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2010

Mois de novembre

Les Echos du 08 novembre

 

TOMBOUCTOU
Le DG de l’Ihéri en seigneur de guerre
La mise à l’écart de la quasi-totalité des agents, surtout ceux de l’Etat des activités du service au profit des "connaissances", le refus de mise en formation sont quelques-uns des griefs reprochés au directeur de l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (Ihéri).
Pour lui permettre de bien répondre aux missions à lui confiées, les autorités du Mali avec l’appui de leurs partenaires ont construit de nouveaux bâtiments pour abriter l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou, précédemment appelé Centre Ahmed Baba, et ont procédé à sa dotation en personnel qualifié.
Moins de 2 ans après son inauguration, le torchon brûle entre le directeur général de l’Institut et certains de ses agents à "cause du traitement à eux infligé". Ce traitement de la direction concerne généralement les agents de l’Etat mis à la disposition de l’Institut. Selon une source, les agents de l’Etat de cet Institut restent pour la plupart en chômage, pas par manque d’activités à faire, mais parce qu’on évite délibérément de les impliquer.
La direction est aussi accusée de favoritisme. Certaines activités dont les spécialistes sont disponibles, aux dires de notre source, "sont attribuées comme un marché à des personnes étrangères au service". A titre d’illustration, on cite la restauration de l’unité de conservation des manuscrits anciens où les techniciens des arts et de la culture spécialisés en maroquinerie auraient été marginalisés au profit d’artisans traditionnels pour la confection des boîtes de conservation des manuscrits à des sommes énormes. A quelle fin ? s’interroge un interlocuteur.
Il ajoute que "toute initiative qui consiste à impulser une dynamique de recherche appropriée est renvoyée aux calendes grecques". A ses dires, au Centre Ahmed Baba, toute formation tendant à impulser la carrière des agents est stoppée et détournée aux profits des proches. "Un agent du service qui a obtenu une opportunité de formation par ses propres relations s’est vu refuser cette formation". Aujourd’hui, à Tombouctou, les agents de l’Ihéri n’ont plus qu’un leitmotiv à la bouche : la mutation.
" Le directeur général de l’Institut règne en seigneur de guerre sans être inquiété", commentent des agents. Ils accusent la direction de l’Institut de faire main basse sur les ressources. Se refusant à tout commentaire, un personnel de la direction, joint au téléphone et qui a requis l’anonymat, se dit surpris par les «allégations sans fondement" des agents. Il estime qu’il n’y a rien à redire sur la gestion du DG.
Amadou Sidibé


Le DGA se fait toujours attendre
L’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (Ihéri) est toujours sans DGA depuis le départ à la retraite de l’ancien directeur général adjoint. Les textes qui régissent l’Ihéri stipulent que le directeur général adjoint est nommé par arrêté du ministre de tutelle : article 24 du décret n°425 P-RM du 29 décembre 1999. Pour le bon fonctionnement du service et pour éviter un cumul de fonctions, il est temps, pour le ministre, de procéder à la nomination très rapide d’un DGA.
A. S.

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TIEMOKO SANGARE, MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT
" Il faut drastiquement réduire l’âge des véhicules importés"
Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Tiémoko Sangaré, revient de Nagoya (Japon) où il a participé à la 10e conférence des parties à la Convention sur la biodiversité. Président de la Conférence des ministres africains de l’Environnement (CMAE), il a accepté d’aborder avec nous le Protocole de Nagoya et ses implications pour le Mali et d’autres sujets comme la campagne de reboisement du cinquantenaire, la lutte contre les changements climatiques et les gaz à effet de serre à travers la diminution drastique de l’âge des véhicules importés au Mali, l’interdiction des sachets plastiques et du bois dans les boulangeries… Entretien.

Les Echos : Quelle est, selon vous, la conduite que chacun devra tenir pour atténuer les effets des changements climatiques et faire de l’adversité une opportunité ?

Tiémoko Sangaré : Il faut que les gens aient le bon réflexe. Il est temps que les Maliens aient le réflexe citoyen. On a parlé tout à l’heure de l’assainissement. Est-ce qu’il est possible que nos villes soient propres, que les efforts d’assainissement aient des résultats ? Les petits gestes sans lesquels il ne peut y avoir de propreté ne sont pas acceptés par des citoyens. L’appel que je lance est que chacun change de comportement. Quand on vit dans une cité, il y a des règles élémentaires qu’il suffit d’observer pour que le cadre de vie soit assaini. Que personne ne pense que ce qui se passe dans sa rue à côté de lui ne le regarde pas. En dehors des considérations pécuniaires, chacun peut se rendre utile. C’est un thème que nous allons vulgariser dans les jours à venir au cours de la campagne que nous allons mener.
S’agissant de changements climatiques, il faut encore éviter des gestes nuisibles dans les centres urbains et ruraux. Que les gens évitent les feux de brousse et s’organisent dans les villages en brigade pour lutter contre la dégradation de leur environnement dont les effets seront difficiles à rattraper dans le futur. Les gaz à effet de serre sont causés par nous-mêmes. Nous sommes en train de réfléchir à des mesures visant par exemple à diminuer de façon drastique l’âge des véhicules usagers que nous importons dans notre pays.

