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2010

Mois de mars

Les Echos du 16 mars

 

LA RECIDIVE DE L’ORTM
Quand le président ATT "Muwintian" monte au créneau
Le brouhaha autour des célébrations du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays enfle de jour en jour, mais de quel Mali parlons-nous ?
Nous voudrions à présent réagir à "froid" à cet événement, à moins que ce ne fût le "non-événement", qui s’est passé le samedi 13 février 2010 à Koulouba. Les "petits esprits" se demandent toujours pourquoi les Buwa sont lents "à la détente" ? C’est qu’ils n’ont pas goûté à cette vieille sagesse de nos aïeux qui disaient que les "grands esprits" ne se précipitent jamais "à chaud" sur un événement ! Ceux qui se privent de méditer et de réfléchir ce qui se passe au quotidien ressemblent, selon l’adage bo "à celui qui, par empressement, entasse son mil sur le toit du grenier, au lieu de le mettre à l’intérieur !"
Ces préliminaires étant posés, revenons donc à cette rencontre entre le président ATT dit "Muwintian" ("celui qui dit la vérité", prénom donné au président lors de sa visite à San’uwi/Turula, Commune de Sanekuy, cercle de Tominian) et une délégation de la communauté bo. Nous voudrions encore une fois, faire l’exégèse de l’événement et le décryptage de l’élément télévisuel qui en a été donné. Nous suggérons trois moments de réflexion : a) Pourquoi ATT monte-t-il au créneau dans une affaire que son ministre peut régler ? b) Pour qui et pour quoi roule l’ORTM lorsqu’il tente de piéger les Buwa et ceux qui les soutiennent ? c) Enfin, qui a dit que "la page était tournée" selon les mots de l’ORTM ?
A. Pourquoi ATT a-t-il tenu à monter au créneau ?
D’entrée de jeu, il faut que nous précisions que les Buwa n’ont rien contre le président ATT. Cette affaire aurait pu avoir son épilogue sans l’intervention du président de la République. Il suffisait alors que les responsables les plus impliqués assument leurs responsabilités et se tiennent en partenaires face aux Buwa. Mais, l’imposture de la posture du responsable "pas responsable", qui doit en référer plus haut avant de prendre toute décision a enrayé le processus que les responsables Buwa avaient initié !
Que demandaient les Buwa ? Trois fois, rien ! Que ceux qui ont donné cette tribune et cette audience à Mme Togola pour sortir ses saillies profitent de la même tribune et audience pour faire des excuses publiques aux Buwa. Que l’ORTM qui, dans une dérive médiatique frisant l’irresponsabilité, a utilisé l’élément "interpellation de Mme Togola" pour illustrer son "20 heures" du 10 décembre 2009, accepte de faire la déclaration proposée par Niimi-Présence Buwa !
Etait-ce vraiment trop demander au regard du préjudice subi ? Ce sont eux : le ministère de la Justice, les organisateurs de l’EID 2009 et l’ORTM, qui ont joué un rôle déterminant en donnant la possibilité à Mme Togola d’accéder à l’expression publique, ils ont transformé un élan d’indignation privée et vouée à l’impuissance sérielle, en un appel public, publié, donc licité et légitimé. Devrait-on alors s’indigner face à la mobilisation de protestation de ceux qui se sont sentis comme les "dindons d’une farce nationale" ?
Au regard des discours ("creux", c’est le mot qui nous vient à l’esprit en la circonstance) que nous tenons sur la "nationalité", le "peuple malien", la "cohésion sociale", etc., nous restons sceptiques, interrogeant la capacité de notre pays à intégrer les "minorités" quelles qu’elles soient ! Le brouhaha autour des célébrations du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays enfle de jour en jour, mais de quel Mali parlons-nous ?
Nous avons énormément du respect pour le président ATT au regard des efforts qu’il fait pour rassembler ce puzzle, poussières d’ethnies pour en faire un peuple avec une âme, mais, il n’aurait jamais dû monter au créneau dans cette affaire. Il a cru bien faire : dépassionner les débats, apaiser les esprits échauffés et sans doute compatir. Les Buwa n’en demandaient sans doute pas tant, il suffisait que le principe de subsidiarité joue et que les responsables indiqués acceptent de jouer le jeu !
L’affaire "Mme Togola" n’est pas une affaire d’Etat, c’est une simple bourde du ministère de la Justice et de l’ORTM. Est-ce trop leur demander qu’ils reconnaissent leurs tords ? Malheureusement, l’imaginaire collectif continue à fonctionner sur les vieux clichés du pouvoir médiéval où le chef n’a jamais tord.
