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2010

Mois de novembre

Les Echos du 09 novembre

 

UNIVERSITES, GRANDES ECOLES ET INSTITUTS
Magouille dans la gestion des ressources
« L’audit de la gestion des ressources propres de l’Université de Bamako et des Grandes écoles », est l’intitulé du rapport du Contrôle général des services publics (CGSP) qui a identifié des irrégularités dans la gestion des ressources des établissements d’enseignement supérieur. Le rapport a décelé un écart sensible entre les chiffres relatifs à l’effectif des étudiants fournit par les établissements et le Centre national des œuvres universitaires (Cnou).

Dans son rapport N° 498 du 12 octobre 2010 relatif à « l’audit de la gestion des ressources propres de l’Université de Bamako et des Grandes écoles », une mission du CGSP a révélé l’existence de reports au niveau des budgets 2007, 2008 et 2009 de l’Université de Bamako.
Ces reports constituent des montants des dépenses effectuées dans les années précédentes sans visa du Contrôle financier (CF) et inscrites au budget en vue de leur régularisation.
Le rapport du CGSP signé par le contrôleur général Amadou Gadiaga parle de « l’exhaustivité des ressources » des établissements d’enseignement supérieur. Le service de M. Gadiaga indique que le rapprochement fait entre les effectifs d’étudiants établis par les services de scolarité des Facultés et Instituts et ceux établis par le service de scolarité et d’orientation du Rectorat dégage des écarts importants.
Dans un tableau comparatif des effectifs fournis par les Facultés et le Rectorat, il ressort par exemple qu’à la Faculté des sciences et techniques (Fast) le service scolaire donne un effectif de 3945 d’étudiants en 2007-2008 contre 3959 annoncé par le Rectorat, soit un écart de 14.
« Par ailleurs, le rapprochement entre le nombre des étudiants réguliers fournis par les Facultés et Instituts et celui fourni par le Cnou dégage pour l’année 2008-2009 un écart de 1136 étudiants », dévoile le rapport
Les mêmes disparités résident dans la perception et la comptabilisation des ressources de l’Université de Bamako.
Pour la période 2008-2009, le montant total des ressources propres perçues sur quittancier au niveau des Facultés et Instituts s’élève à 1355 911 500 F CFA. Tous les montants sont perçus sur les quittanciers du Trésor.
En même temps, le montant total déposé en banque s’élève à 1 362 772 000 ce qui a amené la mission du CGSP à constater un écart de plus de 6 millions de F CFA entre les sommes perçues et celles comptabilisées en banque.
« Selon la structure, ce montant représente des versements de sommes perçues les années précédentes. La mission n’a pas pu confirmer la situation du montant concerné », précise le rapport.
Par ailleurs, M. Gadiaga note dans le document que des impayées au titre de cartes d’étudiants portent sur un montant global de 99 914 000 F CFA.
Amadou Waïgalo

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RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX
Le droit de grève en question
Présidée par le président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, Amadou Toumani Touré, la rentrée des cours et tribunaux de cette année a ouvert les débats sur l’exercice du droit de grève dans notre pays.
Placée sous le signe de la commémoration du cinquantenaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, la rentrée des Cours et Tribunaux 2010-2011 a eu lieu sur le thème : « droit de grève : forces et faiblesses ». Ce thème, selon le président de la République, est d’une brûlante actualité et met aux prises des intérêts contradictoires.
Selon ATT, si le droit d’aller en grève est un acquis irrévocable, c’est son exercice qui soulève parfois des interrogations auxquelles personnes ne devrait rester indifférent. « En réalité, le droit de grève est une liberté fondamentale consacrée par l’article 21 de notre loi fondamentale », dira ATT.
Droit de grève réglementé
Le thème a été exposé par Djibril Kané, juge de paix à compétence étendue de Ouelessébougou qui expliquera que l’exercice du droit de grève est fortement réglementé. Parlant des fonctions difficilement compatibles avec le droit d’aller en grève, M. Kané dira que la grève est interdite aux forces armées et à certains services de la police nationale.
Le droit de grève est garanti dans notre pays. C’est une liberté publique accordée aux travailleurs pour faire aboutir leurs revendications professionnelles. Mme Diallo Kaïta Kayentao, la présidente de la Cour suprême a déploré que nombreux sont ceux qui ne connaissent pas les textes en vigueur sur la grève.
Décrivant les différentes formes de la grève, Seydou Ibrahim Maïga, le Bâtonnier de l’ordre des avocats, dira que la grève n’est pas à confondre avec la casse, le vandalisme, le désordre.
« La grève se doit d’être organisée. Les grèves sauvages qui ne respectent aucune forme légale (pas de préavis, grèves décrétées sur un coup de tête sans service minimum, grèves illimitées qui perturbent le fonctionnement du service public), doivent être proscrites », a dit le Bâtonnier, indiquant qu’il serait souhaitable que la justice joue pleinement son rôle quels que soient les protagonistes en amont et en aval d’un mouvement de grève.
La cérémonie a été marquée par la prestation de serment de Fodé Doumbia, nommé conseiller à la Section administrative de la Cour suprême.
Sidiki Doumbia

