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2010

Mois de novembre

Les Echos du 1er novembre

 

SOGEM-ESKOM
Le divorce
Rien ne va plus entre la Société de gestion de l’électricité de Manantali (Sogem) et son partenaire sud-africain, Eskom, au point qu’ils sont arrivés à la rupture, presque déjà consommée.

Créée par une convention de janvier 1997 par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), la Sogem, société de droit public, fonctionne comme une société anonyme dotée d'un capital nominal de 1,2 milliard de F CFA partagé au tiers entre le Mali la Mauritanie et le Sénégal.
Entre autres missions, elle est chargée de l'exploitation, de l'entretien et du renouvellement des ouvrages communs dont la gestion lui est confiée, ainsi que de toute opération industrielle, commerciale ou financière directement ou indirectement liée aux objets et missions de la société.
Pour assurer une exploitation optimale des installations, la Sogem a signé un accord avec l'entreprise sud-africaine Eskom pour une période de 15 ans. Spécialisée dans la production et la distribution de l'électricité, cette entreprise est chargée de l'exploitation de l'électricité et de sa vente aux trois sociétés d'électricité (SDE) du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie pour le compte de la Sogem.
Cependant, depuis la signature de ce contrat le 4 juillet 2001 pour 15 ans renouvelables une fois, la Sogem n’a pas eu de satisfaction avec son partenaire sud-africain. En fin de l’année dernière, la Société de gestion de l’énergie de Manantali a lancé une consultation pour l’évaluation de l’état d’exécution du contrat d’exploitation du barrage et des ouvrages de production et de transport de l’énergie de Manantali, signé entre la Sogem et Eskom Entreprises (PTY) Ltd.
Selon nos sources, l’évaluation a abouti à une défaillance de Eskom dans ses missions, ce qui a fait que l’OMVS, à travers sa filiale, n’a pas hésité à mettre fin au contrat qui courrait jusqu’en 2016. Au mois de décembre 2009, les sociétés d'électricité du Mali, du Sénégal et de Mauritanie accumulaient des arriérés de plus de 40 milliards de F CFA.
Alexis Kalambry

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PRESIDENTIELLE IVOIRIENNE AU MALI
Calme, mobilisation et sérénité
Les ressortissants ivoiriens au Mali ont voté hier dimanche 31 octobre dans le calme dans 5 bureaux de vote repartis entre Bamako et Sikasso.
Les ressortissants ivoiriens au Mali, estimés à 1767 personnes, ont voté hier dimanche sans incident. Les 1357 électeurs de Bamako ont voté dans les locaux de leur ambassade sise à l’ACI-2000 dans la rue adjacente au consulat du Togo. Les 4 bureaux de vote de Bamako ont ouvert à 7 h 5 pour une fermeture prévue à 17 heures.
Le président de la Commission électorale locale, Donatien Midjonon a expliqué le léger retard dans le démarrage du scrutin par les dispositions urgentes qu’ils ont été obligés de prendre pour faire loger deux bureaux de vote dans des salles annexes situées dans l’enceinte de l’ambassade afin de pouvoir loger les deux autres bureaux dans le bâtiment principal trop petit pour recevoir tous les électeurs. Le président de la CEL délocalisée avait à sa disposition un lot de cartes d’identité et de cartes d’électeur à remettre aux retardataires.
La région frontalière de Sikasso, aux dires de M. Donatien, compte 161 votants pour 1 seul bureau de vote. Le scrutin s’est tenu au bulletin unique pour départager les 14 candidats en lice. Selon ses informations, au moment de notre passage, le vote se déroulait dans des bonnes conditions à Sikasso.
L’ambiance à Bamako où nous avons suivi le scrutin était calme avec une grande mobilisation des électeurs transportés au lieu du scrutin par un bus de transport en commun et des véhicules personnels. Aux environs de 10 h une cinquantaine de votants avaient formé un rang dans la cour. Beaucoup d’entre eux qui avaient déjà accompli leur devoir civique étaient massés aux abords immédiats de l’ambassade, à l’ombre des arbres. Les discussions à bâtons rompus portaient sur la chance des candidats. Devant les caméras de télévision, certains chantonnaient l’Abidjanaise (l’hymne national de la Côte d’Ivoire). Des agents du 15e arrondissement postés à quelques mètres veillaient au grain.
L’affluence dénotait de l’engouement des Ivoiriens vivant au Mali pour la première grande élection pluraliste de l’histoire de leur pays. La Côte d’Ivoire n’avait pas connu un tel scrutin depuis plus de 5 ans à cause de la guerre. Sans commune mesure, l’affluence pour ce millier d’électeurs ivoiriens au Mali est plus grande que celle que nous avons coutume de voir dans nos différentes élections où les populations boudent les urnes.
Abdrahamane Dicko

