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2010

Mois de mars

Les Echos du 17 mars

 

17 MARS 1989-17 MARS 2010
" Les Echos", 21 ans après
Il y a 21 ans naissait, contre vents et marées, le journal "Les Echos". Réconforté par le succès de la revue culturelle Jamana, créée 5 ans plus tôt, Alpha Oumar Konaré décidait d’aller plus loin : en créant un journal d’informations générales. L’enjeu était de taille, car il y avait péril en la matière à cause du régime dictatorial.
Soutenu par son épouse et quelques amis, celui qui sera plus tard le premier président, élu démocratiquement de la IIIe République, parvient à créer le premier véritable journal indépendant sous le régime tyrannique du général Moussa Traoré, car, pour lui, seule la presse pouvait désormais servir de catalyseur à une prise de conscience réelle.
Référence et repères du Mouvement démocratique, "Les Echos" a joué un rôle déterminant dans le combat pour l’avènement de la démocratie dans notre pays. Bimensuel, hebdomadaire puis quotidien, il a été de tous les nobles combats du Mali ces dernières années.
Créé dans les conditions difficiles, se maintenir dans les kiosques, n’était pas pourtant un combat gagné d’avance. En effet, ils n’étaient pas nombreux ceux qui pouvaient croire à une telle longévité du fleuron des publications Jamana dans un contexte politique où le moindre écart de liberté était considéré comme un crime de lèse-majesté. Mais les initiateurs ont pris le risque de le lancer dans le strict respect de la loi.
Conçu depuis janvier 1989, il a fallu attendre le 17 mars de la même année pour sa parution afin de rendre hommage à Abdoul Karim Camara, assassiné sous la dictature de Moussa Traoré. Ainsi le vendredi 17 mars, au petit matin, les Bamakois ont eu l’agréable surprise de voir partout des jeunes revendeurs leur tendre le premier numéro des Echos.
Tiré initialement à 2000 exemplaires en mars 1989, le journal "Les Echos" est devenu hebdomadaire, tiré à 30 000 exemplaires (un taux jamais égalé encore) en mars 1991 avant de devenir en février 1994 quotidien tout en gardant sa parution hebdomadaire.
Après les élections de 1992 qui ont vu la victoire d’Alpha Oumar Konaré à la présidentielle, les ennemis de la démocratie s'en sont pris au siège de Jamana le 5 avril 1993 dans le seul but d’anéantir "Les Echos" et à d’autres institutions de la République comme l’Assemblée nationale et aux sièges des partis politiques… La surprise fut grande de voir le journal paraître le lendemain.
Une dédicace à Cabral
Le journal "Les Echos" fait partie du patrimoine national. Après sa contribution à l’avènement de la démocratie et sa participation à son ancrage, le journal est devenu une véritable entreprise : une rédaction dynamique avec des journalistes professionnels, un service commercial performant, une équipe de PAO compétente.
Lieu d’apprentissage, l’encadrement des jeunes et la rigueur dans le travail priment sur les intérêts personnels. L’implication effective de tous et les conseils ne manquent pas. Ce qui fait que le journal reste dans le cadre déontologique du métier.
" Les Echos", c’est la mise en valeur du journaliste à travers des enquêtes ciblés et des témoignages, ce qui permet de forger la personnalité à travers des analyses éclairées.
" Les Echos" reste le journal le mieux distribué au Mali, l’un des journaux les plus crédibles de la place. "Les Echos" a contribué à immortaliser Cabral en lui dédiant son 1er numéro le 17 mars 1989. Cabral restera un héros aux vertus morales et sociales inestimables.
En effet, le 17 mars 1980, le peuple malien stupéfait apprenait la mort d’Abdoul Karim Camara dit Cabral, leader estudiantin. Cet assassinat allait sonner le glas du régime antidémocratique de l’UDPM. Onze ans après les actes barbares actes commis par Moussa et ses complices, son régime va lamentablement chuter sous les coups de boutoir de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et du Mouvement démocratique malien le 26 mars 1991.
En raison de l’engagement de l’illustre disparu de son vivant, chaque 17 mars depuis l’avènement de la démocratie, le Mali tout entier salue son combat à travers des manifestations comme le dépôt de gerbe de fleurs au monument à son effigie à Lafiabougou en Commune IV.
Anne-Marie Kéita

