Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois de mars

Les Echos du 24 mars

 

GREVE DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Les enseignants interpellés se rebiffent
" Je ne crois pas que ce soit dans la défiance que l’on pourra résoudre le problème, mais plutôt le dialogue. Mettons-nous au travail pour rattraper le retard accusé". Cet appel du Premier ministre Modibo Sidibé en direction des syndicats d’enseignants qui observent une grève illimitée depuis le 18 mars dernier en dit long sur la situation préoccupante de l’école malienne et la volonté du chef du gouvernement de ramener les grévistes au dialogue. Un prêche dans le désert ? Voire.
Profitant de la pose de la première pierre de l’Université de Ségou, Modibo Sidibé a invité les partenaires sociaux de l’école, principalement les syndicats d’enseignants au dialogue. Mieux, le chef de l'exécutif a assuré les enseignants sur la volonté du gouvernement de satisfaire leurs doléances.
" Le gouvernement respectera son engagement pour améliorer les cadres de vie des enseignants comme le recommande le forum national sur l’éducation", a-t-il réitéré. Mais, les grévistes, apparemment, ne sont pas prêts à fumer le calumet de la paix malgré cette main tendue et la désapprobation de la grève illimitée par une frange importante de la population.
Tout en reconnaissant le retard accusé dans le traitement des doléances, le Premier ministre Modibo Sidibé a cependant révélé que le gouvernement a pris des dispositions urgentes pour l’amélioration de la rémunération des enseignants et de leur plan de carrière, deux points de revendications majeurs des syndicalistes.
Les enseignants pointent du doigt la mauvaise foi des autorités, notamment dans l’application des recommandations du Forum national sur l'éducation qui connaît, selon eux, un retard inadmissible. Mais, pour le Premier ministre, celui-ci est imputable aux démarches de concertation entreprises auprès des partenaires qui doivent adhérer aux différentes mesures, dans la mesure où elles impliquent une mobilisation de fonds.
Sans soutenir les autorités et mettre en cause la légitimité de leurs revendications, les observateurs, notamment les parents d’élèves, ne cautionnent plus la décision des enseignants d’aller à une grève illimitée. Ils reprochent à ces derniers la radicalisation de leur mouvement au détriment de la refondation de notre système éducatif en perpétuelle difficulté.
" Les conditions de vie et de travail des enseignants ne sont ni meilleures ni mauvaises que celles des travailleurs des autres secteurs d’activité maliens. Et pourtant, ils sont toujours sur le front social. A mon avis, être enseignant exige avant tout un sacrifice au profit de l’avenir des enfants et du pays", a commenté un parent d’élève qui invite les grévistes à de meilleurs sentiments.
Aussi, certains de nos compatriotes soulignent que par expériences, les grèves illimitées épuisent les militants et vouent à l’échec un mouvement syndical. Malheureusement, les enseignants n’ont pas été, pour le moment, sensibles aux déclarations du Premier ministre. Hier, le secrétaire général du Syndicat de l’enseignement supérieur (Snesup), Dr. Abdou Mallé, a confirmé la poursuite de la grève illimitée jusqu’à la satisfaction des revendications.
" La balle est dans le camp du gouvernement. Nous avons surtout retenu de la déclaration du Premier ministre la reconnaissance du retard dans la prise en compte de nos doléances", a réaffirmé Dr. Mallé qui voit également dans cette sortie du chef du gouvernement une "provocation supplémentaire".
Amadou Waïgalo

