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2010
Mois de
mars
Les
Echos du 09 mars
OFFICE
DU NIGER
Le train de la réorganisation en marche…
Réorganiser l’Office du Niger afin de lui donner un nouveau souffle
pour combler les attentes des populations : tel est aujourd’hui le credo
du nouveau PDG.
Un Office du Niger au service du Mali et de la sous-région en matière
de sécurité alimentaire : c’est la conviction qui anime son
PDG, qui a bouclé le mercredi 4 mars sa tournée de prise de contact
avec les exploitants agricoles et l’encadrement technique. Sur le terrain,
Kassoum Dénon était venu serrer les mains, mettre un nom sur les
visages mais aussi et surtout proposer sa vision d’entreprendre les activités.
L’on notera que partout où le PDG est passé, les producteurs
aussi bien que l’encadrement technique ont adhéré à sa
démarche qui fait appel à la confiance entre les hommes, le respect
de la hiérarchie, la loyauté et l’équité.
De Macina à Markala en passant par Kolongotomo et M’bewani, le PDG
de l’Office du Niger s’est réjoui de la franchise qui a caractérisé les
débats avant de rendre un hommage appuyé à ses prédécesseurs.
Chemin faisant, Kassoum Dénon accompagné de ses directeurs centraux
a noté certaines insuffisances qu’il urge de corriger. En effet,
ce qui l'a le plus tiqué est qu’à l’Office du Niger,
l’encadrement technique fait énormément défaut. Le
conseil rural n’est pas assuré comme il se doit. Dans un tel contexte,
l’exploitant agricole ne bénéficie pas de l’appui agricole
nécessaire du vulgarisateur.
Tenez ! A l’Office du Niger, quatre agents vulgarisateurs s’occupent
de 3 000 exploitants agricoles. Cette absence de l’encadrement sur le terrain
n’a pas laissé indifférent le PDG, qui l’a fortement
décrié. « Nous allons nous atteler pour rationaliser le système
de l’encadrement technique sur le terrain afin de la rapprocher davantage
des exploitants agricoles », a dit Kassoum Dénon. Selon lui, il
est impérieux de réorganiser l’Office du Niger pour améliorer
la gouvernance. Mais précise-t-il, « cette réorganisation
se fera avec tout le monde. Sans exclusion aucune ».
Autre constat dressé par le PDG : la présence d’une multitude
d’organisations paysannes qui devraient être le relais, mais qui
ne jouent plus malheureusement le rôle qui est le leur. De plus, il a été constaté un
foisonnement d’ONG dont les interventions ne s’inscrivent pas toujours
dans le cadre stratégique et politique national. « Les organisations
paysannes au lieu d’évoluer de façon positive ont épousé un
autre caractère. Tout cela nous interpelle à revoir les choses
avec pragmatisme et lucidité », a indiqué le patron de l’Office
du Niger. L’important pour lui aujourd’hui c’est de sauver
de cette structure avec l’accompagnement de tout le monde. Sillonnant les
zones agricoles, Kassoum Dénon s’est rendu sur certains chantiers.
Il s’agit notamment du chantier Malibya où des investissements colossaux
ont été faits.
Pas question de vendre un mètre carré de l’ON
Dans cette dynamique, le PDG de l’Office du Niger n’a pas passé sous
silence l’aménagement par le Millénium Challenge Account
(MCA) de 1000 ha qui seront bientôt livrés, l’aménagement
par la KFW à N’débougou de 1500 ha, l’aménagement
de 800 autres hectares par le Retail. A cela s’ajoutent les 1500 ha nouveaux
aménagements de la Banque ouest africaine de développement (BOAD)
qui vont être réceptionnés d’ici à 2012. Il
est également prévu l’intervention de l’Union européenne
pour l’aménagement d’un certain nombre d’hectares. De
quoi réconforter le PDG qui a exprimé sa profonde gratitude aux
partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement de qualité. « Ces
aménagements viennent s’ajouter aux potentialités déjà existantes à savoir
les 88 000 ha ».
