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2010

Mois de novembre

Les Echos du 04 novembre

 

SERVITUDE DES RAILS EN COMMUNE II
Le gouverneur du district, cible des prédateurs fonciers
Le morcellement de la servitude des rails à Bakaribougou sur demande des Touré de Bagadadji en Commune II aiguise la faim des spéculateurs fonciers. Le gouverneur du district, Ibrahima Féfé Koné, est devenu leur bouc émissaire.
La servitude des rails sur le long de la route de Koulikoro (Bakaribougou, Djélibougou et Boulkassoumbougou) est restée longtemps un domaine exclusif de la Régie des chemins de fer du Mali (RCFM). Ainsi, la RCFM nouait des baux commerciaux avec des particuliers pour la construction de magasins avec des matériaux précaires ou démontables. Un décret interdisait la construction de maisons à moins de 50 m des rails à l’intérieur des villes.
Le décret n°0-113 P-RM du 9 mars 2005 fixant les règles spécifiques applicables aux différentes catégories de servitude en matière d’urbanisme a changé la donne. L’article 10 dudit décret est ainsi libellé : "Les servitudes de marges latérales pour la sécurité de la circulation le long des voies ferroviaires ont été ramenées de 50 à 25 mètres dès l’entrée des centres urbains".
Le décret ci-dessus évoqué est à l’origine de l’attribution des parcelles le long de la voie ferrée en Communes II et I du district de Bamako. Mais, depuis 1993, les différentes servitudes faisaient l’objet de convoitise de la part de ceux-là qui ne jurent que par le foncier. Des demandeurs de lots à usage d’habitation et commercial s’étaient portés acquéreurs. Beaucoup de ceux-ci, dont de gros opérateurs économiques de la place avaient mis la main à la poche : en payant des avances pour l’acquisition de parcelles.
L’aménagement de la servitude a pris véritablement corps en 2006. Aux dires du gouverneur Ibrahima Féfé Koné, la direction régionale de l’urbanisme lui a écrit à propos de l’aménagement de la servitude des rails en 2006. A l’issue de ces travaux, des attributions ont eu lieu au niveau du passage à niveau à Boulkassoumbougou, l’espace compris entre Mali-Lait et Luna Parc et à Djélibougou. Les servitudes de Djélibougou, Boulkassoumbougou, Sikoroni et Lafiabougou-Bougoudani prévues dans le schéma directeur du district pour la construction d’une autoroute, ont été érigées en TF pour les mettre à l’abris des prédateurs fonciers.
