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2010

Mois de novembre

Les Echos du 22 novembre

 

NOTE ZERO
Au ministre du Travail
Il est probable qu’au moment où il envoyait son Ségal fustiger l’absentéisme dans l’administration au lendemain de la Tabaski, le ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat était dans son bureau, les deux pieds sur une table, en train de griller cigarette sur cigarette ou de penser à sa partie de jeu de dames de l’après-midi, la télé à fond ; la bombance quoi !
Dans un environnement, réputé non-fumeur depuis la loi interdisant le tabac dans les lieux publics, qu’un ministre fume ou fasse de la pollution sonore au bureau n’est ni plus ni moins qu’un acte d’indiscipline. Mais le MTFPRE n’en a cure. Il aime la télévision. Il fume et enfume. D’aucuns diront que c’est sa vie privée. Que nenni ! Les fumeurs se tuent certes, mais tuent aussi. Alors ? Mais passons !
Jamais avant lui, un titulaire du poste n’a été aussi insipide. Peu de fonctionnaires le reconnaîtraient entre trois personnes ; on dirait un complément d’effectif en dépit de sa belle carrure. S’il y avait un Dernier ministre à l’instar du primus inter pares (premier parmi ses pairs), nul doute que le MTPFRE enlèverait le jackpot. Parce qu’avec lui, la Réforme de l’Etat est devenue la Méforme de l’Etat. L’administration est engourdie, traumatisée.
Absentéisme à tout crin, lenteur, lourdeur, petite corruption, insolence… se portent ici comme un charme. Lettre de cadrage du président et DPG du PM ? On s’en bat l’œil. Tenez !
Alors que la langue de travail est le français, des secrétaires ont du mal à tenir cinq minutes de conversation propre dans la langue de Molière. Elles vous toisent du regard quand elles savent placer deux fois de suite un sujet, un verbe et un complément. Un étage en dessous, ce sont des "requins" qui vous tannent la peau pour des actes gratuits.
Au fait, pourquoi exiger de ses subalternes l’assiduité quand on n’est pas soi-même en mesure de donner le bon exemple ? Les usagers savent que nos ministres, à commencer par celui qui nous intéresse, ostensiblement ne sortent de chez eux qu’aux heures de pointe alors qu’ils doivent être les premiers au service et les derniers à en repartir. Qui est donc fou pour être ponctuel et se faire ainsi coller le qualificatif de "zélé de la République" par ces vipères qui ne savent rien faire, mais que les "chefs" apprécient à cause de leur vénalité, leur promptitude à rapporter, à calomnier les autres ?
Tout ça, ce n’est pas la faute du ministre, bien entendu. Et pourtant, ce sont ses services qui recrutent les agents sur la base de critères de compétences et des objectifs à atteindre. Le concours d’entrée dans la fonction publique n’est-il pas une sélection des meilleurs ? Y a-t-il encore quelqu’un qui souhaite se faire rabattre le caquet ?
Il n’y a aucune excuse pour togo fo bali qui ne se donne aucune obligation de résultat ! Dans un autre pays, on lui tresserait une couronne d’épines, parce que il est le genre incapable de sortir la "bouche" de la poule de l’eau. Pauvre MTFPRE !
Bayer