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COMMUNE III
Les conseillers refusent de voter le budget 2011
La majorité des élus de la commune III affirment que le budget 2011 ne sera pas voté tant que le maire Abdel Kader Sidibé ne fournit pas de rapport détaillé du budget 2010.
Les conseillers de la commune III du district de Bamako sont réunis depuis la semaine dernière pour la session budgétaire 2011. La session risque d’être un fiasco. La majorité des élus n’entendent pas adopter le budget tant que le maire Abdel Kader Sidibé, n’a pas dit ce qu’il a fait réellement du budget 2010. « Tant que les techniciens ne feront pas un rapport détaillé de l’exécution du budget 2010, nous n’allons pas discuter du budget 2011 », affirme une source.
Pour les conseillers, le rapport 2011 a pour support celui de 2010. Avant d’aller à la Mecque, le maire Kader a, à en croire nos sources, fait produire par le régisseur des recettes de la mairie, un document qui retrace l’exécution du budget 2010. Le document produit par le maire ajoute la source « n’est qu’une compilation et ne permet pas aux élus de comprendre ce que le maire a fait de l’argent ». Le pire, c’est que le document mis à la disposition des maires dont nous avons reçu une copie, n’est pas signé par l’ordonnateur des dépenses. La majorité des conseillers affirment qu’ils ne vont toucher à rien tant que le maire ne serait pas présent pour donner des explications détaillées sur les dépenses. « Ceux qui se hasardent à le faire seront les seuls responsables », menacent les conseillers.
A leurs dires, Kader n’a pas exécuté le budget 2010 conformément aux orientations données par le conseil. Si bien qu’aucun adjoint ne peut dire aujourd’hui ce qu’il a fait du budget. « Nous ne nous reconnaissons pas dans l’exécution du budget 2010 ».
Ce nouveau bras de fer entre le maire Sidibé et des élus est consécutif aux rejets par deux fois du compte administratif de 2009 par l’écrasante majorité des conseillers communaux. A la suite du rejet du compte transmis au gouvernorat du district, une équipe d’inspection a même séjourné à la mairie. Les conseillers exigent aussi que les autorités mettent à disposition le contenu du rapport des experts.
Ce qu’il faut noter, c’est que tout semble arrêté à la commune III, à cause de cette situation et du laxisme des autorités, qui apparemment ne semblent pas disposer à s’assumer dans l’application des textes. Certains pensent que le maire Kader serait de mèche avec les autorités dans le blocage des activités de la commune III.
Amadou Sidibé

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Bruits sourds
Dotation en carburant : Des ministères en dèche
Dans certains départements ministériels, le carburant ne coule plus à flot. Les bons d’essence se font de plus en plus rares entre les mains des chargés de mission et autres conseillers. Ces derniers n’hésitent plus à dire à leurs amis et connaissances qu’ils avaient l’habitude de « carburer » que le bon pour le liquide précieux n’est pas toujours à portée de main.
En fait, des cabinets ministériels et autres directions nationales accusent du retard avant de percevoir des tickets. Il semble selon nos informations, que cette situation n’est pas tout à fait nouvelle dans nos services publics. Le cycle serait répétitif. Si nos sources font foi, l’Etat malien doit aujourd’hui plusieurs millions de F CFA à des fournisseurs que sont des multinationales de pétrole, en l’occurrence « Total ». Face à la lenteur de l’Etat de s’exécuter, ce fournisseur aurait décidé de ne pas augmenter la créance.

