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2010

Mois de mars

Les Echos du 23 mars

 

IMPOTS
La DGI lance son projet d’administration de service
Tombouctou a abrité du 18 au 20 mars 2010 le 13e conseil de direction de la DGI. Il était présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, Sanoussi Touré, en présence du directeur général des impôts et des autorités administratives et politiques de la région. Les impôts s’engagent à bâtir une administration de service.
Fidèle à sa politique de communication de proximité, inaugurée en 2007 à Sikasso, et poursuivie en 2008 et 2009, respectivement à Kayes et à Gao, la direction générale des impôts (DGI), en transport dans la Cité Mystérieuse, s’est engagée à être une administration exclusivement au service des usagers et par conséquent du développement national.
Le conseil a regroupé l’ensemble des directeurs régionaux et certains chefs de centre ainsi que les partenaires naturels de l’administration fiscale ; à savoir : la Chambre régionale de commerce et d’industrie, la Chambre des métiers et les syndicats de commerçants détaillants. Le conseil de direction offre à la direction générale des impôts le privilège de faire le bilan de l’année écoulée et de fixer la stratégie et les moyens de faire face aux challenges de l’année en cours.
Le ministre de l’Economie et des Finances a rappelé que les objectifs de recettes fixés pour l’année en cours sont certes ambitieux. "Ils sont de l’ordre de 370 milliards, ce qui représente une augmentation de 50 milliards par rapport à l’année précédente".
La restructuration organique avec notamment la création des cellules de formation et de politiques fiscales, la direction des moyennes entreprises (DME), la réorganisation de la direction des grandes entreprises ou encore la mise en place de divisions enquêtes fiscales et de structures déconcentrées pour la modernisation de la gestion du contentieux traduisent la volonté de la DGI de relever le défi.
Le ministre a ajouté que ce dispositif complète une panoplie d’outils de gouvernance pertinents dont certains sont déjà en place comme la charte du contribuable vérifié et le code de déontologie de l’agent des impôts, les normes de services et d’autres en chantiers comme le plan de carrières, l’écriture des procédures et l’élaboration des fiches de description de postes de travail. "Les instruments d’une gestion efficace et efficiente existent, comme existent les ressources humaines capables de les maîtriser, et d’avantage avec l’important programme de formation initié à la direction générale des impôts dans le cadre du PAGAMII", a-t-il fait noter.
Aux dires du directeur général des impôts, Dionké Diarra, "l’année 2009 a également valu des satisfactions. Au plan des résultats, les réalisations de recettes de la DGI sont ressorties à 321 milliards de F CFA, en progression sur les objectifs initiaux de 314,840 milliards et par rapport aux objectifs révisés de 320 milliards de F CFA".
Le choix porté sur Tombouctou vise à marquer une considération et un soutien particulier à la région qui, chaque année, joue pleinement sa partition dans l’atteinte des objectifs de recettes. "Ainsi, la direction régionale des impôts de Tombouctou a réalisé un total annuel de 633 millions de F CFA pour des prévisions de 633 millions, soit un taux de réalisation de 105 %", a-t-il souligné.
Il a estimé que depuis quelques années les recettes affichent une croissance à deux chiffres, le taux annuel ressortant à 14,77 % sur les sept dernières années. Ce taux excède celui du PIB nominal, qui est de 8,28 % en moyenne. Les objectifs assignés ont été régulièrement dépassés et la DGI qui a réalisé un quasi-triplement de ses recettes de 2002 à 2009.
Ce parcours notable est cependant parsemé de zones d’ombres, d’insuffisances à ne pas négliger. Leur nécessaire correction accroît les exigences de modernisation de l’administration fiscale. Elle conditionne la mise en place d’une fiscalité propice au développement, a indiqué M. Diarra.
Il a réitéré que l’insuffisance la plus notoire, car la plus persistante, est la faiblesse du taux de pression fiscale. A 15,2 %, il reste nettement inférieur à la norme de 17 % fixée par l’Uémoa. Le Mali apparaît au milieu du tableau de classement des pays membres de l’Union.
La faiblesse du taux de pression fiscale signifie, pour les administrations fiscales, l’existence de marges importantes de progression en matière de recettes et de modernisation. "Il importe, pour rattraper le retard, de fixer les objectifs des services autrement dit d’élaborer la loi des finances en prenant en compte les critères et les exigences du programme de transition fiscale".
La solution, dira encore le DG, implique d’autres administrations compétentes en matière de recettes fiscales. "Elle s’inscrit dans le cadre de la problématique de la transition fiscale prônée par les autorités communautaires. C’est pourquoi ce point figure en bonne place dans l’ordre du jour des travaux", a-t-il conclu.
Abdou Maïga
(correspondant régional)

