Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois de novembre

Les Echos du 03 novembre

 

AMADOU DJICORONI VS FAMILLE FARAN SAMAKE
" Le procès du cinquantenaire" renvoyé au 30 novembre
Le procès intenté contre Amadou Djicoroni par la famille de feu Dr. Faran Samaké qui l’accuse de propos diffamatoires, prévu hier, a été renvoyé au 30 novembre 2010.
Des Bamakois de tous âges sont sortis massivement mardi pour suivre le procès Amadou Djicoroni contre la famille de Dr. Faran Samaké, décédé en octobre 1978. De nombreux écrits de militaires à la retraite, témoins de pages sombres de l’histoire nationale, imputent la responsabilité de la mort du premier président de la République, Modibo Kéita, le 16 mai 1977, à ce psychiatre, à l’époque médecin traitant du père de l’indépendance en détention au Camp des commandos parachutistes de Djicoroni.
Pour avoir repris cette thèse jusque-là pas démentie, dans une conférence de presse à Nara, Amadou Seydou Traoré, cacique du régime de l’US-RDA, premier directeur général de la Librairie populaire du Mali (LPM) essuie les foudres de la famille de Dr. Faran Samaké, représentée par l’expert-comptable Tiécoro Diakité. L’audience a été ajournée au 30 novembre prochain. Mais d’ores et déjà, beaucoup qualifient l’affaire de "procès du cinquantenaire".
A sa sortie de la salle, le porte-parole des 16 avocats de l’accusé, Me Amadou T. Diarra, a précisé aux journalistes que l’audience était plutôt celle de la consignation, c’est-à-dire qu’il s’agissait, pour le président du Tribunal, d’identifier les différentes personnes qui doivent passer à la barre et de fixer un montant qui doit être payé par la partie plaignante.
Une affaire de familles
Il a révélé que le tribunal a décidé que les plaignants payent une somme d’un million de F CFA. C’est donc au terme de cette procédure de consignation que les véritables débats, prévus pour le 30 novembre prochain au cours d’une audience publique, pourront être ouverts. Mais le porte-parole des avocats de l’accusé pense que les procédures du procès comportent déjà des vices de formes.
" Techniquement, nous assistons à un procès bancal", a noté Me Diarra. Pour lui, la procédure est engagée comme un délit de presse dans la mesure où c’est sur la base d’un support de presse que la partie civile a porté plainte contre Amadou Djicoroni pour diffamation. L’avocat d’Amadou Djicoroni a estimé qu’en la matière il ne devrait pas être seul à la barre. Les directeurs de publication des journaux qui ont rapporté ses propos devraient, selon lui, être aussi présents dans la salle.
Les avocats de l’accusé, déterminés à accompagner la procédure judiciaire jusqu’au bout, à moins que les plaignants retirent la plainte, croient que les plaignants ont commis l’erreur de transporter une affaire aussi sensible devant les tribunaux. Cependant, la famille d’Amadou Djicoroni que nous avons rencontrée sur place n’est pas prête à laisser l’affaire.
" Même si les plaignants retirent leur plainte, nous, nous allons, à notre tour, porter plainte pour injure à notre père", a averti Zeynab Traoré la fille aînée d’Amadou Djicoroni.
Pour celle-ci, l’honneur de l’accusé qui a déjà fait 10 ans de prison sans jugement a été souillé. Ainsi, le procès sera une occasion pour la famille Traoré de réhabiliter une fois pour toutes Amadou Djicoroni.
Amadou Waïgalo


Des livres témoins
Le procès est mis à profit par des librairies pour écouler certains ouvrages qui ont, auparavant, fait des révélations sur la mort du père de l’indépendance du Mali. Ces livres témoins ont été arrachés comme du petit pain par des curieux constitués de la nouvelle génération qui n’a pas vécu l’événement qui se trouve au centre du procès. Des dizaines d’exemplaires de livres "Ma vie de soldat" du capitaine Soungalo Samaké et d’Amadou Djicoroni lui-même intitulé "Du CMLN à l’UDPM : 23 ans de mensonge" ont été écoulés.
Sécurité

 

La salle d’audience qui a abrité le procès n’a pu contenir la foule. La majorité a attendu la sortie des hommes en robe et de quelques individus qui ont pu avoir une place dans la salle pour s’enquérir de l’issue de l’audience. Pendant l’audience, qui n’a duré qu’une trentaine de minutes, de nombreux curieux ont réclamé des instruments de sonorisation pouvant leur permettre d’écouter les différents propos.
A. W.