 

Commune V : Des agents de la mairie arnaquent :
La taxe de développement régional et local (TDRL) ne finit pas de faire des bruits entre les commerçants de la Commune V et la mairie. En effet, les deux parties n’arrivent pas à accorder leurs violons sur le montant à payer. D’où la grogne des commerçants qui avaient débrayé une journée la semaine dernière.
Lorsque des pourparlers ont été engagés, les commerçants et la mairie ont mis les pédales douces en convenant du montant à payer. Les commerçants se sont acquittés de ce montant qui varie suivant la taille de la boutique ou du magasin. Curieusement, quelle ne fut leur surprise de voir des agents de la mairie effectuant une autre descente en réclamant de l’argent sous prétexte que le montant initial arrêté est minime. Or, les commerçants détiennent les reçus du montant convenu qu’ils ont payé.
Au vrai sens du mot, c’est de l’arnaque et de l’intimidation auxquels se livrent des agents de la mairie de la Commune V. Le nouveau montant qu’ils réclament maintenant évolue entre 5000 et 12500 F CFA. Le hic est qu’ils empochent ce « butin » sans délivrer de reçu aux pauvres commerçants qui sont aujourd’hui doublement taxés. Certainement à l’approche de la fête de Tabaski, des agents de recouvrement sont à la recherche du prix du mouton.

 

Bureau du Végal : Sidi Sosso plie bagages en mars 2011 :
Officiellement, le mandat du Vérificateur général, Sidi Sosso Diarra arrive à terme le 11 mars 2011 après 7 ans à la tête de l’institution. Quoi qu’il en soit, le Végal qui ne cesse de dire que le Mali est un pays très corrompu est chargé d’évaluer les politiques publiques à travers un contrôle de performance et de qualité, contrôler la sincérité et la régularité des opérations de recettes et des dépenses et proposer aux autorités publiques les mesures et actions propres. A quatre mois de la fin de son mandat, Sidi est toujours en conflit avec certains de ses agents qu’il a licenciés. Le contentieux est encore pendant devant la justice. Il reste entendu que cette affaire va refaire surface une fois qu’il quittera le bureau. Pour mémoire, Sidi Sosso Diarra a dit à qui veut l’entendre sur une chaîne de télévision internationale qu’il ne va pas se succéder à lui-même parce que son mandat n’est pas renouvelable.

 

Le groupe scolaire Kampola sur une poudrière :
C’est un grand danger que courent les élèves du groupe scolaire Kampola. En effet, ce complexe est contigu à une station Total à Kalaban-coro. Que Dieu nous en garde, en cas de d’incendie ce sera la catastrophe. Une station à côté d’une école n’est pas bien indiquée, il y a non seulement les risques d’accidents mais aussi et surtout le danger permanent d’une explosion du fait du mauvais comportement d’un client (jet de mégot…). Il urge d’éloigner les deux entités l’une de l’autre pour éviter le pire.

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TENA DEMBELE, MAIRE DE KADIOLO
" L’entente sera la clef de voûte de notre développement"
Kadiolo est une ville frontalière malienne de la région de Sikasso située à moins de 10 km de la frontière ivoirienne. C'est la capitale de l’entité historique du Folona. Kadiolo est chef-lieu de commune et du cercle avec une population de 52 932 habitants. Le maire évoque ci-dessous les grands chantiers de développement de sa commune. Interview.

Les Echos : Qui êtes-vous M. le maire ?
Tena Dembélé : Je suis professeur d’enseignement secondaire général à la retraite, conseiller municipal depuis 1999 et maire de la Commune de Kadiolo depuis mai 2010 pour un 2e mandat. Cette fonction me plait beaucoup. C’est une marque de confiance des populations et aussi la volonté qui m’entoure d’être administrateur de proximité. A ce titre, le développement de la collectivité m’est primordial et je suis un citoyen engagé pour cela.
Les Echos : Comment êtes-vous arrivé a la tête du conseil communal ?

T. D. : Aux termes des communales de 2009, mon parti l’Adéma/PASJ a obtenu 8 conseillers sur 23. Le reste des conseillers était partagé entre les autres partis avec chacun un chiffre inférieur à 8. Ce qui avait permis une coalition pour écarter la majorité relative. Cette situation a créé un sentiment de frustration au sein de la population. Du fait de Dieu, quelques mois plus tard nous avons perdu le maire élu par la coalition (que son âme repose en paix). Il fallait donc reprendre l’élection du bureau communal et c’est dans ce contexte que moi, candidat de l’Adéma/PASJ, ai été élu à la tête du conseil communal en mai 2010.

