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2010

Mois de novembre

Les Echos du 11 novembre

 

SEVARE-GOSSI
Une promesse présidentielle en l’air ?
Le président Amadou Toumani Touré entendait mobiliser les populations du Nord lors de ses vœux du 1er janvier 2007 en annonçant la réfection de la route Sevaré-Gao. Sur le terrain, seul le tronçon Sevaré-Gossi a été partiellement réhabilité.
Le combat pour un désenclavement des localités nationales se poursuit dans la région de Gao… à pas de tortue. A l’orée de son second mandat, plus précisément le 1er janvier 2007, le président de la République déclarait : "Les projets de développement intégré, à l’image du programme d’investissement et de développement rural des régions du Nord concernant Gao et Tombouctou, visent aussi à optimiser l’exploitation de nos ressources agricoles, pastorales et piscicoles".
Ces mesures ne peuvent être mises en place sans régler la question du transport. Malheureusement, on constate que la route Sevaré-Gao, souvent présentée comme un maillon du désenclavement du Nord, reste sur certains tronçons en mauvais état.
Au début des années 1980, cette route qui était le fruit de la coopération internationale offrait de très bonnes caractéristiques et facilitait le transport des biens, des marchandises et des personnes. A l’époque, les subdivisions des travaux publics de Sevaré et de Douentza avaient connu un renforcement de leurs capacités opérationnelles, ce qui permettait un meilleur entretien des voies.
Aujourd’hui, il ne reste plus rien des mesures d’accompagnement réalisées à coût de dizaines de millions de F CFA. Ainsi, les problèmes liés à la circulation dans cette zone sont de mise. La régularité du trafic de poids lourds en pâtit : nous avons observé, une demi-douzaine de gros-porteurs arrêtés ainsi qu’un autre renversé dans la nuit du 4 au 5 novembre 2010.
Profondément dégradée sous le poids de l’âge et du trafic, la route Sevaré-Gao, aussi appelée RN16, reste l’une des plus dangereuses du pays. Prolongement de la route Bamako-Ségou-Mopti vers le Nord-est du pays, elle relie les régions de Gao, de Kidal et une partie de la région de Tombouctou au reste du territoire. Longue de près de 560 km, elle représente selon le ministère de l’Equipement et des Transports "une liaison stratégique dans l'infrastructure routière de notre pays".
Pour "faciliter l'acheminement des produits agricoles dans les régions traversées, assurer un trafic permanent dans la partie nord, promouvoir les échanges commerciaux et sociaux entre les populations du Sud et du Nord et entre notre pays et ses voisins, notamment l'Algérie, le Niger et le Burkina Faso", l’Etat a fourni des efforts.
Lors du lancement des travaux sur le tronçon Sevaré-Douenza par le ministre de l’Equipement et des Transports Hamed Diané Séméga en novembre 2008, les habitants de la région étaient sortis en masse pour accueillir la bonne nouvelle.
Sur "la tranche ferme" (longue de 85 km et dont les dégradations étaient très importantes Ndlr) de ce tronçon, l’Etat a investi 4,5 milliards de F CFA et la Banque mondiale près de 2 milliards de Fcfa. Scindée en trois lots, la réhabilitation de la route Sevaré-Gao dans sa totalité prend du temps.
Environ 200 km correspondant au lot 3 Gossi-Gao et une partie de la portion Douenza-Gossi sont sensiblement dégradés.
Kaourou Magassa

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TRESOR PUBLIC
La banque de l’Etat s’offre 3 jours de grève
La section syndicale de la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique a décrété hier mardi 10 novembre une grève de 72 h plongeant de nombreux citoyens dans une dèche financière.
Comme pour narguer les pouvoirs publics, qui ont fait de l’exercice du droit de grève le thème de la rentrée judiciaire 2010-2011 le mardi 9 novembre 2010, la section syndicale du Trésor observe une grève de trois jours allant du mercredi 10 au vendredi 12 novembre 2010.
Le Trésor considéré comme la banque de l’Etat à laquelle revient la garde des recettes publiques et le paiement des mandats des fournisseurs de l’Etat, la programmation des salaires, etc. crée la dèche dans le pays à l’approche de la fête de Tabaski. Les revendications corporatistes portent sur des avantages dus aux travailleurs, les avancements ainsi que les promotions comme les mutations dans les ambassades qui ne se font pas dans les règles de l’art.
La cour, habituellement grouillante de monde, était quasi vide hier durant toute la journée. Le parking qui regorge de véhicules les jours ouvrables était clairsemé. Les affiches de préavis de grève collées ça et là indiquaient aux visiteurs l’atmosphère.
Cette grève est un pied de nez à l’Etat dont le premier responsable, le président de la République Amadou Toumani Touré a imputé la persistance des grèves aux directeurs de services qui refusent de rencontrer les syndicalistes ou une négociation mal tenue par des ministres.
Ce qu’il n’a pas dit, c’est la conduite tenue par l’Etat dans le respect des protocoles d’accord avec les sections syndicales. Ces derniers temps, le Syndicat des travailleurs de l’administration d’Etat (Syntade), affilié à l’UNTM, menaçait de déclencher une grève générale pour réclamer l’application des protocoles d’accord existants et l’adoption de nouveaux protocoles sur des doléances en vigueur.
Le préavis de grève toujours brandi par le Syntade est en même temps un mouvement d’humeur contre le DG de la police, le contrôleur général Niamé Kéita, accusé d’immixtion dans les affaires syndicales de la police nationale.
Abdrahamane Dicko

