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2010

Mois de mars

Les Echos du 18 mars

 

CONTRE L’INSALUBRITE A BAMAKO
Une journée avec la brigade d’assainissement
Jouer le rôle d’appui/conseil au niveau des communes pour la protection et la promotion des ouvrages d’assainissement, la sensibilisation des populations sur la qualité du cadre de vie, sont les objectifs des brigades d’assainissement de la direction régionale de l’assainissement, du contrôle de la pollution et des nuisances du district de Bamako (DRACPN).
Les activités de la brigade d’intervention sur le plan de l’assainissement font parties d’un programme lancé le 12 janvier 2010. Elles s’étendront sur 3 mois, jusqu’au 13 avril 2010 et concernent les six communes du district de Bamako.
Le programme prévoit une visite chaque jour dans les communes et un rapport bilan toutes les semaines. La brigade a pour mission d’appliquer les textes législatifs et réglementaires aux pollueurs et profiter de l’occasion pour procéder à une sensibilisation autour de l’assainissement de leur cadre de vie.
Mardi 16 mars, l’équipe, composée de 10 agents et 2 journalistes s’est surtout intéressée aux ouvrages d’assainissement défectueux, aux branchements aux caniveaux et collecteurs, aux teinturières, aux aires de lavage déversant leurs eaux usées dans les caniveaux et collecteurs.
Les constats étaient similaires dans toutes les communes, indique Bassy Coulibaly, chef d’équipe. Les activités déjà menées par la brigade sur la gestion des déchets liquides, des eaux usées, des nuisances sonores dans les autres communes, poursuivra-t-il, montre que les GIE sont défaillants. "Les anciens quartiers ont besoin d’égouts. Toutes les concessions sont branchées sur les collecteurs, caniveaux ou donnent directement sur la rue". Selon lui, l’accent est mis sur les quartiers comme Banconi, Niaréla, Bozola, Sabalibougou et Dianéguela, les espaces réservés des teinturières où la pollution est plus accentuée tant au niveau des déchets liquides que solides.
A Daoudabougou, où la visite a commencé dans la rue 74 derrière l’ambassade d’Algérie, toutes les familles sans exception ont un puisard défectueux à ciel ouvert avec écoulement des eaux usées sur la voie publique.
Eaux usées, mouches et moustiques…
Ici, les enfants vivent et s’amusent dans les ruelles aux odeurs nauséabondes, infestées de moustiques, mouches. Plusieurs résidents pratiquent la teinturerie dans les cours et déversent les eaux usées dans la rue. Les ouvrages appropriés pour recevoir les eaux usées de teinturerie n'existent pas.
D’énormes quantités d’eaux usées de teinturerie sont déversées directement dans le fleuve. Selon un agent d’assainissement, les branchements d’eaux usées aux collecteurs et caniveaux sont courants, tant au niveau des ménages que des aires de lavage.
" L’organisation de la brigade fait partie de la mission d’assainissement de la DRACPN. Malgré notre effectif réduit, le besoin s’est ressenti par l’état d’insalubrité du district, qui interpelle plus d’un habitant. Il nous a paru propice, après une longue période de sensibilisation, de faire face à notre devoir de techniciens chargés de faire observer un certain nombre de comportements visant à offrir un meilleur cadre de vie".
Des agents indiquent néanmoins qu'ils ne rencontrent pas beaucoup de difficultés dans l'exécution de leur tâche. Cependant, ajoutent-ils, leurs visites de terrain sont souvent mal comprises par certaines personnes qui montrent des réticences à leur égard.
Aux dires d’Abdrahamane Bah, chef de division réglementation et contrôle à la Dracpn, outre l’insalubrité dans la ville de Bamako, il y a trop d’incivisme au Mali. M. Bah se dit indigné qu’à Bamako des personnes construisent des villas sans un système d’assainissement personnel (fosse septique, puisard etc.)
Pour renforcer les capacités des agents d’assainissement, 3 autres brigades seront lancées le samedi prochain à la mairie de la Commune V.
Aminata Traoré
(stagiaire)