Les Echos : Quelle atmosphère prévaut aujourd’hui au sein du conseil communal ?

T. D. : Je suis optimiste et garde l’espoir pour le bon fonctionnement du conseil. Je ne suis pas novice, j’en suis à mon 2e mandat, mais la coalition des élus communaux des autres partis politiques ne parvient pas à digérer le changement intervenu et n’arrive pas à intégrer notre programme de société malgré nos multiples appels et disponibilité.
C’est la première fois dans ma carrière politique que j’entends parler d’une "opposition communale". Nous, conseillers de l’Adéma, conformément aux mots d’ordre du parti (que nous respectons d’ailleurs) une fois l’élection terminée, plaçons l’intérêt général au-dessus de toute considération. Je déplore la situation qui prévaut dans le conseil communal de Kadiolo. C’est l’occasion, pour moi, d’appeler tous les conseillers à la retenue pour qu’ensemble nous puissions relever les défis de la Commune.

Les Echos : Quelles sont vos actions prioritaires de développement ?

T. D. : J’ai des engagements moraux vis-à-vis des populations de ma Commune qui ont eu confiance en moi depuis des années. Dans le domaine de l’éducation, nous donnons une place importante à la scolarisation des filles. Les populations l’ont fortement exprimé lors de l’élaboration de notre PDSEC (Programme de développement social économique et culturel). Nous envisageons de construire 25 salles de classes au titre de l’année 2010, car la plupart de nos écoles sont communautaires, certaines ne remplissent plus toutes les conditions requises.
Dans le domaine de la santé, la lutte contre le paludisme, très répandu à Kadiolo est notre priorité. Suivant la politique sectorielle du centre de santé de référence du cercle de Kadiolo (CSRF), la Commune a initié un programme de lutte contre le paludisme qui va démarrer prochainement. Il y aura aussi la construction des centres de santé communautaire (CSCOM) à Lofiné, Borgoba, Goloba et un CSCOM central à Kadiolo.
La maîtrise de l’eau est un souci majeur. Le cercle a un cheptel très important et l’élevage occupe une place de choix dans les activités génératrices de revenu de nos populations. L’eau potable est une nécessité. Des efforts ont été fournis par le passé, Kadiolo a été doté d’un système d’adduction d’eau potable et des adductions sommaires à Lofiné et Lofigué. Les autres villages de la Commune sont équipés de pompe à motricité humaine. Il est prévu dans le PDSEC de réaliser d’autres forages hydrauliques.

Les Echos : Comment comptez-vous juguler les difficultés pour atteindre vos objectifs ?

T.D. : La Commune de Kadiolo comme les autres du Mali est confrontée à certains problèmes comme l’ineffectivité du transfert de compétence, le non-paiement des impôts et taxes à cause des crises conjoncturelles ; la crise cotonnière et l’effritement des échanges sociaux et commerciaux entre migrants et leurs familles d’origine au Mali engendré par le problème ivoirien. Face à une telle situation, il va falloir être souple et patient avec les contribuables et continuer avec la sensibilisation, tout en créant un partenariat de développement si nous voulons positiver nos actions.

Les Echos : Votre Commune a-t-elle noué des rapports de jumelage/coopération ?

T. D. : Le jumelage est une priorité fondamentale comme prévu par les textes de la décentralisation et de l’intégration. Ma commune n’est pas encore jumelée, mais nous envisageons de mettre en place un cadre de ce genre d’échange multiforme qui nous permettra de nous ouvrir au monde extérieur.
Nous avons un riche patrimoine culturel à partager pour ne citer que la danse du "samora", une fête annuelle d’une semaine qui regroupe les populations de plusieurs villages. Le conseil communal pense avec l’appui du département de la Culture organiser et instaurer un festival. En fait, notre objectif est de valoriser ce patrimoine culturel.

Les Echos : Les populations de votre Commune se sentent-elles sécurisées ?

