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2010

Mois de novembre

Les Echos du 23 novembre

 

ABSENCE DE MINISTRES A LA CONFERENCE DE PRESSE DE L’ADEMA
Mme Konté coupe court aux rumeurs
L’absence remarquée le 13 novembre dernier des vices présidents et des ministres de l’Adema à la conférence de presse du parti a donné lieu à diverses supputations. Mais, selon la présidente de la sous-commission communication des élections de 2012 des abeilles, Mme Konté Fatoumata Doumbia, cela ne saurait signifier un quelconque dysfonctionnement au sein du groupe. Bien au contraire. Les « absents » ce jour-là étaient en mission.
Rarement, l’Alliance pour la démocratie au Mali, Parti africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) organise des conférences de presse. Puisque le parti amorce une étape où tout le monde l’écoute, l’observe dans ses faits et gestes, les responsables de l’Adema ont jugé nécessaire d’échanger avec les hommes de médias le 13 novembre 2010 sur la vie et les perspectives de l’Adéma. C’était à la Maison de la presse. Il faut dire que cette conférence de presse a enregistré la présence du Mouvement des femmes et celui des jeunes. Cependant, il a été constaté l’absence de certains vices présidents et de ministres du parti au gouvernement. Cette situation n’est pas passée inaperçue. Elle a, pendant plusieurs jours alimenté les débats donnant lieu à des supputations. Certains sont allés jusqu’à dire que les absences relevées constituent la preuve que les vices présidents n’adhéraient plus à la décision du Comité exécutif. Erreur !
Pas de dissensions
En effet, selon la présidente de la sous-commission communication des élections de 2012 de l’Adéma-PASJ et maire de la Commune I, Mme Konté Fatoumata Doumbia, il n’en est rien du tout. « L’Adéma se porte très bien. Il n’y a pas de dissensions au sein de notre parti. Nous avons toujours été ensemble et nous sommes toujours ensemble ». A ses dires, toutes les absences étaient motivées le jour de la conférence de presse du parti. La preuve selon elle, les ministres du parti étaient absents ainsi que des vices présidents parce que le 13 novembre, le président de la République procédait au lancement de la campagne de vaccination du cheptel à Nionssombougou. Par contre, le ministre Sékou Diakité était en mission au Canada.
« N’eussent été ces évènements, ils seraient tous venus », explique Mme Konté Fatoumata Doumbia qui dit à qui veut l’entendre qu’il « n’y a pas de malaise au sein de la grande famille Adéma ». Parlant de la conférence de presse, Mme Konté estime que c’est une proposition du secrétariat permanent du parti, avalisée par la suite par le Comité exécutif. Ce qui sous-entend que le président des Abeilles, Pr. Dioncounda Traoré n’a pas parlé en son nom, mais a reçu mandat pour le faire. Si l’on en croit la présidente de la sous-commission communication des élections de 2012 de l’Adéma, « tout ce qui touche à la vie du parti, c’est le président qui en est le porte-parole conformément aux principes directeurs de l’Adema ». De l’explication de l’édile de la Commune I, il ressort que Dioncounda n’a rien décidé.
De l’avis de Mme Konté Fatoumata Doumbia, il reste entendu qu’il y a une éventualité de beaucoup de candidatures au sein de l’Adéma pour la présidentielle de 2012. Se disant très sereine, elle assimile ce regain d’intérêt de la candidature du parti à la présidence de la République à la vitalité du parti. En tout état de cause, elle reste persuadée qu’ils parviendront à s’entendre autour de l’essentiel pour accéder à Koulouba en 2012.
Mohamed Daou