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CONFERENCE REGIONALE DE L’URD A TOMBOUCTOU
Des élus communaux Adéma adhèrent à l’URD

Organisée samedi dernier à Diré (Tombouctou) sous la présidence de Oumar Ibrahima Touré, la 5e conférence régionale des sections de l’Union pour la République et la démocratie (URD) de Tombouctou a été marquée par l’adhésion inattendue d’une quinzaine de conseillers municipaux de l’Adéma et d'indépendant au parti de la Poignée de mains.

Diré, la Capitale du blé, a accueilli le 20 mars 2010 la 5e conférence régionale des sections URD de la région de Tombouctou. Des militants des différentes sections de l’URD de la région de Tombouctou, des élus nationaux et locaux du parti se sont retrouvés dans cette localité, située à une centaine de km de Tombouctou.
L’ouverture de la conférence qui était prévue à 10 h n’a pu se tenir qu’aux environs de 17 h à l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Diré. Elle a été présidée par Oumar Ibrahima Touré qui avait autour de lui Ahmed Sékou Touré, président du Mouvement des jeunes URD, Ibrahima Dramé, secrétaire de la section URD de Diré, Mama Diawara, 1er adjoint au secrétaire général de l’URD, Cheickna Hamala Bathily, 5e vice président de l’URD, Lassana Koné, secrétaire général de l’URD, Ousmane Sidibé, secrétaire politique de l’URD, et Mme Coulibaly Salimata Cissé, président du Mouvement national des femmes de l’URD.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’adhésion inattendue au parti de la Poignée de mains d’une quinzaine de conseillers municipaux indépendants et de l'Adéma/PASJ des communes de Gourma Rharouss, Goundam, Niafunké et Diré.
Soumaïla Cissé manque la rencontre
Oumar Ibrahima Touré indiquera que cette adhésion des élus des communes est un événement de taille. Rappelant la nécessité de cohésion et d’unité au sein du parti, Oumar Ibrahima Touré ajoutera que l’URD est aujourd’hui une véritable force montante dans la région de Tombouctou et partout au Mali. Pour Cheickna Hamala Bathily, rien ne pourra arrêter le parti sur le chemin de Koulouba.
La conférence devait se tenir en présence de Soumaïla Cissé. Les militants du parti s’attendaient à voir Oumar Ibrahima Touré et Soumaïla Cissé au tour de la même table. Malheureusement, l’avion du président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) et candidat virtuel à la succession d'ATT n’a pas pu atterrir à Tombouctou à cause d'une mauvaise visibilité. Mais, M. Cissé a envoyé un message dans lequel il a rappelé que la force de l’URD réside dans l’union.
La conférence a été un espace de rencontres, de liberté d’expression, d’échanges, de critiques et d’autocritiques pour les participants. Elle s'est félicitée l’adhésion massive des indépendants et des militants de partis politiques au parti.
La prochaine conférence régionale des sections URD de la région de Tombouctou aura lieu à Tombouctou.
Sidiki Doumbia
(envoyé spécial)