TEMOIGNAGES
Des journalistes témoignent
Abdou Karim Arby (cofondateur "Le Scorpion") :
" Si je ne lis pas le journal Les Echos le matin, je me sens pas bien. C’est mon journal de référence. L’histoire des idées et de la démocratie au Mali est liée à ce journal. Le pouls du Mali, c’est Les Echos. Quelqu’un a dit que si un journal avait le droit de siéger au Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), Les Echos pouvait revendiquer cette place au même titre que l’AMDH, l’AEEM, l’UNTM… Ce qui est tout à fait juste vu tout ce qu’il a fait pour l’avènement de la démocratie au Mali. Les Echos a concouru à libérer les esprits, la pensée et la parole. Il a joué un rôle très important dans la libération de la pensée et de la liberté d’expression au Mali. Je n’ai vraiment pas grand-chose à reprocher au journal. Il progresse beaucoup, de bimensuel à sa création, il est devenu hebdomadaire par la suite, et quotidien depuis quelques années maintenant. La seule critique que j’ai à faire, c’est qu’avec son réseau de correspondants, il ne puisse dire beaucoup plus sur ce qui se passe dans le Mali profond".

Bruno Segbedji (journaliste "L’Indépendant") :
" Les Echos est un journal que j’apprécie beaucoup, notamment pour les articles qui s’y trouvent. Il ne s’intéresse pas trop aux détails. J’apprécie ces papiers très courts qui donnent l'essentiel. Or ce n’est pas facile de faire la synthèse et de dire beaucoup de choses en peu de mots. Les Echos est un journal qui a le mérite de réussir cela. C’est un journal bien monté. Bref un journal fait par les professionnels. Pour les améliorations, je soughaite que le nombre de page soit augmenté avec des pages centrales en couleur. Avec ces changements, je pense que ça serait encore mieux".

Boukari Daou (rédacteur en chef "Le Républicain") :
" Je commencerai d’abord par souhaiter un joyeux anniversaire au journal et lui souhaiter longue vie pour qu’il puisse continuer à informer, sensibiliser et éduquer les Maliens. Les Echos a permis au peuple malien de savoir qu’il est possible de critiquer et que cette possibilité est même un droit pour l’individu, pour les associations et pour les communautés. Je retiens de ce journal et de cet autre journal appelé "La Roue" qu’il a permis l’éveil de la classe intellectuelle pour organiser la population à la lutte historique qui a abouti au changement du 26 mars 1991. Chaque fois que je vois Les Echos, c’est ce regard d’admirateur que je lui porte. Il doit continuer à porter le flambeau et je suis très heureux de constater que le flambeau est très bien porté par l’équipe actuelle. Je n’ai pas de critique à porter sur le journal. Je trouve le nombre de page acceptable compte tenu de l’environnement médiatique, du lectorat et du marché malien"

