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2010

Mois de mars

Les Echos du 09 mars

 

OFFICE DU NIGER
Le train de la réorganisation en marche…
Réorganiser l’Office du Niger afin de lui donner un nouveau souffle pour combler les attentes des populations : tel est aujourd’hui le credo du nouveau PDG.
Un Office du Niger au service du Mali et de la sous-région en matière de sécurité alimentaire : c’est la conviction qui anime son PDG, qui a bouclé le mercredi 4 mars sa tournée de prise de contact avec les exploitants agricoles et l’encadrement technique. Sur le terrain, Kassoum Dénon était venu serrer les mains, mettre un nom sur les visages mais aussi et surtout proposer sa vision d’entreprendre les activités. L’on notera que partout où le PDG est passé, les producteurs aussi bien que l’encadrement technique ont adhéré à sa démarche qui fait appel à la confiance entre les hommes, le respect de la hiérarchie, la loyauté et l’équité.
De Macina à Markala en passant par Kolongotomo et M’bewani, le PDG de l’Office du Niger s’est réjoui de la franchise qui a caractérisé les débats avant de rendre un hommage appuyé à ses prédécesseurs. Chemin faisant, Kassoum Dénon accompagné de ses directeurs centraux a noté certaines insuffisances qu’il urge de corriger. En effet, ce qui l'a le plus tiqué est qu’à l’Office du Niger, l’encadrement technique fait énormément défaut. Le conseil rural n’est pas assuré comme il se doit. Dans un tel contexte, l’exploitant agricole ne bénéficie pas de l’appui agricole nécessaire du vulgarisateur.
Tenez ! A l’Office du Niger, quatre agents vulgarisateurs s’occupent de 3 000 exploitants agricoles. Cette absence de l’encadrement sur le terrain n’a pas laissé indifférent le PDG, qui l’a fortement décrié. « Nous allons nous atteler pour rationaliser le système de l’encadrement technique sur le terrain afin de la rapprocher davantage des exploitants agricoles », a dit Kassoum Dénon. Selon lui, il est impérieux de réorganiser l’Office du Niger pour améliorer la gouvernance. Mais précise-t-il, « cette réorganisation se fera avec tout le monde. Sans exclusion aucune ».
Autre constat dressé par le PDG : la présence d’une multitude d’organisations paysannes qui devraient être le relais, mais qui ne jouent plus malheureusement le rôle qui est le leur. De plus, il a été constaté un foisonnement d’ONG dont les interventions ne s’inscrivent pas toujours dans le cadre stratégique et politique national. « Les organisations paysannes au lieu d’évoluer de façon positive ont épousé un autre caractère. Tout cela nous interpelle à revoir les choses avec pragmatisme et lucidité », a indiqué le patron de l’Office du Niger. L’important pour lui aujourd’hui c’est de sauver de cette structure avec l’accompagnement de tout le monde. Sillonnant les zones agricoles, Kassoum Dénon s’est rendu sur certains chantiers. Il s’agit notamment du chantier Malibya où des investissements colossaux ont été faits.
Pas question de vendre un mètre carré de l’ON
Dans cette dynamique, le PDG de l’Office du Niger n’a pas passé sous silence l’aménagement par le Millénium Challenge Account (MCA) de 1000 ha qui seront bientôt livrés, l’aménagement par la KFW à N’débougou de 1500 ha, l’aménagement de 800 autres hectares par le Retail. A cela s’ajoutent les 1500 ha nouveaux aménagements de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) qui vont être réceptionnés d’ici à 2012. Il est également prévu l’intervention de l’Union européenne pour l’aménagement d’un certain nombre d’hectares. De quoi réconforter le PDG qui a exprimé sa profonde gratitude aux partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement de qualité. « Ces aménagements viennent s’ajouter aux potentialités déjà existantes à savoir les 88 000 ha ».
Le PDG de l’Office du Niger d’assurer qu’il n’est pas question de vendre un mètre carré de la terre dans la zone de l’Office. « C’est le système des baux en cours. Il ne saurait en être autrement », tranche Kassoum Dénon, qui ne doute pas que seule l’union fait la force. « Malgré l’énormité et la complexité des défis à relever à l’Office du Niger, avec la participation concertée de tous les acteurs, nous sommes en mesure de relever les défis parce que toutes les conditions sont réunies pour y parvenir ».
La question de la possibilité de l’Office du Niger à irriguer le potentiel existant a trouvé sa réponse avec le PDG qui annonce que les réflexions ont été déjà menées et les solutions dégagées conformément à toutes les conventions de gestion intégrée des eaux. M. Dénon de révéler que les débits dégagés peuvent permettre au Mali d’accéder à la souveraineté alimentaire et d’en dégager des excédents. Au-delà des mesures de redressement envisagées, l’un des vœux chers aujourd’hui au PDG de l’Office du Niger c’est l’engagement patriotique de tous les travailleurs pour un Office du Niger au service du Mali et de la sous-région.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