Le PDG de l’Office du Niger d’assurer qu’il n’est pas
question de vendre un mètre carré de la terre dans la zone de l’Office. « C’est
le système des baux en cours. Il ne saurait en être autrement »,
tranche Kassoum Dénon, qui ne doute pas que seule l’union fait la
force. « Malgré l’énormité et la complexité des
défis à relever à l’Office du Niger, avec la participation
concertée de tous les acteurs, nous sommes en mesure de relever les défis
parce que toutes les conditions sont réunies pour y parvenir ».
La question de la possibilité de l’Office du Niger à irriguer
le potentiel existant a trouvé sa réponse avec le PDG qui annonce
que les réflexions ont été déjà menées
et les solutions dégagées conformément à toutes les
conventions de gestion intégrée des eaux. M. Dénon de révéler
que les débits dégagés peuvent permettre au Mali d’accéder à la
souveraineté alimentaire et d’en dégager des excédents.
Au-delà des mesures de redressement envisagées, l’un des
vœux chers aujourd’hui au PDG de l’Office du Niger c’est
l’engagement patriotique de tous les travailleurs pour un Office du Niger
au service du Mali et de la sous-région.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)
« Le conseil rural ne sera pas supprimé »
Lors d’une rencontre avec les partenaires techniques et financiers qui
avaient demandé la suppression du conseil rural à l’Office
du Niger, le PDG y a fermement mais poliment opposé un niet catégorique.
Pour Kassoum Dénon, "il n’est pas question de mettre une croix
sur le conseil rural". Il n’a pas partagé l’avis des
PTF qui se sont basés sur la restructuration de 1994 pour demander de
ramener le conseil rural à son strict minimum.
Le PDG a estimé que la restructuration qu'ils prennent pour prétexte
n’a jamais été évaluée. « Et que de ce
fait nous-nous fondons sur le constat sur le terrain pour dire que le conseil
rural est utile », a-t-il ajouté.
M. D.
Acceuil
" PARC
NATIONAL DU MALI" AU FLANC DE
KOULOUBA
Cespa, la victime collatérale
Dans le projet de cession du Parc national du Mali à Agha Khan Trust for
Culture (AKTC), le Centre des services de production audiovisuelle, Cespa, sera
la victime collatérale. Surtout, la victime du musée.
Nulle part dans le projet de contrat que le gouvernement s’apprête à signer
avec Agha Khan Trust for Culture (AKTC), une des multiples branches du Groupe
Agha Khan, il n’est question de faire déguerpir une structure déjà installée
sur le site. Déjà, les travaux qui ont eu lieu ont contourné le
bâtiment abritant le Cespa, même s’ils ont pris la cour.
Selon des sources proches de Koulouba, « depuis longtemps, le directeur
du Musée convoitait le Cespa. Il a donc profité de ce projet pour
vouloir les chasser une bonne fois ». Mais, selon notre source, « il
revient au Cespa de se battre », car, l’ordre de déguerpissement
n’a aucun fondement juridique.
Le Centre de Services de production audiovisuelle (Cespa) est une structure de
communication pour le développement ; spécialisé dans le
conseil en communication, la production audiovisuelle, la formation de communicateurs
en techniques multimédias, particulièrement la formation paysanne à l'aide
de la vidéo et d'autres supports audio et scripto.
Agha Khan Trust for Culture (AKTC) par qui tout a commencé intervient
dans les problèmes de développement spécifiques en formant
des partenariats financiers avec des organisations partageant ses objectifs.
La plupart des subventions sont faites aux organisations populaires évaluant
des approches innovatrices.
Alexis Kalambry
Acceuil
BRUITS
SOURDS
Université de Ségou : ATT drible Modibo : La pose de la première
pierre de l’Université de Ségou était prévue
pour le samedi 6 mars 2010. Elle devrait être faite par le Premier ministre,
Modibo Sidibé en compagnie des ministres en charge de l’éducation.
Mais aux dernières nouvelles, la pose de la première pierre de
l’Université de Ségou a été reportée.