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MINISTERE DE L’AGRICULTURE
Basta "détracteurs", vive les mystificateurs !
L’Initiative riz dont on serait à la 3e édition aurait été un "succès", mais seulement un "faux procès" lui a été fait, soutient sans convaincre le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Moussa Léo Sidibé, qui a ignoré au passage la politisation sans retenue du monde paysan, source de bien d’autres difficultés.
Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent au Mali, "l’Initiative riz" du Premier ministre Modibo Sidibé est toujours vivante. Elle continue et sa 3e édition s’est étendue à d’autres spéculations comme le blé, le coton... Le fiasco de la première édition qui a vu le gaspillage de 42 milliards de F CFA n’a atteint en rien le moral des acteurs de ce programme.
La supercherie se poursuit avec toujours au premier plan les chiffres. Le jeu de chiffres et de classement semble ne plus convaincre dans ce pays, étant donné que cet exercice obtient l’adhésion des autorités quand les chiffres les encensent, mais se heurte à de véhémentes contestations avec les statistiques objectives qui viennent de l’extérieur.
Le "succès" de "l’Initiative riz" est toujours lié aux chiffres. Le récent trophée d’Agribusiness Awards 2010 décerné au Mali à Kampala par EMRC, une organisation internationale qui fait la promotion de la sécurité alimentaire, a revigoré ses thuriféraires. A la tête de ces derniers se trouve le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, dont la langue a fourché entre des dizaines de milliards lors de son intervention sur la radio nationale, il y a quelques jours. Moussa Léo Sidibé soutient qu’il a été fait à "l’Initiative riz" un "faux procès".
La raison de ces médisances, à en croire M. Sidibé, est claire : la communication a fait défaut, car les gens n’étaient pas au même niveau d’information. Des arguments difficilement soutenables en ce sens que tous les moyens ont été mobilisés pour vulgariser et embellir ce projet. De son annonce aux polémiques sur son impact.
L’on croyait savoir qu’en 2008, après la "réussite" de "l’Initiative riz", le gouvernement avait accordé des exonérations à ses opérateurs économiques pour l’importation du riz alors que dans la présentation de son projet, le Premier ministre disait aux Maliens avec un air de conviction que grâce à la nouvelle trouvaille, le Mali produirait suffisamment de riz pour pouvoir même en exporter après la satisfaction des besoins nationaux. Nos compatriotes continuent toujours d’acheter du riz et d’autres céréales à des prix qui défient les atouts agricoles du Mali.
Interférences politiques
Mais, c’est le satisfecit général des pouvoirs publics, qui communiquent périodiquement des prix aléatoires aux citoyens médusés pour démontrer que le Mali pratique les prix de céréales "les plus bas" de la sous-région. Comparaison n’étant pas raison, les pays de la sous-région n’ont pas les mêmes potentialités agricoles que le Mali. Un président d’un Etat voisin n’a-t-il pas déclaré que notre pays pourrait servir de "grenier à l’Afrique de l’Ouest" si toutes ses possibilités agricoles sont efficacement exploitées ?
Au demeurant, les autorités ont voulu se montrer compréhensives des appréhensions des uns et des autres après le tohu-bohu qu’ont suscité les résultats de l’Initiative. Le secrétariat d’Etat chargé du Développement intégré de la zone office du Niger (Sedizon) a été créé et le département de l’Agriculture a changé de titulaire.
Dans ce dernier ministère, l’on a assisté à de grands changements, y compris les nominations de nouveaux inspecteurs de l’agriculture. Issu lui-même de ce chamboulement, le secrétaire général du département affiche un air optimiste quant aux effets de la campagne agricole, surtout avec une augmentation substantielle des revenus des producteurs et des distributeurs d’intrants (160 à 200 milliards de F CFA pour les producteurs et actuellement 10 milliards pour les distributeurs d’intrants).
Mais avant de prédire tout succès, il faudrait d’abord soigner les milles plaies du milieu paysan. Le monde des cultivateurs est toujours affecté par une politisation continuelle.
L’ingérence de la politique dans le monde rural a commencé à la veille de l’élection présidentielle de 2007 quand le candidat ATT a offert des tracteurs à des cultivateurs triés sur le volet pour, dit-on, booster la production agricole tandis que le but parlait de lui-même durant cette campagne électorale précoce du général. Entre ATT et Bakary Togola, le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), c’est une "admiration mutuelle".
Dans l’objectif de "soutenir" le premier, le second vient d’adhérer au Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) dont il est le 4e vice-président. Ce qui implique que tous les paysans qui ne se conformeront pas aux vœux de leur leader ou du moins qui ne rendront pas service au PDES pourraient faire face à des sanctions et autres règlements de compte "tractoristes".