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COMMENT CANAC RAILWAYS A PILLE TRANSRAIL-SA
La justice française confirme les décisions rendues au Mali
Il peut arriver que, dans le cadre du partenariat public-privé, des investisseurs reprennent le contrôle de nos sociétés en restructuration avec, en tête, une seule idée : en tirer le maximum de profits dans le minimum de temps, avant de s’en débarrasser de la façon la plus crapuleuse. Exactement comme un enfant qui, au lieu de se contenter du sein de sa mère, opte de lui siphonner le sang tel un vampire.
Le Tribunal de grande instance de Paris a rendu le 20 octobre 2010 une décision symbolique à plus d’un titre. Car, non seulement il a débouté Canac Railways Services Inc (une société canadienne qui a géré Transrail à travers un partenariat stratégique) qui voulait rendre in exécutoire en France un jugement rendu contre elle par le Tribunal du commerce de Bamako, le 6 février 2009 et confirmé par un arrêt de la Cour d’appel de Bamako, le 4 août 2010.
Mieux, le juge français a confirmé, à son tour, la décision qui condamne Canac à payer à Transrail la somme de 3 milliards de F CFA qu’elle a indûment ponctionnée dans le patrimoine de celle-ci, en plus des dommages et intérêts, mais aussi les frais nécessités par cette énième procédure dilatoire. Décision assortie d’exécution provisoire nonobstant les voies de recours !
Il peut arriver que, dans le cadre du partenariat public-privé, des investisseurs reprennent le contrôle de nos sociétés en restructuration avec, en tête, une seule idée : en tirer le maximum de profits dans le minimum de temps, avant de s’en débarrasser de la façon la plus crapuleuse. Exactement comme un enfant qui, au lieu de se contenter du sein de sa maman, opte de lui siphonner le sang tel un vampire.
C’est bien ce qu’a fait cette société de droit canadien, Canac Railways Services Inc, en se servant de sa position de plus gros porteur d’actions, au sein du partenariat stratégique qu’elle a formé avec des Français et des Sénégalais, pour contrôler la majorité du capital de Transrail-SA.
Ainsi, sous sa houlette, ce groupement de partenaires de "référence", une fois installé aux commandes de Transrail en octobre 2003, a commencé sa gestion par la récupération, dès les 3 premiers mois et avant le 31 décembre 2003, des 5,1 milliards qu’il a injectés dans le capital.
Et la ponction a continué à telle enseigne que la société n’était plus en mesure de payer les honoraires d’assistance technique qu’il facturait à (excusez du peu)... 300 millions de F CFA par mois ! D’octobre 2003 à avril 2007, soit 4 ans, la facture s’élevait à 9 milliards de F CFA sur lesquels Transrail avait payé 4,3 milliards - dont 1,8 milliard au titre de frais de premier établissement et il est resté 4,7 milliards d’impayés.
En revanche, qu’a-t-il effectué au titre des investissements conformément aux dispositions de la convention de concession ? Pas un seul sou percé ! Ayant au contraire ainsi accru les difficultés d’une entreprise qu’il était censé remettre sur pied, il se prépara plutôt à faire ses valises. Non sans avoir au préalable établi un budget mirobolant avec un bénéfice fictif de l’ordre de 3 à 4 milliards de F CFA.

