqu’un de manipulable. En cela, encore une fois, il reste un excellent verseau, avec un esprit d’indépendance hors du commun qu’on lui connaît.
C’est pourtant Son Excellence Alpha Oumar Konaré qui va gracier le couple présidentiel déchu de GMT-Mariam Sissoko Traoré. Le 29 mai 2002. Ce fait, historique, nul ne peut le falsifier. Alpha Oumar Konaré est un homme libre. Fondamentalement. Ce n’est pas pour rien que les Editeurs Africains l’ont distingué comme « Ami des médias ». Et, cette distinction en dit long et mieux sur la personnalité à la fois très complexe et très fréquentable du Président Alpha Oumar Konaré.
La gestion concertée du pouvoir précède la démocratie consensuelle
La démocratie consensuelle du Président ATT est excellente, dit-on. Mais elle succède à la gestion concertée du pouvoir du Président Alpha.
ATT et la restauration
Que le Président ait nommé des « anciens dignitaires » du « régime dictatorial et sanguinaire » de GMT n’a rien de surprenant. Lui-même étant le pur produit de ce régime. Et, ATT ne saurait en tirer le moindre mérite puisqu’il doit beaucoup à ce régime. La preuve, il a continué à fournir le mouton de tabaski de notre père Traoré. Et la nomination de ces dignitaires-là s’appelle la restauration.
ATT vraiment déçu de AOK ?
Que Alpha ait pu empêcher ATT de faire défiler l’émérite général Moussa Traoré aux festivités du cinquantenaire n’incombe pas à Alpha mais plutôt à lui-même. Puisque c’est lui qui a le pouvoir de décision. Le peuple malien l’a mis à Koulouba pas pour que Alpha continue à décider, mais que lui, ATT, montre aux Maliens de quoi il est capable. Quel faux procès allons-nous alors intenter au professeur ?
La question Cabral
Quant à la question Cabral, l’Histoire l’élucidera. Il en va de même pour Sory Ibrahima Thiocary. Pour l’instant, on s’en tient au peuple souverain du Mali qui a tranché. Et, en faveur de l’ex-serviteur de GMT, en réalité du même peuple qui l’a élu à la tête de son Etat, les 8 juin 1992 et 1997. Et, ça, c’est quelque chose.
Alpha, le digne fils de Nelson Mandela
Sûrement, Alpha n’est pas Mandela. Pour qui le connaît d’ailleurs, il ne cherche guère à ressembler à Nelson Mandela. Même s’il lui arrive de s’inspirer de son exemple de vie. A l’instar de tout Africain d’ailleurs. Comme du reste de tout Homme. Parce que Mandela c’est l’Universel. Un Universel que le Professeur Alpha Oumar Konaré peut d’ailleurs revendiquer. Et sans le moindre complexe ! La preuve, le Forum des Editeurs AfricainS vient de le distinguer « ami des médias ». Exactement comme Nelson Mandela dont il reste le digne fils.
De la réconciliation nationale
La réconciliation demeure incontournable. De surcroît dans un pays comme le Mali. Seulement, la question reste à savoir si le Président ATT œuvre effectivement pour la réconciliation nationale ou pour une réconciliation sélective. En tout cas, sa sortie de Logo Sabouciré ne milite pas en sa faveur. Parce qu’on ne peut pas parler du Mali indépendant sans parler du royaume peulh du Khasso, en particulier de Médine et de Kayes, les deux premières capitales du Mali. Puisque l’indépendance c’est par rapport à la colonisation française. Et, la colonisation française au Mali, dit-on, a commencé par Médine, capitale du royaume peulh du Khasso. On ne va pas s’adresser aux gens de Logo Sabouciré en méprisant le chef-lieu d’arrondissement et le chef-lieu de cercle dont il relève. On ne choisit pas d’ouvrir les festivités des 50 ans du Mali à Logo-Sabouciré de Niamody au détriment de Sikasso de Babemba ou du Bélédougou de Koumbi Diossé.