« Le conseil rural ne sera pas supprimé »
Lors d’une rencontre avec les partenaires techniques et financiers qui avaient demandé la suppression du conseil rural à l’Office du Niger, le PDG y a fermement mais poliment opposé un niet catégorique. Pour Kassoum Dénon, "il n’est pas question de mettre une croix sur le conseil rural". Il n’a pas partagé l’avis des PTF qui se sont basés sur la restructuration de 1994 pour demander de ramener le conseil rural à son strict minimum.
Le PDG a estimé que la restructuration qu'ils prennent pour prétexte n’a jamais été évaluée. « Et que de ce fait nous-nous fondons sur le constat sur le terrain pour dire que le conseil rural est utile », a-t-il ajouté.
M. D.

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" PARC NATIONAL DU MALI" AU FLANC DE KOULOUBA
Cespa, la victime collatérale
Dans le projet de cession du Parc national du Mali à Agha Khan Trust for Culture (AKTC), le Centre des services de production audiovisuelle, Cespa, sera la victime collatérale. Surtout, la victime du musée.
Nulle part dans le projet de contrat que le gouvernement s’apprête à signer avec Agha Khan Trust for Culture (AKTC), une des multiples branches du Groupe Agha Khan, il n’est question de faire déguerpir une structure déjà installée sur le site. Déjà, les travaux qui ont eu lieu ont contourné le bâtiment abritant le Cespa, même s’ils ont pris la cour.
Selon des sources proches de Koulouba, « depuis longtemps, le directeur du Musée convoitait le Cespa. Il a donc profité de ce projet pour vouloir les chasser une bonne fois ». Mais, selon notre source, « il revient au Cespa de se battre », car, l’ordre de déguerpissement n’a aucun fondement juridique.
Le Centre de Services de production audiovisuelle (Cespa) est une structure de communication pour le développement ; spécialisé dans le conseil en communication, la production audiovisuelle, la formation de communicateurs en techniques multimédias, particulièrement la formation paysanne à l'aide de la vidéo et d'autres supports audio et scripto.
Agha Khan Trust for Culture (AKTC) par qui tout a commencé intervient dans les problèmes de développement spécifiques en formant des partenariats financiers avec des organisations partageant ses objectifs. La plupart des subventions sont faites aux organisations populaires évaluant des approches innovatrices.
Alexis Kalambry