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LENDEMAIN DE LA FETE DE TABASKI
Des fonctionnaires boudent les services
Malgré le communiqué du ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat (MTFPRE) à reprendre le travail au lendemain de la fête de Tabaski, la grande majorité des fonctionnaires de l’Etat malien ont brillé par leur absence aux bureaux. Où sont passés les organes de contrôle ? Il est temps que la réforme globale de l’administration publique retrouve tout son sens.
Comme à la veille de chaque fête, le ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat annonce le ou les jours fériés. Contrairement aux années précédentes, cette année, les travailleurs maliens ont été invités à reprendre le travail, le lendemain de la fête de Tabaski, c'est-à-dire le jeudi 18 novembre. L’habitude étant une seconde nature, le communiqué n’a pas produit les effets escomptés. La plupart des employés des services du public se sont tapés une journée, voire deux jours (jeudi et le vendredi) prolongeant ainsi les jours "chômés".
Quel gâchis pour les usagers ! Des établissements bancaires, aux services de douanes en passant par les hôpitaux, les autres structures publiques, l’affluence n’était pas au rendez-vous. La cour des services habituellement bondée de monde et de véhicules était déserte. Ce qui a fait que les usagers ont été obligés de rentrer chez eux insatisfaits.
Dans les rares services ouverts pour quelques temps, si c’était le chef de service qui était présent, sa secrétaire, son chef de cabinet ou le secrétaire général n’était pas sur place. Certains bureaux n’ont pas ouverts. C’était le cas à l’INPS, à l’Energie et même au Trésor. Dans d’autres, des agents étaient juste venus faire un tour dans l’après-midi, histoire de se souhaiter bonne fête.
Arrivé au Trésor, une dame me lance à la cantonade : "… On ne finit pas avec le travail dans ce pays. Je vais d’abord saluer mes parents. Tu viens lundi si tu veux être satisfait". Combien d’autres Maliens ont vu leurs affaires gâtées par un tel comportement des agents payés par le contribuable malien ? On ne saurait le dire, mais les pertes paraissent incommensurables.
La désertion des bureaux a été remarquée par un haut cadre du MTFPRE. Ce dernier, sachant bien que des agents indélicats allaient récidiver leur absence du jeudi, a fait une sortie sur l’ORTM dans le journal télévisé de jeudi. Une manière pour lui, de dire aux chefs de services de prendre leurs "responsabilités" en sanctionnant les travailleurs qui ne se rendront pas au travail dans la journée du vendredi 19 novembre. A ses dires, la sanction d’un agent relève plutôt du chef de service.
La chicotte ?
Peine perdue. Son appel n’a pas eu d’écho. Le vendredi 19 novembre, ils n’étaient aussi nombreux les agents qui avaient répondu présents. Approchés, certains pensent qu’aucune sanction ne peut être prise à leur encontre. Et d’ajouter que " la sortie médiatique" du département de la Fonction publique n’est que de la poudre aux yeux des plus hautes autorités, qui n’auraient pas apprécié le comportement des agents.
Il n’est un secret pour personne qu’aujourd’hui au Mali, les notions d’assiduité, de qualité du service et de conscience professionnelle sont foulées au pied. Recrutés et affectés à des tâches spécifiques pour assurer le bon fonctionnement de l’Etat et le progrès de la nation, beaucoup de fonctionnaires se moquent de leurs missions comme de l’an 40.
Une fois engagé, le néo-fonctionnaire se contente de l’assurance d’une retraite dorée. A moins d’une faute lourde ou d’un flagrant délit, la fonction publique est un nid douillet loin de toutes les angoisses. Abusant de cet acquis, des fonctionnaires se plaisent à vaquer prioritairement à d’autres occupations au su et au vu des chefs.
Qu’est devenue la grande réforme enclenchée ? Pas grand-chose. Les bureaux de l’administration publique sont pour la plupart des galeries marchandes ou des hauts lieux de causeries et débats, de tontines et ou de politique politicienne. On y passe plus de temps à consulter les magazines et autres revues.
Depuis peu, on assiste à la naissance d’une nouvelle race de fonctionnaires absentéistes qui désertent les bureaux pour monnayer leurs compétences hors du service. Les services de contrôle se doivent de prendre leurs responsabilités.
Il est temps que la réforme globale de l’administration publique engagée, retrouve tout son sens.
Amadou Sidibé

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DOUBLE SCANDALE AU MALI
Huile périmée du Pam, détournements de stocks
Le Programme alimentaire mondial (Pam, agence du système des Nations unies) a introduit au Mali une importante quantité d’huile, aujourd’hui périmée mais toujours en stock, et qui, malgré tout, a failli être distribuée à plusieurs dizaines de milliers d’enfants maliens.