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APRES UN MEURTRE A YANFOLILA
Quatre douaniers devant le procureur
Les auteurs (agents de la douane de Yanfolila) du tir à bout portant sur Lassine Sidibé qui a rendu l’âme sont devant le procureur près le Tribunal de Sikasso pour répondre de leur acte.
Les douaniers de Yanfolila n’ont pas bonne presse. Ils sont décriés par les populations pour ne pas dire qu’ils constituent même une source d’insécurité pour celles-ci. Prétextant d’une mission de chasse contre les trafiquants à Tiemba dans la Commune de Yalankoro Soloba à une cinquantaine de kilomètres de Yanfolila, des éléments de la douane de cette localité se sont rendus coupables de l’assassinat de Lassine Sidibé.
Quelques jours après le crime, des langues se délient. De sources dignes de foi, l’on apprend que les douaniers étaient en mission traditionnelle de traque des trafiquants. C’est au cours de cette mission qu’ils ont découvert une moto neuve dans un site d’orpaillage. Mais quand ils ont voulu enlever l’engin, des femmes se seraient opposées. Et c’est dans cette atmosphère qu’un certain Bah, agent de saisi, a froidement tiré, selon nos informations, sur la foule. Lassine Sidibé est touché et rend l’âme sur place.
Mais nos sources rapportent que contrairement à une idée répandue, la victime n’était ni trafiquant ni propriétaire de moto comme avancé par la douane. L’autre hic tient au fait que sur les cinq éléments qui étaient de la mission, seulement deux étaient des agents de la douane et les trois autres des manœuvres communément appelés "indicateurs".
L’on apprend aussi que les deux douaniers en question n’ont suivi aucune formation et n’ont pas été recrutés par voie de concours mais sur recommandation. Il nous est également revenu que l’auteur du crime n’est pas à son premier dérapage. Il est connu dans le milieu de la douane comme un agent particulièrement "arrogant et fougueux".
Le quidam se serait sorti de la prison pour vol de 4 millions de F CFA sur des marchandises en provenance de la Côte d’Ivoire avant d'être muté à Yanfolila. Mais puisque dit-on, il a des soutiens hauts placés, le douanier qui a tiré est même craint par sa hiérarchie.
Après leur forfait, il a été demandé à Mamadou Bah alias Madoufin et son collègue Souleymane Traoré de transporter la victime au centre de santé le plus proche. Sans autre forme de procès, ils ont pris la tangente. Et l’engin qu’ils ont emprunté pour regagner Yanfolila, ils l’ont saisi. De même que la moto de ceux qui sont partis annoncer la mort de Lassine, un jumeau.
Sur les cinq éléments, quatre ont été présentés au procureur près le tribunal de Sikasso. Le cinquième a disparu dans la nature. Affaire à suivre
Mohamed Daou