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BRUITS SOURDS
Université de Ségou : ATT drible Modibo : La pose de la première pierre de l’Université de Ségou était prévue pour le samedi 6 mars 2010. Elle devrait être faite par le Premier ministre, Modibo Sidibé en compagnie des ministres en charge de l’éducation. Mais aux dernières nouvelles, la pose de la première pierre de l’Université de Ségou a été reportée. La raison ? Le président de la République aurait personnellement manifesté son intention de procéder à la pose de la première pierre de l’établissement. Pourtant, l’arrivée du chef du gouvernement pour présider l’évènement avait fait le tour de la capitale des Balanzans en début de semaine dernière.
En demandant à son Premier ministre de ne pas faire le déplacement de Ségou et que lui-même s’en chargera, ATT démontre une fois de plus qu’il a le don de se faire voir. Sinon pourquoi ne veut-il pas se faire représenter à des occasions ? Et surtout qu’il a un ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Seulement, il veut être au-devant de tout en ramenant tout à son seul niveau. Comme si le Mali se résume à sa seule personne, on ne sait plus à quand la date de la pose de la première pierre de l’Université de Ségou.

Mairie de la Commune III : Des conseillers remontés contre Kader : Le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé ne serait plus en odeur de sainteté avec ses adjoints. Il est reproché au président sortant de l’Association des municipalités du Mali (AMM) de faire main basse sur la dotation en carburant des agents. Selon des indiscrétions, ils ont une dotation mensuelle de 80 litres. Seulement voilà : depuis avril 2009, ils n’ont pas reçu une seule goutte de cette dotation. Ses adjoints aujourd’hui sont obligés de mettre la main à la poche. Même pour des activités de la municipalité. Du coup, le climat se détériore entre le maire et ses proches collaborateurs.
En plus de faire main basse sur la dotation en carburant des agents, le maire Kader Sidibé a également tendance à tout centraliser à son niveau. Il ne laisse aucune marge de manœuvre à ses adjoints. En somme, tout commence et se termine par lui. Tout porte à croire que Kader nourrit un certain mépris et dédain pour ses collaborateurs. A ce rythme, il ne serait pas exagéré de dire qu’il est sur une pente glissante.
Ce comportement peu catholique du maire de la Commune III nous rappelle l’attitude du tristement célèbre ancien maire de la Commune II, Gaoussou Ly. Celui-ci en son temps avait mystérieusement disparu avec la dotation trimestrielle des agents.

L'ABN : Le C A peine à se tenir : L'Agence du Bassin du fleuve Niger (ABN) situé à Baco-Djicoroni, cherche ses marques. Le blocage est constaté dans cette structure. Rien ne marche. Le premier responsable fort de ses relations avec Koulouba, (ce qu’il ne cesse de clamer d’ailleurs) ferait les choses à sa tête et selon son humeur du jour. Conséquence : le service est paralysé. A preuve, le Conseil d’administration (C A) devant être organisé pour évaluer le chemin parcouru et se projeter dans l’avenir n’a pas encore eu lieu. Or, le délai imparti a été largement dépassé. Le maître des lieux que n’a que faire des grincements de dents des travailleurs semble ne pas être préoccupé par la question. Face à son silence, il donne l’impression comme si c’est le dernier de son souci. En comptant sur ses amitiés avec le régime en place. Des agissements qui ne cessent de ternir l’image de notre pays. C’est aussi ça le PDES.

Tour cycliste du Mali : Les coureurs maliens sans vélo adapté : Le lancement du premier tour cycliste ou la fête des vélos a eu lieu dimanche dernier dans notre capitale sous la présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang. Au cours de cette compétition qui durera du 7 au 13 mars 2010, les cyclistes doivent faire le tour de certaines grandes villes comme Ségou, San, Mopti… Là où le bats blesse, selon nos informations, c’est que les Maliens à la course ne disposent pas de vélo approprié pour faire le tour cycliste. Aussi, apprend-on, ils n’ont aucun matériel adapté en cas de panne technique sur les itinéraires. En cas de problème, ils sont obligés de procéder à des bricolages pour se tirer d’affaire. Dans de telles conditions, notre pays pourra-t-il tenir la dragée haute aux autres ?.

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DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE
Quelles innovations financières ?
En marge du Forum organisé par l’Agence française de développement en partenariat avec la fondation Bill&Melinda Gates et la Banque mondiale, Leila Mokadem, chef de la division institution financière et micro finance de la Banque africaine de développement, nous détaille les mécanismes et les approches privilégiés par l’institution africaine.

