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2010

Mois de mars

Les Echos du 11 mars

 

MARCHE AVORTEE DE L’UACADDD
Le MSV dénonce des violences sur des femmes enceintes
Dans une déclaration, le Mouvement des sans voix (MSV) s’insurge contre la répression policière "sauvage" perpétrée le 9 mars à la Bourse du travail contre des femmes enceintes, de vieilles personnes qui avaient pris part à la marche avortée.
Le Mouvement des sans voix (MSV) dénonce que "des femmes enceintes qui ont pris part à la marche, aient été battues, gazées poursuivies par la police lors de la marche avortée de l'UACADDD). Pour le président du MSV, l’heure est grave et "notre démocratie chèrement acquise en train d'être remise en cause".
Le mardi 9 mars 2010, à l’appel de l’Union des associations et des coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACADDD), un millier d'adhérents, sous la houlette d'un comité de soutien, s'étaient retrouvés à la Bourse du travail pour une marche dite pacifique sur la situation des "déguerpis ou expropriés des terres".
Les marcheurs voulaient manifester leur mécontentement face à l’indifférence des autorités face à leurs problèmes. Une lettre de protestation devait être déposée à la Primature. Finalement, la marche aurait été annulée, faute "d’autorisation préalable". C'est à la suite de cela que des policiers sont descendus sur les marcheurs. "Nous avons entendu des démêlés entre la police et des manifestants".
Le président du MSV, Mamadou Konaté, dans une déclaration, fustige "cette brutalité policière". "La marche a été violemment réprimée par les forces de l’ordre qui ont fait des blessés et des arrestations parmi les manifestants", ajoute-t-il. Et de rappeler "que le droit de manifester est inscrit noir sur blanc dans notre Constitution qui est le fruit d’une longue lutte du peuple malien au prix de son sang".
Le bilan provisoire, dit-il, "est une honte pour la démocratie malienne". Dans les faits : plusieurs manifestants dont de vieilles personnes, le plus souvent des malades, et des femmes en grossesse ont été violemment brutalisés. "Certains ont eu la jambe fracturée et plusieurs autres ont été blessés parmi lesquels le secrétaire général du MSV Tahirou Bah".
Amadou Sidibé