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ECONOMIE NATIONALE
Quelle agriculture pour le Mali ?
Dans un pays comme le Mali, cette question est plutôt énigmatique au regard d’une population majoritairement rurale et les immenses potentialités agro-sylvo-pastorales.
Vue à travers les lunettes d’un observateur averti, l’agriculture malienne connaît une stagnation à long terme de la productivité et subit des chocs extérieurs induisant une forte instabilité.
Bien que l’agriculture au Mali bénéficie des investissements importants à travers les offices de développement rural et les projets, il est impératif de nuancer l’effet de ces aménagements et autres prestations en tenant compte du fait que leur impact dépend de nombreux facteurs liés entre eux.
Plusieurs projets de développement agricole dans un pays comme le Mali, touché par la pauvreté, la crise alimentaire et la dégradation des ressources naturelles ont tout misé sur l’aménagement de terres, l’introduction de nouveaux paquets techniques avec de nouvelles spéculations. Comparées à l’émergence de système de production agricole, économiquement rentable ces grandes réalisations aux ressources importantes n’ont pas à long terme apporté les résultats souhaités.
Le temps de la mise en œuvre du type d’agriculture souhaitée selon le rôle assigné à l’agriculture dans la société peut s’étendre sur une longue période. Outre les facteurs écologiques qui peuvent influencer la fonction d’un écosystème agropastoral par rapport à l’eau ; il est également primordial d’intégrer le rôle de la paysannerie et sa multifonctionnalité d’un point de vue socioculturel et économique.
Dans le paysage malien, les politiques agricoles sont en pleine mutation, comme en témoigne la Loi d’orientation agricole, récemment promulguée. En fonction des circonstances, la base des politiques est d’ordre alimentaire. Au cours des années, la dimension alimentaire a varié. De l’autosuffisance alimentaire, on est passé à la sécurité alimentaire (avec la possibilité de s’approvisionner à l’extérieur). Maintenant on nous parle de souveraineté alimentaire.
Comme fonction sociale, à quoi ressemble l’agriculture aujourd’hui au Mali ? Pour mieux s’en apercevoir, un coup d’œil rétrospectif serait plus édifiant.
Avant l’arrivée du colonisateur, il y avait une agriculture de subsistance essentiellement basée sur les activités de cueillette, chasse et la culture de quelques spéculations qui répondaient proportionnellement aux besoins alimentaires d’une population presque totalement rurale.
Durant la colonisation, on a fait la part belle à quelques cultures de rente et de nouveaux produits alimentaires firent leur entrée sur le marché avec l’avènement de quelques centres urbains. La sécurité alimentaire est prônée pour satisfaire les besoins des populations locales et les industries métropolitaines.
Tout juste à l’indépendance accordée, la politique fut axée sur l’autosuffisance alimentaire pour offrir à une population, en progression une alimentation en abondance. Le plan quinquennal fait appel à l’introduction de nouveaux paquets techniques et l’organisation du monde rural sous une forme socialisante. Les différents régimes qui se sont succédé ont mis en œuvre, chacun en ce qui le concerne des actions qui permettent de faire le constat suivant.
Plusieurs offices de développement rural (ODR) voient le jour avec l’arrivée sur le terrain de techniciens nationaux venus de grandes écoles nationales et internationales. Malgré les nombreuses réalisations et d’actions expérimentales enregistrées, le Mali reste, en termes de sécurité alimentaire, dans une situation de précarité. Le risque devient élevé quand on sait que la tendance actuelle est au peuplement rapide des centres urbains aux détriments des zones rurales.
Le climat politique et l’évolution des rapports de force, depuis une cinquantaine d’années, ont rendu le travail normatif et réglementaire de plus en plus difficile. Dans une certaine mesure, on tend même à justifier l’inaction de l’Etat par le pouvoir excessif de la coopération bilatérale et multilatérale.
Dans la mouvance de notre démocratie naissante, il n’est plus permis d’accepter béatement les déclarations de bonne volonté des pouvoirs publics. Le moment est venu d’évaluer si la responsabilité sociale affichée est traduite dans les faits.
Comment faire évoluer la situation si encore des techniciens véreux d’un autre genre, disqualifiés sur tous les plans, continuent avec les complicités politiques à faire tout sauf ce pour quoi ils occupent des postes clés dans la chaîne de production de données et d’informations sur le niveau de disponibilité alimentaire. De nos jours, les attitudes et les comportements résiduels ne présagent point d’un changement positif.
Je ne sais plus à qui profite ce jeu de la désinformation. Ce qui est saisissant, c’est le peuple qui fait les frais (producteurs et consommateurs même si un certain mépris fait dire à quelques dirigeants qu’ils font eux aussi la queue. A titre d’illustration, citons le cas de ce directeur d’un office qui dans le cadre de l’Initiative riz a prévu et réalisé plus de 5 tonnes/ha, le tout dans un tapage médiatique à nulle pareille. Une assertion qui fait amuser le vrai technicien qui sait que dans une zone à submersion contrôlée les variétés utilisées ne dépassent pas pratiquement en moyenne les 2 tonnes/ha.
Pourquoi donc faire espérer les consommateurs sur d’abondantes récoltes quand, au finish, ils doivent manger du riz importé. Ce qui fait encore blaser, c’est que ce directeur reçoit comme sanction pour avoir porté le discrédit sur l’Etat, une promotion avec sa nomination au poste de PDG d’un autre office.
" Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va", un adage de Sénèque. L’agriculture au Mali est demeurée une production de rente où le processus d’accumulation n’a pu être réellement enclenché.
Je n’ai l’ambition d’aucune solution. Je ne sais où nous allons mais je sais qu'il faut faire quelque chose. Il faut libérer le paysan du Mali, il faut aussi libérer le libérateur. Il y a un problème en profondeur, un problème du paysan avec lui-même.
Je me propose de vous faire réagir sur l’esprit de la dernière campagne à travers le prisme des ressources mobilisées par rapport aux réalisations, aux résultats.
Pour ce faire il est temps maintenant qu’une vraie société civile autonome prenne forme pour demander des comptes à qui de droit. Sans doute un travail titanesque quand on sait que les autorités publiques mettront tout en œuvre pour contrôler sinon museler ces instances citoyennes.
Economie de prédation quand tu nous tiens !
Sébastien Sangaré