L’on a toujours en mémoire le cas Tahirou Bamba, ce leader syndical emprisonné des mois durant pour sa détermination à mettre fin à la "dictature" du président de l’Apcam dans le milieu paysan. Contre "l’autocratie" de Bakary Togola et la passation de marchés de "gré à gré" sous sa houlette, d’autres syndicats, en particulier le Syndicat pour la valorisation des cultures vivrières et cotonnières au Mali (Syvac), s’étaient rangés aux côtés de Tahirou Bamba.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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AMENAGEMENTS A L’OFFICE DU NIGER
Franchir le cap des 100 000 ha d’ici à 2012
Dépasser le cap des 100 000 hectares aménagés, introduire le riz hybride pour atteindre un million de tonnes de riz paddy d’ici à l’horizon 2012 : telle est l’ambition du PDG de l’Office du Niger qui a engagé des actions et des réformes dans ce sens.
Arrivé il y a peu à la tête de l’Office du Niger, le PDG du géant agricole de l’Afrique de l’Ouest ambitionne d’accélérer la mise en œuvre de l’ensemble des actions qui pourront concourir à l’atteinte de la souveraineté alimentaire au Mali. Pour y parvenir, Kassoum Dénon ne passe pas par quatre chemins. Il entend accélérer et augmenter le rythme des aménagements en les faisant passer de 1300 hectares par an à 3000, voire 4000 hectares par an.
Cela est possible avec les projets que l’Office du Niger a sous les bras et grâce au retour des partenaires techniques et financiers. Au rayon des projets de grande envergure, le PDG de l’Office du Niger classe pêle-mêle l’aménagement à M’Bewani de 2500 hectares sur financement de l’Union européenne dont les travaux ont été lancés récemment par le président de la République, de 1500 nouveaux hectares à Molodo financés par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), de 2200 hectares à Fédié Sabalibougou financés par la Banque mondiale…
Il est également prévu à N’Débougou III l’aménagement par la KFW de 1900 hectares, de 1700 hectares à Chiango par les Allemands sans oublier les 2000 hectares qui vont être réhabilités par le Canada et les 5200 hectares du Millenium Challenge Account (MCA) sur lesquels 1000 hectares ont été mis en culture. A ceux-ci s’ajoutent les 2600 hectares devant être aménagés dans le casier de Molodo, phase II par la BOAD, la réhabilitation du Retail IV et du Retail IV-bis par la Coopération française. Le PDG de l’Office du Niger ne passe pas non plus sous silence N-Sukala, Sosumar, Malibya.
De retour de Kampala où il avait accompagné le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger (Sédizon), Abou Sow mandaté pour représenter le Premier ministre et enlever le trophée de celui-ci pour le succès de l’Initiative riz, le PDG de l’Office du Niger estime que Kampala a été "un espace de communication inédite pour l’expérience malienne en matière d’intensification et de productivité à travers l’Initiative riz". Tout en saluant la démarche méthodologique et le calme avec lequel le chef du gouvernement, Modibo Sidibé a su conduire l’Initiative riz, Kassoum Dénon pense qu’avec la volonté politique actuelle affichée, "il est possible de révolutionner la production agricole au Mali".
Convaincu qu’il est, l’Office du Niger doit et peut franchir le chiffre fétiche des 100 000 hectares aménagés d’ici à l’horizon 2012. Un chiffre jamais atteint depuis 1932 année correspondant à la création de l’Office du Niger. Le potentiel actuel des superficies cultivables à l’ON est d’environ 98 000 hectares.
Au-delà de l’accélération du rythme des aménagements, le patron de l’Office du Niger à penser à booster la production agricole. Pour l’atteinte de cet objectif, il sera procédé à l’introduction du riz hybride dont les premiers tests ont été effectués cette année à Niono et à comptoir 2000 à M’Bewani. "Nous avons fait ce choix technique parce que les variétés conventionnelles ne peuvent pas dépasser le potentiel phytogénétique de 8 tonnes à l’hectares. Avec l’introduction des hybrides, le rendement sera de 10 à 15 tonnes à l’hectare", explique Kassoum Dénon.
Autres avantages des hybrides : ils ont non seulement un cycle court de 110 jours au maximum mais aussi consomment moins d’eau que les variétés actuelles. Avec les nouveaux aménagements et la diffusion du riz hybride, l’Office du Niger pourra obtenir 1 million de tonnes de riz paddy d’ici à l’horizon 2012. Cette nouvelle vision du PDG de l’Office du Niger sous l’autorité du Sédizon sera accompagnée d’une série de mesures. Il en est ainsi de la tarification volumétrique de l’eau jusqu’à la parcelle, la formation des producteurs pour la gestion rationnelle de l’eau, une bonne planification de la culture maraîchère, l’abandon progressif de la contre saison de riz pour mieux gérer l’eau.
Cette nouvelle démarche se fera en concertation avec les producteurs, la recherche, les privés, les autres administrations techniques et l’Office du Niger. Dans les plaines du Delta intérieur du Niger, le challenge est grand et les solutions à portée de main pour un Mali autosuffisant.
Mohamed Daou