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CONGRES DU RIZ EN AFRIQUE
La réponse de l’Afrique sur la riziculture
Le 2e congrès du riz en Afrique, qui se tient à Bamako, permettra d’engager un débat fécond sur l’état actuel et le potentiel de l’économie rizicole en Afrique, sur la situation des innovations technologiques et institutionnelles, les politiques et les partenaires nécessaires.
Le Premier ministre Modibo Sidibé a présidé hier la cérémonie d’ouverture des travaux du congrès du riz en Afrique. Une pléiade de personnalités et d’acteurs, intervenant dans l’agriculture, ont également pris part à la cérémonie. Le thème central du congres est : "innovation et partenariat pour atteindre le potentiel rizicole en Afrique".
Cette rencontre, 2e du genre après celle de Tanzanie en 2006, permettra aux participants venus des pays africains et des partenaires, d’analyser toutes les problématiques du développement des filières rizicoles en Afrique. Les hommes de sciences, les agents de développement, les producteurs, les hommes politiques mettront à profit les 5 jours de travaux (22 au 26) pour mieux jouer le rôle qui leur incombe dans la promotion des filières rizicoles.
Le Premier ministre a dit toute sa satisfaction sur la tenue de la rencontre dans la capitale malienne. Pour lui, le rendez-vous de Bamako permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives pour relancer le développement et la recherche rizicole en Afrique.
Selon les spécialistes, les niveaux des stocks mondiaux de riz enregistrent aujourd’hui une tendance à la baisse alors que la demande en riz s’accroît de jour en jour. L’Afrique est particulièrement menacée, car sa consommation actuelle de riz dépasse largement sa production, avec un écart qui a atteint environ 10 millions de tonnes de riz en Afrique subsaharienne en 2008. Les constats sont accablants.
Renverser la tendance
Pour le PM, l’Afrique reste le plus grand importateur de riz. Les chiffrent parlent d’eux-mêmes. Le continent noir importe près de 40 % de ses besoins de consommation soit un tiers du riz vendu sur les marchés mondiaux. Pour le PM, les importations ont coûté 2 milliards de dollars à l’Afrique. Cette situation, à ses dires s’explique, par la faiblesse de la production et une forte consommation du riz qui atteint les 100 kg par habitant dans certains pays du continent.
Pour le Premier ministre, la tendance doit être inversée en mettant des politiques et mécanismes efficaces afin de mettre l’agriculture notamment la riziculture au premier plan. Abondant dans le même sens, le ministre de l’Agriculture a dit tout son optimisme pour relever le défi. A ses dires, l’Afrique demeure le seul continent qui recèle encore de très grandes potentialités rizicoles. "Il s’agira donc de transformer ce grand potentiel rizicole pour résorber l’actuel déficit rizicole", a-t-il indiqué et d’ajouter que les récentes initiatives prises à l’échelle du Mali ont montré qu’il est possible d’accroître significativement la production rizicole. "Cela est bien possible à l’échelle de l’Afrique".
La situation des enfants malnutris a été évoquée. Le tableau est loin d’être reluisant. Sur 1 milliard de personnes souffrant de famine dans le monde, l’Afrique en compte 265 millions. Pire encore, un enfant sur 3 est malnutri, un enfant sur 6 souffre de famine, et un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les secondes.
Pour réussir l’activité sur la production de base, il est important de renforcer toutes les capacités de production (institutionnelles, structurelles et infrastructurelles), encourager les chercheurs à travailler avec les producteurs semenciers pour la mise en place d’une bonne stratégie en prolongeant des conseils techniques mais aussi développer une bonne stratégie de diffusion de semences.
Amadou Sidibé