Les Echos : Vous avez été récemment l’un des porte-parole de l’Afrique à la Conférence internationale sur la biodiversité à Nagoya au Japon. Que faut-il comprendre par diversité biologique et en quoi peut-elle intéresser les Maliens ?

T. S. : Par biodiversité, il faut entendre la variabilité des organismes vivants, y compris les écosystèmes dans lesquels ils vivent, la variabilité entre les espèces, la variabilité des espèces entre elles. Globalement, c’est cela la définition. Mais, de façon prosaïque, dans le contexte malien, il faut comprendre par diversité biologique, l’ensemble des êtres vivants qui nous entourent. Des études ont montré que l’accélération de la disparition des espèces est fondamentalement imputable à l’action de l’être humain. C’est pourquoi, en 1992, au Sommet de la Terre de Rio, parmi les conventions adoptées, il y a une qui était axée sur la préservation de la biodiversité. Ce sommet a adopté trois grandes conventions que sont : la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la Convention sur la lutte contre la désertification et la Convention sur la diversité biologique. Effectivement, il y a quelque dix jours, s’est tenue, à Nagoya au Japon, la 10e réunion de la conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique.

Les Echos : Pouvez-vous nous parler du Protocole de Nagoya et ses implications pour le Mali ?

T. S. : La 10e conférence des parties à la Convention sur la biodiversité avait à son programme un certain nombre de documents à adopter. L’objectif de la conférence se décline en 3 points. Le premier point est que la conférence vise la conservation de la biodiversité, donc des ressources génétiques. Le 2e objectif est que la convention vise à assurer l’utilisation rationnelle des ressources génétiques. Le 3e objectif vise à faire en sorte qu’il y ait un accès et un partage équitable des ressources.
Les deux premiers objectifs ont commencé à être mis en œuvre depuis l’entrée en vigueur de la Convention. Le 3e objectif n’avait jusque-là connu aucun début de mise en œuvre ; à savoir : l’accès et le partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Il était prévu, pour la conférence, que la communauté internationale parvienne à adopter un protocole visant la mise en œuvre du 3e point des objectifs de la Convention.
La Convention, signée et ratifiée par 193 Etats et le protocole sur l’accès et le partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, était en négociation depuis 8 ans. En plus du protocole, il y a le Plan stratégique 2011-2020, qui devait prendre le relais du 1er plan adopté en 2002 et qui s’achevait en 2010 et il y a le Mécanisme de financement des activités de la convention. En plus de ces 3 textes, il y avait une autre disposition très importante pour les Africains. Il s’agit de la Plate-forme intergouvernementale politique et scientifique sur la biodiversité et les services éco systémiques. Ces 4 documents, adoptés à Nagoya, nous tenaient à cœur.
Les négociations ont été très ardues autour du groupe Afrique qui a joué le rôle moteur à Nagoya en se présentant en front uni. Le Protocole de Nagoya implique des engagements financiers importants de la part de certains pays, dont particulièrement les pays du groupe Europe. L’Afrique est très intéressée par ce Protocole parce qu’elle sera la première bénéficiaire de sa mise en œuvre.
L’Afrique est dépositaire de 40 % de la biodiversité et tout protocole qui réglemente l’utilisation des ressources de la biodiversité sera en sa faveur. Nagoya a, pour une fois, été un succès de la communauté internationale. Le Mali, qui assure la présidence de la Conférence des ministres africains de l’environnement (CMAE), a joué le rôle de coordonnateur de cette dynamique. La conférence de Nagoya a été une consécration pour notre pays.
Les Echos : Justement quelle impulsion comptez-vous donner à la Conférence des ministres africains de l’Environnement (CMAE) ?

T. S. : Il faut que nous arrivions à renforcer l’unité de l’Afrique. Au niveau de la CMAE, nous avons entrepris de faire une concertation avec l’ensemble des ministres chaque fois que la voix de l’Afrique doit être entendue. Notre démarche est que l’ensemble des ministres se concertent et s’accordent sur une position qui est la position africaine. Pour ce faire, j’ai pris beaucoup de contacts avec mes homologues depuis la conférence de Bamako. Je pense que le succès de Nagoya est quelque part le résultat de ces efforts-là. Je veux que l’Afrique continue de se présenter en tant qu’entité face à certains partenaires. Ça devient beaucoup plus crédible quant c’est la voix de l’Afrique qui se fait entendre au lieu que les pays viennent individuellement. La dynamique que je voudrais imprimer est que même par rapport aux négociations de financements, les ministres africains de l’Environnement puissent se présenter en bloc. Pour des problématiques concernant une région de l’Afrique, que les ministres de cette région puissent se mettre ensemble face aux partenaires ! Cela facilitera l’accès aux ressources suffisantes pour mener à bien leurs activités. Les défis environnementaux sont immenses, ne pas agir aujourd’hui nous conduira à l’inefficacité.