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6e FOIRE DE L'ARTISANAT ET DU TOURISME A EVRY
Des artisans maliens se frottent les mains

Des Français se sont laissé charmer par la richesse de l’artisanat malien, à l’occasion de la 6e édition de la foire d’Evry organisée du 21 au 30 octobre au Centre commercial de l’Agora à Evry. La vingtaine d’artisans maliens se sont frotté les mains et ont fait de bonnes relations d’affaires.

Le samedi 30 octobre 2010, les rideaux sont tombés sur la 6e édition du marché artisanal malien à Evry, un événement riche en couleurs, organisé par l’Association communauté malienne de l’Essonne (ACM) en partenariat avec le ministère de l’Artisanat et du Tourisme, la mairie d’Evry.
Pendant dix jours, le centre commercial de l’Agora à Evry, capitale d’Essonne, s’est transformé en un marché artisanal du Mali, qui figure désormais en bonne place dans l’agenda des grandes manifestations artisanales du Mali en France.
Dans l’un des plus grands centres de l’Europe avec ses 280 magasins, grand carrefour et lieu de passage obligatoire des populations, les artisans maliens ont montré au public d’Evry, voire de toute l’Essonne leurs talent et génie créateur. Il convient dès à présent de préciser que cette 6e foire a été marquée par une exposition vente de produits de l’artisanat. Une vingtaine d’artisans venus du pays et une artisane de la diaspora, installée à Evry, ont proposé une variété de savoir-faire.
Les produits présentés ont rivalisé de qualité dans tous les corps de métiers. Ce qui explique la grande affluence, plus de 6000 visiteurs en dix jours. Cette année, les artisans étaient répartis entre 11 stands. Il y avait un large choix et une variété de produits offerts et propres à séduire chaque visiteur. C’est du moins le sentiment général qui se dégage aux termes de la manifestation.
La gamme des produits allait de l’habillement (boubous, pantalons, chemises, robes, Bazin, pagnes tissés, bogolan) à la maroquinerie, en passant par la bijouterie, la sculpture et la coiffure, l’encens, mais aussi les mets locaux (beurre de karité, fonio, djouka, pâte d’arachide, miel, coco séché)…
Pour des visiteurs, il était difficile de résister à ces Bazin riches et au bogolan de Madina Bolly, teinturière installée à Evry. Le stand de maroquinerie de Tidiane Ganessy a connu une ruée. "En dix jours de foire, j’ai fait plus de vente que pour tout un mois de travail au Mali". Le stand de la coiffeuse et promotrice de l’institut de beauté "La Référence" (Bamako), Massitan Diallo, ne désemplissait pas. Chaque femme voulait être la plus belle avec des modes du pays. Pour la Ségovienne Thiéro Djénéba, spécialisée dans la vente des produits alimentaires locaux en tout genre, la 6e foire a été plus bénéfique que d’ordinaire.
Les bijoux touaregs et les boucles d'oreilles, les perles de verre, les ceintures et aussi les sacs d’Ibrahim Barry ont eux aussi connu leur temps de succès auprès des visiteurs et visiteuses à la quête de belles parures et d’accessoires originaux. Que dire des produits de Cheick Tidiane Touré, teinturier ? En six jours, les 14 colis de Bazin ont tous été écoulés. "J’ai mes clients à Paris. A mon arrivée, ils se sont partagé les Bazin".