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MARCHE DE CAREME
Le jeune Chrétien en serviteur de justice et de paix
La marche traditionnelle des jeunes Chrétiens catholiques a eu lieu les 20 et 21 mars. Sur une distance de 15 km, ils ont médité le thème : "Jeune Chrétien, soit serviteur de réconciliation, de justice et de paix dans notre pays".
Plus de 3000 jeunes ont fait le déplacement Bamako-Kati. En cours de route, ils ont réfléchi sur la réconciliation, la justice et la paix et aussi sur les raisons de leur marche. Pourquoi quitter tant de bonnes choses pour faire une telle distance ?
Selon l’archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo, qui a présidé la célébration du dimanche matin, "c’est parce que le Seigneur a posé la main sur nous et nous a choisis et saisis pour servir. C’est pourquoi, nous avons accepté de tout laisser derrière nous pour nous retrouver et vivre cet événement important".
Il a lancé un appel aux jeunes à se laisser saisir par le Seigneur, à être au service de la réconciliation avec leurs frères, à instaurer la justice et à être des artisans de la paix.
Les jeunes, par la voie de leur représentant, Gabriel Togo, ont pris l’engagement de mettre en valeur les talents reçus du Seigneur, en imitant Jésus qui a prôné l’esprit de réconciliation, de justice et de paix. Et pour l’aboutissement de cette mission, ils comptent sur le soutien de l’Eglise.
A la célébration, plus d’une vingtaine de catéchumènes ont reçu officiellement des mains de l’archevêque un exemplaire de la Bible. Ils seront baptisés le jour de Pâques.
La marche de cette année était placée sous le signe du cinquantenaire. A ce titre, l’ouverture et la fin des activités ont été marquées par l’exécution de l’hymne national du Mali.
Au moment des offrandes au Seigneur, les 10 paroisses du diocèse de Bamako ont fait des dons symboliques comme la balance, qui est le symbole de la justice, 2 colombes, symboles de la réconciliation, une calebasse et un sac de riz vide, symbole des ressources et du besoin alimentaire, des médicaments et un docteur symbolisant la santé et l’accès aux soins.
Ils ont aussi apporté un cahier et un livre, symboles de l’éducation, une calebasse de cola et une daba qui évoquent les préoccupations des jeunes et leurs soucis pour le mariage ; une tenue de policière et une arme emblème de la sécurité et de l’insécurité et enfin deux alliances pour présenter la famille malienne.
Anne-Marie Kéita

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BRUITS SOURDS
Evacué après une agression, Sombé Théra est de retour
Agressé courant février 2010 devant le stade du 26-Mars alors qu’il faisait son footing, le juge anti-corruption avait été transporté au Maroc selon certaines sources, en Tunis selon d’autres. Qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre pays, toujours est-il qu’il était parti pour recevoir des soins. Puisque selon nos informations, il était dans un état critique. Quelques semaines après, il nous est revenu que Sombé est de retour au Mali depuis au moins deux semaines.
Si nos sources indiquent qu’il y a un léger mieux, elles rapportent que "l’emprisonneur des journalistes" n’a pas encore repris du service. Il serait pour le moment en repos médical chez lui. Une fois remis de sa maladie, le procureur Sombé continuera-t-il à faire seul son footing devant le stade du 26-Mars ? Wait and see !

Diplomatie : Bally I. Sissoko s’apprête à regagner Paris
Nommé en qualité de chargé à la communication de l’ambassade du Mali à Paris, notre confrère Bally Idrissa Sissoko n’avait pas encore rejoint son poste. Peut-être pour des questions de formalités administratives. D’ailleurs, pour ceux qui suivent la nationale, il continue de présenter les 13 heures de dimanche.
Puisque tout semble rentrer dans l’ordre maintenant, notre confrère de Bozola est en train de faire ses valises pour rejoindre son poste à Paris. Selon des indiscrétions, Bally pliera ses bagages à la fin de ce mois de mars pour travailler de l’autre côté. Quoi qu’on dise, il avait contribué depuis près de deux ans à donner un contenu à ses éditions de 13 h le dimanche avec comme touche particulière des invités en direct, des dossiers signés par des collègues, dénommés "l'équipe de 13 h dimanche".