L’événement international avait pour objectif la promotion de nouvelles idées de mécanismes financiers contribuant à mieux répondre aux défis du développement au niveau global, régional ou local. Pour dynamiser le mouvement en faveur des innovations financières pour le développement, des experts se sont réunis pendant deux jours, du 4 au 5 mars, à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.
Question complexe s’il en est, l’innovation financière pour le développement, à travers des approches nouvelles, est composée d’acteurs et d’instruments divers et multiples. Au cours du forum sur la problématique, les décideurs des plus grandes banques comme Goldman Sachs sont venus se frotter aux gestionnaires de la micro finance à l’image de Babyloan, un portail Internet de social business qui convainc le grand public à financer le petit paysan. Les agences de développement, les institutions financières devaient accorder leurs violons pour répondre à la question posée par Bill Gates : "Comment faire entrer des nouveaux partenaires imaginatifs, augmenter les budgets de l’aide et apporter plus de ressources pour lutter contre les problèmes de santé, la faim et la pauvreté ?"

" Prendre des risques"
Si un appel a été lancé aux grandes institutions financières pour prendre des risques et moduler les instruments classiques d’évaluation, "la révolution, selon un expert, sera de financer le secteur privé". Mais la gouvernance médiocre des Etats refroidit les partisans les plus ardents pour plus d’aide publique au développement et les bonnes volontés du plus grand des bons samaritains, s’appellerait-il Bill Gates dont la Fondation est dotée de quelque 30 milliards de dollars américains.
A la Banque africaine de développement, trois principes de base s’imposent. "Une institution de micro finance ne peut bien fonctionner que si elle est commercialement viable". Le principe premier est asséné d’emblée parce que l’environnement de la micro finance en Afrique est assez hétérogène très peu de ces "banques des pauvres" peuvent, en effet, présenter des dossiers solides avec un modèle d’affaire qui réponde aux normes standard de la finance même si la micro finance n’est pas de la banque.
Cela entendu, l’accès aux financements, deuxième principe cardinal, doit passer aussi par le renforcement des capacités en faisant en sorte que la supervision et la régulation des institutions de micro finance selon une réglementation adaptée à l’environnement.
Pour la Bad, il importe également de prendre en compte cette frange du secteur privé qui se trouve entre les institutions de micro finance et les banques. Il s’agit d’usagers, pour ne pas dire de clients trop riches pour les organismes de micro-crédits, mais pas assez confiants pour les banques.
Ces trois principes sont à la base du changement radical des approches adoptées au sein de la Maison de Tunis depuis 2006, année où une étude a fait état d’une réalité crue du secteur : sa trop grande fragilité due une réglementation pas assez rigoureuse, si n’elle pas tout simplement absente.

Financer des banques de micro finance
Alors à la Banque, on se prononce carrément pour l’installation des banques de micro-crédits. Cette approche qui consiste à travailler avec des partenaires techniques expérimentés et reconnus dans le domaine de la micro finance comme Planète Finance ou Advance Holdind dont les modèles ont été réadaptés aux réalités locales du terrain. "Avec ces banques, qui n’en sont vraiment pas au sens classique de la notion, ces usagers du milieu qui ne peuvent de crédits ni auprès des organismes de crédits solidaires, ni auprès des banques, sont ainsi pris en compte pour le bonheur d’une activité économique diversifiée". A ce jour quatre banques de micro finance existent sur le continent. Il s’agit d’Advance Congo en RDC, Access Liberia, Access Tanzania et Access Nigeria.
L’impact se fait ainsi sentir sur le marché à travers un effet de démonstration qui pousse la concurrence à l’amélioration en adoptant des règles de gestion admises pour une meilleure pratique de gestion. "A travers l’intermédiation financière de la Bad, par un subtil jeu de levier, nous arrivons ainsi à trouver des financements auprès de plus grosses institutions financières", soutient Mme Mokadem. "Mais, nous ne pouvons aider que des organismes régulés", s’empresse-t-elle d’ajouter. A juste titre d’ailleurs, car selon les chiffres avancés moins d’une centaine des milliers d’organismes de micro finance peuvent se prévaloir de critères de gestion approuvés.
L’exemple du Camide, Centre d’appui à la micro finance et au développement, une association malienne basée dans la ville de Kayes, a fait justement l’objet d’une étude de cas lors du forum de Paris. Proposé par Ashoka, un important acteur international de l’entreprenariat social basé aux Etats-Unis, Camide a réussi à mettre en place un réseau de plusieurs dizaines de banques d’épargne et mobiliser près de 2000 millions de F CFA en en prêtant 1500 millions, rien qu’en 2008.