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Gestion mafieuse des heures supplémentaires
La gestion des heures supplémentaires reste toujours une grande nébuleuse au niveau de l’enseignement supérieur, la preuve : le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Mme Siby Ginette Bellegarde l’a identifié lors d’un point de presse comme étant l’un des facteurs de blocage de la mise en œuvre effective du protocole d’accord signé en août dernier entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants.
Le rapport provisoire du Contrôle général des services publics (CGSP) vient, une fois encore, de déceler des irrégularités graves dans la gestion des heures supplémentaires au niveau de l’enseignement supérieur.
Intitulé « l’audit de la gestion des heures supplémentaires à l’Université de Bamako et dans les grandes écoles », ce rapport est le résultat d’une mission de contrôle. Il a révélé l’inadaptation des dispositions du décret N°137/PGRM du 24 novembre 1979 fixant le régime des indemnités allouées au personnel enseignant. Ces dispositions, selon la mission du CGSP, ne tiennent pas compte de la hiérarchisation des enseignants du supérieur : Professeurs, maîtres de conférence maître-assistant, et assistants.
En effet, il n’existe aucun texte fixant le taux de l’indemnité allouée pour l’encadrement des mémoires. La pratique qui prévaut actuellement dans les Facultés et grandes écoles consiste à aligner le taux de l’indemnité pour les mémoires sur celui des heures supplémentaires.
Concernant la vérification de l’effectivité des heures supplémentaires payées aux enseignants, la mission du CGSP a noté que les paiements sont effectués sur la base des certificats (attestation) de service établis, signés par le directeur général ou le doyen sans la justification matérielle de l’exécution dudit service.
Aussi, les contrôleurs ont remarqué qu’aucune disposition permettant de s’assurer de l’exécution des heures prévues par les emplois de temps n’est disponible. « Parce que les cahiers de textes ne sont pas bien tenus », dévoilent-ils. En effet, les cahiers de textes fournis à la mission ne contiennent pas les informations nécessaires permettant d’identifier l’enseignant.
Dysfonctionnement
Le dépassement des volumes d’heures supplémentaires d’encadrement de mémoires qui a plusieurs fois été dénoncé par les autorités universitaires eux-mêmes a été décelé par la mission.
Pour le CGSP, ce dysfonctionnement est en contradiction avec les dispositions des articles 3 et 4 de l’arrêté N° 086/MESSES-SG 1997. En effet, l’article 3 dispose que « l’encadrement des mémoires de fin d’études dans la limite de quatre professeurs et maîtres de conférence constitue une mission pédagogique. Au-delà, dans la limite de trois encadrements, le professeur ou maître de conférence effectue des heures supplémentaires, à raison de deux heures par semaine ».
L’article 4 quant à lui, stipule que « l’encadrement des mémoires dans la limite de deux constitue une mission pédagogique pour les maîtres-assistants. Au-delà, dans la limite de deux encadrements, les maîtres-assistants effectuent des heures supplémentaires, à raison de deux par mémoire et par semaine ».
Concernant l’effectivité des heures supplémentaires, les contrôleurs ont constaté par exemple à l’Ecole normale supérieure (EN-sup) que le paiement des heures supplémentaires d’encadrement de mémoire a été effectué pour 36 semaines tandis que celui des heures supplémentaires de cours a été de 32 semaines pendant les deux années académiques 2007-2008 et 2008-2009.
Sans avoir la preuve de l’effectivité de l’exécution de ces heures, la mission a révélé que plus de 170 millions de F CFA ont été dépensés en heures supplémentaires au titre des années académiques 2007-2008 et 2008-2009.
Amadou Waïgalo


Incompréhension
Faisant le bilan à mis parcours de la mise en œuvre du protocole d’accord signé le 17 août 2010 entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde a, une fois encore, identifié la gestion des heures supplémentaires comme étant le maillon faible du protocole.
Elle a noté que les syndicalistes ont réclamé une unification du taux des heures supplémentaires fixé à 5000 F CFA par heure pour toutes les catégories d’enseignants.
Mais la dernière session du Conseil de l’Université qui regroupe les responsables des établissements et les représentants des enseignants a mis en cause cette mesure qui avait pourtant fait l’objet d’accord.
Selon le ministre, le Conseil estime que le taux des heures supplémentaires doit tenir compte de la hiérarchie. Cet organe de l’Université s’oppose à l’unification et voit mal qu’un professeur bénéficie du même taux que son collègue maître de conférence ou maître-assistant. Les heures supplémentaires restent un autre problème au niveau de notre enseignement supérieur.
A.W

