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2010

Mois de mars

Les Echos du 22 mars

 

ACQUISITION DE BATEAUX A FAIBLE TIRANT D’EAU
Pourquoi le MET veut-il changer de fournisseur ?
" Regard des travailleurs de la Comanav sur les actions de développement de la croissance économique : acquisition de bateaux à faible tirant d’eau (flotte légère) " était le thème de la conférence de presse que la section syndicale de la Comanav Koulikoro a animée le vendredi 19 mars au siège de la CSTM.
Après la cession de 51 % des actions de la Sotelma, le chef de l’Etat a identifié quelques secteurs dans le cadre de la relance de la croissance économique du pays. Parmi ceux-ci figure le transport fluvial à travers la Compagnie malienne de navigation (Comanav). Dans ce secteur, un investissement est prévu pour acquérir des bateaux de nature à répondre aux conditions hydriques du fleuve et son ensablement progressif d’une part et d’autre part, pour répondre au nouveau dimensionnement du marché de la Comanav.
Selon le secrétaire général de la section syndicale Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) de la Comanav, commandant adjoint du bateau "Kankou Moussa", Mahamadou Sogoba, un montant de 3 milliards a été alloué à la Compagnie par le président ATT en vue de redynamiser ses activités par le renouvellement de sa flotte.
Réjouie par cette annonce, a-t-il poursuivi, la section syndicale a décidé de suivre avec attention tout le processus d’acquisition de la nouvelle flotte compte tenu du fait que les travailleurs de la Comanav, nostalgiques du passé glorieux de leur Compagnie, avaient repris l’espoir de voir leur société prospérer de nouveau.
" Les informations sur la fourniture de nouveaux bateaux qui nous parvenaient entretenaient notre espoir", a-t-il déclaré. "Mais, récemment, nous avons constaté un revirement de la situation qui nous pousse à nous confier à la presse afin de prendre à témoin l’opinion nationale et aussi de faire part de notre très grande préoccupation sur la diligence faite par nos autorités hiérarchiques", a-t-il ajouté.
En fait, la section syndicale, dira M. Sogoba, avait déjà pris note d’un contrat de fourniture d’une flotte de 3 bateaux par une compagnie de construction de droit chinois. "Ces bateaux correspondaient parfaitement à la vision de redimensionnement du marché de la Comanav". Le syndicat avait accueilli ce marché à bras ouverts en raison des assurances sociales qu’il donne aux travailleurs et liées directement aux conditions de travail, de vie ainsi que les conditions économiques de l’entreprise à travers la réduction de la durée de rotation, l’hygiène au travail, les outils technologiques comme l’échosondeur, le système GPS, etc.
Scandaleux retournement de veste
" Malheureusement, nous avons aussi l’information que le ministère de l’Equipement et des Transports s'apprête à lancer un nouvel appel d'offres et par un autre mode passer le marché à l'Inacom. Nous ne savons pas exactement ce qui est reproché au premier fournisseur et au contrat de fourniture qui prend en compte l’impact social (formation du personnel, assistance technique, mécanique et de maintenance, transfert de technologies", a laissé entendre M. Sogoba.
Il faut dire que les Chinois avaient promis de fournir pour 2,6 milliards de F CFA 3 bateaux, dont 2 de marque FRP-26 de type VIP très rapides et dotés de chambres confortables, or le fournisseur malien réclame pour 2 bateaux déjà la somme de 3,15 milliards de F CFA, un montant qui dépasse l’enveloppe allouée à la Comanav.
De plus, pendant que les Chinois se proposaient de livrer les trois bateaux à la Comanav cette année à l’occasion de la célébration du cinquantenaire, l’Inacom ne peut les sortir de ses chantiers navals qu'entre 2011 et 2012. Avec les bateaux chinois, la Comanav pouvait réduire la durée de son trajet au grand bonheur de ses clients surtout ceux du Nord du Mali qui mettent 6 à 7 jours avant d’arriver à destination.
Pourquoi avec tous les avantages consentis par les Chinois, le ministère de l’Equipement et des Transports décide d’octroyer le marché à l’Inacom qui n’est même pas spécialisé dans la construction de bateaux et qui entend faire l’apprentissage sur le dos de la Comanav ? Qui du ministère de l’Equipement et des Transports ou de la direction générale de la Comanav est habilité à lancer ce marché ?
Toujours est-il que selon M. Sogoba, la construction et la fourniture de bateau demandent une technicité particulière ainsi qu’une spécificité absolue. "Au Mali, seule la Comanav dispose des données fiables et suffisantes indispensables à la préparation d’un tel marché. Reprendre toute la procédure déjà effectuée marque une rupture dans le processus tendant à l’acquisition de la flotte suivant des caractéristiques suffisamment discutées
Face à cette situation, la section syndicale exige la diligence du dossier conformément aux vœux de développement de la croissance économique du chef de l'Etat. Il en appelle à l’implication personnelle du président ATT afin que le contrat de construction du bateau tel que conclu avec les partenaires chinois soit exécuté conformément aux clauses techniques.
Ramata S. Kéita
(stagiaire)