Quand nous regardons le laconisme et l’irrévérence du communiqué de la commission d’organisation de l’EID version 2009, qu’il proposait aux Buwa, nous sommes sidérés par sa superficialité et l’irresponsabilité qui l’a commandé, lisez plutôt : "La commission regrette les déclarations et les commentaires faits par la veuve Togola, lesquels n’engagent que son auteur. La commission exprime sa solidarité à ceux qui se sont sentis outragés par lesdites déclarations indépendantes de sa volonté au regard des règles de fonctionnement de l’EID. La commission saisit cette occasion pour rappeler que l’EID est un exercice démocratique visant à maintenir et à renforcer la cohésion sociale".
Avec le sociologue Pierre Bourdieu, nous pensons que ce qu’il y a de plus terrible dans la communication, c’est l’inconscient de la communication, fondement de la communication des inconscients, ce sont en particulier, au sens d’Aristote, ces "choses avec lesquelles nous communiquons, mais sur lesquelles nous ne communiquons jamais !" On a vu mieux ailleurs !
C’est un truisme de dire que la rencontre entre le président ATT et une délégation des Buwa le 13 février n’a jamais eu lieu ! Pour les Buwa et d’autres, le traitement qui a été fait par l’ORTM de l’élément invalide la rencontre et la rend nulle et non avenue (symboliquement, bien entendu).
B. Pour qui et pour quoi "roule" l’ORTM ?
Il y a juste un mois, nous renvoyions l’ORTM revoir sa copie dans la façon dont il avait rendu compte de la conférence de presse faite par les Buwa le 30 janvier 2010. Le décryptage de l’élément nous avait révélé comment "notre télévision nationale" avait "minoré" en montrant et en disant.
La construction/dé-construction de l’élément télévisuel du 31 janvier avait franchement mis au jour les mécanismes anonymes, invisibles à travers lesquels s’exercent les censures de tous ordres et qui font de la télévision un formidable instrument de maintien de l’ordre (désordre) symbolique.
A la suite de la rencontre du 13 février 2010 entre le président ATT et une délégation de la communauté bo, l’ORTM récidive, et cette fois-ci avec une impertinence rare. Or la récidive a valeur d’aveu : "Le président ATT aurait condamné les outrances de Mme Togola et la page serait tournée". Tout cela, enrobé dans des images qui "montrent sans montrer", qui "disent sans dire".
Il faut savoir que, paradoxalement, la télévision peut, cacher en montrant, en montrant autre chose que ce qu’il faudrait montrer si on faisait ce que l’on est censé faire, c’est-à-dire informer ; ou encore en montrant ce qu’il faut montrer, mais de telle manière qu’on ne le montre pas ou qu’on le rend "insignifiant", ou en le construisant de telle manière qu’il prend un sens qui ne correspond pas du tout à la réalité.
Les fast-thinkers, ces penseurs qui pensent plus vite que leur ombre nous livrent des messages télévisuels sans se poser la question majeure de la télécommunication, à savoir si les conditions de réception sont remplies : est-ce que celui qui écoute a le code pour décoder ce que je suis en train de dire ? Quand vous émettez une "idée reçue", c’est comme si c’était fait, le problème est résolu : "la page est tournée", en somme ! Nous refusons de nous laisser enfermer dans cette "circulation circulaire de l’information", cette sorte de jeu de miroirs se réfléchissant mutuellement en produisant un formidable effet de clôture, d’enfermement mental. Qui a dit que la page était tournée ? Le président ATT ? La délégation "bo" ? Ou, simplement le journaliste de l’ORTM, et ce, par myopie intellectuelle ?
C. La page est-elle tournée ?
Il faut se méfier des truismes, des faux syllogismes qui prennent souvent la forme de déductions rigoureuses en trompe-l’œil. Ces argumentations où il manque parfois une prémisse ou deux sont dangereuses, aussi bien pour la paix sociale que pour l’apaisement des passions. En prophétisant sur le petit écran que la page était tournée, le journaliste visait, très consciemment trois choses :
1. Démonétiser les responsables Buwa aux yeux de leurs arrières ; en faire tout simplement des "vendus" et du reste, beaucoup de Buwa qui ont eu accès à ce "succédané" d’information y ont cru !
2. Démobiliser ceux qui l’étaient et les renvoyer à leur quotidien la rage au cœur !
3. Invalider aux yeux des Maliens la cause des Buwa si d’aventure quelques "têtes brûlées" continuaient encore à s’agiter après le 13 février 2010. Ces manipulations d’un autre âge (celui des régimes totalitaires) ne sont pas du journalisme, elles sont le reflet de la "misère des médias et des médias de la misère" dans la façon dont les "mini reportages" sont "fabriqués" dans la logique d’une idéologie structurellement perverse. Il faut arrêter ces manœuvres dilatoires qui ne grandissent, ni le Malien (le téléspectateur), ni leurs auteurs. Il faut revenir aux "fondamentaux" de cette crise.
La page ne peut pas être tournée et voici pourquoi :
