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2010

Mois de novembre

Les Echos du 10 novembre

 

LUTTE CONTRE LA DROGUE
L’incurie des autorités maliennes agace le monde
Prise en conseil des ministres depuis le 24 mars 2010, soit 8 mois auparavant, la décision de création de l’Office central des stupéfiants est encore loin d’être une réalité. Cependant, le trafic prend des proportions de plus en plus inquiétantes. Toutes choses qui sont aujourd’hui de nature à faire douter les partenaires du Mali, dont l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) de la sincérité de nos pouvoirs publics.
Le démantèlement de cartels en Guinée-Conakry a indubitablement ouvert une autre destination aux narcotrafiquants du monde : le Mali. Ce choix s’est manifesté par l’atterrissage d’un Boeing supposé rempli de cocaïne au nord du pays. D’autres indices révélateurs attestent que le pays a aujourd’hui tendance à devenir la plaque tournante du trafic de stupéfiants dans cette partie du continent.
Dans les régions du Nord, les narcotrafiquants se sont désormais bien installés et entretiennent de dangereuses connexions avec les groupes terroristes. C’est la démarche classique, révèle Alexandre Schmidt, directeur du Centre pour la prévention internationale du crime des Nations unies (CPIC), zone Afrique de l’Ouest et du Centre (le centre en question est une émanation de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, un organe du secrétariat des Nations unies.
" Les narcotrafiquants payent les terroristes ou les insurgés pour faciliter le transit de la cocaïne ou d’autres stupéfiants dans la bande sahélienne. Il s’agit donc d’un lien économique qui peut aussi être source d’affrontements entre groupes armés ou bien entre ces derniers et les trafiquants", avertit M. Schmidt.
Aussi, poursuit-il, "l’argent de la drogue favorise les constructions immobilières dans certains pays...". "Le Mali [tout comme le Sénégal, la Mauritanie ou le Niger] est impliqué notamment à travers le blanchiment d’argent sale alimenté par la présence de groupes terroristes armés ou d’insurgés".
Le boom immobilier et la spéculation foncière constituent au Mali, une manifestation visible de cette tendance. Dans d’autres, poursuit M. Schmidt, des gouvernements, des sociétés implantées dans la région, des compagnies financières profitent également de la manne.
Et le Mali alors ? "Je ne peux pas apporter de réponses", s’empresse-t-il d’ajouter, non sans rappeler que dans la zone Afrique en général, la justice se montre peu intègre. En tout état de cause, assure M. Schmidt, des études sont cours en ce moment pour trouver réponses à ces interrogations.

Mea culpa gouvernemental
Ces révélations de l’instance internationale de lutte contre le trafic des stupéfiants arrivent après l’aveu du gouvernement malien. Le communiqué issu du conseil des ministres du mercredi 24 mars 2010 nous apprend en effet que : "le phénomène de la consommation abusive et du trafic illicite des stupéfiants prend des proportions inquiétantes dans l’ensemble de la sous-région ouest-africaine en général et au Mali en particulier. Si le Mali ne constitue pas pour le moment un pays de grande consommation, il apparaît à différents égards être un espace de transit pour les réseaux de drogues à destination d’autres pays".
Face à ce constat, le gouvernement a, au cours du même conseil, adopté un projet de décret portant création d’un Office central des stupéfiants chargé de "la mise en œuvre de l’ensemble des mesures envisagées au plan national, sous régional et international pour la lutte contre les stupéfiants". Moins d’un mois plus tard, soit le 14 avril, le président de la République informait le conseil des ministres de la nomination du colonel Moussa Zabour Maïga en qualité de directeur de l’Office central des stupéfiants.
Le débat consécutif au passage d’"Air Cocaïne" n’est certainement pas étranger à ces mesures pour le moins pressantes. Et pour cause, il existait, à ce jour un Comité interministériel de coordination de la lutte contre la drogue. Le satané Boeing a malheureusement montré les limites de cette entité.
La nouvelle structure ; à savoir : l’Office central des stupéfiants, presque 8 mois après l’adoption par le conseil des ministres, du projet de loi y afférent, tarde à voir jour, ce qui agace quelque peu les instances internationales.
De sources proches de chancelleries occidentales en effet, l’on s’interroge sur les raisons de cette lenteur. Dans les autres pays concernés par le même projet, la situation évolue favorablement. La contribution du Mali dans la création d’une structure supranationale en vue de lutter efficacement contre les stupéfiants a pourtant été de qualité à Dakar au cours de l’année 2007.
Le mérite revient au directeur général de la police malienne, Yacouba Diallo, au moment des faits, lequel avait conçu le document de base consécutif à la création d’une entité sous-régionale dédiée à la lutte contre le trafic de stupéfiants. Mais dans la pratique, le Mali ne se montre pas particulièrement enthousiasmé dans la mise en œuvre effective de ces mesures, dont l’Office central des stupéfiants s’avère une émanation.
Il paraît que le pays possède les meilleurs textes du monde. C’est seulement leur mise en œuvre qui pose problème.
B. S. Diarra