Les Echos : Vous avez ouvert ou amplifié des chantiers comme le reboisement pendant l’hivernage. En êtes-vous satisfait de l’opération de cette année ? Si oui pourquoi ? Y aura-t-il un suivi propre à assurer la pérennité des arbres plantés ?

T. S. : Pour l’heure, je n’ai pas encore le rapport définitif de la dernière campagne qui sera disponible certainement dans une semaine. Mais, d’ores et déjà, je peux vous dire que je suis satisfait par la mobilisation populaire. C’est moins les résultats en termes d’hectares plantés que la mobilisation des Maliens pour rentrer dans la dynamique. Cela me permet d’espérer un bon taux d’exécution.
Pour le suivi, je disais en boutade que cette campagne de plantation d’arbres n’est pas de la fanfaronnade : se lever un beau matin pour planter un pied d’arbre qu’on ne va plus retrouver deux mois plus tard. Notre campagne va se prolonger à travers l’entretien des arbres. Le rapport que nous attendons sera accompagné d’un schéma de suivi. Ce sera à la charge de la direction nationale des eaux et forêts.
Tous ceux qui se sont investis dans la campagne bénéficieront d’un suivi des agents des eaux et forêts. La campagne de cette année est l’activité précurseur d’un vaste programme ; à savoir : le programme quinquennal de reboisement. Les leçons que nous avons tirées de la présente campagne seront mises à profit pour peaufiner la campagne prochaine qui sera le point de départ du programme quinquennal de reboisement.

Les Echos : Vous avez lancé l’idée de lier les événements comme les mariages et baptêmes au reboisement. Comment cela doit-il être opérationnalisé ? En période sèche, comment les couples et les parents de nouveau-nés vont-ils planter des arbres ?

T. K. : L’opérationnalisation de ces idées dépend de trois types d’acteurs. Le premier type, c’est les populations. Le deuxième type, les autorités communales et le troisième, la presse. Pour ce qui est de vos appréhensions pour la réussite de l’opération en saison sèche, cette réponse se trouve au niveau de la direction nationale des eaux et forêts. Nous avions des compatriotes qui ont mis au point des méthodes révolutionnaires en matière de reboisement. Il s’agit de la méthode Plasa (Planter des arbres sans arrosage). En s’appropriant cette méthode, on peut faire en sorte que pendant la saison sèche l’opération soit couronnée de succès dans beaucoup d’endroits du pays. La direction nationale des eaux et forêts mettra en place un dispositif visant la vulgarisation à grande échelle de la méthode Plasa.
Pour ce qui est des arbres des mariés, il faudrait que les maires prennent un certain nombre de dispositifs. Il faut qu’il y ait des espaces où les nouveaux mariés peuvent planter. Le deuxième point est de s’assurer de la disponibilité des plants auprès des eaux et forêts. Au troisième point, les parents de nouveau-nés doivent planter l’arbre de leurs enfants. La direction des eaux et forêts est en train de travailler pour bien structurer cette approche. Il y a forcément des réglages à faire, car c’est une idée que nous avons juste lancée comme ballon d’essai de la campagne de reboisement du cinquantenaire. La réaction de la population nous a encouragés.

Les Echos : Votre département a décidé d’aller en guerre contre les sachets plastiques. A quand l’application de cette mesure ?

T. S. : Avant de poser la question sur son application, il faut demander quand la mesure sera prise. Le projet de loi a été élaboré et a fait l’objet de beaucoup d’échanges y compris au niveau du Haut conseil des collectivités territoriales où nous avons fait l’objet de beaucoup d’auditions. La disposition a été introduite dans le circuit de l’adoption en conseil des ministres. Nous avons jugé utile de terminer avec tous les circuits de concertation afin que tout le monde s’y retrouve lors de son adoption par l’Assemblée nationale. En tout état de cause, la dynamique est intacte, il faut qu’on aille à cette décision d’interdiction des sachets plastiques qui cause plus de dégâts aujourd’hui et le feront davantage à l’avenir.
Il faut prendre les taureaux par les cornes et arrêter ce danger de pollution par les sachets plastiques. Certains jugent que nous ferons du tort à des opérateurs économiques et des utilisateurs en interdisant les sachets plastiques. Les sachets contre lesquels nous partons en guerre ne sont pas fabriqués au Mali mais importés. Leur interdiction ne portera préjudice à aucune activité économique majeure au Mali. La DNCNP est en train de sensibiliser des commerçants sur l’importation de sachets biodégradables. Le vide sera comblé par des produits alternatifs ou avec de bonnes pratiques que nous avions dans notre pays. Personne ne peut me dire que nos ménagères ne pouvaient rien faire sans les sachets plastiques au Mali. Or, les sachets nous causent beaucoup de nuisance.