a. Si quelques Buwa ont failli tomber dans le "piège", bien de téléspectateurs avertis ont compris. Ils ont compris qu’encore une fois, on a voulu les "dorloter" avec des paroles "sucrées" ; qu’en acceptant de les rencontrer, le "chef" leur faisait une fleur et que cela devait suffire pour apaiser leur colère, eux, ces "grands enfants" qu’on peut facilement endormir avec une "montée à Koulouba" et une "apparition" à la télévision nationale ! Le colonisateur a longtemps usé de ce vecteur symbolique de "l’infantilisation" pour dominer les corps et les esprits des colonisés.
b. Il y a une semaine (du 3 au 8 mars 2010), nous étions dans la "brousse" du pays bo profond et voici quelques faits récents puisés au "bestiaire" des préjugés qui ont la vie dure : 1. Un coopérant cubain qui devait venir servir à l’hôpital de Tominian s’est entendu dire qu’il se ferait sûrement "manger" par les Buwa, et qu’il ne reverrait jamais sa pauvre maman. La peur au ventre, en arrivant, il est parti directement se confier à la mission catholique, se disant, qu’au moins les Chrétiens devaient être quelque peu "policés" et qu’ils ne le mangeraient pas, eux. 2. Deux jeunes du Ravec étaient en route pour Bouani quand, brusquement, celui qui est remorqué se jette de la moto et prend ses jambes à son cou. Au débriefing, il avoue qu’il a entendu dire que les Buwa "mangent" les gens, il a eu peur. 3. Une ONG devait, de Ségou, venir ouvrir une antenne à Tominian, mais on mit la responsable en garde, parce que les Buwa "mangent" les gens.
Cet échantillon n’épuise pas le registre de ces bêtises véhiculées par des Maliens sur d’autres Maliens. Aussi, il faut reconnaître à Mme Togola d’avoir dit tout haut, ce que d’aucuns pensent tout bas. Ce sont des "prédateurs" fonctionnaires et autres administrateurs qui ont racketté les Buwa, qui ont fait leur beurre au pays bo qui, sans aucun doute, continuent à nourrir et à véhiculer ces préjugés. La colère qui gronde jusque dans les hameaux les plus reculés n’est pas surfaite, elle crie un "ras-le-bol" général qui pourrait être entendu.
Depuis les indépendances, le vecteur autoritaire n’a jamais quitté le pays bo. Corvéables et "ponctionnables" à volonté, les Buwa ont courbé la tête face aux "roitelets de brousse". C’est comme si les préjugés ethniques, le faible niveau d’intégration des Buwa dans les circuits commerciaux et religieux d’antan, avaient autorisé l’imposition d’un Etat autoritaire et prédateur à ce "ventre mou" de la République.
Dans un contexte de pénurie aggravée, de décennie en décennie, les Buwa se sont retrouvés confrontés à toutes sortes de "prédations extraterritoriales" légitimes et oubliées de nos dirigeants. Que ce soit, des juges de paix à compétence (trop) étendue, des agents des eaux et forêts, des administrateurs à tous les échelons, ils s’en sont donnés à cœur joie ! L’affaire de la "veuve Togola" est la simple illustration d’une rage contenue, d’un "ras-le-bol" généralisé, mais qui n’est jamais arrivé à se dire.
Après mars 1991, dans bien de localités du pays, des administrateurs et autres fonctionnaires ont été brutalisés, paradoxalement, au pays bo, rien ! Ces agriculteurs, rivés aux travaux pénibles de la terre, livrés en pâture à "un pouvoir à l’état brut", ont courbé et continuent de courber l’échine. Pourquoi n’attendraient-ils pas avec impatience, la fin des indépendances, même après cinquante ans d’indépendance ?
La page n’est donc pas tournée, loin s’en faut, mais, nous suspendons à présent cette discussion. Il y aurait encore tellement à dire ! Nous voudrions simplement, avant de boucler cette contribution, attirer notre attention à tous (Buwa y compris) sur le substantif "Bobo" qui nous colle à la peau. Il faut savoir que l’acte de nomination peut parfois être hautement subversif ! En effet, l’archéologie de l’ethnonyme "Bobo" remonte aux temps des rapports tumultueux entre peuples conquérants et peuples dits segmentaires du Soudan occidental. Comment ce peuple qui se dit "Bo/mûr, cuit à point, vrai" est-il devenu "Bobo/le muet, celui qui ne parle pas" ?
C’est une longue histoire dont les avatars s’étalent tout au long du XIXe siècle et dont nous ferons l’économie ici. Mais comme le disent ethnologues et historiens, ne vaudrait-il pas mieux appeler les gens par le nom qu’eux-mêmes se donnent ? Pourquoi continuer à traîner dans nos discours et écrits, des "formalisations identitaires coloniales et dangereuses" tout simplement par paresse intellectuelle ?
Les Buwa, les premiers, devraient s’adonner à cet exercice s’ils veulent dé-monter les mécanismes identitaires fragilisant et dé-valorisant dont cet ethnonyme est porteur. Disons donc : un Bo (singulier), des Buwa (pluriel), c’est aussi simple que ça !
Père Joseph Tanden Diarra
(historien, anthropologue UCAO-UUBa, Bamako)