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BELEDOUGOU
Quand l’élevage réconcilie le président ATT et les populations
Le samedi 13 novembre, le président de la République Amadou Toumani Touré s’est rendu dans la Commune rurale de Nossombougou, cercle de Kolokani pour présider la cérémonie d’ouverture de la campagne de vaccination bovine annuelle et inaugurer le nouveau centre de collecte de lait qui vient d’y être construit. Grand bien lui en prend, car en se prononçant, dans son discours, sans ambiguïté sur le douloureux problème du Kouôdialanda qui frustrait tout le Bélédougou il fait d’une pierre plusieurs coups et surtout désamorce la terrible bombe qui gonflait dans le Bélédougou depuis les coups de feu débiles du 25 août 2010.
Samedi 13 août 2010, dans la sous-préfecture de Nossombougou à 70km au nord de Bamako. Une immense foule digne des temps héroïques de l’US-RDA de Modibo Kéita et de Bah Dossolo Traoré, ces temps où le régime et le peuple en communion faisaient un seul corps, gonflé à s’étouffer dans le grand espace désherbé pour la circonstance.
Toutes les formes de musique du Bélédougou sont là, mêmes celles que l’on croyait disparues à jamais comme le tchibarani, le bourou royal de Yékébougou. Les populations des six cercles et du district de Bamako qui constituent le Bélédougou ont massivement répondu présent à l’appel du cercle de Kolokani, pour réserver un des plus exceptionnels accueils au président de la République. Ce qui n’était plus dans leurs habitudes « depuis la fin du pouvoir de ce que tout le Bélédougou appelait Bah Dossolo » et celui de l’US-RDA. Que l’on se souvienne de la fameuse visite à Kolokani du président Houphouët-Boigny invité du président Modibo Kéita. Plus jamais visite présidentielle n’aura, d’après des anciens de l’US-RDA, autant d’éclat et de somptuosité pendant le règne de Modibo.
Au-delà de la santé animale, l’espoir
Les différents discours prononcés par le maire, hôte de la cérémonie et ceux des acteurs techniques et politiques de l’élevage l’ont souligné à suffisance, le choix de la Commune de Nossombougou pour l’installation du centre de collecte de lait cru résulte du grand potentiel de production laitière de la zone. Mais cette motivation aussi noble et prometteuse soit-elle n’aurait pas suffi à elle seule pour drainer autant de monde à travers tout le Bélédougou.
Depuis plus d’un an, le Bélédougou entier, de Mouroudhian au nord au Tiènsabadougou au sud sur les frontières de Mandé, de Niamina à l’est au pays kakôlô et manika de Kita à l’ouest, se bat légalement pour récupérer le site historique de la bataille du Kouôdialanda où les troupes des « kafos » coalisées du Bélédougou ont affronté dans une bataille épique, désespérée, à armes inégales, les troupes coloniales de pacification du chef de Bataillon Caillet. Des spéculateurs fonciers résident à Bamako ont obtenu illégalement grâce à la complicité de l’administration 180 ha de ce site. Ils s’y sont installés avec armes et munitions, arrogance, menaces et défis. Le 25 août leurs vigiles encouragés par leurs mentors ont fini par tirer sur une mission d’observation accompagnée par un huissier assermenté en blessant quatre hommes dont l’huissier en question.
Depuis cette tentative de meurtre à la latifundium, le Bélédougou est entré en ébullition. La politique de règlement pacifique suivant les lois juridiques prônées par la Commission de règlement du litige foncier du Kouôdialanda (CRLFK) est ouvertement désavouée. L’administration grande coupable de toute cette tension par les actes des préfets Oumar Cissé de Kolokani et sous préfet Souleymane Coulibaly de Nossombougou, mutés aujourd’hui respectivement à Kéniéba et à Harybomo, s’évertue à noyer le poison dans l’eau, au lieu de prendre des mesures justes d’apaisement. Malgré les interventions du ministère de la Culture pour accélérer les procédures de classement du site, l’administration se presse très lentement.