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OCCUPATION DES SERVITUDES DU FLEUVE NIGER
Laisser-aller des autorités, insouciance des occupants
Les autorités maliennes devront avoir un œil sur la gestion des servitudes des cours d’eaux, notamment des fleuves. A Kalabancoro, on a fait fi du plan d’urbanisation du quartier pour construire des bâtiments dans le lit du fleuve.
L’occupation du lit des cours d’eaux, précisément des fleuves ne semble pas préoccuper outre mesure les autorités maliennes. Ce ne sont pas les alertes des populations riveraines et des élus communaux qui font réagir le département en charge de la protection de l’environnement. C’est le laisser-aller. On attend qu’un drame survienne pour ensuite chercher un bouc émissaire. Au ministère de l’Environnement, on rétorquera certainement que la gestion des ressources des zones humides n’est pas l’affaire du seul ministère, mais il a un rôle premier à jouer.
Il n’est un secret pour personne que les textes interdisent l’occupation des servitudes du fleuve à plus forte raison y construire des édifices. En 2009, la généralisation du phénomène avait conduit le conseil des ministres à prendre un texte dans ce sens en plus d’autres existants pour circonscrire le phénomène. Mais aujourd’hui, force est de constater que certains se plaisent à fouler aux pieds les mesures au vu et au su des autorités qui disent se soucier de la protection du fleuve Niger.
Dans la Commune rurale de Kalabancoro, derrière le Centre pour sportifs d’élite de Kabala, de "gros bonnets" se sont partagés les servitudes du fleuve et construisent leurs bâtiments. Pour montrer qu’ils restent maîtres des lieux, ils viennent d’entamer la fondation de plusieurs bâtiments cette fois-ci dans le lit même du fleuve. Les travaux sont effectués alors que la mairie a pris des mesures interdisant l’occupation des lieux.
" Nous avons le souci de protéger le fleuve qui est en train d’agonir C’est pourquoi nous avons pris une décision d’interdiction de l’exploitation de sable et de toutes autres matériaux de construction", se défend la mairie. La mesure, qualifiée d'impopulaire en son temps par les exploitants de sable mécontents, a fini par être comprise, les occupants ayant déguerpi. Les "bras longs" qui ont leurs ramifications en haut lieu continuent de braver la décision et menacent par ce fait le fleuve dans son existence.
Plan d’aménagement menacé
Quelles pourraient être les conséquences de l’occupation illicite du lit ? Pas besoin de l’expertise d’un scientifique pour imaginer la suite. L’eau ne laissant jamais sa trajectoire, les occupants devront s’attendre au pire. Les récents événements de la France où il y a eu plus de 50 tués à cause de la montée de l’eau sont édifiants.
La construction des bâtiments dans le lit du fleuve menace même le projet de construction des berges du fleuve Niger (Missalabougou-Kalabancoro) approuvé l’année dernière par le conseil des ministres. Les servitudes sont accaparées sous prétexte qu’ils sont sur des titres fonciers. Le ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme a tout intérêt à intervenir rapidement.
A Kabala, les bancs de sable obstruent le lit du fleuve, provoquent un ralentissement du débit et une agression des berges. Chaque année, l'érosion des berges provoque un débordement des eaux du fleuve pendant l’hivernage. Il suffit d’une forte pluie pour que le quartier soit inondé. Le cas de la Commune de Kalabancoro n'est que la face visible de l’iceberg. Un peu partout à travers le pays, des maires et représentants de l’Etat en complicité avec les spéculateurs fonciers n’hésitent pas à morceler même nuitamment les servitudes des cours d’eau.
Même si le département de l’Environnement et l’Assainissement est en train de faire des efforts dans ce sens (la protection des berges de la ville de Bandiagara d’un coût d’exécution 6 milliards de F CFA), force est de reconnaître que l’exploitation abusive par l’homme des ressources naturelles dans les zones humides est à la base de la détérioration des écosystèmes.
Et si spéculateurs fonciers se mettaient aussi en tête que ce sont plusieurs millions de Maliens qui dépendent directement des ressources naturelles pour leur subsistance, les cours d'eau seraient sauvés.
Amadou Sidibé

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LITIGE FONCIER
L’anniversaire de la révolte de Bélédougou
Le 7 mars 2010 marque les 95 ans de la révolte des Bambaras de Bélédougou. Ce fut l’une des batailles les plus meurtrières contre la pénétration coloniale au Soudan. Cette grande révolte a commencé le 7 mars 1915. Les Bambaras ont combattu avec des armes traditionnelles contre des colons munis de canons. C’est après cette bataille, appelée de Kwodialanda, que la troupe du général Archinard est venue à bout de la résistance.
Pour Djadji Diarra, "c’est un honneur pour les habitants de Bélédougou, car il y a 95 ans que nos ancêtres ont versé leur sang ici pour notre liberté, alors ce n'est pas un endroit à vendre. Laissons nos morts reposés en paix !"
Aux dires du président du comité de conciliation, le pasteur Thaddée Diarra, les ressortissants du Bélédougou ne sont pas pour la vente de Kwodialanda. "Nous voulons que la paix revienne dans le cercle comme avant". Il a invité les habitants à se retenir et à faire confiance au comité de conciliation pour tirer cette affaire au clair.
Le ministre de la Culture qui devait faire le déplacement à ce titre l’a annulé à la dernière minute, car certaines personnes à Nozombougou ayant pris faits et cause pour le chef de village à l’origine de toute la crise voulaient marcher. Finalement ce sont le directeur général adjoint du patrimoine national, Moulaye Coulibaly, et Malick Koureichi, chef de division, qui ont fait le déplacement. Selon le DGA, il y a certaines lois au Mali qui sauvegardent et protègent les patrimoines culturels.
Le pasteur a ajouté que le ministre de l’Administration territoriale a informé qu’il a envoyé une lettre 0122-MATCL pour le retrait des terres à N’Wélé Diallo et Boubacar Haïdara, mais qu'à la grande surprise des membres de la commission, les travaux ne sont pas encore arrêtés.
S. T.
(correspondance particulière)

N’Wélé Diallo a plus de 105 ha sur cette terre qu’il ne veut pas quitter car pour lui personne ne peut l'y contraindre. Aux dires de la population, c’est lui qui a financé la campagne du président de la République. A la suite de notre visite, N’Wélé Diallo a tiré trois coups de fusil pour effrayer les "envahisseurs".