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BRUITS SOURDS
Tour cycliste : les organisateurs offrent un vélo à ATT
Le 1er Tour cycliste du Mali, qui avait débuté le 7 mars dernier, a connu son épilogue samedi avec le sacre des Marocains. Une semaine durant les participants à ce Tour cycliste (Mali, Sénégal, Maroc, France, Côte d’Ivoire et Burkina Faso) ont fait le tour de grandes villes maliennes : Fana, Ségou, Bla, San, Koutiala, Mopti, Bandiagara, Djombolo, Sikasso, Sénou et Bamako.
Les organisateurs ont profité de la clôture de la compétition, qui a eu lieu sur le boulevard de l’Indépendance pour offrir un vélo au président de la République. ATT, spécialiste des inaugurations, n’a pas étrenné ce jour-là sa bicyclette en présence des donateurs, car il n’a pas attaqué la route avec. Le président est retourné comme il est venu, c'est-à-dire à bord de sa limousine.

Cyclistes maliens : la Fédération cherche à les "caser"
Lors du 1er Tour cycliste du Mali, les trois dernières places ont été occupées par les trois équipes du Mali : Cnar (les assurances bleues), MasaPlus et le Mali. Par manque de niveau, les cyclistes maliens n’ont pas pu tenir la dragée aux autres pays.
Sur les 18 coureurs, seulement 3 sont des militaires, les 15 autres des paysans. Selon des indiscrétions, la Fédération malienne du cyclisme avec le concours du Comité national olympique et sportif du Mali et des partenaires ont décidé d’entreprendre des réflexions pour l’insertion de nos cyclistes dans les sociétés et entreprises de la place comme Orange-Mali, Cnar et MasaPlus pour leur permettre de mieux préparer les compétitions futures.
Cette volonté de la Fédération découle du fait que certains de nos cyclistes sont dans les confins du pays. Certains n’ont même pas de téléphone pour qu'on puisse les localiser. Mais en leur faisant faire une place au soleil dans les sociétés et entreprises indiquées, ils seront non seulement repérables mais pourront bénéficier d’une mise à niveau pour être au diapason des autres pays.

Gendarmerie de Sangarébougou : enfin l'eau !
Jusque-là, la Brigade territoriale de gendarmerie de Sangarébougou était logée dans une concession en bail. Pourtant, elle dispose d’une nouvelle bâtisse vers Marseille depuis près de deux ans. Mais les gendarmes n’ont jamais daigné occuper leurs nouveaux locaux pour la simple raison que toutes les commodités n’y étaient pas. En effet, il n’y avait pas d’eau dans la nouvelle concession.
L’attention du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile avait été attirée sur l’épineuse question d’absence d’eau à la Brigade territoriale de la gendarmerie de Sangarébougou. Désormais, c’est chose faite. L’adduction d’eau est fonctionnelle depuis samedi au grand bonheur des gendarmes et autres usagers. Puisque l’eau a coulé maintenant, il va sans dire que les nouveaux bâtiments seront occupés par ses propriétaires dans les jours à venir. Comme quoi, l’eau est source de vie.