Acceuil


NOUVEAU PARC NATIONAL DE BAMAKO
De la discrimination d’Etat

Inauguré dans la ferveur du cinquantenaire du Mali sous le label du prince Aga Khan, le nouveau Parc national présente un visage certes attrayant, mais hélas, avec un relent xénophobe et en parfaite contradiction avec le principe de l’intégration sous-régionale. Des faits malheureusement cautionnés par les pouvoirs publics maliens.
L’accès de ce lieu désormais majestueux est conditionné au paiement de la somme de 250 F CFA pour les visiteurs de nationalité malienne et, tenez-vous bien, de 1500 F CFA pour les étrangers, valables aussi bien pour les touristes européens, américains et autres, ainsi que pour les membres des différentes communautés africaines. Les usagers sont identifiés à partir de leur carte d’identité ou passeport.
En somme, selon que vous soyez Blanc, Ivoirien, Sénégalais Malien, Hutu, Bamiléké par exemple, vous payez plus ou moins. Ainsi, l’a décidé le Prince. L’administration du Parc s’est inspirée du Musée national qui fait aussi la part belle aux nationaux.
La situation est loin d’être normale. C’est la manière la plus sûre de rappeler que les étrangers ne sont pas chez eux au Mali, une insulte officielle au fameux "jatigiya" (hospitalité en langue bambara) dont on se prévaut aujourd’hui dans ce pays. Aussi, pour un pays qui se dit pionnier de l’intégration, prêt à renoncer à tout ou partie de sa souveraineté nationale au profit de l’unité africaine, il ne s’agit, ni plus ni moins que d’une violation manifeste des droits des étrangers, voire des minorités.
L’un des combats de nos compatriotes vivant à l’étranger est la quête de l’égalité des droits et des chances. Peut-on imaginer en France, en l’occurrence, un espace ouvert au public mais à des conditions relatives à la nationalité et à l’origine des visiteurs ? Si oui, l’affaire des Roms et son corollaire de vive protestation de l’Union européenne viennent rappeler qu’il s’agit d’une flagrante violation des droits d’une communauté et des principes de l’Union.
Le cas malien est exacerbé par le fait que le pays a inscrit l’intégration sous-régionale, voire africaine dans sa Loi fondamentale et dans son hymne national. Alors ?
B. S. Diarra

[haut]

Acceuil


COUR D’ASSISES
Condamnée, elle recouvre la liberté
Après 3 ans d’emprisonnement préventif pour infanticide, Kadia Coulibaly a été condamnée à 2 ans de prison, une peine qu’elle a déjà épuisée.

Interpellée à l’enquête préliminaire et à l’instruction, Kadia Coulibaly a reconnu sans détours les faits qui lui sont reprochés.
Le 16 août 2007, Kadia Coulibaly s’est rendue nuitamment dans les toilettes de Karim Dembélé pour accoucher d’une fille qu’elle jette avec son placenta dans la fosse septique. Ensuite, elle rejoint sa demeure pour se coucher comme si rien ne s’est passé.
Deux jours après, l’odeur de putréfaction pénètre dans la cour et attire l’attention de Karim qui finit par découvrir le corps au fond de sa toilette. Menant sa petite enquête, il remarque que l’auteur n’est autre que Kadia dont la grossesse était à terme et qui a subitement disparu.
Selon les témoignages recueillis sur sa responsabilité par la Brigade territoriale de Saye, l’accusée avait une mauvaise conduite avant les faits ainsi qu’une mauvaise réputation.
A la barre, elle a justifié son crime par la peur de ses parents, car elle n’avait que 15 ans au moment des faits. La Cour, après délibération, l’a condamnée à 2 ans de prison, une peine qu’elle avait déjà épuisée après 3 ans de détention préventive.
Anne-Marie Kéita

[haut]