Les Echos : Vous êtes en pourparlers avec les boulangers pour abandonner l’utilisation du bois. Pensez-vous que cela est faisable quand on sait que les consommateurs sont confrontés à une pénurie répétitive de gaz butane ?

T. S. : L’interdiction du bois par les boulangers ne pose pas de problème en tant que tel du point de vue réglementaire. Toutes les boulangeries qui se sont installées doivent a priori fonctionner avec d’autres sources d’énergie que les combustibles ligneux. Certainement qu’en faisant un calcul entre le coût de l’électricité ou du gas-oil et celui du bois, les boulangers ont toute suite fait le choix du bois. Leurs machines ne sont pas conçues pour fonctionner au bois, ils ont dû opérer des modifications pour les y adapter. La dégradation du couvert végétal est devenue cruciale dans notre pays. Il faut diminuer dans toute la mesure du possible la consommation des combustibles ligneux.
Je suis satisfait de nos discussions avec les boulangers qui se sont montrés conscients de la situation. Ils ont exprimé des doléances en affirmant qu’ils sont prêts à revenir aux sources d’énergie avec l’appui de l’Etat en ce sens qu’ils ont pour la plupart transformé leurs machines au système de bois. Pour le gaz, c’est vrai il y a beaucoup à faire pour que les énergies de substitution soient vulgarisées même si la question n’est pas directement traitée au département de l’Environnement. On m’a signalé il y a quelques semaines, le risque d’une pénurie de bois et de charbon à Bamako.
L’interprétation faite par beaucoup de gens est que cette situation découle des mesures prises par le ministère de l’Environnement pour mettre de l’ordre dans l’exploitation, la gestion des ressources forestières. Nous avons fait en sorte que l’exploitation forestière soit suivie de plantation d’arbres, ce qui n’est pas le cas chez beaucoup. Le couvert végétal a atteint un seuil critique. Environ 80 % des besoins énergétiques des populations maliennes sont satisfaits par les combustibles ligneux. Si cela continue, la situation sera très difficile dans quelques années à cause des effets des changements climatiques. Les solutions consistent à arrêter la coupe abusive du bois, les feux de brousse et reboiser.

Les Echos : Vous avez débarrassé Bamako des montagnes d’ordures, notamment aux abords du cimetière de Lafiabougou. Pensez-vous que cela a créé une saine émulation entre les communes du Mali en général et celles de Bamako en particulier ?

T. S. : Je n’ai pas encore l’évaluation de l’impact de cette opération ponctuelle menée dans le cadre du cinquantenaire. Mais, c’est le lieu pour moi de rendre hommage aux propriétaires de camions bennes de Bamako. Nous les avons sollicités en demandant leur implication pour enlever les tas d’ordures. Ils ont répondu à notre appel en faisant le travail au demi-tarif parce que nous n’avions pas les moyens financiers. Cela devra avoir un impact sur les différentes communes dont beaucoup sont en train de s’équiper en matériels lourds d’assainissement.
Je pense que dans les mois à venir sur les six communes du district, il y aura trois ou quatre qui s’équiperont en matériels adéquats pour enlever leurs ordures. A l’intérieur du pays, je n’ai pas d’échos particuliers. Mais l’enlèvement des ordures à Bamako a inspiré plus d’un. Après la campagne spéciale reboisement, nous allons organiser une campagne spéciale assainissement du Mali.

Les Echos : Pourquoi une Agence environnement/développement durable ?

T. S. : Nous avons mis en place cette Agence parce que les questions environnementales étaient gérées jusque-là par des structures inappropriées aussi bien du point de vue de leurs statuts que de leur organisation. Le Mali est impliqué dans toutes les questions qui gèrent l’environnement. Dans le cadre de ces conventions, il y a des structures qui sont reconnues du point de vue de leur statut au niveau local comme pouvant être des interlocutrices valables. S’il n’y a pas à l’interne des structures répondant à ces statuts nous allons nous retrouver dans des difficultés.
Alors nous avons décidé de créer l’Agence environnement/développement durable pour l’opérationnalisation de toutes nos politiques en matière environnementale et le Conseil national de l’environnement pour que les questions environnementales sortent des murs du ministère de l’Environnement, qu’elles aillent au-delà des pouvoirs publics pour rassembler les acteurs afin que toutes les décisions prises soient des décisions partagées. L’Agence est en train de s’installer. Elle va être un service phare qui va impulser une nouvelle dynamique aux activités environnementales dans notre pays, qui sont des questions transversales. Notre préoccupation est comment faire pour le verdissement de l’ensemble des activités dans notre pays.
Propos recueillis par
Abdoul M. Thiam et
Abdrahamane Dicko