CNJ : la succession de Siriman Traoré ouverte
Selon le président sortant du Conseil national des jeunes (CNJ), Siriman Traoré, il n’est pas candidat à sa propre succession à la tête du mouvement. L’annonce a été faite par lui-même la semaine dernière. Après deux mandats successifs à la tête du CNJ, M. Traoré a décidé de tirer sa révérence. Pour mémoire, le président sortant du CNJ était ces derniers temps sur la sellette du Cadre d’action et de réflexion des jeunes (Craj) qui l’accusait d’être dans les grâces du pouvoir et partant un instrument mobilisateur pour celui-ci. De même, le Craj avait estimé que Siriman est frappé par la limite d’âge mais qu’il ne veut pas faire valoir ses compétences ailleurs.
Vrai ou faux ? Toujours est-il que la succession de M. Traoré est désormais officiellement ouverte. Son successeur sera connu à l'issue du congrès du CNJ qui se tiendra très prochainement.

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REGIONS DU NORD
Le Ravec en difficulté
C’est une rupture de fiches d’enrôlement qui est à la base de l’arrêt des travaux du Recensement administratif à caractère électoral (Ravec) dans les régions de Gao et Kidal. Les agents s’impatientent et le département est interpellé.
Commencé le 15 février dernier, le Recensement administratif à caractère électoral (Ravec) pour les régions de Kidal, Tombouctou, Gao et une partie de Mopti est confronté à des difficultés d’ordre matériel.
Déployés depuis un mois sur le terrain - le temps imparti pour les travaux de Recensement devrait s’achever lundi 15 mars -, l’équipe de recensement mobilisée sur le terrain à Gao et Kidal reste dans l’attente. Dans les deux régions, les difficultés ont trait depuis bientôt une semaine à la pénurie de fiches d’enregistrement.
Les agents recenseurs sont dans l’attente des fiches d’enrôlement. "Les superviseurs et le département sont informés de cette rupture de stock de fiches d'enregistrement". Pour certains, cette situation ne devait pas se présenter étant donné que des dispositions ont été prises. Négligence ? Nous ne saurons le dire, mais des agents répondent par l’affirmative.
Pour ceux qui ont participé à toutes les phases de l'opération, jamais un manque de papier n’avait été signalé. Cette situation arrive au moment où les populations sont plus que jamais mobilisées pour se faire enrôler. Joint au téléphone, une source assure néanmoins que "des dispositions seront bientôt prises pour le ravitaillement du matériel".
Pour notre interlocuteur, la rupture de stock de matériels de travail peut arriver dans tous les services et ne peut être considérée comme un sabotage de qui que ce soit. Aujourd’hui, l’inquiétude qui gagne les agents recenseurs est leur prise en compte pour les jours supplémentaires.
Amadou Sidibé