La raison ? Le président de la République aurait personnellement
manifesté son intention de procéder à la pose de la première
pierre de l’établissement. Pourtant, l’arrivée du chef
du gouvernement pour présider l’évènement avait fait
le tour de la capitale des Balanzans en début de semaine dernière.
En demandant à son Premier ministre de ne pas faire le déplacement
de Ségou et que lui-même s’en chargera, ATT démontre
une fois de plus qu’il a le don de se faire voir. Sinon pourquoi ne veut-il
pas se faire représenter à des occasions ? Et surtout qu’il
a un ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.
Seulement, il veut être au-devant de tout en ramenant tout à son
seul niveau. Comme si le Mali se résume à sa seule personne, on
ne sait plus à quand la date de la pose de la première pierre de
l’Université de Ségou.
Mairie
de la Commune III : Des conseillers
remontés contre Kader : Le
maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé ne serait plus en odeur de
sainteté avec ses adjoints. Il est reproché au président
sortant de l’Association des municipalités du Mali (AMM) de faire
main basse sur la dotation en carburant des agents. Selon des indiscrétions,
ils ont une dotation mensuelle de 80 litres. Seulement voilà : depuis
avril 2009, ils n’ont pas reçu une seule goutte de cette dotation.
Ses adjoints aujourd’hui sont obligés de mettre la main à la
poche. Même pour des activités de la municipalité. Du coup,
le climat se détériore entre le maire et ses proches collaborateurs.
En plus de faire main basse sur la dotation en carburant des agents, le maire
Kader Sidibé a également tendance à tout centraliser à son
niveau. Il ne laisse aucune marge de manœuvre à ses adjoints. En
somme, tout commence et se termine par lui. Tout porte à croire que Kader
nourrit un certain mépris et dédain pour ses collaborateurs. A
ce rythme, il ne serait pas exagéré de dire qu’il est sur
une pente glissante.
Ce comportement peu catholique du maire de la Commune III nous rappelle l’attitude
du tristement célèbre ancien maire de la Commune II, Gaoussou Ly.
Celui-ci en son temps avait mystérieusement disparu avec la dotation
trimestrielle des agents.
L'ABN
: Le C A peine à se tenir : L'Agence du Bassin du fleuve Niger (ABN)
situé à Baco-Djicoroni, cherche ses marques. Le blocage est constaté dans
cette structure. Rien ne marche. Le premier responsable fort de ses relations
avec Koulouba, (ce qu’il ne cesse de clamer d’ailleurs) ferait les
choses à sa tête et selon son humeur du jour. Conséquence
: le service est paralysé. A preuve, le Conseil d’administration
(C A) devant être organisé pour évaluer le chemin parcouru
et se projeter dans l’avenir n’a pas encore eu lieu. Or, le délai
imparti a été largement dépassé. Le maître
des lieux que n’a que faire des grincements de dents des travailleurs semble
ne pas être préoccupé par la question. Face à son
silence, il donne l’impression comme si c’est le dernier de son souci.
En comptant sur ses amitiés avec le régime en place. Des agissements
qui ne cessent de ternir l’image de notre pays. C’est aussi ça
le PDES.
Tour
cycliste du Mali : Les coureurs
maliens sans vélo adapté :
Le lancement du premier tour cycliste ou la fête des vélos a eu
lieu dimanche dernier dans notre capitale sous la présidence du ministre
de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang. Au cours de cette compétition
qui durera du 7 au 13 mars 2010, les cyclistes doivent faire le tour de certaines
grandes villes comme Ségou, San, Mopti… Là où le bats
blesse, selon nos informations, c’est que les Maliens à la course
ne disposent pas de vélo approprié pour faire le tour cycliste.
Aussi, apprend-on, ils n’ont aucun matériel adapté en cas
de panne technique sur les itinéraires. En cas de problème, ils
sont obligés de procéder à des bricolages pour se tirer
d’affaire. Dans de telles conditions, notre pays pourra-t-il tenir la dragée
haute aux autres ?.
Acceuil
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