L’attribution de la servitude située à Bakaribougou remonte aussi à 2006. Le gouverneur Féfé Koné a été informé par les services d’urbanisme de l’existence du TF 13080 des domaines et d’une propriété coutumière des Touré de Bagadadji (une des trois familles fondatrices de Bamako). Pour désintéresser les Touré, le gouverneur leur a adressé une correspondance le 23 avril 2009 afin de déléguer un mandataire pour l’attribution des parcelles mises à leur disposition. Le mandataire du nom de Bourama Touré et une liste de bénéficiaires dûment signée ont été envoyés au gouvernorat du district. Les Touré ont bénéficié de leur part sur les 75 parcelles composées de 32 parcelles à usage commercial et 13 à usage d’habitation.
Transparence
Assurant la continuité de l’administration, le gouverneur Ibrahima Féfé Koné devait en outre régulariser la situation de ceux qui avaient payé des avances aux services techniques du gouvernorat du district depuis 1993 dont des opérateurs économiques et compenser d’autres dont les lots avaient été retirés aux quartiers Sans-fil, pour la construction d’un centre multifonctionnel, et à l’Hippodrome, pour l’agrandissement du champ hippique. Des lots glanés entre Bakaribougou et Luna Parc n’ont pu d’ailleurs satisfaire qu’une infime partie.
Le projet de morcellement de la servitude de Bakaribougou est aujourd’hui pris en otage par la mafia foncière de Bamako. La zone située au cœur de la capitale sur la route de Koulikoro fait l’objet de toutes les convoitises. Déjà en 2007, la mairie de la Commune II, sous le mandat de Gaoussou Ly dit Bougadari l’avait morcelé alors qu’elle relève de la gestion privée de l’Etat et ne peut être affectée que par le conseil des ministres. La décision d’attribution du maire Bougadari avait été à l’époque annulée par le gouverneur du district.
Le maire sortant et d’autres conseillers municipaux de la Commune II, débiteurs de leurs clients s’agitent dans tous les sens pour crier au scandale. L’attribution des lots aux Touré de Bagadadji ne s’est pas faite sans agitation. Une crise de confiance règne entre eux. Ils ont à leur tour saisi le gouverneur pour récuser leur mandataire Bourama Touré. Ce dernier est accusé d’être de connivence avec le pétrolier et indécrottable magouilleur foncier, Zoumana Traoré dit San Zou.
Ces aigrefins du foncier à Bamako en veulent à mort à Ibrahima Féfé Koné pour avoir mis de l’ordre dans cette affaire en se prévalant de son statut de patron du district. Il a aussi fait jouer à l’Etat toute son autorité en tant que propriétaire légitime des terrains dont il peut seulement faire la dévolution aux communes en tant que personnes morales. C’est pourquoi dans tout le processus du morcellement de la servitude de Bakaribougou, le ministre de l’Administration territoriales et des Collectivités locales et celui des Affaires foncières (dont relève les domaines de l’Etat) ont été informés de bout en bout.
Abdrahamane Dicko