TEMOIGNAGES
Des Bamakois épinglent l'incivisme environnemental
A l'issue de la tournée de la brigade, quelques personnes ont bien voulu se prononcer sur l'incivisme environnemental qui prévaut à Bamako en particulier, au Mali en général.
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Oumou Coulibaly (ménagère) :
" Nous vivons dans une cour commune dont nous ne connaissons pas exactement le propriétaire. La maison ne dispose pas de puisard et pour éviter que les eaux usées des toilettes ne rentrent dans la concession, nous sommes obligés de les déverser dans la rue ainsi que les eaux et ordures ménagères. C’est une pratique à laquelle beaucoup de personnes s’adonnent. Soit ils le font la nuit soit ils font des trous pour que l’eau usée puisse couler pour éviter tout débordement".

Bakary Konaté (un habitant de Daoudabougou) :
" Ma voisine est une teinturière. A cause d'elle, nous vivons un calvaire ici. Elle déverse ses eaux usées dans un puisard défectueux qui coule dans un caniveau qui débouche sur une place publique qui servait de lieu de prière sur les défunts. Toutes les initiatives pour avoir un environnement sain sont restées vaines et d’autres habitants font de cet espace un dépotoir d’ordures qui polluent encore plus notre atmosphère".

Djénéba Bagayoko (agent du contrôle de pollutions et nuisances) :
" Les populations pensent qu’après le paiement des contraventions, elles peuvent continuer à polluer l’environnement. Par rapport aux populations touchées par l’insalubrité des eaux usées, la communication est facile, ils nous comprennent. Mais souvent il faut se montrer sévère pour se faire entendre. Ce sont les teinturières de Diandjiguila qui sont les réfractaires à toute communication et ne veulent pas changer de comportement. Mais, tant qu’il y aura nuisance, nous interviendrons".
Aminata Traoré
(stagiaire)