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UN FRONT DU REFUS APPELLE A MANIFESTER
Devant l’ambassade du Mali en France
Un agrégat de mouvements et d'associations de la diaspora malienne de France, constitué dans le cadre du FPR (Front pour le refus) de la politique menée par les autorités en place à Bamako, dans un communiqué diffusé le 7 mars dans la capitale française appelle à "protester devant l’ambassade du Mali à Paris, le vendredi 26 mars 2010, à partir de 15 h", jour anniversaire du couronnement des luttes populaires pour la démocratie et le multipartisme.
" Cette manifestation, souligne les organisateurs, a pour but de dénoncer le laxisme et la faiblesse de notre Etat face aux menaces terroristes et sécuritaires". En effet, le communique affirme que depuis, le 23 mai 2006, "le Nord du Mali est devenu une zone de non-droit où des actes de crimes de guerres et de terrorismes sont perpétrés en toute impunité". Faisant un point de ces actes incriminés, le FPR dénombre trente prises d’otages dont vingt-quatre ont été libérés, une exécution et cinq personnes encore en détention.
Les organisateurs de la marche justifient leurs motivations par "le laxisme et la complaisance, voire la complicité des autorités face à cette menace grave ; l’auto-satisfaction de nos autorités (déclaration du président de la République, rencontre du ministre des Affaires étrangères avec les diplomates accrédités dans notre pays) ; le communiqué de soutien à ATT de l’US-RDA (parti du père de l’indépendance) et le silence radio de la majorité de nos partis politiques face à cette dérive ; la réputation d’Etat voyou que la libération des 4 terroristes d’AQMI est en train de confirmer (rappels des ambassadeurs de la Mauritanie de l’Algérie et le communiqué du département d’Etat des USA)".
La manifestation est ouverte à tous les patriotes maliens ainsi qu’aux étrangers désirant apporter leur soutien à la lutte contre le terrorisme et les violations des droits humains. A la fin de la manifestation, une motion sera lue et remise aux autorités de l’ambassade du Mali en France.
Oussouf Diagola

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MEALN
Les directeurs nationaux renvoyés à leurs missions
En remettant une lettre de missions à chacun des directeurs nationaux relevant de son département, le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, entend donner plus de visibilité aux actions des services du MEALN qui seront désormais évalués à la fin de l’année.
Dégager les objectifs assignés à chaque directeur et les résultats qu’il devra atteindre est le fil conducteur de la lettre de missions que le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, a adressée aux différents directeurs nationaux qui relèvent de son département. C’était mardi 9 mars 2010 au cours d’une cérémonie en présence des membres de son cabinet.
Première du genre, la lettre de missions adressée aux directeurs entre, selon le ministre, dans le cadre de la gestion du système éducatif et de la modernisation de l’administration scolaire. "J’ai décidé, en relation avec le secrétaire général et le chef de cabinet, d’adresser aux directeurs nationaux une lettre de missions pour l’année 2010", a indiqué Pr. Sanogo avant de remettre leurs lettres à chacun des onze chefs de services.
Il a révélé que le rapport d’activités à la fin de l’année que chaque direction présentera et le suivi qui sera fait tout au long de l’année par le secrétariat général de son cabinet permettront d’évaluer chaque directeur.
" Je demande à chaque directeur de partager le contenu de la lettre de missions avec ses collaborateurs et de la traduire en plan d’actions, de mettre tous les agents de son service au travail, en reconnaissant à chacun ses droits, mais en exigeant de chacun ses devoirs", a-t-il recommandé.
Amadou Waïgalo