T. D. : Je parle sous le contrôle des forces de sécurité en tant qu’officier de police judiciaire j’ai les yeux sur la sécurité des personnes et de leurs biens. La collaboration entre élus locaux, les forces de sécurité et l’administration publique est bien ficelée par des cadres de concertations mis en place et les mesures sécuritaires sont prises ensemble pour rendre fluide la mobilité des personnes autour de la frontière.
Nous saluons les efforts des forces de sécurité malgré les maigres moyens dont elles disposent. La sécurité alimentaire est aussi notre préoccupation. L’activité principale de nos populations composées de Sénoufos et Samogos est l’agriculture et nous avons bon espoir d’assurer l’autosuffisance alimentaire même si les cultures pluviales (mil, sorgho, maïs, riz) ont connu un léger retard en début de saison hivernale.
La franche collaboration engendre de bons résultats. J’invite les populations au sens élevé du patriotisme. La décentralisation n’a de sens que si les citoyens se sentent concernés et paient leurs impôts et taxes.
Propos recueillis, à Kadiolo, par
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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NORD-MALI
Gao accueille un nouveau chef traditionnel
La communauté arma de Gao a intronisé son nouveau chef, Mohomodou Ibrahim Touré dit Arougaya, lors d'une grande cérémonie le samedi 6 novembre 2010 en présence des autorités de la ville de Gao et de nombreuses délégations.
La Maison des chefferies de Gao est en émoi ce samedi 6 novembre. Cette demeure qui accompagne l'intronisation de tous les chefs de la communauté Arma (descendants des conquérants marocains) de la ville depuis 1872 ouvre ses bras à Mohomodou Ibrahim Touré nouvellement désigné. Arougaya - littéralement celui qui a perdu son frère - succède à son aîné Ali Ibrahim, décédé dans la nuit du 24 au 25 mai dernier.
Accueilli par les youyous des femmes après avoir été enturbanné dans une case traditionnelle dans le secret des anciens et des traditions, le nouveau Gao Alkaïdo sort de la Maison des chefferies pour se présenter à la ville. Une escorte de sept cavaliers lui ouvre la marche. Les membres de la famille et la population qui sont venus en nombre le suivent à pied jusqu'au lieu de cérémonie.
Le nouveau chef s'arrête plusieurs fois sur le parcours pour recevoir les louanges et les incantations faites à sa famille, à ses prédécesseurs et à lui-même. La tomba (tambour de la région frappé par deux griots) résonne sur tout le trajet. Deux hommes portent haut les armes de la tribu qui sont le rouge et le blanc. "Traditionnellement lorsque le drapeau rouge est hissé, cela veut dire que la contrée est en danger ou en conflit. Ce n'est que quand le drapeau blanc est levé que la paix est retrouvée".
Depuis de nombreuses années, la tribu est en paix, c'est pourquoi le nouveau Gao Alkaïdo se donne comme première mission "la consolidation des liens séculaires qui existent entre les différentes communautés et qui fait la fierté du Mali et multiplier les actes qui permettront d'asseoir une paix durable, gage de tout développement".
Les liens avec les autres communautés, notamment les Chérifien, les Chamanas et les Kawelan sont très forts. Ainsi, le sabre, la flèche et le filet, qui sont les attributs de l'Alkaïdo, lui ont été remis par les différents chefs des communautés alliés.
Le nouveau chef traditionnel a en plus de la ville de Gao, un "pouvoir" qui s'étend sur les 13 villages de la région où il y a des Armas. Ses prérogatives aujourd’hui ne sont nullement politiques et économiques, mais son ancrage dans la société fait de lui un personnage important. "Tous les 3 mois, il tient des réunions sur les événements sociaux, politiques et économiques de la ville". Il facilite les relations entre les différentes communautés. Son pouvoir est ancré "dans la nuit des temps et partagé par toutes les communautés Armas où qu'elles soient".
Toutefois, l'organisation étatique ne lui permet pas d'avoir de pouvoir décisionnaire sur le fonctionnement de la ville. Arougaya Mohomodou Ibrahim Touré est décrit par ses pairs comme un homme de consensus. Diplômé en 1956, il commence une carrière de fonctionnaire en 1959.
Agent des postes et télécommunications, il devient après concours contrôleur des douanes dans différentes régions (Gao, Kayes et Ségou). Il ne s'est jamais détourné de sa région et de sa communauté. "Parallèlement à ses activités de fonctionnaire, il s'est toujours intéressé au trône foula. Il a à maintes reprises représenté ses aînés empêchés à différentes cérémonies traditionnelles ainsi que dans des missions de bons offices pour la consolidation de la paix au Nord-Mali".
Kaourou Magassa
(envoyé spécial)