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SALAM DIAKITE, SPECIALISTE DU LMD AU MALI
" Les étudiants ne peuvent pas exiger le retrait du LMD"
Considéré comme le spécialiste de l’introduction du système licence, master et doctorat (LMD) au Mali, Salam Diakité chargé de mission au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’insurge contre la doléance du comité AEEM de la Faculté des sciences et techniques (Fast) qui exige le retrait du LMD à cause de nombreuses difficultés qui se traduisent par les faibles résultats des étudiants aux examens. Tout en reconnaissant la nécessité d’améliorer les conditions de travail dans les facultés, il impute, dans cette interview, les difficultés au faible niveau des étudiants. Entretien !
Les Echos : Qu’est-ce que le système LMD et quelle est sa différence avec le système classique actuellement en vigueur dans les facultés et grandes écoles ?
Salam Diakité : Quand on parle du LMD, il s’agit tout simplement de la création d’un espace d’enseignement supérieur qui soit reconnu par tous les Etats membres de cet espace. L’idée telle qu’on la connaît a germé en Europe en 1999 quand les ministres de la Grande-Bretagne, de France, d'Italie et d'Allemagne se sont réunis pour l’uniformisation des diplômes et des formations. C’est ce qui a conduit à l’adoption de trois diplôme de référence : licence, master et doctorat (LMD). Sa différence avec le système classique est que dans le système en vigueur présentement il y a plusieurs diplômes. Les méthodes de passage diffèrent. Le système classique n’induit pas nécessairement la reconnaissance des diplômes d’un Etat à un autre Etat. Il n’encourage pas non plus la mobilité des étudiants et des enseignants tel que le LMD le recommande.
Les Echos : Le Mali est-il le seul pays de la sous-région à s’être engagé dans le LMD ?
S. K : Non, il faut lever l’équivoque. Dans la sous-région, beaucoup d’universités sont déjà dans le système et d’autres ne le sont pas. Il n’a jamais été dit que les universités doivent forcément entrer dans le système LMD en même temps. Il y a eu des réunions des ministres qui ont demandé que les Etats africains aillent au LMD, mais à leur rythme. Aujourd’hui, ce qu’il faut retenir, c'est que le LMD est incontournable si on doit aller à la mondialisation.
Les Echos : Pour parler du cas précis de la Faculté des sciences et techniques (Fast), son comité AEEM vient d’observer une grève de 48 h pour exiger le retrait du LMD. Il estime que la Faculté n’est pas prête à cause du manque criard de ressources didactiques et matérielles. Qu’en dites-vous ?
S. K : Je pense que les étudiants ne peuvent pas demander le retrait du système LMD. On peut éventuellement demander à améliorer les conditions de travail et d’études des étudiants et des enseignants. La Fast, nous l’avons choisie comme Faculté pilote compte tenu de son effectif acceptable, susceptible d’accueillir l’expérimentation du système LMD. Aussi, la Fast a l’avantage d’avoir un spécialiste LMD en la personne du Pr. Watini Diallo. Je reconnais par ailleurs que le problème de la Fast est complexe.
Il y a trois semaines, les responsables de l'AEEM de l’établissement sont venus nous voir pour nous faire part des difficultés qu’ils ont par rapport à l’application du LMD par les enseignants. Il faut reconnaître que ce sentiment est partagé par beaucoup de gens, mais à la lumière des vérifications, nous avons constaté qu’en réalité il y a un problème de niveau des étudiants. Les différentes approches dont parle le LMD ont été appliquées à la Fast. Par exemple la compassion, c’est-à-dire quand l’étudiant n’a pas la moyenne dans certaines unités d’enseignement, cela peut être compensé par une autre unité d’enseignement. Mais à la Fast les notes ne sont guère bonnes, ce qui a même amené l’administration à descendre jusqu'à 6,5 pour relever les notes à 10. Cela dit, nous reconnaissons que les enseignants ne sont pas dans les meilleures conditions d’application du LMD parce qu’il faut des laboratoires, des équipements scientifiques pour rehausser la qualité de l’enseignement.
Les Echos : Donc, vous reconnaissez que le Mali serait mal préparé pour cette innovation pédagogique ?
S. K : Non, j’ai toujours dit qu’on ne peut jamais être bien trop préparé pour une reforme éducative. Je reviens comme ça d’Autriche, les Etats européens qui sont rentrés dans le LMD n’étaient pas bien préparés, mais aujourd’hui ils sont en avance. Je pense qu’on doit aller avec les moyens de bord et améliorer les choses au fur et à mesure.
Propos recueillis par
Amadou Waïgalo