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SEGOU
Les dirpub et les banquiers brisent la glace
Du 11 au 13 mars, le Centre Gabriel Cissé de Ségou a abrité un séminaire sur le thème "Banques-presse : quelles relations et perspectives ?". Ce séminaire qui a regroupé l’ensemble des directeurs de publication et les patrons des banques était présidé par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région de Ségou Yacouba Samoura en présence du président de l’Association des professionnelles des banques et établissements financiers (APBEF) ainsi que les autorités politiques et administratives de la région.
A l’entame des travaux, le doyen des directeurs de publication, Saouti Haïdara du journal L’Indépendant, a souligné que réunir les professionnels des médias et ceux des banques et institutions financières relevait, pour beaucoup, il n’y a pas encore si longtemps, d’une gageure.
Il ajoutera que la réussite de ce tour de force de mettre autour d’une même table les responsables de la presse privée et banquiers pour échanger "en vue de parvenir à briser la glace et trouver un cadre dynamique et stratégique de concertation au mieux de leurs intérêts et ceux de clients c’est sans doute là non seulement un exploit mais aussi une première dans notre pays, et sur le continent qu’il faut saluer et encourager".
Le président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo, estimera que le séminaire offre un cadre idéal de dialogue, d’échange sur la problématique d’un meilleur accès à l’information financière et banquière. D’ailleurs, il dira que l’objectif recherché est d’aboutir à un partenariat banque/presse afin d’améliorer l’accès à l’information banquière, car les banques, a-t-il dit, ne cesse d’enregistrer des progrès notables dans toutes les régions du Mali, car le nombre de guichets de banques est passé de 143 en 2007 à 217 en 2008 et 244 au 31 décembre 2009.
Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de région, Yacouba Samoura, a indiqué que Ségou se réjouit d’abriter cet échange important entre la presse et les banques. "Même si beaucoup de choses séparent vos deux secteurs d’activité, vos intérêts réciproques vous condamnent à prospecter des centres de convergences, à se comprendre et à dialoguer", a-t-il insisté. Il a assuré les deux corporations du soutien des autorités de la République.
Les deux jours de travaux ont permis de débattre plusieurs thèmes dont les procédures et réglementations bancaires par Souleymane Fomba, un juriste de banque. Alexis Kalambry s’est longuement appesanti sur le mécanisme de financement adapté aux entreprises de presse. L’accès au financement bancaire a été évoqué par Sambi Touré et Dramane Aliou Koné, le président de l’Assep. Quant à El hadj Tiégoum Boubèye Maïga, il a débattu de l’accès à l’information bancaire.
A l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été faites dont le plus saillant reste la mise en place d’une commission pour réfléchir sur le financement des entreprises de presse par les banques.
Clôturant les travaux, le président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo, s’est félicité de la qualité des débats. Il a promis le renforcement des services de communications dans toutes les banques et a renouvelé l’engagement des banques à soutenir l’ensemble de la presse.
Daouda Coulibaly
(Jamana, Ségou)

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DISTRICT SANITAIRE DE MARKALA
106 % des enfants vaccinés contre la polio
Un taux de 106 % est réalisé lors de la première campagne 2010 contre la poliomyélite dans la zone sanitaire de Markala.
A l’instar des autres districts sanitaires du pays, les premières Journées nationales de vaccination (JNV) contre la poliomyélite ont eu lieu dans le district sanitaire de Markala. La restitution des résultats des quatre jours de vaccination (du 6 au 9 mars 2010) s’est déroulée dans la salle de réunion du Centre de santé de référence (CS-Réf) de Markala. C’était, jeudi dernier, sous la présidence du médecin-chef du CS-Réf, Dr. Siriman Faïnké. Etaient présents : les superviseurs de la campagne de vaccination, les directeurs de centres de santé communautaire et les présidents des associations de santé communautaire (Asaco).
Les résultats généraux dégagent des taux très encourageants dans les dix-sept aires de santé de la zone sanitaire. A l’échelle de tout le district, un taux de 106 % a été enregistré. Au lieu de 62 853 enfants âgés de 0 à 5 ans attendus, ce sont, finalement, 66 634 enfants qui seront vaccinés contre la polio par les agents vaccinateurs, faisant la stratégie du porte-à-porte et la stratégie de l’équipe mobile, dans les localités difficiles d’accès, en campagne.
Les taux de 174 %, de 147 %, de 115 %, de 109 %, de 104 % et 103 % ont été réalisés respectivement dans les aires de santé de Djibougou, Djamarabougou, Kirango, Dioro, Togou, Dougabougou et de Sibila.
Quelques refus de parents de garder leurs enfants à la maison ou de les faire vacciner, des mauvaises estimations des âges d'enfants par les agents vaccinateurs, des problèmes de marquage notamment les maisons à rentrées et à sorties multiples ont été, entre autres, difficultés relevées par les équipes de supervision des niveaux district sanitaires et régionaux.
Le médecin-chef à la clôture de la journée de restitution a vivement félicité tous ses collaborateurs, ainsi que les présidents des Asaco et leaders communautaires pour leur implication totale dans la réussite de ces premières journées. Il leur a également rappelé la période du deuxième passage prévue du 24 au 27 avril prochain.
H. Diabaté
(correspondant régional)