Garantir le crédit
Mais étant donné que la Bad travaille avec les organismes de micro-crédits dans l’ensemble des pays d’intervention et vu la grande hétérogénéité dans le secteur, l’autre approche privilégiée est la garantie Bad auprès des banques nationales pour accorder des crédits aux organismes de micro finance et aux petites et moyennes entreprises soit en ouvrant une ligne de crédit auprès des banques soit en garantissant l’organisme de micro-crédit pour avoir accès au crédit à un taux commercial calculé sur le risque projet et celui lié à l’environnement du pays. Ce qui ne change pas les règles ordinaires de la banque qui n’a aucune obligation dans la transaction.
" Nous apportons alors à la banque prêteuse une assistance technique pour l’aider à mieux évaluer les risques et donc influer sur le taux appliqué". Dès lors, on peut se faire une idée sur le soulagement qu’éprouvent les demandeurs de crédits souvent taxés au plus fort, si leurs demandes ne sont pas purement et simplement récusées parce que la banque est assez douteuse ou mal outillée pour le calcul de risques.
La banque aurait également en étude des fonds régionaux de financement de la micro finance dont des institutions bi ou multilatérales, des banques internationales travaillant essentiellement sur la micro finance. A cet égard appel est fait à la Bad pour attirer d’autres investisseurs privés.
Un fonds fiduciaire d’environ 15 millions de dollars US pour le renforcement des capacités a été mis en place essentiellement par le gouvernement espagnol et d’autres bailleurs intéressés tapent à la porte du fait de la particularité du mécanisme basé sur la macroéconomie (régulation financière, lois et réglementation) la mésoéconomie (les services annexes comme la sensibilisation du monde judiciaire notamment les avocats sur la question), l’institutionnel avec la capacité de supervision de la banque centrale et au niveau microéconomique le soutien d’une activité importante commune à une zone économique.
Il faut souligner que la Banque africaine de développement investit plus de 400 millions de dollars dans le secteur de la micro finance où, en plus du rôle d’assistance technique, la banque s’emploie à la diversification des produits et services comme la micro-assurance, le housing, le prêt aux PME, la rentabilisation des transferts des migrants dans l’investissement. Tous ces aspects sont supervisés par le département gouvernance.
Oussouf Diagola
(correspondant permanent à Paris)