Certes, on peut le faire. La preuve ? Le Président ATT l’a fait. Mais alors qu’on ne nous raconte pas qu’il fait de la réconciliation nationale.
Et puis, la réconciliation nationale ne se décrète pas. Elle relève d’une pédagogie dont on ne peut faire l’économie.
Hawa Diallo

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GARDE NATIONALE
Un caporal fuit avec les soldes
Un caporal de la Garde nationale a pris la tangente avec les soldes de ses compagnons, d’un montant de 18 millions de F CFA. Le jeune caporal connu sous le sobriquet de Benjamin, travaillait au service de la comptabilité de l’Etat major de la Garde nationale.
A la veille de la fête de Tabaski, pendant le paiement du solde, il a été chargé de verser la somme de 18 millions de F CFA aux comptes des éléments payés sur virements bancaires. Benjamin n’a trouvé mieux que de disparaître dans la nature avec le pactole. Toutes les recherches menées pour l’appréhender sont restées vaines.
Il faut rappeler qu’il y a moins de trois mois, un garde a braqué en plein jour des agents d’une banque et enlevé plusieurs millions de F CFA
Sidiki Doumbia

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FLASH
Le spectre d’une année blanche
Le comité AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali) de la Faculté des lettres arts et sciences humaines (Flash) reste sur sa position d’empêcher l’organisation d’une session unique. Certains étudiants, visiblement conscients qu’ils s’acheminent vers une année blanche, expriment leur volonté de se soumettre à ladite session et valider du coup l’année universitaire 2009-2010.
Le lundi dernier, le secrétaire général du comité AEEM de la Flash a personnellement invité des étudiants en maîtrise, venus massivement pour composer de vider les salles d’examen au nom d’une grève illimitée décrétée une semaine plus tôt.
Les étudiants sont donc rentrés à la maison sans composer. Ce boycott de l’évaluation des maîtrisards intervient après celui des épreuves des étudiants de la 1ere année le 13 novembre dernier.
Selon le secrétaire général du comité AEEM de la Flash, Ali Cissé, que nous avons rencontré le lundi 22 novembre, les négociations avec l’administration scolaire sont au point mort. Il a dénoncé l’inaction des autorités qui, croit-il, refusent de réagir en dépit de la situation chaotique qui prévaut à la Flash, un établissement qui pouvait, dans un passé récent, se targuer d’être l’un des plus sereins du pays. Ali Cissé est bien conscient que sa Faculté s’achemine vers une année infructueuse, ce qui pourrait être plus grave qu’une session unique. Il a révélé que son comité n’attend que l’administration scolaire pour des propositions concrètes. « C’est grave, la situation s’empire et personne ne réagit », regrette M. Cissé.
Neutralité du ministre
Selon nos informations, les négociations sont bloquées aussi à cause du fait que le premier responsable de la Faculté est en déplacement hors du Mali. En attendant le retour du doyen Pr. Salif Berthé parti en pèlerinage aux lieux saints de l’islam, le spectre d’une année blanche hante de plus en plus les étudiants et les parents.
Au cours d’un point de presse donné il y a deux semaines, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde s’est prononcée sur la question.
Le ministre a tout d’abord reconnu la légitimité du choix des organes de la Faculté d’organiser une session unique qui se justifie aujourd’hui par l’impossibilité de l’établissement d’organiser deux sessions au risque de tronquer les années universitaires dont celle de 2009-2010. Dans le milieu universitaire on dit qu’il faut deux mois pour organiser une session.
Or dans la situation actuelle, pour organiser deux sessions à la Flash, les autorités universitaires pensent que l’année universitaire (2009-2010) toujours en cours risque de se prolonger jusqu’en avril 2011.
Il faut rappeler que le retard qui ne permet pas à la Flash d’organiser une session de rattrapage est dû à quatre mois de grève observés par les syndicats d’enseignants.