Une démarche opposée à celle de la "bande à Canac"
Une manœuvre dolosive - façon pour les juristes de désigner une tromperie délibérée sur la marchandise - qui lui permit de fourguer ses actions entre les mains d’une société américaine du nom de Savage. Cette dernière ne tardera pas à se rendre compte qu’elle avait été flouée par le groupement piloté par Canac et, sans plus tarder, elle cherchera à récupérer sa mise. En la rétrocédant à Advens, évidemment sur la base du compte courant présenté par Canac dans lequel Transrail était censé lui devoir les 4,7 milliards !
Le repreneur Advens, qui avait également pris possession des parts d’autres petits porteurs sénégalais, s’est retrouvé donc largement majoritaire dans le capital de Transrail. Mais, contrairement à la "bande à Canac", Advens a adopté une démarche toute différente. La preuve par trois.
Primo : au lieu de porter la double casquette d’actionnaire et d’opérateur comme l’a fait Canac avec les résultats que l’on sait, il a pris le soin de chercher un opérateur qui maîtrise la gestion ferroviaire : Vecturis !
Secundo : à son tour Vecturis, l’opérateur commis par Advens, a produit une étude sur l’état des lieux de ce qui va et, surtout de ce qui ne va pas à Transrail. Entre autres constats effectués : celui, implacable, que les investissements ferroviaires sont trop lourds à faire réaliser par le seul concessionnaire. Et, depuis 4 ans, les Etats sénégalais et malien après avoir dénoncé en vain le manque d’investissements de Canac, qui n’en a eu cure, s’engagent à s’investir dans ce sens.
Tertio : contrairement à Canac qui facturait à 300 millions par mois les frais d’assistance technique, Vecturis ne réclame que 23,5 millions par mois et il nous est revenu qu’Advens, en tant que concessionnaire n’a, à ce jour, réclamé le moindre franc.
B. H.
(correspondance particulière)

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RECRUDESCENCE DES GREVES
ATT perd les repères
Situant les causes de la recrudescence des grèves dans notre pays, ATT a mis en cause la responsabilité des directeurs et ministres de la République, les syndicats et même les textes réglementant le droit de grève au Mali.
Depuis un certain temps, nous assistons à la recrudescence des grèves. La rentrée des cours et tribunaux dont le thème portait sur l’exercice du droit de grève, a offert l’occasion au président de la République d’évoquer plusieurs causes de la multiplication des débrayages.
Pour ATT, "si nous pouvons nous réjouir d’avoir trouvé la solution à de nombreux conflits sociaux par la négociation, nous devons en même temps reconnaître nos insuffisances en matière de dialogue social".
Comme si cette déclaration ne suffisait pas, le chef de l’Etat ajoutera que dans notre pays, beaucoup de conflits sociaux ont dégénéré du seul fait qu’un directeur ou un ministre a manqué d’attention ou de temps pour les partenaires sociaux. "Je me demande si ce n’est pas nécessaire d’ouvrir au niveau de chaque département ministériel un bureau qui s’occupe uniquement aux négociations avec les partenaires sociaux".
Le président de la République s’en est également pris au texte réglementant le droit de grève au Mali et aux syndicats. "Je demande au gouvernement et aux partenaires sociaux de procéder à une relecture consensuelle des textes réglementant le droit de grève au Mali, en particulier la loi n°87-47/AN-RM du 10 août 1987 et de son décret d’application", a-t-il instruit.
Pour ATT, il est également important de cultiver au niveau des partenaires sociaux le réflexe d’anticipation sur les questions essentielles. Le syndrome des débrayages que connaît notre pays ces derniers temps a affecté, outre l’espace scolaire et universitaires, plusieurs services vitaux comme la santé, les transports publics, etc.
Par ces propos, le président donne l’impression d’avoir perdu les repères face à cette situation.
Sidiki Doumbia

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BAMAKO-SENOU
Du rififi à l’aéroport

Il ne fait pas bon, ces temps-ci, d’avoir faim ou soif à l’aéroport Bamako-Sénou. Vous risquerez d’attendre la fin d’une longue et rude bataille juridique avant d’être servi. Et pour cause, le bar-restaurant est désormais fermé suite à un contentieux opposant le tenancier à la direction du service. Conflit à l’issue duquel, on assiste à quelques petites violations de procédures à l’origine de profondes frustrations entre policiers et gendarmes.