Liste des directeurs concernés
Directeur national de l’enseignement secondaire
Directeur administratif et financier
Directeur de l’Institut des langues Abdoulaye Barry
Directeur national de l’éducation de base
Directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation
Directeur de la Cellule de planification et de la statistique
Directeur de la cellule d’appui à la décentralisation/déconcentration de l’éducation
Directeur du Centre national des ressources de l’éducation non formelle
Directeur du Centre national de l’éducation
Directeur national de l’enseignement technique et professionnel
Inspecteur en chef de l’enseignement secondaire

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PERIODE DE FORTE CHALEUR
Une saison des maladies
La canicule est à la base de plusieurs maladies. L’insolation et la déshydratation sont les deux grands volets de ces maladies.
La canicule est la chaleur extrême qui entraîne sur l’organisme humain la déshydratation et l’insolation. Les symptômes et problèmes de santé liés à la canicule sont les crampes musculaires, l'épuisement dû à la chaleur, l'insolation, la déshydratation et le coup de chaleur.
La déshydratation peut favoriser le coup de chaleur en empêchant la transpiration. Le coup de chaleur est une urgence médicale grave, parfois mortelle. Il survient lorsque le corps n'arrive pas à contrôler sa température et que celle-ci atteint, voire dépasse 40°C (la température normale est de 37° C).
Le coup de chaleur est une forme d'hyperthermie plus sévère que les crampes musculaires liées à la chaleur et à l'épuisement dû à la chaleur. Il survient surtout chez les personnes âgées, les personnes travaillant dans des conditions physiques difficiles et les sportifs.
L’insolation est liée à l’effet direct du soleil sur la tête et est favorisée par la chaleur. Elle se manifeste par des maux de tête violents. Les enfants y sont plus sensibles. Selon Dr. Sidi Yéhia Touré, urgentiste, anesthésiste et réanimateur à la clinique Pasteur, la déshydratation et l’insolation peuvent, en conséquence, être à la base d’une soif intense, d’une oligurie, d’un trouble de comportement qui peut aller jusqu’au coma.
Boire beaucoup d’eau
Aux dires du médecin, les conséquences de la canicule peuvent être des troubles métaboliques sévères (la glycémie, la sécrétion urinaire, le comportement neurocérébral). "Il est conseillé de boire de l’eau en très grande quantité et particulièrement chez les nourrissons et les grands vieillards. Au besoin, faire recours à une perfusion intraveineuse de soluté isotonique", préconise Dr. Touré.
Les vagues de chaleur peuvent aussi aggraver les maladies chroniques. Il est important, pour les personnes qui en souffrent, de planifier les journées afin d'éviter le plus possible de s'exposer à la chaleur. S'il n'est pas possible d'éviter d'aller à l'extérieur, il est bon de se reposer fréquemment dans un endroit ombragé pour permettre à la température corporelle de se rétablir, porter un chapeau à large bord, avoir de l'eau avec soi. Il faut cesser toute activité pendant plusieurs heures, se rafraîchir et se reposer dans un endroit frais, boire de l’eau ou des jus de fruit.
Sidiki Doumbia

