Les
Echos du 31 mars
SOUTIEN
MEDICO-SOCIAL AUX REFOULES
L’AME et Médecins du monde se donnent
la main
Protéger les personnes en retour forcé au
Mali : c’est le sens de la création
du projet de soutien médico-social initié par
l’Association malienne des expulsés
(AME) et Médecins du monde.
Dans le cadre de l’initiative conjointe
de la Commission européenne et des Nations
unies pour la migration et le développement,
l’Association malienne des expulsés
(AME), en partenariat avec Médecins du
monde, a animé samedi à son siège
une conférence de presse sur le projet
de soutien médico-social aux personnes
en retour forcé vers le Mali.
L’objectif de la rencontre était
de partager avec les hommes de médias
toute la nécessité et la pertinence
du projet de soutien médico-social auprès
des personnes expulsées et refoulées
vers le Mali. D’une durée de 18
mois, le projet donne l’opportunité d’accueillir,
de soutenir et de suivre les phases de l’arrivée
des personnes et leur réinsertion en lien
avec l’entourage familier.
Le projet, selon sa coordonnatrice, Mme Hadja
Diarra, évoluera en trois phases. La première
phase concernera l’amélioration
de l’accès aux soins de santé mentale,
former l’ensemble des intervenants (AME) à l’accueil, à l’écoute
pour accompagner les personnes expulsées
ou refoulées vers le Mali.
La deuxième phase du projet sera dédiée
aux sessions de formations des intervenants dans
le domaine. Et la dernière phase verra
la constitution d’un réseau de professionnels
de la santé mentale. Les initiateurs du
projet conviennent que 18 mois ne suffisent pas à un
refoulé pour se restructurer. Ce qui a
fait dire au président de l’AME,
Ousmane Diarra, "qu’ils sont en pourparlers
avec d’autres partenaires pour la mise
en place d’un autre projet similaire dans
le but d’obtenir d’autres financements". "C’est
un travail qu’on le veuille ou non qui
s’inscrit dans la longue durée",
a ajouté le psychologue Tiénou.
L’initiative du projet de soutien médico-social
découle du constat selon lequel les refoulés
arrivent au Mali malades, traumatisés
et souvent sans revenu pour survivre. Beaucoup
d’entre eux se retrouvent démunis,
fragilisés et dépouillés.
Ce qui a des conséquences extrêmement
traumatologiques. C’est pour atténuer
cette souffrance des expulsés que le projet
a vu le jour.
Mohamed Daou
Acceuil