Dans le Bélédougou, la tension est extrême entre communautés, entre villages, entre individus. Des mariages, des amours, des alliances ancestrales, des rapports de travail de commerce sont soumis à de rudes épreuves. La question n’est plus de savoir s’il faut faire parler la poudre mais quand il faut le faire.
Alors la nouvelle de la prochaine visite présidentielle pour ouvrir la campagne de prophylaxie annuelle est accueillie comme une aubaine.
Oui au Président, mais…
Il a fallu beaucoup de débats, de diplomatie de la part des nouveaux administrateurs de Kolokani et de Nossombougou pour convaincre le bamanan d’accueillir dignement suivant les règles de l’hospitalité traditionnelle, le président de la République qui est le seul maître du choix de la localité où doit se dérouler une telle cérémonie. Tache ardue car l’ancien sous préfet avant de plier bagage aurait diffusé partout dans la ville que la laiterie en construction appartiendrait à l’occupant illégal du Kouôdialanda, Wélé Diallo, que viendrait inaugurer son ami ATT président de la République.
Puis par des voies dignes d’un roman de John le Carré la commission de règlement et les chefs de village de Bélédougou apprennent que malgré la durée d’un an de lutte en suivant la loi, aucune information n’était parvenue au chef de l’Etat. Solitude et ignorance des maîtres du pouvoir. Rome brûle-t-elle ? Les laudateurs zélés de la cour chantent le contraire « Ce n’est rien César, tout va bien à Rome. Toto baignado ! ». La Commission de règlement ; après d’âpres discussions, vote la décision de se joindre à l’administration et à la population pour la préparation d’un accueil sans réserve au présidant de la République. Mais partout dans le Bélédougou, une seule condition est formulée par tous : que cette visite soit opportunément saisie pour informer de vive voix le chef de l’Etat de leur inconditionnel attachement au site historique du Kouôdialanda dont des chars de l’armée nationale portent le nom, afin qu’enfin l’on sache sa vraie opinion.
Pas un pouce d’un site historique du pays ne sera cédé à une seule personne. Le maire de Nossombougou dans son adresse de bienvenue au chef de l’Etat est le premier à solliciter auprès du président, la diligence des procédures d’inventaire et de classement du site de la bataille dans le patrimoine national culturel et historique.
Trois chefs de « kafo » (ceux de Kolokani, Nonkon, zambougou,) mandatés par tous leurs pairs du Bélédougou attendent la fin des cérémonies officielles pour demander cinq minutes d’audience au chef de l’Etat sur le même sujet.
Mais dès l’entame de son discours, ATT crève l’abcès par son préalable qui traite du Kouôdialanda. Il dira en substance que le Bélédougou est une terre de savoir et d’histoire. Que la pénétration coloniale au Soudan a rencontré de rudes oppositions armées qui ont vu se lever et se battre, malgré la supériorité technique des armes de l’envahisseur, des héros et héroïnes patriotes pour leurs libertés et dignités, comme à Sabouciré et ici au Kouôdialanda. En affirmant s’incliner devant la mémoire des vaillants combattants tombés sur les collines de Zambougou et dans les ruisseaux du Kouôdialanda, le chef de l’Etat donne instructions aux administrateurs de répertorier aux fins de préservation, de classement et d’aménagement pour la postérité, tous les hauts lieux de notre histoire à travers tous le pays.
La foule hurle de joie, applaudit à tout rompre. Les larmes de réconfort coulent sur le vieux visage parcheminé du patriarche Sékou Diarra de Nonkon-Warala, porte-parole du Bélédougou ancien. Son homologue Zambla, dit Zambla Moussa Traoré détourne aussi les yeux mouillés pareils à un lac de matin humide. « Je peux à présent mourir cet instant même sans regret. Je mourrais en paix pour avoir rempli mon contrat de vie face à l’histoire, grâce à Allah et Mahomet, et face aux mânes des ancêtres morts ici avec dignité. J’en étais si torturé ! Qu’Allah aide toujours la vérité ».
Mandé Alpha