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MAMADOU KHOULE, EXPERT EN COMMUNICATION A LA CEDAO
« Les journalistes ont un rôle important à jouer dans le PCD »
Le responsable de la communication pour le Programme communautaire de développement (PCD) a bien voulu nous entretenir sur ses attentes sur l’atelier sous-régional qui se tient présentement à Bamako.
Les Echos : Des journalistes de la Cédéao sont réunis depuis mardi pour un atelier sur le PCD. Est-ce que vous pouvez nous dire en quoi consiste le processus PCD ?
Mamadou Khoulé : La Cédéao compte 15 Etats membres qui constituent la région Afrique de l’Ouest. Nous avons décidé de réunir tous les réseaux de journalistes économiques dans la région pour discuter avec eux d’une contribution possible et que ces réseaux vont apporter pour le Programme communautaire de développement qui est exactement la concrétisation, la matérialisation de la vision des chefs d’Etats et de gouvernement qui veulent maintenant passer d’une Cédéao des Etats à une Cédéao des peuples. Ce qui veut dire que toutes les populations, tous les segments de populations dans cet espace Cédéao dans la région Afrique de l’Ouest soient impliqués dans ce processus. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de voir ce qui se passe actuellement dans la région.
Vous savez que la Cédéao a été créée au mois de mai 1975 et que depuis les citoyens dans les quinze Etats connaissent plus la Cédéao en terme de règlements de conflits, en terme de casques blancs (Ecomag) alors que la Cédéao fait énormément de choses dans le domaine de l’énergie, des l’infrastructures, de construction des routes. Comment parvenir à rendre cela plus visible ?
C’est pourquoi, on a réuni ces journalistes pour voir avec eux dans quelle mesure on peut leur fournir des informations qu’ils puissent traiter au niveau de leur rédaction. Pour revenir au PCD, depuis 1975, la Cédéao est plus connue dans le règlement des conflits, des médiations, alors que la mission véritable de la Cédéao est économique. Elle doit promouvoir le développement économique et humain de manière générale dans cette zone de l’Afrique de l’Ouest.
Il faut le matérialiser. La matérialisation, c’est le Programme communautaire de développement. Quand on parle de PCD, ce n’est pas au niveau de la base, c’est-à-dire au niveau des villages, c’est au niveau de l’espace des 15 Etats. Il s’agit de voir qu’est-ce qu’on peut faire véritablement. Est-ce que si nos 15 Etats mettent ce qu’on peut faire pour développer cette région de l’Afrique de l’Ouest et surtout pour donner de l’espoir aux jeunes pour qu’ils sachent qu’il y a des gens qui sont en train de travailler. Il y a des projets très porteurs qui sont dans ses régions.
Est-ce que ce n’est plus la peine de partir ailleurs. En quelque sorte, c’est la synthèse de tous ce qu’il y a comme projets, réalisations et programmes dans la région Afrique de l’Ouest pour mettre en symbiose et développer la région pour que sur le plan économique, social, culturel que l’Afrique de l’Ouest puisse atteindre son développement véritable.
Les Echos : A travers la tenue de l’atelier, vous avez un objectif à atteindre. Qu’est-ce que la Commission de la Cédéao attend des médias ?
M. K. : Lorsque la presse a un rôle à jouer comme la société civile, nous la considérons comme partie intégrale de la société civile, comme le secteur privé, comme les Etats, comme les ONG, etc.
Donc, la presse a un rôle extraordinaire à jouer et il s’agit maintenant de discuter avec elle et que même les propositions viennent d’elle-même. Ça, c’est une innovation du PCD.
Ce n’est pas un programme qui est élaboré à Abuja ou par des experts étrangers qui vont venir nous l'imposer. C’est un programme qui va être élaboré à la base, chaque segment de la société va dire qu’est-ce qu’il peut faire.
Les journalistes économiques sont réunis aujourd’hui pour dire comment ils voient le processus de développement en Afrique de l’Ouest, le Programme de développement communautaire de développement et quelle est leur contribution qu’ils veulent mettre pour le développement de la région.
Ce sont tous les acteurs, tous les segments de la population Afrique qui vont être impliqués et que chaque population dise elle-même qu’est-ce qu’elle va apporter et c’est tout cela qu’on va compiler. Ça va être la contribution de la société civile. C’est ça qui va faire PCD.
Les Echos : Au sortir de l’atelier, il va y avoir des recommandations, un plan d’action, est-ce que vous pouvez nous dire que ses recommandations seront prises en compte par la Cédéao ?
M. K. : Les recommandations et les plan d'action seront appliqués, mais pas par la Cédéao elle-même, mais elle va accompagner les réseaux de journalistes dans chaque pays pour l’accomplissement de ces plans d’action.
Propos recueillis par
Amadou Sidibé

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COUPURE D’EAU ET D’ELECTRICITE
Péril sur les producteurs de glace
Les producteurs et revendeurs de glace et d’eau fraîche sont les principales victimes des coupures d’eau et d’électricité. Les effets néfastes des coupures sur leur affaire sont énormes.
Les coupures d’eau et d’électricité causent bien des désagréments aux citoyens. En plus de la souffrance qui découle de la forte chaleur qui sévit ces derniers temps sur le pays, les coupures intempestives paralysent le travail dans de nombreux services. Les producteurs et revendeurs de glace et d’eau fraîche sont parmi les premières victimes de ce délestage qui ne dit pas son nom.
Les coupures jouent beaucoup sur la fabrique de glace. Elles ralentissent la production et sont à l'origine de la rupture de stock de glace sur le marché. Oumar Traoré, gérant d’une petite fabrique, explique que les coupures d’eau et d’électricité ont un effet néfaste sur leur chiffre d’affaires surtout en cette période où les gens en ont fortement besoin.
Le gros problème, à l'en croire, c’est qu’avec les coupures intempestives d’électricité, les machines sont exposées à de graves risques. "Quand les installations sont sécurisées, les machines s’arrêtent bien avant les coupures lorsque la tension des réseaux n'est pas bonne. Cela ralentit la production. Mais quand l’installation n’est pas sécurisée, les coupures provoquent carrément le réchauffement à de moteurs".
Sidiki Doumbia