Environ 138 000 enfants maliens, selon des chiffres communiqués par le Pam, "bénéficient" aujourd’hui du programme des "cantines scolaires", programme à l’origine du scandale. C’est autant de victimes potentielles qui l’ont échappé belle – peut-être pas d’ailleurs.
Selon plusieurs sources contactées par Ouestafnews, c’est au cours d’un contrôle mené par des agents de l’administration nationale de l’agriculture en septembre 2010, que de l’huile déjà périmée depuis le mois d’août 2010, a été trouvée dans les stocks de la représentation du Pam au Mali. De même d’ailleurs qu’une quantité de sucre qui était à deux mois d’expirer. L’huile sera placée "sous scellé" en attendant la suite…
A ce scandale de nature humanitaro-consumériste, révélé par la presse malienne, vient se greffer un autre scandale de "détournement" de stocks, que révèlent les investigations d’Ouestafnews, un scandale dans le scandale, et que le Pam utilise aujourd’hui comme excuse pour justifier son refus de détruire le stock périmé. Et qui sait, pour forcer la main de l’Etat malien peut-être ?
Au terme d’une longue et minutieuse enquête qui a duré près de deux mois, Ouestafnews, est aujourd’hui en mesure d’affirmer qu’en dépit de l’arrivée à expiration de "l’huile du Pam", l’organisme onusien a persisté à vouloir obtenir l’autorisation du gouvernement malien pour "distribuer" cette huile, bien au-delà de la date de péremption, arrivée à échéance en août 2010.
Au moment où nous bouclions notre enquête (le 12 novembre 2010), soit près de trois mois environ après la péremption de l’huile en question, une responsable du Pam, interrogée par Ouestafnews, admettait que le produit se trouvait encore en stock dans des magasins à Bamako et dans d’autres régions du pays.
Selon des sources gouvernementales, les produits sont effectivement "sous scellé", et toujours en attente de destruction.
Face au tollé suscité par l’affaire, l’Etat malien, après avoir longtemps traîné les pieds, a officiellement saisi le Pam par une lettre datée du 4 novembre 2010 (près de trois mois après la date de péremption !) pour lui signifier que l’huile sera détruite, selon Baba Toumani Kané, chargé de la communication au ministère de l’Agriculture.
L’information a été officiellement communiquée à la représentante du Pam au Mali, par le biais du ministère des Affaires étrangères, selon la version du gouvernement malien. Mais la lenteur du gouvernement à procéder à la destruction de l’huile suscite des doutes dans certains cercles.
D’ailleurs, rien ne dit qu’une partie de l’huile n’a pas été mise sur le marché et consommée puisque rien qu’à Bamako, on signale un "manquant" de 52 tonnes sur un total de 79 tonnes d’huile, selon la représentante du Pam au Mali, Alice Martin Daihirou, qui accuse de "détournement" les agents chargés de la gestion des stocks, et qui selon la représentante travaillent sous la responsabilité du gouvernement. Côté gouvernement on se refuse d’évoquer cette affaire de détournement.
Rien non plus n’indique qu’entre la date de péremption en août 2010 et la date du contrôle en septembre 2010, des stocks n’ont pas été distribués dans la hâte, comme le recommandait le laboratoire français ayant procédé aux analyses. Même si aujourd’hui, par la voix d’un de ses porte-parole, Jane Howard, contacté par Ouestafnews, le Pam, assure que "le produit ne sera plus distribué".
Quant aux associations consuméristes du Mali, après avoir dans un premier temps réagi de manière indignée à la volonté du Pam de "forcer" la main au gouvernement et de procéder à la distribution de l’huile, elles ont vite calmé leur ardeur par la suite, préférant sacrifier les enfants et consommateurs du pays à l’autel "du partenariat", à sauvegarder avec l’agence onusienne !
Du côté du gouvernement malien, comme c’est souvent le cas en Afrique en de pareilles circonstances, on tente, contre toutes les règles de transparence, d’étouffer l’affaire. Les rares officiels qui ont daigné répondre aux multiples appels téléphoniques d’Ouestafnews se renvoient la balle, et se limitent à fournir de petites bribes d’information dans une affaire qui interpelle également l’Etat malien, premier responsable de la santé de ses enfants, et qui plus est, ses propres agents étant à présent accusés de détournement.
Face au mur de silence, une des rares structures gouvernementales ayant accepté d’évoquer l’affaire sans trop de difficultés, fut la direction de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire des aliments qui confirme qu’elle a effectivement été "saisie pour avis", bien après la date de péremption de l’huile incriminée. Un avis qu’elle a émis et qui est sans appel : l’huile du Pam est "impropre à la consommation" et il n’est même pas utile de procéder à des analyses, la date de péremption étant échue.
Une fois qu’un produit a atteint sa date de péremption "ce n’est plus la peine de trouver des astuces pour dire que c’est consommable", affirme catégorique le Dr. Youssouf Konaté, directeur de cette agence. Il n’en dira pas plus, affirmant que les autres aspects du dossier ne relèvent pas de la responsabilité de la structure qu’il dirige.
Pourtant au niveau du Pam, on s’évertuait encore bien après le mois d’août 2010, à faire prévaloir des résultats d’analyses effectuées... en France pour solliciter l’autorisation de faire consommer le produit, "le plus rapidement possible".
Interrogé à plusieurs reprises pour situer "les responsabilités" dans ce qui apparaît comme un dysfonctionnement dans son système d’approvisionnement, le Pam, aussi bien à Rome qu’au Mali a refusé de répondre de manière claire et nette à cette question, encore moins de dire si des sanctions seront prises contre les éventuels fautifs.
" Dans des opérations d’assistance alimentaire de cette envergure, il peut arriver des moments, où pour une raison ou une autre, il y a une rupture dans la chaîne logistique", écrit Jane Howard, au nom du Pam dans une réponse à une question insistante sur les "responsabilités" qui risquent de ne jamais être situées.