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IL FAUT LE DIRE
Fauteurs de contre performances !
Boycotter le championnat national de Ligue 1/Orange ! Telle est la trouvaille du Collectif des présidents de clubs de football qui entendent ainsi protester contre leur empêchement à honorer un contrat de sponsoring qui lie leurs équipes à la Sotelma/Malitel, l’opérateur historique de téléphonie au Mali.
Avec ce nouvel épisode, on est en droit de craindre que la sortie du tunnel, pour le football malien, soit reportée sine die même si la Fédération malienne de football (Malifoot) n’entend pas s’en laisser conter étant donné qu’elle a signé un contrat d’exclusivité avec Orange-Mali et qu’elle menace de sévir à l’encontre des protestataires. Avec ces positions figées, nul doute que c’est un bras de fer qui pointe à l’horizon.
Ce nouveau développement laisse penser qu’au-delà des joueurs, les contre performances en foot résultent en grande partie de la mésentente entre dirigeants sportifs. Cependant, sans vouloir prendre fait et cause pour qui que ce soit, il convient de préciser que la Fédération malienne de football est l’émanation de tous les clubs de football au Mali et qu’à ce titre, elle est la seule habilitée par l’Etat à œuvrer dans le sens de la préservation de l’intérêt supérieur du sport roi.
Dès lors, pourquoi signer sans son consentement un contrat dont elle pouvait entraver la bonne exécution sur le terrain ? Qui dans les milieux sportifs ne savait pas qu’un contrat d’exclusivité (panneaux publicitaires dans les stades, maillots des équipes floqués des insignes du 2e opérateur de téléphonie mobile, etc. contre une aide financière) existait déjà entre Orange et Malifoot ? La Fédération malienne de football n’a-t-elle pas en son sein une commission financière et de sponsoring ?
Faut-il pour autant absoudre la direction de Malifoot ? La réponse, à l'analyse, est non. D’abord parce qu’il n’y a aucune commune mesure entre les deux contrats. En terme de bénéfices, l’offre de Sotelma/Malitel paraît plus conséquente. De plus, en bottant en touche les nécessaires débats après l’élimination peu glorieuse des Aigles à la Can "Angola-2010" alors que la mode est aux excuses publiques ailleurs, elle crée des ressentiments et offre à ses détracteurs le fouet pour la flageller. Elle est tout aussi coupable de son peu d’empressement à trouver un nouvel entraîneur national et à bâtir une nouvelle équipe des Aigles à même d’honorer les couleurs nationales alors que les échéances sont là. Bref, à montrer la voie à suivre.
Dommage ! Les luttes intestines qui minent depuis longtemps le football malien font une fois de plus fi des barrières dressées, des ambitions, éclatent au grand jour et vont, si rien n’est rapidement fait pour les circonscrire, atteindre leur point culminant. Il est peut-être nécessaire de clarifier de nouveau les rôles des uns et des autres.
A. M. T.