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COUPURES D’EAU ET D’ELECTRICITE
La demande dépasse l'offre d'EDM
Les coupures intempestives d’électricité et de l’eau ces derniers temps sont liées à des incidents souvent provoqués par de surcharge aux réseaux l’EDM.
Comme chaque année, les coupures d’électricité et de l’eau sont fréquentes dans notre pays aux mois de mars, avril, mai et juin. C’est la période pendant laquelle l’Energie du Mali (EDM-SA) est soumise à rudes épreuves.
Depuis quelques jours, Bamako et environs enregistrent fréquemment des coupures d’eau et d’électricité. Tiona Mathieu Koné, directeur des relations publiques de l’EDM explique que les besoins d’approvisionnement de Bamako et de Kati sont estimés à 200 000 cm3 d’eau alors que l’EDM ne peut livrer que 175 000 m3 aux citoyens.
A l’en croire, les capacités de l’EDM en eau et en électricité sont actuellement à leur maximale de production, ce qui est souvent à la base d'incidents. Les coupures, aux dires de M. Koné, sont toujours dues à ces incidents. Les coupures peuvent être volontaires ou involontaires.
Une coupure est dite volontaire quand un "transfo" de l’EDM pète à cause de la forte demande. L’EDM coupe à ce moment-là l’eau et l’électricité afin de réparer l’incident. La coupure est involontaire lorsque l’incident sur les installations de l’EDM est causé par une personne. Dans ce cas, la coupure se fait automatiquement.
Selon Tiona Mathieu Koné, les usines d’eau fonctionnent sur la base de l’électricité. "S’il n’y a pas d’électricité, il ne peut pas y avoir conséquemment de l’eau".
Pour que les besoins des populations en eau et l’électricité soient comblés, selon notre interlocuteur, les usagers devront opter pour un changement de comportement en faisant l’économie d’eau et d’électricité. "L’utilisation rationnelle de l’eau et de l’électricité peut aider l’EDM à donner de l’eau et de l’électricité au maximum de personnes".
Sidiki Doumbia
Ramata Kéita
(stagiaire)

MICRO TROTTOIR
Les bamakois se prononcent sur la coupure intempestive de l’eau et de l’électricité
Seydou Coulibaly, gestionnaire de formation :
« Je ne peux pas comprendre que le Mali ait un fleuve et que l’EDM ait des difficultés d’approvisionnement de la population en eau et en électricité. La coupure de l’eau et de l’électricité est un acte qui dépasse mon entendement. Lorsqu’on avait vendu l’EDM aux blancs, on enregistrait moins de coupures intempestives de ce genre pendant les périodes de chaleur. La saison sèche est la période où les gens ont plus que jamais besoin de l’humidité par conséquent l’EDM doit faire tout pour qu’il n’y ait pas rupture. Vous savez que présentement, tous les Maliens se promènent avec une maladie et la plupart surtout les personnes âgées ont besoin de l’humidité pour être bien. Il y a de ces malades qui ne supportent pas la chaleur et en cas de coupure d’électricité, certains peuvent en mourir. A mon avis, tout ceci arrive parce qu’il n’y a pas de concurrence dans ce domaine. Il faut une deuxième société de production d’eau et d’électricité au Mali pour que les choses puissent fonctionner normalement. Nous en souffrons trop à cause de la mauvaise gestion de l’EDM. On a l’habitude de dire à la télé que le kilowatt au Mali coûte moins cher que dans les autres pays de la sous-région, mais si un kilowatt par exemple en Côte d’Ivoire fait 10 tours, au Mali, tu trouveras qu’un kilowatt fait 20 à 30 tours. Le tour du kilowatt ici est plus rapide comparativement aux autres pays de la sous-région. Ce qui est un vol et constitue une lacune chez l’EDM parmi tant d’autres. On consomme moins et on paye plus or tout le monde connaît le salaire des Maliens. L’EDM doit prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter des coupures d’eau surtout de l’électricité en période de chaleur ».