Acceuil


APRES LE MEURTRE DE LASSINE SIDIBE A YANFOLILA
La douane fait son mea culpa
Dans l’assassinat de Lassine Sidibé en fin février, la douane a reconnu son tort et a présenté ses excuses aux populations de Yanfolila.
L’assassinat en fin février 2010 de Lassine Sidibé à Tiemba dans la Commune de Yallankoro Soloba à une cinquantaine de kilomètres de Yanfolila par des douaniers de cette localité en mission contre les trafiquants, a suscité l’émoi et la consternation au sein de la population.
L’indignation de celle-ci se justifiait dans la mesure où il est avéré que la victime n’était ni un trafiquant encore moins le propriétaire de la moto neuve découverte dans un placer aurifère par des douaniers qui avaient voulu l’amener. Mais des individus se seraient opposés. C’est de là que serait parti le clash et l’agent de saisi, un certain Bah, a froidement tiré sur Lassine Sidibé qui a succombé à ses blessures.
Devant la gravité des faits, une mission de la direction générale des douanes s’est rendue sur le terrain pour présenter ses excuses aux populations de Yanfolila et à la Commune de Tiemba. Elle a également présenté ses condoléances à la famille du défunt. Par ailleurs, la direction générale de la douane a reconnu que les douaniers ne doivent pas se rendre dans un placer aurifère pour quelque poursuite que ce soit contre les trafiquants. Mieux, les responsables de la direction générale ont affirmé que la vie humaine est beaucoup plus importante qu’une marchandise frauduleusement importée.
Les angles arrondis
Comme nous l’écrivions dans une de nos précédentes parutions, les douaniers de Yanfolila n’ont pas bonne presse. Ils constituent à la limite une source d’insécurité pour les populations. Au cours des échanges avec les responsables de la douane, Yanfolila a dénoncé avec véhémence les abus dont il fait l’objet de la part des douaniers.
De même, la population a protesté contre les tirs en l’air de douaniers et le fait qu’ils habillent des "manœuvres" en tenue de la douane et les arment sans se référer à qui que ce soit. Des remarques dont tiendra compte certainement la direction générale.
Pour mémoire, la mission présumée responsable de la mort de Lassine Sidibé était composée de cinq éléments dont deux étaient des agents de la douane et les trois autres les manœuvres, communément appelés "indicateurs". La semaine dernière, quatre des cinq présumés coupables ont été présentés au procureur de la République du Tribunal de première instance de Sikasso. Le cinquième est en fuite.
Après les excuses de la direction générale de la douane, les habitants de la Commune de Tiemba et ceux de Yanfolila veulent que les auteurs du meurtre de Lassine soient jugés conformément à la loi.
Mohamed Daou

[haut]

Acceuil


ASSOCIATION DES MUNICIPALITES DU MALI
La rencontre de Sikasso finit en queue de poisson
Deux groupes se dessinent pour la région de Sikasso au sujet de la mise en place du bureau l’AMM : les uns respectant le mot d’ordre des signataires de la plate-forme et les autres alignés derrière le maire de Kourouma en 3e région.
En réponse à la déclaration commune des acteurs politiques, rendue publique en janvier dernier, relative à la gestion concertée de l'Association municipalités du Mali (AMM), une réunion des maires de la région de Sikasso s'est tenue le 21 mars dernier dans la salle de conférence de la Chambre de commerce de Sikasso.
La rencontre, organisée par la plate-forme des 13 partis politiques signataires et le Mouvement citoyen, était présidée par Issa Nda Kampo en présence du Pr. Tiémoko Sangaré, ministre de l’Environnement et de l’Assainissement. M. Kampo a expliqué que les objectifs de la mission dans la région est de présenter la déclaration de la plate-forme ; à savoir : la mise en place d’un cadre permanent de concertation pour la gestion démocratique et consensuelle de l'AMM, notamment par la mise en place d'un bureau exécutif national de large ouverture et de bureaux consensuels au niveau des cercles et régions ; l'élaboration d'un programme commun d'activités et une campagne électorale commune.
Il a rappelé que la présidence de l'AMM suscite bien de divergences au sein du comité exécutif de l'Adéma, avec la présence dans la course de trois candidats : le maire de la Commune V de Bamako, Boubacar Bah dit Bill, le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé, président sortant, et le maire de la Commune rurale de Kourouma (cercle de Sikasso), Adama N. Diarra.
Il a souligné que l’instance dirigeante de l’Adéma/PASJ a tranché en faveur du maire de la Commune V du district. A peine ces couleurs annoncées, de vives protestations ont été entendues par les maires qui soutiennent la candidature d’Adama Diarra, présent dans la salle.
Le Pr. Tiémoko Sangaré est intervenu pour apaiser les uns et les autres avant de se retirer. Ce fut alors le quiproquo entre participants sur la prise en otage de l’AMM, la forme d’organisation de la rencontre de Sikasso, le rejet de la candidature d'Adama Diarra et la mise en place de la plate-forme.
Cinq heures n’ont pas suffi aux maires pour dégager un consensus. On retient que deux groupes se dessinent pour la région de Sikasso au sujet de la mise en place de l’AMM : les uns respectant le mot d’ordre des signataires de la plate-forme et les autres alignés derrière le maire de Kourouma en 3e région.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