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ASCOMA
Droit de réponse à Ouestafnews
Suite à l’article publié, le 16 novembre dernier, sur votre site Internet, intitulé "Double scandale impliquant le Pam-Mali" et repris par le journal le Républicain le même jour titré "La présidente de l'Ascoma dans l'œil du cyclone". Cet article, qui me présente sous les traits d’une responsable associative dans l’œil du cyclone pour avoir alerté les autorités maliennes et l’opinion d’un risque d’intoxication de milliers d’enfants, laisse entendre que l’Association des consommateurs du Mali s’indigne d’une situation tout en muselant sa portée.
Qu’il me soit permis de répondre, point par point, aux reproches formulés afin de rétablir la vérité des faits. Il nous apparaît, en effet, naturel de chercher à rectifier des approximations qui, par ricochet, portent atteinte aux membres de notre association ainsi qu’à son personnel et ses partenaires.
A travers son dispositif de veille, l’Ascoma a été informée de l’intention du Pam-Mali de mettre à la disposition des cantines scolaires et des enfants un stock important d’huile alimentaire frappée de péremption donc impropre à la consommation.
Informée le jeudi 16 septembre 2010 par téléphone, la présidente, a dans la soirée reçu l’informateur à domicile pour s’assurer de la véracité des faits. Le lendemain vendredi 17 septembre, journée de prise de contacts avec l’ensemble des services techniques de l’agriculture directement concernée par la question et il a fallu des heures d’attente et de patience pour rencontrer les responsables eux-mêmes.
De ces rencontres, on retiendra la volonté des agents concernés d’aller jusqu’au bout de l’action, c’est-à-dire la conservation sous scellé du produit, sa destruction publique médiatisée en présence des représentants des consommateurs tel que demandé dans le communiqué de presse Ascoma et conformément aux règles et pratiques appliquées dans les autres pays.
C’est ainsi que l’Ascoma a dans l’immédiat saisi quelques radios de la place, à savoir : la Radio Benkan au marché de Médine qui nous a accordé une émission spéciale sur la question de 16 h à 16 h 30 en langue bamanankan. Cinq personnes étaient sur le plateau (3 responsables Ascoma et 2 animateurs de la Radio Benkan).
Le 21 septembre 2010 sur Radio Klédu, commentaires de l’affaire Pam dans l’éditorial de 7 h, de 13 h et de 17 h et en français et bamanakan.
Le 22 septembre, intervention directe sur le bilan de l’Ascoma et sur l’affaire huile périmée de 12 h à 12 h 30 sur Radio Klédu en français et en bamanakan. Le 25 septembre dans l’émission "Faso djo kènè" de 13 h 30 à 15 h. Retour sur l’huile périmée de Pam-Mali en français et bamanakan. Le 27 septembre, interview en direct de la présidente sur Radio Patriote en bamanakan.
Rédigé et envoyé depuis le 20 septembre à plus d’une centaine d’organes de presse nationale et internationale pour une large diffusion, le même 20 septembre, dès réception du communiqué M. Djibi Sy de Ouestafnews a réagi en appelant directement la présidente pour avoir d’autres informations complémentaires. C’était aux environs de 20 h et j’étais en train de conduire pour rentrer à la maison après l’envoi du communiqué. Je lui ai donc demandé de me rappeler ou que je le rappellerai en arrivant à la maison.
En le reprenant au téléphone, il insistait pour que je lui dise mes sources d’informations.
Bien entendu, je lui ai répondu que je ne pouvais divulguer mes sources d’informations et en tant que journaliste, il devrait comprendre cela ; mais il insistait, je lui ai alors dit que l’Ascoma est une association crédible au Mali, en plus elle travaille sur la base des PDPC issus des Nations unies et elle est affiliée à Consumers International et ne pouvait pas se permettre de traiter des questions dont elle n’a pas la preuve.
M. Sy a demandé aussi si l’huile périmée était saisie au niveau des douanes. Je lui ai répondu que le produit était bel et bien dans les magasins de Pam-Mali et c’est à ce niveau qu’il a été saisi et qu’il pouvait donc entrer en contact avec Pam-Mali pour s’informer davantage.
Il a dit que sans preuve il ne pouvait pas traiter le communiqué. Je lui ai alors répondu qu’avec ou sans lui l’affaire sera traitée au Mali par la presse nationale.
Le 30 octobre, M. Sy a encore appelé la présidente en insistant sur la révélation de nos sources d’informations. Bien sûr, il n’était pas question que je cède à cette pression par principe et par éthique. Je lui ai rappelé qu’en tant que journaliste d’investigations il devrait comprendre cela. Et que pour la crédibilité de l’Ascoma, il pouvait interroger M. Amadou Kanouté ex-directeur régional de CI pour l’Afrique qui se trouve à Dakar et dont l’Ascoma relevait directement.
En aucun cas, on ne peut faire un tel communiqué de presse sans équivoque, le porter par sa signature et avoir peur d’assumer cette responsabilité.
La partie question sensible ou délicate appartient aux autorités politiques et non à une organisation de la société civile qui dédie son action à la défense des droits humains et à la protection des couches les plus vulnérables.
Nous sommes donc étonnés deux mois après les faits de découvrir une version complètement erronée de l’affaire et des actions menées par notre Association pour circonscrire la menace d’intoxication. L’Ascoma est une association qui depuis près de 20 ans (créée en 1991), a été de tous les combats pour la défense des consommateurs. Nous n’avons jamais muselé la presse sur un quelconque cas d’atteinte aux droits des consommateurs et nous avons toujours travaillé avec elle pour amplifier nos actions de défense des droits et intérêts des consommateurs au Mali. Notre stratégie est basée sur l’information des consommateurs, la sensibilisation, la dénonciation, l’interpellation au besoin, le plaidoyer et la maximisation du partenariat. Tout ceci en conformité avec les principes directeurs des Nations unies pour la protection des consommateurs (PDPC) et en référence aux 8 droits qui y sont édictés.
En guise de rappel, notamment dans l’affaire des poulets congelés, introduits frauduleusement au Mali au mois de carême en 2003 comme poissons congelés alors qu’ils étaient destinés au Burkina Faso, la présidente de l’Ascoma a été convoquée par la Sécurité d’Etat du Mali sur la question et n’a pas hésité à maintenir sa position relative à la dangerosité du produit qui n’a pas respecté la chaîne de froid et qui mettait en cause la santé des populations et de plus est interdit au Mali.
J’invite donc M. Djibi Sy d’Ouestafnews à faire des investigations pour infirmer ou confirmer mes dires.
Il serait souhaitable aussi qu’Ouestafnews se réfère à l’affaire bromate de potassium gérée par l’Ascoma en 2001 au Mali et qui a fait le tollé avec des résultats palpables.
Comment ne pas évoquer l’étude menée par l’Ascoma sur les aspects socio-économiques de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments de la rue dans les régions de Sikasso, Ségou et dans le district de Bamako qui a abouti à la création de l’Anssa dont Ouestafnews fait référence.
La présidente de l’Ascoma est prête à recevoir un responsable d’Ouestafnews de façon officielle pour discuter de toute question qu’il souhaiterait évoquer avec elle. Dans l’affaire Pam-Mali, nous avons voulu plus d’implication de la presse, obtenu la garde sous scellé du produit indexé et la garantie qu’il ne sera pas consommé par les populations maliennes. Nous n’avions pas par ailleurs ni le pouvoir d’injonction, ni de poursuite encore moins de destruction de produits dont la prise en charge incombe aux services techniques compétents.
J’ose donc espérer que ce droit de réponse sera diffusé avec toute la déontologie et toute l’éthique qu’exige la profession de journaliste.
Bamako, le 20 novembre 2010
La présidente
Mme Coulibaly Salimata Diarra
(officier de l’Ordre national)