La plupart des artisans approchés ont reconnu avoir fait de bonnes affaires, malgré le calendrier de la foire qu’ils ont jugé "mal choisi". En effet, certains exposants pensent que les organisateurs dans les années à venir doivent penser à décaler la date de la foire à la fin du mois pour permettre aux visiteurs de mettre la main à la poche. "Beaucoup viennent, mais ils nous disent qu’ils n’ont pas encore perçu leur salaire".
Même si les Parisiens et les Maliens de France ne se sont pas bousculés à la foire. Le Salon n’a pas été une mauvaise affaire pour tout le monde. Pour Moussa Diarra, de l’Association communauté malienne de l’Essonne d’Evry, cette fête du Mali à Evry "est désormais un vecteur d’enrichissement de nos artisans à travers le renforcement de leur sens du marketing et de l’approche de la clientèle". A ses dires, en six ans, il y a eu une amélioration dans la promotion de la destination Mali.
Pour Zan Koné, chef de la section promotion commerciale au Centre national de promotion des artisans (CNPA), le Mali représente l’un des pays les plus sollicités, grâce à son riche patrimoine artisanal, touristique et culturel. L’artisanat occupe 40 % de la population active du Mali. Il a renouvelé l’engagement de son département auprès des artisans maliens "afin de leur faciliter l’accès au commerce mondial".
Massa Traoré, secrétaire à l’organisation de la Fédération nationale des artisans du Mali (Fnam), encadreur, a mis l’accent sur l’organisation de la foire qui, à ses dires a été un franc succès pour la communauté malienne d’Evry. Les produits exposés, à l’en croire, ont connu une nette amélioration comparativement aux années précédentes. Ce que l’envoyé de la Fnam a regretté c’est la délivrance tardive et en nombre insuffisant de visas de séjour par le consulat de France au Mali. "Bien qu’on ait délivré les documents nécessaires, on nous a fait trimballer. Chose qui a fait que l’ouverture de la foire a connu un retard de deux jours", a dit M. Traoré.
Le trésorier de l’Association communauté malienne de l’Essonne, Bandiougou Doucouré, après s’être félicité du succès de la manifestation et du soutien de l’agglomération d’Essonne, a lui aussi regretté le fait que les artisans viennent en retard par rapport à l’exposition.
En marge de la foire, plusieurs manifestations étaient au programme. Il s’agit, entre autres : de l’exposition photo de Patrick Zachman, intitulée "Maliens, d’ici et là-bas", celle de Didier Gentilhomme "Correspondance pour Kayes" ; "20 ans de coopération décentralisée" qui a magnifié la coopération décentralisée entre la ville de Kayes et Evry/Centre Essonne. Des ateliers découvertes dans les centres de loisirs de l’agglomération ont accompagné l’événement.
Dans le cadre du 20e anniversaire de la coopération décentralisée entre la ville de Kayes et Evry/Centre Essonne, deux concerts inédits ont été organisés. Le maestro Salif Kéita, Youssou Ndour, Boubacar Traoré, Lassana Hawa, ont tenu en haleine le public de l’Agora.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial à Evry France)