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SEGOU
L'Université prend corps
En posant la première pierre de l’amphithéâtre de l’Université de Ségou, le Premier ministre a suscité l’espoir chez nos compatriotes sceptiques au sujet de l’ouverture très prochaine de la première université régionale.
Le Premier ministre Modibo Sidibé, accompagné du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, des membres de leurs cabinets respectifs, a procédé à la pose de la première pierre de l’amphithéâtre de l’Université de Ségou en présence des autorités administratives et politiques de la localité et d’une foule nombreuse.
Dans sept mois, les Ségoviens pourront voir le premier amphithéâtre de 500 places de leur Université qui sera bâtie sur une superficie de 9 hectares à Sébougou.
La réalisation de l’amphithéâtre de l’Université de Ségou d’un montant total de plus 900 millions de F CFA est un motif de satisfaction et de fierté dans la Capitale des Balanzans qui inaugure du coup le processus de décentralisation de l’Université publique au Mali.
Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le choix de Ségou pour installer la première université régionale a tenu compte des énormes potentialités agro-industrielles de la 3e région.
" Le gouvernement s’attend à ce que l’Université de Ségou apporte une solution à la trop forte concentration d’étudiants à Bamako", a par ailleurs précisé Mme Siby Ginette Bellegarde. Et d’ajouter que le processus de décentralisation de l’Université va contribuer à fixer des compétences et à stimuler une activité intellectuelle et économique.
Pour elle, l’Université de Ségou devra reposer sur un certain nombre de principes. L’Etat doit, a-t-elle indiqué, assurer les charges liées aux investissements et au fonctionnement pédagogique. "Les collectivités locales ont une part active dans l’organisation des aspects sociaux, dont l’hébergement, la restauration, et le transport".
Aussi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique dira que l’organisation pédagogique de l’Université de Ségou va être basée sur des filières professionnalisantes courtes et sur les premiers cycles (licences) universitaires généraux pour faire face à la massification des étudiants.
Il faut noter que les filières de l’Université de Ségou seront regroupées au sein de Facultés comme : la Faculté d’agronomie et de médecine animale (Fama), la Faculté du génie et des sciences (Fages), la Faculté des sciences de la santé (Fass) et la Faculté des sciences sociales (Fasso).
Amadou Waïgalo


Grève des enseignants : le PM prône le dialogue
Profitant de la tribune de la pose de la première pierre de l'Université de Ségou, Modibo Sidibé a lancé un appel fort aux enseignants. Il leur a conseillé de revendiquer tout en continuant à travailler. "Ce n’est pas dans la défiance et dans l’arrêt de travail que nous allons trouver une solution aux problèmes", a rappelé le Premier ministre. Il a révélé que le gouvernement est en train de travailler dans le sens de l’amélioration des rémunérations et du plan de carrière des enseignants.
Le chef du gouvernement a reconnu le retard dans l’analyse des revendications imputables à plusieurs facteurs. Le gouvernement doit aussi convaincre les partenaires à prendre en compte les revendications des enseignants qui observent une grève illimitée depuis le 18 mars dernier. Modibo Sidibé a invité les enseignants au dialogue au profit d’une école apaisée et performante.
A. W.