D’ores et déjà, le ministre a laissé croire que l’administration scolaire de la Flash est suffisamment autonome pour prendre une décision et surmonter la crise. Elle envisage, pour le moment rester à l’écart, mais jusqu’à quand ?
En tout cas, ce qui est sûr, plus les jours passent, plus l’année blanche se fait imminente.
Amadou Waïgalo

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CEDEAO
Recensement régional des acteurs non étatiques au Mali
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) organise le vendredi 26 novembre 2010, à Bamako un atelier de lancement de la campagne de sensibilisation des acteurs non étatiques (ANE) au Mali.
Cette sensibilisation est relative à l’enquête régionale de la Cédéao sur la contribution des ANE au développement en Afrique de l’Ouest qui est un processus participatif de collecte de données concernant la contribution des ANE dans le développement des 15 pays membres dans le cadre de la vision 2020 de la Cédéao et dont l’outil d’opérationnalisation est le Programme communautaire de développement (PCD).
Dans ce contexte caractérisé par des reformes importantes dans la gouvernance des Etats et de la Cédéao en termes de démocratisation et qui tient compte des aspirations des populations à la base dans la prise de décision, impose la nécessité de développer un partenariat stratégique avec les ANE (ONG, les associations des femmes, de jeunes, les associations professionnelles, les chambres consulaires, les syndicats, les associations du secteur privé, les centres de recherche, etc.).
Le constat est fait : ces acteurs ne sont souvent pas impliqués dans les processus de prise de décisions, que ce soit au niveau national que dans la vie de la Communauté ouest-africaine.
Les ANE bénéficient cependant de plus en plus d’une légitimité sociale et sont devenus au fil du temps des acteurs de développement à même de contribuer au succès des Politiques, Programmes et Projets de Développement par une implication active à la conception, la dissémination et la sensibilisation.
Pour rappel, en vue d’impulser ce partenariat au niveau régional, la Cédéao a identifié les ANE comme acteurs essentiels dans le processus de formulation du PCD conçu pour la mise en œuvre de la Vision 2020 des Chefs d’Etats et de gouvernement qui vise à passer d’une Cédéao des Etats à une Cédéao des peuples.
Afin de donner plus d’ampleur à l’efficacité de l’action des ANE dans le processus de développement de la région, il est prévu un mécanisme basé sur le renforcement de leurs capacités.
A. K.

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CINQUANTENAIRE DES ETATS
Cinquante ans de plus ou de moins ?
Le Mali a cinquante ans. Un anniversaire célébré avec un faste rarement égalé, autant dans la capitale du Logo – Sabouciré (Kayes), à Bamako, à Kouroukanfuga (Kangaba) qu’aux bords du Bani à Mopti. Un peu partout on a fait ressortir une puissance historique enfouie en attendant que Sikasso redresse son Tata de la résistance en fin d’année.
Outre le succès diplomatique engrangé des défilés de la capitale, Bamako et Mopti ont livré un remarquable aperçu des moyens militaires aériens, terrestres et fluviaux. Le pays n’entend pas tergiverser autour de son intégrité territoriale.
Avec des fortunes diverses, 16 autres Etats africains ont célébré ou vont célébrer leur accession à la souveraineté nationale. Il peut s’agir d’indépendance peut être politique - quand on connaît la propension des puissances à interférer dans les affaires internes - ou difficilement économique pour ceux qui dépendent encore à plus de 50 % de l’aide extérieure. La pauvreté morale n’est pas un des moindres maux ; la sauvegarde des valeurs sociétales qui rime avec éthique et morale demeure un défi dans plusieurs de nos villes alors que le village peine à demeurer village tant il est rejoint par les tares du citadin.