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ECHOS DES REGIONS
SIKASSO
La Biennale artistique et culturelle 2010 lancée

" La Caravane de la mascotte de la Biennale", conduite par le ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, est arrivée samedi dernier aux environs de 19 h à Sikasso. Le gouverneur de la région de Kayes a remis officiellement le fanion à son homologue de Sikasso. L’un des temps forts de cet événement a été la remise par le chef du département de tutelle de l’ensemble des œuvres de la précédente édition aux directeurs régionaux des sports, des arts et de la culture.
Après Bamako en 2003, Ségou en 2005, Kayes en 2008, c’est au tour de la 3e région d’avoir cette année la lourde responsabilité de recevoir la diversité culturelle artistique du Mali. Le samedi 20 mars dans la Capitale du Kénédougou, une grande cérémonie a été organisée : il s’agit du coup d’envoi officiel des manifestations marquant la célébration de l’édition 2010 de la Biennale artistique et culturelle en décembre prochain.
La caravane a enregistré la participation des ressortissants de la région de Sikasso à Bamako, les ministres et députés de la région. Elle a fait l’objet d’un accueil des grands jours à Kéléya, porte d’entrée de la 3e région, avant de mettre le cap sur Bougouni, Koumantou, N’kourala et Sikasso, elle est arrivée dans la ville de Sikasso vers 19 h où une forte mobilisation de jeunes, de femmes et d’hommes avec à leur tête le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang l’attendait. Celui-ci était venu accueillir son homologue de la Culture en compagnie d’Adama Diarra, président de l’Association régionale des municipalités de Sikasso représentant le parrain de la Biennale, Malamine Koné, PDG de Airness, et Mamadou Sanogo, PDG de Sama Transport, sponsor.
L’un des temps forts de cette cérémonie a été la remise des œuvres de la Biennale de Kayes par le ministre Mohamed El Moctar aux directeurs régionaux des sports, des arts et de la culture. Gravées sur CD, DVD et VCD, elles comprennent les 7 disciplines de la Biennale pour chaque troupe, plus une prestation phare du parrain ou de la marraine. La grande soirée organisée avec la participation d’artistes de grande renommée comme Nah Awa Doumbia, Nèba Solo, Abdoulaye Diabaté a été marquée par la passation de témoin entre le gouverneur de Kayes et son homologue de Sikasso.
Au cours de cette soirée, des diplômes de reconnaissance ont été décernés aux personnalités qui ont contribué à la réussite de la Biennale de Kayes. Activité majeure du ministère de la Culture, la Biennale constitue le carrefour de l’expression artistique et de la diversité culturelle de notre pays. Cadre de rencontre et de dialogue entre les jeunes et les acteurs culturels des huit régions du pays et du district de Bamako, elle s’inscrit en droite ligne de la volonté des plus hautes autorités de notre pays d’en faire un facteur de développement pour la localité qui l’abrite, de renforcement de l’unité nationale et de cohésion sociale. Cette année, elle intervient dans un contexte particulier marqué par la célébration des 50 ans de notre indépendance. Comme pour dire qu’à Sikasso, l’art et la culture du Mali indépendant auront aussi 50 ans.
Le 1er adjoint du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Sounkalo S. Koné, a souligné que le choix du Kénédougou pour abriter cet événement "n’est pas un fait du hasard mais la manifestation concrète du rôle que le Royaume du Kénédougou a imprimé au rayonnement national, artistique et culturel du Mali".
Le gouverneur Mamadou Issa Tapo a salué le choix porté sur Sikasso tout en indiquant qu’il s’agit de revitaliser et de redynamiser le secteur de la culture longtemps resté en veilleuse en 3e région. "Nous pensons sincèrement que la Biennale artistique et culturelle est une autre forme de pénétration des peuples, une découverte de l’autre avec ses valeurs sociales, ses richesses artistiques et culturelles". Le ministre de la Culture a fondé son espoir sur la région de Sikasso pour que cela soit, les atouts ne manquant pas.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

Trois Sikassois se prononcent
Amadou Sangaré (administrateur des arts à la retraite) :
" Sikasso peut devenir une destination enviable pour l’art et la culture malienne, cela passe par une politique agressive de communication, une prise de conscience des autorités et la réalisation d’investissements par les opérateurs privés. Le Kénédougou a des atouts, il suffit de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et tout sera bien orchestré. En décidant d’organiser la Biennale à Sikasso, il s’agit pour le département de sensibiliser les administrations locales sur les potentialités existantes et les inciter à élaborer des politiques pour leur développement".