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INSECURITE A GAO
Un véhicule des eaux et forêts enlevé
Des bandits armées ont enlevé, le jeudi 11 novembre aux environs de 7 h du matin, un véhicule Toyota Land Cruiser du service des eaux et forêts de Gao.
Le véhicule a été enlevé dans la cour des eaux et forêts de Gao. Le chauffeur du véhicule (chauffeur du chef de cantonnement des eaux et forêts de Gao), s’est fait braquer par des bandits alors qu’il sortait de la cour avec les enfants de son patron qu’il devait conduire à l’école. Après l’opération, les assaillants ont pris la fuite.
C’est la troisième fois, en espace de quelques semaines, que des bandits armés braquent des gens et enlèvent leurs véhicules. Selon le chef de brigade de la gendarmerie de Gao quand les bandits enlèvent les véhicules, il est très difficile de les retrouver car, a-t-il expliqué, la ville de Gao, a plusieurs portes de sortie.
A cause de l’insécurité grandissante, ces derniers temps, tous les véhicules de service de Gao sont garés à partir de 19 h dans la cour de la gendarmerie. Malgré cette disposition, les bandits continuent d’agir même en plein jour.
Sidiki Doumbia

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AHAMADOU MAIGA
Profession : tueur d’hippo
Ahamadou Maïga vit à Gao sur le boulevard des Askias. Menuisier de formation, il s’est parallèlement, à ses activités, initié très tôt à la grande chasse qui consiste à tuer les gros gibiers. C’est aussi un karatéka aguerri capable de tuer n’importe quel animal en un clin d’œil.
Haut de taille et doté d’un visage osseux, Ahamadou Maïga dit Hama est un donzo expérimenté. Ses larges épaules saillantes, ses longues jambes et sa démarche fière imposent le respect. Sa poigne démontre sa force. Froid aux premiers abords mais en réalité aimable, il parle d’une voix lente, grave et douce.
Menuisier de formation, il est à 46 ans, chasseur, guide de chasse, président de l’Association des karatékas de Gao et ceinture noire 3e dan de ce sport. Son atelier où il habite avec sa famille porte sur sa devanture deux impressionnants ossements de têtes d’hippopotames.
L’hippopotame de droite a tué une personne : un piroguier qui passait dans la zone où il se cachait. Celui de gauche a tué trois personnes selon Hama. Sa demeure modestement meublée ainsi que sa cour intérieure regorgent de trophées : ossements d’hippopotames, de phacochères ainsi que de nombreux animaux qu’il a tués depuis qu’il chasse, c'est-à-dire depuis près de 20 ans. Hama est issu d’une grande famille de donzos qui, selon les croyances populaires, sont les premiers gardes de la population bien avant la police et les militaires.
D’ailleurs, "la plupart des villages africains ont été créés par des chasseurs, qui ont une très grande culture". Au départ organisés en confrérie, aujourd’hui en associations, les chasseurs suivent une initiation, et malgré la sédentarisation, évoluent le plus souvent dans la brousse lorsque la saison de chasse est ouverte.
Au Mali, la chasse est régie par la loi n°95-031 du 20 mars 1995 fixant les conditions de gestion de la faune et de son habitat. Ainsi la grande chasse que pratique Ahamadou Maïga dure 4 mois, de la fin décembre à la fin du mois d’avril. Son travail se fait en étroite collaboration avec les autorités du pays. La majeure partie du temps, des agents des eaux et forêts l’accompagnent dans ses missions, car "lorsqu’un hippo fait des dégâts, on m’appelle et je l’abats".
En 2005, Hama dit avoir tué 8 hippopotames en deux mois. Toujours selon ses dires, cette année-là, les chevaux du fleuve ont commis d’innombrables dégâts en tuant un grand nombre de gens. Les autorités de la région n’ont pas pu nous donner de chiffre exact, mais un agent des eaux et forêts déclare : "Pratiquement, chaque année des hippos tuent des hommes".
Le destrier des diables
Cet animal mythique et mystique emblème du Mali est difficile à abattre. Selon certaines superstitions, "les gros gibiers utilisent le diable et les mauvais esprits. Donc si vous n’avez rien à leur offrir, ils peuvent entrer dans votre famille et faire des dégâts". Hama en a fait les frais, quelques heures après une chasse réussie en 2002, il découvre en pleine nuit sa petite fille de deux ans prise de convulsions et se tordant de douleurs.
Celle-ci restera 45 jours dans le coma et perdit l’usage de ses jambes à son réveil. Selon certaines personnes de la communauté, des djinns lui demanderaient d’innombrables sacrifices - qu’il ne fera pas étant musulman - pour avoir tué la monture de l’un d’eux. Les dogmes populaires décrivent l’hippopotame comme étant le destrier des diables, pour d’autres plus rationnels, ce n’est qu’un animal doté d’une force prodigieuse qui évolue extrêmement bien dans son habitat naturel.
" L’hippopotame n’est pas ordinaire pour celui qui croit qu’il n’est pas ordinaire, c’est un animal comme un autre". Pour Ahamadou Maïga, on n’a pas besoin de pouvoir pour faire de la chasse. "Je suis un musulman, quand je sors pour tuer une bête, j’écoute les esprits de la forêt avec des personnes qui connaissent parfaitement le Coran. Tout est naturel dans ma démarche. Au départ, les gens prenaient le prophète Muhammad pour un magicien, c’était juste un bon musulman qui pouvait déplacer des montagnes avec des paroles. Aujourd’hui, les gens viennent à moi pensant que je suis un magicien, mais je leur fais comprendre que je ne maîtrise rien".
Beaucoup ne sont pas de cet avis et bon nombre de ses confrères notamment dans le Sud du pays font une semaine de préparatifs pour tuer un hippopotame, "parce qu’ils pensent qu’il faut des dons pour l’abattre". Hama a tué le lion dans le Gourma, le tigre, la panthère, sans pouvoir maléfique. Pourtant, il dit avoir des liens avec des chasseurs capables d’égorger un homme qui se relèverait après sans aucune blessure.
Il dit aussi avoir survécu à l’attaque d’un hippopotame. "Une fois, à la chasse à l’hippo, l’un d’entre eux, nous a attaqués et a brisé la pirogue en mille morceaux après que le piroguier se soit approché trop près de lui. Je pense que ce jour-là, je ne devais pas mourir, car généralement lorsque tu es dans l’eau avec un hippo, tes chances de survie sont très minces. J’ai nagé plus de 15 m vers une autre pirogue pendant qu’il me suivait".
Ce sauvetage miraculeux est incroyable. "Ce n’est pas possible, il a forcément disparu pour échapper à l’hippopotame". Il n’en est rien. Beaucoup voient les chasseurs comme des magiciens, Ahamadou Maïga, n’en est pas un. Cet homme haut perché est un fabuleux conteur qui mène une vie proche de l’extraordinaire
Kaourou Magassa