Madou Diallo, électricien
« Je ne conçois pas du tout qu’avec tous ces barrages, Manantali, Sélingué et Balingué, que le Mali dispose que l’EDM n’arrive pas à couvrir les besoins de la population en eau et en électricité surtout en cette saison de chaleur. Par contre bien que la Côte d’Ivoire n’ait pas de barrages, le pays ne connaît pas de coupures d’électricité et de l’eau intempestive comme c’est le cas chez nous. Et c’est avec ce pays qui ne dispose d’aucun barrage que nous qui en disposons trois, sommes en train de négocier le courant, c’est inadmissible. Avec ces potentialités, l’énergie du Mali devrait pouvoir satisfaire les besoins de la population en eau et en électricité durant cette période de chaleur, car l’excès de chaleur peut tuer les gens surtout les malades et les personnes âgées ».

Issa Diallo, commerçant :
« Il y a trop de coupures d’électricité et de l’eau ces temps-ci. S’il y a coupure de courant, c’est tout notre sommeil qui est perturbé. Très généralement s’il y a coupure de courant en CIV, tu trouveras que leur point d’accueil est aussi affecté. Et si cela arrive, nous sommes contraints de repartir et de revenir une autre fois pour payer nos factures car après coupure d’électricité, il refuse de mettre en charge leur groupe électrogène pour satisfaire la clientèle ».

Ladji Touré, chauffeur :
« L’Energie du Mali ne fait rien. C’est l’énergie du Mal, elle ne satisfait jamais la population au moment où elle en a le plus besoin. La saison sèche, période de chaleur n'est pas le moment pour couper le courant et l’eau à des paisibles citoyens. Il y a beaucoup de chose que l’EDM doit revoir dans sa gestion, prendre des précautions adéquates pour éviter des coupures d’eau et d’électricité en période de chaleur et multiplier les guichets pour apaiser la souffrance des gens qui sont obligés de faire de longues queues pour payer leurs factures ».
Ramata S. Kéita
(stagiaire) FAST

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L’AEEM jette l'anathème sur le LMD
La Faculté des sciences et techniques (Fast) est la structure pilote de l’introduction du système licence, master, doctorat (LMD) au Mali et même dans la sous-région. Après bientôt trois années d’expérimentation de l’innovation, les voix s'élèvent unanimement pour fustiger le dysfonctionnement dans lequel la Fast est plongée depuis l’arrivée du système.
Se considérant victimes de l'introduction jugée calamiteuse du LMD, les étudiants, à travers leur comité AEEM, n’entendent plus cautionner le dysfonctionnement actuel de leur Faculté dû, selon eux, au système.
A l’issue d’une assemblée générale, lundi, le comité AEEM de la Fast a rencontré les journalistes pour leur faire part de sa volonté d’observer 48 h de grève si ses doléances ne sont pas satisfaites. Les étudiants exigent, dans une correspondance qu’ils ont adressée à des institutions de la République, la prise de dispositions indispensables à la réussite du système LMD.
Le secrétaire général du comité AEEM de la Fast, Ibrahim Traoré, réclame l’admission de ses camarades en classe supérieure avec des dettes en unités d’enseignement et leur information sur le système.
En effet, le conférencier a révélé que le départ successif des responsables de l’administration de la Faculté considérée comme plaque tournante du LMD, a beaucoup contribué à accentuer les difficultés liées à son introduction à la Fast. Il s’agit du secrétaire principal Oumar Doumbia, décédé l’année dernière, et du Pr. Salikou Sanogo, l’actuel ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, précédemment doyen de la Fast.
Pour notre interlocuteur, le système LMD vise une augmentation du taux d’admission des étudiants. Or, dans la pratique, il contribue à grossir le lot des étudiants ajournés. En réalité, dans le système pour être admis, l’étudiant est tenu d’avoir une moyenne supérieure ou égale à 10/20 dans toutes les disciplines. Ce qui fait que certains sont déclarés ajournés avec 14 ou 15 de moyenne générale.
Selon M. Traoré, Pr. Salikou Sanogo et son défunt secrétaire principal avaient à l’époque autorisé les étudiants qui étaient dans cette situation à progresser conformément aux principes du LMD autorisant l’étudiant de passer en classe supérieure sans avoir validé une session.
Aujourd’hui, le comité AEEM de la Faculté demande purement et simplement l’abandon du système LMD en attendant que toutes les conditions de son application soient réunies.
Amadou Waïgalo