[haut]

Acceuil


EGALITE HOMME/FEMME
Plus 660 000 dollars US et une stratégie commune
Validée en 2010 par les agences du Système des Nations unies au Mali, la stratégie commune a pour objectif de promouvoir l’égalité entre les sexes au Mali à travers l’accompagnement du gouvernement et la société civile dans la mise en œuvre de la politique nationale d’égalité homme/femme.
Le Système des Nations unies (SNU), en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la femme (Unifem) et le gouvernement du Mali, a lancé le 23 mars, une stratégie commune pour la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes.
Cette stratégie vise à favoriser une meilleure cohérence des interventions des agences du SNU en matière de genre, à améliorer la prise en compte du genre dans les politiques, programmes et stratégies de développement du SNU et ses partenaires et à consolider les connaissances et la compréhension de la thématique genre par le SNU.
Pour le ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, "la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes est une œuvre de longue haleine, car elle touche à des réformes de société et de changement de mentalités. Elle nécessite le renforcement de l’appui des partenaires de la coopération multilatérale en vue de relever les nombreux défis liés à sa mise en œuvre".
Avec un budget de 665 000 dollars, pour une période de trois ans, la stratégie commune permettra au SNU d’accompagner le gouvernement du Mali dans la mise en œuvre de sa politique nationale d’égalité entre les hommes et les femmes.
Elle constitue la feuille de route qu’entend suivre le gouvernement pour relever son niveau de développement humain et économique et vise à engager l’Etat et toute la société à améliorer l’impact des politiques publiques, à maximiser les ressources nationales disponibles afin que les Maliens puissent développer leurs potentiels et contribuer au bien-être collectif tout en étant des citoyens égaux en droits et en devoirs.
Anne-Marie Kéita

[haut]

Acceuil


ADEMA/PASJ
La section II porte son maillot de 2012
Les militants de l’Adéma/PASJ en Commune II du district de Bamako, à la faveur de la conférence des cadres du parti tenue, samedi 20 mars, au Pavillon des sports du stade Omnisports de Bamako, sont entrés de plain-pied dans une dynamique de l’alternance du pouvoir en 2012 : en faisant leur autocritique et en prônant l’unité, la cohésion et la discipline dans la Ruche.
Les militants de l’Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la justice et la solidarité (Adéma/PASJ) des quartiers de la Commune II sont sortis nombreux, le samedi 20 mars, pour assister aux travaux de la toute première conférence nationale des cadres du parti dans la Commune.
Cette rencontre avait pour objectif de rendre plus dynamique le parti de l’Abeille en Commune II, malgré son score somme toute honorable lors des dernières communales. En Commune II, le PASJ compte 47 comités de jeunes, 12 sous-sections et une section dont l’engagement et le dévouement des militants a permis au parti de s'emparer des rênes de la Commune. Grâce aux performances réalisées aux communales, l’Adéma/PASJ se taille la part du lion avec 14 conseillers, dont le maire principal, le 1er, 2e et 4e adjoints, 2 conseillers au district et 7 maires délégués.
La tenue de cette conférence des cadres a été saluée par les militants particulièrement par le maire de la Commune Youssouf Coulibaly parce qu’elle est non seulement l’occasion d’évoquer les performances, de s’en réjouir, mais aussi l’espace idoine pour débattre démocratiquement de tous les problèmes et de se projeter dans l’avenir. Le maire révèlera que la Commune va bénéficier du financement de l’Agence française de développement (AFD) d’un montant de 12 millions de F CFA. Cette somme, a-t-il poursuivi, sera destinée à la réalisation des programmes PDESC et PDSU.
L’union tel un leitmotiv a été un des maîtres mots à cette conférence des cadres Adéma. Le secrétaire général des jeunes avait d’ailleurs fait savoir que c’est au prix de l’union, de la cohésion et de l’entente entre les différentes structures que le parti pouvait se prévaloir d’un tel succès politique dans la circonscription.
" Rien de grand et de durable dans le parti ne peut s’obtenir sans la cohésion et la discipline", a rappelé Sékou Diakité, secrétaire général de la section II et ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées. Et c’est fort de cette cohésion que le parti a enregistré l’adhésion d’une cinquantaine de nouveaux militants "transfuges" du MPR, de l’URD et du PCR. Cette conférence nationale a permis de jeter les bases de la reconquête du pouvoir d'Etat en 2012, assurent des militants qui ne cachent pas que cela était un autre sujet de la conférence.
Denis Koné