Saine émulation
Un concours était ainsi organisé sur les "solutions innovantes de financement de développement", qui a retenu une vingtaine de finalistes pour démontrer qu’un véritable "élan d’innovations en matière de mécanismes financiers pour le développement" existe réellement. Ce qui d’ailleurs était le but du forum et les initiateurs espéraient que ce concours ouvre la voie à d’autres initiatives et stimule la poursuite du "mouvement" par le partage des connaissances, notamment par les retours d’expériences, l’échange de savoir-faire entre les pays du Sud.
L’appel à projet lancé fin octobre a recueilli pas moins de 800 propositions parmi lesquelles un jury composé de personnalités expertes sur les innovations financières a choisi une vingtaine de finalistes. A la clôture du forum, l’annonce de 5 projets retenus qui bénéficieront de 100 000 dollars chacun pour mener à bien leurs innovations, n’a pas surpris le public.
Avec son "@ peu prêt, le réflexe solidaire", Babyloan, plate-forme française de prêts, qui propose depuis 2008 de développer une tirelire électronique à partir de transactions commerciales effectuées sur son site Internet et mise en pratique dans les pays d’Asie et d’Afrique, fait partie des cinq lauréats. Cette expérience de social business semble rencontrer le succès avec quelque 600 000 membres fidèles de cent nationalités différentes.
Le dernier partenaire est l’ONG Wages au Bénin qui était appelée pour faire valoir son expérience dans le financement de petites activités génératrices de revenus portées en grande majorité par des femmes. Cette structure est l’une des rares dans le secteur de la micro finance à présenter un bilan consolidé qui fait rougir les banques. En 15 ans d’activités, Wages est passé de 100 millions à 1,5 milliard de F CFA de fonds propres, assure son PDG Ramanou Nassirou.
O. D.

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JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME
Les femmes au cœur du cinquantenaire
Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré lundi 8 mars 2010 la Journée internationale de la femme placée, cette année, sous le signe du cinquantenaire de notre indépendance avec le thème « la situation de la femme de l’indépendance à nos jours ».
La cérémonie officielle du 8 mars placée sous la présidence du président de la République Amadou Toumani Touré qui avait à ses côtés, des membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République et représentants des corps constitués a été marquée par le défilé militaire et civil sur le boulevard de l’indépendance en présence d’une foule nombreuse. Pendant plus d’une heure, les femmes de toutes les couches socioprofessionnelles ont pris part à un défilé exclusivement féminin. Les femmes du secteur privé en passant par celles de la société civile et du monde rural, toutes vêtues en pagne confectionné aux couleurs du 8 mars, ont étalé sous les notes de la fanfare nationales, leur savoir faire et leur rôle stratégique en tant que piliers de toute société émergente.
Le défilé militaire qui a mis à l’épreuve des femmes des différents corps de l’armée s’est déroulé dans une ambiance folklorique. Un moment fort d’émotion et de fierté pour les défenseurs de la cause des femmes qui a permis au public venu nombreux de constater le progrès que celles-ci ont réalisé de l’indépendance à nos jours. Actrices à part entière du Mali d’aujourd’hui, un hommage mérité a été rendu aux femmes par le ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme. Maïga Sina Damba et le maire de la commune III, Abdel Kader Sidibé. Pour le ministre Maïga Sina Damba, la journée est un moment de communion.
« La Journée internationale de la femme est une occasion de reconnaissance de la valeur des femmes dans la lutte contre l’inégalité qui les assaille », a expliqué Mme. Maïga Sina Damba.
Le président de la Commission d’organisation du cinquantenaire, Oumar Ahmadoun Dicko a noté qu’il n’est pas fortuit de jumeler les festivités de la Journée internationale de la femme à celles du cinquantenaire. Pour lui, 50 ans dans la vie d’une nation est une opportunité de faire une rétrospective de la situation de nos mères et sœurs dans l’évolution de la société dans toutes ses composantes.
Les prestations de l’Ensemble instrumental avec l’interprétation de la chanson mythique « Bambo » par l’artiste Tata Bambo, a donné une allure festive à la cérémonie. Le sketch de la troupe Niongolon relatif à la promotion de la femme a par ailleurs fait tordre de rire l’assistance.
Amadou Waïgalo


L’anniversaire de « bè bi babolo »
Les Maliens se rappellent comme si s’était hier les propos tenus l’année dernière par le président de la République ATT lors de la célébration du 8. Parlant des difficultés de l’heure et de l’importance de la femme dans une société, le président de la République a fait allusion à un vieux proverbe bambara « bè bi babolo ». Certains ayant trouvé dans ces propos un aveux de défaite du premier magistrat du pays face aux problèmes de la nation sont allés jusqu’à réclamer qu'il retire le mot. Cette année, ATT s’est non seulement abstenu d’improviser un discours comme il en a l’habitude de faire, mais il a surtout été très bref au cours d’une interview qu’il a accordée aux journalistes à la fin de la cérémonie. Le chef de t’Etat s’est contenté de rendre un vibrant hommage aux femmes. Point barre ! « bè bi babolo ».