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CHARGE A L’ESSIEU
Un moratoire jusqu’au 1er juillet
La rencontre de Ouagadougou entre transporteurs et experts de l’Uémoa sur l’application de la charge à l’essieu s’est achevée le vendredi 19 mars. Les transporteurs devront se soumettre au péage le 1er juillet.
La grève des syndicats de transporteurs maliens contre le péage et les tracasseries routières avait été levée pour faire place aux négociations de Ouagadougou, qui se sont tenues les 18 et 19 mars. L’opérateur économique Bakoré Sylla avait mis la main à la poche en mettant une caution de 50 millions de F CFA à la disposition du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) pour payer les charges du péage sur la période du 15 au 31 mars 2010.
Les conclusions de la rencontre du Burkina à laquelle ont participé les ministres des Transports des pays de l’Uémoa ainsi que les syndicats et conseils des chargeurs, les experts de l’Uémoa, n’ont pas pu dissiper totalement le malentendu. Le point de discorde fondamental qui porte sur la remise en cause du péage, n’a pas été vidé à la satisfaction des camionneurs.
La charge à l’essieu de 11.5 tonnes verra son application le 1er juillet 2010. Ce qui n’est pas du goût des transporteurs équipés de camions de 60 tonnes et plus, qui craignent un renchérissement du coût des produits de première nécessité. Les syndicats de transporteurs sont surtout obnubilés par l’inapplication du péage dans les ports de Dakar, Abidjan et Lomé qui sont pourtant des pays membres de l’Uémoa.
Mais ces cas sont jugés comme des concurrences entre des ports avec une mauvaise expérience vécue par les ports du Ghana et qui a fait fuir des camions en direction des ports qui n’appliquent pas encore la mesure. Pour les ports qui traînent encore les pieds, la réunion de Ouaga leur a signifié le délai du 31 décembre 2010 pour s’exécuter.
Un moratoire de deux ans a été demandé par les autorités maliennes en faveur des camions citernes et d’autres transporteurs qui se sont équipés récemment de types nouveaux de véhicules.
Les experts, selon les informations qui nous sont parvenues de la capitale du Burkina Faso, ont fait peser l’argument selon lequel il en va de l’intérêt de tous les pays de sauvegarder son patrimoine routier. Et cela est une exigence de l’Union européenne, le principal bailleur de fonds intervenant dans la construction des routes.
Au plus fort de la crise ivoirienne en 2002-2005, le Mali avait été épargné par la rupture de stocks, grâce à l’époque au Conseil malien des chargeurs (CMC) dont le président Amadou Djigué avait usé de son poids pour éviter les rackets et autres tracasseries aux chauffeurs maliens dans les zones de rébellion. En temps de paix et sur notre propre territoire, il est mal aisé d’apprendre que les barrières de sécurité servent à délester les chauffeurs de leurs derniers sous sans reçu.
La rencontre de Ouaga a également parlé de cet aspect en renvoyant chaque pays à l’application stricte des textes communautaires contre les agents de sécurité qui se rendent coupables de tracasseries routières. Le péage étant une obligation pour maintenir nos routes en vie, la lutte contre les tracasseries routières n’est pas de la mer à boire pour nos autorités.
Abdrahamane Dicko