[haut]

Acceuil


 

ECHOS DES REGIONS
LITIGE FONCIER
La 2e révolte du Bélébougou couve
Les populations du Bélédougou sont très remontées contre le préfet du cercle de Kolokani. Oumar Cissé puisque c’est de lui qu’il s’agit s’est permis d’attribuer deux grandes parcelles (102 ha et 80 ha) sur les sites historiques "le Kwodialanda" à des particuliers. Un site particulièrement cher aux populations du Bélédougou.
Entre 2007 et 2009, le préfet de Kolokani et le sous-préfet de Nonzombougou ont procédé en complicité avec certaines populations à l’attribution de 80 hectares et de 102 hectares respectivement à Boubacar Haïdara et à Cheickna Wélé Diallo tous domiciliés à Bamako.
Le dit site est appelé "Kwodialanda" a été le théâtre de la rébellion des populations de cette localité contre l’oppression coloniale, mais aussi par le fait que sous son sol reposent les héros de cette révolte.
Grande fut donc la surprise des populations du Bélédougou de voir leur important site historique, attribué à des particuliers par le préfet de Kolokani contre espèces sonnantes et trébuchantes.
L’indignation contre la cession est d’autant plus grande que nul n’ignore au Bélédougou le dévouement sacré des populations à ce site où reposent les corps des héros, qui malgré le déséquilibre des forces en présence ont préféré donner leur vie pour la postérité et pour l’honneur de leurs héritiers du Bélédougou et du Soudan entier en affrontant le 7 mars 1915, l’expédition répressive du chef de bataillon Caillet, envoyé par Doliste, commandant de cercle de Bamako pour mater les rois du Bélédougou, révoltés contre l’oppression coloniale qui humiliait et avalisait leurs peuples.
Toutes les populations se sont levées contre l’attribution de ces lieux qui relèvent du patrimoine historique et culturel commun à tout le Bélédougou et naturellement à toute la République du Mali et même du monde entier.
C’est pour alerter l’opinion nationale et internationale ainsi que les plus hautes autorités du pays sur la situation qui prévaut dans cette localité que les membres de la commission de règlement du litige foncier de Kwodialanda ont décidé de briser le silence.
Alertées, grâce aux travaux entamés par ces derniers, les populations ont exprimé leur désapprobation et indignation. Mais elles n’ont pas eu gain de cause après divers pourparlers avec leurs responsables administratifs. Du coup, décidées à régler ce litige foncier par la voie pacifique, les délégués des villages et communes du Bélédougou ont pris l’initiative de créer cette commission à la suite d’une assemblée générale des délégués de tous les villages de la localité.
Ainsi, par une décision n°014/P-CKNI-DOM, portant annulation d’actes administratifs, le préfet a demandé l’arrêt immédiat des travaux. Cette décision du préfet de Kolokani est jusque-là restée lettre morte puisque jusqu’à nos jours, ni lui ni le sous-préfet de Nonzombougou n’a fait quelque chose pour l’arrêt des travaux sur le site.
Cheickna Welé Diallo affirme qu’il ne cessera les travaux que lorsque le préfet le lui aura ordonné. En plus de cette situation, le préfet a organisé une fronde contre les populations avec ses complices dans cette spéculation foncière.
Pendant que le mercure monte au niveau des populations, les acquéreurs des parcelles continuent leurs travaux sur le site du Kwodialanda, avec les services des vigiles, prêts à tirer sur toute personne qui oserait s’approcher ou qui tenterait de s’opposer à ces travaux.
Pourtant, les populations jurent la main sur le cœur qu’elles ne laisseront pas ces acquéreurs "illégaux" enterrer leur histoire et leur dignité.
Si une solution n’est pas vite trouvée à ce litige, un affrontement sanglant entre les populations et les acquéreurs n’est pas à exclure, puisque les populations voient en cette affaire une humiliation qu’elles ne sont pas prêtes à encaisser.
Une situation qui est aujourd’hui en train de menacer sérieusement la paix et la quiétude sociales dans la localité du Bélédougou et qui pourrait tourner au drame si rien n’est fait à temps.
Affaire à suivre...
(correspondance particulière)