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POLITIQUE NATIONALE
La rupture !
Revendications et protestations sociales sont autant nombreuses que régulières au Mali. Si les méthodes utilisées par les contestataires ne respectent pas toutes et toujours les lois de la République, elles s’avèrent la résultante d’un déficit criard de gouvernance.
Voici quelques faits, souvent divers mais parfaitement révélateurs de la largeur du fossé toujours plus profond entre gouvernants et gouvernés et du malaise sociopolitique généralement cause d’implosion sociale.
Courant semaine dernière au Tribunal de la Commune III, le public des grands jours attend avec beaucoup d’intérêt ce qu’il convient d’appeler "le procès du cinquantenaire" qui oppose les héritiers de Faran Samaké à Amadou Djicoroni. Considérant la nature délicate du conflit, le juge entend faire une audience à huis clos. Ce n’est pas l’avis de l’assistance qui exige un débat public, ouvert à tous. Mieux, elle impose au magistrat une installation sonore adéquate pour les besoins de la cause. Le juge cède. Normal ! Après tout, ne rend-il pas la justice au nom de ce peuple aujourd’hui présent et exigeant ? Passons !
Dimanche 24 octobre. Le jeune Aboubacar Sidiki Nansoko est abattu par son voisin de quartier. La population décide de se faire justice. La police s’interpose seulement pendant un moment. Les "justiciers" persistent. Ils mûrissent même l’intention de s’attaquer au commissariat de police. Mais ils ont une bien meilleure idée. Ils patientent juste le temps que les policiers se retirent deux semaines plus tard pour passer à l’acte. La maison du présumé auteur est saccagée, incendiée, pillée.
Jeudi 4 novembre 2010. C’est le procès d’un jeune policier accusé d’homicide. Les faits remontent au premier trimestre de l’année en cours. Suite à une altercation, le fonctionnaire de police fait usage de son arme à feu et abat son protagoniste, un portier d’une discothèque de la place. Le procès a lieu le jeudi dernier.
Parents, amis, sympathisants et même simples citoyens mettent en garde et la justice et la police en leur lançant un ultimatum : pas de verdict tronqué. Ils veulent un procès équitable, que justice soit faite ! Autrement, ils prendront le tribunal et les postes de police pour cible. La menace est prise très au sérieux puisque l’alerte sera donnée à tous les commissariats du district et les mesures sécuritaires renforcées. Le verdict tombe : l’accusé est condamné à 5 ans de prison ferme avec payement d’une forte amende. Tout le monde semble soulagé.
Autres faits pour le moins insolites : mi-octobre, les membres de la communauté des rastas estiment qu’il est temps de légaliser la consommation du cannabis au Mali. D’ailleurs, lancent-ils à l’intention des pouvoirs publics, aucun texte n’interdit expressément la consommation de ce produit. Ils décident de défier la justice en allant fumer leur herbe jusque dans l’enceinte de la Cour d’appel...
Août 2010, en plein mois de ramadan : suite à un incident, les jeunes d’un quartier populaire menacent de se rallier à la nébuleuse Al-Qaïda si la police, sur incitation des homosexuel(les) se hasardent à gazer leur quartier. Les faits ci-dessus relatés n’ont visiblement aucun rapport entre eux, seulement à première vue. Dans le fond, l’on constate avec amertume que la nature de l’opposition (la contestation d’un ordre établi) et les protagonistes (population et pouvoirs publics) restent toujours les mêmes.
Divorce
Au regard des faits ici relatés (il en existe beaucoup d’autres), l’on se rend compte que la confiance n’est plus de mise entre gouvernants et gouvernés. Le citoyen malien a visiblement perdu foi aux institutions de la République. Conséquence : il décide lui-même de prendre les choses en main.
Il ne peut arriver de pire en démocratie ou du moins dans ce qu’il reste encore de la démocratie malienne. Les nombreuses maladresses du pouvoir central seraient à l’origine de cette protestation autrefois silencieuse, mais aujourd’hui manifeste. Il s’agit par exemple de l’impunité, désormais érigée en principe.
Tenez : les rapports de contrôle semblent ne plus servir qu’à des fins hygiéniques. Clientélisme et copinage ont pris le dessus sur les règles écrites au sein de l’administration publique. Le narco-CFA circule allègrement au point de changer les habitudes ; au niveau des cours et tribunaux, les jugements sont désormais rendus au nom du… plus offrant.
Moralité : dans les brigades de gendarmerie et commissariats de police, l’on préfère régler les affaires à "l’amiable" moyennant bien entendu de petits arrangements dans le seul souci d’éviter les faucons des tribunaux, enquêteurs et justiciables n’ont plus confiance.
La corruption est devenue endémique. Les faits divers rapportés par la presse sont de plus en plus macabres. En somme, jamais l’insécurité n’a atteint ce pic nonobstant un recrutement massif et le déploiement d’importants moyens logistiques. Mais paradoxe, les usagers donnent la nette impression de craindre beaucoup plus les services de maintien de l’ordre que les malfrats. Les bavures policières sont passées par là…
Toutes ces défaillances affectent naturellement le regard du citoyen sur le système. Il commence d’abord par s’en indigner, s’en lasser ensuite à mesure que la situation perdure et finit par être exaspéré. Suite à cette ultime étape naît le sentiment de rejet et de révolte, un sentiment exacerbé par un mépris institutionnel.
En clair, la réaction des couches sociales, relatée plus haut, n’est que la manifestation d’un déficit de confiance entre le peuple souverain et la classe dirigeante. Seul remède : revoir la copie de la gouvernance au risque d’assister à des scènes de protestation beaucoup plus osées avec leurs corollaires de mécontentements incontrôlables.
B. S. Diarra