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GENDARMERIE ET CIQUANTENAIRE DU MALI
La maréchaussée communique
Le Mali a 50 ans, l’occasion pour la gendarmerie nationale de jeter un regard sur le passé, de se projeter dans l’avenir.
" La peur du gendarme est le commencement de la sagesse", entend-on souvent. Le propos est certes situé dans un passé lointain, mais il garde encore son contenu. En effet, de tout temps, le gendarme a incarné à la fois la crainte et le respect. Ici au Mali, nous avons coutume de répondre à celui qui nous menace d’une convocation à la police, par un cinglant : "Convoque-moi à la gendarmerie si tu veux !"
Implicitement, nous voulons dire que c’est plus sérieux. Le gendarme est le seul militaire (oui, c’est un corps 100 % militaire contrairement à la police, à la douane, etc.) avec lequel la population a un contact direct. Il a aussi la réputation de l’intellectuel, de l’homme sévère mais juste, intelligent et perspicace. Alors, qu’en est-il du gendarme malien d’aujourd’hui ?
C’est pour procéder à cette introspection nécessaire que le directeur des écoles de gendarmerie du Mali, le colonel Diamou Kéita a reçu collègues et invités dans son institution de Faladjé, le jeudi 18 décembre 2009. On peut dire que le gratin de la maréchaussée était là. Il y avait une tonne d’épaules galonnées et de tenues vert-olive.
Le lieutenant-colonel (à la retraite) Sabaké Dembélé, premier conférencier, n’a pas déçu. Mémoire vivante de la gendarmerie nationale qu’il a intégrée en 1962, il a fini sa carrière 32 ans plus tard. Il a consulté des milliers d’archives pour brosser une histoire de ce corps créé, il y a 800 ans. Huit siècles ! Il a parlé de cette maréchaussée, des sénéchaux, ancêtres des gendarmes. Ils avaient d’abord pour rôle le contrôle de la Cour royale, puis le maintien de l’ordre et de la discipline sur les champs de bataille. Ils avaient le pouvoir d’arrêter, de juger, de condamner et d’exécuter. Ce corps est une création typiquement française et tous les pays qui en possèdent y ont puisé leur inspiration.
C’est le 16 février 1791 que Napoléon Bonaparte a signé une ordonnance donnant le nom officiel "gendarmerie" à la maréchaussée de France. Le lieutenant-colonel a évoqué la période coloniale. C’est en 1843 que virent le jour les deux premières brigades en Afrique de l’Ouest plus précisément à Saint-Louis et Gorée, au Sénégal. Toutes les colonies en auront. Au Mali, celles de Bandiagara (1908) et d’Ansongo sont parmi les plus anciennes. A la veille des indépendances, l’état-major de notre gendarmerie siégeait dans la bâtisse occupée actuellement par le ministère de la Communication.
Ouverture et défis à relever
A l’indépendance, le seul officier malien, gendarme de formation était Balla Koné, chef d’escadron. Les écoles de Faladjé portent d’ailleurs son nom. Il est diplômé de la plus célèbre école de gendarmerie du monde, Melun, en France. Tous les officiers pionniers de la gendarmerie malienne sont morts aujourd’hui, regrettera le conférencier.
Le colonel Diamou Kéita, second intervenant nous a appris que son institution couvre aujourd’hui 90 % du territoire et 60 % de la population en zones rurales, suburbaines, les voies de communications et les frontières. Les gendarmes sont des militaires dépendant de la Défense nationale mais sous emploi du ministère de la Sécurité intérieure. Ils sont 397 officiers pour un total de 4249. Il y a 83 brigades territoriales, 9 brigades routières, 2 mixtes, 2 fluviales et 2 aériennes. Le service d’investigations judiciaires complète le tableau.
En fait, sur les 4249 gendarmes cités plus haut, il y a 99 femmes et c’est une nouveauté. La gendarmerie a longtemps été vouée aux enfers par les groupes féministes qui le considéraient comme la dernière forteresse à prendre. Les "anciens" ne voulaient pas de "femelles" dans leur univers macho. Mais au vu des recrutements, plusieurs ont changé d’avis. Il est vrai qu’à la conférence, les "gendarmettes" ont fait sensation surtout auprès des civils. Il y avait d’ailleurs une Kanté très espiègle et que je soupçonne d’être en plus intelligente. Le monde à l’envers !
Le colonel Kéita a reconnu que les dames vont contribuer à humaniser le corps. Un corps qui doit faire face aux défis du banditisme transfrontalier, du terrorisme, du trafic de drogue, etc. La gendarmerie malienne doit se moderniser, recruter des éléments qui comprennent les défis de la criminalité moderne et comment y faire face. Elle doit serrer les liens avec la police, la douane et la garde nationale, renforcer la coopération sous-régionale pour atteindre ses objectifs. La gendarmerie doit remplir plus efficacement son rôle : assurer la sécurité des biens et des personnes, défendre le territoire national.
Les invités et intervenants ont parlé des maux de la gendarmerie actuelle. Bien sûr, il faut évoquer l’indiscipline dans les rangs, un certain laxisme et un recrutement douteux. Mais votre serviteur n’a pu poser de questions. Le capitaine Ndiaye qui faisait office de maître de cérémonie n’a jamais vu mon doigt levé. Il me doit un kilo de thé.
Ousmane Sow