Potins
Evry/Kayes : une coopération exemplaire
La foire de l’artisanat du Mali qui se tient à Evry a contribué au renforcement de la coopération entre la communauté d’agglomérations d’Evry/Centre Essonne et Kayes, qui fêtent cette année les 20 ans de leur jumelage. La coopération entre Evry et Kayes, l’un des plus vieux jumelages se porte à merveille. Pour preuve, les différentes réalisations de cette coopération, qu’il s’agisse de l’alphabétisation fonctionnelle, de l’assainissement de la ville de Kayes, de la création d'emplois pour jeunes en situation difficile ou des échanges culturels, entre autres, sont concrètes.

France : capitale de l’artisanat malien
Il faut dire que depuis près d’un mois, Paris et sa banlieue sont les capitales de l’artisanat malien en France. Après le Salon de la Bourse du commerce (27 septembre 3 octobre), il y a eu Evry (21 octobre au 30 octobre). Au même moment, où se tenait la foire d’Evry, à Sevran, une autre foire battait son plein du 23 au 31 octobre. Sergy (7 au 14 novembre) et Montreuil (4-9 novembre) seront les prochaines étapes de la promotion de l’artisanat malien en France.
L’Agora convoitée par les exposants
De tous les sites d’exposition en France, celui d’Evry à la place de l’Agora est, selon Moussa Diarra de l’Association communauté malienne de l’Essonne d’Evry, le plus convoité par les artisans maliens. Particularité : le centre Agora est un passage obligé pour les populations d’Essonne. Un autre atout, c’est la forte concentration à Essonne des ressortissants maliens estimés à 10 000. "Chaque artisan veut exposer à Evry parce que c’est qu’il se tire d’affaires", explique M. Diarra.

Efforts conjugués Evry/ACM
Pour l’organisation de la semaine du Mali à Evry, l’Association de la communauté malienne de l’Essonne/Evry, la municipalité d’Evry (dirigée par le député maire d’Evry Manuel Valce) ont conjugué leurs efforts pour que l’exposition soit. La municipalité a gratuitement mis à la disposition de l’Association l’espace et le matériel nécessaire pour les stands, mais aussi le personnel de sécurité. Quant à l’Association, son apport a été l’hébergement des exposants, leur restauration et le transport urbain entre l’hôtel et le centre d’exposition. Le billet d’avion étant resté à la charge des exposants.

Ravec : l’AMC joue sa partition
Le Recensement administratif à caractère d’état civil (Ravec) comme partout en France se déroule normalement. A Essonne, on apprend que le taux des enrôlés s’élève à environ 45 %. L’ACM, aux dires de M. Diarra, est en train de jouer sa partition dans la mobilisation des Maliens. "Nous espérons atteindre un taux de 100 %", a dit Diarra
Rassemblés par A. S.