DESSERTE D'EDM
La colère d'usagers
Madou Diallo (électricien) :
" Je ne conçois pas du tout qu’avec tous ces barrages (Manantali, Sélingué et Balingué) que l’EDM n’arrive pas à couvrir les besoins de la population en eau et en électricité surtout en cette saison de chaleur. Par contre bien que la Côte d’Ivoire n’ait pas de barrages, le pays ne connaît pas de coupures d’électricité et de l’eau intempestive comme c’est le cas chez nous. Et c’est avec ce pays, qui ne dispose d’aucun barrage, que nous sommes en train de négocier le courant, c’est inadmissible. Avec nos potentialités, l’Energie du Mali devrait pouvoir satisfaire les besoins de la population en eau et en électricité, car l’excès de chaleur peut facilement tuer surtout les malades et les personnes âgées".

Issa Diallo (commerçant) :
" Il y a trop de coupures d’électricité et d’eau ces temps-ci. S’il y a coupure de courant, c’est tout notre sommeil qui est perturbé. Très généralement s’il y a coupure de courant en Commune IV, vous trouverez que le point d’accueil d'EDM est aussi affecté. Et si cela arrive, nous sommes contraints de repartir et de revenir une autre fois pour payer nos factures, car après coupure d’électricité, il refuse de mettre en marche leur groupe électrogène pour satisfaire la clientèle".

Ladji Touré (chauffeur) :
" L’Energie du Mali ne fait rien. Elle ne satisfait jamais la population au moment où elle en a le plus besoin. La période de chaleur n'est pas le moment pour couper le courant et l’eau à des paisibles citoyens. Il y a beaucoup de chose que l’EDM devra revoir dans sa gestion, prendre des précautions adéquates pour éviter des coupures d’eau et d’électricité et multiplier les guichets pour apaiser la souffrance des usagers qui sont obligés de faire de longues queues pour payer leurs factures".
Ramata S. Kéita
(stagiaire)

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EDUCATION
Le PPCC pour l'EPT
Le développement de l’éducation par le renforcement de la communication et une cohésion de vue de tous ses acteurs est une préoccupation du ministère l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales (MEALN).
Le secteur de l’éducation est animé par des acteurs variés et divers qui doivent avoir une vision commune et mener des actions concertées à travers le renforcement de la communication entre eux.
C’est conformément à cette réalité que le MEALN, en partenariat avec l’Unicef, organise un atelier national de formulation des plans de plaidoyer, de communication pour le changement de comportement (PPCCC) en appui à l’Education pour tous (EPT).
L’objectif de l’atelier dont les travaux ont démarré lundi 15 mars 2010 au Centre Aoua Kéita est, selon le chef de cabinet du MEALN, Adama Coulibaly, d’obtenir un consensus, une vision commune et des stratégies de communication en faveur du développement de l'EPT.
" De façon spécifique, il s’agit d’analyser les forces et les faiblesses, les opportunités de communication et proposer un plan stratégique pour la communication en faveur de l‘éducation de base et du développement du jeune enfant", a précisé M. Coulibaly.
La représentante de l’Unicef, Deborah McWhinney, s’est félicitée du progrès réalisé par le Mali dans le domaine de la scolarisation pour tous. Cependant, elle a estimé que ces progrès sont loin d’être suffisants. A l’en croire, les statistiques font ressortir que sur 100 enfants maliens en âge d’aller à l’école, plus de 40 ne sont toujours pas en classe.
Les acteurs, qui prennent part à la session qui dure cinq jours, devront faciliter le développement de plans régionaux de plaidoyer et de communication fondée sur les réalités locales.
Amadou Waïgalo