On ne sait plus s’aligner à l’hôpital ou à la banque, encore moins attendre son tour dans une échoppe. On s’abonne aux passe- passes et passe droits. Autant énervé quand l’agent de police nous demande d’attendre la fin de l’hymne national que pressé et sur le départ à peine l’imam débute la Fatiha. Que veut t-on rattraper, est-ce comme cela qu’Occidentaux et Orientaux ont amorcé leur envol ?!
Le Droit de l’autre à la vie, le respect du code de la route entre autres ne doivent pas être de vains slogans. Pour des raisons ethnocentriques, ici les uns se méfient des autres et on a du mal à entamer ou boucler un processus électoral, là on ne finit pas de dilapider les fonds mis à disposition par des partenaires techniques et financiers et ailleurs ce sont les normes de sécurité dans les BTP ou dans l’alimentation qu’on foule au pied. Des fonds consentis par les citoyens d’autres Etats souverains- ayant consolidé leur indépendance par le travail et l’intégrité - pour le bonheur du plus grand nombre.
Les hommes politiques, les diplômés ou les intellectuels africains ont-ils conscience de la notion du communautaire ou du bien public ? Qu’allons nous laisser à nos petits-enfants quand tout est « bradable », vendable ou source de profit personnel ? Que vaut une souveraineté si elle ne s’accompagne du respect des anciens, de la déférence envers les institutions et une distribution correcte de la justice ?
On pourrait y ajouter le respect de la liberté d’expression quand on sait que dans plusieurs de ces territoires, des défenseurs des droits de l’Homme et des journalistes sont encore sinon emprisonnés, menacés de mort ! La véritable indépendance des Etats passe certainement par la formation civique et morale des jeunes, qui alors deviennent des gardiens du Temple avec entre autres missions la défense de la patrie et une gestion rationnelle de ses ressources humaines, matérielles et environnementales (les adultes n’ont-ils pas démissionné ?).
Les 50 ans sont commémorés de diverses manières selon les pays. Qu’en retiendra la génération montante ? N’est-il pas plus opportun de mettre l’accent sur un symbolisme comme repère pour les générations futures ? En tout cas il ne saurait y avoir nation ou Etat sans patriotisme. La passion, sinon l’amour pour le pays, est sans aucun doute un des levains de la gouvernance tant recherchée.
Moïse Traoré
ORTM.

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APRES LA QUALIFICATION DES AIGLONNETS
Cap maintenant sur Kigali
Sans surprise, les Aiglonnets du Mali se sont qualifiés pour la Can de leur catégorie. Le ticket pour Rwanda 2011 en poche, les Aiglonnets sont sur la brèche.
Le samedi 6 novembre, les poulains du coach Nouhoum Diané ont damné le pion avec la manière, à l’équipe du Cameroun. Les Maliens se sont qualifiés en s’imposant (3-0). Lors de cette rencontre, les Aiglonnets avaient leurs repères, car les Ousmane Kéita, Famoussa Koné et autres Aboubacar Toungara, auteurs des trois buts, étaient bien inspirés.
Sur l’ensemble du match, les Aiglonnets ont prouvé qu’on pouvait compter sur eux. Jeu en mouvement, en une touche de balle, les gris-gris de Famoussa Koné, les dribbles éliminatoires d’Aboubacar Toungara, les têtes d’Ousmane Kéita et les tirs de Tiecoro Kéita ont séduit le public du stade Modibo Kéita. Après avoir organisé la première édition de la Can Cadet en 1995, le Mali y a été régulièrement qualifié par la suite en 1997, 1999, 2001, 2005. Les 3 Can manquées sont celles de 2003, 2007 et 2009.
Pour la phase finale de Rwanda 2011, les nôtres devront davantage confirmer leur talent contre d’autres grosses pointures du football africain. C’est le cas de la Gambie, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, de l’Egypte et du Congo Brazza. Ce qui veut dire que le Mali a de fortes chances d’affronter une de ces équipes. Tout un programme !
B. D. S.

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