Eclairage
- Le mot arma vient de l'espagnole "armas" qui signifie fusiliers. "Par essence, les armas sont des militaires". Les Armas de Gao sont principalement descendants des conquérants marocains du XVIe siècle. Les premiers conquérants envoyés par le roi Ahmed El Mansour de leur union avec des femmes de la région ont laissé un héritage.
Alkaïdo vient du mot arabe caïd qui signifie commandant de garnison). "Le caïd est la clé de voûte du système militaire de l'époque". Il a sous sa responsabilité le commandement au quotidien des garnisons et des provinces comme Djenné, Bamba, Bourem, Gao et Tombouctou. Il était placé hiérarchiquement sous le pacha (gouverneur de la région et représentant direct du roi), l'amin (administrateur civil et du trésor), le cadi (juge de paix) et le kahia (lieutenant-général sommet de la hiérarchie militaire). Depuis l'arrivée des Marocains, les alkaïdos sont présents à Tombouctou, Gao et Bamba.


Origine marocaine et espagnole
Les limites territoriales de ce grand Maroc sont variables. Elles incluent l'intégralité de la Mauritanie, le quart occidental du Sahara algérien ainsi qu'une partie du Mali (Taoudeni, Taghaza, Tombouctou et Gao). Les Saadiens, dynastie marocaine, iront détruire l'empire songhai "une armée marocaine formée de mercenaires, les roumas (Andalous, Berbères, etc.), armés de fusils, conduits par un pacha d'origine espagnole, conquirent Tombouctou. La bataille de Tondibi finit de disloquer l'empire songhaï en 1591". Depuis, le Maroc est le seul pays du Maghreb à avoir eu des relations multiséculaires avec l'Afrique noire en raison des routes caravanières qui partaient du Maroc pour rejoindre l'Afrique noire. Ces contacts ont été non seulement économiques (or du Bambouk, du Mali, du Bouré) mais aussi intellectuels et artistiques. En effet, c'est par ces routes caravanières de l'ouest-africain que l'islam a pénétré dans les régions sahéliennes d'Afrique noire, notamment à travers les zawihas. Le Maroc a donc de tout temps été tourné vers l'Afrique noire et le Sahara dans ces confins de l'ouest-africain, loin de séparer les hommes les rapprochent. Berbères et Noirs possèdent les mêmes caractéristiques civilisationnelles : "placer la collectivité au-dessus de l'individu et offrir un champ propice au développement de l'idéal religieux musulman".
K. D.