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ACCUSE DE SPOLIER LA JEUNESSE DE LA COMMUNE I
Dramane Nimaga clarifie
Détenteur d’un permis d’occuper d’une parcelle non loin du siège de l’Adéma en Commune I sur la quelle est installé "l’espace de loisir Conakry" qui n’est que détenteur d’une autorisation provisoire, le seul tort de Dramane Nimaga, PDG de Mondial Sport, a été d’avoir fait des terrassements pour sécuriser les lieux.
Le PDG de Mondial Sport, Dramane Nimaga nourrit de réelles ambitions pour la jeunesse de la Commune I. Pour le développement des activités sportives, l’importateur de matériels sportifs envisage de construire sur sa parcelle à Doumanzana/Petit Paris (Commune I) à quelques encablures du siège de l’Adéma/PASJ deux terrains de basket-ball mini pour garçons et filles et une salle de gym.
Détenteur d’un permis d’occuper délivré par les autorités compétentes en 2008, jamais Dramane Nimaga n’avait opéré sur le site si ce n’est tout dernièrement en engageant des travaux de clôture du site sur lequel est dressé "l’espace de loisirs Conakry" en attendant la mise en œuvre de ses deux projets. Bien que détenteur un titre de propriété sur la parcelle, M. Nimaga dit ne pas connaître la promotrice de "l’espace de loisirs", qui serait une Guinéenne, pourtant installée sur son "territoire". Dans l’esprit du PDG de Mondial Sport, l’espace en question est là de façon provisoire, c'est-à-dire démontable à tout moment au cas où il aura besoin de sa parcelle.
Seulement voilà : il a fallu qu’il se mette à faire des terrassements dans le but de sécuriser sa parcelle que ses détracteurs élèvent la voix l’accusant de complicité avec la mairie de la Commune I dans une entreprise de spoliation d’un espace vert. S’estimant atteint dans son honneur et sa dignité, Dramane Nimaga écarte d’un revers de la main les accusations formulées contre sa personne.
" J’ai acheté le lot entre 2007-2008. Sur le site, je veux deux terrains de basket-ball pour les garçons et filles et une salle de culture physique. J’ai tous les documents dont le permis d’occuper avec moi. J’ai voulu faire des terrassements pour la clôture en vue de la sécurisation du site. Je n’ai jamais rencontré la promotrice de l’espace de loisirs Conakry quand bien même elle est sur ma parcelle. L’autorisation qu’elle a et dont elle se prévaut est provisoire. Cela ne saurait lui donner en aucun cas un droit de propriété", explique M. Nimaga. Qui plus est, l’autorisation d’installation provisoire dont dispose "l’espace" est périmée depuis belle lurette, aux dires de notre interlocuteur.
Elégance morale
Mais ce qui a le plus choqué le PDG de Mondial Sport c’est le fait de constater des briques à la devanture de l’espace "loisirs Conakry" devant servir à la construction des chambres de passe sur sa parcelle. Ce à quoi il s’oppose vivement. "J’ai fait le terrassement et nous allons clôturer. Je n’accepterais jamais qu’on construise des chambres de passe sur mon lot". Et de jurer que les briques devant l’espace ne lui appartiennent pas et que pour rien au monde il ne construira des chambres de passe en raison de sa foi en la religion musulmane et de son attachement à sa dignité.
En réaction aux allégations selon lesquelles il est de connivence avec la maire de la Commune I pour spolier la population de Doumanzana/Petit Paris d’un espace vert, Nimaga explique qu’il n’a jamais démarché Mme Konté Fatoumata Doumbia pour quoi que ce soit en matière foncière. "J’ai obtenu mes documents par le biais de ses services techniquement compétents. La première fois que j’ai rencontré la maire, c’était devant le siège de l’Adéma non loin de chez moi. Par respect dû à son rang, quand il m’a été dit que c’est la maire de la Commune I, je suis descendu de mon véhicule pour lui dire bonjour. Mais je n’ai jamais mis les pieds dans son bureau pour demander des faveurs", témoigne M. Nimaga.
Se disant attaché à la légalité, le PDG du Mondial Sport dont la parcelle est spoliée par "l’espace de loisirs" dit s’en remettre à la loi. "Il ne m’appartient pas de leur dire de quitter. Seule l’autorité qui leur a délivré l’autorisation provisoire est habilitée à le faire. Mais il n’est pas question de transformer ma parcelle à des maisons closes", avertit-il.
En attendant le rappel à l’ordre de la responsable de "l’espace de loisirs" par la mairie de la Commune I, des jeunes de la Commune ont entrepris lundi le PDG de Mondial Sport pour lui dire qu’ils n’ont jamais menacé de s’attaquer à des familles dans cette affaire. Au contraire, les jeunes de la Commune I auraient assuré M. Nimaga de leur soutien indéfectible dans la réalisation des projets.
Mohamed Daou