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OMD
Résultats satisfaisants, défis à relever
Après un 1er rapport en 2005, le Mali et les agences des Nations unies viennent de mettre à la disposition des différents acteurs du développement un 2e rapport sur le suivi de la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ce rapport, qui enregistre des résultats notables, fait le point des progrès réalisés, les mesures prises, les contraintes et les défis à relever.
Malgré les crises énergétique, alimentaire et plus récemment financière et économique, le Mali a enregistré des résultats appréciables dans la mise en œuvre des huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) au cours de ces dernières années.
En effet, la pauvreté monétaire a reculé de manière significative entre 2001 et 2006. En 2001, 55,6 % des Maliens vivaient en dessous du seuil de pauvreté contre 47,4 % en 2006 ; la malnutrition chronique a enregistré une augmentation importante entre 1987 et 2001 pour se stabiliser en 2006 à 27 %.
Dans le domaine de l’éducation, le taux brut de scolarisation pour l’année 2008 est de 80 % contre 77,6 % en 2007 ; le taux d’accès aux services de santé est évalué à 58 % en 2008 contre 53 % en 2007. L’accès à l’eau potable est de 64,7 % en 2008 contre 63,4 % en 2007.
Dans le domaine du genre, le niveau de représentativité des femmes au niveau des postes électifs est de 6,4 % ; 1 % pour les maires, près de 7 % au niveau des conseils communaux, 8 % au Haut conseil des collectivités territoriales et 12 % au CESC.
En ce qui concerne l’emploi et la formation professionnelle, 26 224 emplois permanents et temporaires ont été créés en 2008, dont 8232 publics et 17 992 privés.
Selon le rapport présenté, on note que 2,6 % de la population est couverte pour divers risques (santé, retraite). Dans le cadre de la lutte contre le VIH et le Sida, la prévalence de la maladie au sein de la population générale est passée de 1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006, soit une réduction du taux de 0,4 point de pourcentage.
Pour le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité, "le Mali pourra atteindre les OMD d’ici 2015 dans le domaine de l’eau potable, de la lutte contre le VIH/Sida et améliorer l’extrême pauvreté et la scolarisation primaire".
Néanmoins, des efforts importants restent à faire dans les autres domaines plus singulièrement dans ceux de l’environnement et du partenariat mondial pour le développement.
Anne-Marie Kéita

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GUINEE-MALI : 1-1
Le Mali obtient le nul
En match aller du dernier tour des éliminatoires de la 2e édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan), disputé le dimanche dernier au stade du 28-Septembre de Conakry, le Mali a tenu en échec (1-1) la Guinée.
" Pour moi, nous annulons cette manche. Il faut jouer à Bamako pour la qualification. Je pense que nous avons besoin de travailler plus et d’être efficaces devant sinon, malgré son réveil en 2e mi-temps, l'équipe guinéenne est prenable". Ces propos traduisent la déception de l’entraîneur des Aigles locaux, Mory Goïta. Ce 1er round d’observation permet aux deux équipes de faire d'amples connaissances et de prendre les repères. Les Aigles se montrent cependant plus organisés au milieu de terrain où est concentré l’essentiel de leur jeu. Très volontaires et agressifs, les poulains de Mory Goïta orientent le jeu à leur guise en développant des jeux dangereux ponctués de corners et tirs de loin qui mettent en difficulté l’équipe adverse.
Sur une action, bien élaborée, que l’ouverture du score intervient pour le Mali. A la 29e, Mahamadou Mariko passe par là. Cinq minutes plus tard, les Guinéens montent à l’assaut, la défense malienne résiste. La mi-temps intervient sur ce score de 1 but à 0 pour les Aigles.
La reprise se fait sur un autre ton avec un relâchement du côté malien. La Guinée se réveille, assiège régulièrement le camp malien. La preuve, N’famoussa Bangoura, entré en jeu juste après la reprise, obtient l’égalisation à la 61e sur un coup franc de plus de 20 mètres.
Par la suite, le jeu se stabilise avec peu de possibilités, d’autant plus que les deux équipes évitent de prendre des risques. Le résultat de 1 but partout, laisse entrevoir un difficile match retour pour les deux équipes mais avec un avantage pour le Mali.
Les Aigles devront fournir encore beaucoup d’efforts s’ils souhaitent arracher leur qualification au stade Modibo Kéita. Le second match de notre zone a vu la victoire (1-0) du Sénégal sur la Sierra Leone. Cette rencontre était dirigée par l’arbitre international malien Boubacar Sidibé.
Boubacar Diakité Sarr

L’équipe du Mali
Abdoulaye Diakité, Mohamed O. Konaté, Issa Traoré, Abdoulaye Maïga, Amara Konaté, Mahamadou Mariko, Morimakan Koïta, Lassine Diarra, Mouhamed Fall (capitaine), Amadou Diamouténé et Cheïbane Traoré.
Entraîneur : Mory Goïta

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