Les consuméristes maliens font le service minimum
Après avoir crié leur indignation et alerté les médias maliens, dans le scandale dit de "l’huile périmée" du Programme alimentaire mondial (Pam), les associations de consommateurs du Mali, se sont soudainement tues alors que l’objet du litige reste entier, laissant la population malienne à elle-même et à ces interrogations.
A la date où nous bouclions cette enquête (12 novembre 2010), le stock d’huile périmé n’était toujours pas détruit malgré l’existence d’une lettre du Mali dans ce sens adressée au Pam, datée du 4 novembre 2010, selon une source gouvernementale.
C’est pourtant la présidente d’une de ces associations de consommateurs, Mme Coulibaly Salimata Diarra, qui dirige l’Association des consommateurs du Mali (Ascoma), qui avait envoyé un communiqué très alarmant daté du 20 septembre 2010 à des organes de presse, dont Ouestafnews, pour sonner l’alerte.
Dans ce texte, Mme Coulibaly dénonçait vigoureusement le Pam et demandait la destruction "immédiate" de l’huile périmée. Très curieusement, quelques jours plus tard, lorsqu’elle fut interrogée au téléphone par notre rédaction pour davantage d’informations dans le cadre de cette enquête, elle ne voulait plus aborder le sujet.
Les justifications avancées par la présidente de l’Ascoma, qui qualifie désormais la question de "sensible" et pouvant porter préjudice aux relations avec "un partenaire important", laissent pantois et soulèvent des interrogations légitimes sur le rôle et les objectifs de son association.
Est-il nécessaire de rappeler que c’est au nom de la défense des intérêts des consommateurs maliens, que cette association (comme sa consœur du Regroupement des consommateurs du Mali - Redecoma) reçoit des "aides et subventions" pour mener ses activités.
Des informations recueillies par Ouestafnews auprès de Consumers International (CI, organisation internationale de consommateurs ayant son siège à Londres) dans le cadre de son enquête révèlent que toutes ses deux associations sont affiliées à l’organisation internationale, qui n’a reçu qu’une seule alerte de Redecoma depuis l’éclatement de l’affaire en septembre 2010 et un article de presse où le Redecoma était cité.
Or, Ouestafnews est en mesure d’affirmer, que les deux associations sont considérées comme des partenaires de CI et ont toutes deux reçu, par le passé, des appuis de cette dernière organisation pour mener des actions sur le terrain.
Avant de se rappeler soudainement que le Pam était "un partenaire important" pour le Mali, voilà mot pour mot, ce qu’écrivait sur un ton très indigné, la présidente de l’Association au lendemain de l’éclatement de l’affaire : "l’Ascoma est d’autant plus révoltée que la couche ciblée par cette aide alimentaire est l’une des plus vulnérables et constitue l’avenir du pays" !
C’est aussi la même association qui demandait avec fermeté "la destruction publique et médiatisée de l’intégralité des stocks en cause et l’ouverture d’une enquête indépendante sur cette affaire", qui quelques jours plus tard, suppliera notre rédaction de ne plus en faire cas et de plutôt contribuer à calmer les esprits…