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ZEGOUA
Intensification de la lutte contre le paludisme
Le rôle que les médias peuvent jouer dans la dissémination des informations sur le paludisme n’est plus à démontrer dans une société dite de l’information. La coordination des radios locales du cercle de Kadiolo en est une parfaite illustration.
C’est pour donner aux médias la position d’acteurs incontournables dans la promotion de la santé en général et de la lutte contre du paludisme en particulier que la coordination des radios locales du cercle de Kadiolo, dans le cadre du cinquantenaire, a organisé, le mardi 2 novembre 2010 à l’hôtel Babemba de Zégoua en collaboration avec le service de santé de la localité et la société civile une rencontre d’échange sur la lutte contre le paludisme.
Il s’agissait, pour les participants, d’échanger sur les causes, la prévention, le traitement, les techniques de couverture médiatique du paludisme ; d’identifier les défis rencontrés par les journalistes dans la couverture médiatique, de proposer des solutions et de définir un programme d’activités à court terme sur la communication sur le paludisme à des fins de plaidoyer.
La rencontre était présidée par le sous-préfet de Zégoua Fallaye Sy. Y ont pris part les élus locaux et nationaux, les forces de sécurité, les religieux et les représentantes des associations féminines du cercle de Kadiolo. Le thème sur le paludisme a été développé par Dr. Yaya Coulibaly, directeur technique du Centre de santé communautaire de Zégoua (nouvelle appellation du chef de poste médical). Il a parlé des perspectives de la lutte contre le paludisme dans la localité en remettant sur la table l’épineuse question de l’accès aux médicaments et le rôle actif des pharmaciens dans la prise en charge des cas.
" Les personnes atteintes de paludisme simple se rendent souvent dans les pharmacies. De ce fait, le pharmacien est tenu d’orienter le patient vers les structures de santé pour empêcher la maladie d’évoluer vers les formes graves. Il peut jouer un rôle de prévention en conseillant aux patients de se servir de répulsifs et en les orientant vers les structures sanitaires", a conseillé Dr. Coulibaly. Et de poursuivre que : "Le pharmacien doit donner des informations pour un bon usage des médicaments. Il doit vérifier la conformité de la prescription de l’ordonnance, le traitement incombe aux personnes spécialisées en la matière".
Un autre facteur non moins important, ce sont les conditions climatiques et biologiques favorables à l’explosion des gîtes larvaires de l’anophèle, vecteur du paludisme et le corollaire de la résistance du moustique aux insecticides. Plusieurs thèmes ont été développés : le rôle de la radio de proximité dans le développement local par Zana Diarra, directeur de la Radio Folona, la collaboration entre les services de sécurité, les hommes de médias et les élus locaux.
Le sous-préfet clôturant la rencontre s’est interrogé sur la mort de milliers de personnes par jour de par le monde due au paludisme ? Comment faire comprendre les bonnes pratiques aux populations ? Ces questions, selon lui trouvent leur solution dans le rôle que doit jouer l’homme de média, qui est, selon lui, "le porte-parole, mais aussi l’historien du moment".
Si "une fausse nouvelle est un poison, une bonne est sûrement un médicament capable de guérir", a-t-il laissé entendre.
Les professionnels des médias de Zégoua ont remercié leur auditoire et ont pris l’engagement d’asseoir leur réseau afin de mieux communiquer pour réduire les cas de morbidité et de mortalité liés au paludisme en diffuser gratuitement pendant 6 mois toutes les informations relatives a la lutte contre le paludisme.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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LABORATOIRES
Inciter le personnel au respect des normes
Renforcer la capacité du personnel des laboratoires d’essais ou d’analyses en matière de l’audit interne et l’initier aux techniques d’évaluation pour plus de performance sont des objectifs du séminaire de formation organisé par le Programme qualité Afrique de l’ouest (PQAO), composante de l’Uémoa.
Les travaux de cette formation ont pris fin le 29 octobre 2010 sur des recommandations relatives à l’application du système de qualité conforme aux normes édictées par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).
Des candidats évaluateurs techniques et auditeurs internes, venus du Laboratoire national de la santé (LNS), du Laboratoire central vétérinaire (LCV), de nutrition animale (NA), de technologie alimentaire/IER, du Laboratoire national des eaux et de la Société africaine des essais géotechniques, de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (Anssa) et du Programme de compétitivité et diversification agricoles (PCDA) se sont familiarisés en cinq jours avec les techniques du Système ouest-africain d’accréditation (SOAC). Ces structures, du fait de l’assistance apportée depuis bientôt un an pour l’implantation du système de management de la qualité, ont été identifiés comme avancée pour prétendre à une accréditation.
Aux termes de la formation, il s’agira pour les participants d’être aptes à mener des évaluations d’accréditation (norme ISO 17025 et/ou ISO 15189). Techniquement, ils ont été soumis à des modules concernant les normes ISO 15189 et ISO 19011…
Pour le coordonnateur technique national PQAO "Appui à la compétitivité et à l’harmonisation des mesures OTC et SPS" Mahamadou Moussa Maïga la formation permettra aux auditeurs internes d’être en mesure d’assurer la fonction audit au sein de leur laboratoire. Aux évaluateurs, elle contribuera, croit-il, à la maîtrise de la méthodologie de l’évaluation.
Amadou Waïgalo