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DELIVRANCE DU PERMIS DE CONDUIRE
L’affairisme dans tous ses états à l’ONT et à MST
La procédure de délivrance du permis de conduire et celle du contrôle technique des véhicules sont faites en violation de l’arrêté 001358/SG de 2000 fixant les conditions de délivrance du permis de conduire. Conséquence : des accidents avec des morts d’hommes.
Si un domaine doit échapper à l’affairisme, c’est bien la procédure de délivrance du permis de conduire et la visite technique. Mais force est de constater que ces deux secteurs sont aujourd’hui la vache nourricière de la magouille et de l’affairisme. L’argent est la seule chose qui compte à tous les maillons de la chaîne.
Une des principales causes de l’insécurité routière est l’attribution du permis de conduire à nombre d’usagers de la route sans que ceux-ci subissent un quelconque test. Déjà circuler à Bamako est un véritable parcours du combattant, tant le parc automobile de la capitale malienne devient de plus en plus important. Mais que des chauffards s’en mêlent : voilà qui explique aisément le concert macabre qui est donné à voir à longueur de journée.
Si la plupart de ceux qui sont au quotidien au volant dans la circulation à Bamako disposent de permis de conduire, combien sont-ils, ceux dont les fameux documents ont été obtenus dans les règles de l’art, c’est-à-dire après des tests et examens minutieusement menés ?
A l’Office national du transport (ONT), à Sogoniko, le seul lieu de passage du permis de conduire, c’est l’affairisme à ciel ouvert. Trois catégories de candidats sont visibles à l’ONT. Il y a les candidats passés par des auto-écoles. Il y a ceux qui ne sont pas passés par une auto-école. Et il y a ceux qui ont leur précieux sésame par coup de fil. A l’ONT, on ne regarde pas le visage du candidat. L’important, c’est de mettre la main à la poche et de savoir se montrer généreux.
Désinvolture
Pour les auto-écoles, c’est connu. Tous ceux qui passent par elles savent bien qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de l’issue du processus de passation du permis. Selon une source, dans le montant déversé par un candidat pour passer le permis, la part de l’ONT est incluse. Ce qui fait qu’il est rare de voir un candidat de ce "créneau" échouer.
" Entre le promoteur de l’auto-école et les inspecteurs, c’est du donnant-donnant. Les inspecteurs savent déjà le montant qu’ils doivent percevoir. C’est pourquoi on ferme les yeux sur certaines imperfections au moment du créneau…", dévoile un ex-agent de l’ONT.
Et de dire que pour les deux autres catégories, il faut nécessairement passer par des démarcheurs, "si on ne veut pas avoir trop d’ennuis". Il rappelle que "les tarifs conventionnels sont connus par les habitués qui font très souvent économie d’un inutile marchandage".
A Mali Système Technique (MST) également, l’affairisme est au comble. Des démarcheurs et autres "coxeurs", manifestement en terrain conquis, proposent leurs services même aux plus désintéressés. Le tripatouillage est à peine voilé. Avec quelques billets de banques, même si on n’a pas son véhicule en bon état, on en sort avec la mention "bon", en violation du code la route.
Conséquences logiques : les accidents de la circulation se multiplient avec leur cortège de morts et de blessés. Au Mali, le permis de conduire se vend et s’achète comme du petit pain. Et dire que ces faits et actes sont connus des autorités de tutelle de l’ONT et de MTS. Pauvre Mali !
Amadou Sidibé