Acceuil


MOIS DE LUTTE CONTRE L’EXCLUSION
Les oubliés de la solidarité
Sauf à rafraîchir les mémoires, les 700 millions de F CFA du Mois de la solidarité n’auront pas atteint tous les nécessiteux. Plusieurs parmi eux, notamment les plus visibles, sont restés plantés aux feux rouges, aux coins des rues, devant les centres commerciaux et les restaurants comme si leur sort les y obligeait. Et pourtant, ils avaient besoin d’un clin d’œil, petit fût-il.
Le Mois de solidarité a pris fin et sa clôture à Nioro a été marquée, entre autres, par un discours bilan des plus élogieux, avec une touche de solidarité étendue à toutes les sensibilités : personnes âgées, handicapés (visuels, physiques, mentaux…) personnes de petite taille, albinos pour ne citer que ceux qui ont bénéficié d’une campagne médiatique soutenue qui réservait d’ailleurs beaucoup plus de place aux donateurs qu’à leurs dons et les bénéficiaires de ces dons. Vanité !
Les fondations, associations et personnes de bonne volonté auraient, selon le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, déboursé en quatre semaines, plus de 700 millions de F CFA pour venir en aide à leurs concitoyens dans le besoin.
Le ministre n’a pas précisé c’est si les frais d’organisation et de désorganisation, les frais d’animation, les frais de mission, d’hébergement, de restauration et de carburant des agents du développement social et commissionnaires, les couvertures médiatiques, sont contenus dans les 700 millions. Auquel cas tout le monde peut se faire une idée du volume réel de la solidarité qui vaudra alors au maximum le quart de l’enveloppe globale présentée par le généreux ministre en faisant le bilan sa tapageuse solidarité nationale. Une solidarité agissante est discrète et toute publicité autour n’est que pure fanfaronnade.
Qu’à cela ne tienne ! Comment comprendre qu’après trente jours de tapageuse solidarité nationale l’on se retrouve le premier jour du mois suivant avec plus de personnes démunies dans les rues de Bamako, que la veille. Ce lundi matin on aurait cru que Bamako accueillait un hôte étranger du rang de Kadhafi, Sarkozy ou Obama, tant les mendiants s’étaient fixé rendez-vous dans les rues.
La désillusion venait de l’occupation des artères autres que celles habituellement empruntées par les cortèges présidentiels et de la ruée sur vous de l’essaim de mendiants à chaque arrêt et dans les bouchons. D’abord en groupes de familles, l’épouse portant au dos un nouveau-né, sous l’aile, un nourrisson, dans une main son aîné, et dans l’autre le bâton de son mari et le plus âgé tire la maman par le bout du pagne. Misérable solidarité !
Ensuite arrivent les "jumeaux" et leurs mères, des enfants de tailles, de teint, d’âges différents et même quelques fois dans des tenues différentes avec des traits physiques nullement proches de ceux de leur supposée mère qui, selon certains, les auraient loué pour vendre leur misère, leur jeunesse et leur innocence aux passants sous le prétexte de jumeaux cherchant aumône.
Ces mères présumées seraient de bonnes ménagères à la retraite habituées à la ville et ses vices, donc incapables de vivre avec le revenu ordinaire d’une villageoise. Elles collectionnent alors les enfants des pauvres mendiants qui trouvent en elles des nourrices et gardiennes d’enfants avec l’intérêt supplémentaire de les ramener en fin de journée de l’argent avec. Indigne solidarité !
Presque bousculés, les jumeaux et leurs mères sont vite remplacés par les talibés. Bande de jeunes garçons, âgés au plus de 10 ans, drapés dans la plus misérable des haillons, sans chaussures ni soin, avec comme seul instrument une vielle boîte de conserve en fer rouillée très sale : le signe de leur mendicité.
Elèves, ils sont incapables de réciter une seule sourate du Saint Coran, et leurs "maîtres" se tiennent pas loin d’eux dans un coin de la rue pour surveiller la seule chose qui les intéresse : la recette qu’ils doivent immédiatement reverser pour échapper à la taloche. Déjà auteurs de larcins, très souvent connus des registres de la police, bientôt locataires de la Maison centrale d’arrêt de Bamako-Coura, ils grandissent sous nos yeux indifférents comme si nous serons à l’abri de leurs actes criminels auxquels notre silence aura contribué à les préparer. Innocente solidarité !
Ne passez pas à côté d’un lieu de culte surtout aux heures et jours de culte. Là sont installés leurs QG, places particulières, lieux de vente des stupéfiants de tous genres et de toutes natures et de toutes provenances. Ici, les règles et principes de vie ainsi que les lois sont très stricts. Allez y comprendre quelque chose !
Et comme si ce spectacle ne suffisait pas à noircir une matinée déjà rougie par les dépenses quotidiennes difficilement assurées par un salaire de misère, ce sont les mendiants professionnels et avec la carte d’accès à tous bureaux qui vous coincent à l’entrée de votre service avec à la main une ordonnance de leurs femmes, de leur mère ou de leurs enfants, une convocation de police, une lettre d’expulsion, un avis de baptême ou un certificat de décès… La liste n’est pas exhaustive.
L’espoir dans ce tableau vient heureusement du généreux ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées qui a rappelé que la fin du mois d’octobre ne marque pas la fin de la solidarité au mali. Si la solidarité des jours et mois prochains atteignait les oubliés du Mois d’octobre, c’est développement social qui gagnerait un de ses plus grands pari, la solidarité trouvera tout son sens et les personnes âgées auront une raison supplémentaire de vivre encor un peu plus longtemps parmi nous en échangeant du haricot contre le macaroni.
Solidairement vôtre !
Aliou Djim