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ELEPHANT STORY
Y a fohi, la Côte d’Ivoire va se relever
Voilà, voilà, voilà, voilà, voi, voilà éléphants… Souvenir souvenir ! Oui, nous avons tous en mémoire cette Côte d’Ivoire insouciante, terre nourricière, comme le chantait Alpha Blondy, avec ses banana, cacao, kaba, cou...
Enfant, les yeux grands ouverts, j’écoutais les histoires abidjanaises d’une de mes tantes qui jurait que l’on pouvait ramasser dans ses rues une aiguille tombée le soir. Mais nous avons envoyé aux oubliettes cette douce Abidjan qui se prenait pour la rivale de Paris.
En effet, hélas, de mon enfance à ce jour, ce pays a connu le chaos, la déchirure physique et sentimentale sans doute imputable à un président père fondateur, décédé en n’ayant pas pris le soin d’organiser sa relève. Le rôle des politiques qui voulaient plutôt jouer sur les différences culturelles, ethniques pour mieux imposer leur suprématie, n’y est pas étranger non plus. Résultats : xénophobie, violence, récession économique…
De locomotive prestigieuse, la Côte d’Ivoire ne gardera que les wagons. Voilà la RCI d’aujourd’hui et la chanson de Gadji Cely ne cesse de me revenir aux lèvres. Voi, voilà éléphants, Bédié, Ouattara, Gbagbo. Je suis fier de les voir enfin en lice pour l’élection présidentielle. Cela dit, malgré cette joie, je les tiens pour responsables. Il a fallu passer par tous ces tournants pour qu’enfin Ouattara puisse se présenter.
Mais les Ivoiriens eux-mêmes le disent, ça va aller et comme toujours la RCI n’en finira pas de me surprendre. Je trouve les pas de danse exquis, l’accent singulier, la sape bluffante et l’alloco chaud, qui dans la bouche, me fait wayi ! Aujourd’hui, ma crainte se calme petit à petit comme les vagues nocturnes qui échouent sur la lagune.
Malgré le ton parfois agressif des candidats, les règles démocratiques sont respectées. La population est fortement mobilisée et se comporte en bon citoyen, sans doute fatiguée par tant d’années d’immobilisme politique et de palabre. C’est bien la preuve qu’en Afrique, nous pouvons aller aux élections à condition que le terrain soit balisé, que les mécanismes de vote soient correctement mis en place.
Je me prends à rêver à nouveau. A moi, peu m’importe le vainqueur entre les mousquetaires restants. Ils sont tous deux des hommes d’Etat, jouissant d’une grande popularité. Alassane Ouattara reste le héros de ceux qui ont été traités injustement comme des citoyens de seconde catégorie alors qu’ils sont Ivoiriens et qu’ils contribuent ardemment au développement économique du pays.
Avec lui, nous sommes certains que les liens de fraternité liant les Ivoiriens, Maliens et Burkinabés seront forcément renforcés. Et entre-nous, mesdames Wade et Bongo se sentiront moins isolées aux côtes de la belle Dominique Ouattara, non ?
Quant à l’ami Gbagbo, il est à saluer pour son intelligence, sa culture et sa conscience. Je le respecte, car il a été ce chef d’Etat qui n’a pas pris part à la célébration du cinquantenaire des indépendances sur les Champs Elysées. Chose surprenante, au nord comme au sud du pays, Laurent s’impose comme le candidat des jeunes. Toujours le sens de l’humour avec une maîtrise parfaite du nouchi, le parler jeuns.
Ce sens de l’humeur, cette chaleur et son énergie ne me font bien sûr pas oublier les côtés sombres de Gbagbo et de Ouattara. Le président actuel de la Côte d’Ivoire, c’est aussi des tâches : l’affaire Guy André Kieffer, la corruption au sein des sociétés étatiques… Et Ouattara, avec le bourbier de la rébellion, ses excès, ses atrocités certes partagées mais…
Il revient au peuple ivoirien, lui seul, de choisir entre les candidats. D’ailleurs, je n’ai aucune préférence. Je n’ai de partie que la stabilité de la Côte d’Ivoire et de toute la sous-région ouest-africaine pour qu’un jour je descende de l’avion en chantant voi, voilà Abidjan. Non, je n’irai pas faroter comme Gbagbo dans les maquis de la rue princesse, m’enjailler sur les plages de Assini.
Je ne suis pas dans cette catégorie, je compte y aller pour rendre visite à Dahico et me tordre de rire par son Dolomikan, m’abreuver de placali, de foutou, de garba, d’alloco, de jus de coco au son de la voix douce et suave d’Aïcha Koné ou d’Alpha Blondy "Kalo sara, kalo ma sa daraka garanti". C’est mon vœu le plus cher pour la RCI et l’Afrique.
Voyez-vous, nous avons tous un peu d’Ivoire en nous. Ensemble prions pour ce pays. Prions Mahomet, prions Jésus en baoulé, en dioula, en nouchi… Pour que l’éléphant évite d’entrer dans le magasin de porcelaine.
Vive la Côte d’Ivoire unifiée !
Birama Konaré