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MOUSSA SIDIBE, PREMIER ACTEUR DE FILM MALIEN
" Nous sommes dans les oubliettes"
Il est le premier acteur à jouer un rôle dans un film documentaire du Mali post-indépendant "Demain à Nanguila" et "Le retour de Tiéman". Il s’appelle Moussa Sidibé, ancien directeur adjoint du Centre national de production cinématographique. De la même manière qu’on reconnaît à Souleymane Cissé d’être le doyen des cinéastes maliens, M. Sidibé, mérite d’être connu des cinéphiles maliens surtout en cette année du cinquantenaire de l’indépendance du Mali. Cahier culture est parti à la rencontre de ce vieux de 73 ans à la retraite chez lui. Dans un entretien à bâtons rompus, il parle des deux films et du cinéma malien.
Les Echos : Qui est au juste Moussa Sangaré ?
Moussa Sangaré : Je suis le fils d'Ibrahim et de Manoumou Sangaré. J’ai fait mes études primaires à Siracoro et secondaires au Collège technique moderne de Bamako. Pour raison de maladie, je n’ai pas pu terminer mes études à ce niveau. Dieu faisant bien les choses alors que j'étais en poste à Macina, on m’a fait appel pour jouer le rôle d’acteur dans le tout premier film documentaire du Mali, "Demain à Nanguila".
Les Echos : Parlons un peu de "Demain à Nanguila". Comment vous êtes venu dans ce film ?
M. S. : C’est le destin, le hasard qui a voulu que je sois acteur du film "Demain à Nanguila". C’est une initiative de Dr. Seydou Badian Kouyaté, alors ministre du Plan et de l’Economie rurale du président Modibo Kéita. C’est un film de vulgarisation agricole. La trame ? Un garçon quitte son village pour la ville. Il cherche à travailler, mais n’y arrive pas. Après quoi, il fait le petit commerce de billet devant le cinéma…
J’étais agent dans la Haute vallée du Niger. Youssouf Tata Cissé et moi faisions des enquêtes sociologiques démographiques et agricoles dans la Haute vallée du Niger dans le secteur de Bancoumana. Un jour, il y a mon directeur du bureau de développement agricole qui vient me voir accompagné du réalisateur et d'un technicien. On était en train de faire monter le toit de chôme. Ils se sont arrêtés pour nous regarder. Quelques jours après, mon directeur de projet est venu me dire de partir à Bamako. A l’essai, j’ai été immédiatement retenu.
Les Echos : Qu’est ce que les deux films ont représenté pour vous ?
M. S : Juste après le tournage du film, le Mali venait d’accéder à l’indépendance en 1960. Une année après le Mali a présenté le film au Festival international de films documentaires à Moscou. "Demain à Nanguila" a eu un succès fou et a même été primé. C’est à la suite de cela que le Mali a eu ses premières bourses de formation des animateurs de cinéma. Le fait d’être le premier Malien à jouer dans un film, m’a fait plaisir. C’est une fierté. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être le premier acteur malien.
Après ce film, j’ai joué dans le film "le Retour de Tiéman", qui est une répétition de "Demain à Naguila". L’histoire retiendra ma participation comme premier acteur malien d’un film. On venait d’être indépendant, il n'y avait pas de structures cinématographiques, seulement des salles de projections qui appartenaient à des structures de distribution de films. Ce que je peux dire, c’est que je suis ravi que le film soit le propulseur du cinéma malien.
Les Echos : Est-ce que vous avez eu des récompenses de la part des autorités ?
M. S. : Les médailles, je n’en ai pas besoin. Parce que les médailles au Mali, c’est du copinage. Nous les anciens sont dans les oubliettes. Quelques années après le film, j’ai été en France, rencontrer la réalisatrice de "Demain à Nanguila". On a eu des moments de joie avec tout le monde. Au pays, j’ai reçu une médaille. Mais quelques années après lorsqu’on devait me décerner une deuxième médaille, mon nom a été retiré de la liste alors que j’étais absent. Après les événements de 1991, j’ai occupé le poste de directeur adjoint du CNPC.
Les Echos : Quel commentaire faites-vous du cinéma malien aujourd’hui ?
M. S. : Le cinéma malien évolue tant bien que mal. Avec toutes les difficultés rencontrées qu’il connaît, je lui tire vraiment le chapeau. Le 7e art n’a pas été la priorité de nos Etats même si au Burkina, on essaye de mettre en place une bonne politique cinématographique. Je pense qu’il serait souhaitable que les autorités soient regardantes sur la revalorisation du cinéma malien. Même si le CNCM est en train de faire ce qu’il peut, le cinéma malien peut et doit aller de l’avant. Il y a des voix plus autorisées que moi pour vous parler de ça.
Propos recueillis par
Amadou Sidibé