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UNIVERSITE ET GRANDES ECOLES
Des textes piétinés
Sur l’évaluation des procédures de gestion et de l’application des textes législatifs et réglementaires de l’Université Bamako, grandes écoles et instituts, le rapport provisoire du Contrôle général des services publics (CGSP) vient de démasquer des lests qui ne garantissent pas la culture de l’excellence qu’entendent prôner les autorités.
Dans son rapport provisoire relatif à "l’audit de la gestion des ressources propres de l’Université et des grandes écoles", le CGSP, conformément aux dispositions de l’article 13 n°01-067/P-RM du 12 février 2001 fixant son organisation et fonctionnement vient, à l’issue d’une mission, d’identifier des violations et l’insuffisance des textes régissant le fonctionnement de notre système d’enseignement supérieur.
L’absence de règlements sur certaines catégories de ressources, notamment les frais de cartes d’étudiants, frais de prestations diverses et les frais pédagogiques perçus à l’Institut universitaire de gestion (IUG) et la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS), l’absence de manuel de procédures pour les inscriptions et le manque de communication entre les services chargés des inscriptions (Facultés et instituts) et ceux chargés de la centralisation (rectorat) sont, entre autres, constats établis par la mission de CGSP.
Celle-ci rapporte que le non-respect du règlement intérieur de l’Université de Bamako relatif au délai d’inscription rend difficile l’établissement d’un effectif précis et fiable des étudiants et l’évaluation exhaustive des frais d’inscription. En effet, le chronogramme élaboré par les textes prévoit l’inscription des nouveaux bacheliers du 1er au 30 septembre et du 1er au 30 octobre pour les étudiants admis en 1re année. Les autres étudiants sont autorisés à s’inscrire du 1er novembre au 31 décembre.
Mais, dans le rapport provisoire de M. Gadiaga qui doit être soumis à l’appréciation du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il est indiqué que les inscriptions se déroulent tout au long de l’année universitaire. Dans ces conditions, il est difficile, sinon impossible d’établir un effectif fiable des étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur.
Or, pour les contrôleurs, les procédures d’inscription des étudiants de l’Université constituent la clé de voûte permettant une meilleure lecture de l’exhaustivité des ressources propres, les droits d’inscription étant, selon eux, l’élément principal de ces ressources (98 %).
Pour l’heure, il n’existe pas de procédures réglementées en matière d’inscription, ces procédures variant d’année en année. En 2008, sur décision du recteur, on a assisté à une orientation directe des étudiants bacheliers. "En 2009, les bacheliers se sont inscrits librement dans les Facultés en fonction de leur choix", précise le rapport.
Le service d’Amadou Gadiaga a aussi dénoncé le non-respect des lois, dont celles relatives à des finances et les principes fondamentaux de la comptabilité publique dans plusieurs de nos grandes écoles.
Amadou Waïgalo