LA CANICULE
Un des effets du réchauffement climatique
Partout dans le monde, le réchauffement climatique est une réalité. Le Mali a enregistré au mois de février dernier une hausse de sa température minimale et maximale plus élevée que lors des 5 dernières années. Les spécialistes annoncent une année particulièrement chaude.
Selon Daouda Zan Diarra, chef de division de l’agro-météorologie, cette année sur toutes les stations météorologiques, il y a une température beaucoup plus élevée pour le mois de février que les années précédentes. La température maximale de Bamako dans la moyenne 2005-2009 était de 36,2° et 37,5°C pour le mois de février avec une différence de 1,3°C. Pour Gao on a enregistré 34°C contre 36,5°C, Kayes 37,4°C contre 38,5°C.
La moyenne 2005-2009 pour les températures minimales à Bamako a été de 19,2° contre 20°C pour le mois de février 2010. Pour Gao, elles ont été de 18,4° contre 19,5 cette année et Tombouctou (16,5 contre 17°C). L’humidité relative est supérieure à la moyenne de ces années. Pour M. Diarra lorsque l’humidité et la chaleur sont élevées, la sensation de chaleur est plus perçue.
Une hausse de température, dit-il, dépend d’autres facteurs externes. "L’atmosphère est un tout, il y a un mouvement d’ensemble sur l’Afrique et sur l’Europe. Quand il fait chaud dans une zone, il y a répercussion sur les autres zones". Ces rythmes peuvent modifier la température en allant du plus froid au plus chaud, explique M. Diarra. D’après lui, une étude est en cours pour analyser les données pour voir ce qui va se passer dans les mois à venir. Mais, pour l’heure, il conseille aux uns et aux autres de suivre les bulletins météo.
Par rapport aux conséquences de la canicule (pluies précoces et inondations), Daouda Zan Diarra, rappelle qu'elles découlent du réchauffement climatique et que beaucoup d'autres phénomènes externes vont se faire voir à la suite des changements climatiques. Dans la zone sahélo-saharienne, c’est surtout les sécheresses et les inondations ques les spécialistes craignent.
C'est dire que l’évolution du climat n’épargnera personne. "Il s'agit de s’adapter à une situation que l’on ne maîtrise pas. Nous devons chercher à nous mettre à l’abri de certains aléas climatiques comme les élévations de température dans la journée et leur baisse dans la nuit, les inondations, et sécheresses"... en essayant de respecter toutes les normes.
Aminata Traoré
(stagiaire)

ENVIRONNEMENT
Le Mali face aux changements climatiques
Le Mali, en raison de l’érosion de ses sols, de la déforestation et de la baisse de 20 % de sa pluviométrie, fait face à un danger.
De l'avis d'Alamir Synna Touré, coordonnateur du Processus de gestion durable des terres, les effets les plus marquants des changements climatiques sont les déficits d’eau ou les inondations. Toutes choses qui conduisent forcément à une réduction du cycle végétatif des sols et des plantes, entraînant elle-même une réduction des rendements et de la production agricole.
Au Mali, le taux de pluviométrie a baissé de 20 %. Ce déficit explique dans une large mesure la réduction des rendements, de la production agricole et donc des revenus des populations. Les effets majeurs de la chaleur, au niveau des plantes, vont créer un stress, avec une augmentation de l’évapotranspiration des plantes. Pour les humains, c'est une augmentation de la transpiration qui va occasionner des besoins en eau avec des conséquences sur toute la population. "Les personnes âgées et les enfants sont les plus exposés", indique M. Touré.
Au niveau de l’écosystème, les plantes vont souffrir très rapidement, mais certaines vont pouvoir s’adapter ou développer des capacités d’adaptation, vont changer de chronologie. "Au lieu d’avoir des feuilles très larges, elles auront des feuilles rétrécies pour réduire la transpiration. Pratiquement toutes les plantes des zones désertiques et les herbes auront le même comportement en réduisant leur quantité de transpiration", ajoute le spécialiste.
De nouveaux comportements
M. Touré explique qu’à cause de la canicule, certaines espèces (animales et plantes) ont disparu et d’autres ont migré vers le Sud. Les calculs actuels montrent des baisses de 20 % dans la pluviométrie et, pour M. Touré cet écart bouleverse tout le système de production. Avec plus de 1 % de hausse de la température, tout le système de production et le mode de vie des personnes subiront de grosses incidences.
Le déficit d’eau d’une manière générale et la forte chaleur sont les grands problèmes du réchauffement. Pour pallier cette forte chaleur, le département de l’Environnement et de l’Assainissement préconise, un changement de système de culture en les adaptant aux conditions de déficit d’eau. Des études sont menées sur cette avancée, précise le coordonnateur Touré.
" On cherche à réduire le cycle végétatif de certains". Il faut opter pour des variétés de plantes qui sont tolérantes à la sécheresse, pour le changement des systèmes de culture actuels en labourant sur les courbes de l’eau pour augmenter la capacité de rétention des eaux de pluie.
Les cultures sur les courbes d’eau permettent de réduire de 50 % les eaux de ruissellement. "On augmente ainsi la capacité de réparation du sol de 50 % et les eaux seront à la disposition des plantes", dit M. Touré.
Aminata Traoré
(stagiaire)