Le Niger a eu sa ration, les Africains méprisés
Le Programme alimentaire mondial (Pam, agence du système des Nations unies) s’est fait épinglé en septembre 2010 par l’Etat malien alors qu’il stockait de l’huile périmée (et du sucre à deux mois de sa date de péremption), relançant ainsi le vieux débat sur la probité des agences des Nations unies et leur mépris des populations africaines.
Selon les responsables du Pam, 24 tonnes de cette huile, dont ne veulent plus les Maliens, ont été envoyées au Niger en juillet 2010, alors que le Pam savait manifestement que l’huile était à quelques jours de sa date d’expiration.
A l’époque le Niger faisait face à une crise alimentaire, et n’avait pas le temps, et peut-être pas le choix de faire la fine bouche. Le Pam quant à lui devait très vite écouler ses stocks.
Certaines sources nous ont aussi affirmé à Ouestafnews que le Sénégal avait rejeté cette huile, mais nos investigations n’ont pu nous permettre de confirmer cette information, ni au niveau du Pam ni au niveau de l’Etat du Sénégal.
Au Mali même où le scandale a éclaté, l’insistance du Pam à vouloir distribuer cette huile - sous le prétexte qu’elle a été jugée propre à la consommation par un laboratoire… français, laisse sceptique et en révoltent plus d’un.
Mais les déboires du Pam au Mali ne sont qu’un épisode dans une longue série de manquements dans les opérations des Nation unies en Afrique, où la pauvreté et la manque de vigilance de dirigeants, parfois eux-mêmes corrompus, laissent le champ libre aux fonctionnaires des Nations unies.
On se rappelle du fameux rapport produit en 2002, qui dénonçait déjà les cas de "sexe contre nourriture" et autres pratiques peu orthodoxes du personnel de l’ONU, dans les nombreux camps de réfugiés d’Afrique de l’Ouest.
Des informations plus récentes ont aussi état de plusieurs cas de détournement de l’aide humanitaire dans lequel le Pam est cité.
Exemple : début 2010, le Pam était éclaboussé par un autre scandale de "détournement" en Somalie, où 50 % de l’aide alimentaire fournie par l’agence onusienne serait détournée "par des entreprises travaillant avec le Pam", selon des sources qui citent les résultats d’une enquête du Groupe de surveillance de l’ONU.
La répétition de ces scandales ainsi que les soupçons qui pèsent sur les procédures d'appel d'offres, ont atteint un tel niveau qu’il a suscité la création d’un blog entièrement consacré à une campagne contre la "corruption" au Pam.
(source : Ouestaf.com)

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OPERATION TABASKI DE LA FONDATION PARTAGE
Solidarité en faveur des plus démunis
L'Opération Tabaski de la Fondation partage, initiée dans un but humanitaire, a permis cette année d'offrir de la viande à 1500 familles, soit environ 9000 personnes reparties entre 25 mosquées et 13 institutions. La distribution s'est déroulée les 16 et 17 novembre dans le district de Bamako et zones périphériques de la capitale.
La Tabaski est une fête religieuse qui revêt un caractère de sociabilité, d’affabilité et même de civilité. C’est un moment de communion et une occasion de se rencontrer avec la famille et les proches et est aussi synonyme de partage et de générosité envers les pauvres et les nécessiteux.
L’Opération Tabaski de la Fondation Partage, qui était à sa 14e édition, vise à donner, le jour de la fête, de la viande offerte par des généreux bienfaiteurs pour la distribuer aux plus démunis afin que ces derniers puissent participer à la fête.
Cette solidarité à l'occasion de l'Aïd el Kebir vise également à promouvoir et renforcer des réseaux de solidarité en faveur des très démunis. Les groupes cibles sont constitués de familles de démunis, d'orphelins, de handicapés, de pensionnaires des centres caritatifs, de rééducation et des hôpitaux.
Pour mener à bien cette mission, 3 équipes de la Fondation ont été mises en place et ont parcouru la ville et environnant pour la distribution de la viande.
La veille de la fête, Caritas-Mali, le Centre oasis de Point G, l'hôpital de Kati et la prison civile de cette ville et beaucoup d’autres mosquées ont été les heureux bénéficiaires. Le jour de la fête, les équipes étaient dans les mosquées de Lafiabougou Taliko, Djicoroni Foulabougou N2, et Djicoroni Troukabougou, Quinzambougou, Sirakoro Mèguetan, Magnambougou Village, etc.
A l’arrivée, les donateurs ont été reçus par les bénéficiaires qui étaient heureux du geste et ont fait des bénédictions pour l’ex-première Dame. Ils ont émis le souhait que l’œuvre soit continuel, car grâce à ce geste beaucoup d’entre eux participent à la fête.
Le coût de l'opération s'élève cette année à environ 10 millions de F CFA.
Anne-Marie Kéita