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COOPERATION EVRY/KAYES
Un nouveau départ !
La signature d’un nouveau protocole de coopération décentralisée entre la ville de Kayes et l’agglomération d’Evry/Centre Essonne par le maire de Kayes et le maire député d’Evry, consacre le départ d’une nouvelle coopération déjà vieille de 20 ans.
Il y a vingt ans, soit en 1990, la ville de Kayes et le syndicat d’agglomération Nouvelle d’Evry, future Communauté d’agglomération Evry Centre Essonne signaient un protocole de coopération décentralisée. Depuis, les rapports entre les deux collectivités ont largement dépassé les seuls échanges institutionnels et culturels.
Samedi 30 octobre, en marge de la clôture de la 6e foire de l’artisanat du Mali à Evry, le maire de Kayes, Abdoulaye Camara, et le député maire, président de la communauté d’agglomération d’Evry/Centre Essonne, Manuel Valls, au cours d’une cérémonie au centre commercial de l’Agora, ont signé un nouveau protocole de la coopération décentralisée entre Kayes et l’agglomération d’Evry/Essonne.
C’était en présence de l’ambassadeur et du consul général du Mali en France, le président des Maliens de France, celui de la communauté malienne d’Evry et d’une forte délégation conduite par le président du conseil de cercle de Kayes et de plusieurs autres invités de marque français et maliens.
Pour le député maire, c’est une nouvelle étape du jumelage qui va commencer avec l’exécution de nouveaux programmes dans la ville de Kayes. Des projets importants lancés en 2009 vont se concrétiser d’ici deux ans. Un nouveau programme triennal 2010-2012 de coopération entre Kayes et Evry/Centre Essonne vient d’être signé. Pour Jean-François Mangelaire, chef du service coopération décentralisée, la plupart des projets de ce programme s’inscrit dans une suite logique de l’action engagée depuis plus de 10 ans.
Pour le maire d’Evry, M. Valls, "c’est une nouvelle étape de coopération qui va commencer". Aux dires du maire Valls, de la coopération décentralisée entre le territoire d’Evry Essonne et celui de Kayes ont émané et abouti des projets très concrets pour le bien-être des habitants, en plus des traditionnels échanges de pays en pays. Les formations d’élus, le soutien aux agents administratifs sur place, la mobilisation des équipes variées, la rénovation urbaine de quartiers, assainissement, le système de collecte des déchets ont engagé un grand nombre d’acteurs.
L’ambassadeur du Mali en France, S. E. Aboubacar Sidiki Touré, s’est félicité de la signature du protocole d’accord entre les deux villes et de l’exemplarité de la coopération entre Kayes et l’agglomération d’Evry. Il a aussi mis l’accent sur la promotion de la coopération décentralisée. Le maire de Kayes, Abdoulaye Camara, s’est dit satisfait des 20 ans de coopération décentralisée.
En 20 ans, a affirmé M. Camara, la communauté d’agglomération s’est positionnée dans un rôle d’accompagnement de la ville de Kayes dans sa quête de développement. Pour les collectivités maliennes, cette approche de la coopération décentralisée est un moyen de renforcer une légitimité aux yeux de leurs citoyens, d’ancrer davantage la démocratie au cœur de la vie locale, de favoriser la concertation avec les populations.
La remise des cadeaux réciproques a mis fin à la cérémonie.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial à Evry)


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DIRECTION TECHNIQUE NATIONALE
Fickert a repris, Giresse attendu !
Le directeur technique national de Malifoot, Joachim Fickert est revenu de Berlin (Allemagne). Dans la capitale allemande, il avait pris part (du 7 au 9 octobre 2010), à un séminaire organisé par la Fédération allemande de football et qui regroupait les entraîneurs allemands à l’extérieur.
L’ordre du jour de cette réunion concernait les analyses du Mondial d'Afrique du Sud-2010, particulièrement la Mannschaft et les conséquences de l’entraînement pour l’avenir. Après Berlin, Fickert, en compagnie du sélectionneur national des Aigles, Alain Giresse, a assisté (du 13 au 15 octobre), au Caire au symposium Fifa/Caf, pour tirer les leçons de la Coupe du monde 2010. Une rencontre qui rassemblait les sélectionneurs et directeurs techniques des 53 associations africaines membres de la Fifa.
Juste après son retour, mardi dernier, le DTN, a repris son bâton de pèlerin. Ainsi, du 29 novembre au 11 décembre, il conduira un stage sur la licence C1, en collaboration avec la Fédération espagnole de football. Ce stage sera suivi de celui des préparateurs des gardiens de buts, avec un expert de la Fédération allemande de football. D’autres stages sont annoncés d’ici la fin de l’année par la direction technique nationale.
Par ailleurs, un séminaire de restitution sur le symposium de la Fifa/Caf du Caire et le séminaire des entraîneurs allemands de l’étranger, tenu à Berlin (Allemagne), sera organisé à l’intention des entraîneurs de Ligue 1 avant le début du championnat national.
De son côté, le sélectionneur des Aigles, Alain Giresse, qui avait pris part à la qualification des Aiglons à Libreville (Gabon), était attendu hier dimanche à Bamako pour voir, certainement avec Malifoot, l’utilisation de la prochaine date Fifa des matches amicaux. Pour le 17 novembre, la Fédération malienne de football est à la recherche d’un sparring-partner pour les Aigles. Les équipes comme le Pérou, Israël et bien d’autres étaient annoncées en plus d’un stage en Espagne qui serait ponctué d’un match contre une équipe locale ou sélection. Rien n’a, pour l’heure, été décidé.
Boubacar Diakité Sarr

 

 

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