360 km de marches pour les femmes
Abdramane Savadogo a marché 360 km de Dogofri dans la région de Ségou à Bamako pour rendre hommage aux femmes. Il a été applaudi et félicité personnellement par le chef de l’Etat lors de la cérémonie. Il a fallu 4 jours à M. Savadogo né le 31 décembre 1947 pour relier Bamako à pied. Une autre manière pour un défenseur de la cause féminine d’exprimer sa joie à l’occasion du 8 mars.
A.W.


POTINS
Une forte mobilisation des forces de l’ordre
Du ministère des Finances au centre Aoua Keita en passant par le boulevard de l’indépendance, des agents des forces de sécurité étaient partout. Ces hommes en uniformes ont été déployés sur le grand boulevard depuis 7 h pour la cause des femmes.

Les pagne verts dominent
Le ministère de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille n'a pas failli à la tradition de confectionner des pagnes à l'occasion du 8 mars. L’uniforme confectionné était de deux couleurs : le vert et le bleu. Le choix de milliers de femmes venues de toutes les régions du Mali et d’ailleurs a porté sur la couleur verte.

Le 8 mars est aussi pour les hommes
Le 8 mars n’est pas seulement pour les femmes. Dans la foule quelques hommes ont bien voulu accompagner leurs épouses pour manifester leur solidarité et leur dévouement pour la cause des femmes. Les présidents des institutions et élus municipaux ne sont pas demeurés en reste. Ont pris place dans la tribune le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Comité d’organisation du cinquantenaire, le maire du district et celui de la Commune III

Le désordre ambiant
Le redéploiement massif des forces de l'ordre n'a pas pour autant empêché le désordre. Au lieu de s'acquitter de leur devoir de maintien d'ordre, des agents de sécurité se sont transformés en forces de désordre. Certains d'entre eux ont pris le malin plaisir de causer avec des filles venues assister au défilé.

Il marche pour célébrer le 8 mars
Abdramane Savadogo est venu de Dogofri (région de Ségou) à pied pour célébrer le 8 mars avec les femmes à Bamako. Il a fait 4 jours sur la route à pied.

Les femmes de "Huicomabougou" défilent
Plus d’une centaine d'épouses d'ex-travailleurs de Huicoma qui ont élu domicile à la Bourse du travail qu'ils appellent "Huicomabougou" ont pris part au défilé des femmes. Contrairement à leurs sœurs, elles n'étaient pas habillées dans le traditionnel uniforme. Elles portaient des habits de leur choix.
Anne-Marie Kéita