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PRESIDENTIELLE GUINEENNE
Vote massif des Guinéens au Mali
Les Guinéens du Mali ont investi le dimanche 7 novembre 2010 les bureaux de vote pour faire le choix entre Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et le Pr. Alpha Condé du RPG. Un scrutin qui s’est déroulé dans le cadre du 2e tour de la présidentielle.
Les 8899 électeurs ont pris d’assaut hier dimanche 7 novembre les 9 bureaux de vote de Bamako pour accomplir leur devoir civique au 2e tour de la présidentielle opposant Cellou Dalein Diallo et le Pr. Alpha Condé.
L’ambassade qui représente en même temps la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a mis en place 9 bureaux de vote à Bamako pour les ressortissants guinéens au Mali. Ces bureaux de vote ont été installés à la chancellerie à Faso Kanu, Kalabancoura, Médina Coura, Banconi, Kati, le lycée Mamadou Sarr (à l’ACI-2000), Djicoroni Para, Sébénicoro et Kanadjiguila.
Aux dires du premier secrétaire chargé des questions administratives et financières à l’ambassade de Guinée à Bamako, Joseph Millinamo également président du vote de vote du lycée Mamadou Sarr, ce découpage a été fait en fonction de la concentration des Guinéens pour leur faciliter le déplacement.
Les bureaux de vote qui ont ouvert à 7 h pour une fermeture fixée à 18 h ont connu une grande affluence avec partout des attroupements d’électeurs. Tout s’est déroulé sans incident et la présence de la police était discrète mais dissuasive.
Le candidat de l’UFDG et celui du RPG avaient chacun deux représentants dans les bureaux de vote. Au bureau de vote de la chancellerie à Faso Kanu, les quatre observateurs (2 pour le Pr. Alpha Condé et 2 pour Cellou Dalein Diallo), qui se félicitaient du bon déroulement du scrutin, ont néanmoins relevé le manque de personnel à la représentation diplomatique de leur pays pour les élections.
Selon eux, en plus de leur rôle d’assesseur, ils tiennent la liste d’émargement des électeurs.
Abdrahamane Dicko

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" DEMENTIR PAR L’EXEMPLE"
Quatre Maliens dans le 1er "Gotha noir de France"
" Gotha noir de France, démentir par l’exemple les préjugés" est un projet qui a mis deux ans avant de voir le jour explique Dr. Elie Kamgueu.
Chirurgien dentiste, venu de son Cameroun natal pour poursuivre ses études supérieures, Dr. Elie Kamgueu a initié avec d’autres cadres africains un club dont l’objectif est de faire la promotion des modèles de parcours modèles de cadres et de dirigeants noirs en France. Motif que "on ne peut continuer de voir sur des plateaux de télévision des sportifs ou des comédiens en face d’experts en économie ou de spécialistes dans leur domaine et que les producteurs télé justifient cela en disant qu’ils ne connaissent pas d’experts noirs dans tel ou tel domaine".
Le Club Efficience, crée il y a 2 ans, s’est donc attelé à constituer cet almanach d’abord à l’adresse des médias mais aussi du grand public pour parler de la communauté tout en s’ouvrant sur la société française. Deux cents parcours d’exception ont donc été choisis et classés dans une douzaine de catégories socioprofessionnelles allant des chefs d’entreprise aux sportifs et hommes de culture en passant par la politique, la haute fonction publique, la recherche universitaire, etc.
On y retrouve dans ces biographies/portraits quatre Maliens : Mohamed Dia, Malamine Koné, Aïssa Maïga et Youssoufi Touré. Ce dernier, président de l’Université d’Orléans, est docteur en mathématiques appliquées, spécialisé dans les automatismes et l’informatique industrielle. Dans la gouvernance universitaire, ce natif de Bamako s’occupe de la cohérence des orientations stratégiques, des partenariats socio-économiques et des accords de recherche.
Il faut dire que le livre recense un grand nombre de Camerounais du fait même que ses initiateurs sont presque tous d’origine camerounaise. Les prochaines éditions devront certes motiver les choix en incluant un critère de représentativité régional pour équilibrer et mieux harmoniser en vue d’un plus grand consensus pour une meilleure représentativité de l’ensemble de la communauté noire en France, une communauté très diversifiée.
" La vocation première du présent ouvrage consacré à l’élite noire de France est d’utilité publique car loin des stéréotypes jurant que la culture noire est une affaire qui se déroule entre "Blacks", le livre endosse sciemment l’habit de l’universel", écrit Dr. Kamgueu dans l’avant-propos en rappelant que "l’égalité républicaine est fondée sur le mérite et le talent [et que les jeunes Noirs] n’en manquent pas". D’ailleurs, une partie des recettes du livre, tiré à 5000 exemplaires, alimentera "la bourse de l’excellence Gotha noir" qui sera décernée aux jeunes issus de la diversité pour valoriser les talents en apportant une aide financière et académique à la réalisation de leurs ambitions quelque soit leur origine sociale.
A l’occasion du lancement du livre samedi 20 novembre, sera organisée la 2e édition du forum intitulé "Diversité & Performance" dans l’enceinte de la prestigieuse Sciences po et le dîner de gala pour la levée de fonds au profit de "la bourse de l’excellence".
Oussouf Diagola
(Paris)