Voilà déjà presque 30 ans que la société "Horizons Catherine" gère le seul bar-restaurant de l’aéroport. Elle s’est, jusqu’à ce jour convenablement acquitté de ses obligations à travers le payement effectif et régulier des frais de location, l’entretien des locaux, entre autres. Il faut dire que les affaires marchent bien ici et que le locataire ne se plaint guère. Chose qui serait à l’origine d’une véritable convoitise.
Ceci expliquera-t-il cela ? En tout état de cause, profitant des travaux d’extension et de rénovation, la direction a récemment informé la tenancière de son intention de lancer un appel d’offres pour les mêmes prestations de services jusqu'à ce jour assurées par la société "Horizon Catherine". Cette dernière protesta arguant qu’elle n’a jamais été prise à défaut dans la gestion de ses affaires. En clair, pourquoi un appel d’offres seulement aujourd’hui étant entendu la qualité de la prestation de la société depuis maintenant une trentaine d’années ?
La direction, elle se souciait très peu de cette question. Elle lançât donc son appel d’offres et retient la société "Serveur". Elle intima par la suite l’ordre à la société "Horizon Catherine" de céder la place au nouvel arrivant. "Catherine" n’entendit pas la chose eu cette oreille et sollicita par conséquent l’arbitrage du Tribunal de la Commune VI. Ce dernier se déclara incompétent pour trancher l’affaire. Les protagonistes se tournèrent alors vers le Tribunal du commerce.
Mais avant même que l’affaire ne soit jugée, la direction, sous le motif de travaux, fit évacuer toutes les affaires de la société "Horizon Catherine". Cette dernière fit constater les faits par un huissier de justice le samedi 6 novembre 2010.
A notre passage sur les lieux aux environs de 9 h, ce sont les éléments de la gendarmerie qui assistaient la direction dans l’opération de déguerpissement. Il existe pourtant ici, une police de l’aéroport, seule compétente sur ce terrain. En somme, la mission de la gendarmerie s’arrête à la limite de la piste d’atterrissage.
La police prend alors le relais. Mais ce samedi 6 novembre, les dieux étaient visiblement tombés sur la tête. Pas de mandat de justice, l’affaire n’étant pas encore jugée et les policiers regardant avec un pincement de cœur les gendarmes exécuter une mission qui leur est initialement dévolue !
Selon des indiscrétions, le commissaire de la police de l’aéroport s’est sagement abstenu d’entreprendre le moindre fait et geste pour la simple raison qu’il n’existe à ce jour, aucune base juridique sous le couvert de laquelle il aurait pu opérer en toute légalité. Les gendarmes ne se sont visiblement pas posé la même question. La frustration est, en tout cas de mise.
En tout état de cause et à l’heure actuelle, les deux parties se regardent en chiens de faïence ne voulant s’accorder la moindre concession. Alors voyageurs et autres usagers, emportez vos vivres avec vous si vous voulez survivre à l’aéroport international Bamako-Sénou en attendant la fin des hostilités.
A suivre
B. S. Diarra

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HUICOMABOUGOU
La fin d’une année de squat
Après un an de lutte, les travailleurs de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) vont quitter volontairement la Bourse ce 11 novembre sans que toutes leurs revendications soient satisfaites.
Les travailleurs de Huicoma, qui avaient pris d’assaut la Bourse du travail pour exiger la satisfaction de certaines de leurs revendications, vont vider les lieux et retourner en activité. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale.
Les travailleurs estiment qu’avec le protocole d’accord signé le 30 mai dernier, il y a un début de solution des revendications. On se rappelle que pendant tout le temps qu’ils ont occupé la Bourse du travail, ils avaient bénéficié du soutien de tous tant au niveau national qu’international.
A. S.

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" DA MONZON"
Au marché des pirates
Le long-métrage DVD "Da Monzon, la conquête de Samagnana" est vendu sur le marché des pirates à un prix défiant toute concurrence. Les autorités du CNCM doivent prendre leurs responsabilités et démasquer les auteurs.

Produit par le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) le long-métrage "Da Monzon, la conquête de Samagnana" se trouve aujourd’hui sur le marché du fait des pirates. Moins de deux mois après la projection en avant-première, ce nouveau long-métrage de 90 minutes, qui porte sur l’histoire de la Cité des Balanzans, est vendu chez les petits revendeurs de DVD.
Le principal coin d’écoulement est le Grand marché où de petites unités gravent l’œuvre sur des CD vierges. Plusieurs dizaines de cassettes piratées sont mises quotidiennement sur le marché à un prix compris entre 500 et 600 F CFA en gros. Les revendeurs peuvent les écouler entre 750 et 1000 F CFA l’unité. Un revendeur que nous avons rencontré confirme : "On se ravitaille au Grand marché".
Incapable de donner les noms de ses "fournisseurs", il s’est tout de même contenté de dire que le produit se vend bien. "On peut vendre une dizaine de cassettes par jour avec une marge bénéficiaire de 5000 F CFA".
En plus de cette fabrication locale, d’autres lots proviennent de l’extérieur. A partir du moment où c’est une énorme somme qui a été injectée dans la production de "Da Monzon, la conquête de Samagnana", les autorités du CNCM doivent alors s’atteler à débusquer les auteurs qui, de sources concordantes, seraient probablement des leurs.
Si bien que leur recherche ne devrait pas poser de problème. La première des choses, pour Moussa Ouane et les siens, c’est de diligenter une patrouille, arrêter les revendeurs et procéder à la saisie des produits illégaux. Sans quoi, on penserait qu’ils sont comptables de la situation.
Il faut rappeler que c’est ce long-métrage qui sera parmi les films qui représenteront le Mali au prochain Fespaco à Ouagadougou en 2011.
Amadou Sidibé

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

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Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

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La conjuration

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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