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PHASE FINALE CAN CADETS
Sept des 8 qualifiés connus
La presque totalité des pays qualifiés à la Can cadet de Rwanda sont connus. Le Burkina ou la Réunion va boucler la liste des qualifiés à l’issue du match qui les oppose le vendredi prochain à Ouagadougou.
Le Congo Brazza a réussi à se qualifier aux dépens du Gabon. Devant son public, le Congo a réussi un joli retournement de situation dimanche dernier dans son antre d’Alphonse Massamba Deba. Battu (2-0) à l’aller à Libreville, les Congolais ont gagné (2-0) à leur tour et décroché leur qualification (3 t à b 2).
C’est la première fois que le Congo se qualifie pour une Can Cadet. Belle performance des lionceaux du Sénégal devant le Ghana qui est une référence dans ce type de compétition avec notamment deux titres de champion du monde en 1991 et 1995. Les Ghanéens avaient gagné (2-0), la première manche à domicile. Dimanche dernier, le Sénégal a pris le dessus et s’impose (2-0), puis (5 t à b 4). Après le nul (2-2) de l’aller en Sierra Leone, la Côte d’Ivoire s’impose (2-0) dimanche dernier à Abidjan. Et signe son retour après avoir raté les 2 dernières éditions. Le Mali aussi après sa double victoire sur les Lionceaux camerounais sera au Rwanda. La Gambie victorieuse (1-0) face à la Tunisie se qualifie au bénéfice du but marqué à l’extérieur au matche aller à Tunis (3-2).
Il faut rappeler que l’Egypte a franchi ce dernier tour à la faveur du forfait de l’Ile Maurice et le Rwanda est qualifié d’office en qualité de pays organisateur. Le 8e qualifié sera le Burkina ou la Réunion. La compétition aura lieu du 7 au 22 janvier prochain au Rwanda.
Boubacar Diakité Sarr