Ami Sanogo (actrice aux biennales des années 1980) :
" Il y a longtemps que nous n’avions pas cru aux potentialités artistiques et culturelles dont nous disposons. Je profite de l’occasion pour lancer un appel aux autorités à prendre les dispositions pour sauvegarder nos patrimoines culturels. Je pense que l’Etat doit tout mettre en œuvre pour assurer la relève. J’aurais souhaité qu’on redynamise des festivités du genre (la Semaine artistique et culturelle) au niveau des communes rurales dont certaines regorgent d’immenses richesses".

Oumar Ouattara (élu communal) :
" Personnellement, je ne jamais pris part aux semaines culturelles, mais j’ai connu les prestations de la Biennale à travers les médias. Pour ce qui est de la présente, il y a du travail à faire tant du côté de la prestation et du côté financier. C’est vrai l’état donne de l’argent, mais les collectivités aussi doivent débourser, que chaque commune se soucie aujourd’hui de son quota à verser pour l’organisation de la Biennale à Sikasso parce que les comptes sont au rouge au niveau de la Trésorerie régionale, les impôts et taxes ne rentrent pas. En tout cas nous organisons un cinquantenaire et une Biennale artistique et culturelle dans une situation financière très difficile".

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DAC-LINGUERE : 1-0
Courte victoire des Rouges
En match aller des 16es de finale de la Ligue africaine des champions, disputé dimanche dernier au stade Modibo Kéita, le Djoliba s’est contenté du minimum (1-0) face à la Linguère de Saint-Louis du Sénégal.
Dès que l’arbitre du match, le Guinéen Mario Bangoura, donne le coup d'envoi, les Rouges se ruent vers les filets de l’international sénégalais Khadim Ndiaye. Koffi N’guessan, le buteur transfuge du Réal, est sifflé hors-jeu à la 7e. Ensuite, ce fut le tour du Camerounais de Hérémakono, venu du COB, de prendre le pouls du dernier rempart de la Linguère à la 13e. Mais la tête non cadrée de l’attaquant rouge passe légèrement à côté.
Ce signal fort des intentions des Rouges permet aux Saint Louisiens de se serrer les coudes. Les deux entraîneurs présentent la même copie sur le terrain, mais les joueurs du Djoliba se montrent plus percutants dans la récupération. Oublié par la défense sénégalaise, Karim Sogoba, sur service de Dramane Traoré, adresse un centre qui trouve Koffi N’guessan au bon endroit. Il ouvre le score de la tête à la 25e. Réaction camp adverse avec Serigne Diouck qui voit son tir bloqué par le portier djolibiste, Abdoulaye Diakité. De son côté, le milieu du Djoliba, Lamine Diawara, qui a la balle du 2e but, rate son tir.
La seconde mi-temps s’annonce avec un peu plus d’animation dans le jeu de la Linguère. Les Rouges multiplient les fautes, les Sénégalais restent maîtres du jeu et menacent. Serigne Diouck, par qui le danger venait, passe à côté de l’exploit. Lamine Diawara sauve d’une faute une balle convoitée par Ahmeth Diallo, l’ailier de poche sénégalais (74e). C’est un signe de fatigue des joueurs de l’axe médian du Djoliba.
Ce sera ensuite un festival de ratés de la division offensive des Rouges. Kigoma sort Dramane Traoré pour Alou Bagayoko (77e). Mais les poulains du coach Ibrahima Diop dit Pelé pressent. La Linguère est battue par 1-0 et devra attendre le match retour dans deux semaines pour espérer se qualifier. Les Rouges, eux, ont promis la victoire de leur équipe à Dakar. Si cela arriverait, ce sera la deuxième de suite face à un club sénégalais, après le Casa-Sport dans la même compétition l’année dernière.
Boubacar Diakité Sarr

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