Les fous du LMD
Le secrétaire général du comité AEEM de la Fast a révélé que le système LMD est à l’origine du surmenage de plusieurs de ses camarades. Il a avoué qu’un étudiant vient d’être admis au service psychiatrique de l’hôpital de Point G suite à son échec "surprenant". Réputé "brillant", l'étudiant aurait été recalé à cause d’une matière malgré sa forte moyenne générale.
" Avec le LMD, nous partons droit au mur comme en 1991 où l’Etat, sans aucune disposition préalable, a basculé dans le système universitaire au détriment des grandes écoles. Le système LMD exige des moyens pédagogiques, l’équipement des laboratoires, la tenue régulière des travaux dirigés (TD) et pratiques (TP). Or, à la Fast, on nous oblige à faire des examens sans une séance de TP et TD", a regretté Ibrahim Traoré, arguant que personne à la Fast ne maîtrise le système.
A. W.

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PCD
Les médias ouest-africains en conclave
La Commission de la Cédéao attend beaucoup des médias, réunis en conclave à Bamako pour un atelier sous-régional, sur le Programme communautaire de développement (PCD).
Lancé en mai 2008 à Ouagadougou au Burkina Faso par la Commission de la Cédéao, la mise en œuvre du Programme communautaire de développement (PCD) est prévue pour 2012. Les Etats de la Cédéao sont dans la phase d’élaboration. Pour rendre opérationnelle cette vision, le PCD, envisagé comme principal cadre de planification fédérateur des actions des Etats membres, des organisations d'intégration régionale, de la société civile et du secteur privé, est en cours d’élaboration.
Afin d’assurer une mutation profonde et qualitative pour l’appropriation et la mise en œuvre des actions de politique communautaire, le processus d'élaboration et de mise en œuvre du Programme exige la mobilisation et la sensibilisation de tous les acteurs, la satisfaction de leurs besoins d'information et de communication ainsi que la prise en compte de contributions spécifiques.
Des journalistes venus de 15 pays d’Afrique de l’Ouest sont réunis depuis hier 16 mars à Bamako pour un atelier afin d’apporter leur contribution au processus d’élaboration et de mise en œuvre du PCD de la Cédéao autour du thème central "Mobilisation, sensibilisation et consultation des journalistes économiques sur le programme communautaire de développement en Afrique de l’Ouest : enjeux, stratégies, axes d'action et mécanismes de dialogue".
La rencontre de trois jours est organisée par la Commission de la Cédéao et le Réseau des journalistes économiques de l’Afrique de l’Ouest (Wanej). L’atelier s’inscrit dans le cadre du processus de dialogue et de planification stratégique qui implique plusieurs réseaux de médias et d’organisation de la société civile actifs sur les enjeux de l’intégration régionale et de politique communautaire en Afrique de l’Ouest. Ce processus, entièrement financé par la Commission de la Cédéao à la demande des organisations de la société civile, a démarré à Abuja à l’issue d'un atelier de réflexion préparatoire qui a eu lieu du 28 août au 1er septembre 2009.
Passer d’une communauté des Etats à celle des peuples
Il s’agira, à travers l’atelier, d’informer les journalistes économiques sur l’historique du processus d’intégration régionale depuis la création de la Cédéao : les dispositions juridiques, les politiques et programmes ainsi que leur degré d’application, informer, renforcer les capacités et mobiliser les réseaux de journalistes économiques de l'Afrique de l'Ouest sur la vision et les axes stratégiques d'action de la Cédéao pour la consolidation de l'intégration régionale et le développement communautaire.
Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Dr. Badra Alou Macalou, présidant la cérémonie d’ouverture, s’est félicité de l’implication et de l’engagement des médias dans le processus PCD. "Personne mieux que les médias ne peut déceler et surtout transmettre les préoccupations des populations à la base". Profitant de la rencontre Dr. Macalou, a décliné la position du Mali sur l’élaboration du programme. "Depuis le lancement du processus PCD par la Cédéao, le gouvernement du Mali s’est engagé résolument dans l’élaboration de son programme", a-t-il dit.
Et d’ajouter qu’aujourd’hui notre pays vaut d'être cité parmi les premiers qui ont achevé l’étape d’élaboration du PCD au niveau national. Pour les représentants de la Commission de la Cédéao et de la société civile, le PCD sera un programme conçu par les Africains de l’espace Cédéao, pour le développement de l’Afrique de l’Ouest, avec la participation, en amont de tout ce que l’Afrique de l’Ouest renferme comme compétences et ressources. Ils ont ajouté que c’est un défi pour l’Afrique de passer d’une communauté des Etats à celle des peuples.
Il faut rappeler que Le PCD se veut un instrument d’opérationnalisation de la Vision 2020 des chefs d’États et de gouvernement de la Cédéao à travers dix axes stratégiques.
Amadou Sidibé