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SESSION UNIQUE A LA FLASH
Mesure exceptionnelle, mais légale
A cause des grèves intempestives des syndicats d’enseignants, l’année 2009-2010 est devenue à la Faculté des lettres arts et sciences humaines (Flash) une année exceptionnelle pour laquelle les organes pédagogiques de l’établissement ont pris, conformément aux textes en vigueur, des mesures exceptionnelles pour sauver l’année en organisant une session unique. La réplique des étudiants contre cette décision n’a pas tardé !
Le lundi 1er novembre 2010, les étudiants de la Flash ont battu le pavé, à travers une marche pacifique pour marquer leur désapprobation sur l’organisation d’une session unique qui pourrait, selon eux, être un obstacle à la réussite de beaucoup aux évaluations.
Les étudiants avancent comme argument, l’incompatibilité d’une session unique avec le système d’unité de valeur (UV) qui exige la validation avec l’obtention dans toutes les matières qui constituent les UV d’une moyenne supérieure ou égale à 10/20 pour être admis en classe supérieure. Avec un tel système, les protestataires croient que sans une session de rattrapage, on assistera à des résultats catastrophiques.
Mais, l’administration scolaire de la Flash voit les choses autrement et admet que la décision d’une session unique a été prise par les organes pédagogiques de la Faculté (Assemblée de la Faculté et Conseil des professeurs) lors de sa dernière session, conformément à l’arrêté n°2000-2584/ME du 19 septembre 2000.
Cet arrêté, dont nous avons pu nous procurer une copie, stipule dans son article 21 que "lorsque le Conseil des professeurs constate, que du fait des perturbations, le niveau acquis d’exécution des programmes ne permet pas d’organiser une session en juin, il n’y aura alors qu’une session unique en octobre". Cependant, la question qui peut tarauder les esprits est pourquoi aujourd’hui une session unique à la Flash ?
Une année d’épreuves
Selon le doyen de la Flash, Pr. Salif Berthé, après une analyse objective de la situation, les organes pédagogiques ont estimé que matériellement il est impossible de faire deux sessions à la Flash.
" Faire deux session c’est prendre le risque de compromettre l’année universitaire 2010-2011. Deux sessions nous amèneraient à la fin de mars 2011. Quelle année universitaire possible d’avril à juillet ?", s’interroge-t-il. Et de rappeler l’une des revendications des enseignants qui exigent toujours le bénéfice de leurs deux mois (août-septembre) de congés.
Pour l’administration de la Flash, cette année (2009-2010), aura été une année "éprouvée" à cause, principalement, des 4 mois de grève sans relâche du personnel enseignant. Pour Pr. Berthé, il s’agit d’éviter le scénario de l’année universitaire 1999-2000 au cours de laquelle, les perturbations liées aux revendications syndicales des enseignants avaient fait que les résultats des examens n’ont pu être proclamés que tard en 2001.
" Les instances pédagogiques de la Faculté avaient, à l’époque, décidé non seulement de se limiter à une seule session, mais aussi de ne valider l’année 2000-2001 que pour les nouveaux bacheliers qui avaient commencé les cours à temps", rappelle M. Berthé.
Il assure que la session unique ne sera pas organisée contre les étudiants. "Pour ma part, en ma qualité de doyen, je voudrais assurer tous les étudiants de la Flash que leurs intérêts seront préservés. La session unique ne signifie pas d’avance résultats catastrophiques".
Amadou Waïgalo


 

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