FACE A LA CANICULE
Les comportements qui sauvent
Si la chaleur n'est pas un élément néfaste en soi, il est nécessaire de se fixer une hygiène de vie pouvant servir de protection contre certaines maladies.
Pendant la chaleur, les intérieurs souvent chauffés en abondance, racornissent grandement l'air environnant. Un air trop sec fait perdre à la peau son humidité naturelle. Il est cependant nécessaire de maintenir chez soi un certain degré d'humidité.
Pour une bonne hydratation du corps, boire beaucoup d’eau est incontournable. Si l’organisme n'est pas assez hydraté, le "réservoir" d'eau de la peau peut s'épuiser et entraîner un assèchement cutané important.
Aussi, pour lutter contre la chaleur, une attention particulière doit néanmoins être portée sur le choix des vêtements. Si besoin, interposez un vêtement en coton, voire en soie pour protéger votre peau du contact de la laine. Les vêtements serrant trop le corps aggravent la chaleur. Il convient également d'éviter de se vêtir d'un habit neuf sans l'avoir lavé au préalable.
Les mesures de prévention
Selon Dr. Diarrah Dabo, médecin généraliste, l'exposition du corps à de fortes chaleurs représente une agression pour l'organisme. "Pour prévenir les risques liés à la chaleur, des précautions de base s'imposent : se protéger du soleil, boire six à huit fois par jour, s'humidifier le visage et le corps et, bien sûr, éviter les activités physiques aux heures les plus chaudes".
La régulation de la température du corps s'effectue notamment grâce à la transpiration. Or, au-delà d'un certain âge, le corps transpire moins : il a du mal à maintenir sa température à 37°C. La sensation de soif peut également être émoussée, ce qui n'incite pas à boire.
Les mesures de prévention pour éviter toute maladie liée à la chaleur sont entre autres : prendre à n’importe quel moment de la journée une douche froide, éviter de sortir aux heures les plus chaudes de la journée. Lors des sorties, il faut rester à l'ombre, porter un chapeau et des vêtements clairs, amples et légers. Boire environ 1,5 litre d'eau par jour et ne pas consommer d'alcool. Il serait tout aussi bon de maintenir son domicile à l'abri de la chaleur et les volets clos ; fermer les fenêtres tant que la température extérieure est supérieure à celle de l'intérieur ; aérer le domicile en fin de journée, en provoquant des courants d'air.
Anne-Marie Kéita