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POLITIQUE NATIONALE
La rupture !
Revendications et protestations sociales sont autant nombreuses que régulières au Mali. Si les méthodes utilisées par les contestataires ne respectent pas toutes et toujours les lois de la République, elles s’avèrent la résultante d’un déficit criard de gouvernance.
Voici quelques faits, souvent divers mais parfaitement révélateurs de la largeur du fossé toujours plus profond entre gouvernants et gouvernés et du malaise sociopolitique généralement cause d’implosion sociale.
Courant semaine dernière au Tribunal de la Commune III, le public des grands jours attend avec beaucoup d’intérêt ce qu’il convient d’appeler "le procès du cinquantenaire" qui oppose les héritiers de Faran Samaké à Amadou Djicoroni. Considérant la nature délicate du conflit, le juge entend faire une audience à huis clos. Ce n’est pas l’avis de l’assistance qui exige un débat public, ouvert à tous. Mieux, elle impose au magistrat une installation sonore adéquate pour les besoins de la cause. Le juge cède. Normal ! Après tout, ne rend-il pas la justice au nom de ce peuple aujourd’hui présent et exigeant ? Passons !
Dimanche 24 octobre. Le jeune Aboubacar Sidiki Nansoko est abattu par son voisin de quartier. La population décide de se faire justice. La police s’interpose seulement pendant un moment. Les "justiciers" persistent. Ils mûrissent même l’intention de s’attaquer au commissariat de police. Mais ils ont une bien meilleure idée. Ils patientent juste le temps que les policiers se retirent deux semaines plus tard pour passer à l’acte. La maison du présumé auteur est saccagée, incendiée, pillée.
Jeudi 4 novembre 2010. C’est le procès d’un jeune policier accusé d’homicide. Les faits remontent au premier trimestre de l’année en cours. Suite à une altercation, le fonctionnaire de police fait usage de son arme à feu et abat son protagoniste, un portier d’une discothèque de la place. Le procès a lieu le jeudi dernier.
Parents, amis, sympathisants et même simples citoyens mettent en garde et la justice et la police en leur lançant un ultimatum : pas de verdict tronqué. Ils veulent un procès équitable, que justice soit faite ! Autrement, ils prendront le tribunal et les postes de police pour cible. La menace est prise très au sérieux puisque l’alerte sera donnée à tous les commissariats du district et les mesures sécuritaires renforcées. Le verdict tombe : l’accusé est condamné à 5 ans de prison ferme avec payement d’une forte amende. Tout le monde semble soulagé.
Autres faits pour le moins insolites : mi-octobre, les membres de la communauté des rastas estiment qu’il est temps de légaliser la consommation du cannabis au Mali. D’ailleurs, lancent-ils à l’intention des pouvoirs publics, aucun texte n’interdit expressément la consommation de ce produit. Ils décident de défier la justice en allant fumer leur herbe jusque dans l’enceinte de la Cour d’appel...
Août 2010, en plein mois de ramadan : suite à un incident, les jeunes d’un quartier populaire menacent de se rallier à la nébuleuse Al-Qaïda si la police, sur incitation des homosexuel(les) se hasardent à gazer leur quartier. Les faits ci-dessus relatés n’ont visiblement aucun rapport entre eux, seulement à première vue. Dans le fond, l’on constate avec amertume que la nature de l’opposition (la contestation d’un ordre établi) et les protagonistes (population et pouvoirs publics) restent toujours les mêmes.
Divorce
Au regard des faits ici relatés (il en existe beaucoup d’autres), l’on se rend compte que la confiance n’est plus de mise entre gouvernants et gouvernés. Le citoyen malien a visiblement perdu foi aux institutions de la République. Conséquence : il décide lui-même de prendre les choses en main.
Il ne peut arriver de pire en démocratie ou du moins dans ce qu’il reste encore de la démocratie malienne. Les nombreuses maladresses du pouvoir central seraient à l’origine de cette protestation autrefois silencieuse, mais aujourd’hui manifeste. Il s’agit par exemple de l’impunité, désormais érigée en principe.
Tenez : les rapports de contrôle semblent ne plus servir qu’à des fins hygiéniques. Clientélisme et copinage ont pris le dessus sur les règles écrites au sein de l’administration publique. Le narco-CFA circule allègrement au point de changer les habitudes ; au niveau des cours et tribunaux, les jugements sont désormais rendus au nom du… plus offrant.
Moralité : dans les brigades de gendarmerie et commissariats de police, l’on préfère régler les affaires à "l’amiable" moyennant bien entendu de petits arrangements dans le seul souci d’éviter les faucons des tribunaux, enquêteurs et justiciables n’ont plus confiance.
La corruption est devenue endémique. Les faits divers rapportés par la presse sont de plus en plus macabres. En somme, jamais l’insécurité n’a atteint ce pic nonobstant un recrutement massif et le déploiement d’importants moyens logistiques. Mais paradoxe, les usagers donnent la nette impression de craindre beaucoup plus les services de maintien de l’ordre que les malfrats. Les bavures policières sont passées par là…
Toutes ces défaillances affectent naturellement le regard du citoyen sur le système. Il commence d’abord par s’en indigner, s’en lasser ensuite à mesure que la situation perdure et finit par être exaspéré. Suite à cette ultime étape naît le sentiment de rejet et de révolte, un sentiment exacerbé par un mépris institutionnel.
En clair, la réaction des couches sociales, relatée plus haut, n’est que la manifestation d’un déficit de confiance entre le peuple souverain et la classe dirigeante. Seul remède : revoir la copie de la gouvernance au risque d’assister à des scènes de protestation beaucoup plus osées avec leurs corollaires de mécontentements incontrôlables.
B. S. Diarra