CAISSES NYESIGISO
Markala : 600 millions de F CFA pour soutenir les AGR
Depuis deux semaines, la Caisse Nyèsigiso de la zone de Markala, avec ses différents comptoirs de Dioro, Dougabougou, Sansanding et de Cokry, draine des flux continus de jeunes gens et de vieilles femmes. Constitués en associations, en groupements ou non, munis de projets d’activités génératrices de revenus (AGR) ils arrivent à Nyèsigiso et sollicitent des financements.
La nouvelle est partie comme une traînée de poudre dans la ville de Markala comme dans les villages environnants. Des rumeurs incessantes propagent la nouvelle que le président ATT a déposé de l’argent liquide à Nyèsigiso.
Mais, le directeur des caisses de Markala, M. Sanogo explique que c’est plutôt le gouvernement du Mali, en relation avec la Banque ouest africaine de développement (BOAD), qui a mis de l’argent à la disposition de certaines institutions de micro finances du pays, en vue de faciliter l’accès des jeunes et des femmes aux crédits.
Les caisses Nyèsigiso du cercle de Ségou, précise-t-il, ont été choisies pour gérer ces fonds au profit des cibles désignées. La ruée sur sa caisse s’explique, selon lui, par le fait que les conditions d’accès aux nouveaux crédits sont assez souples pour la population.
Au bureau de l’agent chargé des crédits, on précise que le montant accordé aux Caisses Nyèsigiso dans le cercle de Ségou s’élève à la bagatelle de 600 millions de CFA. Ce sont les jeunes gens, âgés de 15 à 40 ans, et même les vielles femmes centenaires, mais encore actives, qui sont éligibles à ces nouveaux crédits. Ils sont classés, à Nyèsigiso, en crédits individuels et en crédits groupements.
Les personnes physiques ou les groupements qui sollicitent des financements doivent devenir membres de la caisse en y ouvrant des comptes. L’assistant de l’agent chargé des crédits ajoute que les crédits individuels ne sauraient excéder 100 000 francs pendant que les groupements peuvent se faire financer à hauteur de 5 millions CFA.
Les demandeurs de micro crédits doivent apporter les 15 % du montant sollicité, dont 10 % remboursable après paiement par le client de la dette contractée. Les 5 % non remboursables représentent les frais de dossiers.
Les nouveaux crédits, précise l’assistante de chargée des crédits, se caractérisent par l’absence de dépôt de garantie matérielle ; des taux de remboursement assez bas (11 % pour les crédits individuels 10 % pour les groupements) et un délai de grâce de six mois au terme duquel les remboursements des prêts interviennent.
Jusque-là, rappelle notre interlocutrice, les clients devaient apporter les 27 % des micro crédits qu’ils demandaient, qui étaient aussi assortis de taux de remboursement plus élevés de 14 % à 16 %.
La riziculture demeure le parent pauvre de ces micro crédits, puisque non éligible à l’actuel fonds.
H. Diabaté
(correspondant régional)

[haut]