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AGENCES EDM DE QUINZAMBOUGOU ET BADALABOUGOU
Les travaux de rénovations remis aux calendes grecques
L’abandon des locaux des agences EDM de Quinzambougou et de Badalabougou pour travaux de rénovation pour la location des bâtiments est-il remis aux calendes grecques ? C’est l’interrogation faite par des travailleurs de ces deux agences.
Pour raison de « travaux de rénovation » de ses locaux, l’Energie du Mali depuis plusieurs années a opté pour le système de location des bâtiments de particuliers. « C’est dans le souci de satisfaire sa clientèle qu’EDM-SA a entrepris les travaux de rénovation de l’agence… », a affirmé le conseiller à la communication de l’Energie du Mali, Thiona Mathieu Koné. La rénovation des bâtiments est salutaire à plus d’un titre. Il serait bon de savoir la date de retour dans les bâtiments rénovés.
Il est regrettable de constater que depuis plusieurs années, des agences EDM sont en location sans arriver à terminer les travaux entrepris. Cela se voit au niveau des agences EDM-SA de Quinzambougou en Commune II et de Badalabougou en Commune V. Certaines sources affirment que la fin des travaux de rénovation de l’agence de Quinzambougou est remise aux calendes grecques. Quant à celle de Badalabougou, les travaux durent depuis bientôt trois ans.
Pertes pour EDM
Les frais de location des bâtiments des deux agences, selon nos sources sont estimés à plusieurs millions de F CFA. A Quinzambougou, les voix s'élèvent et des interrogations fusent. Selon certains, pourquoi EDM-SA continue à dépenser dans la location des bâtiments alors qu’elle a son local qui attend d’être rénové depuis cinq ans ? Certains n’hésitent pas à dire qu’un mystère tourne autour de la somme destinée à la location des bâtiments.
En effet, il y a quelques années, une certaine pratique des responsables des départements ministériels avait été décelée par des contrôleurs. Il consistait à louer des bâtiments qui revenaient plus chers à l’Etat et d'empocher le surplus de la somme due. Depuis lors, une certaine somme avait été arrêtée pour la location des bâtiments. Mais hélas ! A EDM-SA, la longue durée en location explique-t-elle cette situation ? Par souci d’économiser les fonds d’EDM, il serait souhaitable que la direction diligente la reprise des travaux de rénovation de toutes des anciennes agences ?
Les autorités de tutelles sont plus que jamais interpellées.
Amadou Sidibé

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TOMBOUCTOU
Le Maouloud a pris fin
La grande Fatiha prononcée, le jeudi 4 mars 2010, sur la dune du Sankoré a mis fin aux cérémonies commémoratives du Maouloud dans la Cité des 333 saints.
Une semaine après le drame survenu autour de la mosquée Djingareiber, les festivités du Maouloud en mémoire à la date anniversaire de la naissance et du baptême du prophète Mohamed (PSL) ont pris fin le jeudi dernier à Tombouctou. Des milliers de fidèle venus de toutes les régions du Mali et des pays voisins ont pris part à la grande Fatiha à Tombouctou, marquant la fin des cérémonies du Maouloud.
A Tombouctou, le Maouloud est le plus grand événement religieux depuis des siècles. Il est célébré d’une manière toute particulière dans un brassage culturel, un tourisme religieux qui affecte beaucoup les communautés musulmanes.
Des dispositions sécuritaires ont été prises au baptême pour éviter le drame survenu la nuit des prières dites aux cérémonies commémorant le baptême. Les rues allant à la mosquée où avait lieu la lecture du saint Coran ont été électrifiées. Ainsi des milliers de fidèles ont assisté aux lectures des poèmes panégyriques jusqu’au petit matin sans encombrement, ni bousculade. Cette lecture du saint Coran constitue l'occasion de faire les éloges du prophète que tout musulman doit connaître et pratiquer.
L'événement est captivant. De nombreux musulmans effectuent le voyage de Tombouctou qui devient un lieu saint de l’islam.
L’affluence était plus grande que celle de la naissance. Cette ruée s’explique par la solidarité et la compassion des fidèles qui ont prié pour le repos de l’âme des disparus et ont émis des vœux pour éviter une telle catastrophe à notre pays.
La Fatiha à été suivie par la prière du Maghrib. Une occasion pour des prêcheurs de relater l’historique et l’importance du Maouloud.
Abdou Maïga
(Correspondant régional)

Les 30 millions de F CFA partagés entre les victimes et les blessés
Au lendemain du drame, le président de la République s'était rendu à Tombouctou pour présenter ses condoléances aux familles des disparus et souhaiter prompte rétablissement aux blessés. Il avait remis 30 millions de F CFA aux autorités régionales en guise de soutien.
Cet argent a été réparti entre les familles des personnes décédées qui ont reçu chacune 300 000 F CFA contre 150 000 F CFA pour les blessés.
A. M.

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