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Protestations à Gao
Si le Recensement administratif à vocation d’état civil (Ravec) s’est passé sans problème majeur dans les régions du Sud, à Gao, une marche vient de se tenir pour protester contre le déroulement de l'opération.
Pour montrer leur opposition à certaines décisions des autorités de Gao sur le déroulement du Ravec, les agents recenseurs en poste dans la Cité des Askia se sont fait entendre vendredi 19 mars. Une marche de protestation est partie de la préfecture à l’Assemblée régionale de la ville. Tout au long de la marche, les agents ont exprimé leur ras-le-bol et dénoncé la "prise en otage" du Ravec par les autorités de la ville.
Tout est parti de la décision de la préfecture de faire retourner 47 agents venus de Bamako, alors que la prolongation du contrat est décidée et effective à Mopti, Tombouctou et Kidal (le contrat a officiellement pris fin le 15 mars). Pourquoi Gao, se sont indignés les agents ?
Ce qu’il faut savoir, c’est que le Ravec à Gao est loin d’être terminé. A cause d’une pénurie de fiches d’enrôlement, le travail est arrêté.
En tout état de cause, le préfet de Gao n’a pas bronché et avait refusé de recevoir les agents en colère. Seul le vice-président de l’Assemblée régionale de la ville avait promis de s’informer sur la véracité de la décision de retour.
Aux dernières nouvelles, samedi 20 mars, les autorités ont décidé de prendre en compte les préoccupations des "frondeurs". Depuis bientôt deux semaines, le Ravec à Gao est arrêté à cause d’une rupture de fiches d’identification, ce qui fait que plusieurs localités de la région attendent d’être enrôlées.
La semaine dernière, au département de l’Administration territoriale, on avait promis que les matériels manquant seraient incessamment acheminés sur le terrain.
A la pénurie de stock papiers s’ajoute la menace de protestation. Toutes choses qui font que de nombreux agents ne cessent de s’interroger : pourquoi c’est à Gao que les problèmes surgissent ? D’aucuns pensent qu’il y a des explications à cela. Mais, il faudrait que le département s’investisse très rapidement pour la réussite du Ravec en 7e région.
Abdou Gounzourèye

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COB-PRIMEIRO DE AGOSTO : 0-0
Les Verts dans un jour sans
En match aller des 16es de finale de la Coupe Caf disputé samedi dernier au stade Modibo Kéita, le COB a été tenu en échec (0-0) par les Angolais du Primeiro de Agosto.Le COB peut encore rêver sur la suite de la Coupe Caf. L’équipe de Moussa Konaté a arraché un nul vierge au stade Modibo Kéita. Malgré le résultat nul, l’optimisme demeure chez les Verts. "C’est un bon résultat par rapport au jeu qu’on a produit. On a accompli la moitié du travail. Le match retour s’annonce difficile, mais pas impossible et nous allons nous qualifier en Angola", promet le capitaine du Club olympique de Bamako, Mouhamed Fall.
Il faut dire que tout reste à faire pour les deux équipes dans deux semaines. Mais, au vu de ce match, le danger coté COB, peut venir d’Amadou Diamouténé qui a pu tirer son épingle du jeu. Il a permis au bloc du COB d’être plus homogène, même s'il n'a pas été percutant. Il a créé des mouvements et offert des solutions sur les côtés à ses partenaires. Contrairement au Libérien Melvin, très peu en vue, Diamouténé, qui a cédé sa place à la 85e à Boubacar Dembélé, a donné du fil à retordre à la défense angolaise.
Si l’équipe avait profité de ses services, elle aurait peut-être empoché le point de la victoire. Dans dix jours, les poulains d’Ibrahim Diallo devront montrer plus d’envie et de volonté que ce qu’ils ont proposé samedi dernier.
Boubacar Diakité Sarr

Le Stade s’incline
En match aller des 16es de finale de la Coupe Caf, disputé samedi dernier au stade Robert Champroux de Marcory (Côte d’Ivoire), le Stade malien de Bamako, détenteur du trophée, s’est incliné (2-0) face à Séwé Sport de San-Pédro. "C'est un match de football et nous espérons faire un bon résultat au match retour", a déclaré à la fin de la rencontre, l’entraîneur du Stade, Djibril Dramé. Le match retour est prévu dans deux semaines au stade Modibo Kéita.
B. D. S.

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