Acceuil


 
PARTICIPATION DU MALI A LA CAN-2010
Plus de 501 millions de primes
Le ministère de la Jeunesse et des Sports, à travers la Commission nationale ad hoc créée par décision n°028/MJS-SG en date du 10 décembre 2009, vient de boucler le "rapport général sur la préparation et la participation du Mali à la Can de football, Angola 2010".
Le document met en exergue le fait que, au Mali et à cause des conditions difficiles de qualification des Aigles, une vague atmosphère de doute et de scepticisme planait sur les capacités de notre sélection nationale à faire face au défi d’une surprise agréable à cette Can. Sans compter que, ailleurs, les faveurs qu’on lui a accordées (à cause de ses stars internationales) en faisaient un adversaire redoutable et capable de tous les exploits.
Malheureusement, les résultats et le déroulement des trois matches ont donné quelque peu raison à chacun de ces deux niveaux d’appréciation sur notre sélection. Les Aigles du Mali, comme au Ghana en 2008, n’ont pu se qualifier pour les quarts de finales après un nul, une défaite et une victoire.
Et pourtant, les moyens mis à disposition par l’Etat malien étaient en parfaite harmonie avec les besoins exprimés par la commission de préparation à la Coupe d’Afrique des nations de football "Angola-2010". Le peuple malien pour sa part, de l’intérieur comme de l’extérieur, a manifesté son adhésion par des contributions diverses à cette cause nationale qui est du reste sa passion. Pour ce qui est du financement de cette campagne (préparation et participation), le budget prévisionnel (3 137 558 000 F CFA) était principalement orienté vers le budget national qui devait être soutenu par des contributions volontaires.
Passée à côté d’une qualification historique à la Coupe du monde "Afrique du Sud 2010", l’Equipe nationale de football n’a pu se qualifier à la Can "Angola 2010" qu’en se classant 3e de son groupe. Une situation peu motivante à aller vers une sollicitation des contributions volontaires, sauf par principe. D’ailleurs, ces contributions ont été relativement timides après la cérémonie de lancement de l’opération "Appui aux Aigles du Mali", organisée le 6 janvier 2010. Les promesses de contributions lors de cette cérémonie, qui s’élevaient à près de 200 millions de F CFA, n’ont été tenues qu’à concurrence de 86 849 194 F CFA.
Mais, c’est plutôt le manque de performance de la sélection nationale traduit par son élimination précoce qui explique la faible mobilisation des Maliens pour contribuer au financement de cette campagne. Les fonds ainsi récoltés ont été directement transférés des comptes bancaires au Trésor Public. De façon générale, les ressources s’élèvent à 1 171 054 777 F CFA et les charges à 1 194 439 842 F CFA, d’où un solde déficitaire de 23 181 842 F CFA. Tout comme en 2008, dans un souci de transparence, de sécurité et de bonne gestion, tous les fonds de dépenses liés à la compétition en Angola ont été domiciliés dans les comptes de l’ambassade du Mali à Luanda (Angola). Les transferts de fonds ont été effectués auprès de la Banque malienne de solidarité (BMS). Au niveau des charges, il faut souligner que 501 914 000 millions de F CFA ont été consacrés aux primes des joueurs et de l'encadrement technique.
Des enseignements pour l’avenir
La commission, dans son rapport, a tiré plusieurs enseignements de la préparation et de la participation du Mali. Au niveau des points forts, on peut, entre autres, retenir le soutien bienveillant et constant des plus hautes autorités, une manifestation remarquable de la solidarité gouvernementale et des autres institutions de la République, la forte manifestation d’élan patriotique à travers la mobilisation volontaire et spontanée des ressources humaines, matérielles et financières, la mise à disposition de vols spéciaux ainsi que les conditions offertes à la sélection nationale pour sa préparation et surtout le niveau des équipes adverses comme l’Egypte et la Corée du Sud.
Il faut aussi souligner l’augmentation significative, 100 % entre 2002 et 2010, des différentes primes allouées aux joueurs et à leur encadrement. Sans compter le paiement à temps des primes de sélection et des primes de matches, la mise à disposition à temps des fonds afférents à la préparation et la participation du Mali à la Can-2010. Tout comme la bonne collaboration des ambassades du Mali en Arabie saoudite et en Angola, notamment dans l’accueil de la délégation, la sécurisation et la gestion des fonds, la mobilisation et l’encadrement de la colonie malienne résidant en Afrique Centrale…
Pour ce qui est des perspectives, la commission met en exergue "l’engouement des autorités et du peuple maliens pour le football et surtout leur soif de victoires continentales qui sont des atouts majeurs sur lesquels l’on peut et doit s’appuyer pour bâtir une véritable stratégie de perfectionnement de ce sport roi".
Les suggestions à court terme porte sur l’appui à la Fédération malienne de football dans sa recherche de sources de financement (contrats avec les sponsors), la mise en place d’un système de coopération permanente avec les responsables, les entraîneurs et les managers des clubs dans lesquels évoluent nos expatriés afin d’élargir l’éventail des choix de joueurs ainsi que l’élaboration d’un véritable code de conduite des joueurs de l’Equipe Nationale. Elle recommande également la détermination préalable du profil du sélectionneur à chercher, l’élaboration d’un cahier des charges fixant des objectifs de résultats au sélectionneur national et déterminant le cadre de collaboration entre celui-ci et la FMF, le réexamen des primes à payer aux joueurs (sélection, victoire, match nul et qualification) en vue de faire un choix à la fois efficient pour le budget d’Etat et motivant pour les joueurs. L’évaluation des centres de formation de football est aussi fortement suggérée par commission.
A moyen terme, elle met en relief la nécessité d’une refondation de notre football en actualisant les textes et en rendant les structures plus performantes et professionnelles, la tenue d’un atelier devant prendre en compte l’évaluation des entraîneurs étrangers à la tête de notre sélection nationale et de certains clubs. La revalorisation des techniciens nationaux en matière de football et l’intervention de l’Etat auprès des grandes entreprises de la place pour améliorer la politique de sponsoring, meilleure stratégie d’appoint aux efforts du Gouvernement dans la prise en charge financière du sport sont entre autres suggestions à moyen terme figurant dans le rapport.
Tout comme l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de jeunes en vue d’une sélection nationale de cadets, juniors et espoirs, la formation d’une équipe nationale locale forte qui servira de réserve au futur staff technique de la sélection nationale, la constitution d’un vivier d’entraîneurs nationaux de haut niveau. La poursuite de l’élan de développement du sport de masse et le développement du sport scolaire et universitaire ainsi que la réorganisation du championnat national de football (cadet et junior) sont aussi nécessaires pour tourner la page des échecs répétés à la Can. Et à long terme, le développement de notre football intégré dans une politique nationale globale de développement du sport est une impérieuse nécessité.
Ce qui est sûr, c’est que le Gouvernement du Mali ainsi que les populations ont consenti une fois de plus des efforts énormes en matière de mobilisation de ressources humaines, financières et matérielles dans le cadre de la préparation et de la participation des Aigles à la Can-2010. Mais, après sa deuxième participation peu brillante à une phase finale de Can, le football malien se trouve encore à un autre tournant décisif de son histoire. Comme en 2008, cette situation nécessite la prise de certaines dispositions et la poursuite d’autres déjà engagées après la débâcle de "Ghana-2008". Et le rapport notre que "le football, de nos jours, est plus qu’un sport, il est une affaire nationale dont la réussite exige une grande solidarité de tous les acteurs concernés".
Cette autre défaite des Aigles du Mali est d’autant trop visible et mal accueillie qu’elle est intervenue peu après l’exemple de conviction et d’engagement patriotique de l’équipe du Stade malien de Bamako. Un engagement récompensé par le succès des Stadistes en Coupe Caf. Malheureusement, les Aigles n’ont pas su s’en inspirer pour tourner la page de leurs contre-performances !
Moussa Bolly
(CC/MJS)