 

 

SMB-REAL : 2-1
Les Blancs débutent leur saison par un trophée
Le Stade malien de Bamako se succède à lui-même au palmarès de la Super Coupe du Mali. Le champion sortant s’est difficilement imposé (2-1) samedi dernier au stade Modibo Kéita, face à L’AS Réal de Bamako, vainqueur de la Coupe du Mali. Les Blancs de Bamako remportent ainsi leur 8e trophée en 13 éditions.
Les Blancs de Bamako ont marqué par Umoh Emmanuel (61e) et Cheick Fanta Mady Diarra (90 +2) après que les Scorpions eurent pris l’avantage dès l’entame du match par Kalifa Coulibaly (7e).
C’est la 8e fois en 13 éditions que le Stade malien de Bamako inscrit son nom au palmarès de ce trophée dont l’attribution marque le début d’une nouvelle saison. Le Stade, champion en titre, n'a donc pas dérogé à la règle qui fait que le champion sortant remporte généralement le trophée.
Après la remise, les poulains de Camel Djabour ont posé avec leur trophée sur le podium qui portait la griffe du sponsor officiel, Orange-Mali.
L’équipe de Sotuba a bien préparé donc son entrée en lice au championnat national de la Ligue1 de ce mercredi face au Onze-Créateurs de Niarela.
B. D. S.

 

POTINS
Invités surprises
Les éléments du corps de la paix et du Haut-commissariat des Nations-unies pour les réfugiés (HCR) ont suivi avec intérêt la finale de la Super Coupe du dimanche et avec à la clé une poignée de mains et des ovations aux équipes de leur choix. C’était de la bonne ambiance dans les gradins.

 

Orange pour tous
Le sponsor principal de Malifoot, Orange-Mali, a mis le paquet pour rehausser l’éclat de la finale de la Super Coupe saison 2010-2011. Orange-Mali a remis des équipements aux deux protagonistes et aux officiels. Ensuite, l’opérateur global de téléphonie mobile a permis aux nombreux spectateurs de faire des inscriptions à travers Orange-School et Money. Tout le monde est parti avec sa part d’Orange-Mali. Et c’est de bon augure pour la nouvelle saison de foot.

 

Les oreilles ailleurs
Quand le Stade et le Réal s’affrontaient sur la pelouse du stade Modibo Kéita, au même moment les spectateurs avaient l’attention portée sur les matches joués sur deux stades de l’intérieur. La finale de la Super Coupe de dimanche coïncidait avec le coup d’envoi du championnat national de Ligue1, Orange, saison 2010-2011. Et c’est des gradins que les résultats de deux matchs avancés sont tombés. Il s’agit des victoires du CSK (2-0) contre l’AS Bakaridjan à Ségou et de la JA (2-1) contre le contre le Centre d’animation sportif (CASS) à Sévaré (Mopti).

Sans licence
Les joueurs comme Cheick Fanta Mady Diarra, Amadou Diamoutené, Adama Diarra, Mahamadou Kondo etc. transférés cette saison au Stade ont évolué dimanche dernier lors de la finale de la Super Coupe sans leur licence. En lieu et place, ils ont présenté leur carte d’identité pour remplacer le précieux sésame que Malifoot tarde à délivrer sans véritable motif. Il semble que les licences se trouvent dans le coffre d’un dirigeant qui se trouve à La Mecque.
Rassemblés par
Sarr

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