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AMICAL MALI/RDC
Giresse ratisse large
L’entraîneur des Aigles, Alain Giresse, assisté du DTN, Joachim Fickert, était hier lundi 8 novembre face à la presse au siège de Malifoot pour justifier la liste des 21 joueurs qu'il a choisis pour le match amical Mali-RDC du 17 novembre 2010 à Evreux (France).
« La RDC est une bonne opposition pour nous et un profil d’équipe à affronter. C’était dans un premier temps la Gambie, puis il y a eu des hésitations et la RDC était vraiment décidée et à confirmer son engagement. Là, il n’y a pas eu d’hésitation parce que l’important, c’est que ce match soit bouclé, ferme et bien organisé », indique Giresse. Sur l’organisation, beaucoup reste à faire et tout n’est pas rose. « L’organisation interne n’est pas bonne, nous avons eu les preuves lors du match contre le Liberia avec les problèmes de la restauration, de l’équipement, bref on est léger à ce niveau et à la veille du match, j’ai couru pour faire les billets d’avion. Que des problèmes administratifs ou souvent je suis au consulat », avoue-t-il.
Le prochain adversaire du Mali est le Zimbabwe, s’agissant du système de jeu de la RDC, Giresse explique : « Oui, peut-être, mais maintenant les différences entre les systèmes de jeu, je dirai que surtout la RDC est de notre niveau que le Zimbabwe, c’est d’avoir un adversaire d’un bon niveau et l’expression de notre équipe qui est plus importante. Il faut qu’on arrive à imprimer notre jeu et une bonne équipe, c’est celle qui est capable quelque soit l’adversaire de pouvoir démontrer toute sa capacité ». En ce qui est de la concurrence dans le groupe, avec le concept de cadres au repos, blessés, ou moins de matchs dans les jambes, le sélectionneur a expliqué cet état de fait par l’arrivée de nouveaux éléments. « La concurrence est inégale dans certains secteurs du jeu malien ou par exemple le poste de milieu de terrain, la concurrence est féroce, par rapport au poste des latéraux ou elle est moindre. Donc, il faut en être conscient ».
Cédric Kanté, Mohamed Fofana de Toulouse et Garra Dembélé de Levski Sofia sont attendus. Les deux derniers sont nés en France mais ils porteront le maillot des Aigles. Mohamed Fofana (Toulouse, France) et Garra Dembelé de Levski Sofia (Bulgarie), ont tous deux décidé de jouer pour la sélection du Mali. Passés par les sélections de jeunes tricolores, ces deux joueurs ont donc lâché les Bleus.
L’entreprise de séduction des dirigeants sportifs maliens est en train de prendre forme. Deux jeunes joueurs, formés en Europe, ont décidé d’évoluer pour le Mali, pays d’origine de leurs parents. Sélectionnés en équipe de France les deux joueurs vont finalement aller renforcer les Aigles. « C’est de la discussion, de la compréhension, l’attirance, voilà je suis très content qu’ils aient répondu favorablement », explique Giresse avant de fustiger certains cas comme pour Mohamed Lamine Sissoko, dont il reste toujours sans nouvelles.
« Je n’ai pas eu de contact avec lui et je ne suis pas un raconteur dans la mesure où les autres comme Seydou ou Kanouté ont répondu à mon message », et d’ajouter que « sur le plan purement sportif, c’est une liste qui était faite pour essayer d’amener encore des nouveaux joueurs à cette équipe pour que le collectif s’améliore, parce que l’équipe nationale ne s’exprime pas telle qu’on pouvait s’attendre avec beaucoup de maîtrise et de sérénité. On doit rechercher cette qualité, ce match amical doit nous servir à cela, on s’appuie sur le groupe qu’il faut le maintenir, l’améliorer même trouver d’autres solutions ».
Le match Mali-RDC aura lieu le 17 novembre 2010 à Evreux (France).
Boubacar Diakité Sarr

Liste des 23 joueurs
Oumar Sissoko, Metz (France), Soumbeyla Diakité (Stade malien), Adama Kéita (COB, Mali), Cedric Kanté (Panathinaikos, Grèce), Mohamed Fofana (Toulouse, France), Adama Tamboura (Metz, France), Drissa Diakité (Nice, France), Garra Dembélé (Levski Sofia, Bulgarie), Bakaye Traoré (Nancy, France), Drissa Diakité (Nice, France), Modibo Maïga (Sochaux, France), Sidi Yaya Kéita (Lens, France), Kalilou Traoré (Odense, Danemark), Sigamary Diarra (Lorient, France), Abdou Traoré (Nice, France), Kalifa Cissé (FC Bristol, Angleterre), Mahamadou Diarra (Réal Madrid, Espagne), Souleymane Kéita (Sivasport, Turquie), Moustapha Yattabaré (Boulogne, France), Sambou Yattabaré (Caen, France) et Ténéma N’diaye (Metz, France).
Entraîneur : Alain Giresse

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MEILLEURS JOUEURS AFRICAINS DE L’ANNEE
Seydoublen en lice
Dix joueurs dont le milieu de terrain du FC Barça et des Aigles, Seydou Kéita dit Seydoublen ont été retenus conjointement par la Commission technique, la Commission de football et la Commission des médias de la Confédération africaine de football pour l’attribution du trophée convoité du joueur de l’année. Cinq autres figurent dans la short-liste des prétendants au titre de meilleur joueur évoluant en Afrique. Sur la liste, figurent des anciens vainqueurs comme le Camerounais Samuel Eto’o et l’Ivoirien Didier Drogba.
Les deux listes ont été établies en fonction des performances réalisées entre les mois de janvier et Novembre 2010. Le gala de remise des prix aura lieu le 20 décembre 2010 au Caire en Egypte.
Sarr

 

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