CHALEUR
La peau davantage sensible
En période de chaleur, l'on transpire à grosses gouttes. Certaines femmes encore plus parce que leur peau devient plus fragile que celle des autres à cause des produits cosmétiques dépigmentants qu’elles utilisent.
Avoir une peau lisse et éclatante, tout comme véhiculer des effluves agréables font partie des ficelles de la coquetterie. La peau, organe du toucher, nous protège d'une manière générale du froid, de la chaleur, des intempéries et des agressions externes. Elle exprime des sensations auxquelles, nous ne faisons pas toujours attention.
En cette période de canicule, les femmes comme tout le monde transpirent à grosses gouttes. La peau devient ainsi fragile, parce qu'elle comprime beaucoup d'ouvertures naturelles (orifices dilatés), explique un dermatologue. Et tous les onguents étrangers (pommade, crème, lait), notamment parfumés, appliqués sur cette peau ont alors une grande vitesse de pénétration. Quand ils pénètrent dans l'organisme à travers la peau, ces corps étrangers développent chez la plupart des sujets des réactions allergiques.
Le phénomène est très fréquent pendant cette période de chaleur chez les femmes, qui utilisent des crèmes, pommades et laits parfumés, ajoute le dermatologue. L'application de ces produits cosmétiques sur la peau attire aussi les rayons solaires et entraîne des effets néfastes sur la peau et sur l'organisme.
Selon le dermatologue, il existe trois types de peau : la peau grasse, la peau sèche et la peau normale. Les peaux "grasse" et "normale" n'ont pas besoin de produits en cette période de chaleur. Pour pallier les allergies, la peau doit être entretenue avec beaucoup de délicatesse, en évitant les frottements intempestifs avec les éponges rugueuses, les pierres ponces et les brosses. Les produits éclaircissants sont à proscrire, parce qu'ils fragilisent la peau et ouvrent la voie à certaines maladies infectieuses que la peau normale peut supporter.
Malheureusement, la majorité de nos sœurs ignorent le danger qu'elles courent en utilisant les éclaircissants. Ils diminuent les défenses de la peau, favorisent les taches noires, provoquent le cancer de la peau, le diabète latent, la perturbation du cycle menstruel et un retard de croissance du fœtus quand la femme est enceinte…
Malgré ces effets néfastes, les éclaircissants sont les plus prisés par les femmes. Selon Solo Diarra, vendeur de produits cosmétiques, malgré la canicule, les produits éclaircissants représentent 70 % des ventes (crèmes, pommades et laits). "Beaucoup les utilisent parce qu’ils sont plus efficaces quand il fait chaud". Ces produits détruisent la peau et provoquent une sensation de malaise, mais leur usage est devenu une habitude chez la plupart de nos sœurs.
Aminata Traoré
(stagiaire)

MICRO TROTTOIR
Trois Bamakois parlent de la chaleur
Djaminatou Djikiné (secrétaire) :
" C’est la période la plus difficile pour moi. La chaleur est insupportable, je dors moins. Pour dormir, je suis souvent obligée de me mettre presque à la belle étoile, car même le vent du ventilateur brasse de l'air chaud. Il est impossible de travailler ou de se promener sous ce soleil".

Mariam Traoré (vendeur de glace) :
" La chaleur fait le bonheur des vendeurs de glace. En cette période, on en vend beaucoup. Dans la journée, ma bonne peut avoir plus de 2500 F CFA sur la glace contrairement à la période froide. Seulement, pendant la chaleur, la congélation est lente et ça consomme beaucoup".

Aïssata Diallo (étudiante) :
" Je préfère la chaleur au froid. Seulement pendant la chaleur je dors beaucoup. Et quand je me lave, je ne peux pas utiliser la pommade, car les produits cosmétiques augmentent la chaleur. Je peux me laver à tout moment".
A.-M. K.

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2e ETAPE DU TOUR CYCLISTE DU MALI
Victoire du Marocain El Ammoury Said
Le Marocain Lahsaini Moushssine conserve désormais le maillot jaune de leader au classement général individuel.
Le Marocain El Ammoury Said a remporté mardi dernier, en 2 h 50 mn 58 sec, la deuxième étape, du tour cycliste international du Mali, disputée entre Bla et San sur une distance de 107 km avec une moyenne de 37.551 km/h.
Les Marocains ont mis un point d’honneur à conserver le maillot Orange malgré la chaleur. Un temps qui s’est révélé des plus difficiles pour tous les coureurs. Ils sont arrivés à San assoiffés. Il y a eu beaucoup de crevaisons. Il n’empêche que certains ont quand même franchi la ligne d’arrivée avec leurs vélos de course.
Tout avait commencé pour les Aigles cyclistes par une crevaison du vélo de leurs coéquipiers Lamine Mariko. Certains d’entre eux voulaient lui porter secours et même notre confrère Isack Tiénou de l’ORTM était parmi ceux-ci.
Mais que retenir de cette deuxième partie de la course ? On a vu des Aigles combatifs. De toutes les 2 étapes, ils ont toujours été là en dépit de leur impréparation. Sur chaque étape, le Mali a toujours aligné 4 à 5 coureurs dans la 10e ligne. L’exemple est donné dès le départ. Adama Togola, très combatif à l’image d’Hamidou Diarra et autre Oumar Sangaré, le plus combatif des Maliens. Ce dernier, premier Malien du jour permet à notre pays d’enfiler le maillot Unicef avec l’écharpe de la Malienne de l’Automobile en terre sanoise. Les populations ont accueilli ce prix avec honneur.
Le représentant d’Air-Mali, en remettant le cadeau a souhaité bonne chance aux Aigles cyclistes.
Le Marocain Lahsaini Moushssine conserve désormais le maillot jaune de leader au classement général individuel. La troisième étape Mopti-Bandiagara-Djombolo, longue de 80 km, devait être disputée hier mercredi, les concurrents observent une journée de repos aujourd’hui.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