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JOURNEE PORTE OUVERTE
La Cour suprême se démystifie
Bien souvent ignorés par des citoyens, les missions et les modes de saisine de la Cour suprême étaient mardi au centre de débats à la Cour suprême.
Dans le cadre de sa journée porte ouverte, la Cour suprême a organisé cette conférence débats à l’intention du public le mardi 9 novembre 2010 dans ses locaux. La conférence a été notamment animée par M’Pèrè Diarra, avocat général près la Cour suprême, et Nouhoum Tapili, vice-président de la Cour suprême.
D’entrée de jeu, M’Pèrè Diarra dira que s’il y a une institution mal connue dans notre pays, dans son organisation structurale que dans son fonctionnement, c’est bien la justice. Selon M. Diarra, la justice, singulièrement la Cour suprême a toujours été une mystique institution pour les citoyens, ce qui a poussé le bureau de la Cour suprême à se prêter à l’organisation de la journée porte ouverte à l’intention du grand public.
Présentant la Cour suprême, M’Pèrè Diarra dira que selon la Constitution du 15 février 1992 (la loi fondamentale de la IIIe République), la Cour suprême est la 4e institution après le président de la République, le gouvernement et l’Assemblée nationale.
La Cour suprême est la plus haute juridiction du pays. Dans sa forme actuelle, elle est organisée par la loi n°96-071 du 16 décembre 1996.
Aux dires de M’Pèrè Diarra, la Cour suprême est organisée au plan juridictionnel en section judiciaire, section administrative, section des comptes et parquet général. La saisine de l’institution, selon le conférencier, se fait au regard des compétences de l’un ses structures composantes.
Il expliquera que la section judiciaire est le juge suprême, autrement dit, le juge de cassation par le contrôle de la légalité des décisions rendues en matière civile, en matière commerciale, en matière sociale ou en matière pénale lorsque ces décisions ont été prononcées en dernier ressort.
La section administrative est, aux dires de M. Diarra, le juge d’appel de droit commun de toutes les décisions rendues en premier ressort par les tribunaux administratifs de la République. Cette section, a-t-il ajouté, connaît en premier et dernier ressort des recours pour excès de pouvoir dirigés contre les décrets, arrêtés ministériels ou interministériels, des recours dirigés contre les décisions rendues par les organismes administratifs à caractère juridictionnel.
Quant à la section des comptes, M’Pèrè Diarra dira que cette section est appelée à juger les comptes des comptables publics de derniers tels que définis par la réglementation en vigueur.
Selon Nouhoun Tapili, la Cour suprême est au sommet de toutes les juridictions. La Cour suprême a été créée pour la première fois par la loi n°61-55/AN-RM du 15 mai 1961. L’institution a fait l’objet de plusieurs mutations.
Sidiki Doumbia

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MEDIAS
Les radios privées créent leur syndicat
Pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux, le personnel des radios privées du Mali a créé son syndicat. Il a été présenté aux confrères le mardi 9 novembre à la Bourse du travail.
Le Comité syndical des radios privées du Mali a été porté sur les fonts baptismaux le 9 octobre 2010 au cours d’une assemblée constitutive à la Bourse du Mali. Le mardi 9 novembre 2010, un mois jour pour jour, la presse nationale a été informée de sa naissance au cours d’une conférence de presse.
Le nouveau syndicat, composé d’un bureau de 23 membres avec comme secrétaire général Makan Konaté de Radio Bamakan, regroupe les animateurs, techniciens, secrétaires des radios privées. Il est affilié au Syndicat national de la presse et de l’industrie du livre (Synpil), un des 13 syndicats nationaux de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM).
Makan Konaté a justifié la création de ce syndicat par un certain nombre de constats relatifs à leurs conditions de travail. Selon lui, le personnel des radios n’a pas de contrat de travail ni de traitement salarial conséquent et manque de recyclage. La convention collective signée, il y a un an, attend son application par les promoteurs de radios.
Mais il a précisé qu’ils n’ont pas pour intention de croiser le fer avec le patronat de la radio. Selon lui, ils ont des obligations avec leurs employeurs et les auditeurs qu’ils vont assumer jusqu’au bout. "Nous allons défendre nos intérêts matériels et moraux dans l’unité d’action et la légalité", a dit M. Konaté.
" L’UNTM vous accueille dans la grande famille de la centrale syndicale", a affirmé Siaka Diakité, secrétaire général de la centrale syndicale. Il avait à ses côtés Mamadou Famakan Coulibaly, secrétaire général du Synpil, Seydou Diarra, trésorier général de l’UNTM et M. Samba Diaw.
Le patron de la Bourse du travail a promis d’enseigner aux néo-syndicalistes le B. A-ba du syndicalisme en leur inculquant la formation adéquate. Il s’est engagé à s’impliquer à leurs côtés pour la prise en compte de leurs préoccupations, notamment la sécurité sociale auprès des patrons de radios.
Siaka Diakité a demandé aux néo-militants de s’étendre à l’intérieur du pays dans les 8 unions régionales et les 46 unions locales que compte l’UNTM.
Makan Konaté n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Il envisage de convoquer dans les prochains jours une assemblée générale du personnel des radios privées du Mali à l’issue de laquelle des comités seront créés dans tout le pays. Il nourrit des ambitions comme la création d’une cité de la presse avec des logements sociaux.
Abdrahamane Dicko