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COLONEL YAYA OUATTARA, PRESIDENT DE LA FMC
" Il y a des défis à relever pour un cyclisme compétitif"
La 1re édition du Tour du Mali a vécu. Retour sur un événement, avec le président de la Fédération malienne de cyclisme (FMC), le colonel Yaya Ouattara qui pense que les défis sont nombreux. Entretien.
Les Echos : Etes-vous satisfaits de ce premier tour ?
Yaya Ouattara : Ce que nous pouvons dire d’abord sur le plan de l’organisation, c’est vraiment une réelle satisfaction dans la mesure où nous avons vu un réel engouement de la population qui a servi la course. Sur le plan sportif, nous avons rencontré de réelles performances quant aux résultats de nos cyclistes. Enfin, je me réjouis tout particulièrement de l’organisation du tour avec surtout la caution de l’Union cycliste internationale (UCI), caution qui n’a guère été donnée jusqu’à présent qu’à une demi-douzaine d’épreuves en Afrique.
Les Echos : Pouvons-nous parler de l’essor du vélo au Mali ?
Y. O. : En fait, c’est l’objectif que nous nous sommes fixés au niveau du bureau fédéral de créer un cadre d’expression du cyclisme, un cadre qui peut permettre de développer le cyclisme dans notre pays. J’avoue que, c’est très important pour un pays de disposer d'un cadre d’expression du genre pour le sport, notamment le cyclisme. Donc à partir de là, nous avons l'obligation de nous préparer pour affronter les autres, ensuite nous avons un défi à relever après ce que nous avons vu. Un défi par rapport à l’organisation, un défi par rapport à la réussite parce qu’il ne nous est plus permis de faire moins de ce que nous avons vu.
Les Echos : Avez-vous un dernier mot ?
Y. O. : Je me félicite tout simplement de l’organisation de ce 1er Tour cycliste du Mali. Nous remercions Daniel Pautrat pour son savoir-faire, son relationnel et sa disponibilité. Je suis agréablement surpris de voir que cette compétition, qui n’est qu’à ses débuts, s’est bien déroulée techniquement. De la première étape à la dernière, il n'y a eu aucun incident. Une reconnaissance à tous les sponsors et les bonnes volontés qui ont contribué à l’organisation de ce premier tour. Je dis bravo à tous les partenaires !
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr



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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

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Dans ce site web vous trouverez :
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