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RELIGION
Le voile intégral fait son entrée au Mali
L’influence arabo-berbère a toujours été notable dans le style vestimentaire de l’Afrique de l’Ouest. Le boubou très majoritairement porté au Mali en est un exemple. Aujourd’hui, cette influence ainsi que celle de l’islam pousse de nombreuses femmes à se vêtir du voile intégral au détriment de l’habit traditionnel.
Chaque jour au sortir de la concession, Fatim s’enveloppe d’un long voile noir cachant ses cheveux et le reste de son visage. Seuls ses yeux sont apparents. Il en est de même pour les autres femmes de la concession et ce ne sont pas les seules. "Quelques milliers de femmes vivent entièrement dissimulées sous de longs voiles sombres".
Cette pratique ne présente pas le caractère d'une prescription religieuse. Alors pourquoi porter un vêtement qui appartient à la culture arabique ? Fatim dit se vêtir de cette manière pour faire plaisir à son mari ainsi qu’à son père, tous deux de fervents musulmans. Elle s’en accommode aujourd’hui et c’est devenu, pour elle, une habitude depuis 6 ans qu’elle le porte.
Cet usage n’est que très partiellement suivi au Mali, mais les wahabiya qui prônent un islam rigoriste en sont les fers de lance. "C’est un retour aux valeurs fondamentales. Aujourd’hui, il n’y a plus de morale, les filles s’habillent n’importe comment et ça je ne l’accepte pas chez moi !" déclare Oumar le mari de Fatim.
Ce discours extrémiste prône un retour en arrière que réprouvent bon nombre de musulmans. Farouk Hosni, ministre de la Culture égyptien, a protesté en 2006 contre la diffusion du voile : "Nous avons connu une époque où nos mères fréquentaient les universités et les lieux de travail sans être voilées. C’est dans cet esprit que nous avons grandi".
" L’unanimité (ijma) de la oummah concernant le caractère islamique de ce vêtement et l’attitude à adopter à son égard restent presque partout dans le monde musulman une problématique". Pour Muhammad Sayyed Tantawi, recteur de l’Université Al-Azhar, la plus fameuse université islamique du monde : ce sont des signes tribaux.
La centaine d’établissements qui dépendent de l’institution ont interdit le port du voile intégral. En France et en Belgique, les pouvoirs publics sont montés au créneau pour interdire le voile intégral. "Le sentiment que l’islam pénètre tous les gestes les plus ordinaires de la vie quotidienne, et qu’il exige de ses fidèles un comportement spécifique" fait peur aux populations.
Au Mali où près de 90 % des habitants sont musulmans, il n’en est pas de même. Ces femmes sont en général respectées pour leur dévotion même si cela n’a rien à voir avec la tradition. Pour Muso Kunda, les femmes sont des "héroïnes qui s’occupent, s’arment, se reflètent et s’expriment selon leur sensibilités". Cette idéologie reflète la pensée malienne où la femme est complémentaire de l’homme et où tous deux portent des boubous colorés au quotidien, les modèles variant simplement selon les régions et les usages.
Ce vêtement s’adapte parfaitement au climat contrairement au voile intégral. Mais si le fondamentalisme continue de percer comme c’est le cas aujourd’hui au Mali, cette tendance deviendra la norme. Selon Oumma.com, le "religieux" apparaît comme la seule "valeur sûre" dans notre monde musulman, après la chute de toutes les idéologies et en l’absence de démocratie, de justice, d’égalité, etc. (…) "si on laisse faire les choses, cet usage ne fera qu’augmenter".
Kaourou Magassa