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MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS
Namakoro Niaré reçu par Hamane Niang
En séjour au Mali dans le cadre de la grande rencontre des Niaré-Niakhaté, Namakoro Niaré a été reçu en audience par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang. C’était le lundi 15 mars 2010. L’ancienne gloire de l’athlétisme malien et le ministre Niang ont échangé sur les voies et moyens de relance de la discipline reine.
Pour lui, ce n’est pas la volonté d’entreprendre au Mali qui lui manque. Après l’échec de plusieurs tentatives dans les années 1980, Namakoro s’est dit prêt à s’investir dans la formation technique, la base indispensable du développement de toutes les disciplines sportives.
" Ce n'est qu'ensemble qu'on peut développer le sport malien, notamment l'athlétisme. Le Mali a besoin de l’apport de toutes ses filles et de tous ses fils dans tous ses projets de développement, du sport notamment", a souligné Hamane Niang. Il a ajouté, "nous avons besoin du portage et du parrainage des champions et des experts comme vous pour nous aider à préparer notre participation aux Jeux olympiques de 2012 à Londres. C'est dire que votre initiative est louable".
Le département de la Jeunesse et des Sports compte surtout sur Namakoro Niaré non seulement pour la formation des formateurs, mais aussi et surtout dans la détection des jeunes talents de la diaspora. Pour faire progresser ce partenariat en gestation, une rencontre est prévue en septembre 2010, date à laquelle Namakoro sera au Mali dans le cadre du cinquantenaire.
Né le 4 mai 1943, Namakoro Niaré a été trois fois médaillé d'or africain au lancer du disque. Il s’agit notamment de 1965 à Brazzaville (Congo), 1973 à Lagos (Nigeria) et 1978 à Alger (Algérie). Lors des deux derniers jeux, il a également remporté deux médailles d'argent au lancer du poids. Pensionnaire du Racing club de Paris depuis plusieurs décennies, d'abord comme athlète puis comme maître d'éducation physique, Namakoro Niaré (65 ans) est installé à Romainville (France) avec son épouse et ses trois enfants. En début 2009, la nation s’est rappelée aux bons souvenirs de ses performances et lui a manifesté sa reconnaissance pour toujours. En effet, le 3 janvier 2009, Namakoro Niaré a été élevé au grade d'officier de l'Ordre national à l'ambassade du Mali en France.
Soutenir l'athlétisme malien par la création d'un centre de perfection ou le parrainage de jeunes athlètes ! Telle était aussi l'ambition affichée par son fils Yves Niaré lors de l’audience que le ministre Hamane Niang lui avait accordée le 31 mars 2009. Né le 20 juillet 1977 à Saint-Maurice, ce dernier est spécialiste du lancer du poids. Il est affilié à l'Avia Club d'Issy-les-Moulineaux (France).
Yves n'est pas le seul à suivre les traces de son illustre père qui a aussi longtemps dirigé sa carrière professionnelle. Il y a aussi Gaëlle Niaré, sociétaire de l’Avia Club Issy-les-Moulineaux et championne de France à la hauteur et en heptathlon. Née le 12 mars 1982, Gaëlle, 1,86m pour 70 kg a participé aux championnats du monde à la hauteur en 2003.
Moussa Bolly
(CC/MJS)


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