[haut]

Acceuil


SIKASSO
Dégradation des forêts : les femmes à l’heure du bilan
Les acteurs de la société civile ont récemment appelé les femmes de la région de Sikasso à mieux gérer les forêts.
La régénération des forêts au Mali et principalement dans la région de Sikasso, dernière réserve, coûterait à notre pays plusieurs millions de F CFA par an. La pauvreté, la forte croissance démographique, le manque d'éducation, qui s'accompagnent de pratiques agricoles inadaptées, sont parmi les facteurs qui appauvrissent les terres et les ressources végétales de la région. L'inquiétude liée à cette dégradation concerne les zones arides, mais aussi les forêts.
La prise en compte du genre dans les politiques et programmes publics de développement est une exigence réaffirmée dans l'objectif III des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sur l'égalité des sexes. A ce titre, les Africaines sont invitées à s'impliquer dans la recherche des solutions au réchauffement climatique, car en milieu rural elles ont dans la plupart des cas une activité liée à l’exploitation du bois pour survivre. L'appel à leur responsabilité a été lancé au cours d’un Forum de la société civile.
Le thème choisi est "Genre, OMD et réchauffement climatique". Le forum se voulait un cadre pour débattre de : droits de l'Homme ; violence à l'égard des femmes ; représentativité des femmes dans les sphères de prise de décisions ; santé de la reproduction et VIH/Sida ; éducation et entreprenariat féminin ; réchauffement climatique en Afrique ; formations thématiques et mécanismes de suivi et évaluation.
La destruction du couvert végétal par les activités liées à l’homme est une inquiétude majeure et sera un frein aux efforts engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique. "Bien que la région de Sikasso dispose d'une couverture forestière importante, occupant le 1/3 de notre territoire, et en dépit de sa forte croissance démographique, elle n'est pas à l'abri de la dégradation du couvert végétal. Sauver la forêt passe aussi par le changement de nos pratiques culturales", a déclaré un enseignant de l’école de Diassadje, village situé à 35 km au sud de Sikasso. Et d’ajouter "que l'agriculture itinérante pratiquée par les populations locales dans tous les départements administratifs constitue l'une des principales causes du déboisement et, en fin de compte, de la dégradation des terres".
La lutte contre le réchauffement climatique passe par le renforcement des capacités dans le domaine de la quantification du carbone forestier : exploitation du bois pour l’usage domestique et la pratique d'une agriculture itinérante sur brûlis, qui dévore les espaces forestiers et dont les effets ne sont pas circonscrits à la seule zone des cultures.
En plus, même lorsque la zone est isolée, dès lors que les exploitants forestiers s'installent, et que des pistes sont ouvertes, les populations suivent et alors la forêt ne connaît plus de répit. On défriche à tout-va, sans souci de régénérescence. Les exploitants forestiers prélèvent les essences, les agriculteurs brûlent les jeunes pousses et abattent les grands arbres.
Pour contrer ce fléau, il faudrait très rapidement mettre en œuvre des actions dignes d'une agriculture respectueuse de l'environnement et écologiquement durable.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

[haut]

Acceuil


 