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ABDOU TOURE, ARTISTE MUSICIEN
" Le handicap, c’est dans la tête"
Handicapé physique, Abdou Touré est un artiste musicien membre de Babemba National qui a perdu l’usage de ses deux jambes dès son jeune âge. Tout en se référant au couple aveugle Amadou et Mariam qui bénéficie d’une célébrité incontestable dans le monde, il est convaincu que son handicap n’est pas un obstacle. Entretien !

Les Echos : Depuis quand faites-vous de la musique et quels sont les albums que vous avez à votre actif ?

Abdou Touré : J’ai commencé la musique, il y a longtemps, précisément à partir des années 1980 avec les semaines régionales. A partir de 1993, je me suis retrouvé à Bamako pour embrasser une carrière artistique. Ainsi, j’ai remporté en 1995 le 1er prix abeille qui était un concours que le gouvernement d’Alpha Oumar Konaré organisait à l’intention des artistes nationaux. Ce prix m’a permis de présenter ma maquette à Mali-K7 qui a ensuite sélectionné mon œuvre avec l’appréciation des mélodies, le tempo… grâce au doigté d’Ali Farka Touré. C’est dans ces conditions que j’ai pu sortir un album en 1997 dont le titre est "Démocratie".

Les Echos : Quels sont les thèmes que vous abordez dans "Démocratie" ?

A. T. : Comme on était dans la mouvance de la démocratie à l’époque je n’ai donc pas pu m’empêcher d’aborder ce sujet. J’ai essayé de passer les messages sur les principes de la démocratie ; à savoir : le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. J’ai aussi abordé dans cet album les sujets relatifs à l’amour, la rébellion au Nord…

Les Echos : Qu’est-ce que vous considérez aujourd’hui comme vos succès et quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre travail d’artiste ?

A. T. : Mon premier succès a été, à mon avis, mon album qui a été un facteur de promotion au Mali, car, en réalité, j’ai pu être découvert grâce à "Démocratie". Entre-temps, j’ai pu me rendre compte de l’impact négatif de la piraterie sur l’épanouissement des artistes.
C’est à cause de la piraterie que la maison de disque qui a produit mon album n’était plus en mesure de me reproduire et de signer un nouveau contrat avec moi. Présentement, je ne peux pas rentrer dans le jeu des "petits" producteurs qui sont sur le marché et qui exploitent les artistes. Je suis à la recherche d’une maison de disque avec laquelle je peux valablement travailler.
Pour le moment, je me contente des apports dont celui du Centre culturel français (CCF) qui me programme souvent pour des prestations. On peut déjà compter sur le Programme de soutien aux initiatives culturelles qui pourrait constituer une source de financement de nos activités.

Les Echos : Au-delà de la piraterie, votre handicap ne constitue pas pour vous un obstacle ?

A. T. : Le handicap physique n’est pas un problème en soi, c’est dans la tête qu’on vit son handicap. Ce qui est grave, pour un handicapé physique, c’est de rester les bras croisés et de mendier au nom d’un handicap qui est en réalité psychologique. L’essentiel est d’avoir le souci de travailler. L’exemple est là avec le couple aveugle Amadou et Mariam qui ont pu, grâce au travail, être les ambassadeurs du Mali à travers le monde. Et pourtant, leur handicap est plus handicapant que le mien.
Propos recueillis par
Amadou Waïgalo


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MALI-TANZANIE
L’heure de vérité pour les Aigles dames
Le Mali, dernier de sa poule après la 1re journée, peut espérer une 2e place qualificative pour la demi-finale de la Can féminine dont le coup d’envoi a été donné dimanche dernier. A condition que les Aigles dames battent les Twiga Stars (nom de la sélection tanzanienne), cet après-midi au Sinaba stadium de Johannesburg.
Ce Mali-Tanzanie a tout du match de la dernière chance pour les pouliches de Moustapha Laïco Traoré. Les Aigles dames doivent absolument l’emporter cet après-midi face à la Tanzanie pour ne pas abandonner tout espoir de poursuivre l’aventure sud-africaine.
Diaty Ndiaye et ses camarades doivent absolument l’emporter aujourd’hui pour que le Mali conserve l’espoir de se qualifier pour le carré d’as de cette Can. "Pour continuer, il faut faire un autre match face aux Tanzaniennes et espérer que le Nigeria batte l’Afrique du Sud. Nous devons gagner contre la Tanzanie", a déclaré un membre du staff technique des Aigles dames.
Revenant sur la lourde défaite de ses pouliches face aux Super Falcones du Nigeria, l’entraîneur des Aigles dames s’explique : "Je crois que nous avons été surpris par le Nigeria. Vu la préparation que j’ai effectuée, je ne m’attendais pas du tout à un tel score et je comptais beaucoup sur mes joueuses pour changer un peu la physionomie du matche parce que ça fait longtemps que je participe à la Can féminine et je n’arrive pas à franchir le premier tour".
Il ajoute : "En fonction de ce que nous avons vu face à l’Afrique du Sud, nous allons mettre sur pied une stratégie, sans changer notre style de jeu, pour contrer les velléités des Tanzaniennes".
L’autre rencontre du groupe opposera les deux vainqueurs de la 1re journée du groupe : l’Afrique du Sud et le Nigeria.
Boubacar Diakité Sarr

 

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