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CAMEROUN-MALI
Ce qui a fait la différence
Pour le match aller du dernier tour éliminatoires de la Can des cadets de football dont la phase finale est prévue en janvier prochain au Rwanda, les Aiglonnets du Mali ont pris une sérieuse option. Ils ont dompté par le minimum (1-0) les Lionceaux du Cameroun dimanche dernier sur leurs propres installations du stade Omnisports de la réunification de Douala. L’expérience et la supériorité technique des poulains de Nouhoum Diané ont fait la différence.
Le match de dimanche dernier au stade Omnisports de la réunification de Douala a tourné au calvaire physique pour le Cameroun. Les Lions cadets ont été dominés d’un bout à l’autre par les Aiglonnets du Mali. "Cette équipe malienne est au-dessus de nous sur le plan physique au niveau du gabarit des joueurs et un peu aussi au niveau technique. Ce qui fait que l’équipe camerounaise ne pouvait pas faire des actions répétées", explique l’entraîneur adjoint des Lionceaux indomptables, François Omam-Biyick, à l’issue de la rencontre. Il ajoute : "L’équipe malienne est très complète sur les différentes lignes. C’est une équipe avec certaines individualités qui posent de sérieux problèmes à notre équipe surtout au niveau du milieu de terrain où l’on retrouve le fameux n°4, qui est le véritable meneur de jeu du Mali".
A dire vrai, il n’y avait pas match. L’équipe malienne a démontré qu’elle est supérieure. Le portier Aly Yirango et ses camarades ont démontré beaucoup de qualités qui leur ont permis de s’imposer. "Ce sont des joueurs expérimentés, ça se voit et les nôtres par contre étaient un peu en retard sur certaines actions surtout en première période", affirme le directeur technique national adjoint des Lionceaux indomptables, Jean-Paul Akono.
Malgré la courte défaite, on y croit toujours du côté camerounais. "C’est vrai que nous avons perdu, mais avec ce que nous avons vu en seconde période, on est capable de réaction et l’on va faire un bon résultat à Bamako", lance l’entraîneur des cadets camerounais, Richard Towa, en guise de défi.
Le but matinal de Mohamed Kéita, a déjoué les dispositifs technico-tactiques des Lionceaux cadets : "Je suis content d’avoir marqué l’unique but de la partie et j’en suis flatté". "Le coach nous a dit de jouer comme eux et l’on a joué le même style physique et voici le résultat", renseigne Famoussa Koné. "Avec ce résultat de 1-0 au Cameroun, cela veut dire que chez eux ça sera difficile, mais on va aller faire", déclare un joueur camerounais.
" Bien sûr c’est le cas, je pense qu’on n’a pas à choisir, il faut aller au Mali jouer comme les Maliens ont joué ici. Au match aller, on a perdu, au match retour, on est obligé de faire ce que les Maliens ont fait, je suis persuadé que ça va marcher", consent l’entraîneur camerounais.
Tactiquement et techniquement, les poulains de Nouhoum Diané ont donné une leçon du ballon rond aux jeunes Lionceaux. La formation du Mali bénéficie également de l’apport de la direction technique nationale de la Fédération malienne de football. Le match retour est prévu le 21 novembre prochain, un match pour lequel, Nouhoum Diané-Ousmane Guindo, et leurs poulains, n’attendent pas baisser la garde.
Pour eux, le ticket pour Rwanda 2011 est quasiment en poche. "S’il plait à Dieu, on va se qualifier au match retour", promet le capitaine des Aiglonnets, ce que confirme son entraîneur.
Boubacar Diakité Sarr

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