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ENSEIGNANTS DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
Des candidats écartés sans motif
Jeudi 11 novembre 2010, le gouvernorat du district de Bamako a été pris d’assaut par les candidats "disqualifiés illégalement" au concours de la fonction publique des collectivités au niveau des ordres d’enseignements : fondamental, secondaire, IFM.
Le département des Collectivités territoriales, à travers le gouvernorat du district de Bamako, veut recruter des enseignants dans les ordres d’enseignements fondamental, secondaire, IFM. Un avis de recrutement a été lancé, il y a quelques semaines.
Des centaines de jeunes ont ainsi déposé leur dossier. Après "traitement" des dossiers, la liste des candidats sélectionnés au concours a été publiée et affichée. Aussitôt la cour du gouvernement a été prise d’assaut par les postulants. Quelle n’a été la surprise pour certains de voir leur dossier rejeté "sans aucun motif valable".
C’est le cas du jeune Alassane Souleymane Koné, postulant dans la section géographie et diplômé de la même section. Aux dires de M. Koné, ce sont plus de 300 dossiers qui ont été rejetés. Il est mécontent du gouvernorat. "Quand nous avons voulu savoir pourquoi nos dossiers ont été rejetés, personne n’a daigné nous donner des explications". Pour les "rebelles", ce n’est ni plus ni moins que du favoritisme orchestré par des agents. "Comment comprendre que nous sommes sortis des mêmes écoles, les mêmes diplômes et qu’ils sont retenus, pas nous ?"se sont-ils interrogés.
Pour Alassane, à partir du moment où ils répondent aux critères et ont le diplôme exigé, ils ne devraient en aucun cas être disqualifiés à la présélection.
I. B.

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Des lycéens devant le juge
Quatre élèves meneurs des mouvements lycéens de la localité sont assignés en justice par la Radio Jamakan de Markala, dont les locaux ont été vandalisés par une foule d’élèves.
Ces dernières années, les pensionnaires du lycée Bambougou N’Dji sont célèbres pour leurs sorties intempestives et leurs mauvais résultats scolaires. Mercredi, 10 novembre, ils ont récidivé, en s’octroyant allègrement deux semaines de vacances, qui prennent fin ce 23 novembre. Le prétexte : la fête de Tabaski. Comme à leur habitude, ils se sont octroyés une semaine de pause avant et après les fêtes.
La situation n’a pas laissé indifférentes des structures comme l’administration du lycée, le Comité d’initiative pour le développement de Markala et le Comité de gestion scolaire du lycée. Pour ramener les enfants en classe, la Radio Jamakan a ouvert ses ondes aux autorités de ces structures, leur permettant d’informer l’opinion locale sur la situation qui prévaut, de sensibiliser les parents et de lancer un appel aux élèves pour qu’ils regagnent les classes dès le lendemain.
Le passage à la radio, du reste, ne fut pas vain, puisque le lendemain vendredi, 11 novembre, les grévistes sont revenus suivre les cours interrompus la veille. Mais les habitudes sont têtues ! Le 12 novembre, des meneurs ont fait sortir leurs camarades élèves à coups de sifflet, des jets de cailloux dans une atmosphère incroyable.
Le même jour, les anarcho-syndicalistes se sont transportés dans les locaux de la Radio Jamakan. Ils n’étaient pas contents que la Radio ait été utilisée pour les appeler à retourner en classe. Des actes de vandalisme par eux ont été perpétrés. Bilan : des ampoules et vitres cassées et le programme des émissions de la journée perturbé.
M. Sagara, le directeur, a porté plainte contre quatre élèves.
H. Diabaté
(correspondant régional)