Ils ont dit
Sponsors, coureurs et dirigeants… Après deux étapes, voici le bilan dressé par des acteurs de cette fête du cyclisme.
Lahsaini Moushssin (maillot orange, Maroc) :
" Cette 2e étape a été très difficile surtout avec la chaleur. Malgré tout, nous conservons le maillot orange. S’il plaît à Dieu, nous ne perdrons plus ce maillot. Je pense donc que le Maroc peut espérer garder ce maillot jusqu’à la fin du Tour".
Oumar Sangaré (le plus combatif, Mali) :
" J’ai trouvé la 2e étape impressionnante, surtout dans les 5 derniers kilomètres. Ce fut difficile. Je ne m’attendais pas à une telle route. Ce fut une aventure. Il fallait la vivre. Sur l’ensemble de cette seconde manche, je tire mon chapeau aux coureurs marocains. Nous, nous ne sommes pas préparés au mieux, mais nous nous battrons pour la suite. Nous saluons les Maliens pour leur soutien".

Racine Thiam (chef communication Orange-Mali) :
" L’étape de San me rappelle celle de Fana-Ségou. Et ce sont les Marocains qui ont gagné. Ce sont de très bons coureurs. Je ne m’attendais pas à les voir à un tel niveau. Franchement, ils prennent la course en main, ils la contrôlent. J’espère que nos Aigles se signaleront. Il y a eu aussi des crevaisons. C’était la loi de la jungle".
Mme Kouma MassaranTouré (responsable marketing Air-Mali) :
" Je voudrais tout d’abord dire que la 2e étape a apporté tous les enseignements au plan sportif. On s’est retrouvé sur les grandes courses internationales comme cela se passe au Burkina ou en France. Le Tour est très animé. Il a deux fois changé de leader. Pour un sponsor, il n’y a pas de choses plus fortes que d’avoir ce genre de mise en scène. Cette édition du Tour du Mali est la plus animée jusque-là. Pour nous, c’est vraiment fantastique".
Propos recueillis par
B. D. S.

Potins
Bagarre entre organisateur et coureurs
A l’étape de Bla-San, deux coureurs marocains et un organisateur, M. Bélier, ont failli en venir aux poings avant le départ. Une véritable bagarre qui a pris fin grâce à l’intervention d’un responsable du Tour. Cette bagarre est intervenue à la suite de la mauvaise condition des coureurs marocains à l’hôtel. D’ailleurs, ces derniers, en dépit de leur victoire à la 2e étape, menacent de quitter le Tour si leurs conditions ne s’améliorent pas. Wait and see !

Les envahisseurs aussi étaient là
Lors du passage des coureurs, il a été donné de constater que l’incivisme gagne du terrain. Entre Bla-San, un militaire à bord de son véhicule s’en est mêlé. Il a même freiné la course d’un cycliste marocain au grand dam du cortège de la gendarmerie. Histoire de grade peut être !

La fête au village
Orange-Mali, sponsor officiel du Tour, organise une promo spéciale. En plus, l’opérateur global de téléphonie mobile organise un concert géant dans chaque ville d’arrivée. Le lundi dernier à Ségou, l’Association des femmes handicapées a reçu des mains des responsables de la division communication d’Orange-Mali, 400 moustiquaires imprégnées. Un geste de fraternité fort salué par les récipiendaires.


Boubacar Diakité Sarr

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