JUDO
Mama Diarra en or
La ville de Saint-Louis (Sénégal) a abrité, du 13 au 17 mars derniers, un tournoi international de judo. Le Mali y a participé. La délégation malienne à ce tournoi de judo, dont la médaillée d’or Mama Diarra (-48 kg), a été reçue au siège du Cnosm samedi dernier par le président Habib Sissoko, président d’honneur de la Fédération malienne de judo.
Avec une délégation de 7 combattants (5 hommes et 2 dames), le judo malien a décroché 3 médailles (une en or gagnée par Mama Diarra, 2 en bronze chez les hommes). Un résultat apprécié par l’entraîneur cubain des Aigles judokas. "Je remercie tous les combattants sans oublier Mama Diarra qui donne la première médaille d’or au Mali dans cette discipline pour la première fois".
Président d’honneur du judo malien, vice-président de l’Union africaine de judo, responsable pour le développement mondial du judo, le président du Comité olympique et sportif du Mali a profité de l'occasion pour rappeler certains grands principes qui garantissent le succès d’un athlète. "Ces médailles ont été récoltées lors du tournoi international de Saint-Louis, un tournoi aujourd’hui prestigieux, un tournoi qui est en train de prendre de la dimension année après année. D’où toute ma satisfaction et aussi vous dire que vous pratiquez une discipline qui est une école de vie qui n’est pas seulement sport, mais aussi une philosophie. Je vous encourage à travailler davantage, c’est le travail commun qui paye", a déclaré Habib Sissoko, président du Cnosm.
Pour récompenser le mérite, le ministère de la Jeunesse et des Sports a octroyé une enveloppe de 200 000 F CFA aux combattants. Le Cnosm a ajouté une prime spéciale de 150 000 F CFA, histoire d’encourager Mama Diarra (-48 kg), Oumar Koné (-100 kg) et Adama Kéita (-73 kg) qui participeront au prochain championnat d’Afrique, prévu au Cameroun.
Boubacar Diakité Sarr

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org