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MALI-CAMEROUN : 3-0
Les Aiglonnets bouffent du Lion
Les Aiglonnets se sont qualifiés samedi dernier au stade Modibo Kéita, pour la phase finale de la Can des cadets. Les cadets maliens se sont imposés (3-0) face à leurs homologues du Cameroun pour le compte du match retour du dernier tour éliminatoire. A l’aller, les Maliens s’étaient imposés (1-0). Pour la sixième fois, le Mali participera à la phase finale de la Can des cadets de football, prévue du 7 au 22 janvier 2011 au Rwanda.
Le Mali a bouté hors compétition le Cameroun, samedi au stade Modibo Kéita. Grâce à une double victoire lors du dernier tour des éliminatoires de la Can des cadets 2011 dont la phase finale est prévue en janvier au Rwanda.
Après avoir pris le meilleur (1-0) sur les Lions, le dimanche 7 novembre au stade de la Réunification de Douala, les Aiglonnets ont récidivé devant le public sportif malien dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, avec la manière (3-0) avec les réalisations d’Ousmane Kéita, Famoussa Koné et Aboubacar Toungara.
A dire vrai, il n’y a pas eu match. L’équipe malienne a démontré qu’elle était nettement supérieure. Le capitaine et portier, Aly Yirango et ses camarades ont démontré beaucoup de qualités qui leur ont permis d’écarter leurs différents adversaires sur la route du Rwanda.
Les moins de 17 ans du Mali, sous la conduite de la direction technique nationale, ont l’avantage d’être issus pour la plupart des centres des clubs et écoles de formation. Dimanche, les cadets, à la différence de l’équipe camerounaise, avaient le privilège de se connaître.
Par ailleurs, Aly Yirango, Ousmane Kéita, Sadio Diarisso, Modibo Konté, Samba Diallo, Mohamed Kéita, Famoussa Koné, Ibrahim Guindo, Tiécoro Kéita, Abdoulaye Kéita, Ahmed Konaté… évoluent présentement en championnat cadets du district.
Joachim Fickert, le directeur technique national était simplement heureux à l’issue de la rencontre. "Je suis satisfait des jeunes et surtout la manière, c’est une équipe qui est là depuis des mois, qui travaille tous les jours et régulièrement et c’est grâce à eux que le football malien produit des bons joueurs".
Malgré leur jeune âge, les Aiglonnets ont du métier. C’est donc ce mélange local bon teint qui a milité en faveur du coach Nouhoum Diané et son adjoint Ousmane Guindo, qui sont dans le bon wagon qui mène à Kigali, la capitale rwandaise.
Avec une bonne préparation, cette équipe des Aiglonnets, déjà vainqueur du tournoi de football des 1ers Jeux africains de la jeunesse de Rabat, aura son mot à dire lors de cette Can cadets 2011 : "Je suis très heureux. On a bien préparé les éliminatoires, on va préparer la phase finale et nous espérons qu’ils vont mettre les conditions pour que nous soyons prêts le jour J", a confié le coach des cadets, Nouhoum Diané.
Boubacar Diakité Sarr

 

 

 

AFFAIRE DE CORRUPTION MONDIAL-2018 et 2022
Le verdict de la Fifa est là
La Fédération internationale de football (Fifa) a rendu son verdict lundi dernier dans les affaires de corruption dans l’attribution des Mondiaux 2018 et 2022.
Première conclusion, il n’y a pas eu de coalition entre les candidatures du Qatar et celle conjointe de l’Espagne et du Portugal. En revanche, les deux membres du comité exécutif soupçonnés de corruption ont été sanctionnés. Trois ans pour le Nigérian Amos Adamu et un an pour le Tahitien Reynald Temarii avec des amendes allant de 5000 à 10 000 francs suisses.
S’ils sont blanchis des accusations de corruption, ils sont suspendus pour être intervenu dans le vote. Selon le Sunday Times qui a révélé cette affaire, Temarii aurait demandé 1,6 million d’euros pour son vote et Adamu aurait, lui, proposé de voter pour 570 000 euros. "On a des obligations et l’on n’a pas droit à l’erreur", a confié le responsable de la Commission d’éthique de la Fifa.
En plus de ces deux membres de l’exécutif, quatre autres officiels dont notre compatriote, Amadou Diakité ont été suspendus pour les mêmes raisons. Mais Amadou Diakité, interrogé par nos confrères de RFI sans faire de déclaration, s’est porté en faux contre les accusations et a décidé de faire appel.
Selon certains observateurs du ballon rond, la Fifa a pris des sanctions pour des motifs qui n’ont plus rien à voir avec le conflit d’intérêt, avec la rémunération, avec la corruption et Amadou Diakité a été suspendu pour des motifs pour lesquels il n’a pas eu l’occasion de se défendre. Tout porte à croire qu’il fera appel de la décision et dans un meilleur délai possible.
La désignation des Mondiaux 2018 et 2022 est maintenue au 2 décembre prochain à Zürich.
B. D. S.

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