ANSSA
Des aliments périmés saisis sur le marché
Sachets d’eau minérale, couscous arabe, macaroni, lait, sauce vinaigrette et piment, moutarde, différents jus de fruit, thé/citron, concentré de tomate, fraises, Nescafé, crème à dessert, corned-beef, boîtes à sardines, bonbons… Il s’agit juste d’un échantillon de produits alimentaires périmés saisis par les services techniques du district. Comme pour dire que les Maliens sont bel et bien menacés dans leurs assiettes.
C’est suite à un contrôle inopiné et simultané dans les six communes du district de Bamako, du 26 au 28 octobre 2010, que la direction régionale du commerce et de la concurrence, sous l’impulsion de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (Anssa), a procédé à la saisie d’une importante quantité de produits alimentaires destinés à la consommation.
Il s’agit de sachets d’eau minérale, de couscous arabe, macaroni, de boîtes à chocolat, sucre vanille, de la confiture, des pots de yaourt, de lait en poudre et liquide, de sauce vinaigrette et piment, moutarde, différentes boissons sucreries, jus de fruit, thé/citron, des boîtes de concentrés de tomate, fraise, Nescafé, des boîtes de mayonnaise, de crème à dessert, de corned-beef, boîtes à sardines… Des produits impropres à la consommation au regard de leur date de péremption largement expirée et d’autres en parfait état de décomposition.
Les opérateurs économiques, promoteurs de supermarchés et de boutiques dont la responsabilité a été établie ont été lourdement sanctionnés. Les services techniques ont profité de l’occasion pour mener une véritable sensibilisation auprès des autres revendeurs.
C’est dans le cadre de l’amélioration de la qualité des aliments dans le district que l’Anssa a initié un protocole de coopération des structures chargées de la gestion des risques sanitaires liés aux aliments qui regroupe les différents services techniques ; à savoir : les directions régionales de la santé, de l’agriculture, des services vétérinaires, du contrôle des pollutions et des nuisances, et enfin de la direction du commerce et de la concurrence.
Dans le district, c’est la direction régionale du commerce et de la concurrence (DRCC) qui pilote l’opération pour l’exercice 2010, étant entendu que la présidence est tournante. En clair, pour le premier exercice, l’honneur est revenu à la DRCC d’ouvrir le bal. Pour un coup d’essai, on peut parler de coup de maître.
Elle ne compte visiblement pas s’arrêter en si bon chemin dans la mesure où elle a entrepris d’autres opérations de sensibilisation qui seront éventuellement suivies d’effets, à l’endroit des vendeurs d’aliments dans les abords immédiats des dépôts d’ordures.
Depuis le lancement (dans des conditions plutôt difficiles), la DRCC a entrepris de nombreuses démarches dans le but d’obtenir un fonds auprès de l’Anssa laquelle a fait part de toute sa disponibilité. Pour une fois, on est tenté de dire que ça bouge vraiment !
B. S. Diarra


[haut]

Acceuil


 

REFORME DES SECTEURS EAU/ENERGIE
Le syndicat de l’EDM proteste
Le syndicat de la société Energie du Mali (EDM-S.A) n’approuve pas les réformes visant à séparer les secteurs eau et électricité. Il le fera savoir aujourd’hui à l’issue d’une assemblée générale dans les locaux du service.
C’est à l’initiative des bailleurs de fonds et d’autres partenaires que l’Etat malien a pris la décision de séparer les secteurs eau et électricité dans le souci, dit-on, de renforcer la desserte en eau potable en favorisant le retour des investissements dans le sous-secteur de l’hydraulique urbaine. A cet égard, une structure dénommée Société malienne du patrimoine de l’eau potable (Somapep) et la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep) ont été créées depuis 2009.
A l’heure actuelle, le taux de desserte en eau potable des populations est approximativement de 75 %. Le besoin d’une réforme, de l’avis du syndicat, ne se pose donc pas dans la mesure où la progression s’avère satisfaisante. Plus grave, la création d’un patrimoine distinct, avec des charges nouvelles, toujours selon les syndicalistes, est susceptible de conduire à de graves complications dans la gestion des affaires. Ils craignent en effet une augmentation du prix de l’eau, voire de l’électricité dans la mesure où les deux secteurs se montraient jusqu’à ce jour complémentaires et interdépendants, en mutualisant les charges.
Le syndicat, nous apprend-on, avait protesté mais jusqu’ici, de manière timide face à la volonté de l’Etat d’extraire le secteur eau. L’assemblée générale d’aujourd’hui montre bien que la tension vient de monter d’un cran.
B. S. Diarra

 

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org